Conduite du projet Europe -- AFA

809 vues

Publié le

Publié dans : Sports
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
809
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
28
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Conduite du projet Europe -- AFA

  1. 1. Vision de la conduite d’un projet Européen Pierre Trochet Oct 2012
  2. 2. Sommaire Le projet Europe ............................................................................................................................. 2 Le rôle de l’Union Européenne dans le sport ............................................................................... 2 Le poids économique du sport : l’Emploi au service du développement ...................................... 3 Education, Formation, Professionnalisation................................................................................. 4 Les systèmes sportifs en Europe .................................................................................................. 6 La réglementation de l’activité professionnelle ......................................................................... 10 La déclaration de Copenhague : version sport ........................................................................... 11 Stratégie pour l’organisation du transfert de compétences ....................................................... 13 Les projets Européens ............................................................................................................... 15 Le rôle des projets sports .......................................................................................................... 16 Education et Formations, le point fort de l’Union ...................................................................... 18 Exemple d’application, le Hockey Sur Glace ............................................................................... 19Le Projet EuropeL’union Européenne est souvent un interlocuteur non exploité dans le domaine sportif.Premièrement, la compétence sportive et les protagonistes sont mal identifiés, dans unsecond temps c’est une démarche de projet dans laquelle le temps ne doit pas être unelimite. En effet en général les dossiers se traitent sur une période de 3 ans. Au-delà de laréglementation, l’Union Européenne se positionne comme un partenaire financier etstructurel des projets multi pays membres. Dans le cadre de notre projet de développementde l’activité sportive via la formation pour l’accroissement du nombre d’adhérents, il nousfaut se tourner vers de nouveau support à la conduite du projet. Le rôle de l’Union Européenne dans le sportLe sport en Europe fonctionne en système pyramidal dans lequel les fédérationscontinentales régissent les fédérations nationales puis ces dernières agissent sur les clubs.A partir de 2007 la première initiative du domaine sportif est lancée avec la création du« Livre Blanc du Sport ». Ce document publié en 2011 aborde dans les grandes lignes les
  3. 3. nouveaux domaines d’intervention de l’Union Européenne en matière d’éducation, deformation, de sport pour tous,…etc.Depuis 2009 et le traité de Lisbonne l’Union Européenne possède en interne unecompétence sportive. « Larticle 165 du traité sur le fonctionnement de lUnion européenne(TFUE) décrit en détail la politique du sport de lUE. Le sport est également mentionné àlarticle 6 TFUE comme lun des domaines politiques dans lesquels lUnion est habilitée àsoutenir, coordonner ou compléter les actions de ses États membres. » (Extrait d’un rapportde Ana Maria Nogueira – Février 2012 – Parlement Européen)Au-delà de l’organisation sportive qui est « chasse gardée » des fédérations continentalesl’Union Européenne n’a que très peu influencée les conduites sportives dites de« performance ». Le fait d’armes des régulations intervient au moment de l’arrêt Bosman,pour ouvrir le champ d’application de la libre circulation des biens et des personnes. Dans le« livre blanc du sport » nous observons un certain nombre de conseils dans laquelleplusieurs projets sport pourraient trouver un nouveau souffle.Il n’existe donc pas à proprement parlé de modélisation du sport en Europe. Selon plusieurspublications, la commission se positionne comme un vecteur de croissance des valeurs dusport et non comme un régulateur (EOSEO, 2004). Ce qui parait logique au regard de lacomplexité du modèle de chaque fédération et du nombre exponentielle de pratiquantschaque année. « Imaginer créer une compétence de régulation des fédérations européennesrévèle de l’utopie » (Christinne Rott – Ministère des Sports, chargé de la formation et del’emploi auprès de l’UE) Le poids économique du sport : l’Emploi au service du développementLe poids économique du sport à l’échelle européenne est un élément difficile à déterminer.Depuis les années 80 de nombreux chercheurs ont tenté de définir une réelle dimension àl’économie du sport. Un modèle systémique établi par Wladimir Andreff qui nous seratransmis par Stephen Weathetill (Université Oxford) nous propose une évaluation del’économie du sport dans le PIB de chaque pays membres.
