PROTOCOLE DE NUTRITION PREOPERATOIRE
LE NIVEAU DE RISQUES DE COMPLICATIONS POSTOPERATOIRES DEPEND:
 Etat nutritionnel du ...
CHIRURGIES A RISQUE : toutes les chirurgies lourdes avec sutures digestives ou bronchiques :
ColectomIe, Bricker, DPC, gas...
postopératoire Alimentation orale précoce
(si pas de contre-indication
chirurgicale).
- Assistance nutritionnelle
systémat...
EN PRATIQUE
Noter dans le dossier chirurgical et anesthésique : stratification du risque et préparation prévue.
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Nutrition péri operatoire

  1. 1. PROTOCOLE DE NUTRITION PREOPERATOIRE LE NIVEAU DE RISQUES DE COMPLICATIONS POSTOPERATOIRES DEPEND:  Etat nutritionnel du patient  Facteurs de risque de dénutrition, donc, des comorbidités associées.  Type de chirurgie envisagée. EVALUATION DE L’ETAT NUTRITIONNEL : L'évaluation nutritionnelle doit comporter la mesure du poids actuel, l’estimation de la perte de poids (volontaire ou non) par rapport au poids habituel et le calcul de l’IMC (IMC = poids (kg) / taille (m)2) La mesure de l’albuminémie peut être utile en cas de difficulté de l’évaluation nutritionnelle. En cas de chirurgie majeure, la mesure de l’albuminémie en préopératoire est probablement recommandée. Un patient est considéré à risque de dénutrition s’il présente au moins un des facteurs de risque de dénutrition. Un patient est considéré comme présentant une dénutrition cliniquement pertinente pouvant entraîner des complications postopératoires et des conséquences médico-économiques s’il présente :  un IMC ≤ 18,5 ou un IMC < 21 chez le sujet de plus de 70 ans,  ou une perte de poids récente d’au moins 10%,  ou une albuminémie < à 30 g/L indépendamment de la CRP. La présence d’un seul de ces critères cliniques ou biologiques suffit à définir une dénutrition. FACTEURS DE RISQUE DE DENUTRITION : Facteurs liés au patient Age>70 ans Cancer ou hémopathie maligne Sepsis Pathologie chronique : digestive, renale, cardiaque ; respiratoire, diabète, syndrome inflammatoire… SIDA/VIH Antécédents de chirurgie digestive majeure (gastrectomie….) Syndrome dépressif, troubles cognitifs……. Symptomes persistants : dysphagie, nausées, vomissements, douleurs, ….. Facteurs liés au traitement Chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie > 1 mois, polymédication > 5.
  2. 2. CHIRURGIES A RISQUE : toutes les chirurgies lourdes avec sutures digestives ou bronchiques : ColectomIe, Bricker, DPC, gastrectomie, lobectomie pulmonaire… STRATIFICATION DU RISQUE NUTRITIONNEL GN1 : non dénutri, pas de facteurs de dénutrition, chirurgie sans risque GN2 : non dénutri, > ou = 1 facteurs de dénutrition et / ou une chirurgie à risque. Conseils diététiques + compléments alimentaires (oral impact) GN3 : dénutri, chirurgie sans risque élevé de morbidité Compléments nutritionnels et/ou nutrition entérale ou parentérale GN4 : dénutri, chirurgie à risque élevé. Nutrition préopératoire de 10 jours par voie entérale ou parentérale. Protocoles de soins proposés par la SFAR et la SFNEP pour les patients GN4 Chirurgie programmée Ou postopératoire si urgence Dénutrition sévère Obésité morbide Diabètique >70 ans préopératoire Assistance nutritionnelle(a) (si possible nutrition entérale) pendant 10 à 14 jours (a). - Chirurgie carcinologique digestive : Oral Impact® : 3 briquettes par jour pendant 5 à 7 jours avant le geste chirurgical (ordonnance de médicament d’exception). Utiliser Enteral Impact® si l’oral impossible. - Discuter de la mise en place d’un abord pour l’assistance nutritionnelle postopératoire. Cf. chirurgie programmée. - Nutrition préopératoire 21 jours minimum. - Nutrition initiale très progressive avec ajout systématique de micronutriments, vitamines, thiamine, potassium, phosphore, magnésium avec évaluation biologique quotidienne (d) Cf chirurgie programmée - Pas de régime amaigrissant avant la chirurgie - Les besoins seront calculés sur le poids normalisé pour un IMC théorique de 25 à 30. Optimiser le traitement diabétique. - Les besoins calorico-azotés doivent être couverts et le traitement antidiabétique adapté. Chir programmée Préopératoire immédiat Jeûne préopératoire maximum 2 à 3 heures pour les liquides clairs et 6 heures pour un repas léger. Cf Chirurgie programmée Cf Chirurgie programmée Cf Chirurgie programmée Jeun préopératoire de 6h si gastroparésie. Cf Chirurgie programmée
