Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté 
Juin 2011
Stratégie de cohérence régionale 
d’aménagement numérique 
de la Franche-Comté 
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Réseau Universitaire 
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Les zo...
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problèmes d’accès grâce à la s...
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Ces réseaux 3G vont d’une cert...
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RIP du Jura 
Le RIP du Jura a ...
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majeurs et pour certains déjà ...
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Densification de la collecte e...
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SDTAN de la Haute-Saône 
Le Co...
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L’étude de l’action 3 montre q...
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Conformément à l'article L.142...
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 des coûts récurrents (héberg...
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4.2.7. Politique d’équipement ...
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Code Dpt Nom Dpt Rang 
Populat...
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5. ORIENTATIONS POUR UNE POLIT...
Rapport SCORAN (juin 2011)
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En juin 2011, les partenaires régionaux ont validé la stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique (SCoRAN) de Franche-Comté, élaborée à l’issue d’une large concertation.

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Rapport SCORAN (juin 2011)

  1. 1. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Juin 2011
  2. 2. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 2/60 Table des matières 1. AMBITION NUMÉRIQUE POUR LES TERRITOIRES FRANCS-COMTOIS - SYNTHÈSE ........................... 3 2. INTRODUCTION .............................................................................................................. 4 2.1. OBJET DU DOCUMENT .................................................................................................................................................................. 4 2.2. DÉMARCHE D’ÉLABORATION DE LA SCORAN EN FRANCHE-COMTÉ ......................................................................................................... 4 2.3. RÉACTIONS ET PROPOSITIONS DE COLLECTIVITÉS ................................................................................................................................. 5 3. CONTEXTE ET ENJEUX DU NUMÉRIQUE ................................................................................ 6 3.1. DÉFINITION DU HAUT ET TRÈS HAUT DÉBIT ........................................................................................................................................ 6 3.2. DÉVELOPPEMENT GÉNÉRALISÉ DES BESOINS NUMÉRIQUES .................................................................................................................... 6 3.3. ACCROISSEMENT DE L’INSATISFACTION ............................................................................................................................................ 7 3.4. DES BESOINS ÉGALEMENT LIÉS À LA DÉMOGRAPHIE EN FRANCHE-COMTÉ .................................................................................................. 9 3.5. DU HAUT DÉBIT AU TRÈS HAUT DÉBIT ............................................................................................................................................. 10 3.6. APPROCHE DES SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES POUR LE TRÈS HAUT DÉBIT ............................................................................................... 13 3.7. ÉVITER UNE SECONDE FRACTURE NUMÉRIQUE .................................................................................................................................. 13 3.8. L’ACTION DES POUVOIRS PUBLICS EST INDISPENSABLE ........................................................................................................................ 14 3.9. LE CONTEXTE NATIONAL ET LE PROGRAMME NATIONAL TRÈS HAUT DÉBIT................................................................................................ 14 4. DIAGNOSTIC NUMÉRIQUE DE LA RÉGION FRANCHE-COMTÉ ................................................... 20 4.1. ÉTAT DES LIEUX DES SERVICES ET DES INFRASTRUCTURES ..................................................................................................................... 20 4.1.1. FRANCE TÉLÉCOM ET ACCÈS HAUT DÉBIT .............................................................................................................................. 20 4.1.2. RÉSEAUX CÂBLÉS ........................................................................................................................................................... 22 4.1.3. ACCÈS HAUT DÉBIT MOBILE .............................................................................................................................................. 22 4.1.4. ACCÈS THD FIXE............................................................................................................................................................ 23 4.2. INITIATIVES PUBLIQUES EN FAVEUR DU NUMÉRIQUE SUR LE TERRITOIRE DE LA FRANCHE-COMTÉ .................................................................. 23 4.2.1. RÉSEAUX D’INITIATIVE PUBLIQUE (RIP) ............................................................................................................................... 23 4.2.2. SCHÉMAS DIRECTEURS TERRITORIAUX D’AMÉNAGEMENT NUMÉRIQUE ........................................................................................ 25 4.2.3. INITIATIVES FTTH : SITES PILOTES FTTH DU JURA.................................................................................................................. 29 4.2.4. PROJET MÉTROPOLIX ..................................................................................................................................................... 29 4.2.5. POLITIQUE DE SOUTIEN RÉGIONAL...................................................................................................................................... 30 4.2.6. POLITIQUE D’ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES ............................................................................................................... 30 4.2.7. POLITIQUE D’ÉQUIPEMENT DU TERRITOIRE ........................................................................................................................... 31 4.3. INITIATIVES PRIVÉES POUR LA COUVERTURE TRÈS HAUT DÉBIT DU TERRITOIRE .......................................................................................... 31 5. ORIENTATIONS POUR UNE POLITIQUE DU THD EN FRANCHE-COMTÉ ....................................... 33 5.1. AMBITIONS, OBJECTIFS ET MOYENS ............................................................................................................................................... 33 5.2. MISE EN OEUVRE ....................................................................................................................................................................... 33 5.2.1. DORSALE D’INTERCONNEXION .......................................................................................................................................... 33 5.2.2. RÉSEAUX DE COLLECTE DÉPARTEMENTAUX ........................................................................................................................... 34 5.2.3. RÉSEAUX DE DESSERTE TRÈS HAUT DÉBIT ............................................................................................................................. 35 5.2.4. GOUVERNANCE ............................................................................................................................................................. 39 5.2.5. RECOMMANDATIONS POUR LES SCHÉMAS DIRECTEURS TERRITORIAUX D’AMÉNAGEMENT NUMÉRIQUE (SDTAN) ................................ 40 6. ANNEXES .................................................................................................................. 42 6.1. ANNEXE 1 : GLOSSAIRE ............................................................................................................................................................ 42 6.2. ANNEXE 2 : PRÉSENTATION DES DIFFÉRENTES TECHNOLOGIES DISPONIBLES ........................................................................................... 45 6.3. ANNEXE 3 : CARTOGRAPHIE ...................................................................................................................................................... 50 6.4. ANNEXE 4 : DONNÉES ADSL ..................................................................................................................................................... 55 6.5. ANNEXE 5 : MÉTHODOLOGIE D’ÉVALUATION DU DÉPLOIEMENT DU FTTH ET TABLEAUX ........................................................................... 56
  3. 3. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 3/60 1. AMBITION NUMÉRIQUE POUR LES TERRITOIRES FRANCS-COMTOIS - SYNTHÈSE La Franche-Comté présente dans ce document la stratégie commune à l’ensemble de ses territoires pour garantir la cohérence des différentes politiques d’aménagement numérique à échéance de 10 à 15 ans. Face à l’augmentation ininterrompue des besoins numériques tant chez les entreprises que dans les foyers francs-comtois, les réseaux actuels ne suffisent plus et ont atteint ou vont bientôt atteindre leurs limites techniques. La satisfaction des besoins actuels et futurs passe donc par la mise à disposition de nouveaux accès Internet plus performants, dits à « très haut débit » (THD), c'est-à-dire capables de fournir des débits théoriques supérieurs à 50 Mbps. Les réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH1) ont la capacité requise pour réaliser la rupture technologique attendue. Pour ce faire, le déploiement de nouveaux réseaux d’accès THD s’impose. Ils se structurent en trois niveaux hiérarchiques :  Une dorsale d’interconnexion régionale et interrégionale permettant le désenclavement de la Franche-Comté  Des réseaux de collecte départementaux pour connecter les principaux sites de desserte et collecter le trafic vers la dorsale  Des réseaux de desserte THD offrant aux usagers les accès Internet. La dorsale d’interconnexion régionale et interrégionale devrait requérir une masse financière de l’ordre de 15 M€ alors que le montant total des investissements nécessaires pour la réalisation des réseaux de collecte est de 130 à 150 M€. En raison de la grande capillarité nécessaire, les réseaux de desserte THD sont les plus coûteux. Les études technico-économiques montrent que l’optimum est trouvé pour un scénario proposant par l’initiative conjointe des opérateurs privés et des collectivités une couverture FTTH de 80 à 90 % des usagers francs-comtois et complétée par des technologies moins performantes mais permettant d’augmenter la qualité des accès du reste des usagers. Les investissements publics nécessaires pour la réalisation de ce scénario sont compris entre 200 et 300 M€. L’ampleur de ces investissements nécessite de fédérer l’ensemble des acteurs publics autour de ce projet. L’État et la Région Franche-Comté mettent en place une gouvernance du numérique constituée de :  Une instance de concertation régionale ouverte aux structures concernées par l’aménagement numérique du territoire  Un comité de pilotage constitué des membres de la conférence des exécutifs et de l’État Des groupes de travail peuvent être constitués autant que de besoin sur des sujets particuliers. Cette gouvernance du numérique est chargée du suivi de la Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique (SCoRAN) et de la réalisation d’un certain nombre de tâches assignées par la SCoRAN ou définies au cours de l’exercice. 1 Fiber to the home (fibre jusqu’à la maison). Consultez le glossaire en annexe pour la définition précise.
  4. 4. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 4/60 2. INTRODUCTION 2.1. Objet du document Le présent document présente la Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche- Comté. Par définition, sa vocation est de donner les orientations de la politique régionale en matière d’aménagement numérique du territoire et de proposer un cahier des charges de la mission de la gouvernance franc-comtoise du numérique. Il propose également une grille commune d’analyse et des actions à mener aux collectivités infrarégionales, notamment à travers des recommandations pour la réalisation ou la mise à jour des schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique (SDTAN) dans l’objectif d’assurer la cohérence des actions à l’échelle régionale. Ce document se veut aussi pédagogique que possible afin que les élus, décideurs et leurs collaborateurs non spécialistes puissent s’en emparer. 2.2. Démarche d’élaboration de la SCoRAN en Franche-Comté Le processus de définition de la Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique (SCoRAN) de Franche-Comté a été initié par l’instance de concertation régionale (ICR)2 en mars 2010. Le travail d’élaboration de la stratégie a été mené sous le co-pilotage État-Région avec l’assistance du groupement Tactis-PMP d’octobre 2010 à juin 2011. Dans un premier temps, une large concertation a été menée impliquant de nombreuses collectivités territoriales de la région ainsi que divers acteurs territoriaux. Leur diagnostic, leur vision de l’aménagement numérique du territoire, ainsi que leurs attentes vis-à-vis de la SCoRAN ont été recueillis. Ce travail de concertation a été complété par un diagnostic des infrastructures et services numériques en Franche-Comté et des politiques publiques et privées en matière d’aménagement numérique du territoire. L’ICR s’est réunie le 1er décembre 2010 pour sensibiliser les élus sur les enjeux régionaux de l’aménagement numérique du territoire et partager les premières conclusions de la concertation et de l’état des lieux. Trois ateliers réunissant une trentaine de participants ont été organisés en janvier et février 2011 sur les thèmes suivants :  Ambition régionale : approche de l’ambition régionale partagée  Phasage : approche du phasage nécessaire pour atteindre l’ambition fixée  Gouvernance : modalités de gouvernance de la politique d’aménagement numérique du territoire de la Franche-Comté. Le présent document a été rédigé à l’issue de ces phases préliminaires et a été soumis à la consultation des membres de l’instance de concertation, puis de la conférence des exécutifs. La version finale du document de Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique a été validée par l’assemblée régionale le 24 juin 2011 et adoptée par l’État en comité de l’administration régionale du 22 juin 2011. 2 Les membres de l’instance de concertation sont l’État, le Conseil régional, les Conseils généraux, les Communautés d’agglomération, les Communautés de communes de Vesoul, Lons et Pontarlier, les syndicats d’électrification des départements, les chambres Consulaires régionales, le CESER, les associations départementales des maires, l’ARS, les Universités, le Rectorat, l’ARD, le CRT, Juratic et Numérica.
