L’IntéGration De La Femme Au  Maroc(2)
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    L’IntéGration De La Femme Au  Maroc(2) L’IntéGration De La Femme Au Maroc(2) Presentation Transcript

    • L’intégration de la femme au Maroc
      Réalisé par :
      Hariss réda
      Halal selma
      Boualaoui najoua
      Encadré par :
      Mme Mahjoubi
    • Plan de l’exposé :
      Introduction S
      Ses obstacles R
      Son évolution N
      Ses Perspectives S
      Modèle asiatique R
      Conclusion N
    • Introduction :
      Le thème que nous abordons n'est pas un thème spécifique à notre époque, comme il le paraît, en tant que "rôle nouveau de la femme" dans la société, il serait peut être utile de rappeler, que la femme a joué son rôle pluridimensionnel dès l'antiquité à nos jours en tant qu'élément du développement des êtres et des civilisations dans des fonctions économiques, sociales et culturelles.. Si l'homme a inventé la chasse, la femme a géré la famille, l'organisation de ses besoins urgents, sa survie et pérennité. Elle a initié la passation du savoir, la gestion du quotidien par un rôle utilitaire et solidaire, éducatif et créatif. Et si aujourd'hui on parle de son accès au champ économique, nous lui devons la mémoire des femmes qui les définit en tant qu'éléments du développement, que les lectures et les conditions n'ont pas toujours su reconnaître.
      Le thème donc que nous traitons aujourd'hui équivaut à l'intégration de la femme au développement.
    • La femme marocaine :
      Autrefois
      Aujourd’hui
    • Les obstacles :
      Les femmes qui sont à la fois porteuses et bénéficiaires des projets, ont beaucoup d'obstacles à surmonter, et en priorité leur vulnérabilité sociale et économique :
      • Pauvreté et marginalisation
      • Discrimination
      • Souffrance d'une lourde charge de travail à la maison même.
      • Chômage et conflits
      =>Les conditions géopolitiques et les conflits durables, engendrent des régressions importantes au niveau social et familial, l'abandon des études, l'enfermement, les violences conjugales, le manque d'accès aux informations…etc
    • La perception de la femme comme être mineur est confortée par tout un héritage socio- culturel contraire à son émancipation et à l’égalité entre les sexes. Cette discrimination est entérinée par les différentes instances de socialisation de l’individu ( famille, école, médias, etc..). Ainsi en est-il des croyances en rapport avec le sexe du fœtus ( à titre d’exemple, à l’état fœtale, la fille est perçue comme fatiguant davantage la mère que le fœtus mâle),des rites de la naissance, des pratiques vestimentaires et ludiques ( les garçons auront des armes et des voitures comme jouets contre les poupées et des ustensiles de ménage pour les filles… ), des idées et pratiques relatives Au corps ( contrôle de tout désir sexuel chez la fille quasi- sacralisation de la virginité..). C’est aussi le cas des
      relations au sein de la famille ( le garçon, dés son âge, peut mettre à son service toutes ses sœurs et l‘ensemble des éléments féminins de la famille) et à l’école ( le système scolaire reproduit les préjugés sexuels et les amplifie à travers par exemple les contenus des manuels scolaires..)
    • -Suite-
      En conclusion il s’avère que le caractère multidimensionnel de la précarité de la condition féminine est intimement lié aux rapports sociaux et aux fondements institutionnels de la société. Comme le notent les rédacteurs du plan d’action, « le statut actuel des femmes n’est pas uniquement le fait ou le résultat d’un héritage culturel immuable, il est reproduit quotidiennement par l’Etat à travers les choix opérés par ce dernier, qui ne sont jamais neutres de la perspective du genre. Les institutions participent par un ensemble de règles officielles et écrites ( textes de lois ou décrets, manuels scolaires) ou par le biais de règles non écrites (normes et valeurs) à fixer durablement les manières de faire au point qu’elles paraissent naturelles ou inchangeables, d’où la nécessité de changer les pratiques institutionnelles si l’on veut changer les relations inégales »(8).
