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  1. 1. Arts de bâtir: A1 – Mur en pierre hourdée taillée dresséePays: Liban PRÉSENTATION Emprise Géographique Définition Mur en pierre hourdée taillée dressée - Utilisation dune scie ou dun ciseau permettant un dressage fin et des arêtes rectilignes. - 4, 5, 6 faces. - Lit de pose et lit dattente. - Appareil assisé et réglé. - Pose à bain soufflant ou lit réglé (sans calage, ou avec cale ou coin de pose et coulis). Milieu Dans l’espace MEDA, on constate qu’on utilise la pierre taillée dressée dans tous les milieux : urbain, rural, en montagne, en plaine et en bord de mer. Par sa qualité de mise en œuvre, et ses performances, elle est souvent considérée comme une technique noble, plutôt urbaine que rurale. Sa présence est généralement courante. Au Liban, la pierre hourdée taillée dressée (Hajar Manhout) est présente dans toutes les zones géographiques, dans les milieux rural et urbain. Illustrations Vue générale : Ville de Zahlé Vue de détail : Ce projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 1/9
  2. 2. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséePRINCIPE CONSTRUCTIFFondations IllustrationsLa recherche du « bon sol » (roche, pudding) est un préalable pour le constructeur.Si la roche affleure, le mur prend directement appui dessus. Sinon, tous les pays creusentune fouille en rigole peu profonde (~ 50 cm) et pratiquement jamais supérieure à 1 m. Salargeur peut être égale à l’épaisseur du mur en élévation mais elle peut aussi atteindrejusqu’à 2 fois maximum cette épaisseur. La combinaison de deux facteurs : largeur de lafouille et type de matériaux qui la remplissent, sont les deux autres réglages d’adaptation auterrain. Les matériaux, toujours pierreux, qui garnissent la fouille sont le plus souvent liés aumortier. Si leur module est petit, la fouille est plus large.En outre, plusieurs pays signalent la construction à neuf sur des ruines, employées dans cecas comme fondation.Au Liban, la fondation est soit directement sur le sol rocheux, soit une maçonnerie grossièreen pierres calcaires brutes mises en boutisse et légèrement plus large que l’épaisseur dumur. Ses dimensions varient entre 50 et 90 cm d’épaisseur pour un mur entre 30 et 60.Le liaisonnement est effectué avec un mortier de chaux.Matériaux constructifsNature -DuretéPour construire en pierre taillée dressée, on évite lemploi de pierres qui se délitent et onutilise en priorité les pierres faciles à tailler comme le calcaire, utilisé par tous les paysétudiés. Il est en principe semi - dur, en moyenne autour de 5 (en l’absence de normecommune sur la dureté, on a considéré une échelle de 1 à 10 comme suit : craie = 1, marbre= 7 à 8, granite = 10). Après le calcaire dominant, on trouve le basalte (vallée du Jourdain auProche-Orient), le granite (France) et enfin le grès (Espagne, France, Tunisie).Au Liban, la pierre couramment utilisée pour les constructions en pierre taillée dressée est lecalcaire (dureté renseignée : 4 à 7). La dureté dépend de la nature du calcaire employé(calcaire pur, calcaire marneux, calcaire gréseux).ModulesTous les modules sont rencontrés. Ainsi, sur l’espace régional, les longueurs des blocsvarient de 12 à 80 cm, leur hauteur d’assise de 8 à 40 et leur profondeur de 15 à 60. De blocsde moins de 2 litres à des blocs de près de 100 litres l’écart est considérable. Les plus grosblocs de pierres taillées/dressées 6 faces ne sont pas toujours manuportables. On observegénéralement la corrélation suivante : gros module, pierre tendre et peu dense (Israël = 80 x30 x 40, dureté 3), petit module, pierre plus dure et plus lourde.Au Liban, les dimensions des pierres taillées dressées sont comprises : en longueur, entre 30et 60 cm, en hauteur d’assise, entre 20 et 40 cm. En profondeur entre 20 et 40 cm. Principe constructif : mur à un parement, vue générale et détail de mise en oeuvre Principe constructif : Matériaux et type de poseCe projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 2/9
