Mémoire de PFE  Guide pratique de la plâtrerie en milieu hospitalier                           Spécialité Génie CivilAuteu...
Pour protéger l’environnement, ce mémoire a été imprimé sur du papier recyclé                                  Page 2
Remerciements        Je tiens à adresser, dans un premier temps, ma profonde gratitude à Elise POISON, matutrice de stage,...
Résumé        Améliorer son savoir et sa technique constitue des points importants pour uneentreprise, pour paraître plus ...
SommaireListe des figures ...................................................................................................
5.2    Le choix des cloisons ................................................................................................
Liste des figuresFigure 1 : Les entreprises du groupe Bouygues ..............................................................
Figure 42 : Plaque Prégy Wab.................................................................................................
Figure 88 : Mise en situation d’une percussion sur MEXT .....................................................................
Figure 135 : Ossature d’un plafond classique non démontable .......................................................... 74F...
Liste des tableauxTableau 1 : Classement des locaux humides .................................................................
1 Introduction        Le Projet de Fin d’Etudes (PFE) représente une partie importante de notre formation,avant l’obtentio...
2 Présentation de l’entreprise       2.1 Le groupe Bouygues        Bouygues est un groupe mondial et diversifié. En effet,...
2.2 L’entreprise Bouygues construction et ses filiales        Bouygues Construction représente trois grands métiers : trav...
Figure 6 : Les entités de Bouygues Construction et leurs dirigeants       2.3 L’entité Bouygues Entreprise France-Europe (...
2.4 L’entreprise DV Construction2.4.1 Présentation générale     DV Construction est la branche de BYEFE qui agit sur le ce...
3 Présentation de l’étude       3.1 La politique actuelle des hôpitaux       En 2002, l’Etat a enclenché un plan hôpital 2...
Figure 10 : Carte des hôpitaux réalisés par BYEFE        Le lot plâtrerie représente toujours une part importante dans les...
Ces termes sont définis et règlementés par le DTU 25.41 « Ouvrages en plaques deplâtre ».A noter : chaque produit du comme...
4 Le développement de projet        4.1 Avant propos sur la typologie d’un hôpital4.1.1   Définition de quelques termes   ...
Les hauteurs d’étage, sont sensiblement les mêmes d’un établissement {                un autre. On distingue deux zones : ...
4.1.3        La définition des locaux                         4.1.3.1 Les groupes de locaux        Plusieurs pièces sont à...
4.1.3.3 Les locaux à risques            D’après l’Article U13 du règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP, ...
Afin de simplifier les cas, les locaux sont classés suivant leur exposition, d’après la              norme NF C15-161 :   ...
Généralement, le maillage de cuivre est disposé sur toutes les parois de la salle              (plafonds, murs, portes, …)...
4.2 La sécurité incendie       Les Etablissements Recevant du Public (ERP) étant destinés à recevoir du public, commeson n...
La correspondance des classifications se fait ainsi, d’après l’Arrêté du 20 décembre  2002 :                       Classem...
4.2.2.3 Les différentes zones liées à la sécurité incendieLes zones protégées : Ce sont des zones délimitées par des clois...
Chaque type de bâtiment se décline ensuite selon les 5 catégories définies dans leclassement des ERP : 1ère, 2ème, 3ème, 4...
4.2.3.2 Les gaines techniques et les conduits (hors désenfumage)        D’après le règlement de sécurité contre l’incendie...
4.3 L’acoustique        L’hôpital est un établissement public où cohabitent patients, médecins, infirmière etvisiteurs. Po...
4.3.1.4 L’indice d’affaiblissement d’un matériau       C’est une caractéristique intrinsèque au matériau (ou { l’assemblag...
Mémoire platre carreau hopital  p_pfe_-_claire_casenave
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Mémoire platre carreau hopital p_pfe_-_claire_casenave

  1. 1. Mémoire de PFE Guide pratique de la plâtrerie en milieu hospitalier Spécialité Génie CivilAuteur : Claire CASENAVEINSA de Strasbourg, Spécialité Génie Civil, Option COTuteur entreprise : Elise POISONIngénieur structure, DV ConstructionTuteur INSA Strasbourg : Bertrand GUYVARC’HProfesseur Agrégé de Génie CivilJuin 2010
  2. 2. Pour protéger l’environnement, ce mémoire a été imprimé sur du papier recyclé Page 2
  3. 3. Remerciements Je tiens à adresser, dans un premier temps, ma profonde gratitude à Elise POISON, matutrice de stage, au sein de DV Construction, pour son accueil chaleureux et sa disponibilité toutau long de ces 20 semaines. Je remercie également Thierry DELVERT, Directeur Technique, dem’avoir permis d’effectuer ce stage au sein de la Direction Technique de DV Construction. Dans un second temps, pour leur accueil, leur sympathie et leurs réponses à mesquestions, je tiens { remercier l’ensemble de l’équipe de la Direction Technique. Ces semainespassées au sein de leur équipe, n’auraient pas été les mêmes sans leur entrain et leurprofessionnalisme. Je remercie également Julien Duret, sur le chantier de l’hôpital de Bourgoin, pour sadisponibilité, et Hervé Caretero et Thomas Montchamp, sur le chantier de l’hôpital de Purpan,pour m’avoir accueilli sur le chantier et pour avoir pris le temps de répondre à mes questions. Je souhaiterais enfin, adresser mes remerciements { Bertrand Guyvarc’h, mon tuteurécole, pour son suivi et ses conseils, tout au long de mon projet. Page 3
  4. 4. Résumé Améliorer son savoir et sa technique constitue des points importants pour uneentreprise, pour paraître plus compétitive. Capitaliser l’information, les expériences, les bonnespratiques, est un moyen de devenir plus performant.Bouygues Construction participe en grand nombre à la réalisation d’hôpitaux, dans le cadre desplans « Hôpital 2007 » et « Hôpital 2012 ». Sensible à la qualité de ces ouvrages, le groupeBouygues Construction, représenté ici par DV Construction, recherche toujours à être plusperformant. La réalisation d’un guide pratique de la plâtrerie en hospitalier remplit ce rôle pourle lot plâtrerie. Le guide est adressé aux équipes techniques et aux équipes des travaux, leurdonnant une base de travail. Scindé en trois tomes – cloisons, gaine technique et désenfumage, et faux plafonds -, leguide est un condensé d’informations. Définition des éléments, explication et mise en avant de larèglementation (acoustique, sécurité incendie, mise en œuvre, …) permettent unecompréhension complète du lot plâtrerie. Présentation des produits et guide de choix aident àune conception et une étude plus rapide. Enfin, mise en œuvre, carnet de détails et bonnespratiques, relevant de retour d’expérience de divers chantier, participent à la réalisation destravaux dans les meilleures conditions, en mettant en avant des points à anticiper. Il est le résultat de recherches bibliographiques, de lectures de document de typerèglementaire (DTU, arrêtés, …), de réflexions et calculs conduisant à une standardisation decertains locaux et donc de certains choix. Il est également l’aboutissement d’échanges avec leschantiers d’hôpitaux en cours ou passés. Le guide étant basé essentiellement sur la règlementation, on veillera à son évolutiondans le temps. En effet, l’utilisation du guide n’est valable que dans le cas, où la règlementationcitée est toujours en vigueur.Mots clésPlâtrerie, Règlementation, Acoustique, Sécurité Incendie, Mise en œuvre Page 4
  5. 5. SommaireListe des figures ..................................................................................................................................7Liste des tableaux ............................................................................................................................. 111 Introduction .............................................................................................................................. 122 Présentation de l’entreprise ...................................................................................................... 13 2.1 Le groupe Bouygues .......................................................................................................... 13 2.2 L’entreprise Bouygues construction et ses filiales .............................................................. 14 2.3 L’entité Bouygues Entreprise France-Europe (BYEFE), ........................................................ 15 2.4 L’entreprise DV Construction ............................................................................................. 16 2.4.1 Présentation générale ................................................................................................ 16 2.4.2 La Direction Technique .............................................................................................. 163 Présentation de l’étude ............................................................................................................. 17 3.1 La politique actuelle des hôpitaux...................................................................................... 17 3.2 Objectif de l’étude à l’échelle de BYEFE ............................................................................. 17 3.3 Le cadre de l’étude ............................................................................................................ 18 3.4 Le déroulement de l’étude................................................................................................. 194 Le développement de projet ..................................................................................................... 