      En effet, ce n’est qu’en 2004 que l’on a transformé le statut légal de la femme marocaine pour la reconnaître égale à son conjoint. De plus, en 2007, la représentation féminine au parlement marocain se chiffrait à 10,35 %, comparativement à une moyenne mondiale de 15,2 %. «C’est heureux, mais pas satisfaisant»,
      Également, le milieu rural reste à sensibiliser. «Effectivement, les idées progressistes sont plus retrouvées en milieux urbains»,
      Ainsi, afin de changer les choses, le Maroc devrait réduire le taux d’analphabétisme. De plus, compter sur l’éducation comme moyen d’aider la libération des femmes, en raison de ses retombées évidentes sur les mentalités masculines et féminines les plus rigides
    • Evolution :
      La promotion de la femme et son intégration au développement a toujours fait partie des préoccupations
      des pouvoirs publics au Maroc. Elle a cependant souffert d’une approche sociale et humanitaire de la question
      féminine qui n’a donné que des résultats limités.
      Il est certain que des avancées plus ou moins importantes ont été réalisées en faveur de l’amélioration de
      la situation de la femme marocaine dans plusieurs domaines:
    • -Suite-
      Ainsi, en matière d’éducation, la scolarisation des
      filles en milieu urbain progresse. En matière de participation à l’activité
      économique, la population féminine active est estimée en 1999 à 29,3% de la population active totale. La femme
      marocaine a réussi dans une certaine mesure à intégrer le marché de l’emploi, tant au niveau du secteur privé que
      dans l’administration. En outre, et grâce à la politique de planification familiale, la femme a une plus grande
      maîtrise de son corps. Les campagnes de vaccination ont touché 82,5% de petites filles contre 87,5% de
      garçons. Par ailleurs, d’importantes transformations sociodémographiques se sont produites durant les dernières
      décennies : le taux de fécondité a baissé, la taille de la cellule familiale s’est réduite ,l’âge au premier mariage a reculé et les écarts d’âge entre époux se sont réduits. Enfin, la
      féminisation de l’urbanisation ( plus d’un migrant sur deux est une femme) influe positivement sur l'autonomie de la
      femme, surtout si la femme migrante rejoint son conjoint, car elle renforce dans ce cas son indépendance vis-à-vis
      des membres apparentés au mari .
    • Par ailleurs, l’implication des femmes dans l’activité économique reste limitée : le taux brut d’activité des femmes est de 24,2% contre 52,2% pour les hommes. Les femmes subissent le chômage plus intensément que les hommes quel que soit leur niveau d’instruction et celles récemment diplômées comptent pour près de 45% de la population active féminine au chômage .
      Malgré les transformations sociales, la division sexuelle du travail
      persiste (la femme travaille d’abord en tant qu’aide – familiale puis comme salariée) et les conditions de travail sont moins favorables aux femmes par rapport aux hommes.
      La féminisation de la pauvreté s’est beaucoup développée durant les années 90 (2,7 millions de femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté en 1998 contre 1,1 million en 1991, 15,6% des femmes sont chefs de ménage et souffrent de l’anaphabétisme et de l’absence de sources de revenu permanentes (6). Les violences exercées contre les femmes deviennent un sujet inquiétant pour l’opinion publique marocaine .
      L’accès des femmes aux postes de décision et à la sphère politique reste faible. A titre d’exemple, lors des élections communales de 1997 des candidatures féminines représentaient 1,6% de l’ensemble (1651 femmes sur un total de 102.179).
      Last but not least, le statut juridique consacre l’infériorité de la femme et la confine dans son rôle
      traditionnel qui se réduit à celui d’un « ventre » et d’une « mère- épouse ».
    • Perspectives :
      Projet d’émancipation :
      Le projet d’émancipation de la femme marocaine a connu une évolution dynamique depuis la pré-colonisation. Récemment, la prise de conscience de la chose féminine a engagé des permutations sociales favorisant l’affranchissement des cadres oppresseurs.
      Elimination des formes de discrimination :
      L’indépendance a disposé des conditions préalables aux mouvements des femmes. L’action féministe, demeurée latente pendant 30 ans, a vu le jour par consécration de l’opposition officielle. D’ailleurs, une série de mesures législatives a donné aux militantes des instruments revendicatifs ,notamment la ratification de la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)[iii]. Dès lors, la première association féminine autonome apparaît, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (Le Code su Statut Personnel, la Moudawwana(1958) est précurseur à l’avènement des associations féministes, tout autant qu’il incarne le cheval de bataille des femmes.
