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Discours luminaire au nom de Président Kufuor

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Discours luminaire de la séance plénière d'ouverture à AfricaSan 4
prononcé par Catarina de Albuquerque, Vice-présidente de SWA
au nom de son Excellence John Kufuor, Président de SWA

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Discours luminaire au nom de Président Kufuor

  1. 1. Discours luminaire de la séance plénière d'ouverture à AfricaSan 4 prononcé par Catarina de Albuquerque, Vice-présidente de SWA au nom de son Excellence John Kufuor, Président de SWA 26 mai 2015 Votre Excellence Monsieur le Président du Sénégal, Messieurs les Ministres de la Santé, de l'Assainissement et de l'Eau, Mesdames et Messieurs les Délégués, Mesdames et Messieurs. C’est un honneur et un grand plaisir pour moi de m’adresser à vous au nom du Président John Agyekum Kufuor du Ghana. Il vous envoie ses salutations et ses meilleurs vœux pour le succès de la Conférence, mais regrette de ne pas être en mesure d'y assister. Tout d'abord, permettez-moi de féliciter son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal et Président du Conseil des ministres Africains chargés de l'Eau (AMCOW), Monsieur Mansour Faye, ministre de l'Eau et de l'Assainissement du Sénégal et Monsieur Bai–mass, Secrétaire exécutif d'AMCOW, d’avoir accueilli cette réunion. Votre présence aujourd'hui à cette réunion, Monsieur le Président, témoigne de la priorité qui est accordée à l'assainissement dans ce pays. Le Sénégal a fait des progrès importants en matière d'assainissement, tant dans les zones urbaines que rurales, ainsi que dans l'élimination de la défécation en plein air. Présenter les progrès réalisés par le Sénégal est l'un des nombreux points forts de ce programme d’AfricaSan qui paraît fort intéressant. Félicitations aussi à AMCOW pour son rôle dans la tenue de cette réunion. C’est la première des 4 principales réunions d’AfricaSan qu’AMCOW organise, les agences de développement jouant un rôle de soutien au lieu d'en être hôtes. La tendance de l'Afrique à prendre la direction de ce processus doit sûrement être soutenue par tout le monde et je suis sûr que nous allons apprendre beaucoup de cette édition d’AfricaSan. C’est pour moi un privilège et un plaisir de participer pour la première fois à AfricaSan. J’ai participé à d'autres plates-formes dédiées à l’assainissement en Asie du Sud, en Asie de l'Est et en Amérique latine. Ce qui est unique à leur sujet est la façon qu’elles ont de réunir les ministres responsables de l'assainissement et d’autres praticiens, et de créer de fabuleuses synergies afin de discuter des problèmes, et surtout de trouver des solutions et de bonnes pratiques pour remédier à la crise de l'assainissement. En Afrique, AfricaSan a construit une communauté et a réuni les membres d'une tribu autrefois négligée. Aujourd’hui, l'assainissement n’est plus l'enfant perdu ni le parent pauvre. Présidents et Premiers ministres parlent maintenant de l'assainissement, le Secrétaire général adjoint, Jan Eliasson, a lancé un appel pour encourager les progrès sur l'assainissement et les pays font le suivi des engagements d'eThekwini depuis 2008. Nous avons réellement progressé non seulement en termes du plaidoyer, mais aussi dans notre compréhension de l'assainissement et de ce qu’il fait faire pour atteindre un accès universel.
  2. 2. Pourtant, il y reste encore beaucoup à faire. Les pays africains sont généralement efficaces pour mettre en place des politiques publiques, introduire des programmes de communication pour le changement des comportements et cibler l'élimination de la défécation en plein air. Cependant, le continent n’obtient pas les résultats attendus quand il s’agit de mettre en œuvre ces programmes à grande échelle, ou encore de maintenir les services et d’assurer l'acceptation généralisée des bonnes pratiques hygiéniques et d’en faire de véritables habitudes. Plus d'un tiers de tous les Africains défèquent encore à l'air libre - ce qui est mauvais non seulement pour la santé publique, mais aussi un affront à la dignité humaine. Seuls quatre pays d'Afrique subsaharienne ont atteint jusqu'ici les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’assainissement. Les maladies diarrhéiques sont toujours la première cause de décès sur le continent. Pour appliquer à grande échelle les bonnes pratiques en matière d'assainissement et d'hygiène, il faudra tripler les investissements et les méthodes doivent se concentrer davantage sur le changement des comportements. Certains pays africains ont reconnu et donné la priorité à l’assainissement, mais cela doit se traduire par des allocations budgétaires. Si