20 4.1 Avant propos sur la typologie d’un hôpital ......................................................................... 20 4.1.1 Définition de quelques termes ................................................................................... 20 4.1.2 La conception architecturale ...................................................................................... 20 4.1.3 La définition des locaux .............................................................................................. 22 4.2 La sécurité incendie ........................................................................................................... 26 4.2.1 Le classement des ERP ............................................................................................... 26 4.2.2 Les notions relatives à la sécurité incendie ................................................................. 26 4.2.3 Les textes règlementaires .......................................................................................... 28 4.3 L’acoustique ...................................................................................................................... 31 4.3.1 Les notions d’acoustique ............................................................................................ 31 4.3.2 Le contexte règlementaire pour les locaux accessibles aux patients ........................... 33 4.3.3 Le contexte règlementaire pour les bureaux et locaux non accessibles aux patients... 35 4.3.4 Les calculs acoustiques .............................................................................................. 355 Les cloisons ............................................................................................................................... 38 5.1 La base de données ........................................................................................................... 38 5.1.1 Présentation des fournisseurs .................................................................................... 38 5.1.2 Les Fiches de Déclaration Environnementales et Sanitaires (FDES) ............................. 38 5.1.3 La certification des produits : CE ou NF ? .................................................................... 39 5.1.4 Les divers produits existants ...................................................................................... 39 5.1.5 Les trois solutions en plaques de plâtre existantes ..................................................... 42 5.1.6 La démarche utilisée pour créer la base de données .................................................. 43 5.1.7 Exemple d’une cloison type issue de la base de données ........................................... 44 5.1.8 Les solutions spéciales pour les locaux EB+C et EC...................................................... 45 5.1.9 Cas particulier : les cloisons cintrées .......................................................................... 45 Page 5
  6. 6. 5.2 Le choix des cloisons .......................................................................................................... 47 5.2.1 Les locaux « acoustique » ........................................................................................... 47 5.2.2 Les locaux « non acoustique » .................................................................................... 49 5.3 L’exécution ........................................................................................................................ 50 5.3.1 La mise en œuvre....................................................................................................... 50 5.3.2 La préparation des travaux : ....................................................................................... 52 5.3.3 La logistique sur chantier ........................................................................................... 54 5.3.4 Les interfaces à traiter ............................................................................................... 56 5.3.5 Les points particuliers ................................................................................................ 656 Les parois des gaines techniques ............................................................................................... 67 6.1 La base de données ........................................................................................................... 67 6.1.1 Présentation des fournisseurs .................................................................................... 67 6.1.2 Les solutions de parois de gaines existants ................................................................. 67 6.1.3 Les produits ............................................................................................................... 68 6.1.4 La démarche utilisée pour réaliser la base de données ............................................... 68 6.1.5 Exemple issu de la base de données ........................................................................... 68 6.2 Le choix des parois des gaines techniques.......................................................................... 69 6.3 L’exécution ........................................................................................................................ 69 6.3.1 Les parois en cloison et en contre cloison................................................................... 69 6.3.2 Les parois en complexes ............................................................................................ 697 Les conduits de désenfumage ................................................................................................... 70 7.1 La base de données ........................................................................................................... 70 7.1.1 Présentation des fournisseurs .................................................................................... 70 7.1.2 Les éléments constituants les conduits :..................................................................... 70 7.1.3 Caractéristiques des éléments ................................................................................... 70 7.2 L’exécution ........................................................................................................................ 71 7.2.1 Règles de mise en œuvre selon l’instruction n°246 du 22 mars 2004 .......................... 71 7.2.2 Règles de mise en œuvre suivant PROMAT ................................................................ 718 Les plafonds suspendus ............................................................................................................. 72 8.1 La base de données ........................................................................................................... 72 8.1.1 Présentation des fournisseurs .................................................................................... 72 8.1.2 Les types de faux plafond existant.............................................................................. 72 8.1.3 Exemple issu de la base de données ........................................................................... 76 8.2 Le choix du plafond............................................................................................................ 77 8.3 L’exécution ........................................................................................................................ 77 8.3.1 Les règles de mise en œuvre ...................................................................................... 77 8.3.2 Le traitement des interfaces ...................................................................................... 809 Le guide pratique de la plâtrerie en hospitalier.......................................................................... 8110 Les compétences acquises au cours du PFE ........................................................................... 8211 Conclusion............................................................................................................................. 83Bibliographie .................................................................................................................................... 84 Page 6
  7. 7. Liste des figuresFigure 1 : Les entreprises du groupe Bouygues .................................................................................. 13Figure 2 : Répartition du chiffre daffaires en 2009 ............................................................................ 13Figure 3 : Répartition de leffectif en 2009 ........................................................................................ 13Figure 4 : Implantation de Bouygues Construction dans le monde..................................................... 14Figure 5 : Répartition du chiffre daffaires au sein de Bouygues Construction .................................... 14Figure 6 : Les entités de Bouygues Construction et leurs dirigeants ................................................... 15Figure 7 : Implantation de BYEFE en Europe ...................................................................................... 15Figure 8 : Agences DV Construction ................................................................................................... 16Figure 9 : Interaction des services de la DT ........................................................................................ 16Figure 10 : Carte des hôpitaux réalisés par BYEFE .............................................................................. 18Figure 11 : Positionnement du Projet de Fin d’Etude dans la DT ........................................................ 19Figure 12 : Cycle de désenfumage ..................................................................................................... 