Café-débat 28 avril 2015 : présentation Florence Morel

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Café-débat 28 avril 2015 : présentation Florence Morel

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  • Le soi = l'ensemble des éléments qui nous définissent
    Il est composé des croyances, des sentiments et des attitudes que les individus ont d'eux même.
    Si on réussit dans un domaine que l’on trouve important, alors cela favorise l’estime de soi.
    Si on n’accorde pas d’importance à un domaine dans lequel on est faible, cela n’affecte pas l’estime de soi.
  • Le soi = l'ensemble des éléments qui nous définissent
    Il est composé des croyances, des sentiments et des attitudes que les individus ont d'eux même.
    Si on réussit dans un domaine que l’on trouve important, alors cela favorise l’estime de soi.
    Si on n’accorde pas d’importance à un domaine dans lequel on est faible, cela n’affecte pas l’estime de soi.
  • Perception négative de sa silhouette ou de parties de son corps.
    Les filles sont plus insatisfaites de leur image corporelle. Mais les garçons sont également préoccupés par leur image corporelle.
  • On observe dans tous les magazines une forte augmentation
    du nombre d’images sur lesquelles les
    femmes sont dénudées ou nues (c’est-à-dire en
    sous-vêtements, maillots de bain, ou tenues très
    légères dévoilant le corps). L’évolution est considérable
    dès le début des années 1980, et devient de plus
    en plus importante à la fin des années 1990.
    En outre, les tenues sont toujours plus légères ou
    suggestives : bodies, pantalons moulants, décolletés
    profonds ou encore tops dévoilant le ventre… Ce
    type de vêtements laisse deviner des filles minces, au
    ventre plat, aux salières plus ou moins creuses mais
    toujours marquées.
    Des femmes de plus en plus minces, voire maigres
    Ces corps de plus en plus visibles sont aussi de
    plus en plus minces, voire maigres. Ce phénomène
    est surtout sensible en dernière période (1999-
    2001), et particulièrement dans quelques magazines
    (Vital et 20 Ans en tête).
  • Les participantes ayant été exposées à des représentations de femmes idéalement minces au travers des médias ont une image de leur corps plus négative que celles ayant été exposées a des images de femmes de taille moyenne ou supérieure ( Groesz, Levine, et Murnen, 2002).
  • Les filles qui lisaient ces articles avaient 3 fois plus souvent de fréquents vomissements provoqués ou d’abus de laxatifs pour maigrir et deux fois plus de jeûnes, de sauts de repas fréquents que les filles qui ne lisaient pas ces articles de presse.
  • Les filles qui les lisaient le + étaient celles qui avaient le + souvent suppression de repas, restriction alimentaire excessive, hyperactivité physique et besoin de perdre du poids.
    Les filles qui les lisaient le plus fréquemment étaient 2 fois + à vouloir perdre du poids et 3 fois + plus à bouger pour maigrir, alors qu’elles n’en avaient pas besoin, que celles qui ne les lisaient pas. Elles pensaient aussi plus souvent qu’un corps mince est indispensable à la « forme ».
    Field AE, Cheung L, Wolf AM, Herzog DB, Gortmaker SL, Colditz GA. Exposure to the mass media and weight concerns among girls. Pediatrics 1999; 103(3):E36-39.Les filles qui les lisaient le + étaient celles qui avaient le + souvent suppression de repas, restriction alimentaire excessive, hyperactivité physique et besoin de perdre du poids.
    Les filles qui les lisaient le plus fréquemment étaient 2 fois + à vouloir perdre du poids et 3 fois + plus à bouger pour maigrir, alors qu’elles n’en avaient pas besoin, que celles qui ne les lisaient pas. Elles pensaient aussi plus souvent qu’un corps mince est indispensable à la « forme ».
    Field AE, Cheung L, Wolf AM, Herzog DB, Gortmaker SL, Colditz GA. Exposure to the mass media and weight concerns among girls. Pediatrics 1999; 103(3):E36-39.
  • L’exposition à l’idéal de minceur des médias amène à ne pas être satisfaite de son corps
    Ce phénomène concerne aussi les adolescents et les petites filles.
    In one survey, the number one wish of girls aged 11-17 who were given three magic wishes for anything they wanted was “to lose weight and keep it off”(Kilbourne, 1994).
