Doctrine de Vie

1 598 vues

Publié le

Swedenborg

Source: http://www.scribd.com/frbatt

Publié dans : Formation, Spirituel, Business
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 598
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
7
Actions
Partages
0
Téléchargements
58
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Doctrine de Vie

  1. 1. DOCTRINE DE VIE ,.u. LA NOUVELLE JÉRUSALEM PAH EMMANUEL SWEDENBORG TRADUITE DU LATIN PAR LE BOIS DES GUAYS THlition prince, (Anotorda, IHT1) TROISIÈME ADITION Revue par C. B. PARIS LIBRAIRIE DE LA NOUVELLE SÉRTJSALEM 12, RUE THOUIN, 12 1814
  2. 2. SAINT-AMAND (CHER). — IMPRIMERIE DE DESTENAY. nus LAFAYETTE, 70, m.e.cm MONT-ROND
  3. 3. DOCTRINE DE VIE
  4. 4. DOCTRINE DE VIE LA NOUVELLE JÉRUSALEM PAR EMMANUEL SWEDENBORG TRADUITE DU LATIN PAR J.-F.-E. LE BOIS DES GUAYS eir rrpuaa (a.uerdaa, 1.7eu TROISIkNIE tiDIT ION Revue par C. R. PARIS LIBRAIRIE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM 12, nur TIIOUIN, 12 1584
  5. 5. TABLE DES MATIÈRES Pages. Toute religion consiste clans la vie, et la vie do la religion consiste à faire le bien A -r Personne ne peut faire par soi mono le bien qui est réellement le bien 8 li Autant l'homme fuit les maux comme pêches, autant il fait les biens, non par lui-même, iris par le Seigneur Az fV Autant quelqu'un fuit les maux comme péchés, autant il aime lesverité, Autant quelqu'un fuit les maux comme pecis, autant it a /a ; foi et devient spirituel 15- Le Décalogue enseigne quels maux sont des péclies . ; ;28 tri, Les homicides, les adultères, les vols et les faux témoignages de tout genre, ainsi que l aconcupiscence qui porte à les commettre, soirt les maux qu'il faut fuir comme péchés. . . Autant l'hornine fuit les homicides de tout genre comme pd- chês, autant il possCde l'amour envers le prochain . . 11 -- $ Autant l'homme fuit les adultères de tout genre comme pêchés, autant il aime la chastete -- id Autant l'homme fuit les vols de tout g e nr e comme péchés, autant il aime la sincérité Autant l'homme fuit les faux.têmeignages de tout genre nomm e pêches, autant il situe la vérité 4-8 K9 Personne ne peut fuir les maux COnline ',tends, jusqu'au point de les avoir intérieurement en aversion, si ce n'est par des eoinbats contre eux 5. 0 L'homme doit cuir les maux comme pêchés, et combattre con- Ire eux comme par lui-mênm 5- 1 `1`i Si quelqu'un fuit les maux par tout autrement que parce qu'ils sont des pêches, il ne les fuit pas; fait seulement qu'ilene se montrent pas devant le monde 156
  6. 6. DOCTRINE DE VIE LA NOUVELLE JÉRUSALEM TOUTE APPARTIENT A LA VIE, ce LA VIE, DE (.5 RELIGION, C'EST DE FA IRE. LE HIEN. i. Tout homme, qui ode la religion, sait et reconnaît quece- lui qui vit bien est sauvé, el que celui qui vit mal est condamné ; en effet, il sait et il reconnaît guecellui qui vit bien pense bien, non-seulement au sujet de Dien,rnais aussi au sujet du prochain, mais non celui qui vit niai. La vie de l'homme est son amour, et ce que l'homme, aime non.seuleinent il le SPI avec plaisir, litais mdme il y pense avec plaisir. Si doue il est dit que la vie de • la religion OSIAC fairole bien, c'est parce que faire le bien fait un avec penser te bien ; si ces deux choses ne font pas un chez nomme, elles n'appartiennent point à sa vie. Mais ces propo- sitions seront démontrées dans en qui suit. L. Que la Religion appartienne h. la vie, et que la Vie, cesoitde fairelebien,tout homme qui lit laPa rote le voit ; el, quand il la lit, il le reconnait.Dans la Parole sont ces passages «Quiconque au- ra enfreint un seul tic ces plus petits Préceptes, et auraenseigné ainsi les hommes, sera appelé très-petit dans le Royaume des Cieux; mais quiconque aura lait et easeiguet,colui-IA sera appelé granddanslelloyaomedeaCieux..levous dis quo si votre Jar lice ne surpasse celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'en- literez point dansle RoyaumelesCieux. — Math. V. III, %Il. — Tou t Arbre qui ne fait puis da fruit Soties! coupé, cl an leu /.