20Figure 13 : Trame dun hôpital .......................................................................................................... 20Figure 14 : Exemple de configuration des hauteurs détage ............................................................... 21Figure 15 : Schéma dune chambre 1 lit ............................................................................................. 21Figure 16 : Schéma dune chambre 2 lits ........................................................................................... 21Figure 17 : Schéma dun bureau administratif ................................................................................... 21Figure 18 : Schéma d’un box de consultation .................................................................................... 21Figure 19 : Schéma dune salle dopérations ...................................................................................... 21Figure 20 : Illustration du classement européen ................................................................................ 27Figure 21 : Notion de coupe feu ........................................................................................................ 28Figure 22 : Notion de coupe feu de traversée .................................................................................... 28Figure 23 : Echelle de son en décibels ............................................................................................... 31Figure 24 : Echelle des bruits de chocs et d’équipement.................................................................... 32Figure 25 : Notion d’interphonie ....................................................................................................... 32Figure 26 : Exemple de note de calcul acoustique pour déterminer l’affaiblissement des cloisons ..... 36Figure 27 : Exemple de note de calcul acoustique pour déterminer les faux-plafond ......................... 37Figure 28 : Illustration d’une FDES ..................................................................................................... 38Figure 29 : Illustration d’une ossature : cas d’un rail .......................................................................... 39Figure 30 : Illustration d’une ossature : cas d’une cornière ................................................................ 39Figure 31 : Montant simple ............................................................................................................... 39Figure 32 : Montants accolés ............................................................................................................ 39Figure 33 : Schéma d’un montant acoustique .................................................................................... 39Figure 34 : Vue en coupe d’un montant acoustique........................................................................... 39Figure 35 : Types de finitions............................................................................................................. 40Figure 36 : Plaque standard............................................................................................................... 40Figure 37 : Plaque hydrofuge ............................................................................................................ 40Figure 38 : Plaque Haute Dureté ....................................................................................................... 41Figure 39 : Plaque ignifuge ................................................................................................................ 41Figure 40 : Plaque phonique.............................................................................................................. 41Figure 41 : Plaque de ciment ............................................................................................................. 41 Page 7
  8. 8. Figure 42 : Plaque Prégy Wab............................................................................................................ 41Figure 43 : Plaque Fermacell ............................................................................................................. 41Figure 44 : Bande Calico .................................................................................................................... 41Figure 46 : Exemple d’une cloison à ossature simple – Vue 3D .......................................................... 42Figure 48 : Exemple de cloison à ossature simple et montants alternés– Vue 3D ............................... 42Figure 45 : Vue en plan d’une cloison à ossature simple .................................................................... 42Figure 47 : Vue en plan d’une cloison à ossature simple et montants alternés ................................... 42Figure 50 : Exemple de cloison à double ossature – Vue 3D ............................................................... 43Figure 49 : Vue en plan d’une cloison à double ossature ................................................................... 43Figure 51 : Extrait de la partie « base de données » du guide ............................................................ 44Figure 52 : Coupe d’un élément composite ....................................................................................... 45Figure 53 : Photo d’un élément composite ........................................................................................ 45Figure 54 : Exemple de cloison cintrée .............................................................................................. 45Figure 55 : Exemple de forme pouvant être exécutées avec la technologie Platec ............................. 46Figure 56 : Exigences acoustiques d un local de type 1 ...................................................................... 47Figure 57 : Exigences acoustiques d’un local de type 2 ...................................................................... 47Figure 58 : Exigences acoustiques d’un local de type 3 ...................................................................... 47Figure 59 : Exemple extrait du guide de choix – Local « acoustique » ................................................ 48Figure 60 : Exemple extrait du guide de choix – Local « non acoustique » ......................................... 49Figure 61 : Aplomb d’un élément ...................................................................................................... 50Figure 62 : Planéité d’un élément...................................................................................................... 50Figure 63 : Flèche d’un poteau .......................................................................................................... 50Figure 64 : Flèche d’un plancher ....................................................................................................... 50Figure 65 : Etapes 2 : cas de la circulation ......................................................................................... 52Figure 66 : Etape 2 : cas de deux locaux ............................................................................................ 52Figure 67 : Etape 3 : fermeture des cloisons ...................................................................................... 52Figure 68 : Plan de synthèse .............................................................................................................. 53Figure 69 : Liste des renforts à mettre en œuvre ............................................................................... 54Figure 70 : Recette à matériaux......................................................................................................... 54Figure 71 : Lift Extérieur .................................................................................................................... 54Figure 72 : Palettisation plus adaptée ............................................................................................... 55Figure 73 : Bennes pour les déchets des plaquistes ........................................................................... 55Figure 74 : Fixation des portes légères .............................................................................................. 56Figure 75 : Montant simple ............................................................................................................... 56Figure 76 : Montants boxés ............................................................................................................... 56Figure 77 : Fixation des portes lourdes .............................................................................................. 56Figure 78 : Exemple d’une adaptation de menuiserie non adaptée ................................................... 57Figure 79 : Barre de renfort et talons des huisseries métalliques ....................................................... 57Figure 80 : Exemple de parement à préférer ..................................................................................... 57Figure 81 : Exemple de parement à éviter ......................................................................................... 57Figure 82 : Raccordement électrique pour une gâche, non conforme ................................................ 58Figure 83 : Préconisation de renfort dans le cas section de l’angle du montant ................................. 58Figure 84 : Mise en situation d’une huisserie entre voile béton et cloison à ossature métallique ....... 58Figure 85 : Détails de problème de fixation d’une huisserie métallique sur voile béton ..................... 59Figure 86 : Châssis de grande portée ................................................................................................. 59Figure 87 : Exemple de solution à adopter dans le cas d’un angle vitré .............................................. 59 Page 8