  3. 3. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséePRINCIPE CONSTRUCTIF (suite)Hourdage IllustrationsMise en œuvreLes murs en pierre taillée dressée sont toujours hourdés.Les compositions généralement rencontrées sont : chaux + sable (parfois + gravier ou +tuileau ou + poudre de pierres broyées), terre + paille, terre seule.Au Liban, les maçonneries en pierre taillée dressée sont hourdées au mortier de chaux.Liant - NatureLes deux liants utilisés pour la mise en œuvre des pierres taillées dressées dans l’ensembledes pays étudiés sont soit la chaux soit - plus rarement - la terre.Au Liban, le liant utilisé pour le mortier de hourdage des pierres taillées dressées est lachaux.Agrégat - NatureLes agrégats ajoutés sont le sable, mais aussi le gravier, le tuileau et la paille grossièrementou finement hachée.Au Liban, les agrégats utilisés pour le mortier de hourdage des pierres dressées sont le sable,la terre et les graviers.Agrégat - GranulométrieLa granulométrie de ces agrégats varie selon leur nature de 0-3 mm à 0-6 mm, et jusquà 12mm en Israël et en Jordanie.Au Liban, suivant la nature des agrégats, la granulométrie varie de 0-3 à 0-6 mm.DosageUn volume de mortier contient de 15 % à 50 % de liant (chaux ou terre).L’usage des mortiers gras (40 % à 50 % de liant dans le mélange) est en relation avecl’agrégat : si un seul type est employé et qu’il est fin, le dosage en liant augmente.Exceptionnellement, on ajoute un deuxième, voire un troisième type d’agrégat pour amaigrirles dosages (20 % à 33 %); dans ce cas, la courbe granulométrique est plus savante et elleassemble des éléments fins (poudre de pierre, cendres), moyens (sables, tuileau) et gros Outils : Chahouta(graviers, paille hachée). Cette science de la composition de la charge inerte optimise l’emploidu liant en en consommant moins.Au Liban, le dosage renseigné pour le mortier de hourdage des pierres taillées dressées estd’1 volume de liant pour 3 volumes d’agrégats. Outils : Chahouta ; trace d’outilCe projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 3/9
  4. 4. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséePRINCIPE CONSTRUCTIF (suite)Epaisseur et dimensionsCette technique constructive conduit à élever des murs minces –25 (exceptionnel) à 45 cm, – et des murs épais – 45 à 100– voire 120 cm. Dansle premier cas, les pierres apparentes sur chaque face du mur sont imbriquées les unes dans les autres (une longue, une courte). Dans le casdes murs épais, les parements de chaque face sont séparés par une fourrure intermédiaire de remplissage. Elle est faite, selon les cas, de petitséléments de même nature, de tout venant minéral (déchets de taille, de carrière, cassons de briques etc.) ou de mortier seul. Parfois, uneboutisse liaisonne plus efficacement les deux parements par endroits.Il arrive que le mur se démaigrisse dans l’élévation des étages. Ce type de mur traditionnel permet d’élever des édifices de hauteur significative(16 m et plus). Les épaisseurs correspondantes varient de 10 % (60 cm pour 6 m de haut) à 50 % (75 cm pour 15 m de haut). Jusqu’à 4 niveaux,60 cm suffisent, au-delà on trouve des épaisseurs de 80 à 120 cm. On ne dépasse pas les 6 niveaux en construction courante.Les grandes hauteurs sont réservées à l’habitat des milieux urbains.Au Liban, l’épaisseur des murs en pierre taillée dressée varie de 30 cm pour les murs à un seul parement (Moussafat) et entre 60 et 120 cm pourles murs à double parement (Kalline). Ces derniers sont constitués de deux murs liaisonnés avec des pierres en boutisses et comportant unremplissage intermédiaire de moellons et de mortier de chaux.La hauteur maximale des murs atteint 4 à 5m.Aspect de finitionQuatre solutions pour laspect de finition : mur nu brut de construction, mur simplement badigeonné, mur enduit en totalité et mur enduit etbadigeonné. Hormis le Portugal, lensemble des pays indique que la maçonnerie en pierre taillée dressée - homogène et régulière - reste le plussouvent apparente, tout au moins pour sa face extérieure.La décision de l’aspect de finition procède de deux intentions.L’une d’ordre esthétique qui, selon qu’elle recherche ou non la régularité et de l’homogénéité du parement, conduira à laisser brut, à peindre ou àenduire. L’autre intention est d’ordre fonctionnel. Elle