Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org
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PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
« L’enfant est une personne »
Extrait du livre « Paroles de femmes »
Découverte d’un fléau
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SEL : Quel était ta vie de
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PARRAINAGE D'ENFANTS
faire la différence entre le bien
et le mal mais aussi leurs droits
et la valeur qu’ils ont aux ye...
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portation de produits faits
main, a su apporter un havre de
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Les OMD vont céder la place aux
ODD
Tout d’abord, l’année 2015 va mar-
quer la fin des OMD (Objectifs du
Millénaire pour l...
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que les populations du
Nigéria et des pays
alentour subissent les ter-
ribles violences suite ...
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La journée du SEL relayée par
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Un numéro spécial sur le rôle des mères dans le développement.

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SEL Infos - Mai 2015

  1. 1. Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org Mai 2015 Informations Trimestriel2015/04-N°121 Il est inacceptable de mourir en donnant la vie 8 Le rôle des mères dans les pays en déve- loppement 3 Choisir son avenir 12 Etre mère là-bas : un défi ! SEL infos_n121 07/05/15 16:07 Page1
  2. 2. 2 ÉDITORIAL Une action chrétienne dans un monde en détresse Le SEL est une association protestante de solidarité internationale qui fonde son action sur une vision responsable de l’engagement chrétien en vue de réduire la pauvreté dans les pays en développement. Les actions qu’il entreprend visent à amélio- rer les conditions de vie de per- sonnes et de populations en situations de pauvreté, dans une perspective d’autonomie. Créé par l'Alliance Evangélique Française en 1980, le SEL déploie des activités basées sur l'ensei- gnement biblique qui associe la Parole et les actes afin de trans- mettre l'amour de Dieu. C’est pourquoi le SEL travaille en par- tenariat avec des organisations chrétiennes locales, respon- sables des projets qu’elles élabo- rent et mettent elles-mêmes en œuvre. Le SEL mène une action humani- taire : le financement qu’il octroie à ses partenaires s’inscrit donc dans ce cadre ; ceux-ci déploient leur action au-delà des diffé- rences de religion, d’opinions po- litiques ou d’origines ethniques et en prenant en compte l’ensemble des besoins physiques, écono- miques et spirituels des bénéfi- ciaires finaux. Questions à Patrick Guiborat, Directeur général du SEL Les dons faits au SEL vous permettent de recevoir un reçu fiscal donnant droit à une réduction d’impôts (66%, ou 75% aux Ticket-Repas, ou 60% pour une entreprise) ; vous pouvez aussi nommer le SEL béné- ficiaire d’une assurance vie. De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant "Fondation SEL, Service d'En- traide et de Liaison, 157 rue des Blains, 92220 Bagneux", ou pour la déduction ISF, en lui envoyant un chèque à son ordre et à son adresse, et en mentionnant au verso "Fondation SEL". Pourquoi ce numéro sur les femmes ? Qui d’entre vous n’a jamais été surpris de constater que les femmes dans les pays en développement sont présentes et actives partout : dans les champs, les commerces et le microcrédit, avec les enfants, aux points d'eau, à la cuisine, depuis tôt le matin jusque tard le soir. Ici au SEL, nous sommes bien conscients que le rôle des femmes est primordial voire prépondérant dans de nombreux aspects du développement d’un pays. Et lorsque vous lirez, dans les pages suivantes, les articles sur Alaya en RD Congo, Jacqueline en Côte d’Ivoire, Marthe au Bukina, Chery en Haïti, Munk en Thaïlande, Elena au Salvador, alors vous comprendrez pourquoi, cette fois- ci, nous avons voulu mettre en relief leur vie ou leurs extraordinaires enga- gements au travers des défis auxquels elles sont confrontées. La situation des femmes dans les pays du Sud est-elle si particulière ? Les études indiquent les faits suivants : les femmes y représentent entre 60 et 80% des agriculteurs familiaux alors qu' elles sont davantage touchées par la faim et la pauvreté que les hommes – en effet 70% des personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté sont des femmes. Par ailleurs, elles consacrent les 2/3 de leur temps au travail mais ne perçoivent que 10 % du revenu du travail. Tragiquement, elles sont particulièrement menacées en donnant la vie : chaque jour, dans le monde, 800 femmes meurent suite à des complications liées à la grossesse ou l’accouchement. Il est établi qu’« investir » dans les femmes et dans leur santé est le meilleur investissement direct pour faire reculer la pauvreté, celui qui a le plus d’impact sur la famille et notamment sur les enfants. Voilà pourquoi, le Sud a tellement besoin des femmes, et que le SEL est fier de leur consacrer ce numéro ! Imprimésurpapier100%recyclé Partenaires du SEL Le Défi Michée veut mobiliser les chrétiens contre l’extrême pauvreté, notamment en les encourageant à interpeller les gouvernants au sujet de leur engagement pris en 2000 de réduire l’extrême pauvreté de moitié d’ici 2015 (Objectifs du Millénaire pour le Développement). Depuis 1983, ARTISANAT SEL s’inscrit dans une démarche de commerce équitable pour permettre à des femmes et des hommes de vivre dignement de leur travail par l’échange économique. Distincte du SEL, l’association agréée entreprise solidaire fait vivre aujourd’hui plusieurs milliers d’artisans et de producteurs à travers le monde. A l’âge de 17 ans, le pire m’est arrivé : je suis devenue orpheline de mère. Perte de repères, de sens, de tout ce qui me structurait tant dans ma vie personnelle que dans celle de toute notre famille. La sensation que tout s’écroule, que ma vie ne vaudra plus jamais rien… C'est grâce à l’amour de Dieu que j'ai réussi, pendant ma traversée du désert, à faire de Lui mes délices malgré ces circonstances douloureuses, notamment grâce aux nombreuses personnes qui nous ont manifesté Son amour. Mariée et maman de 4 enfants, je suis active dans la vie professionnelle et engagée par Celui qui Est, dans ma vie personnelle. Cette épreuve cumulée au rôle de mère me pousse souvent à m’in- terroger quant à ma vie future, celle de mes enfants, la volonté de leur offrir le meilleur avenir possible. Engagée auprès du SEL et donc d’autant plus concernée par le rôle des femmes dans les pays en développement, je me rends compte que mes doutes et inter- rogations sont parfois les mêmes et parfois aux antipodes des leurs. Je me préoccupe rarement de savoir ce que vont manger mes enfants, s’ils iront à l’école ou encore si un médecin pourra les soigner. Est-ce pour autant que Notre Dieu n’est pas à