  9. 9. Figure 88 : Mise en situation d’une percussion sur MEXT .................................................................. 60Figure 89 : Détail de mise en œuvre : percussion d’une cloison sur une menuiserie extérieure ......... 60Figure 90 : Solution 1 pour la percussion sur MEXT ........................................................................... 60Figure 91 : Solution 2 pour la percussion sur MEXT ........................................................................... 60Figure 95 : Mise en œuvre pour la percussion non alignée sur béton ............................................... 61Figure 92 : Solution 1 pour la percussion alignée sur béton ............................................................... 61Figure 93 : Solution 2 pou la percussion alignée sur le béton ............................................................. 61Figure 94 : Solution 3 pour la percussion alignée sur béton ............................................................... 61Figure 96 : Problèmes liés à la percussion sur poteau chanfreiné ...................................................... 62Figure 97 : Solution pour la percussion sur poteau chanfreiné........................................................... 62Figure 98 : Traitement du joint de dilatation 1 .................................................................................. 62Figure 99 : Traitement du joint de dilatation 2 .................................................................................. 62Figure 100 : Forme de pente réalisée hors cycle ................................................................................ 63Figure 101 : Forme de pente réalisée en cycle ................................................................................... 63Figure 102 : Distance minimum d’écoinçon ....................................................................................... 63Figure 103 : Implantation conforme des boîtiers ............................................................................... 63Figure 104 : Implantation non conforme des boîtiers ........................................................................ 63Figure 105 : Boîtiers coupe-feu ......................................................................................................... 64Figure 106 : Dimensions et emplacement préconisés pour les réservations....................................... 64Figure 107 : Réservation avec montants de renfort ........................................................................... 64Figure 108 : Mise en œuvre d’un chevêtre ........................................................................................ 64Figure 109 : Mise en œuvre d une cloison plombée .......................................................................... 65Figure 110 : Hauteur de la feuille de plomb nécessaire...................................................................... 65Figure 111 : Imposte de cloison plombée en BA 15 ........................................................................... 65Figure 112 : Contre cloison pour le passage des réseaux ................................................................... 65Figure 113 : Mise en œuvre du Tarket Douche .................................................................................. 66Figure 114 : Calfeutrement traditionnel ............................................................................................ 66Figure 115 : Calfeutrement par plaquage .......................................................................................... 66Figure 116 : Liaison en T .................................................................................................................... 66Figure 117 : Bonne pratique pour la mise en place des voyants lumineux ......................................... 66Figure 118 : Solution de parois de gaines technique en cloison ......................................................... 67Figure 119 : Solution de parois de gaine technique en contre cloison ................................................ 67Figure 120 : Solution de parois de gaines technique en complexe ..................................................... 67Figure 121 : Exemple issu de la base de données des gaines techniques ........................................... 68Figure 122 : Plaque PROMATECT L-500 ............................................................................................. 70Figure 123 : Exemple de conduit horizontal....................................................................................... 71Figure 124 : Exemple de conduit vertical ........................................................................................... 71Figure 125 : Schématisation d’une suspente ..................................................................................... 71Figure 126 : Exemple de plaques de plâtre acoustique ...................................................................... 72Figure 127 : Type de bords existants pour les dalles de plâtre ........................................................... 72Figure 128 : Exemple de suspente pour béton ................................................................................... 73Figure 129 : Fourrure ........................................................................................................................ 73Figure 130 : Profilé en T .................................................................................................................... 73Figure 131 : Illustration d’un montant simple et de montants accolés ............................................... 73Figure 132 : Illustration de la périphérie du plafond avec des rails..................................................... 73Figure 133 : Illustration de la périphérie du plafond avec des cornières ............................................ 73 Page 9
  10. 10. Figure 135 : Ossature d’un plafond classique non démontable .......................................................... 74Figure 134 : Ossature d’un plafond démontable ................................................................................ 74Figure 136 : Ossature d’un plafond longue portée non démontable .................................................. 75Figure 137 : Procédé Knauf Techniplac .............................................................................................. 76Figure 138 : Système Knauf coupole .................................................................................................. 76Figure 139 : Désaffleurement de deux éléments ............................................................................... 78Figure 140 : Bâillement d’un élément d’habillage .............................................................................. 78Figure 141 : Disposition perpendiculaire des plaques par rapport à l’ossature................................... 79Figure 142 : Détail de mise en œuvre : joint de fractionnement ........................................................ 79Figure 143 : Premières de couverture des 3 guides ........................................................................... 81 Page 10
  11. 11. Liste des tableauxTableau 1 : Classement des locaux humides ...................................................................................... 22Tableau 2 : Classement des locaux humides pour les plafonds suspendus ......................................... 22Tableau 3 : Les locaux à risques dans un hôpital ................................................................................ 23Tableau 4 : Classement des locaux exposés aux rayons X .................................................................. 24Tableau 5 : Epaisseur de plomb à mettre en œuvre pour la protection .............................................. 24Tableau 6 : Equivalence des matières en plomb ................................................................................ 24Tableau 7 : Classement des locaux suivant leur hygiène à respecter .................................................. 25Tableau 8 : Classement ISO des salles blanches et des locaux traités ................................................. 25Tableau 9 : Correspondance des classifications à la réaction au feu des matériaux ............................ 27Tableau 10 : Correspondance des classements de résistance au feu .................................................. 27Tableau 11 : Résistance au feu imposée aux éléments verticaux ....................................................... 29Tableau 12 : Résistance au feu des gaines techniques et des conduits (hors désenfumage) ............... 30Tableau 13 : Résistance et réaction au feu des conduits de désenfumage ......................................... 30Tableau 14 : Exigences de réaction au feu des plafonds suspendus ................................................... 30Tableau 15 : Valeurs minimales d’isolement acoustique à respecter : locaux publics ......................... 33Tableau 16 : Valeurs minimales d’isolement acoustique à respecter pour être label HQE : locauxpublics .............................................................................................................................................. 33Tableau 17 : Valeurs maximales des durées de réverbération : locaux publics ................................... 34Tableau 18 : Valeurs maximales des durées de réverbération pour être label HQE : locaux publics ... 34Tableau 19 : Valeurs maximales de niveau de pression vis-à-vis des bruits d’équipement : locauxpublics .............................................................................................................................................. 34Tableau 20 : Valeurs maximales de niveau de pression vis-à-vis des bruits d’équipement pour êtrelabel HQE : locaux publics ................................................................................................................. 34Tableau 21 : Exigences vis-à-vis de l’interphonie ............................................................................... 35Tableau 22 : Valeurs minimales d’isolement acoustique à respecter : locaux administratifs .............. 35Tableau 23 : Valeurs maximales de niveau de pression à respecter : locaux administratifs ................ 35Tableau 24 : Rayon minimum de cintrage dans le cas de la méthode traditionnelle........................... 45Tableau 25 : Tolérance de mise en œuvre – Béton et plaque de plâtre .............................................. 50Tableau 26 : Entraxe de vissage des plaques de plâtre ...................................................................... 51Tableau 27 : Rayon minimum de cintrage dans le cas de la méthode traditionnelle........................... 75Tableau 28 : Tolérances d’exécution des plafonds non démontables et du béton .............................. 78Tableau 29 : Tolérances de mise en œuvre pour des plafonds démontables...................................... 78 Page 11