cherche à protéger le parement en y rapportant un enduit. Le dispositif observé aujourd’huin’est pas nécessairement original, il a pu varier dans le temps par des campagnes de ravalement liées à l’entretien ou à la mode.Au Liban, les murs en pierre hourdée taillée dressée sont généralement laissés nus, jointoyés, exceptionnellement enduit même ou uniquementbadigeonnés à la chaux. Les murs intérieurs sont généralement enduits ou badigeonnés à la chaux.OutilsOutre les outils traditionnels du maçon (gabelle avec truelle, marteau, brosse, plomb, chasse, têtu, broche, taloche,…), les outils traditionnels dutailleur de pierre sont nécessaires à la préparation des pierres. Parallèlement, des outils de levage (louve, mouflette, pinces, leviers…), des coinset des colles dépaisseur sont associées à la mise en œuvre du mur.Au Liban, les outils traditionnels de taille de la pierre tels que la chasse, le ciseau, « chaqoufé», « dabboura », « chahouta », « pic », « tartabic »,sont toujours utilisés dans la construction des murs en pierre taillée dressée. L’emploi de la boucharde est très courant dans la texturation de lapierre.Les méthodes de levage restent artisanales pour la construction de ce genre de murs.MétiersDans chaque pays, les maçons savent construire ce type de mur. Cependant, cette technique est la spécialité du tailleur de pierre, qui saitdresser 6 faces. Parfois, un premier opérateur taille les blocs en carrière et le maçon les pose.Au Liban, la réalisation des murs en pierre taillée dressée est confiée principalement au maçon, assisté par un tailleur de pierre et un charpentier(coffrage, étaiements…)Ce projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 4/9
  5. 5. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséeP RI N C I P E C O N S T R U C T I F ( s u i t e )Performances Thermique - AcoustiquePour la construction en pierre taillée dressée pour laquelle le calcaire est le plus communément utilisé (suivi du basalte, du grès, du granite), lesperformances thermiques et acoustiques sont renseignées comme étant bonnes à très bonnes par l’ensemble des pays étudiés.L’ingéniosité des constructeurs mettant au point des dispositifs de ventilation et faisant varier, en fonction de la nature du matériau utilisé,l’épaisseur et donc la masse des murs leur donnant ainsi la plus grande inertie possible, a naturellement cherché à obtenir le maximum de confortthermique pour les habitations, les écarts de température entre les saisons chaude et froide, le jour et la nuit étant souvent très importants enMéditerranée.Cette même masse est favorable à la qualité acoustique.Au Liban, les constructions en pierre taillée dressée sont jugées bonnes du point de vue des performances thermiques et acoustiques.La pierre calcaire étant de couleur claire réfléchit les rayons solaires et lépaisseur de la maçonnerie et les enduits extérieurs et intérieursprotègent de la chaleur en été et la retiennent en hiver.Pathologie de vieillissementLiée au matériau et aux conditions climatiques :Pour la construction en pierre taillée dressée, la pathologie est beaucoup liée à celle de la pierre utilisée, plus ou moins poreuse et donc plus oumoins sensible aux attaques de leau et des sels. De manière générale, infiltrations d’eau pluviale et remontées capillaires semblent être lesprincipales causes des désordres ou des dégradations constatés : altération du mortier de jointoiement, dislocations ponctuelles de lamaçonnerie, alvéolisation dans la zone dévaporation pour les pierres poreuses. Les autres formes dhumidité qui dégradent les maçonneries sontpeu évoquées par le partenariat, notamment les phénomènes de rejaillissement en pied de mur et de condensation.De plus, la carence de vérification de l’état des canalisations d’eau, des réseaux d’évacuation des eaux usées, des puits, des citernes sontsignalés comme facteurs aggravants.Liée à la technique :Aucune pathologie de vieillissement liée spécifiquement à la technique de construction en pierre taillée dressée n’a été signalée. En cas de défautde boutisse avec poussée de voûte, on peut cependant assister à la séparation des deux rangs de moellons.Au Liban, les pathologies de vieillissement décrites pour les constructions en pierre taillée dressée sont celles communément observées par lespays partenaires. Elles sont à la fois liées à la qualité du matériau pierreux employé, ici le calcaire plus ou moins tendre, à la qualité des mortiersde hourdage et de jointoiement, des couches de protection (badigeon et/ou enduit) et de leur entretien.Ce projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 5/9
