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Recherches en technicité pour optimiser le résultat.
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Il se décompose en deux phases qui se succèdent rapidement : la prise d’empreinte puis le
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Les améliorations techniques proposées.
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Les mêmes : rapidité, facilité, réversibilité (les matériaux thermoplastiques sont
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Technique du thermo-formage avec la Machine Thermo-Expert POUSSOU

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Fiche technique de la machine Thermo-Expert POUSSOU. Explications détaillées du procédé avec schémas.

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Technique du thermo-formage avec la Machine Thermo-Expert POUSSOU

  1. 1. Thermoformage direct sur empreinteur ; les risques d’imprécision. Recherches en technicité pour optimiser le résultat. Alain POUSSOU, podologue (Marseille). Avant la vulgarisation des empreinteurs, la fabrication d’orthèses plantaires, thermoformées sur une reproduction du pied, nécessitait la réalisation d’un positif en plâtre, en polyuréthane ou produits similaires. Ce positif devait ensuite subir des transformations (ponçage, rajout, calage) pour devenir le support de l’étape suivante : pression à chaud d’un module thermosensible. Le temps de réalisation de ce positif représente un supplément de travail non négligeable, d’où son nombre limité d’utilisateurs. L’empreinteur est un système utilisant la technique du vide. Il permet de thermoformer avec facilité et précision des matériaux plastiques afin de confectionner des orthèses plantaires de confort ou de correction. Seule cette technologie peut réaliser une empreinte plantaire en 3D, rigidifiable et effaçable à volonté, sans obligation de confectionner un positif. Néanmoins quelques précautions sont nécessaires pour utiliser au mieux ce procédé. Définition. Le terme « empreinteur » désigne une machine : - reproduisant une empreinte podale en négatif, rigidifiable par dépression ; - permettant le thermoformage direct d’un matériau sur ladite empreinte. Le matériel. Il se compose : soit d’une poche (ou « vessie ») en élastomère extensible ; soit d’une enceinte rigide, possédant au minimum une membrane en élastomère extensible sur sa face supérieure. Le volume intérieur, rempli de micro-granules, est relié à une pompe à vide (fig. 1A et 1B).
  2. 2. Le procédé. Il se décompose en deux phases qui se succèdent rapidement : la prise d’empreinte puis le thermoformage. I) LA PRISE D’EMPREINTE. L’appui du pied déforme la membrane en élastomère et chasse une partie des micro-granules hors de la zone de pression podale, augmentant ainsi la masse granuleuse en périphérie. Après contrôle de la position du pied, le praticien enclenche la pompe à vide qui extrait l’air contenu dans le volume (bien sûr, le passage des micro-granules est stoppé par un filtre situé entre le volume et la pompe à vide). Cette extraction de l’air crée une dépression qui compacte la masse granuleuse, réalisant ainsi l’empreinte figée du pied en négatif (fig. 2). Les points positifs. Cette technique d’empreinte est très rapide, propre, facile à mettre en œuvre, réversible (recommencer une empreinte ne nécessite que quelques secondes supplémentaires). Le contrôle visuel de cette empreinte est possible durant toute cette première phase. Libre au podologue de réaliser l’empreinte du pied en position naturelle ou corrigée. Les points négatifs Si on ne réalise pas de positif, l’empreinte n’est pas conservée : en cas de demande future d’orthèses plantaires supplémentaires, la présence du patient est indispensable pour réaliser une nouvelle empreinte. Les points nécessitant des précautions. Pour obtenir une belle empreinte profonde, il est quelquefois nécessaire de répartir différemment la masse des micro-granules, de modifier le pourcentage d’air présent dans le volume, manœuvres très faciles et rapides à réaliser avant la prise d’empreinte. L’observation du podologue suffit. La précision de l’empreinte est globalement bonne, mais la conception de chaque fabricant entraîne des variations non négligeables dans le résultat : difficulté d’enfoncement du pied dans la masse granuleuse (fig. 3A), bâillement de l’empreinte dans le plan frontal (fig. 3B)