  5. 5. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 5/60 L’ensemble du travail et des documents est présenté sur l’espace « Instance de concertation régionale » de l’Extranet Territorial : www.franche-comte.territorial.gouv.fr. Si vous n’en disposez pas, demandez un accès sur la page d’accueil en précisant le nom de l’espace auquel vous souhaitez accéder : « Instance de concertation ». 2.3. Réactions et propositions de collectivités La SCoRAN elle-même intègre les règles du Programme national très haut débit (PNTHD) publiées par le Gouvernement au cours de l’été 2010 et précisées le 27 avril 2011. À l’occasion de la consultation des membres de l’instance de concertation, plusieurs collectivités franc- comtoises ont formulé des remarques sur le PNTHD. Elles appellent de leurs voeux le réexamen du taux de subvention de l’État qu’elles jugent insuffisant au regard du caractère rural de leur territoire. Elles questionnent également la prééminence de l’initiative privée sur l’initiative publique organisée par le Programme national, prééminence qui pourrait aboutir à de nouvelles fractures entre les zones rentables et non rentables et bloquer tout mécanisme de péréquation entre territoires. Les acteurs de Franche-Comté soulignent de plus l’absence de garanties données par les opérateurs privés sur les déploiements qu’ils ont annoncés, l’absence de suite donnée au rapport du Sénateur Maurey3 proposant des modalités de financement du FANT (Fonds d’aménagement numérique du territoire) et déplorent la réticence de l’Etat à étudier l’éventualité d’une séparation fonctionnelle ou structurelle de France Télécom. 3 Réussir le déploiement du très haut débit pour la France, une nécessité pour la France, rapport d’Hervé Maurey, Sénateur, au Premier Ministre, octobre 2010.
  6. 6. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 6/60 3. CONTEXTE ET ENJEUX DU NUMÉRIQUE 3.1. Définition du haut et très haut débit La notion de très haut débit, bien qu’intuitive, est imprécise et peut être définie de plusieurs façons. Ces différentes définitions ne sont pas neutres, notamment en termes d’impact sur les stratégies d’aménagement numérique du territoire à adopter. Ainsi, le THD peut être un débit :  supérieur à 30 Mbps selon la référence fixée par l'Europe comme seuil du haut débit « rapide »4. Aujourd’hui en France, les offres plafonnées à 30 Mbps n’existent que sur des réseaux câblés. Un débit de 30 Mbps est le seuil de dépassement de la technologie DSL, c'est-à-dire de la rupture technologique. Cela dit, un débit de 30 Mbps ne peut pas être raisonnablement une cible pour déployer des infrastructures nouvelles qui évolueraient vers le 100 Mbps  supérieur à 50 Mbps (débit pic théorique) sur la voie descendante et supérieur à 5 Mbps sur la voie montante sur le réseau filaire avec une dissymétrie plus importante pour les réseaux mobiles, d’après l’ARCEP5  supérieur ou égal à 100 Mbps en cohérence avec la définition donnée dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) qui ne prend en compte que l’accès fixe. Cette définition du THD constitue la référence pour le Gouvernement. Dans la mesure où la notion recouvre des réalités très différentes, la définition du très haut débit n’est donc pas identique selon les technologies considérées. Ainsi, la définition retenue pour la SCoRAN est celle formulée par l’ARCEP : le THD fixe correspond à des débits pics théoriques de 50 Mbps en voie descendante (5 Mbps en voie montante) et le THD mobile, à des débits pics théoriques de plusieurs dizaines de Mbps. Cette définition est bien entendu évolutive dans le temps, ne serait-ce que parce que les usages vont requérir un débit de plus en plus important et de plus en plus symétrique. 3.2. Développement généralisé des besoins numériques L’augmentation des besoins numériques est constatée partout dans le monde aussi bien pour les usages particuliers que pour les usages professionnels. Le débit total du trafic mondial devrait plus que doubler dans les cinq années à venir6. Les deux principales raisons de cette augmentation sont, d’une part, la forte progression de la vidéo sur Internet, et d’autre part, la montée en puissance de l’échange de données. Les usages vidéo (fichiers vidéo et télévision) sont en effet de plus en plus consommés via Internet. L’augmentation du trafic vidéo sur les sites de streaming (sites comme Youtube ou Dailymotion), la généralisation des contenus vidéo sur les sites généralistes, la dématérialisation des contenus et la diffusion des usages de type VoD7 modifient en profondeur la façon de consommer des contenus. La qualité et donc le poids des fichiers associés à ces vidéos, de même que l’utilisation de télévision haute définition et 3D, ne cessent de croître. Parallèlement le développement de l’accès mobile à Internet renforce les besoins de débit des réseaux fixes. Au total, la vidéo et les échanges de fichiers (fixe-fixe, fixe-mobile et mobile-mobile) contribueront pour près des trois quarts de l’augmentation du trafic mondial d’information sur les réseaux numériques. Côté professionnel et services publics (y compris le domaine de la santé et l’éducation), les besoins numériques proviennent des échanges habituels liés à la bureautique, la formation, l’échange de données mais aussi, plus spécifiquement aux besoins d’accès à des fichiers lourds, à la visioconférence et au développement du cloud 4 Commission européenne, Une stratégie numérique pour l'Europe, 26 août 2010. 5 ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), Rapport au Parlement, septembre 2010. 6 Etude CISCO Visual Networking Index 2009. 7 VoD = Video on demand ou vidéo à la demande.
  7. 7. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 7/60 computing8. Les échanges commerciaux entre entreprises et particuliers (ex : vente en ligne) mais aussi entre fournisseurs professionnels et entreprises clientes sont également concernés par l’enrichissement de videos, images HD, plans 3D etc. Les échanges de données par les foyers et les professionnels vont aboutir à un besoin accru de connexion et donc de capacité de transport d’information. TV – VOD Télétravail Enseignement / Formation Communication interpersonnelle Echange de contenu 4-8 Mbps 1-20 Mbps 1-5 Mbps 1-5 Mbps 10-50 Mbps Figure 1 : Exemples de consommation de débit en fonction des usages numériques (source : PMP). Au niveau national, le taux de foyers disposant d’une connexion Internet à domicile est passé de 31 % en 2003 à 71 % en 2010. Les jeunes sont les plus concernés (94 % ont une connexion Internet) et on observe une progression spectaculaire du taux d’équipement des foyers situés dans les communes de 2 000 à 20 000 habitants (+ 10 % en un an)9. Le multi-équipement des ménages (plusieurs ordinateurs, des smartphones, tablettes…) concerne déjà environ 30 % des foyers et renforce encore les besoins en accès très haut débit fixe. Par similitude avec l’histoire de l’électricité, il est probable que l’on observe une progression des usages plus importante dans les zones rurales que dans les zones urbaines10. Enfin, la nécessité de réduire l’impact environnemental et l’augmention des coûts de l’énergie constitueront probablement une contrainte pour réduire les déplacements et donc devraient encourager le développement des échanges de contenus enrichis. 3.3. Accroissement de l’insatisfaction Les accès haut débit actuels sont majoritairement fournis par les technologies DSL utilisant les fils de cuivre de la boucle locale téléphonique. Le signal transmis aux utilisateurs subit une atténuation qui s’amplifie avec la distance linéaire entre l’abonné et le central téléphonique. Cette atténuation dégrade plus ou moins la qualité de l’accès et donc le débit, et pénalise les clients les plus éloignés en les privant de certains services. De plus les débits descendants et ascendants sont asymétriques ce qui handicape les usages de transferts par l’usager de volumes importants de données (vidéo par exemple) qui se développent fortement. 8 Cloud computing : externalisation de la puissance de calcul des ordinateurs et du stockage de données. 9 CREDOC, La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française, décembre 2010. 10 ARCEP, Rapport au Parlement, septembre 2010.
  8. 8. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 8/60 La technologie, telle qu’elle est déployée en France, a atteint ses limites techniques et n’est a priori pas capable de fournir des débits supérieurs à ceux actuellement disponibles11. À niveau égal d’accès, l’évolution des usages et des besoins va donc provoquer une réduction de la couverture efficace (voir Figure 2 pour la Franche-Comté). Débit minimum accessible pour ne pas être considéré en zone blanche ADSL. Débit minimum 2 Mbps pour charger les sites Internet actuels (ex. VPC, sites vidéo…) et la téléphonie sur IP. Débit minimum pour recevoir un canal TV haute définition (6 Mbps). % logements éligibles au 512 kbps Doubs 97 % Jura 96 % Haute-Saône 94 % Territoire de Belfort 99 % Région 97 % % logements éligibles au 2 Mbps Doubs 82 % Jura 75 % Haute-Saône 69 % Territoire de Belfort 81 % Région 78 % % logements éligibles au 6 Mbps Doubs 57 % Jura 55 % Haute-Saône 46 % Territoire de Belfort 56 % Région 54 % Figure 2 : Évolution de l’efficacité de la couverture en fonction des services fournis à capacité égale. Or, les particuliers sont de plus en plus sensibles à la qualité de leur accès. Ils comparent l’accès au travail et à la maison, mais aussi leur accès avec celui du voisin, etc. La qualité de l’accès Internet est un critère important de choix d’implantation et les foyers hésitent désormais à s’installer dans les zones mal desservies. Par ailleurs, en France, plus de quatre personnes équipées sur dix se plaignent de la lenteur de leur connexion. Même si l’accès au haut débit est désormais très répandu, 44 % des personnes équipées affirment avoir assez souvent voire très souvent l’impression que leur connexion n’est pas assez rapide (voir tableau ci-après). Tableau 1 : extrait de l’étude CREDOC (La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française, décembre 2010) concernant l’insatisfaction des internautes. 11 Il est néanmoins possible d’améliorer ponctuellement la qualité de la boucle locale, notamment par des opérations d’opticalisation des NRA et des sous répartiteurs.