  6. 6. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséePRINC I P E C O N S T R U C T I F ( s u i t e )DESCRIPTION DE MISE EN OEUVREAu Liban :La construction en pierre hourdée taillée dressée seffectue habituellement pendant les saisons de printemps et dété, par temps sec.Le maître maçon "MOALLEM" est secondé par un apprenti. Ils sont aidés par 2 à 4 ouvriers.Les moellons calcaires sont extraits de la carrière et amenés sur le chantier.Le maçon marque alors au sol lemplacement des murs.Les ouvriers creusent ensuite les tranchées de fondation en rigole jusquà atteindre le "bon sol".Après avoir vérifié avec son apprenti la profondeur des tranchées, le maçon demande aux ouvriers dapporter les moellons et le mortier dehourdage nécessaires pour la pose de la première assise de la maçonnerie de fondation.Ensuite, le maçon détermine les angles de la construction et lemplacement des ouvertures.Le travail délévation du mur est systématique.Le maçon fixe le niveau et positionne les moellons dans le mortier de chaux.L’assistant apporte les pierres adéquates et le mortier au maçon.Une vérification continue est réalisée horizontalement par un cordeau et verticalement au fil de plomb a fur et a mesure de la construction.Les tailleurs de pierre préparent les pierres en fonction des besoins. L’un se charge des pièces particulières, l’autre réalise les modules de basepour le mur. Un temps de pose doit être observé au bout de 4 assises consécutives réalisées le même jour. Pour les murs à deux parements, deséléments en boutisses assurent le chaînage entre les deux parements.Les angles peuvent être formés par une alternation de pierres longues et de pierres courtes, un harpage en relief est souvent réalisé et l’effet estsouligné par une bichromie des pierres ou un biseautage des pierres d ‘angle.Le coffrage du mur ou des arcs dans celui-ci est réalisé par le charpentier, qui travaille essentiellement sur le site.Les montages des éléments des jambages des ouvertures sont réalisés dans le cours du mur. Leurs pierres sont généralement choisies d’unedureté supérieure au reste du mur, elles sont souvent taillées n’étant pas destinées à être recouverte d’enduit.Le temps d’attente pour le séchage correspond à deux jours.Les joints sont rejointoyés au mortier de chaux après l’édification, puis le mur est enduit et badigeonné à l’intérieur.Ce projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 6/9
  7. 7. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséeOUVRAGES ASSOCIÉSAngles et piliers IllustrationsAngles : Traitement possible dans la technique, en utilisant les mêmes matériauxDe manière générale, aucun traitement spécifique des angles n’a été relevé pour lesconstructions en pierre taillée dressée. On constate le plus souvent que la maçonnerie desangles est renforcée par la mise en œuvre en chaînage de blocs d’un module supérieur àcelui utilisé pour les murs.Parfois, ils sont un peu plus soigneusement taillés de manière à obtenir des faces plusrégulières pour leur assurer une meilleure assise et une arête vive pour marquer l’angle droit.Une pierre de même ou d’une autre nature que celle des murs mais plus dure est quelquefoisemployée. Ce changement de matériau permet également de rencontrer une préoccupationesthétique en jouant avec le contraste des couleurs entre la maçonnerie des murs et desangles.Lorsque les constructions sont protégées par un enduit, l’angle peut aussi être figuré par unetonalité ou une finition différente de cet enduit. Des éléments décoratifs (colonnette, pierresculptée,…) y sont parfois intégrés.En milieu urbain, il est fréquent que les angles des murs de rez-de-chaussée soientchanfreinés à 45° ou arrondis de manière à