  3. 3. postopératoire Alimentation orale précoce (si pas de contre-indication chirurgicale). - Assistance nutritionnelle systématiquea - Discuter l’apport d’acides gras n-3 (c ) - Chirurgie carcinologique digestive : Impact® (Oral ou Enteral) 1000 ml/24h et complémentation orale standard ou nutrition entérale à hauteur des besoins estimés. - Si complications postopératoires graves : poursuite de l’assistance nutritionnelle et discuter la glutamine IV b. Pas de micronutriments à dose pharmacologique. Cf. chirurgie programmée. - En l’absence de nutrition préopératoire, mêmes recommandations qu’en préopératoire. Cf. chirurgie programmée - Pas d’alimentation hypocalorique - Les besoins seront calculés sur le poids normalisé pour un IMC théorique de 25 à 30. - Complémenter systématiquement en thiamine 200 à 300 mg/24h. Cf. chirurgie programmée - Les besoins calorico-azotés doivent être couverts et le traitement antidiabétique adapté. Cf CHIR Programmée Si fracture de hanche : - prescription d’une nutrition entérale - besoins énergétiques et protéiques estimés à 30-40 kcal et 1,2- 1,5 g protéines / kg/j - vitamine D 800-1200 UI/j: (a) Assistance nutritionnelle : - Par voie entérale si possible avec soluté hyperprotéiné à 25 à 30 kcal/kg/j dont 1, 2 à 1,5 g de protéines/kg. Si sonde naso-gastrique, utiliser une sonde Charrière 10 en silicone ou polyuréthane. Pas de sonde de Salem. - Par voie parentérale, 25 à 30 kcal/kg/j dont 0,20 à 0,25g d’azote/kg/j avec ajout d’électrolytes (apports recommandés de 50 à 100 mmol de NaCl / 24h + 40 à 80 mmol de KCl / 24h), de vitamines et d’oligoéléments. (b) 0,3g/kg/j sans dépasser 21 jours de traitement. (c) IMC<13, perte de poids > 20% en 3 mois, apports oraux négligeable pendant 15 jours ou plus. (d) Par voie entérale si possible, débuter à 10 kcal/kg/j en augmentant très progressivement pour atteindre les besoins en une semaine. Quelle que soit la voie d’administration ajouter systématiquement par jour : thiamine (200 à 300 mg), phosphore (0,3-0,6 mmol/kg), magnésium (0,2 mmol/kg en IV -0,4 mmol/kg per os), potassium (2-4 mmol/kg), vitamines et oligoé
  4. 4. EN PRATIQUE Noter dans le dossier chirurgical et anesthésique : stratification du risque et préparation prévue. PATIENTS GN4 : Prévoir un programme de renutrition préopératoire par voie entérale ou parentérale de 10 à 15 jours. Donc, quand l’indication chirurgicale est posée, prévoir l’intervention 3 semaines plus tard pour la préparation nutritionnelle. Prise en charge possible par le médecin du S.S.R. de Chatenoy : Dr GAUTHIER. Joignable par téléphone : 07 77 44 06 85 ou par mail : c.gauthier@gsante.fr Si le patient est hospitalisé et qu’une alimentation entérale ou parentérale est prévue, poser la sonde naso-gastrique (n°8 ou 10) et/ou la voie veineuse centrale et faire un contrôle radiologique avant de l’envoyer au S.S.R.(le SSR ne peut pas faire de radio de contrôle). Si le patient n’est pas hospitalisé prévoir la pose de la SNG ou de la VVC à l’HPSM après avis du Dr GAUTHIER. PATIENTS GN2 et GN3 : préparation préopératoire à adapter en fonction du patient. Par exemple : chirurgie carcinologique du colon : ORAL IMPACT : 3 briquettes par jour pendant 7 jours. La visited’une diététicienne est posssible dans les services : Me BERTHAUD Laure. Elle est présente à l’HPSM le jeudi après-midi, sur demande adressée par FAX : 03 85 47 13 41 Référentiels : Renutrition avant une chirurgie lourde : congrès JEPU 2013 Nutrition artificielle periopératoire en chirurgie programmée de l’adulte : référentiel SFAR modifié en 2013. Protocole rédigé en février 2015 : Dr FERNOUX , GAUTHIER , BERTHELON

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