    • La réforme de la moudawana:
      La réforme de la moudawana est une modalité qui a réussi à conjuguer la religion avec les réclamations féministes. Cette réforme correspond à l’évolution démocratique connue récemment au Maroc. Grâce à la moudawana, les soubassements de la relation conjugale font désormais preuve d’équité et de parité des sexes. Les mouvements associatifs, incluant l’organisation parapluie ADFM et l’agence international UNIFEM sont parvenues à cette réalisation en collaborant avec les institutions islamiques. Donc, rompre avec la religion enrayerait le projet féminin à cette étape embryonnaire.
        La reconnaissance de droits réciproques entre l’homme et la femme dans la sphère privée, tels que promulgué dans le nouveau code de la famille, est signe qu' à non à une la représentativité civique.Toutefois, la reconnaissance du socle féministe par la sphère publique masculine est canalisée vers l’aspect domestique. Subséquemment, le chemin vers l’intégration publique sera ardu.
    • L’acquiescement de l’article 8 de la Constitution garante de l’égalité des hommes et des femmes en droits politiques ne s’est pas traduit par des effets tangibles. L’imperméabilité de la sphère publique masculine contraint l’ascension du mouvement féministe. Il est inévitable que le refoulement systématique des femmes de la sphère publique retentira dans le processus de modernisation.
      La reconnaissance législative et l’application exécutive des droits d’égalité et de parité des femmes sont indispensables au développement du Maroc
      Participation de la femme dans la politique:
      Le gouvernement marocain s'est engagé à augmenter la représentation politique des femmes au niveau local. Après la réforme de la Charte Communale, qui fixe un quota minimum de représentation des femmes de 12 pour cent, le gouvernement a maintenant l'intention de faire passer le message à l'opinion publique.
    • Le but est de dépasser pour la première fois les quotas fixés pour le niveau de représentativité des femmes", explique le ministre du Développement Social, NouzhaSkalli. "Cette campagne est le fruit des engagements pris par le gouvernement, le parlement, les partis politiques, les médias et les autres partenaires sociaux."
      "L'accroissement de la représentativité des femmes au niveau communal de 0,56 à 12 pour cent des sièges est une étape majeure dans le sens des efforts de mise en place d'une société moderne et démocratique. Nous avons déjà atteint cet objectif et espérons le dépasser largement."
      Mme Skalli a ajouté que le but final était de mettre un terme à la marginalisation des femmes au sein des collectivités locales.
    • Le modèle asiatique :
      Les femmes jouent un rôle d'une importance majeure dans les économies de tous les pays de l'Asie-Pacifique en tant qu'agricultrices, travailleuses indépendantes, travailleuses communautaires et familiales, propriétaires et gestionnaires de petites et moyennes entreprises, et ce, à titre de main-d'œuvre payée et non payée. Dans le Sud-est asiatique, les femmes représentent environ 42 % de la main-d'œuvre payée. Au Canada, elles sont propriétaires ou gestionnaires de près d'un tiers de toutes les entreprises. Globalement, les femmes représentent entre 25 % et 35 % des employeurs ou des travailleurs indépendants .
    • Conclusion :
      Aucun thème n’est plus important que
      celui que nous abordons aujourd’hui. pendant bien trop
      longtemps, les femmes ont représente les 50 pour cent
      invisibles de la population du monde en développement— et
      cela a été vrai aussi dans les pays dits développes. il est
      important de se rappeler que ce n’est qu’au cours des cents
      dernières années seulement que les femmes des pays
      industrialises sont sorties d’un état de dépendance— que ce
      soit sur le plan politique, économique, génésique, juridique, ou
      social. la situation a bien entendu évolue dans le bon sens,
      mais il n’en demeure pas moins vrai que la moitie de la
      population mondiale est toujours désavantagée ,sous-estimée
      et sous-utilisée en tant que ressource économique.
    • Le temps presse et l’on aimerait conclure en soulignant
      encore une fois deux points. tout d’abord integrer les femmes
      au developpement est a la fois moralement juste et
      economiquement rentable. deuxiemement, notre region a
      beaucoup a faire en ce domaine pour rattraper les autres
      regions du monde en developpement. et finalement, pour terminer avec une pensee plus personnelle, qu’une femme active, libre et instruite peut beaucoup apporter au pays .