faciliter la circulation dans les ruelles très étroites.Au Liban, les angles des constructions en pierres taillées dressées peuvent être soit réalisésdans la même technique que le courant du mur, soit distingués par un traitement de surfacedifférent : un harpage en relief de 4 cm envi ron par rapport au nu de la façade, unchangement de texture, de nature de la pierre ou de sa couleur. En milieu urbain, il est Ouvrages associés :fréquent que les angles des murs de rez-de-chaussée soient chanfreinés à 45° ou arrondis de Traitement des angles et des ouverturesmanière à faciliter la circulation dans les ruelles très étroites.Piliers : Traitement possible dans la technique, en utilisant les mêmesmatériauxLa pierre taillée utilisée pour les murs permet généralement la construction de piliers.Toutes les variantes sont rencontrées : dans les modules des blocs, dans la sectionquadrangulaire ou ronde, en pleine pierre ou parement + fourrure. Lépaisseur dun pilier estrarement inférieure à 30/35 cm.Au Liban, la technique de la pierre taillée dressée permet la construction de piliers, pleins oucreux (remplis alors avec un mélange de mortier et de gravier, comme pour un mur à doubleparement). L’utilisation de colonnes classiques monolithes est également signalée pour lesarcades et vérandas.La Baie et son encadrement Aspect de finition : traces de tailleLinteaux et arcsLe linteau et larc sont partout présents dans l’espace MEDA.On rencontre plusieurs types de linteaux : 1- Simple, pierre monolithe plus ou moins bientaillée, parfois sculptée, pièce de bois brute ou dressée. Il franchit la largeur de la baie ets’appuie sur les jambages. 2- Fractionné, arc appareillé en pierre ou en briques.Il peut être surmonté d’une décharge en arc (ou exceptionnellement en bâtière) composée deplusieurs éléments en pierre ou en brique qui reportent les charges supérieures sur lesjambages.Pratiquement chaque pays exploite trois solutions : le linteau dune seule pièce (pierre oubois), avec ou sans arc de décharge, larc en éléments fractionnés, courbe ou plat. Dansquelques cas, les linteaux sont mixtes, en pierre sur la face extérieure du mur, en bois sur saface intérieure.Dans quelques pays comme Chypre, France, Grèce et Portugal, on observe la présence delinteaux en brique de terre cuite appareillés avec ou sans arc de décharge. La Jordanie et laPalestine renseignent uniquement la pierre comme matériau utilisé pour les linteaux.Au Liban, les linteaux sont en pierre, simples ou fractionnés, avec ou sans arc de décharge. Traitement des angles LinteauxCe projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 7/9
  8. 8. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséeOUVRAGES ASSOCIÉS (Suite)La Baie et son encadrement IllustrationsJambagesLes jambages sont le plus souvent montés dans le cours du mur, avec le même matériau et lamême technique. Ils sont constitués d’un ou plusieurs éléments en pierre, soigneusementtaillés avec des arêtes vives, harpés ou non, quelquefois moulurés ou sculptés, saillants ounon par rapport au nu de la maçonnerie. Organe structurel, le jambage est parfois constituéde pierre de meilleure dureté, voire dune pierre dune autre nature. Changements dematériau et par conséquent de couleur sont sans doute aussi une préoccupation dordreesthétique.Un enduit couvrira plus rarement la maçonnerie d’encadrement de la baie pour l’architecture(Portugal).Au Liban, les jambages sont le plus couramment construits comme le mur. Ils peuvent êtreaussi réalisés en un ou plusieurs éléments en pierre, parfois de nature différente de celle dela maçonnerie ce qui permet un traitement décoratif de surface ou simplement unchangement de tonalité.AppuisLes appuis non saillants sont les plus communément rencontrés. Plusieurs pays ont signaléet décrit l’illustration d’appuis saillants également.Au Liban, dans les constructions en pierre taillée dressée, les appuis sont généralementsaillants, quelquefois non saillants.DimensionsLa technique de construction en pierre taillée dressée n’impose aucune contrainte spécifiquede dimensionnement pour les baies.Le percement se présente le plus souvent sous forme d’un