  9. 9. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 9/60 La critique semble inversement proportionnelle à la taille de l’agglomération de résidence : les ruraux se plaignent davantage que les citadins (52 % contre 41 % à Paris ou 38 % dans les grandes agglomérations régionales)12. Du côté des entreprises, l’enjeu est économique et la lenteur du débit est un frein majeur à l’arrivée de nouvelles entreprises. L’indisponibilité d’accès de qualité à un prix raisonnable réduit le potentiel de développement des entreprises des secteurs traditionnels et de celui de l’Internet et l’attrait économique de la région. Or, en France, la filière des métiers de l’Internet représentait 3,2 % du produit intérieur brut français en 2009, taux supérieur aux secteurs énergétiques et agricoles, avec une perspective de dépasser les 5 % d’ici 2015, se rapprochant ainsi de l’industrie automobile. Il a également été démontré qu’un euro investi par une PME dans les technologies Internet rapportait deux euros de marge opérationnelle. Internet améliore ainsi la performance économique des entreprises françaises13. L’absence de réseau neutre, performant et attractif pénalise également la dynamique concurrentielle aux dépends des usagers particuliers mais surtout professionnels. 3.4. Des besoins également liés à la démographie en Franche-Comté L’analyse des données démographiques en Franche-Comté donne des indications qui entrent en résonance avec la problématique de l’aménagement numérique du territoire. À l’échelle nationale, les projections de l’INSEE en 2040 montrent que l’attractivité des régions du sud et de l’ouest va se confirmer. Les régions du centre et du nord-est devraient voir la croissance de leur population ralentie voire stoppée. Si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la Franche-Comté comptera 1 270 000 habitants en 2040, soit 110 500 de plus qu’en 2007. À partir de 2030, l’augmentation de la population de Franche-Comté dépendra fortement de l’attractivité régionale alors qu’elle aura longtemps été portée par la croissance naturelle14. L’aménagement numérique du territoire joue un rôle important dans l’attractivité d’un territoire, notamment par la disponibilité d’accès Internet très haut débit. De plus, en 2040, trois Francs-Comtois sur dix auront 60 ans ou plus. Le vieillissement de la population sera plus marqué dans les espaces ruraux15. Ce vieillissement annoncé de la population implique la mise en place d’une politique adaptée de soins et de maintien à domicile, politique qui devra notamment s’appuyer sur des infrastructures numériques performantes. Enfin, les inégalités territoriales au sein même des territoires francs-comtois pourraient être au moins partiellement nivelées par le développement d’infrastructures et de services numériques à très haut débit. La région renferme en effet trois espaces fragilisés du point de vue de la densité de population :  le nord-ouest de la Haute-Saône  les premiers plateaux du Haut-Doubs jusqu’au pays de Montbéliard  le premier plateau du Jura de la Petite Montagne à Salins-les-Bains16. 12 CREDOC, La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française, décembre 2010. 13 Rapport McKinsey sur « L’impact d’Internet sur l’économie française » – 2010. 14 Source : étude INSEE 12/2010. 15 Idem. 16 Source : « Franche-Comté 2025 : terre de talents ».
  10. 10. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 10/60 3.5. Du haut débit au très haut débit Il est donc nécessaire de passer d’une logique d’accès haut débit à une logique d’accès très haut débit. Au-delà de la satisfaction des besoins en débit dont l’évolution est mécanique et inévitable, le déploiement du très haut débit permettra de pousser des innovations majeures qui feront évoluer en profondeur le mode de vie des utilisateurs et permettront des améliorations évaluées à l’échelle nationale à plusieurs milliards d’euros. À l’échelle internationale, le déploiement du très haut débit est un facteur de compétitivité entre les pays. Il crée un espace de développement pour l’économie numérique qui permet l’innovation et la croissance. Ainsi, les usages numériques les plus innovants se créent avant tout dans les pays ayant une infrastructure très haut débit, précisément parce que cette infrastructure permet une diffusion rapide des nouveaux usages. L’impact positif des TIC sur l’économie est fortement lié à la qualité du réseau THD sur le territoire. Il est primordial de s’assurer que les entreprises y ont ou y auront un accès facile et à des tarifs raisonnables. De ce point de vue, la France est assez en retard par rapport aux pays les plus développés en termes d’économie numérique. Une étude de l’IDATE réalisée mi-2009 montre que la France se place au 10e rang mondial avec un peu plus de 250 000 abonnés (foyers et entreprises) FTTx , loin derrière le trio de tête composé du Japon (15,5 millions d’abonnés), de la Corée (8 millions) et des États-Unis (4,8 millions). En Europe, des pays comme la Suède (500 000 abonnés) ou l’Italie (350 000) ont une légère avance sur la France. Une étude de la Caisse des Dépôts et Consignations réalisée en 2010 a mis en évidence les usages numériques qui pourraient être développés grâce notamment au déploiement de réseaux très haut débit :  e-santé : le THD devrait permettre le développement de nouveaux usages de télésanté comme la télé- imagerie et l’archivage numérique sécurisé des documents médicaux, l’usage de la visio-conférence au service de la pratique médicale coopérative (concertation pluridisciplinaire), l’interopérabilité entre acteurs de l’urgence sanitaire (SAMU, services d’urgences, gardes médicales de plateaux techniques spécialisés)  e-administration : le THD devrait permettre de créer un nouveau canal de contact à distance, via la visio-conférence haute définition, source d’amélioration de l’accès aux services publics pour les usagers  e-formation professionnelle continue : le THD devrait favoriser la généralisation des formations à distance et ainsi contribuer à développer les compétences professionnelles et donc la productivité et l’innovation  e-éducation : le THD permettra d’enrichir l’offre d’éducation traditionnelle. L’augmentation des débits est aussi une opportunité pour diffuser l’enseignement supérieur des universités et écoles en France et à l’étranger par le développement de cursus à distance par exemple  e-commerce : le THD va permettre le développement de sites plus riches en vidéo, et à terme, de magasins 3D, qui accéléreront la croissance des ventes en ligne, avec un impact potentiel de gain de pouvoir d’achat des habitants, et qui aideront les sites locaux à renforcer leur position  Télétravail : l’accroissement des débits est l’un des leviers de développement du télétravail. Les seules économies de déplacement induites pourraient se monter à près de 145 millions d’euros annuels à l’échelle nationale  Cloud Computing : le THD devrait favoriser le développement des services de type « nuage d’ordinateurs » qui permet à des entreprises de partager de la capacité de traitement de données et des applications  Télévision sur IP et sur Internet : l’extension du THD pourrait permettre la libération progressive du spectre hertzien dont la revente pourrait générer plusieurs centaines de millions d’euros pour l’État en plus de la création de richesse économique par les acteurs du privé, opérateurs mobiles en tête  Jeux vidéo : le THD permettrait la diffusion des jeux vidéo dans les foyers français, ce qui aurait pour effet de dynamiser fortement ce secteur d’activité en France  e-culture : le passage généralisé à la fibre permettrait d’accroître l’accessibilité à la culture, à la création et au patrimoine français et leur attractivité
  11. 11. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 11/60 Réseau Universitaire Franche Comté Besançon Vesoul Sevenans Belfort Montbéliard Lons Réseau Lumière 1 GB RENATER 8 Mbits 12 Mbits 2 Mbits 2 Mbits 1 GB STRASBOURG RENATER 1 GB DIJON 2 Mbits  Vitesse d’usage : le déploiement généralisé du THD permettrait de rendre plus d’une heure trente par mois aux internautes français en raison de la diminution des temps d’attente et de chargement des pages web. En Franche-Comté, il existe des besoins en THD déjà identifiés dans plusieurs domaines :  le secteur de la santé  l’enseignement et la recherche  les entreprises  les services publics  le grand public. Secteur de la santé. La santé est l’un des secteurs pour lesquels le besoin en THD est le plus urgent. Ce secteur génère en effet un trafic Internet qui devrait croître avec la virtualisation des dossiers médicaux et des échanges de données lourdes entre centres de santé. En Franche-Comté, l’Agence régionale de Santé a besoin de THD pour interconnecter les sites médicaux intra et inter régionaux et pour les connecter au data center situé à Besançon. La plupart des développements autour des données partagées et en particulier de l’image médicale (imagerie et visioconférence de « présence ») vont nécessiter des débits supérieurs à 100 Mbps dans un premier temps dans les établissements et dans les cabinets de radiologie puis très rapidement chez les autres acteurs des systèmes de santé. La disponibilité du THD avec une garantie de qualité de service du plus haut niveau va être à horizon 3-5 ans la condition indispensable au maintien du niveau de soin sur les territoires. L'ARS de Franche-Comté a mis en oeuvre une stratégie avec, dès 2011, un déploiement opérationnel d'un PACS (Picture archiving and commmunication system)17 régional. Cette stratégie régionale vient largement en soutien des axes stratégiques nationaux annoncés par Mme Annie PODEUR, directrice de la DGOS (direction générale de l'organisation des soins) le 31 mars 2011. Pour les 10 prochaines années, le développement de la télémédecine au « domicile connecté » est un axe stratégique fort de l'ARS, ceci afin d'améliorer le confort de la prise en charge des patients de la région. Éducation-recherche. Les universités de la région bénéficient d’un accès au réseau RENATER et ont des besoins d’amélioration des débits sur les axes régionaux, notamment en ce qui concerne l’interconnexion des campus de Belfort intra-muros et l’interconnexion des campus de Lons-le-Saunier et Vesoul où les liens sont insuffisants (20 Mbps et 2 Mbps). Hormis les universités, le secteur de l’éducation et de la 17 Système de gestion numérique des images médicales avec des fonctions d'archivage et de communication.
  12. 12. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 12/60 recherche a des besoins THD pour :  L’accompagnement individualisé ou personnalisé aussi bien dans la formation initiale que dans la formation tout au long de la vie. Cette priorité est accentuée en milieu rural ou les déplacements sont coûteux en temps  La mise à disposition de banques de ressources  L’accès à la culture par la réservation ou la consultation en ligne des fonds de médiathèques, ressources patrimoniales, scientifiques…  La formation à distance et l’e-éducation  Le développement des EPN et ENT18. Entreprises. Les besoins en THD des entreprises varient beaucoup d’un établissement à l’autre selon son secteur d’activité et sa taille. La plupart des entreprises réclame, plus que du très haut débit, des accès de qualité, à débit symétrique, garanti et fiable et surtout abordable financièrement. La virtualisation des échanges, le développement de nombreux outils (télé-présence notamment) et l’accès à distance à des ressources ou des archives devraient requérir des réseaux THD qui répondront également aux besoins en fiabilité. Certaines multinationales à capitaux étrangers, grandes entreprises et PME situées sur des espaces ruraux sont dans une situation critique au regard de leurs besoins en THD à des tarifs acceptables (Delfingen Industrie à Anteuil (Doubs), ITB Innovation à Autechaux (Doubs), SETAP à Mathay (Doubs), Solution Mécaniques Process SMP à l’Etoile (Jura), SKF Aérospace France à Perrigny (Jura), Procap France à Messia-sur-Sorne (Jura), SEERCA à Villers-sur-Port (Haute-Saône), Vétoquinol et Faurecia à Magny-Vernois (Haute-Saône), Parisot à Saint-Loup (Haute-Saône), SEB à Faucogney (Haute-Saône), Alstom à Cravanche (Territoire de Belfort), AE2I SAS à Danjoutin (Territoire de Belfort), CETECO à Argiesans (Territoire de Belfort), ou même dans des villes (Onlineformapro à Vesoul, Germond à Dole, Parkéon à Besançon, liste non exhaustive). Services publics. Les services publics en Franche-Comté n’expriment pas de besoins en THD à court terme mais plutôt des accès Internet garantis avec un débit confortable. Néanmoins, la mise à disposition d’accès THD permettrait le développement de l’e-administration et favoriserait la fourniture de services au bénéfice des usagers (Cf. étude de diagnostic TIC – 2009 – TACTIS pour la Préfecture de Région19). Foyers. Les besoins en THD des foyers ne sont pas spécifiques à la Franche-Comté. Comme partout en France, ils sont motivés par l’accroissement des échanges de fichiers lourds (photographies et vidéo notamment) et par l’apparition de la télévision en haute définition et de la télévision 3D qui demandent des accès de plusieurs dizaines de Mbps. L’utilisation de l’Internet en multiposte (plusieurs ordinateurs et postes de télévision connectés simultanément) requiert une connexion en THD. 18 EPN (Espace Public Numérique), ENT (Environnement Numérique de Travail). 19 Étude téléchargeable sur www.franche-comte.pref.gouv.fr rubrique « publications > TIC ».