leurs côtés ? Bien évi- demment que non. C’est pour cette raison qu’il est primor- dial de soutenir ces mères là-bas. Afin qu’elles puissent accomplir leur mission et faire de leurs enfants les futurs piliers de la société, elles ont besoin de nous, dans la prière comme dans les actes. Nos partenaires présents sur place œuvrent pour les sortir de la pauvreté et je ne peux terminer sans les remercier pour leur travail. Ils sont, comme les personnes mises sur mon chemin, les témoins de l’amour de Dieu. Muila Ikiessiba Administratrice du SEL SOMMAIRE P2 : Edito et Question à Patrick Guiborat P3 : Dossier : Le rôle des mères dans les pays en développement P8 : Projets de développement : « 24h dans ma vie de maman en RD Congo » / Parce qu’il est inacceptable de mourir en donnant la vie ! / Sur la route du puits… / L’enfant est une personne. P12 : Parrainage : « Mes années avec Compassion ont changé ma vie ! » / Choisir son avenir P16 : Artisanat SEL : Havres de paix au Salvador P17 : Défi Michée : Une année de transition P16 : Urgence au Nigéria P19 : La page est à vous : La journée du SEL relayée par les délégués / Annonce de recrutement A NOS NOUVEAUX LECTEURS Vous recevez peut-être pour la première fois notre journal. Si vous souhaitez être tenus au courant de nos activités, vous pouvez vous abonner au prix indiqué ci- dessous. Si vous ne souhaitez pas recevoir notre journal, dites-le-nous en renvoyant votre étiquette. Nous ne voudrions pas vous importuner davantage. Conformément à l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données vous concernant dans nos fichiers. Dons uniquement : IBAN : FR57 2004 1000 0100 0195 5F02 034 BIC : PSSTFRPPPAR Parrainage et Ticket-Repas : IBAN - FR34 2004 1000 0113 7110 9S02 033 BIC - PSSTFRPPPAR Directeurs de la publication : Claude Grandjean et Patrick Guiborat Responsable de la rédaction : David Alonso Sécrétariat de rédaction : Rachel Colosimo Comité de Rédaction : Rachel Colosimo, Nicolas Fouquet, Patrick Guiborat, Ann Hatava, Daniel Hillion, Véronique Lavoué SEL PROJETS BELGIQUE 243 route Provinciale - 1301 BIERGES Tél. / Fax (010) 65.08.51 Compte Fortis : IBAN : BE85 0012 1339 3006 BIC : GEBABEBB avec la mention DON SEL SUISSE ROMANDE Compte bancaire : Banque COOP CH 413585.300070-9 Association Service d’Entraide et de Liaison 157 rue des Blains - 92220 BAGNEUX Tél. 01 45 36 41 51 - Fax 01 46 16 20 86 contact@selfrance.org Artisanat-SEL BP 21002 - 45701 Villemandeur Tél. 02 38 89 21 00 - Fax 02 38 85 14 09 contact@artisanatsel.com www.artisanatsel.com  Mise en page : J. Maré Impression : IMEAF - La colline 26160 La Begude de Mazenc Tél. 04 75 90 20 70 CPPAP N°1116H80951 (30/11/2016) N°ISSN 1145-2269 Prix du n° : 1 € Abonnement : 4 € Abonnement de soutien : 20 € © Photos : SEL (sauf mention). SEL infos_n121 07/05/15 16:07 Page2
  3. 3. 3 Le rôle des mères dans les pays en développement Elles donnent la vie en risquant la leur A l’exception des cas d’adoption, une particularité du rôle des mères réside dans le fait qu’elles donnent la vie. Malheureusement, la naissance d’un enfant, qui devrait être une cause de réjouis- sances, est bien trop souvent synonyme de graves dangers pour la santé des femmes des pays en développement. L’amélioration de la santé mater- nelle est l’un des huit Objectifs du Millénaire pour le Dévelop- pement (OMD) adoptés en l’an 2000 par les Nations unies. Seu- lement, si le taux de mortalité maternelle a diminué de 47 % dans le monde au cours des deux dernières décennies1 , cet objectif reste celui dont la réalisation a le moins progressé. On observe d’ailleurs un très important fossé entre pays du Nord et du Sud sur cette problé- matique. Les femmes des pays les moins avancés connaissent Imprimésurpapier100%recyclé DOSSIER Si quasiment chaque pays dispose de sa propre fête des mères (ou des pères), les Nations Unies ont néanmoins décidé dans une résolution de septembre 2012 de faire du 1e juin la Journée mondiale des parents. L’idée de l’organisation internationale n’est pas de faire la promotion des colliers de nouilles ou autres travaux manuels insolites mais d’attirer l’attention sur l’importance des parents dans le développement des sociétés dans lesquelles ils évoluent. A la veille de la célébration française de la fête des mères, nous vous proposons alors de nous arrêter sur le rôle spécifique que celles-ci peuvent avoir dans les pays en développement. 1 ONU – Fiche d’information sur l’objectif n°5 : http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/2013/goal5.pdf SEL infos_n121 07/05/15 16:07 Page3
  4. 4. 4 DOSSIER en effet un risque 300 fois plus élevé que celles des pays déve- loppés de mourir en couches ou des suites de complications liées à la grossesse.2 L’éducation des filles est cruciale dans ce combat. Le risque de mortalité maternelle est 2,7 fois plus élevé parmi les femmes sans instruction. La généralisa- tion des soins est tout aussi importante. En 2011, il y a encore 47 millions de bébés qui sont nés sans soins qualifiés à travers le monde.3 Bien qu’au centre des préoccu- pations, la mortalité maternelle n’est pas non plus le seul enjeu de développement lié à la ques- tion des naissances dans les com- munautés rurales des pays en développement. Il ne faudrait pas négliger le fait que les mères peuvent aussi transmettre des maladies ou des insuffisances aux nourrissons. Ainsi, par exemple, la très grande majorité des enfants infectés du sida le sont avant la naissance, durant la grossesse, au moment de l’ac- couchement ou lorsqu’ils sont allaités (si leur mère est séro- positive).4 Elles répondent aux besoins physiologiques des enfants Une fois les enfants venus au monde, les mères s’attachent tout particulièrement à subvenir à leurs besoins physiologiques. Dans la plupart des pays en déve- loppement, ce sont elles qui pro- diguent habituellement la majo- rité des soins aux jeunes enfants. Mais plus encore, c’est au niveau des besoins alimentaires des enfants qu’elles jouent un rôle particulier. Labonnesantédesmères est alors impérative pour que les nourrissons puis- sent retirer le meilleur del’allaitementmaternel. Les enfants nourris au sein ont, en effet, une probabilité au moins six foisplusélevéedesurvivre que ceux qui ne sont pas allaités.5 Ce rôle des mères ne s’arrête pas pour autant aux premiers mois des nourrissons. Des enquêtes menées dans de nombreux pays ont ainsi montré que les femmes assuraient 85 à 90 % de la préparation des repas dans les ménages.6 Dans certaines régions du monde, les pratiques culturelles et tradi- tionnelles font que les femmes sont les dernières à se nourrir. Lors d’une crise, elles sont d’ailleurs souvent les premières à se priver de nourriture pour que les autres membres de la famille aient suffisamment à manger. Il arrive souvent que les mères travaillent dur pour pouvoir sub- venir aux besoins de la famille. Ces situations sont d’autant plus difficiles à concilier quand la mère est seule. Celle-ci doit alors redoubler d’effort pour pouvoir nourrir ses enfants. On peut notamment penser à l’histoire de l’égyptienne Sisa Abu Daooh qui s’habille en homme depuis plus de 40 ans pour nourrir sa famille.7 Elles participent prioritairement à l’éducation des enfants Même si parmi les populations des pays en développement l’édu- cation des enfants a bien souvent une dimension collective avec l’implication des grand-mères, sœurs ou encore tantes, les mères sont néanmoins celles qui en ont la responsabilité première. C’est à elles que revient la tâche fondamentale de transmettre aux plus jeunes ce qui constitue la culture de référence. L’amélioration de la santé maternelle est l’un des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par les Nations Unies. C’est celui dont la réalisation a le moins progressé. 