un pourcentage significatif des budgets nationaux et locaux n'est pas alloué spécifiquement à l'assainissement et à l'hygiène, et de manière à accorder la priorité aux populations non ou mal desservies, il ne sera pas possible de concrétiser ce droit humain fondamental sur le continent africain. Cependant, des ressources budgétaires pour la construction des infrastructures sanitaires ne sont pas suffisantes pour réaliser la vision d’un « assainissement pour tous ». Il faut consacrer davantage de ressources humaines et financières à mettre en place des campagnes de sensibilisation et de changement des comportements en matière d'assainissement et d'hygiène, y compris d'hygiène menstruelle. En outre, les progrès doivent être soutenus. Les dispositifs en place doivent assurer la gestion sécurisée et continue des services d'assainissement et la réduction de la charge fécale dans les villes africaines. Il est crucial de s’attaquer aux inégalités d'accès : entre les zones rurales et urbaines, entre les établissements humains, qu’ils soient conventionnels ou spontanés ; aux inégalités liées au statut socio-économique et aux inégalités entre les différents groupes ethniques pour n’en citer que quelques-unes. La vision d'Assainissement et eau pour tous est que l’on peut accomplir bien plus lorsque, sous le leadership des gouvernements, les bailleurs de fonds, la société civile et les organismes de soutien extérieures travaillent de concert. Les partenaires d’Assainissement et eau pour tous sont unis dans leur engagement, ils visent à transformer la situation actuelle en créant un cycle vertueux fondé sur une solide planification, le renforcement des mécanismes institutionnels, une meilleure utilisation des ressources et des investissements plus importants. Ce cycle a le potentiel de renforcer le secteur WASH - et surtout l'assainissement et l'hygiène – et d’accélérer les progrès vers l'accès universel à l'assainissement, l'hygiène et l'eau. Avec plus de 30 pays d'Afrique subsaharienne représentés à AfricaSan 4, il s’agit d’une occasion unique pour partager savoirs et expériences. Et en nous basant sur les leçons apprises, nous avons besoin de hausser la barre et d’améliorer collectivement nos résultats. Je me réjouis en particulier de voir naître une Déclaration ministérielle audacieuse et ambitieuse, alignée sur les futurs Objectifs de développement durable avec des buts et des objectifs clairement mesurables. AfricaSan permet des échanges exceptionnels entre pairs qui donnent la possibilité aux pays présents de voir comment d’autres pays ont résolu des problèmes similaires aux leurs. Ce qui est important lorsque l’on parle de volonté politique, ce ne sont pas les grands discours prononcés à de grandes conférences, mais plutôt la mise en œuvre et le suivi des actions une fois que nous sommes tous
  3. 3. de retour à la maison, et aussi de s’assurer que les choses changent pour les personnes les plus marginalisées dans les zones les plus réduites et les plus oubliées. Le contrôle et le suivi sont critiques dans le secteur WASH. Cela vaut pour les engagements de eThekwini et ceux de SWA et pour les prochains Objectifs de développement durable. De solides systèmes de suivi nationaux sont l’élément clé. Améliorer les liens entre les systèmes de suivi, l'apprentissage et le développement est essentiel si nous voulons faire face aux questions complexes du secteur WASH. Des données fiables et une réflexion critique commune sont nécessaires pour permettre de judicieux investissements, pour maintenir et améliorer les services et pour comprendre ce qui fonctionne en termes de politiques et stratégies. Mesdames et Messieurs et éminents Délégués, Mesdames et Messieurs. Cette édition d’AfricaSan arrive à point nommé pour mettre en place de solides fondations qui permettront de grandes réalisations au cours des prochaines décennies, et pour montrer au monde que l'Afrique est prête à embrasser les ODD et à les traduire en réalité sur le continent. L'énergie positive que créent des événements comme celui-ci peut être un élément déclencheur essentiel pour faire en sorte que l’assainissement reçoive plus d'attention lorsque nous serons de retour dans nos pays respectifs et pour accélérer les progrès dans le secteur. Constatant l'engagement et l'enthousiasme dans cette salle, la présence de ce groupe diversifié et prestigieux, je suis convaincue que nous parviendrons certainement à réaliser les projets qui nous ont réunis ici. Au nom du président Kufuor, je vous souhaite une réunion très productive. Merci beaucoup. =FIN= Pour plus d’information sur Assainissement et eau pour tous, visitez www.sanitationanadwaterforall.org.

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