  13. 13. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 13/60 3.6. Approche des solutions technologiques pour le très haut débit Le très haut débit (THD), on l’a dit, correspond à des débits théoriques descendants minimum de 50 Mbps pour les accès fixes et de plusieurs dizaines de Mbps pour les accès mobiles. Il existe plusieurs technologies fixes capables, dès maintenant ou à terme, de fournir du THD : fibre optique, VDSL (non utilisé par les opérateurs en France), câble, accès radios fixes, satellite, etc. Néanmoins, seule la fibre optique constitue une véritable rupture technologique en raison de l’évolutivité permanente de sa capacité. Des débits de plusieurs milliers de Gbps ont en effet été constatés en laboratoire alors que les autres technologies plafonnent à 50 Mbps (100 Mbps pour le câble). Pour ces raisons, on peut classer sous le label « montée en débit » les technologies DSL amélioré, câble, accès radios fixes et satellite tandis que la fibre optique peut être considérée comme la solution d’accès très haut débit (voir le tableau ci-dessous) vers laquelle il faudra tendre. Tableau 2 : principales techniques d’accès haut et très haut débit. En ce qui concerne les accès très haut débit mobiles, la technologie dite « LTE » pour long term evolution devrait devenir la quatrième génération de réseaux mobiles et serait en mesure de fournir plusieurs dizaines de Mbps théorique partagés par tous les utilisateurs connectés à la même antenne. Cette technologie est cependant en cours de développement et de nombreuses questions sont à ce jour sans réponse (fréquence utilisée, conditions réglementaires de déploiement notamment hors des zones denses, coût des licences pour les opérateurs, horizon de temps visé pour le déploiement…). L’étude de la place des accès THD mobiles dans l’aménagement numérique du territoire franc-comtois doit donc être renvoyée à une autre échéance, en fonction de l’avancée de la connaissance des conditions de déploiement de la technologie. 3.7. Éviter une seconde fracture numérique Les opérateurs commerciaux de communications électroniques ont commencé à déployer des réseaux fibre optique (FTTH) en France et des offres d’accès THD sont disponibles depuis quelques années. À terme, les opérateurs commerciaux devraient déployer leurs réseaux optiques sur les principales agglomérations franc- comtoises (voir l’état des lieux prévisionnel en section 4.3). La logique de ces opérateurs est liée à la rentabilité des réseaux qui dépend étroitement du nombre d’abonnés adressables par rapport au coût total de déploiement. À investissement égal, ils visent donc tout naturellement les communes les plus denses. Pour ces raisons, l’initiative privée spontanée ne concernera que 50 % à 60 % des foyers environ à l’échelle nationale.
  14. 14. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 14/60 Ainsi, pour près de la moitié des foyers français, il n’existe pas à horizon 10 ans de solution THD dans un déploiement qui ne serait porté que par l’initiative privée. L’initiative des opérateurs commerciaux entraîne donc de fait une seconde fracture numérique durable et profonde entre ceux qui peuvent bénéficier des offres THD et les autres. Ce fossé numérique territorial va aggraver le fossé numérique social en creusant les différences entre les urbains et les ruraux, entre les jeunes et les séniors et entre les foyers aisés et ceux qui sont défavorisés. Pour mémoire en Franche-Comté20 :  37 % des ménages ne disposent pas d’ordinateurs (plus de 180 000 ménages)  12 % des ménages n’ont aucun équipement numérique o 29 % des ménages de plus de 60 ans o 5 % des ménages de 30 à 60 ans  45 % n’ont pas de connexion Internet et à plus de 80 % n’ont pas l’intention de se connecter. 3.8. L’action des pouvoirs publics est indispensable L’initiative privée en matière de THD va rester pour une décennie au moins cantonnée aux zones très denses et éventuellement à leur périphérie immédiate. L’initiative publique portée par les collectivités territoriales sera la seule à pouvoir agir sur les territoires moins denses avec l’aide de l’État (FSN, FANT21…) et de l’Europe. Ainsi, il appartient aux collectivités de réaliser l’aménagement numérique de leurs territoires. L’intervention des collectivités peut prendre plusieurs formes et a un coût important, nous y reviendrons en section 5.2. Néanmoins, les Francs-Comtois ont beaucoup à y gagner. Pour les particuliers, la fourniture d’un accès Internet THD  est un service offert visible et très attendu qui entraîne la satisfaction des usagers  améliore le bilan carbone notamment par la réduction des trajets motorisés  augmente l’attractivité de la région et de son espace rural pour l’implantation ou le maintien des populations. En ce qui concerne les entreprises, un accès Internet THD  constitue un accès Internet efficace, garanti et donc fiable  permet d’accompagner la transition vers une économie mondialisée  contribue au développement économique, (filières industrielles, notamment numérique)  permet de garder en Franche-Comté les étudiants formés dans les universités de la région  augmente l’attractivité de la région pour l’implantation ou le maintien des entreprises. Enfin, le développement de réseaux THD permet d’améliorer l’accès aux services publics et facilite les échanges entre institutions publiques. 3.9. Le contexte national et le programme national très haut débit La couverture de la France en très haut débit s’inscrit dans une dynamique mondiale de déploiement de dessertes FTTH. L’Asie est en avance (les accès à 1 Gbps seront généralisés dès 2012 en Corée du Sud), l’Europe et l’Amérique du Nord sont sur la « ligne de départ ». À l’échelle européenne, le volet numérique du projet « Europe 2020 » fixe comme objectif 100 % des européens en 2 Mbps en 2013 et 50 % des européens en très haut débit en 2020. 20 Source : Diagnostic TIC Franche-Comté 2009 21 Fonds national pour la Société Numérique (FSN), Fonds d’Aménagement Numérique du Territoire (FANT)
  15. 15. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 15/60 En France, le Président de la république a donné des objectifs de couverture de 70% des foyers en très haut débit en 2020 et 100 % en 2025. Il s’agit également de favoriser et protéger le développement de l’initiative privée et de cibler la couverture des zones les moins denses par l’intervention des collectivités territoriales. Le coût de la couverture de l’intégralité de la France en FTTH a été estimé entre 23 et 30 Md€ sur 15 ans. Il s’agit donc d’un projet d’ampleur qui mobilise à la fois l’État, l’Europe, les opérateurs et les collectivités territoriales. Le cadre législatif et réglementaire destiné à favoriser le déploiement du THD comprend la loi de modernisation de l’Économie (connaissance des réseaux, droit à la fibre…) et la loi relative à la lutte contre la fracture numérique (dite loi Pintat, intervention des collectivités, création d’un fonds d’aménagement numérique du territoire…). Le programme national « très haut débit » initié par le Gouvernement a créé le fonds pour la société numérique (FSN) doté d’une enveloppe de 4,5 milliards d’euros issus du Programme d’investissements d’avenir (Grand emprunt) dont 2 milliards sont destinés à « accélérer le passage de la France au très haut débit ». La gestion du FSN a été confiée à la Caisse des Dépôts. Les modalités de mise en oeuvre de ce fonds ont été reprécisées par l’État le 27 avril 2011, suite à une procedure d’Appel à manifestation d’intention d’investissement (AMII) close fin Janvier 2011. Ce fonds devrait être partagé en deux guichets :  Le guichet A (1 Md€ sous forme de prêt long terme aux opérateurs) pour stimuler l’investissement privé dans les zones rentables  Le guichet B (900 M€) sous forme de subventions aux projets d’aménagement numérique très haut débit (FTTH prioritairement et montéee en débit) des collectivités territoriales  Un volet de 40 M€ (porté à 100 M€ si nécessaire) est consacré au développement par le CNES de plateformes satellitaires très haut débit.
  16. 16. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 16/60 3  Critères : rapidité et homogénéité des déploiements  Engagement : - Déploiement des communes en 5 ans maximum - Raccordement des logements sous 6 mois à un coût abordable et sans financement public. Communes faisant l’objet d’une intention d’investissement privé 3 400 communes + 148 communes en « ZTD », soit 57 % des ménages Opérateurs : Orange, SFR, Free, Covage, Alsatis (+ Ezyla) Communes ne faisant pas l’objet d’une intention d’investissement privé Appel à manifestations d’intentions d’investissement (clôturé le 31 Janvier 2011) Communes non concernées par des déploiements avant 3 ans ou plus Communes dont le déploiement est en cours ou prévu sous 3 ans Labellisation de projets portés par les opérateurs privés hors ZTD par l’Etat (concertation avec les collectivités locales) Dépôts de dossiers de candidatures par les opérateurs en vue d’une labellisation 1 Md € de prêts non bonifiés mais de longue maturité (jusqu’à 15 ans) pour le financement de la partie mutualisée des réseaux hors ZTD  Ces prêts pourront couvrir jusqu’à 50% de l’investissement éligible des opérateurs de détail ou 100€ par prise FTTH des opérateurs de RIP partenaires des collectivités  Examen des demandes à partir de l’été 2011 40 M€ (extensible à 100 M€) de subvention aux programmes de recherche et développement des satellites « très haut débit » Projets d’aménagement numérique dans le cadre d’un réseau d’initiative publique soutenus par l’Etat 900 M € de subventions à destination des collectivités accordées  Examen des demandes « au fil de l’eau » à partir de l’été 2011  Ce financement, une fois épuisé serait pérennisé par le FANT FSN Volet « Déploiement de réseaux FTTH » Volet « Déploiement de technologies alternatives » 33 à 45% du coût public dans la limite de 200 à 350 € par prise selon les caractéristiques des départements 33 à 45% du coût public dans la limite d’un max. par accès effectif (100€ pour satellite ou techno. Radio, inconnu pour DSL amélioré)  Critères : échelle départementale a minima, complémentarité avec l’investissement privé, articulation montée en débits / FTTH … Une articulation entre les déploiements prévus par l’initiative privée et l’initiative publique est proposée par le Programme National Très Haut Débit La définition des zones rentables correspond aux communes dans lesquelles les opérateurs ont manifesté leur intention d’investissement. Cette manifestation a fait l’objet d’un appel national aux opérateurs22 qui s’est achevé le 31 janvier 2011 et dont les premiers résultats ont été rendus publics le 27 avril 2011. En réponse à cet appel, 6 opérateurs – France Télécom, SFR, Iliad, Covage, Alsatis et une société de projet à créer Ezyla – ont manifesté leur intention d’engager, d’ici 5 ans, les déploiements sur plus de 3 400 communes regroupant, avec les 148 communes qui constituent les zones très denses, près de 57% des ménages. Sur chaque commune ayant fait l’objet d’une manifestation d’intention d’investissement, au moins un opérateur privé a fait part de sa volonté d’engager, d’ici 5 ans, le déploiement d’un réseau en poursuivant un objectif de couverture complète de la commune. Les communes sur lesquelles des intentions d’investissement ont été manifestées ont vocation à être couvertes par les opérateurs privés 22 Appel à manifestations d’intention d’investissements ou AMII.