  4. 4. Figure 1 - Illustration de la dépense sportive en % du PIBCe tableau dont les données ne peuvent être prises pour mesure exacte, à cause des datesretenues, nous informe juste qu’en moyenne un pays membre de l’UE et dont la pratiquesportive est reconnue comme étant majeur sur l’ensemble des états membres, consacre enmoyenne 1.54% de son PIB à l’activité économique du sport. Toutefois, comme nous leconfiera Mde Rott « Certains chiffres sont surprenant voir manquant, en 2004, quand nousavons débuté ce rapport, la recherche des toutes ces données à été quelques choses dedifficile. La prochaine étude prévue après les JO se révèlera plus cohérente en ce sens. » Education, Formation, ProfessionnalisationDans l’ensemble des textes et rapports proposés par la commission, les missions de l’Europevis-à-vis du sport sont nombreuses. La plus importante relève de l’éducation par le sport, laformation des jeunes et la professionnalisation des cadres. A ce titre les résultats de l’étudeVOCASPORT (UE 2004) précise : « il nest pas irréaliste de proposer de faire de la formationprofessionnelle dans le secteur du sport un modèle de coopération européenne au service dudéveloppement culturel, économique et social du secteur et une référence mondiale en lamatière à léchéance de 2010. »
  5. 5. Figure 2 - Analyse des systèmes formations sport en Europe - VocaSport 2004Dans cette analyse livrée par le rapport VOCASPORT nous pouvons aisément observer lespistes importantes à développer pour l’amélioration des systèmes de formationprofessionnelle en Europe dans le domaine sportif.Qualité potentielle du système de formation : la démarche de réflexion sur ledéveloppement de l’athlète sur le long terme, conjuguée à une démarche européenne enmatière d’ingénierie de formation pour la création de la méthode.Retard dans l’application des innovations dans l’apprentissage : cette faiblesse peut êtreamoindrie par l’arrivée d’un nouveau système novateur à destination de nos cibles (U26)Dynamisation par l’adaptation aux nouveaux besoins : le travail collaboratif et l’arrivée àmaturation d’une génération d’utilisateur hyper nomade.Insuffisance de la gouvernance européenne du système : l’UE ne peut se porter seulerégulatrice d’un système complexe de formation sans l’appui de la fédération continentalede références.Il apparait donc clairement que la priorité de l’Union, dans le cadre de la dominante sportive,concentre son activité sur la formation des athlètes (performeurs ou loisirs) ainsi que desencadrants en charge de leur accueil.Le sport en Europe en 2004 représentait aux environs de 800 000 emplois. La GrandeBretagne mène ce chiffre (pour 33%) suivent l’Allemagne (13%) et la France avec (12,5%).Nous parlons ici du secteur sport en lui-même et non des emplois générés pas le secteur
  6. 6. sportif. Ce chiffre a bondi de 60% en 10 ans. Ce qui signifie que malgré la jeunesse de cesecteur et un cadre juridique assez flou, la prochaine décade pourrait définir un marché del’emploi sportif. Nous pensons que cette création d’un nouveau marché de l’emploi se fera àl’échelle européenne. « Oui, c’est envisageable de travailler sur l’Europe, car à ce jour iln’existe pas de normalisation du travail sportif en Europe, et je ne parle pas des sportifs oudes entraineurs de sports majeur comme le football, qui évoluent dans une autre dimensionéconomique. » (Christine Rott, Ministère des Sports). La problématique ramenée à notreactivité sportive est simple : Quelles garanties sociales ou professionnelles pour nosentraineurs nationaux en dehors dans l’espace européen ?Une normalisation des contenus de formation dans le cadre d’un projet européen ne serait-t-elle pas la solution ? Afin de garantir à tous une structure de travail et des évolutions decarrière, tout assurant le développement de la discipline, ce qui serait un plus dans le cadred’une pratique sécurisée. Les systèmes sportifs en EuropeChaque Etat membre possède quasiment sa propre configuration et gouvernance de sonsystème sportif. Dans le cadre de la gestion d’un projet européen c’est un élément que nousdevons aborder. Simultanément la gouvernance totale de ces organisations sembleimpossible, la navigation dans ce système pour la reconnaissance de son projet estindispensable. Avec les