  12. 12. 1 Introduction Le Projet de Fin d’Etudes (PFE) représente une partie importante de notre formation,avant l’obtention du diplôme. Il doit permettre de mettre en pratique certaines connaissances, etde travailler en autonomie sur un sujet précis, nécessitant une réflexion d’ingénieur. Ce sujet devait donc être un travail d’étude au sens propre, et non un travail demanagement, de gestion. Ayant un attrait pour les travaux, autrement dit pour les chantiers, j’aivoulu choisir un sujet de PFE technique et en rapport direct avec les travaux. Réaliser un guidepratique de la plâtrerie en hospitalier répondait à mes attentes. Avec une partie technique et règlementaire et une partie de détails d’exécution et retourd’expérience travaux, la réalisation du guide répondait aux critères d’un PFE et me permettaitégalement d’avoir une expérience dans le domaine de la construction de la constructionhospitalière. La réalisation de ce guide représente un enjeu pour l’entreprise DV Construction et legroupe Bouygues Entreprise France Europe. En effet, depuis quelques années, Bouyguesparticipe largement { la réalisation d’hôpitaux, dans le cadre du plan Hôpital 2007 (reconduit enplan Hôpital 2012). Une capitalisation des informations et des expériences semblait nécessaire. Après une brève présentation du groupe Bouygues et de l’entreprise DV Construction, uneprésentation plus approfondie de l’étude sera abordée. Ainsi, le plan Hôpital sera expliqué etl’implication du groupe Bouygues dans ce plan sera plus amplement développée. Le cadre del’étude sera présenté ainsi que la répartition du temps, durant ces 20 semaines, pour mener {bien cette étude. Dans un second temps, l’étude sera développée suivant 4 axes. Une première partie seraconsacrée au développement du projet, incluant, entre autre, la règlementation applicable auxhôpitaux et les différentes notions s’y apparentant.Les trois autres parties sont dédiées à des éléments constituant le lot plâtrerie : les cloisons, lesparois de gaines techniques et le désenfumage, et les faux plafonds. Chacune de ces partiesprésentent et définissent les différents termes et produits apparentés, les fournisseurs, etdécrivent la mise en œuvre de ces éléments. Cette étude a donc conduit à la conception d’un guide, composé de trois tomes,correspondant aux trois éléments étudiés, cités ci-dessus. Sa présentation constitue la dernièrepartie de ce mémoire. Page 12
  13. 13. 2 Présentation de l’entreprise 2.1 Le groupe Bouygues Bouygues est un groupe mondial et diversifié. En effet, il regroupe, à part entière ou enpartie, plusieurs entreprises : Figure 1 : Les entreprises du groupe Bouygues Le groupe Bouygues représente une part importante du marché puisqu’il représente unchiffre d’affaires d’environ 31,4 milliards d’euros en 2009 et emploie plus de 145 150collaborateurs : Effectifs Bouygues : Chiffre d’affaires 2009 145 150 collaborateurs consolidé par Bouygues : 31,4 Md€ 2,6 8600 4100 5,1 9,1 1600 53700 2,9 70500 12,7 Bouygues Construction (29 %) Colas (39 %) Bouygues Immobilier (9 %) Bouygues Telecom (15 %) TF1 (8 %) Figure 3 : Répartition de leffectif en 2009 Figure 2 : Répartition du chiffre daffaires en 2009 Page 13
  14. 14. 2.2 L’entreprise Bouygues construction et ses filiales Bouygues Construction représente trois grands métiers : travaux publics, bâtiment etélectricité/maintenance qui agissent sur l’ensemble de la planète : Figure 4 : Implantation de Bouygues Construction dans le monde Fort de ce rayonnement, son carnet de commandes et son chiffre d’affaires ne cessent decroître pour atteindre en 2009, 9,5 milliards d’euros, dont 4,2 milliards { l’international. Enfin, Bouygues Construction regroupe 7 entités : - Bouygues Bâtiment Ile de France - Bouygues Entreprises France-Europe - Bouygues Bâtiment International - Bouygues Travaux Publics - Pôle Entreprises spécialisées : VSL et DTP Terrassement - Pôle Concessions - ETDE Figure 5 : Répartition du chiffre daffaires au sein de Bouygues Construction Page 14
  15. 15. Figure 6 : Les entités de Bouygues Construction et leurs dirigeants 2.3 L’entité Bouygues Entreprise France-Europe (BYEFE), Cette entité participe { 30% du chiffre d’affaires de Bouygues Construction, ce quireprésente 2 850 millions d’euros. BYEFE met en collaboration environ 9 000 personnes. Elleregroupe une dizaine d’entreprises (NB : Norpac regroupe Norpac et Bouygues Belgium) : Figure 7 : Implantation de BYEFE en Europe Page 15
  16. 16. 2.4 L’entreprise DV Construction2.4.1 Présentation générale DV Construction est la branche de BYEFE qui agit sur le centre/sud-ouest - Orléans,Bordeaux, Tours, La Réole, Toulouse, Limoges. De plus, elle assure les activités de TravauxPublics et Ouvrages d’Art dans la région sud-est – Lyon et Aix en Provence. Figure 8 : Agences DV Construction DV Construction, entreprise générale, représente un chiffre d’affaires de 319 millionsd’euros. 960 collaborateurs permettent d’atteindre ce chiffre, en réalisant plus de 70 chantierspar an.2.4.2 La Direction Technique Dirigée par Thierry Delvert, la Direction Technique (DT) comporte une trentaine depersonnes. Elle regroupe plusieurs aspects d’un projet : les VRD (Voirie, Réseaux et Divers),l’Etude et Valorisation de Projets (EVP) en CES et en GO, les bureaux d’études de conception etd’études techniques, les méthodes, l’étude de prix gros œuvre et les fluides. Pour réaliser une étude de projet, les différents services de la DT interagissent : Phase commerciale EVP CES Etudes techniques et GO Projet Conception (structure, architectural VRD acoustique, …) Fluide Phase travaux Méthodes Figure 9 : Interaction des services de la DT Durant mon PFE, j’ai travaillé au sein du bureau d’études techniques, sous la tutelle d’ElisePOISON, Ingénieur Structure, spécialisée en acoustique. Page 16
  17. 17. 3 Présentation de l’étude 3.1 La politique actuelle des hôpitaux En 2002, l’Etat a enclenché un plan hôpital 2007, visant entre autre à moderniser lesstructures hospitalières. Ce plan a été reconduit en 2007 avec le plan hôpital 2012. Ce nouveau plan veutpoursuivre la dynamique dinvestissement et de modernisation des établissements hospitaliers.Ce plan prévoit le financement de 10 milliards deuros de projets dinvestissements. Deux catégories d’opérations sont éligibles au plan : - Les opérations de recomposition hospitalière et de mise en œuvre des Schémas Régionaux d’Organisation Sanitaire (SROS). Il détermine des priorités régionales, fixe des objectifs et évalue ses résultats. Le SROS doit permettre la rationalisation de loffre hospitalière, par : o linstauration de plateaux techniques sophistiqués ; o la réflexion sur des formes alternatives de soin, comme lhospitalisation à domicile (HAD) ; o loptimisation des moyens, notamment la complémentarité des établissements de santé, particulièrement en ce qui concerne les équipements lourds, comme les scanners ; o lamélioration de la qualité des soins. - L’accélération de la mise en œuvre des Systèmes d’Information Hospitaliers (SIH) dès lors qu’elle correspond { une informatisation du processus de soins. Le SIH couvre lensemble des informations utilisées dans un établissement de santé. 3.2 Objectif de l’étude à l’échelle de BYEFE Le plan hôpital permet d’affirmer qu’il y a un marché important autour des hôpitaux, quiva en grandissant. DV Construction et, plus généralement, Bouygues Bâtiment France-Europe,participe activement à ce plan. On dénombre déjà quelques projets hospitaliers en service(Nouvel Hôpital d’Estaing, …), certains en cours de réalisation (Nouvel Hôpital de Metz, Hôpitalde Purpan (Toulouse), Hôpital de Bourgoin, …) et d’autres en projet d’étude (URM – Urgence,Réanimation, Médecine – Toulouse, Hôpital de Parthenay). Les marchés hospitaliers traités par BYEFE sont soit des marchés publics auxquelsBYEFE répond en entreprise générale ou dans certains cas en lots séparés (macro lotcomprenant le GO, le clos-couvert et le lot plâtrerie – la plâtrerie est souvent regroupée avec leclos couvert), soit des marchés Conception/Construction, soit des PPP (PartenariatsPrivé/Public). Page 17