    In another survey, middle-aged women were asked what they would most like to change about their lives, and more than half of them said “their weight” (Kilbourne, 1994). This pervasive body dissatisfaction and preoccupation with weight has become part of the female experience in North America; so much so that “psychologists have coined the term ‘normative discontent’ to explain the idea that it is normal if you are a female
  • Yves Simon, psychiatre Université Bruxelles
  • Etude valuer la sensibilité des jeunes femmes aux impacts visuels auxquels elles sont soumises de manière récurrente. (Anne Lacuisse-Chabot et Cécile Nathan-Tilloy) Estimer l’ampleur des manœuvres de régime auxquelles ces jeunes femmes pouvaient se plier. Le questionnaire était construit autour de trois outils : tout d’abord, un test sur le BMI (pour Body Mass Index, ou indice de masse corporelle, IMC) ; ensuite, un test visuel sur une couverture de magazine ; enfin, des informations sur les manœuvres de régime réalisées par la jeune femme sondée. Les résultats de cette enquête, qui reposent sur 142 questionnaires traités, sont parfois inquiétants.Elles savent, pour la
    plupart, qu’elles ne sont pas « trop grosses » médicalement
    parlant mais elles se considèrent comme
    « trop grosses » esthétiquement.
    De manière plus générale, il semble que les définitions
    médicales ne correspondent plus aux représentations
    sociales du corps féminin. Aujourd’hui,
    la norme que nous impose la société est la minceur,
    d’où cette confusion récurrente entre « normalité »
    et « minceur ». Praticiens et femmes ne parlent plus
    la même langue.
  • Elles apprennent, grâce à leurs pairs certaines attitudes, telles que la valorisation de la minceur et certains comportements, tels que les pratiques de régime.
  • Poids d’équilibre
  • Café-débat 28 avril 2015 : présentation Florence Morel

    1. 1. Pourquoi fait-on des régimes ? Image corporelle et régimes Florence MOREL Psychologue Service Professeur LLORCA CHU – Clermont-Ferrand
    2. 2. L’ESTIME DE SOI  L'estime de soi = valeur que l’on s'accorde.  Composée de nos réussites sociales, familiales, professionnelles et de l’évaluation de notre apparence physique (« l'image de notre corps que nous formons dans notre esprit »  - perception mentale que nous avons de nos limites corporelles, de la désirabilité, et de la capacité de notre corps à attirer le regard et l’attirance des autres).  L’apparence physique est ce qui contribue le plus à l’estime de soi  La minceur est une préoccupation sociale importante : presque la moitié des femmes en France considèrent qu’être mince est une obligation pour être dans la norme, cette proportion monte jusqu’à 65 % pour les 18-24 ans.
    3. 3. L’ESTIME DE SOI  Simone de Beauvoir  Quand une fille devient femme, elle se dédouble : au lieu de coïncider exactement avec elle-même, elle existe aussi à l’extérieur (préoccupations relatives à l’apparence physique).  « Pour plaire, il faut chercher à le faire » : quand une femme est regardée, elle sait qu’elle est jugée et désirée pour son apparence  Cooley : c’est la société qui construit l’image que les femmes ont d’elles-mêmes.  Les miroirs reflètent les attributs physique et ce reflet permet aux femmes de se voir comment les autres les voient (looking glass self) : le soi miroir
    4. 4. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE  60 % des personnes sont insatisfaites de leur apparence physique  65 % des filles disent vouloir une silhouette ou un corps plus mince.  Une image corporelle insatisfaisante provient d’une perception (réelle ou non) que l’on se fait de sa propre silhouette. 74% des femmes se trouvent trop rondes 44% sont complexées par leur ventre 34% détestent leurs cuisses 20% ne supportent pas leurs fesses Enfin 44% pensent n'être regardées que par leurs défauts! Les garçons aussi ! Insatisfaction musculaire 55 % des femmes sont insatisfaites de leurs poids, 57 % de leur taille, 50 % de leurs fesses 32 % de leurs muscles. Les femmes préfèrent des seins plus volumineux, des jambes plus longues, un ventre plus plat et un corps plus mince..
    5. 5. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE  Les jugements concernant la beauté sont relatifs et dépendent des normes en cours à un moment donné.  Les canons de la beauté ont évolué au cours des siècles.  Les études réalisées sur la représentation des femmes dans les médias ont montré que la figure idéale féminine est de plus en plus mince.
    6. 6. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE  L’idéal de la minceur est entretenu et amplifié depuis une trentaine d’années par les médias, les magazines féminins et le cinéma.  D
    7. 7. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE  Analyse des couvertures des magazines féminins de 1980 à nos jours (Anne Lacuisse-Chabot et Cécile Nathan-Tilloy)  L’analyse a permis de mettre en avant plusieurs phénomènes :  les femmes ont été progressivement dénudées,  les tenues sont plus sexy, suggestives, moulantes,  leur corps est de plus en plus mince, voire maigre.