données que nous avons pu recueillir (Rapport VOCASPORT 2004) ilnous semble intéressant d’observer le fonctionnement et l’interaction des Etats, dans lespays dont la pratique de notre activité sportive est réelle.Allemagne Ministère de l’Intérieur (Bundesministerium des Innern)Autriche Chancellerie Fédérale (Bundeskanzleramt – Staatsekretariat fuer Sport )Danemark Ministère de la Culture (Kulturminister)Espagne Ministère de l’Education et des Sciences (Ministerio de Educacion y ciencia)Finlande Ministère de l’Education (Opetusministerjo)France Ministère des sportsHongrie Ministère de l’Enfance, de la Jeunesse et des Sports (Gyermek, Ifjusagi essportminiszterium)Irlande Ministère des Arts, des Sports et du TourismeItalie Ministère de la Culture (Ministero dei Beni e delle Attività Culturali)Pays-Bas Ministère de la Santé, du Bien-être et des Sports (Minister vanVolksgezondheid, Welzijn en Sport)
  7. 7. Pologne Ministère de l’Education Nationale et des Sports (Ministerstwo EdukacjiNarodowej i Sportu)Portugal Présidence du Conseil des Ministres (Sous-secrétaire d’Etat au Sport)Presidência do Conselho de MinistrosRépublique Tchèque Ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports (Ministryne školství,mládeže a telovýchovy)Royaume-Uni Ministère de la Culture, des Médias et des Sports (Department for Culture,Media and Sport) Figure 3 - Exemples des Autorités Sportives dans les Etats MembresL’analyse de ce tableau nous montre une répartition très différente de la compétence sportdans les pays cités ci-dessus. De façon générale on remarque en 2004 la répartitionsuivante :  10 Etats ont reliés la compétence sport à l’Education  8 Etats ont reliés la compétence sport à la Culture  7 Etats ont un organe de compétence indépendant
  8. 8. De façon il existe une configuration commune qui peut être définis de la façon suivante parle rapport VOCASPORT :- la "configuration bureaucratique" se caractérise par un rôle très actif de régulation dusystème par les pouvoirs publics. On rencontre pratiquement toujours un cadre législatifspécifique au domaine (loi sur le sport). C’est un système caractérisé par des règlesémanant dune autorité publique, qui, forte de sa légitimité politique/démocratique, ne déploiepas nécessairement une grande activité de négociation avec les autres acteurs. On yrencontre un mouvement sportif associatif agissant par "délégation"; des partenaires sociauxsouvent inexistants et un faible impact de lexpression des usagers/consommateurs et desentrepreneurs privés dans la conduite dune politique sportive.La configuration "missionnaire" se caractérise par la présence dominante d’unmouvement sportif associatif très autonome dans ses prises de décision. Létat où lescollectivités territoriales lui délèguent largement la responsabilité dorienter la politiquesportive, même sils peuvent éventuellement sengager de façon progressive dans unelogique contractuelle avec lui. Les partenaires sociaux sont généralement peu présents ; eneffet la légitimité appartient davantage aux dirigeants bénévoles qu’aux salariés; les usagersont rarement loccasion dadopter une posture de consommateurs et les entrepreneurs privésévoluent aux marges du système dominant (y prenant une place variable).La configuration "entrepreneuriale" se caractérise par une régulation du systèmeémanant de la "demande" sociale ou économique de sport. Il y a peu dentraves à lexercicedune régulation directe de la relation offre/demande par le marché. Le rôle des pouvoirspublics consiste principalement à fixer un cadre permettant à cette logique de marché desexprimer. Le mouvement sportif associatif est conduit à sadapter à ces exigences quicorrespondent bien aux orientations des entrepreneurs privés et à essayer dans ce contextede conserver ses positions.La configuration "sociale" se caractérise par la présence des partenaires sociaux dans unensemble multipolaire. Ce type de système ne connaît pas de domination univoque dun desacteurs, mais plutôt une cohabitation/collaboration entre acteurs publics, associatifs etmarchands. Les représentants des salariés et des employeurs sollicités pour assurer la"gouvernance" du système sont majoritairement soucieux du "bien commun" que constitue lesport même si des tensions importantes peuvent apparaître.
