Charlotte Renard

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Charlotte Renard

  1. 1. Jour 1 : Los AngelesLes secousses de l’avion me tirent d’un sommeil fragile dans les sièges étroits d’unBoeing 777. Du hublot, on devine un dédale de rue impressionnant sous un finbrouillard de pollution.La douane passée et les bagagesdans la voiture, nous nous élançonssur l’autoroute de San Diego, soit 8bandes dans une circulation folle!Nous déboulons sur Santa MonicaBoulevard, première visite: BeverlyHills! J’ai dans la tête des images quidéfilent, celles de 90210 ou encore duPrince de Bel-Air. Mais aujourd’hui, jepasse de la fiction à la réalité. Ledécor est planté : palmiers le long dela route, 4X4 par dizaines et buildings de verre plantés ici et là. Nous bifurquons surla gauche pour rejoindre Sunset boulevard et ses splendides demeures. D’énormesbâtisses semblables à des décors de cinéma. Nous poursuivons jusqu’à HollywoodBoulevard et le Mann’s Chinese Theater : le temps de prendre quelques photos prèsdes étoiles hollywoodiennes et nous nous écroulons, épuisés, à l’hôtel Hacienda. Jour 2 : Santa Barbara et San Simeon 7 :00 AM, le réveil sonne. Nous avalons deux donuts et un café avant de prendre la route. Deux heures de trajet jusqu’à Santa Barbara pour découvrir ses petites rues aux façades hispaniques, ses fontaines et ses beaux jardins. Lorsque nous arrivons, il est presque 10h. Nous nous promenons dans ses rues piétonnes aux pavés orange et flânons dans les boutiques de State Street. Tout esttellement soigné, fleuri et lumineux… Finalement, nous décidons de nous rendre aujardin botanique. La flore y est splendide, c’est une explosion de couleurs ! Lespalmiers oscillent dans le vent, leurs ombres dansent sur le sable blanc, et le tempssemble comme arrêté. Une petite balade, les pieds dans l’eau bleue, avant dereprendre la route jusqu’à San Simeon. Avantd’arriver à l’hôtel, une surprise nous attend sur uneplage en bord de route: des dizaines d’éléphants demer affalés sur le sable. Ils sont énormes ! Nousreprenons la route jusqu’au Best Western pour unenuit de sommeil bien méritée.
  2. 2. Jour 3 : San Simeon – Monterey – San FranciscoAujourd’hui, nous empruntons l’une des plusbelle route au monde pour remonter de SanSimeon jusqu’à San Francisco en passant parMonterey. La Highway 1 est une route quiserpente le long de la côte et qui offre, non pasun, mais de multiples paysages californiens, toutaussi divers et variés… La falaise y est à pic, ilne faut pas avoir le vertige ! Nous arrivons à Monterey juste à temps pour manger. Non loin de là, l’aquarium de la baie ; c’est l’un des plus beau et des plus grands au monde ! L’entrée est chère, mais cela vaut vraiment la peine : je n’ai jamais vu autant de poissons, de méduses, d’hippocampes, … Les couleurs sont vives, la mise en scène est vivante : on croirait presque en pleine mer !L’heure tourne et il est temps de se mettre en chemin pour San Francisco. Lorsquenous pénétrons dans la ville, le ciel s’est couvert et devient menaçant. Les ruesvertigineuses de Frisco le sont d’autant plus en vrai ! Le Lory’s Dinner clôturera lajournée avec le fameux hamburger américain.Jour 4 : San FranciscoNous sommes passés de rats des champs en rats des villes avec émerveillement !Je ne trouve pas les mots pour décrire la variété des quartiers visités. C’est une villedans un village, une ville à la mer, une ville où il semble faire bon vivre. Après uncopieux petit déjeuner, nous prenons le cable-car endirection de Lombard Street. Le grognement des câblesrappelle la dénivelée folle des rues de la ville. Les façadesdes maisons sont entièrement fleuries, c’est beau àregarder et bon à sentir ! Nous bifurquons sur la gauche et de là, admirons une vue imprenable sur la prison d’Alcatraz et le Golden Gate. Nous descendons jusqu’au port, Pear 19, afin d’embarquer pour l’île. Quinze minutes denavigation et nous voilà dans l’une des prisons qui fût jadisl’une des plus sécurisées aux Etats-Unis. La mise enscène est extrêmement réaliste : je me sens vivre l’expérience des douchescommunes, des repas en cantine, de l’isolement, … Une aventure marquante que jene risque pas d’oublier.