    8. 8.  Les filles, depuis leur plus jeune âge, sont confrontées à des silhouettes de plus en plus minces qu’elles identifient comme étant la norme (intériorisation de l’idéal de minceur).  Poupée Barbie : les mensurations de Barbie sont totalement irréalistes Si Barbie était une femme en chair et en os son indice de masse corporelle serait de 16, 5 (maigreur extrême).  Les mannequins filiformes = modèle à atteindre. Actublog24.com DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE
    9. 9. QUEL EST VOTRE AVIS SUR CES 2 POUPÉES, LAQUELLE ALLEZ-VOUS OFFRIR À VOTRE ENFANT ?
    10. 10. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À L’INSATISFACTION CORPORELLE  Méta-analyse portant sur 25 études  Effet + important chez les jeunes filles de moins de 19 ans. A la fin de l’enfance et au début de l’adolescence, la comparaison sociale joue un rôle important dans la perception de soi (Levine et Smolak, 2002). image de leur corps plus négative que celles exposées a des images de femmes de taille moyenne ou supérieure ( Groesz, Levine, et Murnen, 2002).
    11. 11. De l’importance du physique … à l’insatisfaction corporelle  Illustration Etude sur 2.516 garçons et filles âgés de 10 à 17 ans suivis 5 ans.  relation très nette entre la fréquence de lecture des magazines de mode et le besoin de maigrir, le suivi de régime pour maigrir, et la pratique régulière de comportements nocifs pour la santé : vomissements, abus de laxatifs, jeûne prolongé, tabac. Van den Berg P, Neumark-Sztainer D, Hannan PJ, Haines J. Is dieting advice from magazines helpful or harmful? Five-year associations with weight-control behaviors and psychological outcomes in adolescents. Pediatrics 2007; 119(1):e30-7.
    12. 12. De l’importance du physique … à l’insatisfaction corporelle  Illustration Lecture de magazines de mode et influence sur l’image du corps, le besoin de perdre du poids et les manœuvres pour perdre du poids. Etude réalisée auprès de 548 filles de 10 à 17 ans aux USA. Résultats : - La lecture régulière de la presse féminine « centrée sur l’image de minceur » influence 67 % des filles. - 47 % disent avoir voulu perdre du poids à la lecture de ces magazines, alors que seulement 16 % en avaient besoin.  relation entre la lecture de cette presse, insatisfaction corporelle et mise en place de stratégies de contrôle du poids. Field AE, Cheung L, Wolf AM, Herzog DB, Gortmaker SL, Colditz GA. Exposure to the mass media and weight concerns among girls. Pediatrics 1999; 103(3):E36-39.
    13. 13. De l’importance du physique … à l’insatisfaction corporelle  Etude australienne Des enfants entre 5 ans et 10 ans doivent choisir, parmi des silhouettes standardisées, celle qui leur ressemble le plus et celle à laquelle ils aimeraient ressembler. Les enfants, quel que soit leur âge, évaluent correctement leur silhouette. MAIS les filles, dès l’âge de 5 ans préfèrent une silhouette plus mince que la leur. A cet âge, les garçons sont satisfaits de leur poids et de leurs formes.
    14. 14. De l’importance du physique … à l’insatisfaction corporelle  La minceur extrême est présentée comme un idéal désirable mais aussi atteignable par toutes les femmes.  Pourtant, seulement 1% de la population est génétiquement prédisposée pour être mince et grande (notes from workshop on eating disorders) (Steiner-Adair).  La perfection des mannequins des magazines, aux jambes interminables, au grain de peau irréprochable est souvent liée aux techniques des retouches numériques. DIU TCA 2013128_FUJIDSCF8014.AVI http://www.youtube.com/watch?v=iYhCn0jf46U&feature=player_embedded http://gregorymoine.com/retouches-photographies-des-stars
    15. 15. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE À LA DÉFORMATION DES REPÈRES DE POIDS  Etude auprès de 142 personnes - Anne Lacuisse-Chabot et Cécile Nathan- Tillot  Présentation de la photo d’un mannequin anorexique  39 % des étudiantes ne l’ont pas trouvé maigre, mais mince, voire normale  18 % ont dit qu’elles aimeraient lui ressembler  49 % des sondées se trouvaient trop grosses alors que 97 % avaient un BMI inférieur à 25  seules 8 % d’entre elles ont indiqué un chiffre proche de la réalité. L’erreur moyenne était de 2 points et se traduisait par le fait que, lorsqu’elle était maigre, la jeune fille se voyait mince, lorsqu’elle était mince, elle s’imaginait normale, et ainsi de suite.  Les représentations sociales du corps ne correspondent pas aux réalités médicales.  Les repères sont déformés : la maigreur a été assimilée à la minceur  Il existe en quelque sorte deux échelles de la représentation du corps : l’une médicale, l’autre sociale.  Les couvertures de magazine ont glissé vers une représentation idéalisée de la maigreur – progressivement assimilée à la minceur – modifiant nos schémas mentaux.