  17. 17. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 17/60 Pour la Franche Comté, les intentions d’investissement des opérateurs correspondent à :  159 communes  Plus de 240 000 logements (recensement 2007) soit 43 % de couverture. L’action des collectivités franc-comtoises ne pourra pas cibler ces zones si elle souhaite bénéficier des subventions du FSN. Les tenants et les aboutissants de l’intervention des collectivités territoriales dans le domaine du THD ont été précisés le 27 avril 2011 : L’articulation des projets publics et privés est un enjeu au coeur du programme national « très haut débit » (THD). Les situations conduisant à la superposition de deux réseaux sur le même territoire, l’un d’initiative publique et l’autre d’initiative privée, doivent donc être écartées. • Les schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique (SDTAN), créés par la loi relative à la lutte contre la fracture numérique, ont vocation à refléter cette nécessaire articulation et devront être régulièrement actualisés. • Préalablement à toute demande de subvention, les collectivités territoriales devront rechercher le dialogue avec les opérateurs et s’assureront au travers d’une consultation des opérateurs que leur projet ne porte pas sur des communes que des opérateurs s’apprêtent à couvrir dans les 5 années à venir. • Les projets de réseau d’initiative publique pourront comporter des clauses prévoyant le déploiement de réseaux sur les territoires que les opérateurs n’auraient pas couverts malgré leurs engagements dans les délais. • La recherche d’engagement précis avec les opérateurs concernant la desserte de certains sites (hôpitaux, écoles, ZAE…) sera possible.
  18. 18. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 18/60 Les projets soutenus pourront comprendre : • un volet prioritaire et indispensable « déploiement de réseaux en fibres optiques jusqu’à l’habitat (FTTH) » (utilisateurs résidentiels et non résidentiels), • un volet complémentaire « technologies alternatives » (modernisation des réseaux filaires, déploiement de réseaux hertziens terrestres et équipement satellitaire), • un volet « collecte » si le réseau est intégré à un projet global comportant du FTTH. Financement Pour les collectivités : Sur le FTTH • Afin de mettre en oeuvre une péréquation entre les territoires, le Gouvernement prendra en charge entre 33 % et 45 % du besoin de subvention publique aux déploiements FTTH, dans la limite d’un montant maximum par prise compris entre 200 et 350 €, selon l’importance des zones rurales dans chacun des départements (indicateur rural au sens INSEE). Sur les « technologies alternatives » • Le besoin en subvention publique du volet « technologies alternatives » pourra être soutenu à un taux maximum compris entre 33 % et 45 %, dans la limite d’un montant maximum par accès. La subvention pour le déploiement d’un réseau hertzien terrestre et le soutien à l’équipement satellitaire sera ainsi plafonnée à 100 € par client desservi. Le versement du soutien en abondement de la subvention de la collectivité territoriale sera conditionné à la souscription du service par le client. La collectivité devra s’assurer de la cohérence de ces interventions vis-à-vis du programme de déploiement de l’infrastructure THD à moyen terme. • Une part minoritaire de l’enveloppe de 900 M€ sera consacrée au volet « technologies alternatives ». Pour les opérateurs intervenant pour le compte des collectivités : • Des prêts pourront être accordés aux opérateurs privés choisis comme délégataires au terme d’une procédure ouverte dans le cadre de tels réseaux d’initiative publique, qui en assurent la commercialisation et assument le besoin de trésorerie correspondant. • Le montant du prêt sera plafonné à 100 € par prise FTTH. Le remboursement du capital pourra, le cas échéant, être différé à l’échéance finale, qui sera au plus de 15 ans. Un prépaiement obligatoire et sans frais sera demandé au rythme de la commercialisation des accès au réseau FTTH public. La collectivité ou le maître d’ouvrage public devra solliciter la possibilité pour son partenaire ou délégataire privé de bénéficier des prêts préalablement à la sélection de ce dernier au travers d’une procédure ouverte. Les termes financiers et les sûretés demandées (nantissement de créance par exemple) seront précisés par l’État via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) lors de cette phase de préinstruction.
  19. 19. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 19/60 Procédure pour le financement • Les projets des collectivités seront soutenus au fur et à mesure de leur élaboration (« guichet fil de l’eau »). Préalablement à toute demande de subvention pour leur projet, les collectivités territoriales devront s’assurer que celui-ci ne concerne pas les zones d’initiative privée. • La décision du FSN sera rendue en deux phases : un accord de principe préalable à la procédure de désignation de l’opérateur du réseau d’initiative publique puis une décision finale de financement et conventionnement à l’issue de celle-ci. • Compte-tenu du coût élevé pour développer de tels projets et de la nécessité d’assurer une cohérence d’ensemble, seuls les projets présentés au minimum à l’échelle du territoire d’un ou plusieurs départements seront soutenus. • Les éléments transmis par la collectivité devront intégrer a minima les éléments suivants : • le compte-rendu de la concertation locale avec les opérateurs, et la façon dont sont pris en considération leurs intentions avérées sur trois ans d’une part, et affichées sur 5 et 10 ans d’autre part • la démonstration de la capacité de déploiement d’un réseau d’initiative publique utilisable par des opérateurs d’envergure nationale dans des conditions techniques et économiques raisonnables • la prise en compte de priorités élaborées à partir d’une analyse des besoins économiques et de services du territoire, avec la recherche d’un calendrier de déploiement favorisant (à coûts maîtrisés) la couverture prioritaire des communes portant les principaux services et zones d’activité économiques • la démonstration que les projets de montée en débit correspondent ou bien à une véritable étape intermédiaire vers le FTTH ou bien à des zones où le FTTH n’arrivera pas avant 2025 • la façon dont le projet est perçu et, le cas échéant, soutenu par les principaux niveaux concernés de l’organisation territoriale (région, département, agglomérations, intercommunalités…) • l’attestation que sont déterminés les principes de gouvernance de long terme de l’opération, en associant les gestionnaires de tous réseaux publics afin de réduire les coûts, notamment par la coordination des opérations d’enfouissement. Les financements seront attribués conformément à la convention entre l’Etat et la CDC du 2 septembre 2009 relative au programme d’investissements d’avenir (action « développement de l’économie numérique »). Dans ce cadre, ils feront l’objet d’une convention entre la CDC et les bénéficiaires. Afin d’anticiper la mise en oeuvre du fonds d’aménagement numérique des territoires (FANT), le comité d’engagement « subventions – avances remboursables » du FSN prendra l’avis du comité national de gestion du FANT, dès nomination de ses membres. Le guichet de financement du FSN destiné aux projets de réseaux d’initiative publique sera ouvert à l’été 2011.
  20. 20. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 20/60 4. DIAGNOSTIC NUMÉRIQUE DE LA RÉGION FRANCHE-COMTÉ 4.1. État des lieux des services et des infrastructures 4.1.1. France Télécom et accès haut débit France Télécom dispose du réseau capillaire de cuivre qui permet l’accès au haut débit par le DSL. Ce réseau s’articule en Franche-Comté autour de 341 NRA (noeud de raccordement d’abonnés) qui desservent un peu plus de 550 000 lignes. Ces NRA sont reliés au réseau national majoritairement par des liaisons optiques. Il reste une soixantaine de NRA non encore opticalisés, limitant pour les usagers l’accès à des services enrichis. L’accessibilité aux services DSL sur ce réseau est représentée par la carte suivante : La synthèse sur les niveaux de services accessibles selon les départements est la suivante : Nom Dpt Nb lgts Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Doubs 228 251 130 679 57% 188 308 83% 222 452 97% Jura 127 784 69 874 55% 95 976 75% 123 172 96% Haute Saône 107 340 49 542 46% 73 695 69% 101 396 94% Territoire de Belfort 60 526 33 871 56% 49 044 81% 59 868 99% TOTAL 523 901 283 966 54% 407 023 78% 506 888 97% Couverture 6M Couverture 2M Couverture 512K
  21. 21. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 21/60 Les zones blanches DSL Les zones blanches DSL23 correspondent aux emprises sur lesquelles le débit DSL accessible est inférieur 512 kbps. Elles représentent 3 % des lignes à l’échelle régionale. La Région, les Départements et l’État ont groupé leurs moyens financiers pour résoudre le problème de ces zones blanches qui se caractérisent par une forte dispersion géographique. La mise en oeuvre opérationnelle de cette démarche a été engagée de façon différente selon les territoires :  Certaines collectivités ont mis en place des réseaux d’initiative publique et ont intégré l’approche zone blanche dans leur démarche (Jura, Nord Franche-Comté). Les technologies WIMAX, WIFIMAX et WIFI sont ici déployées.  D’autres collectivités ont décidé d’agir spécifiquement sur les zones blanches par un soutien financier aux communes ou intercommunalités lançant notamment des appels d’offres de fournitures et services (Doubs). Les premières solutions techniques mises en place par les collectivités étaient de type WIFIMAX, alors qu’aujourd’hui les choix s’orientent davantage vers le déploiement de NRA-ZO24.  La Haute-Saône a de son côté décidé d’agir en maîtrise d’ouvrage directe par un appel d’offres de services essentiellement orientés WIFI. La démarche NRA-ZO concerne trois communes (dont deux pour lesquelles l’initiative a été prise par la Communauté de communes de l’agglomération de Vesoul).  