  3. 3. Les améliorations techniques proposées. Le principal obstacle à l’enfoncement aisé du pied sur la zone de moulage, c’est l’effet de contre-pression du sol (ou du « plancher » de la machine) qui tend à lisser les reliefs plantaires (courbures moins marquées). Citons quelques paramètres permettant d’augmenter la qualité de l’empreinte : - une très bonne extensibilité de la membrane en élastomère ; - une couche intermédiaire en matériau très compressible qui absorbe l’effet nocif de la contre-pression (fig. 4A). - un maintien latéral tout autour de chaque poche, ceci évitant les risques de bâillement de l’empreinte, surtout dans le plan frontal (fig.4B). Mon point de vue : pour obtenir une empreinte « idéale », le pied doit s’enfoncer docilement dans la masse granuleuse sans trop s’étaler dans la largeur. Ergonomie : un déclenchement-retard de la pompe à vide laisse les « mains-libres » au podologue pour maintenir le pied ou la jambe dans la position souhaitée avant rigidification de l’empreinte. II) LE THERMOFORMAGE Un module en matériau thermoplastique est découpé selon les dimensions du pied. Après l’avoir chauffé, il est posé sur l’empreinte négative. Le patient place à nouveau son pied sur ce module qui est soumis à la pression podale et se déforme selon les reliefs de l’empreinte rigidifiée lors de l’étape précédente. Quand le module refroidit, il conserve la forme obtenue par thermo-pression sur l’empreinte. Il servira de base à la fabrication de la future orthèse plantaire, après rajout et/ou suppression de matière. Les points positifs.
  4. 4. Les mêmes : rapidité, facilité, réversibilité (les matériaux thermoplastiques sont redéformables si nécessaire). Le podologue peut, avant de poser le module chaud sur l’empreinte, placer un élément - rétrocapital par exemple - qui se reproduira en relief sur le matériau thermoformé. Manuellement, il peut aussi créer des excavations qui se reproduiront en creux sur le module. Les points négatifs. Il est impossible de profiter de certains matériaux de haute qualité mécanique dont la température de travail avoisine les 200° sans réalisation d’un positif. Seuls sont utilisables les matériaux dont la température résiduelle de surface est compatible avec la peau plantaire. En prenant des précautions, il est toujours possible de repousser légèrement cette limite, en conservant les chaussettes par exemple. Les points nécessitant des précautions. Quand on regarde brièvement le module thermoformé, la qualité de reproduction de la sole plantaire paraît irréprochable. En réalité c’est la face inférieure du module thermo-pressé qui a pris la forme de l’empreinte négative. Résultat : la différence est infime si le matériau est très fin (fig. 5). Mais plus le matériau choisi est épais, plus l’imprécision apparaît sur la face supérieure où va reposer le pied (fig. 6) : les concavités présentent un rayon de courbure plus petit que celles du pied ; pour les convexités, le rayon de courbure est plus grand(fig. 6). Dans ce cas, des conflits de contact pied-orthèse apparaissent, par exemple en avant de l’appui talonnier, près de l’insertion de l’adducteur du I(*sur fig. 6). Cet inconvénient n’existe pas si on thermoforme sur un positif (plâtre ou autre) car c’est la face supérieure du matériau qui reproduit le relief inversé de la sole plantaire, quelle que soit l’épaisseur du matériau à thermo-presser (fig. 7). Les améliorations techniques proposées. Si le module thermo-pressé ne prend la forme de l’empreinte négative que par sa face inférieure, c’est que l’empreinte rigidifiée est indéformable ; afin d’éliminer cette imprécision inhérente à la méthodologie de l’empreinteur, on peut réduire la dépression pour assouplir légèrement l’empreinte rigidifiée pendant quelques secondes, le temps que l’empreinte prenne en compte l’épaisseur du matériau qui se rajoute au volume du pied (fig. 8A et 8B). Le
  5. 5. résultat est alors très proche de ce qui est obtenu avec un positif. L’électronique permet d’automatiser cette manipulation qui s’avèrerait délicate manuellement. 25 ans après avoir mis au point, pratiqué et enseigné cette méthode de thermoformage direct sur empreinte négative, j’ai analysé la plupart des paramètres qui pouvaient optimiser une prise d’empreinte ou rendre plus précis un thermoformage. J’ai fait réaliser une nouvelle machine qui améliore la précision à chaque étape du procédé ; l’électronique embarquée facilite aussi son utilisation et permet plusieurs niveaux de vide. Mais, indépendamment des particularités techniques de chaque empreinteur, c’est toujours l’observation du podologue qui reste le seul vrai moyen d’acquérir la maîtrise de ce type de procédé. Concernant cette observation, il est conseillé de poser l’empreinteur sur un podium ou une estrade, de s’asseoir sur un siège bas à roulettes pour se positionner idéalement par rapport au patient. Un éclairage correct est souhaitable pour contrôler chaque résultat. Conclusion. Si l’utilisation d’un positif apporte certains avantages, le supplément de travail qu’il impose ne se justifie que rarement, si l’on observe les orthèses actuelles réalisées en France. L’empreinteur, quant à lui, est limité dans la température de thermoformage, mais il existe de nombreux matériaux sur le marché qui conviennent à ce principe. La facilité apparente d’utilisation ne doit pas faire oublier le risque de certaines imprécisions citées plus haut, mais on peut se donner les moyens de les contourner. Une observation rigoureuse de chaque étape, servie par une bonne position de travail, le module ainsi thermoformé devient une excellente base pour y appliquer les renforts ou les corrections souhaitées.

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