2 ONU – Journée mondiale des parents : http://www.un.org/fr/events/parentsday/back- ground.shtml 3 ONU – Fiche d’information sur l’OMD n°5 : http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/2013/goal5.pdf 4 UNICEF – Offrir un traitement pédiatrique : http://www.unicef.org/french/aids/index_pre- ventionMTCT.html 5 UNICEF – Allaitement : http://www.unicef.org/french/nutrition/index_24824.html 6 Programme alimentaire mondial : http://fr.wfp.org/histoires/faits-et-chiffres-sur-les- femmes-et-la-faim 7 Huffington Post (2015) : http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/26/nourrir-famille-sisa- abu-daooh-habille-en-homme-international_n_6948146.html?utm_hp_ref=france SEL infos_n121 07/05/15 16:07 Page4
  5. 5. 5 DOSSIER Bien qu’elles évoluent progres- sivement, les communautés rurales des pays en développe- ment restent encore énormément marquées par la tradition. C’est ainsi que, dans de nombreux pays, les soins et l’enseignement des jeunes sont considérés comme étant exclusivement du ressort des femmes.8 C’estsurtoutpendantlespremières années de l’enfant que l’influence de la mère se fait ressentir en matière d’éducation. Le lien est alors particulièrement fort entre la mère et cet enfant qu’elle garde au plus près d’elle. Durant cette période,l’apprentissagedesenfants se fait essentiellement par le biais de l’observation et ceux-ci se construisent bien souvent en imitant leur mère.9 En grandissant, si la générali- sation progressive de l’école peut diminuer le rôle joué par les mères dans l’éducation des enfants, elle ne l’annule pas pour autant. Leurs prises de position sont essentielles pour la scola- risation de leurs enfants  ; en témoignent la constitution de clubs de mères qui militent pour l’éducation des filles en Gambie10 ou encore les statistiques qui révèlent que les mères instruites sont davantage susceptibles d’as- surer la scolarisation de leurs enfants.11 Que ce soit sur le domaine phy- siologique ou psychologique, les mères jouent un rôle essentiel auprès de leurs enfants. En tant que femmes, leur importance dans les sociétés en développe- ment dépasse aussi le seul cadre de la maternité et elles influent plus largement sur le dévelop- pement des pays du Sud. La créa- tion d’ONU Femmes en 2010, l’entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autono- misation des femmes, attire ainsi l’attention sur le rôle plus général des femmes dans le développe- ment rural, la production alimen- taire ou encore l’éradication de la pauvreté. Nicolas Fouquet Chargé de Mission Education au développement Retrouvez également sur le site du SEL (rubrique ressources) un dos- sier qui aborde les conditions de vie des femmes dans les pays du Sud, leur rôle dans le développe- ment et ce qu'en dit la Bible. Pré- senté sous forme de fiches à thème, ce dossier peut compléter cet article si vous souhaitez aller plus loin. 8 United Nations, Men in Families and Family Policy in a Changing World, Department of Economic and Social Affairs, 2011, p.33 et 54 : http://www.un.org/esa/socdev/family/docs/men-in-families.pdf 9 Journal of International Affairs : http://jia.sipa.columbia.edu/online-articles/roles-mother-child-rural- ghana/ 10 UNICEF – Des mères militent : http://www.unicef.org/french/education/gambia_37892.html 11 ONU – Journée mondiale des parents : http://www.un.org/fr/events/parentsday/background.shtml Les femmes assurent 85 à 90 % de la préparation des repas dans les ménages. En cas de crise, elles n’hésitent pas à se priver pour que le reste de la famille ait assez à manger. SEL infos_n121 07/05/15 16:07 Page5
  6. 6. « 24h dans ma vie de m 6 Je me lève avant le soleil. Mon corps est fatigué à cause de la mauvaise nuit à même le sol. Pourtant les belles lueurs de l’aube me donnent du courage. « Merci Seigneur pour ce beau paysage ! » J’attrape un jerricane vide, sors de ma maison pour prendre le chemin du puits. Je jette un dernier coup d’œil sur mes 4 enfants endormis… Après 1h de marche dans la poussière, j’arrive enfin au puits. Je pompe de l’eau, fais ma toilette rapidement puis remplis mon jerricane d’eau. Le plus dur m’attend… Cela fait une demi-heure que j’ai pris le chemin du retour. Je m’octroie une petite pause. Mon jerricane de 20 litres pèse sur ma tête et mon cou et endolorit tout mon corps. Pourtant je reprends ma marche en essayant de ne pas ralentir. Je suis de retour à la maison… ma maison, cette petite case de paille et de terre séchée. Les enfants sont réveillés et attendent mon retour en jouant dans la cour. Je leur donne à boire et une galette chacun. Parfois, lors des meilleurs jours, je leur prépare une bouillie. Je balaye la maison pour faire partir la terre et les feuilles sèches que le vent a laissé entrer durant la nuit puis je lave le linge sale avec une partie de l’eau et l’étends. Je prends la direction des champs. Une longue journée de labeur m’attend. Je me retrouve courbée en 2 pendant plus de 7h, sous un soleil brûlant. Avec les autres femmes nous parlons peu pour garder notre souffle mais nos regards remplacent les mots. Nous nous comprenons. 5h30 6h30 7h 7h30 8h 8h30 Je m’appelle Alaya. Je vis à Biseke, un petit village en RD C Je vous invite à vivre une Je suis Alaya et à la fois, je suis toutes ces femmes qui chaque jour vivent un quo Seules, nous ne pouvons pas nous en sortir… Merci aux partenaires chrétiens du SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page6