  7. 7. 2 DOCTRINE DE VIS 2. est jeté; donc par leurs fruits vous les conne/irez. » — VII. 19, 20. —..Soupas quiconque Me dit, Seigneur !Seigneur ! entrera dans le royaume des Cieux, mais celui qui fait lavolould de mon Père qui est dans les Cieux . a — Math. VI1.21.— " Plu- sieurs ni e d iront en ce jour-lb.,Seigneur1 Seigneur I par ton Nom n'avonsmouspasprophétisé,et en ton Nom n'avons-nous pas fait beaucoup d'actes de puissance ? Mais alorsje leu r dirai ouverte- ment: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, bous qui P ,uliquet, — Mani, VII. 22, 23. — s Quiconque entend mes paroles et lestait, je le comparerai è un homme pru- dent qui a bâti sa maison sur le roc ;Inaisquiconque entend mes paroles eineles fait point sera comparéit ua homrneinsensd qui a bâti sa maison sur le sable. »—Matth. VII. 24, -26. — Jèsus dit: Le semeur sortit Kn:semer ;quelquessemencestomberent sur Io chemin battu ;d'autres, dans desendroits pierreux ; d'au- tres, au mil lieu des épines ; et d'autres, dans u ne bonne terre. Ce- lui qui a reçu la semence dans une bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et y fait attention, et qui par suite porte et fait du, fruit; un, cent; unau tre, soixante ;et un autre, trente. Quand Jésus prononçait ces paroles, il s'écriait, en disant: Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! n Matth. XIII. 3à0, 23. Le Fils del'hommedoit venir danslagloire de son Père, et alors il rendra it chacun selon ce qu'il aura fait. n — Malt h. XVI. 27. — «Le royaume de Dieu vous sera ôté; et il sera donnéit une nation qui en produire les fruits,.) — Matit:. »XXI. 4:3. - » Quand viendra le File de noininedanssa gloire, alors il s'as- siéra sur le trône desagloire, et il dira aux brebis qui seront a sa droite: Venez, les bénis de mon Père, et possédez en héritage le royaume préparé pour vous dès la fondation du inonde; car f a /tint, et vous taures donne d mutule, f ei eu soif, et vous Pétais dlrenger, et vous m'are, recueilli; nu, el vous m'are: tata ai 41e malade., el vous 'Wave. vieite; en prison fdiais, cl vous êtes venus vers moi. Alors les justes re- pendront : Quand t'avons-nous vu ainsi ? Mais, répondant, le Roi leur dira: Eu varité,je vous dis, en Luit que voua l'avez l'ana l'un de ces plus petits de mes frères, à Aloi vous l'avez fait. Et le Raidira de semblables paroles aux boucsqui seront;.) sa gauche;
  8. 8. 1,Z. 2. POUR LA NOUVRLLR 3nRUSALRIA. a et comme ils n'ont pas fuit de lellesoeuvres, il leur dira: Allez loin de Moi, maudits, dansle feueternel, préparé pour le diable et pour ses anges,. — Malt h, XXV. 31 à hé. —"Faite, de., ['nia dignes de la repentance. Déjà, la cognée est Tt:tincals racine des ar- bres; tout arbre donc qui ne fait point du fruitbonestcoupé et au feu estjeté, — Jésusdit Pourquoi rn'appe- lez - vous Seigneur, Seigneur,et ne 1 a.ites-vous point ce que je dis? Quiconque vient à. Moi, et entend nies paroles, et les fait, est semblable Ami hommequi bâtit utm ma ison,et quia posé le fonde- dementsur roc; maiscelui qui eniendetne fait point est sem- blable à un homme qui tiédi une MaisOnsuel'hinnus, sans fon- dement. — Luc, VI. lit à 49. —« dises dit: Ma mère ei mes frères, ce sont ceux qui entendent la Parole de Dieu,et qui la font. • — a Alors vous commencerezà vous tenir en dehors et à heurter à la porte, en disant Seigneur,ouvre- nous ; mais, répondant, il vous dira : Je ne sais d'où vousétes; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d'iniquité. — Lue, XIII. 25 à 27. — C'est Ià lejugement, que ta Lumière est ve- nue dansle monde, elque leshornmesont mieux aimé les téné• bresque la lumière,car leurs œuvres anientmcunci.ses.Q inconque fait des choses mauvalseshait la lumière,depeur quesesoeuvres nesoient blâmées; mais eeluiqui fait la vérité vient à la lumière, a fin que ses œuvres soient manifestées, parce q n'en Dieu elles sont faites. —.Jean, Ill. 19, à21. — Ceux qui 'ont fait des chosei boratessortiront en résurrection de vie, mais ceux qui en ont Int( de mauvaises, en ré:mrrection de jugement. s — Jean, V. 20.