  18. 18. Figure 10 : Carte des hôpitaux réalisés par BYEFE Le lot plâtrerie représente toujours une part importante dans les hôpitaux (exemples :90 000 m² de cloison sur le Nouvel Hôpital d’Estaing, 60 000 m² sur l’hôpital de Bourgoin,100 000 m² sur l’hôpital de Purpan) ainsi qu’un coût important, de 2 { 6 millions d’euros (soit 1à 2% du marché). C’est pourquoi il existe un réel besoin de créer un document regroupant latechnique et le règlementaire des produits présents dans le lot plâtrerie et rassemblant diversesexpériences travaux. Ceci, afin de capitaliser l’information, les techniques et l’expérience, pourêtre plus performant. Ce guide est destiné aux équipes de la Direction Technique et de la Direction Travaux. Ilse doit d’être simple, complet et intuitif. 3.3 Le cadre de l’étude Comme évoqué auparavant, l’étude porte sur le lot plâtrerie. On entend par cette entité : - Les cloisons sèches classiques - Les cloisons sèches spécifiques : pour les locaux humides, pour les locaux à émission de rayons X, pour les locaux { acoustique spécifique, … - Les gaines techniques (contre-cloison et conduits techniques) - Les faux plafonds Page 18
  19. 19. Ces termes sont définis et règlementés par le DTU 25.41 « Ouvrages en plaques deplâtre ».A noter : chaque produit du commerce est, ensuite, complété par un Procès Verbal d’essai,garantissant son emploi et ses caractéristiques. L’étude est divisée en deux grandes parties : la phase développement de projet et la phasechoix et mise en œuvre des produits. La phase développement de projet reprend les textesrèglementaires, les notions et différents calculs à mener pour le choix des produits. La phasechoix et mise en œuvre est divisée suivant les produits de plâtrerie étudié (cloisons, parois desgaines techniques, désenfumage et faux plafonds) et comprend les différents produits etsolutions, le traitement des interfaces et la logistique liée au chantier. Pour réaliser cette étude, j’ai interagi avec plusieurs services : Figure 11 : Positionnement du Projet de Fin d’Etude dans la DT 3.4 Le déroulement de l’étude Afin de bien répartir son temps de travail, il est nécessaire de faire un planning desdifférentes tâches à effectuer avant de commencer l’étude. Voici donc un schéma heuristiquereprenant les différents points à traiter et les durées à y consacrer : Page 19
  20. 20. 4 Le développement de projet 4.1 Avant propos sur la typologie d’un hôpital4.1.1 Définition de quelques termes 4.1.1.1 Les cloisons et contre-cloison D’après le DTU 25.41 : - Cloisons : « paroi verticale de distribution autostable, non porteuse, à deuxparements { l’intérieur d’une construction et régnant sur toute la hauteur entre plancher bas etplafond fixe (non démontable) ou plancher haut et séparant deux locaux » ; - Contre cloisons : « paroi verticale, non porteuse, { un seul parement { l’intérieurd’une construction, régnant sur toute la hauteur entre plancher bas et plafond fixe (nondémontable) ou plancher haut et doublant une paroi existante. L’ossature verticale ouhorizontale de la contre cloison peut ou non comporter des appuis intermédiaires la reliant àcette paroi ». 4.1.1.2 Les parois des gaines techniques D’après le DTU 25.41 : « les parois des gaines techniques sont des parois verticale auto-stables, non porteuses { une, deux, trois ou quatre faces, { l’intérieur d’une construction etrégnant sur toute la hauteur entre plancher bas et plancher haut, et assurant l’encoffrementd’équipements techniques. Ces parois doivent en outre satisfaire à des exigences propres à cetype d’ouvrage (isolation acoustique, protection incendie, …) ». 4.1.1.3 Le désenfumage Le désenfumage constitue un circuit grâce auquel les fumées peuvent être évacuées pourêtre remplacée par de l’air frais. Il est constitué par deux types deconduits : les conduits d’extraction de fumées, qui doivent résister àun feu intérieur, et les conduits d’amenée d’air frais, qui doiventrésister à un feu extérieur. Ils sont chacun équipés de voletscommandés à distance, situés en hauteurpour l’évacuation des fumées et en partie Figure 12 : Cycle de désenfumagebasse pour l’amenée d’air. 4.1.1.4 Les plafonds suspendus (faux-plafonds) D’après la norme NF EN 13964, les plafonds suspendus sont des « plafonds suspendus aumoyen d’un système de suspension ou par une ossature ou profil de rive fixé directement { lastructure porteuse, à distance du panneau ou de la toiture le surplombant ». Le DTU 58.1 défini le caractère démontable ou non du plafond. Si l’élément d’habillage estfixé { demeure sur l’ossature support, le plafond n’est pas démontable ; sinon il est démontable.4.1.2 La conception architecturale La trame de construction, la plus courante pour un hôpital, est7,20 m par 7,20 m On peut cependant trouver des variantes à 3,60 m (soit unedemi-trame). Figure 13 : Trame dun hôpital Page 20
  21. 21. Les hauteurs d’étage, sont sensiblement les mêmes d’un établissement { un autre. On distingue deux zones : - Les étages bas, avec une hauteur sous dalle allant de 4,20 m à 4,55 m, regroupant les plateaux médico-technique, les secteurs ambulatoires, la médecine nucléaire, … (Faux plafond à 3,20m en général) - Les étages hauts, avec une hauteur sous dalle allant de 3,45 m { 3,55 m, regroupant les secteurs d’hospitalisation, les plateaux tertiaires, … (Faux plafond à 2,50m en général) Figure 14 : Exemple de configuration des hauteurs détageOn peut, de plus, généraliser la typologie de certains locaux :- Chambre 1 lit : surface de 16 à 19 m² avec une largeur { l’axe de 3,50 m à 3,60 m (= une demi-trame). Figure 15 : Schéma dune chambre 1 lit- Chambre 2 lits : surface de 24 à 26 m² avec une largeur à l’axe de 3,50 à 3,60 m (= une demi-trame). Figure 16 : Schéma dune chambre 2 lits- Bureaux administratifs : surface de 10 à 12 m² avec une largeur { l’axe de 2,35 à 2,40m (= une trame). Figure 17 : Schéma dun bureau administratif- Bureaux avec poste de soins ou box de consultation : surface de 14 à 17 m² avec une largeur de 3,00 m { 3,60 m { l’axe. Figure 18 : Schéma d’un box de consultation- Salle d’opérations : surface variant de 40 à 75 m² suivant l’utilisation, avec une largeur { l’axe de 7,20 m (= une trame). Figure 19 : Schéma dune salle dopérations Page 21
  22. 22. 4.1.3 La définition des locaux 4.1.3.1 Les groupes de locaux Plusieurs pièces sont à définir dans le milieu hospitalier : les chambres, les sanitaires etvestiaires, les circulations, les blocs opératoires, les salles de radiologies, les box de consultation,les bureaux, les salles de détente, vestiaires, … Afin de réduire les cas à étudier, les normes ontdéfinit 5 groupes de locaux : - Locaux d’hébergement et de soins ; - Salles d’examen et de consultations, bureaux médicaux et soignants, salles d’attente ; - Salles d’opérations, d’obstétrique et salles de travail ; - Circulations internes ; - Autres locaux. 4.1.3.2 Les locaux humides 4.1.3.2.1 Classement général des locaux D’après le cahier n°3567 du CSTB de Mai 2006, les locaux humides sont classés suivantleur exposition { l’humidité : Type Dénomination Description Taux hygrométrie W/n Locaux secs ou faiblement EA Faible hygrométrie ≤ 2,5 g/m3 humide EB Locaux moyennement humide Hygrométrie moyenne 2,5<W/n<5 g/m3EB+Privatif Locaux privatif humides Forte hygrométrie 5<W/n<7,5 g/m3EB+Collectif Locaux collectifs humides Forte hygrométrie 5<W/n<7,5 g/m3 Très forte EC Locaux très humides >7,5 g/m3 hygrométrie Tableau 1 : Classement des locaux humidesLe choix des plaques se fait ainsi en fonction de ce taux d’hygrométrie. Le DTU 25.41 impose : - Des plaques standard, de type A (cf. Partie 5 : La base de données) pour les locaux EA et EB - Des plaques hydrofuge, de type H1 (cf. Partie 5 : La base de données) pour les locaux EB+privatifs Les locaux EB+Collectif et EC ne sont pas traités par le DTU 25.41. Généralement, lecloisonnement de ces locaux s’effectue { l’aide d’une mise en œuvre spécifique ou { l’aideplaques de ciment (dérivées des plaques de plâtres). 4.1.3.2.2 Classement des locaux pour les plafonds suspendus à base d’éléments d’habillage en plâtre (hors plaque de plâtre) Le DTU 58.1 propose un classement des locaux par rapport à l’humidité, propre { la miseen œuvre des plafonds suspendus : Classe Ambiance maximum Correspondance avec le classement CSTB A 70% HR et 25°C EA et EB B 90%HR et 30°C EB+Privatif >90%HR C EB+Collectif et EC Risque de condensation >90%HR – Risque de condensation et D EB+Collectif et EC ambiance agressive Tableau 2 : Classement des locaux humides pour les plafonds suspendus Page 22
  23. 23. 4.1.3.3 Les locaux à risques D’après l’Article U13 du règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP, dispositions particulières pour le type U : Groupe de Locaux à risques particulier Désignation locaux Moyen Importants Si la puissance des appareils de cuisson ou de remise en température est > 20 kW ou Cuisines en cas d’utilisation de friteuse ouverte, quelle que soit la Locaux puissance fonctionnels Si point chaud ou 5 m3 < V < Menuiserie ou 200 L < Q < Ateliers techniques 100 m3 ou 10 L < Q < 200 L 400 L ou V > 100 m3 Local fermé d’accès d’ambulance Oui Stérilisation et/ou centrale Oui d’oxyde d’éthylène Stockage des gaz médicaux 50 L < CE < 200 L CE > 200 LLocaux où sont Q > 400 L sans Groupe de locaux de laboratoires, 10 L < Q < 400 L avec un utilisés ou communication avec le pharmacie maximum de 200 L par local stockés des bâtiment liquides Réserves 10 L < Q < 100 L Interdit inflammables Services ou unités de soins 3 L < Q < 10 L (par local) InterditLocaux où sont Archives 50 m3 < V < 100 m3 (*) V > 100 m3 (*) stockés des Lingerie, Locaux de déchets, Autres matières 5 m3 < V < 100 m3 (*) V > 100 m3 (*) réserves, Pharmacie inflammables Tableau 3 : Les locaux à risques dans un hôpital Légende : Q : Quantité de liquides inflammables, exprimée en litres, quelle que soit leur catégorie. V : Volume des locaux, exprimé en mètres cubes. (*) : Volume à doubler si le local est dans un espace qui ne comporte pas de locaux à sommeil. CE : Capacité en eau Ces locaux à risques font généralement l’objet d’une sécurité incendie renforcée (cf. § 4.2 Sécurité incendie). 4.1.3.4 Les locaux à émissions de rayons X Les salles possédant des appareils émettant des rayons X ou des champs magnétiques (IRM), doivent faire l’objet de protections particulières. On recense trois types de protection suivant les utilisations des locaux : - Les cloisons plombées : Ce sont des cloisons en plaques de plâtre dans lesquelles est incorporée une feuille de plomb de faible épaisseur (jusqu’{ 2mm en général). Cette dernière a pour but de stopper les faibles radiations. Ce type de cloison est utilisée pour les salles de radiologie (radiographie, mammographie, ostéodensimétrie, …) et pour les salles de scanner. L’épaisseur du plomb est déterminée { l’aide des normes NF C15-160 « Installations pour la production et l’utilisation de rayons X » et NF C15-161 « Installations de radiodiagnostic médical et vétérinaire (hors dentaire) ». Page 23