rectangle vertical.Ses dimensions peuvent varier en largeur de 10 cm minimum à 200 cm maximum et enhauteur, de 15 cm à 300 cm maximum.Du trou de ventilation jusquà la porte charretière, le rapport largeur/hauteur est de 1/2 à 1/8jusqu’à parfois 2.Au Liban, dans les constructions en pierre taillée dressée, les dimensions des percementsdes ouvertures simples varient de 60 à 120 cm en largeur et de 60 à 200 cm en hauteur pourles murs à simple épaisseur, le standard étant de 80 cm de largeur pour 160 cm de hauteur.Pour les murs à double épaisseur (plus courant), les dimensions des percements varient de60 à 180 cm en largeur et de 80 à 200 cm en hauteur, le standard étant alors de 80 cm delargeur pour 180 cm de hauteur. En outre, les fenêtres a doubles ou triples archesreprésentantes d’une forme caractéristique de la région pour lhabitat bourgeois sont àsignaler, ainsi que toutes sortes d’arcades qui peuvent atteindre 3m de hauteur et de largeur.Les œils de bœuf (moubawaqat ou qammarat) de petits diamètre (entre 30 et 40cm) sont trèscourants dans ce genre de mur.Eléments associésDans l’espace MEDA, plusieurs pays décrivent des volumes en encorbellement accrochésaux façades. Des balcons, parfois ajouts tardifs, des contreforts, des grillages saillants, desgaleries de circulation au 1er étage des habitations, des dépassements de troncs, supports deplancher ou de toiture, des gargouilles au travers des acrotères sont les principaux élémentsassociés cités par les pays partenaires.Au Liban, des logettes accrochés aux façades, des « moucharabiehs », des fenêtresgéminées à arcature « mandalouns » avec bac à fleurs en pierre, balcons, marches etpaliers d’escalier en pierre en encorbellement , sont des éléments associés spécifiquesaux ouvertures des constructions en pierre taillée dressée.L i a i s o n m u r -toiture Eléments associés: acrotère, arc ouvragé, mandaloun, loggette, escalierDans l’espace MEDA, de manière générale, lorsque la toiture est à versants, les mursgouttereaux en pierre taillée dressée sont protégés par le dépassement de longueur variablede la toiture (chevrons, planches en bois supportant le matériau de couverture).Presque partout, on signale des corniches débordantes, souvent en pierre moulurée, maisaussi en tuiles (génoise) ou en briques de terre cuite.Pour les toitures plates, soit le mur se prolonge par un acrotère plus ou moins haut, ajouréou non, clôturant ainsi la toiture - terrasse, soit l’enduit de protection de la toiture retombe surla partie supérieure des murs extérieurs, soit encore un système permettant d’éloigner l’eaude pluie des murs est mis en place.Au Liban, pour les murs en pierre taillée dressée, on observe très souvent des cornichesdébordantes en pierre, moulurées ou non. Liaison mur- toitureCe projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 8/9
  9. 9. A1 Liban– Mur en pierre hourdée taillée dresséeUSAGE, EVOLUTION ET TRANSFORMATIONUsageTypes de bâtimentsLa technique du mur en pierre taillée dressée est surtout utilisée pour larchitecture de commande, religieuse, militaire, maisons nobles etbourgeoises, ou hôtels particuliers. Selon les régions, la disponibilité et la dureté de la pierre locale facilitent lusage de cette technique pourlensemble des bâtiments d’habitation et leurs annexes.Au Liban, la technique du mur en pierre taillée dressée est utilisée pour tous les types de bâtiments.Période d’apparition de la technique / Période d’emploi de la technique – Usage contemporain ou disparuCette technique est employée depuis l’Antiquité, période pendant laquelle elle a été largement diffusée. Elle reste employée de nos jours,notamment pour la restauration de certains édifices historiques.Au Liban, la technique du mur en pierre taillée dressée a été employée depuis l’Antiquité. Elle a été largement employée jusqu’au milieu du20ème siècle (1940). Son usage a aujourdhui disparu sous sa forme originale, mais la pierre continue dêtre utilisée en façade sous la forme deplaquages.Raisons de la disparition ou de la modification de la techniqueLes motifs évoqués pour sa disparition sont le plus fréquemment, l’apparition de nouveaux matériaux jugés plus