Enfin, l'agglomération de Besançon a privilégié la mise en oeuvre en 2010 d'une montée en débit par une approche NRA-ZO là où elle était possible. En 2011, ce sont quatre zones d'activités économiques prioritaires qui seront fibrées jusqu'à la parcelle. Sur le moyen terme, les actions à mener sont en cours de finalisation dans le cadre du SDAN de l'agglomération. Les accès à 2 Mbps L’accessibilité minimale aux services Internet (pages Web, musique en ligne, réseaux sociaux…) se situe au seuil de 2 Mbps. En Franche-Comté près de 80 % de la population a accès à ce niveau de débit mais avec des différences notoires selon les départements. Ainsi en Haute-Saône, près d’un tiers de la population n’a pas d’accès à 2 Mbps. Les accès triple play – télévision haute définition Les services triple play et télévision haute définition ne sont accessibles en Franche-Comté qu’à un peu plus de la moitié de la population. Jusqu’à présent ces offres de services intégrant accès Internet, téléphonie et télévision n’étaient ouvertes que dans la mesure où plusieurs opérateurs pouvaient proposer le service. Pour ce faire, les opérateurs devaient avoir déployé sur les NRA leurs propres équipements (dégroupage). Le dégroupage et la présence des opérateurs La présence concurrentielle sur un territoire est un élément important en termes de coût des services accessibles pour la population mais aussi pour les entreprises. Le dégroupage dans la région Franche-Comté concerne 109 NRA sur 341 correspondant à 71 % des lignes. Ces chiffres sont en progression depuis 2008 (50 % en nombre de NRA et 26 % en lignes) montrant que l’effort des opérateurs s’est poursuivi, notamment en Haute-Saône et dans le Jura où le retard était considérable. Il reste toutefois un différentiel de l’ordre de 10 % avec la moyenne nationale. Perspectives d’évolution Globalement, le niveau de services accessibles par le DSL, dans le cadre de l’équipement des NRA ne va pas beaucoup évoluer. Certaines communes ayant encore des zones blanches vont continuer à résoudre les 23 DSL = Digital Subscriber Line ou technique de communication via la ligne téléphonique 24 NRA-ZO = Noeud de Raccordement d’abonnés en Zone d’ombre
  22. 22. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 22/60 problèmes d’accès grâce à la solution « NRA zone d’ombre ». Les opérateurs vont continuer leur effort de dégroupage des NRA apportant des services triple play là où ils n’existent pas, mais sans améliorer les performances du réseau de cuivre. L’enjeu sur le réseau de cuivre porte aujourd’hui sur ce que l’on appelle la « montée en débit » par l’équipement des sous-répartiteurs du réseau. 4.1.2. Réseaux câblés Les réseaux câblés constituent une alternative au DSL pour l’accès au haut, voire très haut débit. La situation en Franche- Comté reste à cet égard limitée. Un peu plus d’une dizaine de communes ont un réseau câblé qui a été modernisé pour permettre un accès triple play (Besançon, Courcelles-lès- Montbéliard, Etupes, Grand-Charmont, Montbéliard, Sainte- Suzanne, Sochaux, Bavilliers, Belfort, Danjoutin, Essert). Les autres communes ont des réseaux de pure distribution audiovisuelle. 4.1.3. Accès haut débit mobile L’accès à l’Internet mobile repose aujourd’hui sur des réseaux dits de troisième génération (3G). Ces réseaux ont fait l’objet d’attribution de licences auprès de quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues et Free). Ce dernier commence à peine ses déploiements. Nom Dpt Nb lgts Effectif % Effectif % Effectif % Doubs 228 251 31 140 14% 155 591 68% 186 731 82% Jura 127 784 38 817 30% 54 190 42% 93 007 73% Haute Saône 107 340 19 441 18% 49 794 46% 69 236 65% Territoire de Belfort 60 526 1 264 2% 58 585 97% 59 849 99% TOTAL 523 901 90 662 17% 318 161 61% 408 823 78% Couverture 3G par un opérateur Couverture 3G par 2 opérateurs ou plus Couverture 3G totale L’évaluation de la couverture du bâti par les différents réseaux indique un taux de couverture par au moins deux opérateurs de 61 % des logements, 17 % par un seul opérateur. Le Jura et la Haute-Saône restent fortement en retrait avec des taux de couverture de moins de la moitié de la population couverte. Les déploiements des opérateurs devraient se poursuivre car les objectifs assignés par l’ARCEP ne sont pas encore atteints. Les réseaux 3G revêtent une grande importance car ils sont le vecteur de l’accès à l’Internet mobile et plus largement du nomadisme. Pour les particuliers, mais aussi pour les entreprises, le fait de disposer d’un accès 3G va devenir rapidement une nécessité aussi prégnante que l’Internet fixe. La puissance publique doit donc rester vigilante sur les déploiements à venir et la couverture de leurs territoires.
  23. 23. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 23/60 Ces réseaux 3G vont d’une certaine manière fusionner avec les réseaux radio fixe de type WIMAX pour, dans les années qui viennent, donner naissance à la 4G dont les performances en débit et couverture ne sont pas encore stabilisées. 4.1.4. Accès THD fixe L’accès très haut débit fixe reste sur la Franche-Comté très limité. Pour les particuliers, le déploiement des opérateurs en FTTH est aujourd’hui circonscrit au quartier de Planoise à Besançon où Free a ouvert une première plaque. L’accès au THD via les réseaux câblés reste lui aussi limité. Pour les entreprises l’accès au THD fixe n’est réalisable que dans les cas suivants :  L’entreprise est située sur une zone d’activité desservie par un réseau d’initiative publique sur lequel des opérateurs proposent des services (Connectic 39, Alliance Connectic, Lumière).  L’entreprise est située sur une zone où l’offre de gros de France Télécom peut être faite aux opérateurs dans des conditions économiques favorables (Besançon, Belfort). La Franche Comté ne dispose pas d'infrastructures longue distance suffisantes ce qui se traduit par des coûts d'accès Internet très élevés et une faible concurrence des opérateurs. Plusieurs opérateurs ont tenté de réaliser des liaisons très haut débit entre Lyon et Strasbourg en passant par Besançon mais n'ont pu les mettre en oeuvre compte-tenu des coûts très élevés des liens optiques sur ce trajet. La liaison est alors réalisée par la Suisse (Lyon - Genève - Bâle -Strasbourg) sans bénéficier au territoire franc-comtois. L’accès au THD reste donc à construire en Franche-Comté. 4.2. Initiatives publiques en faveur du numérique sur le territoire de la Franche-Comté 4.2.1. Réseaux d’initiative publique (RIP)
  24. 24. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 24/60 RIP du Jura Le RIP du Jura a été initié par le Conseil général. Un contrat de DSP a été signé le 10 juillet 2007 entre le Conseil général du Jura et Connectic39 (structure regroupant Eiffage et Altitude Infrastructures), le contrat a été notifié le 9 août 2007, pour une durée de vingt ans. Le projet a pour objectif de compléter la couverture à haut débit du territoire et de résorber les zones d’ombres et blanches, de créer les conditions d’une offre concurrentielle et de qualité, notamment sur les zones d’activités économiques, et ainsi de permettre le déploiement de services haut et très haut débit à des prix abordables, de développer une offre diversifiée multi-opérateur et multi-technologie. Les caractéristiques du réseau jurassien :  450 km de fibre optique  47 NRA dégroupés  45 ZA raccordées à la fibre optique (en limite publique de ZAE)  45 stations Wimax et six pylônes de rebond par faisceau hertzien  32 faisceaux hertziens. L’investissement total de premier établissement est de 27,551 M€ dont 55,17 % de subvention publique soit 15,2 M€. Réseau de boucle locale haut débit du SMAU Le syndicat mixte de l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle (SMAU) a conclu le 15 mars 2008 une DSP avec Alliance Connectic, société issue du groupement Eiffage-SFR Collectivités, pour le déploiement d’un réseau haut débit. Le projet a pour objectif de créer les conditions d’une offre concurrentielle et de qualité de réseaux et de services haut et très haut débit à des prix abordables, de développer une offre diversifiée multi-opérateur et multi-technologie, de compléter la couverture à haut débit du territoire et de résorber les zones d’ombres et blanches. Ce réseau est à ce jour en phase de finalisation. Quelques chiffres :  325 km en fibre optique, dont 145 en génie civil  dégroupage de 19 NRA non dégroupés actuellement  mise en place de près de 30 antennes WifiMax  raccordement de 54 zones d’activités dont 9 en FTTB  raccordement d'environ 126 établissements publics  travaux de 1er établissement : 18,5 M€ dont 8 M€ environ de subventions. Projet d’arc optique de la Haute-Saône Le projet soumis par le Conseil général de la Haute-Saône au financement du FEADER dans le cadre de l’appel à projet lancé en 2010 visait les objectifs suivants :  apporter une infrastructure complémentaire, ouverte, neutre et mutualisée qui permette de densifier le réseau de collecte départemental  favoriser le dégroupage et l’arrivée d’opérateurs alternatifs pour maintenir un certain équilibre avec les territoires voisins  stimuler l’offre opérateur (offre triple play, services à haut-débit pour les entreprises et les administrations)  faire émerger, accélérer l’arrivée du très haut débit sur le territoire Ce projet d’une dorsale de 151 km de fibre relierait les NRA de Gray - Vesoul - Lure - Luxeuil-les-Bains et Héricourt, permettant ainsi aux zones rurales traversées d’accéder directement aux noeuds de raccordement