    16. 16. Tendance à la minceur comme standard de poids pour les femmes
    17. 17. DE L’IMPORTANCE DU PHYSIQUE AU CONTRÔLE DU POIDS  L’image de beauté et de minceur des femmes qui est inatteignable contribue à ce que les femmes ne soient pas satisfaites de leur corps.  Pour améliorer leur estime de soi, tout est ainsi mis en œuvre pour atteindre cette extrême minceur.  Conséquence la plus fréquente est le régime amaigrissant Les recours aux régimes amaigrissants sont nombreux :  48% des 18-24 ans ont déjà pratiqué un régime   70 % des femmes ont suivi un régime  40 % des femmes suivent un régime alimentaire permanent
    18. 18. LE CONTRÔLE DE L’APPARENCE PHYSIQUE  Incitations au régime incontournables.  Garner et al (1980) ont étudié les magazines féminins entre 1959 et 1978 et ont révélé que le nombre d’articles consacré au régime avait augmenté de façon substantielle. Aucune femme ne peut échapper aux conseils associés au contrôle alimentaire.  Etude de Anne Lacuisse-Chabot et Cécile Nathan- Tillot dans 6 magazines féminins  1980-1982 : 17 régimes par an  1999 - 2001 : 60 régimes par an http://www.dietepense.fr/dietepense/chroniques_tv/
    19. 19. LE CONTRÔLE DE L’APPARENCE PHYSIQUE  Au printemps Les bourgeons éclosent et les "régimes-magazines" aussi  Trouvez LE magasine qui ne parle pas de régime !
    20. 20. Le contrôle du poids Plus de 40% des filles entre 11 et 13 ans déclarent discuter régulièrement avec leurs amis du poids, des formes et des régimes. Les adolescentes ne donnent pas leur poids mais le nombre de kilos qui les séparent du poids « idéal ». Levinson, Powell et Steelman (1986 cités dans Bedart et al, 1999)
    21. 21. INSATISFACTION CORPORELLE, RÉGIMES ET ILLUSION DE CONTRÔLE  Il vous suffit de faire des efforts et de le vouloir !
    22. 22. INSATISFACTION CORPORELLE, RÉGIMES ET ILLUSION DE CONTRÔLE  On est tous programmé pour faire un certain poids (poids d’équilibre qui peut être plus ou moins différent du poids idéal) 1. On ne le choisit pas – illusion de contrôle du poids 2. Il peut se dérégler – évènements de vie … Combien de kilos souhaitez-vous perdre ?
    23. 23.  Notre valeur ne dépend pas du poids que l’on fait  Il est difficile d’échapper au diktat de la minceur  La diversité devrait être la norme Pour conclure
    24. 24. LA DIVERSITÉ DEVRAIT ÊTRE LA NORME ANGIEE BOURASSA Source: stylehasnosize.com
    25. 25.  Merci de votre attention !
    26. 26. BIBLIOGRAPHIE http://www.derrierelemiroir.ca/corps/ http://veilleaction.org/fr/les-fiches-pratiques/image-diversite-corporelles/l-image-corporelle-un- probleme-de-poids-comment-sensibiliser-les-jeunes.html# http://www.lemangeur-ocha.com - Hubert, Annie (sous la direction de). Corps de femmes sous influence. Questionner les normes. Les Cahiers de l'Ocha N°10, Paris 2004, 141 pages Jan Morgan, « Ana au pays des mannequins », dans revue ¿ Interrogations ?, N°7. Le corps performant, décembre 2008 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Ana-au-pays-des- mannequins . L’homnivore, le goût, la cuisine et le corps, Claude Fischler - O.Jacob 28 minutes émission sur Arte du 13 avril 2015

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