Piraterie

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Piraterie

  1. 1. Piraterie, assauts depuis la mer : Vivement la FREMM AVT... Mise à l'eau d'embarcation sur FREMM crédits : DCNS 15/05/2008 L'affaire du Ponant a, une nouvelle fois, démontré l'importance de disposer de moyens adéquats pour traiter ce genre de crise. La France, après le détournement du voilier, a annoncé son intention de proposer aux Nations Unies la création d'une force maritime internationale chargée de la lutte contre la piraterie. Mais, face à des bandes de mieux en mieux organisées, une lutte efficace passe par des capacités adaptées. La version Action Vers la Terre (AVT) de la future frégate multi-missions devrait rendre, à ce titre, les plus grands services. Au moment du détournement du Ponant, c'est en effet l'aviso commandant Bouan qui a été chargé, compte tenu de sa proximité, de suivre le voilier abordé par des pirates somaliens. Le Bouan est le dernier d'une série vieillissante qui ne compte plus que 8 unités en service sur les 17 initialement construites. Ces petits bateaux de 80 mètres et 1100 tonnes de déplacement, s'ils rendent encore de grands services, ne sont toutefois pas conçus pour les missions d'intervention et de surveillance océanique. Néanmoins, à défaut d'aligner suffisamment de frégates, la marine les envoie de manière permanente patrouiller en océan Indien et, régulièrement, au large de l'Afrique : Bien loin des théâtres d'opérations pour lesquels ils avaient été imaginés.
  2. 2. Trop petits, les avisos ne tiennent pas la mer (© : MARINE NATIONALE) Développé au milieu des années 70, en pleine guerre froide, l'aviso devait, avant tout, assurer la lutte anti-sous-marine côtière. « L'aviso n'est pas fait pour les grandes traversées. Dès qu'il y a un peu de mer, il se transforme en sous-marin. Ce sont des bateaux très marins, mais, comme les chalutiers, ils ne tiennent pas la mer. En plus, ils ont une autonomie très limitée. Avec le Ponant, on a clairement vu qu'il fallait des navires de plus gros tonnage », explique un officier. Car, durant la crise du Ponant, les militaires ont eu beaucoup de chance. Si, par un heureux hasard, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var n'avait pas été dans le secteur mais à l'autre bout de l'océan Indien, l'aviso, à court de combustible, n'aurait pas pu suivre le voilier détourné. Outre un manque d'autonomie, qui dans ce cas aurait pu se solder par un abandon pur et simple de la poursuite, les avisos ne disposent ni de plateforme, ni de hangar pour embarquer un hélicoptère. Quant aux possibilités d'hébergement, elles sont des plus limitées. Au fil du temps, des modifications ont été apportées, avec par exemple le débarquement du lance-roquettes et son remplacement par une station satellite et un poste pour 9 commandos. Mais ces capacités restent faibles. Ainsi, pour le Ponant, c'est une cinquantaine de commandos qui a été mobilisée. Vue de la future FREMM (© : DCNS) Une frégate conçue pour les opérations spéciales
  3. 3. Dans le cadre du renouvellement de son parc de frégates et d'avisos (18 unités), la marine a donc souhaité disposer d'une série homogène de bâtiments polyvalents. D'une longueur de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes, les FREMM pourront plus aisément opérer dans la durée et de façon nettement plus autonome que les avisos. Dotés de solides capacités antiaériennes (Aster15), anti-terre (missiles de croisière Scalp Naval) et antinavire (Exocet MM40), ces bâtiments ont également été conçus, dès l'origine, pour pouvoir faire face à des situations comme celle du Ponant. La piraterie maritime n'est, en effet, pas un phénomène récent et les marins français déployés au nord de l'océan Indien sont, déjà, plusieurs fois intervenus dans le cadre d'attaques de navires marchands. Début 2006, la frégate Courbet avait, ainsi, empêché l'abordage d'un vraquier turc, au large de la Somalie. Le programme des frégates européennes multi-missions, développé avec l'Italie, intègre cette problématique, tout comme celle, plus générale, des opérations spéciales. Au nombre de 17 pour la France, les FREMM sont réparties en deux versions. La première, forte de 8 frégates, sera plus spécifiquement dévolue à la lutte anti-sous-marine et sera notamment chargée de la protection des sous-marins stratégiques, du groupe aéronaval et des approches maritimes. Neuf autres navires sont étudiés pour l'action vers la terre (AVT). Ils doivent être capables de mener des missions de renseignement, d'exfiltration et d'intervention sur le littoral, tout en disposant de capacités de frappes en profondeur grâce au missile de croisière Scalp Naval (portée de 1000 kilomètres), ainsi que des opérations d'assaut à la mer. NH90 appontant sur une frégate (© : MARINE NATIONALE)
  4. 4. La nouvelle embarcation Ecume des commandos (© : MARINE NATIONALE) 37 commandos à bord Les FREMM AVT disposeront de locaux permettant l'accueil de 37 commandos. Les postes seront situés à l'arrière du navire. Ils donneront directement accès à la plateforme pour les assauts héliportés, ainsi qu'au petit radier, situé à la poupe, en lieu et place du sonar remorqué des FREMM ASM. Le local comprendra un shelter contenant l'ensemble des matériels destinés aux forces spéciales, comme les tracteurs sous-marins, ou encore les équipements des nageurs de combat. Il disposera aussi d'une embarcation commando à usage multiple embarcable (Ecume), dont le premier exemplaire vient d'être pris en charge par la marine. L'Ecume sera abritée dans le radier, fermé par une porte, et sera encore mise à l'eau par des mers de force 3. Une seconde Ecume devait être logée dans une niche, sur le travers du bâtiment. Toutefois, compte tenu de l'importance croissante des opérations spéciales, la marine a demandé à DCNS de pouvoir intégrer une troisième embarcation, disposée sur l'autre bord des frégates. Pour mémoire, les unités d'élite ne sont généralement pas embarquées sur les bâtiments lorsque ceux-ci sont amenés à intervenir sur des « imprévus », comme ce fut le cas pour le Ponant. Les commandos sont alors dépêchés par moyens aériens et parachutés près des navires. Les Ecume sont, elles aussi, aérolargables en mer à partir d'avions C160, C130 H, C130 H30 et A400 M. A noter également que pour les opérations héliportées, la plateforme des FREMM pourra accueillir non seulement un NH90, mais également un Merlin EH101 ou un Cougar Resco. Une première tranche de 8 FREMM a été commandée fin 2005 et la mise sur cale de la tête de série, l'Aquitaine, est intervenue deux ans plus tard chez DCNS, à Lorient. Sur cette première tranche, les quatre premières FREMM seront à vocation anti-sous-marine. La cinquième sera une frégate AVT puis l'industriel livrera alternativement, au rythme d'un bateau tous les 7 mois, un navire ASM puis un navire AVT. Après la notification des 8 premières frégates, deux tranches optionnelles portant respectivement sur 4 et 5 unités, doivent être affermies en 2011 et 2013. Mise à l'eau d'une embarcation à partir de FREMM (© : DCNS)
  5. 5. Mise à l'eau d'une embarcation à partir de FREMM (© : DCNS)
  6. 6. Mise à l'eau d'une embarcation à partir de FREMM(© : DCNS)
  7. 7. Mise à l'eau d'une embarcation à partir de FREMM (© : DCNS)

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