  7. 7. e maman en RD Congo » 7 Ereintée par cette journée de travail, je ne sens plus mes jambes, ni mon dos. Sur le chemin du retour je m’arrête pour acheter du grain. Je le dépose chez moi puis retourne chercher du bois pour faire du feu, aidée de ma fille de 8 ans. Je dépose ma charge de bois mort sur le sol. Mon dos hurle, mes mains brûlent. Je suis épuisée mais ne le montre pas. Tenir, toujours tenir… Les enfants rentrent de leur journée, les garçons étaient à l’école, à 1h à pied d’ici, tandis que ma fille est restée à la maison pour s’occuper de son petit frère de 18 mois. Les enfants me réclament à manger pendant que je pile le grain. Je soutire à mon corps ses dernières forces. Les enfants ont mangé, je leur fais une toilette rapide avec l’eau restante et réutilise l’eau savonneuse pour faire la vaisselle que j’essuie avec un tissu propre. Le soleil se couche et j’envoie les enfants s’allonger sur leur natte. Avant qu’ils ne s’endorment, je leur chante une chanson que j’ai apprise à l’Eglise : « Du lever du soleil, jusqu’à son coucher, Bénissez l’Eternel Dieu… » Les enfants la chantonnent avec moi. Ensuite nous prions Dieu. Nous Le remercions pour sa présence avec nous et nous Lui demandons de pourvoir à notre pain quotidien. Je m’allonge enfin à mon tour, épuisée. Je prie mentalement Dieu en lui demandant de me donner la force de tout recommencer demain. Je lui demande aussi, comme chaque soir d’offrir un meilleur avenir à mes enfants. Une larme roule sur ma joue… Demain, j’irai voir cet homme dont on m’a parlé à l’Eglise, il peut m’aider à financer un petit commerce m’a-t-on dit. Peut-être que demain tout sera dif- férent… Je m’endors pleine d’espoir…. 16h30 17h30 19h 19h30 20h RD Congo. J’ai 4 enfants et ma vie est un vrai défi quotidien. e une journée avec moi… quotidien épuisant, que ce soit au Burkina, au Tchad, au Niger, en Côte d’Ivoire… s du SEL qui travaillent pour nous aider à sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Merci de les soutenir ! SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page7
  8. 8. 8 P our les partenaires chré- tiens du SEL, cette situa- tion n’est pas acceptable parce que des solutions existent pour réduire ces horribles sta- tistiques et ils s’attachent à les mettre en œuvre là où ils se trou- vent. Rapprocher le centre de santé Docteur Yvon, en RD Congo explique combien il est important de « rapprocher » le centre de santé des femmes. Le rapprocher géographiquement afin qu’elles n’aient pas besoin de marcher 10 heures alors qu’elles sont en plein travail et que cela se passe mal. Mais aussi le rapprocher « dans les mentalités » : il faut que les futures mamans osent venir au centre de santé. Dans le village où il exerce, les femmes ont l’habitude d’accoucher der- rière leur case, et de «  gérer cela » entre elles. Ce n’est que lorsque la nuit vient, et si les choses se passent mal, qu’elles se décident à venir au dispen- saire, à l’abri des regards. Et le même docteur de déplorer qu’il est souvent obligé de pratiquer une césarienne en urgence parce qu’il y a un risque vital pour le bébé ou la maman. De nettes améliorations Aujourd’hui, grâce au soutien du SEL, le centre est équipé du matériel nécessaire pour prati- quer une césarienne. Une ins- tallation solaire permet de ne plus faire cette intervention à la lampe frontale. Mais le Dr Yvon rêve que la table d’accouchement serve plus souvent pour un accouchement normal. Et ce rêve se réalise de plus en plus. Les mamans du village comprennent peu à peu qu’il est normal de venir accoucher au centre de santé même si tout se passe bien, et que le suivi médical pen- dant la grossesse est important pour préparer la naissance. L’hô- pital de la zone de santé (à 7h de marche de là) vient d’être équipé, il y a quelques mois, d’un écho- graphe obstétrical, ce qui per- mettra de dépister un certain nombre de problèmes pendant la grossesse. Autour de l’accouchement, une bonne hygiène est aussi très importante, à la fois pour la maman et pour son bébé. Le dis- pensaire a donc été équipé de latrines et d’une douche pour que la jeune maman puisse faire sa toilette. Des citernes de récu- pération d’eau de pluie ont permis l’installation d’un point d’eau dans la salle d’accouchement qui sert aussi de bloc opératoire. Le CEPROMOR, partenaire du SEL au Bas-Congo, aménage, année après année, les centres de santé dans son périmètre d’action. Parce qu’il est inacceptable de mourir en donnant la vie ! PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Chaque jour, dans le monde, 800 femmes meurent suite à des complications liées à la grossesse ou l’accouchement. 99% des décès maternels se produisent dans les pays en développement et plus de la moitié en Afrique subsaharienne.* *Sources OMS Petit à petit, les mentalités changent et les femmes osent venir au centre de santé pour accoucher ou pour avoir une consultation prénatale. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page8
  9. 9. PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Des vies fragiles 3 millions d’enfants meurent chaque année avant l’âge d’1 mois, près de la moitié pendant leurs premières 24 heures, 75% pendant la première semaine.* Une enquête réalisée par notre partenaire, le CEPROMOR, dans la zone de santé de Sona Bata rapporte un certain nombre de croyances qui contribuent peut- être à ces chiffres dra- matiques. Une maman de 3 enfants, âgée de 20 ans explique : «  le premier lait est pressé et jeté car il est considéré comme mauvais par la tradition  ». Cela n’est heureusement pas le cas dans tous les villages. Une autre maman témoigne qu’elle « donne le lait à l’enfant dès que celui-ci pousse le cri après la naissance. » Un pont entre les familles et le centre de santé Les relais communautaires et les animatrices nutritionnelles, for- mées par nos partenaires, sont présents, chacun dans leur com- munauté villageoise pour expli- quer pourquoi l’allaitement dès la naissance est capital pour le bébé. Ils encouragent aussi les futures mamans à se rendre à la consultation prénatale. Ils sont un peu comme un pont entre les familles et le centre de santé, rappelant que l’on ne va pas au centre de santé pour y mourir, comme beaucoup croient encore, en raison de ce qu’ils ont vu. Ils sont aussi des relais pour dépister le plus précocement les cas de malnutrition. En effet, la période du sevrage est très délicate. Une maman de 4 enfants, âgée de 32 ans, raconte : « Les enfants de 2 à 5 ans mangent avec leur mère. A cet âge, les enfants ne savent pas bien se comporter devant le repas et surtout en pré- sence de grandes personnes. S’il y a assez à manger, les enfants mangent à leur faim.» Nzusi, une autre maman, témoigne de l’impact du travail des animatrices nutri- tionnelles présentes dans son village: « Quand elles ont dépistémonenfantmalnutri à l’âge de 2 ans, je n’ai pas hésité et j’ai adhéré au programme nutritionnel organisé avec l’appui du CEPROMOR. Elles nous ont aussi formées sur la nutrition de nos enfants. Maintenant, ma fille a 5 ans, il n’y a rien à comparer entre ces 2 âges. Elle est en très bonne santé et je dis merci au CEPROMOR, car sans lui, elle serait morte. » Ces personnes-relais aident aussi les mamans à réaliser quand il est indispensable d’amener leur enfant au centre de santé, en cas de fièvre, de diarrhée, etc. mais aussi pour que leur enfant reçoive les vaccins qui le protègeront. Le centre de santé bien équipé, avec un réfrigérateur solaire, un