— "Nous savons que Dieu n'entend point les pécheurs; mais si quelqu'un honore Dieu, et faitanvolontd, M'entend. —Jean, IX. 31. — « Si vous gavez cos choses, heureux vous êtes, pourrit que vous les fassie,s— Jean, XIII. 17. — Oui a Inca com- mandements et les toit, c'est celui-làqui M'aime ; et hloije l'ai- reerai,elje me manifesterai Moi.mème à lui : et à lui je vien- drai, et demeurechez lui je ferai. Celui qui ne M'aime pus, mes postes ne garde pus. — Jean, XIV. 15, 21 à 24. — Jésus dit: Moi, je suis le. Cep, et mon Père est le Vigneron; tout sarment en Moi qui ne porte point de lruit, il le retranche; main tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde pour qu'il
  9. 9. DOCTRINE DE VIE N. 2. porte plus de fruit. s Jean, XV. 1, 2. — En ceci est glorifié mon Père, qui: bernicoup do fruit vous perdes, el quovou de- s veniesmcs disciples. s --Jean, XV.8.— «Vous, inesarnis vous êtes, si vous faites tontes les choses que je vous commande. Je vous ai choisis, afin 9.i0 tin fruit vous pontet, el que votre fruit demeure. s — Jean, XV. 14, 16. — Le Sei- gneur dit à Jean : A l'Ange de l'Église d'Éphèse écris Je connais tes sonores; mais j'ai contre loi que ta charité première lo nies abandonné:viens à résipiscence, el fu is les premières œuvres ; si non, j'encrai ton chandelier dosa place. ,s Apoc. H. 1, 2, 4,5.— « A l'Ange de l'Église des Srnyrnéens buis: Je connais test-ouvres.»— Apoc. II.8. — fi A l'Ange de l'Église dans Pergame écris connaistes couvres ; viens â ré- sipiscence. „ —Apoc, ll. 13. 1d. —« A l'Ange de l'Église dans Thyailre écris Je connais tes enivres, et (ta)charité; et tes couvres, les dernière:spins nombreuses que les premières. — Apoe. 11. 18, 19. — «A l'Ange da l'Égliscdane Sardes écris :Je connais tes couvres, que tu as DOM d'fitre vivent, et mort lues ; je n'ai point trouvé tes atuvres pleines devant Dieu; viens d ré- sipiscence. —Apoc. Ill. 1, 2, 3, — A l'Ange le l'Église dans Philadelphie écris: Je connais tes oeuvre, — A poc. 111. 7,8. « A l'Ange do L'Église des Laed lofions écris; Je connais les rouvres ; viens à résipiscence." —Apoc. III. il 4,15,19.— « J'en- tendis 111118 voix du Ciel,disant r Écris: Heureux les trions qui dans leSeigneur meurent dès inaintenaill!Oui,dil l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux ; leurs sucres suivent avec eux. — Apoc. XIV. 13.— fi livre fut ouver1,qui est (celui) de In vie, el furen!ju ses les merls d'après I fis choses écrites dans le Livre, tous salon leurs rouvres. — Apoc. XX. 12, 13. — « Voici, joviens bientôt,et inarileompenseaveffloi, pour ren- dre ic chacun selon que son tuuvre sera. n --Apoc.XX11,12.-- Pa- reillement dans l'Ancien Testament ; « Rends-leur selon leur davre, ot selon le fait de leurs moins. — Jérrim. XXV. Jéhovah, dont les yeux sont ouverts sur limules les voies des hommes, peur donner chiteunit selon ses vous, et selon te fruit de ses œuvre, s — Jerém. XXXII. ici, —»Je levisiterai selon ses voies, et ses œuvres je lui relribuerai. —Hosée, IV.0,—.