  9. 9. Dans le tableau proposé ci-dessous nous pouvons observer le degré d’intervention desdifférentes institutions liées au sport. Figure 4 - Gouvernance du sport des les Etats membre de lUEUn partenariat Européen cela signifie, à l’échelle du football américain que les différentsinterlocuteurs entre la France, l’Autriche, l’Allemagne, la Finlande, l’Italie ne sont pas lesmêmes. Nous devons nous pencher sur la conduite d’un projet européen pour mieuxcomprendre ce processus. En guide d’analyse et selon les classifications proposées par lesexperts du rapport VocaSport, la configuration « bureaucratique » domine en Europe. Maisce diagnostique est à nuancer en fonction des nouveaux entrant ainsi que l’arrivée majeurde partenaire du secteur marchand qui pèse désormais plus que le simple interlocuteuréconomique. Nous apprendrons également avec surprise que ce conseil d’agence d’experts
  10. 10. européens en charge de la conduite des projets (ESEO, ENSSEE, ….) doit également travailleravec deux acteurs fédéraux du mouvement sportif, l’IRB et l’UEFA. Il s’agit là des deux seulesorganisations fédérales consultés dans la gouvernance et les choix stratégiques dudéveloppement sportif européen. La réglementation de l’activité professionnelleL’un des point clés du système européen et qui par ailleurs est complètementincompréhensible pour nos argentiers américain est la réglementation des professionsd’encadrement sportif. « Aux USA on reconnait votre valeur et vos compétences aux nombresde trophées que vous avez gagnés le long de votre carrière » (Jim Criner). Et pourtant cettemaitrise en matière de réglementation est déléguée par le gouvernement via les fédérationsqui elles seules possèdent les éléments nécessaires à l’obtention d’un diplôme et donc ledroit à un régime de salarié, du moins c’est le cas en France. Figure 5 - la réglementation des professions sport en Europe - VOCASPORTDans ce tableau les pays considérés comme « totalement réglementés » sont les pays danslesquelles l’Etat fixe les conditions d’accès à la profession contre rémunération. La seconde
  11. 11. colonne « partiellement règlementés » les Etats délèguent la réglementation à la fédérationde tutelle du sport concerné. Enfin, la troisième colonne concerne les pays ou larèglementation est inexistante et donc par définition le marché est libre d’accès.Globalement l’emploi et la professionnalisation des professions sportives dans desconditions pérennes semble majoritaire. La déclaration de Copenhague : version sportLa déclaration de Copenhague en 2002, prône une collaboration renforcée en Europe enmatière de formation. Quels impacts dans le monde sportif ? Voici quelques observations.- En matière de transparence des qualifications et des compétences, après plusieurstentatives prise depuis de nombreuses années pour la création d’un cadre commun decompétences, ce domaine reste difficile à analyser du fait de la disparité des modes degouvernance. Cependant, jusquà présent, rien de systématique na vraiment été entrepriset lutilisation de lEUROPASS et de lEuro CV par exemple est peu développée.- En matière "dassurance qualité" de la formation et de lenseignement professionnel dansle domaine du sport, à lexception dun petit nombre de formations relevant du secteurmarchand, aucune démarche systématique na été entreprise. On peut simplement releverles initiatives prises il y a quelques années pour définir une méthode pour le suivi delinsertion des diplômés.- Le système de crédits européens dans la formation et lenseignement professionnel, napour le moment trouvé aucune application dans le domaine du sport. (Rapport Vocasport,2004). Nous apprendrons qu’à ce jour il n’y a aucun projet viable d’une réglementationautour d’un diplôme « Européen » (ROTT, 2012)
  12. 12. - pour ce qui concerne la validation des apprentissages informels ou non formels, il y a peud’expérience en cours dans ce domaine. La France porte le leadership grâce au système de"validation des acquis de lexpérience" qui prend une importance croissante. Le ministèredes Sports aussi bien que les universités intervenant dans la formation aux professions dusport sont plutôt à la tête de lapplication de ce programme qui concerne lensemble dessecteurs. C’est un développement qui devient de plus en plus présent.- la formation et lorientation tout au long de la vie ne paraissent pas connaître dedéveloppement particulier dans le secteur du sport, tout au moins en ce qui concerne sadimension formelle. On peut toutefois signaler des efforts croissants pour accueillir lespersonnes en cours demploi, en particulier dans les domaines de lentraînement et dumanagement. C’est une limite assez fine entre les formations de type universitaire et lesécoles axés « business » qui saisissent l’occasion du développement du management sportif.Voici dans ce tableau issu du rapport VOCASPORT, un condensé de la vision d’application duprocessus de Copenhague à travers les pays de l’Union Européenne. Figure 6 - Répartition des formes de formation en Europe VOCASPORT