stock minimal de médicaments essen- tiels, avec du personnel médical bien formé, met les mamans en confiance. Il reste encore beaucoup à faire pour que l’accouchement ne soit plus un risque pour la vie de la maman et celle du bébé. Il faut équiper les centres de santé et faire changer les mentalités, mais grâce au soutien des donateurs, les partenaires du SEL se sentent réellement encouragés dans leurs actions actuelles et celles à venir. Véronique Lavoué Directrice des projets de développement Prévenir, c’est aussi parler du sida Jacqueline vit seule avec ses enfants depuis que son mari l’a quittée. Elle est animatrice communautaire-sida dans la région de Danané en Côte d’Ivoire. Elle explique  : «  Au début, les femmes se moquaient de moi, d’autres ont eu du mal à m’écou- ter. Mais ça va, elles m’écoutent maintenant et me demandent d’en parler à toutes nos rencontres. J’ai l’espoir que les mes- sages que je fais passer apporteront un grand changement dans nos communautés. Je sens que j’ai le devoir de m’occuper des personnes qui ignorent encore ce fléau et de les amener à prendre conscience et à mener une vie saine et propre sans maladie. » Les animatrices nutritionnelles vien- nent à la rencontre des jeunes ou futures mamans pour leur faire com- prendre l’importance d’accoucher à la maternité et de se rendre au centre de santé avec leur bébé. 9 Si vous souhaitez soutenir les projets santé des partenaires du SEL, rendez-vous sur le coupon joint à ce numéro. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page9
  10. 10. 10 A u bord de la route nationale qui mène au Mali, nous nous arrêtons à Sabce Boussouma où un forage a été aménagé avec le soutien du SEL. Les villageois présents nous expliquent : « l’eau s’est rappro- chée ! » Plusieurs femmes ont même aménagé un petit potager clos tout près du forage, ce qui leur permet d’avoir les « condi- ments » pour la sauce du jour. Quel contraste quand je visite quelques jours plus tard le village de Boaboagra, au Nord Est de Ouagadougou ! Sur la piste, nous avons croisé dans la brume du matin, une maman, avec une charrette tirée par un âne, rame- nant quelques fûts remplis d’eau. Partie la veille au soir, elle a passé la nuit près du puits au bord du barrage, afin d’être la première à puiser au matin. Dans son village, en saison sèche, tous les puits sont à sec et elle s’en va courageusement 2 à 3 fois par semaine chercher l’eau dont sa famille a besoin. Que d’heures passées sur la route ou au bord du puits, à attendre, puis à pui- ser… Elle y va souvent avec l’une de ses filles. On est là bien loin de l’image bucolique de la femme portant fièrement une cruche sur la tête dans un paysage enso- leillé. En saison des pluies, dans son village, il y a de l’eau dans les puits peu profonds creusés par sa famille. Mais l’eau devient très vite sale puis se raréfie. Le nombre de maladies diarrhéiques est très important. Cela est accentué par le fait qu’il n’y a aucune latrine dans le village. Les filles participent très tôt à cette tâche éreintante qui consiste à chercher l’eau pour la famille. Cela les éloigne peu à peu de l’école. Pour celles qui y sont encore à l’âge de la puberté, l’ab- sence de latrines au sein de l’école, permettant aux jeunes filles un minimum d’intimité pen- dant la période des règles, les chasse de l’école une semaine par mois, puis définitivement parce qu’elles perdent le fil. Elles deviennent, malgré elles, des candidates au mariage et aux grossesses précoces. Notre partenaire dans cette région, l’ASEFU, va contribuer à l’installation de 100 latrines fami- liales, et d’un bloc de latrines au sein de l’école de Poli. Plusieurs forages vont être réhabilités. La santé de nombreuses personnes sera améliorée, des jeunes filles resteront à l’école, des mamans passeront moins d’heures pour chercher l’eau, elles auront plus de temps pour cultiver leur champ, mener leurs activités génératrices de revenus, ou prendre soin de leurs enfants : plusieurs familles verront leur quotidien transformé ! Véronique Lavoué Directrice des projets de développement Au Burkina Faso, comme dans la plupart des pays du Sud, les mères et leurs filles ont la lourde responsabilité d’approvisionner en eau leur famille. Sur la route du puits… PROJETS DE DÉVELOPPEMENT SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page10
  11. 11. 11 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT « L’enfant est une personne » Extrait du livre « Paroles de femmes » Découverte d’un fléau Quand je suis arrivée à Guiè (ndlr : petit village en zone sahélienne, éloigné de tout) je ne savais pas ce que j’allais y faire. (…) C’est peu à peu que j’ai découvert ce fléau qui m’était inconnu et qui est propre au milieu rural  : l’abandon d’enfants considérés comme « maudits ». Je ne peux m’empêcher de préciser qu’il faut mettre des guillemets devant cet adjectif de malédiction, car pour moi, ils ne sont pas maudits du tout. Les enfants en question sont issus de relations interdites, consi- dérées comme incestueuses. Ils sont généralement le fruit de parents cousins plus ou moins éloignés. Dans notremilieu, l’enfant appartient au père et, quand un enfant naît ainsi d’une union interdite, la mère remet l’enfant à son père et c’est lui qui décide de son sort. Selon la coutume, il n’est pas concevable de garder de tels enfants. Si bien qu’ils ne sont pas pris en charge de manière adéquate et meurent parfois faute de soins. (…) Une pouponnière et un centre de réhabilitation Un jour, quelqu’un qui habitait à une douzaine de kilomètres de Guiè est venu voir le chef du village pour lui dire qu’il y avait un enfant dont la mère était décédée. Le bébé était lui-même en train de mourir. Henri et moi avons accepté d’accueillir cet enfant. Quand j’ai vu dans quel état il était, je me suis mise à pleurer. Il pesait 2 kg à 7 mois. Je ne m’attendais pas à cela. Avant de partir, le père a préciséqu’iln’avaitpasoséapporter le linceul de l’enfant… mais il était convaincu que celui-ci était condamné. Je n’ai pas dormi de la nuit. Très tôt le matin, la famille est revenue. Comme je lui avais donné à boire tout au long de la nuit, le bébé était réhydraté. Ils n’en revenaient pas… Cet enfant étaitconsidérécommeunmiraculé. Aujourd’hui, il a presque 20 ans. Il a marqué pour nous le début de la pouponnière que nous avons créée par la suite.  Parallèlement à cet accueil d’enfants, j’ai créé un centre de réhabilitation nutritionnelle, où j’ai organisé des séances d’in- formation alimentaire. (…) Grâce à une alimentation saine et équilibrée, nous avons vu que les enfants commençaient à prendre des joues ; ils tombaient de moins en moins malades.  Il arrive pourtant que des enfants meurent. C’est le plus difficile. Tu culpabilises et tu te poses mille et une questions  : et si j’avais fait ci… et si j’avais fait ça… Qu’est-ce que je n’ai pas fait ? On ne s’habitue jamais à la mort d’un enfant. (…) Lisez la suite du témoignage dans le livre « Paroles de femmes » en vente sur le site du SEL, rubrique Ressources/Livres – 12 € Recueillir des enfants orphelins ou privés de milieu familial est la mission dans laquelle s’est investie Marthe Girard au Burkina Faso avec son mari Henri. Dans son témoignage elle explique l’importance de prendre en considération l’enfant dans son ensemble physio- logique et psychologique. Marthe a été fortement touchée par la situation des enfants au Burkina Faso. Elle commença par prendre un enfant sous son aile, puis beaucoup d'autres. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page11