  10. 10. 2. POUR LA NOUVELLE afthus41.eB. ee Jéhovah a agi avec nous selon nos voies, selon nos auvres. ,, — Zach.1 . 6.— Dans beaucoup de passages,i1 est prescrit d'exé- cuter les statuts, les commandements etlestois; ainsi : »Vous observerez mes statuts et inesjugernents ; 3/l'homme les fait, par eux il vivra. — I.éviL. XV 5.— ei Vousobservereztousnies statuts aimes jugements,de SMIC que VOUS les fassie..» — Lénit. XIX. 37. XX. 8 XXII. 31. — s Bénédictions, s'ils MM Les prdeeptes ; malédictions, s'as ne les font point. a Lesit. XXVI 4 h. 46. — Il fut ordonné aux fils d'Ise:Mil de se faire une frange aux eeans de leurs râlements, pour se ressouvenir de tous les préceptes de Jéhovah, afin de les faire. e — Nornb. XV. 38, 30. Deutér. XXII.12 ; —el dans mille autrespassages. Que cc soient les œuvres qui font l'horninc de l'Église, et que ce soit par elles qu'il est sauvé, le Seigneur l'enseigne aussi dans les Paraboles, dont plusieurs enveloppent, que ceux qui font des choses bonnes sont acceptes, et que ceux qui en font de mauvaises sont rejetés; par exemple, dans la Para - bole sur les Vignerons, — Matit, XXI. 33 d 44; — sur le Figuier qui ne donne pus de fruit, — Luc, XIII. 6 et suiv. ; — sur les Talents et les Mines d foire valoir, — Matai XXV. 14 à 31. Lue, XIX. 13 A 25 ; — sur le Samaritain qui banda les plaies de l'homme blessé par des voleurs, — Luc, X. 30 A :47; sur le Riel. ot Lazare, — Lac, XVI. 19 à 31; — sur les dix Vierges,— Itlatth. XXV. 1 A 12. 3. Si tout homme, qui u de la religion, sait et recensait que Celui qui vit bien est sauvé, et que celui qui vit mal est con- damné, c'est d'après la conjonction du Ciel avec Pilonnais qui, d'après la Parole, cossait qu'il y a un Dieu, qu'il y a un Ciel et un Enfer, et qu'il y a une Vie après la mort ; de 14 vient celte commune perception. C'est pourquoi, dans la doctrine de foi Alhanasienne sur la Trinité, doctrineunirsellement ve reçue dans le Monda Chrétien, cette proposition, que l'on trouve à la lin, a aussi nié universellement reçue: Jésus- .. Chrest,qui a sou Item pour notreSalvation, est monté au Ciel, a et est assis d la droite du Père Tout-Puissant, d'où il doit «venir pour juger les vivants el les morts; et alors ceux qui nn ont fait des choses bonnes entreront dansla vie Éternelle, et
  11. 11. ti hOnTateig ne vle hO 3. « ceux quo en oral fait de mauvaises, dans le feu éternel. h. Cependant,dans les Églises Chrétiennes, il y en a beaucoup qui enseignent que la foi seule sative,ei non pasquelquebien de la ciron bonne œuvre ; ilsajoutent mémo que le mal de la vie, 5e larnauvaise rouvre, ne condamne pas ceux qui ont été jusi i fiés par la foi seule,parcequ'ilssont en Dieu et dans lagrace. Taule- fois, ondoils'élonnerque, bien qu'ils enseignent unesemblable doctrine,ilsreconnaissenl néanmoins,— cequi résulte de lace°, mune perception venant du Ciel, — que ceux qui vivent bien sont sauvés, et quo ceux qui vivent mal sont condamnés. Que néanmoins ils le recon naissent, cela est évident d'après l'Est-Lon- carton qui est lue dans les impies, tant en Anglelerre qu'en Allemagne, en Suède et en Danemark, closant. le peuple qui participe h la Sainte Cène.Que dans ces Royaumes soient ceux quienseignent cette foiseule,celaestnotoire.L'Exuon'rerios,qui est lue en Angleterre devant le peuple qui participe au Sa- crement de la Cène, est celle-ci R.G.