  13. 13. Stratégie pour l’organisation du transfert de compétencesComme nous avons pu le faire remarquer dans les points précédents de ce chapitre, laformation et les métiers sport est une chose complexe à l’échelle de l’Europe. Commentnotre activité sportive, le football américain, peut organiser le développement de sesformations tout en restant dans le cadre des réglementations de chaque pays ?Premièrement nous pensons que la stratégie ne consiste pas à lutter pour la création d’un« diplôme européen » d’entraineur. Cette démarche trop complexe nous conduirait à subirles attentes et longueur des processus. Reprenons une des problématiques de base : Mieuxformer nos encadrants pour proposer aux athlètes un cadre idéal de développement et ainsiaccroitre le nombre global de pratiquants. Ainsi la réflexion de base, et nous l’avonsconfirmé dans notre enquête auprès des athlètes haut-niveau, est d’organiser le transfert decompétence depuis les USA. Mais nous devons nous assurer de la qualité des contenus et deleur adaptabilité à un public européen qui découvre ce sport depuis 30 ans. La collaborationeuropéenne peut elle nous servir à mutualiser un maximum de contenus pédagogique debase afin de valider la théorie de la formation ? Et ainsi permettre à chaque fédération, derester souveraine sur la délivrance de ses « diplôme d’Etats » sur les enseignementspratiques.Par la suite, pour rester sur un esprit de développement pour le plus grand nombre, il noussemble important de répondre à un autre concept de la formation sport selon l’Europe : laformation tout au long de la vie. Nous parlons ici d’une conception qui tiendrait en unedéfinition : « je choisis mon contenu en fonction de mes besoins, quand j’en ai le besoin ». Sinous reprenons les estimations de deux fédérations exemples (France et Autriche), nousavons pu dénombrer 50 000 pratiquants. La FFFA 1 délègue la formation aux 18 liguesaffiliées avec chacune 1 voir2 session annuelles dans laquelle 10 personnes minimumdoivent être inscrites pour tenir un nombre suffisant. Cela représente donc aux environs de200 personnes chaque année. Olivier Moret nous confiait dans les chapitres précédents que60% ne finissent pas le cursus donc au finale on estime à 50 nouveaux initiateurs fédérauxpar ans. Prenons l’hypothèse où nos voisins Autrichiens sont sur les même bases, même si laculture germanique aidant, la perte de stagiaires est moins importante (Eshelbock, 2012).1 Fédération Française de Football américain
  14. 14. Notre hypothèse théorique nous amène à 100 personnes concernées chaque année, sur50 000 pratiquants. Donc toujours dans le même raisonnement 49 900 ont un accès global àla discipline autre que le contenu fédéral. Selon notre enquête sur la formation dans notresport, 120 personnes issues de la fédération française, autrichienne et belge nous donnentles raisons de leur absence de la formation : Faible contenu Mal référencé Belgique Autriche Contrainte Argent France Contrainte Temps 0 10 20 30 40 50 60 Figure 7 - Expression en % des raisons de refus de la formation fédéralePour la majorité, le faible contenu en termes de technique et de jeux est la principale raison.La réforme entreprise sur la création du DAFALT va nous permettre de pouvoir imaginer unnouveau mode de distribution. Stratégiquement nous laisserons donc les fédérationstravailler avec l’Union Européenne sur les crédits européens de formation pour l’équivalencedes diplômes. Mais nous positionnerons nos projets dans le cadre de la formation tout aulong de la vie pour le plus grands nombre. Il nous faut à présent trouver de nouvelles sourcesde financement pour la création de contenu pédagogique à destination de la majorité despays de l’Union référencés comme étant pratiquants de football américain.