  24. 24. Afin de simplifier les cas, les locaux sont classés suivant leur exposition, d’après la norme NF C15-161 : Locaux et espaces voisins Code Déshabilloirs et sas I Salles de travails et de séjour du personnel directement II affecté à des travaux sous rayonnement Corridors, dégagement, escaliers, ascenseurs, toilettes etLocaux ou lieux placés sous la surveillance tous lieux analogues à occupation transitoire. Cours, jardin III exclusive de l’utilisateur responsable et tous lieux analogues Salles de travails et de séjour du personnel non directement IV affecté à des travaux sous rayonnement Chambres d’hospitalisation, salles d’attente IV Lieux de passage sans stationnement de personnes (voies V Lieux non placés sous la surveillance publiques, etc.) exclusive de l’utilisateur responsable Lieux matériellement inaccessibles pendant l’irradiation VI Tous les autres lieux VI Tableau 4 : Classement des locaux exposés aux rayons X La détermination de l’épaisseur de plomb par la méthode analytique ( cf. NF C15- 160) étant complexe, seule la méthode simplifiée (cf. NF C15-161) apparaît ici. Elle donne, suivant le classement des locaux précédent, les valeurs de plomb nécessaire pour la protection : Ostéodensimétrie, mammographie ou Radiographie TomodensimétrieDésignation radioscopie exclusives des lieux Plafond ou Parois Parois latérales Plafond Plancher Plancher, plafond plancher latérales I 0,2 0,2 0,2 0,5 0,5 0,2 II III V 0,2 0,5 0,2 1,5 1 1 IV 0,5 0,5 0,5 2 1,5 1 VI 0,5 1 1 2,5 2 1,5 Tableau 5 : Epaisseur de plomb à mettre en œuvre pour la protection Nota : le constructeur des appareils, informe généralement sur l’épaisseur de plomb nécessaire pour la protection. Il faut bien évidemment respecter cette dernière valeur. On peut noter que la norme exige une certaine qualité du plomb : pureté minimale de 99,97%. Enfin une équivalence en plomb de certains matériaux est fournie afin de pouvoir présenter d’autres solutions de cloisonnement : Epaisseur équivalente de matière Epaisseur de plomb Béton Béton baryté (ρmoy = 2,35 kg/m3) (ρmoy = 3,2 kg/m3) 1 mm 90 12 2 mm 176 22 Tableau 6 : Equivalence des matières en plomb - Les cloisons faradisées : Ce sont des cloisons sur lesquelles est disposé un maillage en cuivre. Ce dernier a pour but d’empêcher les ondes de radiofréquences émises par l’appareil de sortir de la salle et les ondes de radiofréquences extérieures de pénétrer dans la salle. Page 24
  25. 25. Généralement, le maillage de cuivre est disposé sur toutes les parois de la salle (plafonds, murs, portes, …) formant ainsi une cage de Faraday. Ce type de cloisons est utilisé pour les salles d’IRM. Le maillage étant indépendant de la cloison, qui peut être en plaque de plâtre, la cage de Faraday n’est pas détaillée ici. - Les bunkers : Réalisés en béton (baryté, généralement) d’épaisseur variant jusqu’{ 2,00m, il permet de stopper les radiations importantes émises lors de radiothérapie, curiethérapie, … Ne concernant pas des cloisons en plaque de plâtre, les bunkers ne sont pas traités dans cette étude. 4.1.3.5 L’hygiène des locaux La norme NF S 90-351 définit les risques sanitaires des locaux d’un ERP type U : Nombre deDésignation Niveau Risques particules Locaux concernés selon la norme de la zone Requis sanitaires supérieures à 0,5µm/m3 d’air Locaux non A Minimes - Halls, bureaux, services administratifs et techniques spécifiques Circulations, salles d’attente, consultations externes, B ISO 8 Moyens 3 500 000 maternités, long et moyens séjour, hébergement pour personnes âgées, sanitaires, blanchisserie, pharmacies Réanimations, laboratoires, nurseries, pédiatrie, C ISO 7 Elevés 350 000 hémodialyse, radiologie, salle de réveil, d’accouchement, d’autopsie Très Soins intensifs, blocs opératoires, urgences, services de D ISO 5 3 500 élevés greffe, de brûlés Tableau 7 : Classement des locaux suivant leur hygiène à respecter Ce classement importe notamment sur le choix des plafonds suspendus. En effet, généralement les cloisons et le sol sont recouvert d’un revêtement, choisi en conséquence mais ne faisant pas partie du lot plâtrerie ; les plafonds, eux, ont généralement un aspect fini, laissé tel quel (quelque fois recouvert d’une couche de peinture) et doivent donc de par leur finition assurer le niveau d’hygiène requis. Nota : les niveaux ISO sont définis par la norme ISO 14-644, comme suit : Nombre de particules supérieures à (particules(µm)/m3) d’air Classification 0,1 µm 0,2 µm 0,3 µm 0,5 µm ISO 1 10 2 ISO 2 100 24 10 4 ISO 3 1 000 240 102 35 ISO 4 10 000 2 400 1 020 350 ISO 5 100 000 24 000 10 200 3 500 ISO 6 1 000 000 240 000 102 000 35 000 ISO 7 350 000 ISO 8 3 500 000 ISO 9 35 000 000 Tableau 8 : Classement ISO des salles blanches et des locaux traités Page 25
  26. 26. 4.2 La sécurité incendie Les Etablissements Recevant du Public (ERP) étant destinés à recevoir du public, commeson nom l’indique, ils doivent être intransigeant au niveau de la sécurité incendie. Ainsi, il existeun « règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux établissements recevant du public ». Cedernier comporte plusieurs parties. Deux d’entre elles nous intéresse dans notre cas : - La partie généraliste de construction, dont les articles sont précédés par CO. - La partie concernant particulièrement les constructions de type U, dont les articles sont précédés par U.4.2.1 Le classement des ERP Les ERP font l’objet d’un classement particulier suivant le type et la catégorie : - Le type correspond à la nature du bâtiment (ex : O – Hôtels et pensions de famille ; T – Salles d’expositions, …). Les établissements sanitaires sont classés en structure de type U. - La catégorie correspond { l’effectif total de l’établissement, ou encore à la capacité maximum d’accueil. On dénombre 5 catégories : o 1ère catégorie : + de 1500 personnes o 2ème catégorie : de 701 à 1500 personnes o 3ème catégorie : de 301 à 700 personnes o 4ème catégorie : de 100 à 300 personnes o 5ème catégorie : - de 100 personnes.4.2.2 Les notions relatives à la sécurité incendie 4.2.2.1 La réaction au feu La réaction au feu est la manière dont le matériau va se comporter comme combustible.Cette définition est gérée par l’Arrêté du 20 décembre 2002 Il existe une classification française et une classification européenne. o Classification française : elle est écrite par le CSTB. On y dénombre 5 catégories de M0 à M4, M0 étant le plus difficilement inflammable. A noter, une classe NC pour les matériaux non classé. o Classification européenne : elle divise les matériaux de construction en deux parties : les sols et les autres produits. Le classement des sols est précédé de l’indice « fl », pour différencier du reste. On dénombre 5 catégories A2, B, C, D et E, correspondant à la classification française (F correspondant à NC) et une catégorie faisant entrer en jeu la notion d’incombustible : A1. En complément, la norme européenne tient compte de deux autres critères : l’opacité des fumées (quantité et vitesse) s1 { s3 – respectivement dégagement très limité, limité, autre - et les gouttelettes et débris enflammés d0 à d2 – respectivement pas de gouttelettes, gouttelettes pendant au plus 10s, autres -. Page 26
  27. 27. La correspondance des classifications se fait ainsi, d’après l’Arrêté du 20 décembre 2002 : Classement européen (NF EN 13-501-1) Classement français A1 - - Incombustible A2 s1 d0 M0 s1 d1 A2 s2 d0 M1 s3 d1 s1 d0 B s2 d1 M1 s3 - s1 d0 C s2 d1 M2 s3 - s1 d0 M3 D s2 d1 M4 s3 - (sans gouttant) E - d2 M4 F - - NC Tableau 9 : Correspondance des classifications à la réaction au feu des matériaux 4.2.2.2 La résistance au feu Elle caractérise le temps pendant lequel les éléments de construction conservent leurs caractéristiques mécaniques et d’isolation. Elle est définit par l’Arrêté du 22 Mars 2004 qui introduit une nouvelle classification européenne. Les différents niveaux de résistance au feu correspondant à des durées, le classement européen exige de notifier cette durée en minutes (et non en heures, comme dans la classification française). Classement Classement Explications Désignation français européenCapacité portante SF R L’élément assume sa fonction L’élément est stable au feu etEtanchéité au feu PF E étanche aux flammes L’élément est stable au feu,Etanchéité au feu étanche aux flammes et la EI (REI si élément et isolation CF température du côté non porteur) thermique exposé ne dépasse pas 140°C en moyenne E ou EI avec Coupe feu de CFT indication du sens traversée du feu (i→o, o→i) Tableau 10 : Correspondance des classements de résistance au feu Figure 20 : Illustration du classement européen Page 27