  12. 12. CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE12 SEL : Quel était ta vie de famille lorsque tu étais enfant ? Chery  : Je suis née dans une famille chrétienne de 8 enfants, dont 5 garçons et 3 filles. Quand j’avais autour de 2 ans ma mère nous a fait quitter le village, pour aller habiter une petite chambre dans la ville de Petit Goave à l’ouest du pays. Il lui fallait absolument gagner de l’argent pour faire face aux dépenses du foyer. Mon père, lui, était resté au village pour tra- vailler la terre. Ma mère trouva un emploi dans une usine, ce qui lui permit de payer les frais scolaires pour les plus petits. Mais même à eux deux, mes parents ne pouvaient pas répondre à tous nos besoins. Les plus grands ont dû se mettre à chercher du travail pour aider la famille. A un moment, ma mère a été obligée de nous laisser pour aller s’occuper de mon père et c’est là que nous avons connu les pires moments de notre vie. Ils nous rendaient visite une fois par mois. L’ a b s e n c e d e n o s parents et des ainés qui devaient aller travailler était très difficile à vivre, pour nous, les plus jeunes. SEL : En étant enfant, comment imaginais-tu que ta vie d’adulte allait devenir ? Chery : Dans mon entourage j’ai toujours vu des gens qui vivaient bien, sans trop de difficultés financières et j’ai vite compris que la vie que je menais était loin d’être aussi bonne. Je devais faire des efforts pour améliorer ma vie. Mes grands-frères me disaient toujours que je devais étudier, travailler à l’école pour pouvoir réussir. J’ai toujours rêvé d’avoir une vie confortable où je pourrais répondre à tous mes besoins. SEL Qu’est-ce que le parrainage a changé pour toi  ? Pour ta famille ? Tes parents ? Tes frères et sœurs ? Chery : J’ai été parrainée vers 8 ans. La situation de mes parents était devenue vraiment préoccu- pante à ce moment-là. J’ai pu faire partie du programme de Compassion jusqu’à la fin de mes études. Ces années ont changé ma vie tant sur le plan spirituel que social. J’ai suivi une forma- tion de sciences de l’éducation à l’université Quisqueya qui me sera utile toute ma vie, surtout dans ma vie familiale. Ma situa- tion économique s’est améliorée et aujourd’hui je peux répondre aux besoins de ma famille, de mes parents et de quelques familles proches. Je ne peux pas dire que j’atteins le sommet, mais je suis sur la bonne voie. Chery, mariée et maman de 2 enfants, travaille pour Compassion Haïti en tant que Responsable de programme dans un centre d’accueil. Elle-même parrainée durant son enfance, elle nous raconte son cheminement. « Mes années avec Compassion ont changé ma vie ! » PARRAINAGE D'ENFANTS Chery a été parrainée dès l'âge de 8 ans. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page12
  13. 13. 13 SEL Qu’est-ce-que ton parcours d’enfant parrainée t’a apporté en plus dans ton rôle de mère aujourd’hui ? Chery : Au centre d’accueil, on ne m’a pas seulement soutenu financièrement, on m’a appris beaucoup de choses qui m’aident à mener une vie de sagesse. J’ai suivi le programme de parrainage et celui de Leader, ce qui me permet aujourd’hui d’envisager l’avenir de mes enfants sereine- ment. Je souhaite que mes enfants reçoivent comme moi, une très bonne éducation tant sur le plan spirituel que social. A la maison, je dois leur inculquer les valeurs chrétiennes pouvant les aider à vivre le mieux possible dans la société tout en étant aux côtés de Dieu. SEL Comment vois-tu l’avenir pour tes enfants ? Chery  : Avec l’aide de Dieu, je crois que mes enfants ont un avenir assuré. J’ai de très grands projets pour eux  : leur donner l’opportunité de réussir et de vivre une vie heureuse et épa- nouie. SEL Quels sont les principaux défis auxquels sont confrontées les mères en situations de pau- vreté en Haïti  ? Dans ta com- munauté ? Chery : La majorité des mères haïtiennes ne connaissent pas le bonheur, la joie de vivre, car elles sont en majorité mères céliba- taires. Ces dernières doivent créer des commerces çà et là pour s’en sortir. Elles font face à des défis, tels que subvenir aux besoins de leurs enfants, gérer les frais de scolarité, de santé… et encore ce n’est pas gagné. Les enfants doivent eux aussi faire beaucoup d’efforts pour réussir. Un enfant qui a faim ne peut pas faire de grands progrès à l’école, il doit redoubler d’efforts pour se concentrer. PARRAINAGE D'ENFANTS « Compassion a beaucoup fait pour moi. Je veux rendre ce que l’on m’a donné. C’est une façon d’exprimer ma reconnaissance. J’encourage tous les parrains à poursuivre ce qu’ils font. Le programme de Compassion fait vraiment la différence dans la vie des enfants et il donne de grands résultats. » SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page13
  14. 14. M unk fait partie de la tribu des Hmongs, un groupe ethnique asiatique pré- sent en Chine, au Vietnam, au Laos et en Thaïlande. Elle a grandi avec un père alcoolique qui avait kidnappé la mère de Munk pour en faire sa deuxième épouse. Quand Munk était enfant, elle tra- vaillait dur pour aider sa mère. Elle préparait les repas, allait chercher l’eau et nettoyait la mai- son. À l’époque, elle n’avait pas connaissance d’une pratique de sa culture qui allait bientôt bou- leverser sa vie... « Une nuit, ma vie bascula… » Comme toutes les jeunes filles, Munk rêvait de terminer le lycée et de trouver du travail pour aider sa famille. Le monde paraissait rempli d’opportunités. Elle était prête à poursuivre son rêve… jus- qu’à cette nuit fatidique où elle fut kidnappée par un voisin qui la força à devenir sa femme. Le beau-père de Munk interdit à sa mère d’essayer de la sauver. Après son premier enlèvement, Munk a été mariée à trois autres reprises de force. Elle a été mal- traitée verbalement, mentalement et physiquement par les pre- mières épouses de ses maris et exclue de toutes les communau- tés dans lesquelles elle est allée. Elle a dû don- ner naissance à son troisième fils, seule, au milieu de la forêt. Là, dans le refuge de for- tune, entouré par la jungle, son bébé a poussé son premier cri. Les mains trem- blantes, Munk a coupé le cordon ombilical à l’aide d’un couteau rudimentaire. Munk était alors une mère ado- lescente avec trois fils en bas âge, sans aucun soutien de ses maris