  15. 15. Les projets EuropéensDans le cadre du développement de notre idée et de notre recherche de financement nousallons aborder dans cette partie la construction et le fonctionnement des différents projetsque nous pouvons menés avec l’Europe. Dans la réflexion d’un partenariat Public / Privée,l’apport de l’Europe est une nécessité. Nous souhaitons stratégiquement impliquer cetteinterlocuteur continental dans le financement des contenus de formation mais commentcela fonctionne t’il pour les projets européens,… tour d’horizon vers Leonardo.Cette présentation et la mise en relation vers notre projet sont une synthèse des documentsdisponibles sur www.europa.eu, des propos de Christine Rott et d’un rapport datant de Mai2011 du CNOSF sur les projets sport Europe. Malheureusement nous avons appris depuis lemois de Juillet 2012 que le programme sport est mis en suspend suite à la récessionéconomique qui frappe actuellement l’Europe. Ce programme ne sera remis à l’ordre du jourqu’à partir de 2014.La reconnaissance officielle d’une compétence propre au sport au sein de l’UnionEuropéenne date du 1er Décembre 2009 et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Suite àce nouvel axe de travail, la commission a depuis 2010/2011 mis à l’essai un certain nombrede mesures en faveur du financement du sport. Il est possible, à l’heure actuelle, de trouverdes financements en présentant un projet sportif poursuivant parallèlement des objectifseuropéens, en particulier sur l’éducation par le sport et la formation professionnelle commenous l’évoquions précédemment. De nombreux programmes de subventions sont ainsiouverts à ces « projets sportifs ». C’est dans ce contexte qu’il faut considérer la périodeactuelle de programmation budgétaire de l’UE, qui a débutée le 1er janvier 2007 pour unbudget global de 864 milliards d’EUR, avant la suspension du programme durant l’été 2012.
  16. 16. Le rôle des projets sportsIl existe actuellement plus d’une centaine de programmes de financement européen ainsique de nombreuses initiatives couvrant les domaines de compétence de l’Unioneuropéenne. Nous nous intéresserons ici uniquement aux projets liés étroitement au sportainsi que ceux en direction du projet « American Football Academy »Voici tout d’abord quelques remarques fondamentales à considérer lors de la soumissiondes propositions de projets : Il faut toujours garder en mémoire que le sport doit être utilisé, de manière à s’inscrire dans le cadre de ces programmes, comme « un moyen de parvenir à un objectif non sportif » (La formation des encadrant et leur insertion professionnelle…). Les demandes de subventions pour les projets qui ne visent que l’organisation de manifestations sportives, entrant dans un cadre habituel de compétitions officielles ou amicales, sont donc exclues. L´Union européenne intervient selon le principe de cofinancement. Le responsable du projet devra trouver des cofinancements nationaux ou locaux, publics ou privés. Nous parlerons par la suite d’une réflexion autour des modèles de partenariats publics/ privés dans la construction de notre programme de développement. Une grande partie des programmes est administrée au niveau national ou local par des agences nationales, qui sont les interlocuteurs des porteurs de projets. Le montant minimal des subventions accordées est généralement relativement élevé, ce qui suppose une certaine envergure des projets, et la capacité financière des organisations à les mener à bien. Il faut être attentif aux conditions d’utilisation de ces versements, l’ensemble est contractuellement lié.