  25. 25. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 25/60 majeurs et pour certains déjà dégroupés du département de la Haute-Saône ouvrant ainsi la possibilité d’un dégroupage direct de ces zones rurales. L’ensemble de la zone couverte par le projet (vingt Communautés de communes), couvre 349 communes rurales, 54 054 habitants ruraux qui n’ont pas à ce jour 2 Mbps, la quasi-intégralité des 125 709 habitants ruraux de la zone couverte par le projet qui n’ont pas à ce jour accès au très Haut-Débit et 9 852 établissements professionnels, soit 60 198 emplois sont concernés. Le budget initial du projet était de 4 227 700 € HT et se décomposait ainsi :  Autofinancement du Conseil général 2 628 550 € HT  FEADER : 1 599 150 € HT soit 38% La subvention accordée par le FEADER ayant été réduite, le projet est en cours de réévaluation. Le réseau Lumière Le réseau Lumière constitué dès 1994 par un groupement de collectivités et administrations est géré en régie par un syndicat mixte. Le réseau Lumière compte 180 km de câbles optiques et irrigue 200 points sur la ville et l'agglomération de Besançon. Cette infrastructure est connectée aux infrastructures nationales : autoroute, voies navigables, réseau ferré. Ce réseau dessert différentes communes de l'agglomération de Besançon ainsi que la future gare TGV d'Auxon-Besançon. Les coûts d'établissement du réseau sont de 5 M€. Des fibres noires sont louées aux opérateurs (dégroupage des NRA, raccordements de clients), aux administrations et sites publics ainsi qu'aux entreprises qui relient leurs sites locaux. 4.2.2. Schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique Le SDTAN du Jura Le SDTAN du Jura a été pris en charge par le SIDEC qui a pris la compétence réseaux de communications électronique en accord et en partenariat étroit avec le Conseil général, également membre du Syndicat avec la majorité des communes du Jura. Le SDTAN a été réalisé par le cabinet TACTIS en 2010 et validé par la commission permanente du Conseil général le 14 décembre 2010. Les conclusions du schéma directeur sont articulées autour d’un programme de travail reposant sur six grandes actions listées ci-dessous. Gestion des fourreaux pour préparer l’arrivée du THD sur l’ensemble du territoire : - programme de pose de fourreaux en attente, par opportunité de travaux sur le domaine public - récupérer l’usage des 700 km de fourreaux des collectivités donnés à FT depuis plus de 10 ans Gestion en maîtrise d’ouvrage directe des aménageurs, des communes ou du SIDEC du Jura. Remise en affermage des infrastructures. Communiquer pour valoriser et mettre en oeuvre de manière effective la résorption des zones blanches (objectif « 2 Mbp/s pour tous avant fin 2011 ») grâce aux actions du CG (aide pour récepteur Wimax ou parabole) et évolution progressive du débit dans les prochaines années. Intégré au plan d’affaires de Connectic39 et action Etat sur le volet satellite. 1 Desserte labellisable « Zone d’Activités THD » des 45 zones d’activités raccordées en fibres optiques à Connectic39 : programme « ZA THD » : 3 M€ (pouvant être financé par Connectic 39) Réalisation des extensions par Connectic39 dans le cadre de son plan d’affaires. 2 3
  26. 26. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 26/60 Densification de la collecte et interconnexion des réseaux jurassiens avec les territoires environnants notamment par le biais du projet METROPOLIX : programme « collecte » : 12 M€ Les extensions sont réalisées en maîtrise d’ouvrage par le Conseil Général et mises à disposition en affermage de Connectic39. Très Haut Débit des 6 villes : ne pas laisser les zones urbaines denses rentables accaparées par les opérateurs privés, au détriment d’une péréquation économique indispensable avec les zones rurales moins rentables : programme « urbain » : 25 M€ : DSP concession (dominant) En cas d’initiative publique, mise en place d’une DSP concessive. Très Haut Débit des zones peu denses : programme « rural » : 145 M€ DSP mixte affermage (dominant) – concession modèle type DSP SIDEC avec ERDF pour les réseaux électriques Réalisation des travaux sous maîtrise d’ouvrage publique puis mise à disposition des infrastructures en affermage à un délégataire (nouvelle DSP). 4 5 6 Le SDTAN privilégie le FTTH mais laisse la possibilité de traiter les prises les plus chères par d’autres technologies de façon transitoire. Le RIP existant sert de réseau de collecte des points de mutualisation. La complémentarité public/privé se retrouve notamment dans le projet de DSP pour les six communes les plus rentables. Le montage financier demande une mobilisation du FANT à hauteur de 50 % et prévoit la contribution des communes et EPCI en plus de la Région et du Conseil général. Le Conseil général du Jura porte un certain intérêt au projet Metropolix. (Voir section 4.2.8) SDTAN du Syndicat Mixte de l’Aire Urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle Le SDTAN du SMAU a permis d’étudier trois scénarios d’ambition croissante :  scénario 1, dit « statu quo »  scénario 2, dit « facilitateur et aménageur opportuniste du territoire »  scénario 3, dit « THD pour tous sur le territoire ». Le scénario 3, est, de l’avis de tous, l’option qui correspond le mieux à l’esprit du SDTAN. Il se décline en quatre types d’intervention correspondant à des coûts allant de 100 à 200 M€ environ. Le SDTAN du SMAU a été conduit par le groupement IDATE, SETICS et Latournerie Wolfrom et Associés et n’a pas fait l’objet d’une validation par les élus. Le SDTAN du SMAU a la particularité de concerner un territoire s’étendant sur trois départements différents. À ce titre, il n’est pas éligible au guichet B du Fonds d'aménagement numérique des territoires (FANT). (Voir les recommandations au chapitre 5.2.5) Les éléments contenus dans l’étude du SMAU, notamment les scénarios 2 et 3, et plus particulièrement le 3, sont donc à prendre en compte dans les SDTAN départementaux du Conseil général du Doubs et de la Haute Saône. Les préconisations en matière de THD du département du Territoire de Belfort sont développées dans le schéma de l’Aire urbaine et devraient faire l’objet d’une déclinaison spécifique, après concertation et accord entre, d’une part, les services de l’État et de la Région, et d’autre part le SMAU. Cette difficulté ne remet pas en cause le travail entrepris par le SMAU en matière d’aménagement numérique. L’échelle territoriale est cohérente sur un périmètre reconnu par les instances publiques. L’intervention du SMAU est pertinente au regard de la boucle locale haut débit constituée sur l’Aire Urbaine. Ce réseau d’initiative publique établit une infrastructure de collecte ouverte indispensable au déploiement futur du très haut débit.
  27. 27. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 27/60 SDTAN de la Haute-Saône Le Conseil général de Haute-Saône a lancé en octobre 2010 l’élaboration de son schéma directeur d’aménagement numérique. Il consiste à déterminer l’existant, procéder au diagnostic (ambition atteignable et situation cible, part des opérateurs sur une période de projection de 15 ans), et bâtir le schéma directeur (principes et programme d'actions) et le schéma d'ingénierie. La réalisation du SDTAN a été confiée au groupement Strategic Scout, e-Rezo et Egis Mobilité et n’est pas achevée à ce jour. Le SDTAN du Conseil général intégrera les recommandations du Schéma directeur du SMAU sur son territoire La phase de diagnostic sera achevée au premier trimestre 2011, le SDTAN serait quant à lui validé fin 2011. Le Conseil général manifeste un intérêt pour le projet Metropolix. SDTAN de la Communauté de Communes de l’Agglomération de Vesoul La CCAV a conduit des actions ponctuelles de couverture des zones blanches. À ce titre, deux NRA-ZO ont été installés sur le territoire de la CCAV. Dans un souci d’assurer une couverture homogène de son territoire, répondant aux besoins du grand public et des entreprises, la CCAV a engagé un SDTAN local. Cette étude a été confiée au cabinet SETICS. Les orientations sont décrites ci-après. L’action publique ne peut s’inscrire que dans une double dimension :  L’équité  L’attractivité. Le principe d’équité : France Télécom a annoncé des projets de déploiement FTTH sur le territoire de la CCAV. Aussi, la réflexion menée par les élus vise à mettre en oeuvre des solutions qui permettront d’assurer, en complément des initiatives privées, une couverture en THD homogène sur le territoire de la CCAV. Le principe d’attractivité : il est nécessaire d’assurer l’attractivité du territoire de la CCAV en apportant des solutions de couverture en haut et très haut débit qui répondront aux attentes et besoins des entreprises et du grand public. La CCAV a fxé les objectifs suivants en matière de niveau de service à atteindre :  Permettre à tous les utilisateurs de bénéficier d’une offre triple-play (8 Mbps) à échéance : 2015  Permettre à tous les utilisateurs de bénéficier d’une offre de connexion internet adaptée notamment à la réception de la TV 3D haute définition soit la mise en oeuvre d’une offre très haut débit supérieure à 30 Mbps à échéance : 2020 La CCAV souhaite intégrer également la réflexion menée par la Métropole Rhin-Rhône sur le projet Métropolix visant à améliorer l’attractivité du territoire et favoriser la venue des opérateurs. SDTAN de la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon La CA du grand Besançon a lancé au cours du dernier trimestre 2010 un SDTAN local sur le déploiement du THD sur le périmètre de la CA. Cette étude est réalisée en liaison avec le Conseil général du Doubs, autorité en charge de l’élaboration du Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique au sens du L1425-2 du CGCT (Loi Pintat) et avec la Stratégie de Cohérence Régionale d’Aménagement Numérique à l’initiative de la Préfecture de Région et du Conseil régional. L’étude a été confiée aux cabinets QU@TREC et TACTIS. Ce SDAN se traduirait par un programme reposant sur les actions suivantes :
  28. 28. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 28/60 L’étude de l’action 3 montre que pour les communes de la CA du Grand Besançon (hors ville de Besançon), l’équipement de 48 sous-répartiteurs permettrait une mise à niveau du débit pour 95 % des lignes. Le montant global de l’opération serait de 3,7 M€. Le déploiement FTTH représenterait un coût net de 12 M€ pour 27 000 prises Cette approche permet d’envisager un arbitrage local entre les deux technologies et un travail sur la substitution à terme du DSL par le FTTH. SDTAN du Doubs S’inscrivant dans une perspective de moyen/long terme (15 ans) et de planification, le schéma directeur s’attache à définir une situation cible volontariste, réaliste et atteignable, en matière de couverture haut et très haut débit du territoire départemental selon les technologies les mieux adaptées. Il convient d’inscrire sa réalisation dans le temps au travers de la définition d’un phasage réalisable. En se basant sur les résultats de l’étude menée en 2009 par le Département (phase 2 du déploiement visant à desservir les 17 ZAE d’intérêt départemental) le Doubs engage les quatre étapes suivantes :  Etape 1 : définition de la situation cible (objectif à 15 ans) : quoi ? pour qui ? pour aujourd’hui, et pour demain.  Etape 2 : analyse des enjeux économiques et financiers. Plusieurs scénarios sont présentés sur la base d’une étude technico-économique en tenant compte des projets des opérateurs privés.  Etape 3 : élaboration du schéma directeur territorial d’aménagement numérique.  Etape 4 : finalisation et diffusion du schéma. Restitution prévue en juin prochain. L'objectif est de fournir un accès très haut débit (FTTH) à l'ensemble de la population de façon phasée. Plusieurs niveaux d'ambition seront donc fixés dans le temps et dont les modalités pratiques pourront évoluer en fonction des évolutions technologiques et financières. Il convient de noter que l'engagement demandé par l'Etat à 10 ans (70 % des foyers connectés en FTTH) représenterait une dépense publique globale de 99 M€.