ni de sa famille, sans travail ni revenu et sans maison décente. « À ce moment- là, j’ai compris que per- sonnenem’aimaitvraiment car, lorsque j’ai appelé à l’aide,personnen’estvenu. J’étais toute seule. » Ayant touché le fond, Munk décida de se mettre fin à sa vie… Dieu ne l’abandonna pas Heureusement, quelqu’un la trouva à temps et l’emmena d’ur- gence à l’hôpital. Une fois remise, Munk décida de retourner dans sa ville natale tout en sachant qu’elle n’y serait pas la bienvenue. Mais là-bas, le pas- teur a commencé à l’aider. « Nous avons trouvé un terrain pour qu’elle plante du riz. Nous avons pu ins- crire son troisième enfant dans une école locale pour qu’il re- çoive une éducation. Nous l’avons également inscrit au programme de Compassion. » Grâce au programme de Compas- sion, les enfants apprennent à CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE14 Choisir son avenir « J’avais 14 ans quand un homme m’a enlevée pour faire de moi sa seconde femme. Je ne connaissais rien du mariage à cette époque. À partir de cet instant, je n’ai plus jamais pu faire mes propres choix. » « J’ai compris que personne ne m’aimait vraiment car, lorsque j’ai appelé à l’aide, personne n’est venu. » ©Photo:Compassion PARRAINAGE D'ENFANTS ©Photo:Compassion SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page14
  15. 15. 15 PARRAINAGE D'ENFANTS faire la différence entre le bien et le mal mais aussi leurs droits et la valeur qu’ils ont aux yeux de Dieu. Ils ont moins de risques de se faire exploiter car ils ont le savoir, la force de prendre de sages décisions et ils sont entou- rés d’adultes qui se soucient réel- lement d’eux. Mme Wasana, directrice du centre d’accueil Kao Kor Grace en Thaï- lande, explique : « Après 20 ans passés à éduquer et à protéger les enfants, nous voyons le résul- tat. Depuis l’ouverture du centre, nous avons empêché au moins la moitié des enfants inscrits d’être enlevés pour être mariés de force. Environ 250 enfants ont terminé le lycée. 30 d’entre eux sont entrés à l’université et 15 parmi ceux-là ont déjà obtenu une licence. » « Nous ne pouvons peut-être pas changer toute la culture, mais nous pouvons commencer par l’état d’esprit de nos enfants. » Extrait tiré du Blog de Compassion Quelques chiffres : • Dans les pays en développement, tous les ans, les filles de moins de 18 ans sont 7,3 millions à mettre un enfant au monde, et celles de moins de 15 ans, 2 millions. • 95 % des enfants de mères adolescentes naissent dans les pays en développement et 9 sur 10 de ces naissances ont lieu au sein d’un mariage ou d’une union. • Quelque 70 000 adolescentes meurent chaque année de causes liées à la grossesse et à l’accouchement dans les pays en développement. Sources : Rapport de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la popu- lation ; La mère-enfant : Face aux défis de la grossesse chez l’adolescente, 2013  ©Photo:Compassion SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page15
  16. 16. D ans ce chaos, Exporsal, entreprise dédiée à l’ex- portation de produits faits main, a su apporter un havre de paix à travers ses 29 ateliers. Créée en 1974 par sa mère dans des conditions précaires, Elena Alfaro a su pérenniser cette activité  : aider 180 artisans à s’équiper de métiers à tisser et de machines à coudre, leur per- mettant ainsi de travailler et de gagner leur vie décemment. Les artisans reçoivent une formation technique et bénéficient des créa- tions marketing du bureau central. Selon les qualifications, le salaire mensuel s’élève de 320 à 600 dollars alors que le minimum légal au Salvador n’est que de 180 à 220 dollars. Cela ne suffit pas toujours pour nourrir la famille. Exporsal a donc mis en place un moyen de leur procurer les se- mences nécessaires pour cultiver des petites parcelles de terre. Le préfinancement des commandes aux ateliers, jusqu’à 50 %, permet d’acheter les matières premières et de payer les salaires sans retard. Exporsal octroie des mi- crocrédits principalement pour équiper les ateliers, mais parfois aussi pour du secours d’urgence. Les enfants des artisans reçoivent du matériel scolaire et les plus méritants peuvent poursuivre leurs études grâce à des bourses. Une aide non négligeable pour cesparentsensituationdepauvreté qui peinent à payer les frais de scolarité de leurs enfants. Artisanat SEL vend depuis 2013 les hamacs tissés par Carlos et ses collègues. Retrouvez-les dans le catalogue printemps 2015 qui vient de sortir ou sur le site www.artisanatsel.com En soutenant son travail par l’achat d’un hamac, vous agissez pour plus de justice sociale au Salvador. COMMERCE ÉQUITABLE Havres de paix au Salvador s En achetant équitable en bou- tique, sur www.artisanatsel.com ou au 02.38.89.83.33. s En faisant un prêt sans intérêt grâce au coupon ci-contre à ren- voyer au SEL dans l’enveloppe jointe. Aidez-nous à poursuivre notre action de commerce équitable ! R Oui, je veux aider au préfinancement des objets artisanaux en prêtant la somme de ............. €1 Nom : Prénom Adresse Code Postal Ville Tel : E-mail : Vous voulez soutenir Artisanat SEL ? Vous pouvez le faire 1. Une convention d'apport avec droit de reprise vous sera proposée - montant si possible à partir de 1 000 €, sans intérêts. ¡ Le Salvador est un pays en souffrance. Abîmé par les affres de la guerre civile entre 1980 et 1991, provoquant 70  000 morts et 1 million de déplacés, c’est aujourd’hui un pays détruit. Le chômage touche plus de la moitié des 6,3 millions d’habitants et le taux de criminalité est un des plus éle- vés au monde. Carlos, 49 ans, père de 11 enfants, travaille depuis 1999 pour Exporsal et souhaite en faire partie encore longtemps. Il rêve de voir ses enfants apprendre un métier et grandir aux côtés de Dieu. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page16
  17. 17. Les OMD vont céder la place aux ODD Tout d’abord, l’année 2015 va mar- quer la fin des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) qui ont été votés par les membres de l’ONU en l’an 2000. Nous en dres- serons un bilan dans les prochains mois lorsque les dernières données seront accessibles. Ceux-ci devraient être remplacés par les ODD (Objectifs de Développement Durable) lors du prochain sommet de l’ONU en sep- tembre 2015. Ces nouveaux objectifs de réduction de la pauvreté intégre- ront de manière bien plus forte que précédemment les enjeux liés à l’en- vironnement. Ils seront prévus pour durer quinze ans, jusqu’en 2030. Le numéro spécial Défi Michée de cet été vous en donnera un aperçu. Au niveau inter- national, fusion du Défi Michée et du réseau Michée Au niveau international, la campagne Micah Challenge / Défi Michée (créée par le réseau Michée et l’Alliance Evangélique Mondiale en 2003) s’est arrêtée en décembre 2014 pour fusionner avec le réseau Michée. La nouvelle entité, appelée tout sim- plement Micah (Michée), est en pleine transition et