  17. 17. Outre l’avantage financier que peut constituer une formation de réseau, celui-ci peutavoir également des répercussions positives sur l’évaluation du projet, puisque ladimension européenne du projet représente un critère essentiel de jugement pour laCommission Européenne. Cela nécessite un travail collaboratif avec les fédérationscontinentales mais également avec une agence européenne (ENSEE, OESE,…)
  18. 18. Education et Formations, le point fort de l’UnionDans le cadre du développement de notre discipline sportive, nous avons fait le choixstratégique de travailler à la pratique par le plus grand nombre. Mais dans cette optiquenous devons aborder la formation des encadrants. Les nouveaux contenus et méthodes deformation, associés à la volonté politique de l’Union de travailler sur l’éducation et laformation, sont une aubaine dans la recherche de partenariat. Quels programmes et quellevoie peut-on utiliser pour l’aboutissement à moyen terme de notre projet ?Le programme formation et éducation tout au long de sa vie (Janv 2007 – Dec 2013)Ce programme est doté d’un budget de 7 milliards d’EUR. Il cible les domaines suivants :- l’éducation scolaire (Comenius, environ 1 milliard d’EUR), couvre les besoins desenseignants et des apprenants dans l’enseignement préscolaire et l’enseignement scolaire,jusqu’à la fin du deuxième cycle du secondaire, ainsi que les établissements et organisationsdispensant ce type d’enseignement- l’éducation supérieure (Erasmus, environ 3 milliards d’EUR), a pour but d’offrir la possibilitéde faire suivre des études universitaires à l’étranger à un total de 3 millions détudiants dici2011- la formation professionnelle (Leonardo da Vinci, 1,7 milliards d’EUR) avec 150 000 stagesen entreprises et centres de formation dans un autre pays européen dici 2013.- l’éducation des adultes (Grundtvig, 358 millions d’EUR), un programme de partenariats, demobilité et de réseaux transnationaux qui doit permettre 25 000 actions de mobilité dici2013- un nouveau programme : Jean Monnet (170 millions d’EUR) qui doit se concentrer surl’intégration européenne, en soutenant des établissements et activités dans le domaine del’intégration européenne.
  19. 19. - enfin, un programme transversal, doté de 370 millions d’EUR, devrait assurer unecoordination de projets reprenant les objectifs suivants : coopération stratégique,innovation dans le domaine de l’éducation, la formation tout au long de la vie, promotion del’enseignement des langues (ex programme LINGUA), techniques d’apprentissage àcaractère innovant reposant sur l’utilisation des TIC, diffusion et valorisation des résultatsdes actions cofinancées par le programme d’éducation et de formation tout au long de lavie. Exemple d’application, le Hockey Sur GlaceEn 2011, la fédération française de Hockey Sur Glace a été une des premières fédérationssportive en Europe à avoir la réflexion de l’utilisation des projets européens sport pour ledéveloppement de leur discipline.La problématique de leur projet réside, tout comme nous, dans le développement de ladiscipline via la formation des entraineurs .Tout comme nous, le savoir faire de ce sport deglace est partagé entre le continent nord américain et les pays scandinaves.Voiçi un extrait des objectifs définis dans le cadre de ce projet formation :(http://soleoweb.2e2f.fr)« Lobjectif de la Fédération est dacquérir pour ses équipes, une reconnaissance sportivenationale et internationale. Elle mise pour cela sur le renforcement tous azimuts des actionsde formation et daccompagnement : création en premier lieu dun département formation,refonte des contenus des formations fédérales, actualisation dun cursus de formation pourles athlètes de haut niveau, utilisation dune plateforme de formation à distance .»La collaboration entre plusieurs pays de l’Union, la réflexion sur la formation des encadrantset la mise en place de validation des acquis professionnels, voici trois thèmes qui sontproches des nôtres. Ce projet date de Mars 2011. Nous sommes donc sur une mêmetendance de réflexion quand à l’avenir du développement des disciplines haut niveau enEurope. Dans ce domaine notre démarche est à nouveau novatrice en matière de diffusionde contenus. Comme nous l’avons évoqué précédemment environ 60% du contenupédagogique ne répond pas à une problématique de formation professionnelle mais deformations libres.
  20. 20. C’est donc une évolution qui se nomme « Formation libre à la demande ». Nous pouvons ànouveau guider notre réflexion par cette problématique : Par quels moyens, organiser ladiffusion de contenu pédagogique à la demande en respectant le cheminement d’acquisitiondes compétences ?Nous apporterons une réponse dans les chapitres suivants, premièrement il nous sembleintéressant d’aborder de façon technique le modèle de construction du PPI (Public Privateinvest)

×