« Voici la voie el le moyen do participer dignement h lu « Sainte Cène: D'abord, que chacun examine les actions et les habitudes de sa vie selon lu règle des commandements « de Dieu ; et quelles que soient celles dans lesquelles il s découvre qu'il a. failli par volonté, par parole ou pae.ction, « qu'il déplore sa nature vicieuse, et qu'il s'en confesse de- s 'nuit Dieu Tout-Puissant, avec la ferme résolution d'amen- der sa vie ; et s'il découvre que ses offenses soient, nou- s seulement, contre Dieu, rnaiSaUSsi COnila leprochain, alors « qu'il su réconcilie avec lui, et qu'il soit prompt h lui faire restitution et satisfaction, selon lout son pouvoir, pour « les injustices el les maux, qu'il lui aura faits; et qu'il soit également prompt h remettre aux attires leurs offenses,comme « if veut que ses offenses soient remises par Dieu; autrement, la s réception de la sainte Communion ne ferait qu'aggraver sa «condamnation. En conséquence, si quelqu'un d'entre vous s est un blasphémateur de Dieu, médisant et se moquant de a se Parole, ou s'il est adultère, ou coupable de malice, d'en- « vie, ou de quelqu'auffe énorme crime, qu'il se repente s de ses péchés ; sinon, qu'il n'approche point de la Sainte
  12. 12. N. 6. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. 7 » Cène; autrement, après ravoir reçue, le diable entrera en a lui, comme il est entré dans Judas, et il le rernplirade toute a iniquité, et détruira et son corps et son Orne. n 7. Il m'a été donné de demander, dans le monde Spirituel, à quelques prêtres d'Angleterre,eui avaient confessé et prêché la foi seule, si, quand ils lisaient dans les temples celte Ex- hortation, dans laquelle la foi n'est pas nommée, ils croyaient réellement que s'ils faisaient de mauvaises rouvres, et ne s'en repentaient pas, le diable entrerait en eux comme dans Judas,et détruirait etleur corpset leur ame.11srépondirentque, dansl'état oh ils étaient lorsqu'ils lisaient cette Exhortation, ils savaient et pensaient seulement que ces choses constituaient ta religion même ; mais qu'ils ne pensaient pas de male, lors- préparaient et polissaient leurs sermons ou prédication-s; qu'alors ils pensaient, au sujet de la foi, qu'elle était l'unique moyen de salut; et au sujet du bien de la vie, que c'était un accessoire moral pour le bien publie. Mais néanmoins ils furent forces de reconnaltre qu'ils avaient aussi cette commune perception, que celui qui vit bien est sauvé, et que celui qui vit mal est condarnné,et qu'ils avaient cette perception lorsqu'ils n'étaient pas dans leur propre. 8. Si toute Religion appartient à la vie, c'est parce que cha- cun, après la merl, est sa vie; en effet, la vie reste telle qu'encavait été dans le monde, et n'est pas changée, car une mauvaise vie ne peut pas être convertie en une bonne vie, ni une bonne en une mauvaise, parce que ces deux vies sont opposées, et que changer quelque chose en son opposé, c'est l'anéantir : en conséquence,comme ces deux vies sont opposées, la bonne vie est appelée vie, et la mauvaise vie est appelée mort. De lb vient que la religion appartient à la vie, et que la vie c'est de faire le bien. Que l'homme, après sa mord, soit tel qu'a &é sa vie dans le monde, on le voit dans le Traité nu CIEL ET us IfE,mrsti, 470 à 48t.