  28. 28. 4.2.2.3 Les différentes zones liées à la sécurité incendieLes zones protégées : Ce sont des zones délimitées par des cloisons caractérisées par un coupe- feu particulier, nécessaires lors de la présence de locaux à sommeil. Le passage d’une zone protégée { une autre se fait obligatoirement par les circulations.Les zones de mise { l’abri : Si la zone protégée regroupe plus de 20 lits, cette dernière doit être recoupée en zones de mise { l’abri de capacité maximum de 20 lits et ayant le même ordre de grandeur de capacité. Elles sont isolées entre elles par des cloisons de degré coupe feu spécifiques.Les compartiments : Volume { l’intérieur duquel les exigences de résistance au feu ne s’appliquent pas. Ils sont autorisés dans les espaces sans locaux { sommeil ou dans les espaces avec locaux { sommeil mais disposant d’une surveillance humaine particulière et permanente. Ils sont délimités par un cloisonnement ayant une résistance au feu spécifiée. 4.2.2.4 La notion de coupe feu et de coupe feu de traversée On parle de coupe feu pour une paroi (ou une ouverture : porte, trappe,châssis vitré) séparant deux locaux, le feu pouvant seulement se transmettre par lebiais de la paroi : Figure 21 : Notion de coupe feu On parle de coupe feu de traversée en présence de gaine technique ou deconduits traversant plusieurs locaux, en horizontal ou en vertical. En effet, le feupeut encore se propager par le biais de la paroi (ou de la dalle) mais il peutégalement se transmettre par le biais du conduit ou de la gaine : c’est le coupe feude traversée : Figure 22 : Notion de coupe feu de traversée4.2.3 Les textes règlementaires 4.2.3.1 Le cloisonnement La règlementation fixe les différents niveaux de résistance au feu des éléments verticaux Selon les codes de construction en vigueur, 4 types de structure sont identifiables : - Les bâtiments sur un seul niveau ; - Les bâtiments ayant une hauteur inférieure à 8 m ; - Les bâtiments ayant une hauteur de 8 m à 28 m ; - Les bâtiments de grande hauteur, supérieure à 28 m. Page 28
  29. 29. Chaque type de bâtiment se décline ensuite selon les 5 catégories définies dans leclassement des ERP : 1ère, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème catégorie. D’après le règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux établissements recevant dupublic : dispositions générales et le règlement de sécurité contre l’incendie relatif auxétablissements recevant du public, dispositions particulières du type U Type RDC H<8m 8 m < H < 28 m H > 28 m Catégorie 1-2-3-4-5 1-2-3-4-5 2-3-4-5 1 1-2-3-4-5 Structure SF h SF 1h SF 1h SF 2h Locaux à Cloison CF h CF 1h risques courants Porte PF h* Locaux à Cloison CF 1h risques moyens Porte PF h* Locaux à Cloison CF 2h risques importants Porte CF 1h * Locaux non Cloison PF h réservés au sommeil Porte PF hLocaux réservé Cloison CF h CF 1h au sommeil Porte PF h Blocs Parois CF 2h opératoires Portes CF h* Espaces spécifiques Paroi CF 1h (réa, dyalise,soins intensifs, Portes PF 1h * …) Cloison PF h PF 1h PF 1h PF 2hCompartiment Porte CF h CF 1h CF 1h CF 2h Cloison CF 1hZone protégée Porte PF h*Zone de mise à Parois CF 1h l’abri Portes CF h* * : Nécessite l’ajout d’un ferme porte ou d’une fermeture automatique Tableau 11 : Résistance au feu imposée aux éléments verticaux Page 29
  30. 30. 4.2.3.2 Les gaines techniques et les conduits (hors désenfumage) D’après le règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux établissements recevant dupublic : dispositions générales et le règlement de sécurité contre l’incendie relatif auxétablissements recevant du public, dispositions particulières du type U : Local traversé ou desservi Conduits Risques courants et moyens Risques importants Conduits d’eau en charge Pas de spécification Pas de spécification d < 75 mm Pas de spécification Pas de spécification 75 < d < 125 mm PF de traversée 1/2h PF de traversée 1/2h -Si le conduit ne dessert pas le local : 125 mm < d < 315 mm PF de traversée 1/2h CF de traversée = CF de la paroi -Sinon : PF de traversée1/2h Gaine : MO ou A2 s2 d0 Gaine : MO ou A2 s2 d0 CF de traversée = CF de la paroi CF de traversée = CF de la paroid > 315 mm = gaine obligatoire (ou CF 1h maxi) (ou CF 1h maxi) Trappe : PF ½ h Trappe : PF ½ h Tableau 12 : Résistance au feu des gaines techniques et des conduits (hors désenfumage) 4.2.3.3 Le désenfumage D’après l’Instruction technique n°246 du 22 mars 2004 : relative au désenfumage dansles établissements recevant du public : Conduits Résistance au feu Réaction au feu Les conduits traversent d’autres locaux Ventilation CF de traversée = CF de la paroi A2 s2 d0 (ou MO) Extraction des fumées CF = CF de la paroi A2 s2 d0 (ou MO) Les conduits ne traversent pas d’autres locaux Ventilation ou extraction des SF ¼ h SF ¼ h fumées Tableau 13 : Résistance et réaction au feu des conduits de désenfumage 4.2.3.4 Les plafonds suspendus D’après le règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux établissements recevant dupublic : dispositions générales, article AM4 : Désignation Réaction au feu M1 sur la totalité Elément d’habillage (plaques ou dalles) ou M1 et 25% maximum de la surface totale en M2 dans les dégagements ou M3 dans les locaux Suspentes et fixation M0 Isolation (si e≥5mm) A2 s2 d0 (ou M0) Tableau 14 : Exigences de réaction au feu des plafonds suspendus Page 30
  31. 31. 4.3 L’acoustique L’hôpital est un établissement public où cohabitent patients, médecins, infirmière etvisiteurs. Pour le bien être de tous, un niveau acoustique spécifique est à respecter. Il permetainsi la confidentialité des discussions mais aussi le calme vis-à-vis des circulations et sallesd’attente qui peuvent s’avérer très bruyantes.4.3.1 Les notions d’acoustique 4.3.1.1 Le bruit et le niveau de bruit Le bruit correspond à un mélange confus de sons. Ce mélangeest caractérisé par sa fréquence en Hertz et par son niveau en décibels(dB). L’acoustique se base essentiellement sur les décibels, que ce soitau niveau calculatoire, ou au niveau règlementaire. Pour mieuxpercevoir cette notion de niveau de bruit et de décibels, voici uneéchelle de son : L’échelle des décibels n’étant pas linéaire (logarithmique), onpeut noter qu’en augmentant un bruit de 3dB, on « double » lapuissance acoustique du bruit. Figure 23 : Echelle de son en décibels 4.3.1.2 Les différents types de bruitIl existe 5 sources de bruit identifiables : - Bruits aériens : ils se transmettent par la voie de l’air et peuvent être intérieurs ou extérieurs. Ils sont caractérisés, au niveau des calculs, par les valeurs d’indices d’affaiblissement et d’isolement acoustique. - Bruits solidiens : ils se transmettent par l’intermédiaire d’un élément vertical (mur, fenêtre, …), puis se diffusent dans l’air. Ils sont caractérisés, au niveau des calculs, par le niveau de pression acoustique (niveau de bruit) et l’absorption acoustique des matériaux. - Bruits d’impact ou de choc : ce sont des bruits solidiens mais transmis par un élément horizontal (sol). - Bruits de voisinage : issu de l’activité humaine. Ils sont généralement pris en compte dans les valeurs règlementaires de confort acoustique. - Bruits d’équipement : ils sont soit solidiens, soit aériens. Ils sont notifiés dans les textes règlementaires. 4.3.1.3 Le temps de réverbération C’est le temps que met l’intensité du son pour décroître de 60dB, après que la sourcesonore ait cessé d’émettre. Plus les matériaux sont absorbants, plus le temps de réverbérationdiminue. Le temps de réverbération est obtenu à partir de la formule de Sabine : Avec : V : volume du local (m3) A : aire d’absorption équivalente : Avec : Si : surface du matériau i (m²) αi : coefficient d’absorption du matériau i Page 31
  32. 32. 4.3.1.4 L’indice d’affaiblissement d’un matériau C’est une caractéristique intrinsèque au matériau (ou { l’assemblage de plusieursmatériaux – les cloisons, par exemple). Il correspond à la performance face à un bruitd’émission. Ra s’utilise pour des bruits aériens intérieurs (ou pour les bruits du trafic aérien). 4.3.1.5 L’isolement acoustique Il caractérise le local de réception face { un local d’émission de bruit et dépend de lanature des séparatifs mise en œuvre dans le local. Il est obtenu { l’aide d’une formulesimplificatrice : Avec Ra : affaiblissement du matériau ou du complexe (dB) V : volume de la pièce de réception du bruit (m3) S : surface de la paroi commune de séparation (m²) Β : coefficient fonction du temps de réverbération : pour pour pour a : perte d’isolement pas transmission par les parois latérales et 4.3.1.6 Le niveau de pression acoustique Théoriquement, c’est la pression acoustique convertie àl’échelle des décibels (dB). La pression acoustique (Pa) correspond { lavariation de pression de l’air produite par une source de bruit. Afin de mieux percevoir cette notion, voici un tableau recensantcertains bruits : De manière pratique, deux notions traduisent ce niveau depression acoustique : les bruits de chocs (ou d’impact) et les bruitsd’équipements. - Les bruits de chocs : Ils correspondent aux bruits d’impact sur le sol, aux pas des personnes utilisant le local d’émission, ou Figure 24 : Echelle des bruits de chocs et aux chocs provoqués par une machine à laver par exemple. d’équipement - Les bruits d’équipements : Ils sont caractérisés par le niveau de pression L nAT en dB(A). Ils correspondent soit { des bruits d’équipement individuels (robinetteries, les chutes d’eaux (sanitaires et pluviales), le chauffage et la ventilation individuelle) ou à des bruits d’équipements collectifs (les ascenseurs, les vide-ordures, la chaufferie collective et la VMC). 4.3.1.7 La notion d’interphonie Elle est le pendant du coupe-feu de traversée, en termes d’acoustique.En effet, l’interphonie est en fait le pont phonique crée par une gaine (ou unconduit), qu’il faut résorber pour conserver l’isolement entre deux locaux : L’interphonie est caractérisé par un affaiblissement limite des paroisdes gaines, ou conduits, Σ (Rw+C)gt, à respecter. Cet affaiblissementcorrespond à la somme des affaiblissements des parois de la gaine ou duconduit. Figure 25 : Notion d’interphonie Page 32

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