performants au niveau de leurmise en œuvre, un coût très élevé des matériaux et de la main d’œuvre qualifiée. Peu sollicitée, celle-ci se raréfie en entraînant dans ceprocessus la disparition du savoir-faire.Au Liban, les motifs de la disparition de cette technique sont ceux communément évoqués par les pays partenaires, notamment : le coûtimportant; lapparition de technologies et de matériaux nouveaux plus rapides à mettre en œuvre, la disparition des savoirs faire.Evolution / TransformationLes matériauxDans une certaine mesure - loin de la technique originale - les pierres taillées dressées sont remplacées, sur les circuits commerciaux, par lesblocs agglomérés coulés (parpaings de ciment, de béton cellulaire, de terre cuite). Ils sont de modules identiques avec des pièces spécifiquespour les traitements dangle, linteaux et autres particularismes. Ils sont assemblés sur un rang de largeur variable avec des raidisseurs en bétonarmé. Dans certains cas et notamment au Proche-Orient, on fait aussi appel aux placages pour imiter l’aspect de la technique traditionnelle.Au Liban, la pierre calcaire est toujours employée, mais elle est aujourd’hui utilisée en parement. Elle est donc directement découpéemécaniquement de la carrière, ou récupérée sur des chantiers de démolition. Le mortier traditionnel, mélange de chaux, de terre, de graviers ettuileau, est remplacé par un mélange de ciment, graviers et sable. La chaux hydraulique en poudre est courante sur le marché. Cependant lachaux aérienne en roche ou en pâte (chaux grasse) ne peut être obtenue que sur demande.Les aspects techniquesPeu doutillage pour la mise en œuvre. Actuellement, on constate lutilisation de moyens mécaniques supplémentaires pour la manutention,lapprovisionnement (transport, levage) et le gâchage du mortier par bétonnière. La méthode de pose des matériaux modernes est semblable.Au Liban, la pierre calcaire est utilisée de deux façons :Soit par la construction d’un mur de pierre à une épaisseur dont la face extérieure apparente est taillée alors que son parement intérieur reçoitun chemisage de béton.Soit en revêtement de parement. Dans ce cas elle est donc directement découpée mécaniquement à la carrière aux dimensions suivantes :épaisseur 3 a 8 cm et hauteur d’assise, 20 a 30 cm. La chaux hydraulique en poudre est courante sur le marché.L’utilisation du mortier de chaux est réservée aux travaux de restauration des monuments historiques.Actuellement, on observe l’utilisation de pierres moulées à la place des parements en pierres dans les constructions en zones patrimoniales.Evaluation des matériaux et des techniques de remplacement- Fiables pour la conservation de structure si les matériaux utilisés sont en mesure de supporter les charges. Les résistances varient selon lestypes de matériaux (ciment / terre cuite / béton cellulaire), largeurs, creux ou pleins. Pareil pour la transformation.- Le coût économique est largement inférieur à la maçonnerie de pierre taillée dressée.- Selon les matériaux choisis, on a des différences importantes en ce qui concerne les pouvoirs disolation thermique. Pareil avec les largeurs.Possibilité de mettre en œuvre en même temps lisolation thermique.- Au niveau esthétique, la technique de remplacement par des blocs modernes contraste avec lépure des bâtiments en pierre de taille soignés etmontrés comme tels à nu, elle-même ne pouvant fonctionner que si la maçonnerie est ensuite enduite. Par ailleurs, on peut rencontrer unproblème dépaisseur à respecter, visible dans les percements (baies et portes).- Sur la construction neuve, en particulier lhabitat individuel pavillonnaire, ces techniques de remplacement sont les plus pratiquées.Au Liban, la technique de remplacement de la construction traditionnelle en pierre taillée dressée est jugée satisfaisante, esthétique, économiquemais souffrant de problèmes d’eau et d’humidité et offrant peu de performances thermiques et acoustiques.Ce projet est financé par le programme MEDA de lUnion Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de lUnion Européenne ou de ses Etats membres. 9/9

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