  29. 29. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 29/60 Conformément à l'article L.1425-2, un SDTAN recouvre le territoire d'un ou plusieurs départements ou d'une région. Sur un même territoire le schéma directeur est unique. Dans ce contexte, les schémas directeurs des syndicats mixtes Lumière et de l'Aire Urbaine (pour sa partie Doubs) devront s'intégrer dans le SDTAN départemental du Doubs. Sans cette condition ces SDTAN locaux ne pourraient pas être enregistrés auprès de l'ARCEP et donc ne pas accéder aux fonds national pour la société numérique (FSN). Une coopération à l'échelle régionale et interdépartementale (voire internationale avec la Suisse) pourra être mise en oeuvre. Le montage retenu prévoira des outils permettant une adaptabilité du projet. L'élaboration du SDTAN fait l'objet d'un accompagnement par les cabinets Tactis et Qu@trec et sera finalisé courant 2011. Le projet MétropoliX sera étudié dans ce contexte. 4.2.3. Initiatives FTTH : sites pilotes FTTH du Jura Le SIDEC du Jura va lancer en 2011 le déploiement de deux sites pilotes FTTH à hauteur de 2 M€ dont 1 M€ de subventions du FEADER. L’objectif du SIDEC est d’expérimenter les stratégies, les techniques, les méthodes et les collaborations entre différents acteurs des réseaux d’accès à très haut débit. Les deux pilotes retenus sont :  le déploiement d’un réseau FTTH à Champagne-sur-Loue et alentours (cinq communes rurales pour près de 900 prises)  la création d’une liaison optique entre les communes de Molinges et Lavancia (à l’extrême sud du Jura) permettant de raccorder le réseau du RIP départemental de Connectic 39 au réseau LiAin du SIEA du département de l’Ain. Les sites pilotes intègrent la logique du RIP départemental déployé par Connectic 39 ainsi que les prescriptions du SDTAN départemental. Les travaux devraient démarrer peu avant l’été 2011 et s’achever avant la fin de la même année. 4.2.4. Projet Métropolix La Métropole Rhin-Rhône, porteuse du projet Métropolix, réunit 11 agglomérations (l’Eurodistrict Trinational de Bâle, Mulhouse, Belfort, Montbéliard, Vesoul, Besançon, le Réseau urbain Neuchâtelois, Dole, Dijon, Chalon- sur-Saône, Creusot-Montceau) et trois Régions (Bourgogne, Franche-Comté, Alsace). Le projet a été initié notamment en raison du coût du transit IP, très élevé (80 à 120 € le Mbps) sur le territoire du réseau métropolitain Rhin-Rhône, ce qui a pour conséquences :  frein pour la création ou l’arrivée d’opérateurs locaux  moindre compétitivité des offres entreprises  frein pour l’implantation de datacenters (cf. projet de datacenter de la Ville de Besançon, problématique d’hébergement des données de santé pour l’ARS). Le principe du projet est de créer un réseau de transport qui relie  les agglomérations du réseau métropolitain Rhin-Rhône entre elles, ceci permettant de créer un marché plus important (donc plus attractif) pour les nouveaux opérateurs  les réseaux du territoire métropolitain aux principaux GIX français et suisses (Paris, Lyon, Bâle, Genève). La mise en oeuvre du projet Métropolix comporterait :  un coût initial (IRU, pénétrantes, équipements), estimé à environ 15 M€HT
  30. 30. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 30/60  des coûts récurrents (hébergement, maintenance, exploitation), estimé à 210 k€HT/an. La Métropole Rhin-Rhône a décidé le 29 avril 2011 la création d’un syndicat mixte ouvert pour le portage du projet Métropolix. 4.2.5. Politique de soutien régional Le Conseil régional de Franche-Comté a voté fin octobre 2010 un budget de 3 M€ dédié au THD pour la période 2011-2014. 4.2.6. Politique d’accompagnement des entreprises SEM Numerica Numerica est une société d’économie mixte créée en 2008 dont le but est le développement et la promotion des usages et services numériques. Les actionnaires de la structure sont à la fois les principales collectivités (Région Franche-Comté, Conseil général du Doubs, Pays de Montbéliard Agglomération), la Caisse des Dépôts et Consignations, mais aussi des acteurs privés comme la Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté ou des acteurs spécialisés dans le numérique comme VirtuelCity. Numerica dispose de locaux basés à Montbéliard permettant l’incubation ou le développement d’entreprises, mais aussi disposant de plateformes techniques à disposition des entreprises (studios, salle de visio- conférence, data center, salles de réunion…). La structure compte une quinzaine de salariés regroupés à Montbéliard, mais dispose aussi d’une antenne à Besançon puisqu’un bureau lui est mis à disposition. Association Juratic Dans le Jura, la chambre d'agriculture, la chambre de métiers et de l'artisanat et la chambre du commerce et de l'industrie du Jura se sont associées avec le Conseil général pour créer une structure associative Juratic. L'association a pour premier objectif de rendre accessible au plus grand nombre d'entreprises les bénéfices d'une utilisation optimale des TIC. C'est une action de promotion et de développement des usages. Pour ce faire, l'association Juratic se met à la disposition des entreprises pour les rencontrer, évaluer leur situation et les orienter vers les professionnels et les solutions les plus à même de leur apporter une réponse efficace. Juratic apporte également son soutien aux collectivités territoriales du Jura qui souhaiterait mener une réflexion dans le domaine des services et des usages des nouvelles technologies sur leur territoire. Elle apporte enfin son expertise pour toute la réflexion sur le domaine des nouvelles technologies auprès des chambres consulaires du département. Cet accompagnement peut prendre la forme d'une réflexion sur des axes de développement mais aussi un accompagnement pour la définition, l'organisation et la rencontre de professionnels d'un secteur d'activité. Datacenter de la CA du grand Besançon La Communauté d'Agglomération du grand Besançon a lancé fin 2010 un projet de construction d'un datacenter de 550 m² (environ 110 baies) à Besançon. Ce projet répond à la demande d'entreprises locales qui sont obligées à ce jour de rechercher des hébergements sur Paris, Lille, Lyon. L'ouverture du datacenter est prévue fin 2011.
  31. 31. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 31/60 4.2.7. Politique d’équipement du territoire Le Conseil régional de Franche-Comté a mis en place en 2009 une politique de développement de la mise à disposition d’équipements de visioconférence, ainsi que de guichets virtuels (« points visioservices ») pour faciliter les échanges et renforcer les services dans les zones rurales. 4.3. Initiatives privées pour la couverture très haut débit du territoire Le déploiement du très haut débit en France a fait l’objet depuis 2008 d’un processus d’analyse et de décisions par l’ARCEP et l’État dont l’objectif était de permettre un déploiement du FTTH privilégiant l’action privée et respectant les règles de la concurrence. Ce processus de régulation mis en oeuvre en s’appuyant sur une large concertation avec les acteurs impliqués et après avis de l’autorité de la concurrence a conduit à considérer que le FTTH pouvait se déployer de façon différentiée selon les territoires. Ainsi la France a été répartie en trois types de zones selon la rentabilité des investissements nécessaires à leur couverture. Dans les zones très denses (zone 1), les opérateurs peuvent se faire concurrence en déployant chacun leurs infrastructures. La mutualisation des réseaux ne s’opérant que pour la distribution dans les immeubles de plus de 12 logements – 148 communes en France sont dans cette catégorie. Les zones moins denses (zone 2) ne permettent pour des raisons de rentabilité que le déploiement d’un seul réseau à l’intérieur de poches de l’ordre d’un millier de logements. Ces zones peuvent présenter une rentabilité pour les opérateurs – le nombre de communes appartenant à ce type est déterminé par les intentions de couverture des opérateurs. À l’heure actuelle dans le cadre de l’appel à manifestation d’intention d’investissement (AMII) lancé par le Programme National Très Haut Débit, Orange a déclaré son intention de couverture sur 3 600 communes en France. Les zones hors zones très denses (zone 3) et hors communes visées par les opérateurs dans le cadre de l’AMII sont quant à elles laissées à l’initiative des collectivités car ne présentant pas de rentabilité pour les opérateurs privés s’ils devaient construire les réseaux. Le champ d’intervention des collectivités pouvant bénéficier du Fonds pour la Société Numérique puis du Fonds d’Aménagement Numérique du Territoire s’exerce sur cette dernière catégorie. Pour la Franche-Comté :  Il n’y a pas de communes en zone 1  Les déclarations d’intention des opérateurs privés, déposées dans le cadre de l’AMII sur la zone 2, concernent les collectivités suivantes : o Communauté d’Agglomération du Grand Besançon o Pays de Montbéliard Agglomération o Ville de Pontarlier o Communauté d’Agglomération Belfortaine o Communauté de Communes de l’Agglomération Vésulienne o Communauté de Communes du Bassin Lédonien o Ville de Dole Cette couverture concerne 159 communes, 500 000 personnes soit 43 % de la population de la Franche-Comté. La répartition par département est la suivante :
  32. 32. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 32/60 Code Dpt Nom Dpt Rang Population couverte à terme par l'initiative privée (ZTD + AMII ferme) base INSEE 2007 Population couverte base IRIS99 (Scoran) 90 TERRITOIRE-DE-BELFORT 12 68,6% 69,3% 25 DOUBS 21 60,5% 61,8% 39 JURA 81 21,2% 21,6% 70 HAUTE-SAONE 92 13,9% 14,0% Le reste du territoire franc-comtois serait ainsi en zone 3, nécessitant pour leur couverture l’intervention de la puissance publique. En Franche-Comté, le déploiement du FTTH a à peine commencé alors qu’au plan national, Paris, Lyon et Marseille sont en phase d’ouverture à grande échelle des services et les autres grandes villes sont en phase de réalisation de leurs infrastructures horizontales. Le risque que la région prenne du retard sur ses voisines est donc réel. Un groupe de travail sera créé dans le cadre de la gouvernance du numérique en Franche-Comté (voir la section 5.2.4) pour échanger et instaurer un dialogue avec les opérateurs, et faciliter l’organisation des consultations prévues dans le cadre des financements du FSN.
  33. 33. Stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique de la Franche-Comté Page 33/60 5. ORIENTATIONS POUR UNE POLITIQUE DU THD EN FRANCHE-COMTÉ 5.1. Ambitions, objectifs et moyens Avec l’aménagement numérique du territoire, la Franche-Comté a pour ambition de :  Garantir un accès équitable au haut et au très haut débit à tous les Francs-Comtois quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire régional  Maintenir et développer la compétitivité des entreprises régionales, des professionnels en général et des services publics  Maintenir et développer l’attractivité territoriale  Permettre l’émulation concurrentielle et donc la mise à disposition d’offres meilleur marché pour les particuliers et les professionnels. Pour que soient réalisées ces ambitions, la création d’infrastructures numériques est un préalable indispensable. Les besoins en la matière peuvent être organisés en trois niveaux hiérarchiques :  dorsale d’interconnexion interrégionale  réseaux de collecte départementaux  réseaux de desserte THD. La mise en place d’une dorsale d’interconnexion régionale et interrégionale est structurante pour l’attractivité du territoire car elle permet son désenclavement en accédant aux lieux d’échange nationaux et internationaux de l’Internet situés à Paris ou Genève par exemple. Elle interconnecte les réseaux de collecte départementaux et certains sites prioritaires (santé, Universités, éducation…). Les départements créent ou renforcent leurs réseaux de collecte de façon à ce qu’ils permettent la mise en place des réseaux de desserte. Ces réseaux de desserte permettent d’apporter des offres THD à tous les utilisateurs potentiels. La politique d’aménagement numérique régionale est décidée, mise en oeuvre et suivie par une gouvernance collégiale de l’ensemble des acteurs du numérique en Franche-Comté et copilotée par l’État et la Région. Pour ce faire, elle identifie les moyens nécessaires pour y parvenir, notamment par la mobilisation des élus autour d’un projet commun. Elle est constituée d’une instance de concertation, d’un comité de pilotage et d’un comité technique. Des groupes de travail peuvent être constitués autant que de besoin sur des sujets particuliers. 5.2. Mise en oeuvre 5.2.1. Dorsale d’interconnexion La création d’une dorsale d’interconnexion permettrait le désenclavement de la Franche-Comté. Le constat a été fait dans la région que l’accès au THD se faisait à un coût dix fois supérieur à celui constaté dans les grandes métropoles, et ce, en raison de l’absence combinée d’infrastructures numériques appropriées et d’opérateurs commerciaux intéressés. Les opérateurs commerciaux jugent en effet le coût d’interconnexion au réseau Internet proposé depuis la Franche-Comté rédhibitoire pour leur plan d’affaire. Les points habituels d’interconnexion (GIX) les plus proches sont situés à Paris, Lyon, Bâle ou Genève. Par la création d’une dorsale d’interconnexion interrégionale, la Franche-Comté serait en capacité de proposer aux opérateurs commerciaux présents et à ceux qui voudraient s’implanter dans la région des tarifs de transport et de transit IP équivalents à ceux des régions qui disposent de point d’interconnexion Internet où sont présents les grands opérateurs de transports mondiaux.

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