  3. 3. Jour 5 : San Francisco – Yosemite – FresnoAprès 447 kcal de pancakes et de sirop d’érable, nousquittons les rues penchées de San Francisco pour Yosemite.Une fois hors de la ville, le paysage se transformerapidement pour laisser place à de majestueuses montagnesrecouvertes d’un épais manteau épineux. Yosemite, c’estcette petite route sillonnant à travers bois, ces cascadesgrandioses, ces biches, ces aigles, ces écureuils ou encoreces ours, ces plaines d’un vert tendre et ces vastes plates-formes rocheuses. C’est un vent d’aventure, de liberté et defraicheur. Un paysage époustouflant qui semble s’étendre àl’infini.Au détour d’un virage, il y a ce magnifique lac dans lequelmiroitent les sommets des montagnes enneigées. Enretournant vers la voiture, nous tombons nez à nez avec une biche. Elle nous regarde. Sans bouger. Le tête-à-tête durera quelques minutes avant qu’elle ne reprenne paisiblement son chemin.
  4. 4. Jour 6 : Fresno – Bakersfield – Las VegasLa route sera longue aujourd’hui. Et lestempératures dépasseront même les 100°F ! DeFresno à Bakersfield, nous longeons deshectares de champs en tout genre. Raisin,roses, coton, agrumes, … Les cultures formentun joli patchwork aux couleurs gaies et auparfum léger. Sur le bord de la route, quelqueséchoppes de fortune où s’étalent d’énormesfruits incitent les voitures à s’arrêter dans unnuage de poussière blanche. Lorsque nous apercevons Las Vegas, il fait déjà noir. C’est un long rai lumineux, bordé d’un halo tel un mirage. Las Vegas… C’est une ville dévorante d’animation, de folies, de couleurs. Mais lorsque l’on s’attarde à regarder plutôt qu’à simplement voir, il y règne cet excès permanent, ce démesuré, cette luxure… La notion du temps semble avoir disparue, fenêtres et horloges sont absentes, seul les « gling-bling » des machines à sous rythme la frénésie des joueurs.Nous déambulerons de casino en casino jusque tard dans la nuit, comme absorbéspar une force incontrôlable. Jour 7 : Las Vegas – Los Angeles Après une courte nuit, il est temps de reprendre la route en direction de Los Angeles. Dernière moi, Las Vegas reste cette ville, plantée au milieu du désert, qui, même en plein jour, ne dort pas et dont les lumières scintillent à toute heure… En chemin, nous décidons de faire un crochet par la Route 66. Nous tombons sur le Bagdad Café, perdu au milieu de nul part, dans se silence presque dérangeant. Le motel n’est plus là, mais le café est resté intact. Le temps de prendre un Coca sur « Calling you » puis nous continuons jusqu’à Los Angeles. Plus tard, nous rencontronsWill, propriétaire d’un gigantesque camion auxcouleurs clinquantes. Nous discutons un peu,visitons sa cabine, échangeons quelquesadresses… Une rencontre comme on en faitrarement : d’une honnêteté et d’une simplicité quifait du bien.
  5. 5. Jour 8 : Los Angeles Le voyage touche presque à sa fin et pour terminer notre périple, nous visitons le fameux Universal Studios. Après tout, LA n’est-elle pas la ville du cinéma ? Nous sautons de justesse dans le Studio Tour : direction les vrais studios de cinéma! Je retrouve les maisons colorées de Wisteria Lane, des quartiers entiers de New-York, des villes embrasées par les flammes, détruites par des tornades, démantelées par un tremblement deterre … La chaleur est exquise et les musiques diffusées ici et là m’entrainent descène en scène avec curiosité et fascination.Quelques films 3D et un cours sur les effets spéciaux plus tard, nous sortons del’enceinte du parc et j’ai l’impression d’avoir été, pour quelques heures, une starletteapprentie. Santa Monica Boulevard, perdue dans mes pensées, je n’ai plus envie decroiser une célébrité, il pourrait me voler la vedette !Jour 9 : Los Angeles AirportLes yeux rivés sur l’extérieur, je m’imprègne d’une dernière image, d’un derniersouvenir… La curiosité qui m’aura saisie neuf jours auparavant ne m’aura quittéed’une semelle. Impossible de choisir un meilleur souvenir, tous ont quelque chose departiculier, dinoubliable. Los Angeles et ses rêves, Santa Barbara et ses plages, SanFrancisco et sa douceur de vivre, Yosemite et sa nature, Las Vegas et ses excès…Ce n’est pas un voyage que je boucle ici mais une dizaine de destinations toutesaussi riches et fascinantes les unes que les autres.Au loin, LAX en grosses lettres fluorescente apparaissent. J’ai le cœur gros dequitter la Californie. Mais, au fond de moi, je sais que je reviendrai…

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