réorganisation. Les informations officielles se trou- vent sur www.micahnetwork.org. En France, le Défi Michée aussi se prépare pour l’après 2015 : les OMD s’arrêtent, nous continuons ! Le comité de pilotage du Défi Michée a décidé de consacrer son énergie à préparer l’avenir, et pour cela il a aussi besoin de votre aide  : nous vous serions reconnaissants de répondre aux quelques questions ci-dessous. Pendant l’année 2015, nous vous encourageons à prier pour les grands évènements suivants : - la conférence sur le financement du développement qui aura lieu à Addis Abbeba (Ethiopie) en juillet ; - le sommet des Nations Unies de septembre avec le vote des ODD ; - la conférence des parties (COP21) de décembre à Paris sur le change- ment climatique. Et nous vous encourageons d’ores et déjà à réserver le dimanche 18 octobre 2015. Un dossier est en cours de préparation. Le comité de pilotage du Défi Michée 2015, une année de transition pour le Défi Michée 17 Nous vous informons du départ de Coralie Omodei- Diebold, dont nous avons grandement apprécié la col- laboration depuis 2012 en tant que coordinatrice du Défi Michée. Nous la remercions chaleureusement pour tout son travail et son investissement de qualité, et lui souhaitons bonne réussite pour sa prochaine étape professionnelle. ÊSondage : nous avons besoin de votre avis ! Veillez découper et renvoyer au SEL, 157, rue des Blains, 92 220 Bagneux > Pouvez-vous donner succinctement trois points positifs et trois points négatifs sur le Défi Michée ? > Quelles sont vos attentes pour l’avenir concernant le Défi Michée ou le plaidoyer plus généralement ? > Sur quels thèmes verriez-vous des actions de plaidoyer ? Si vous le souhaitez, merci de laisser vos coordonnées. SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page17
  18. 18. 18 C ela fait plus de 5 ans que les populations du Nigéria et des pays alentour subissent les ter- ribles violences suite aux exactions de Boko Haram. Ces 3 derniers mois, cette situation s’est considérable- ment intensifiée. 1,2 million de personnes ont dû fuir et des milliers ont été tuées. La situation humani- taire s’avère critique au Nige- ria mais aussi au Tchad, au Niger et au nord Cameroun où les populations ont trouvé refuge. Plus de 500 000 enfants sont déjà en situation de malnutrition sévère. Au- delà d’un soutien alimentaire, les populations ont aussi besoin d’installations sani- taires décentes, d’eau et très souvent d’une aide psycholo- gique. Le SEL, ainsi que les autres membres de l’alliance Integral*, étudient actuellement la meilleure réponse possible, pourfairefaceauxbesoins. Nous avons déjà pu soutenir un de nos partenaires dans le Nord du Cameroun pour faire une distribution de vivres et de vê- tements à 500 personnes dé- placées. Vous pouvez envoyer vos dons par chèque en écrivant au dos « Urgence - Déplacés du Nigéria » au SEL, 157 rue des Blains, 92220 Bagneux ou sur www.selfrance.org *Integral est une alliance internationale de 20 organisations chrétiennes travaillant ensemble pour apporter une réponse plus efficace à la pauvreté.  URGENCE DÉPLACÉS DU NIGERIA Une situation humanitaire dramatique URGENCE Top départ ! Cette année encore, le SEL parti- cipe à la Course des Héros de Paris et de Lyon le dimanche 21 juin 2015. Avant d’enfiler les baskets, le défi pour chaque coureur est de col- lecter un minimum de 250 € en se faisant sponsoriser par des per- sonnes de son entourage. Sans cette somme il n’est pas possible de participer. Le jour J, les sportifs devront courir ou marcher 6 ou 10 km. Quel projet soutenir ? Nouveauté cette année, vous pour- rez choisir parmi 2 projets à soute- nir dans le bas Congo* : • Permettre à des écoliers d’avoir accès à de l’eau potable • Financer des latrines dans un centre de santé Merci d’avance pour ce que vous apporterez à ces enfants ! Toutes les informations sur www.selfrance.org Séisme au Népal Le SEL a ouvert fin avril un fonds d’urgence « Séisme Népal » qui continue à fonctionner. Plus d’infor- mations sur ww.selfrance.org. Les besoins sont immenses, vous pouvez y répondre sur le site ou en envoyant un chèque au SEL avec mention au dos « Séisme Népal ». SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page18
  19. 19. 1919 LA PAGE EST À VOUS La journée du SEL relayée par les délégués D ifférentes actions ont été menées : des collectes pour le projet de notre partenaire en République démocratique du Congo, une brocante dans une ville de Rhône-Alpes, des enseignements pour les jeunes et les enfants, etc. Mme Liseby Marcellos, déléguée du SEL dans l’Église Évangélique Bap- tiste de l’avenue du Maine, à Paris, nous rapporte avec enthousiasme : « J’ai pu motiver les membres de mon Église à prier pour les projets des partenaires du SEL et trois enfants ont été parrainés. J’ai éga- lement rappelé aux parrains de prier pour leurs filleuls car là-bas, leurs filleuls prient pour eux. Chacun s’est senti concerné. Ils ont été touchés et ont même applaudi à la fin du visionnage des vidéos. » Pour son service Parrainage d’enfants, le SEL recrute un(e) collaborateur/collaboratrice La journée du SEL, c’est aussi le réseau des délégués qui s’active dans les Églises locales.  Vous êtes rigoureux et avez le sens du contact. Vous aimez le travail administratif, tout en ap- préciant d’être en contact téléphonique et élec- tronique avec des interlocuteurs différents. Dans le cadre d’un travail en équipe, vous gérez la relation entre les parrains et les filleuls pour une zone géographique déterminée. Vous dé- montrez une véritable capacité d’écoute. De niveau Bac+2, vous êtes à l’aise avec les ou- tils bureautiques et maîtrisez l’anglais. Vous êtes motivé pour donner à des enfants dé- munis de pays en développement, un avenir fait d’espérance. Vous adhérez aux valeurs portées par le SEL. Ce poste est un CDD de 12 mois basé à Bagneux et à pourvoir immédiatement. Envoyez votre lettre de motivation ainsi que votre CV à : recrutement@selfrance.org Vous aussi, vous vous sentez concerné(e) par l’action du SEL ? Vous avez envie de parler aux chrétiens d’ici des situations d’injustice et de pauvreté vécues par les populations là-bas ? Devenez délégué du SEL dans votre Église locale ! Voici les 4 étapes à suivre : Contactez Rose par téléphone au 01.45.36.41.62 ou par e-1 mail à delegues@selfrance.org Obtenez l’accord de votre pasteur ou responsable d’église2 Apprenez à connaître le SEL avec nous3 Et à vous de jouer !4 SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page19
  20. 20. Soutenez nos partenaires chrétiens sur place ! Votre soutien, ponctuel ou mensuel, peut réellement contribuer à donner l’accès aux soins à de nombreuses personnes en situation d’extrême pauvreté, en particulier aux femmes. Agissez sur www.selfrance.org ou via le coupon joint à ce numéro SEL infos_n121 07/05/15 16:08 Page20

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