  13. 13. DOCTRINE DE VIE N .> 9. PERSONNE' NE PEUT, Pan sot - ad:au, rame L m. 0171 EST et. - u.IFINT LE BIEN. 9. Si,jusquie. ce jour, ii est b peine quelqu'un qui sache si le bien qu'il fait vient de lui-même ou de Dieu,c'est parce que l'IîIqlise a séparé la foi d'avec la charité., et que le bien ap- partient h la charité. L'homme donne aux pauvres, secourt les indigents, dote des temples et des himilaux, sert l'Ëglise, la Patrie et son concitoyen ; il fréquente assidûment letemple, alors il écoute ai prie avec dévotion; il iii la Parole e, les livres de piété, il pan se au salut, niais il ne sait pas s'il fait ces choses d'après lui- même ou d'après Dieu, il peut lus faire. d'après Dieu, et il peut les faire d'après lui-mémo: les fait d'après Dieu, Mies sont des biens; si c'est d'après lui- elles ne sent pas des biens. De plus, il y a de sem- blables filous d'après seLmême, qui en réalité sont des maux, comme sons les biens hypocrites, qui sont des déceptions et ..les fraudes. 10. Les biens d'après Dieu et d'après sr -mémo peuvent etre compares b l'or t L'Or qui dans son intime est or, el qui est appelé or fin, est le ben or; l'Or allié h l'argent est aussi de l'Or, mais sa bonté dépend de son litre, l'Or allié ait cuivre est moins bon. Mais l'Or fait par l'art et qui imite l'or par la couleur, n'est pas bon, car la substance de l'or n'est point en lui. Il y a aussi la dorure, comme l'argent doré, le cuivre, le fer, l'étain, le plomb dorés, puis le bois doré et la pierre dorée, malle,es qui, par leur exté- rieur, peuvent mente paraître comme de l'or; mais comme elles ne sont pas de l'or, elles sont estimées, ou d'apr. l'art, ou selon le pris de la chose darde, ou selon le prix de l'or qu'on peut tirer de la dorure. lies choses differont en bonté d'avec l'or menu, emnine le nOrment diffère de l'homme. On peut, mémé ,'ouvrir d'or du bois pourri, des scories et jus- qu'à du Denier; c'est cet or qui peut être comparé au bien pharisaïque.
  14. 14. N. II. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. 9 11. L'homme, par la science, Commit si l'or est bondans sa substance, s'il a de l'alliage, s'il est falsifié, et s'il n'est qu'en dorure; niais,par la science,i1 ne Sonnait pas si le bien qu'il fait est un blette,: soi : il sait seulement que le bien qui vient de Dieu est un bleu, el que le bien quivientde l'homme n'est pas un bien: c'est pourquoi, minime il est important pour lesalut de savoir si le bien qu'on fait vient de Dieu, ou s'il ne vient pas de Dieu, cela par conséquent doit être révélé ; mais avant que cela soit révélé, ilsera dit quelque chose des Biens. 42. li y a un Bien civil, un Bien moral et un Bien spirituel. Le Bien civil est ueluiquel'hurnme faild'après la Loicivile; par ce bien, etsclen cebien, l'hornmeesiciinven dans le blonde natu- rel; le Bien moral est celui que l'homme fait d'après la Loi rationnelle; par ce bien et selon ce bien il est homme: le Bien Spirituel est celui que l'homme fait d'après la Loi Spi- tuelle; par en hien cl selon ce hien l'Immrtmesteitoyen dausle Monde spirituel. Ces Biens se suivent dans celordre: LnBien spirituel est le suprême, le Bien moral est le moy e n, civil est le dernier. 13. L'homme qui a le Bien spirituel est homme moral et aussi homme civil; mais l'homme qui n'a pasle Bien spiri- tuel, apparail comme s'il était homme moral Cl civil, mais neanmoins il ne l'est pas. Si l'homme qui a le Bien spirituel est homme moral et civil, c'est parce que le Bien spirituel a en soi l'essence du bien, el que do lui procèdent le Bien mo- ral et le Bien civil; l'essence du bien na peut venir que de Celui qui est le Bien Même: Donne à ta pensée le plus vaste champ, médite do toutes Ifs forces, es recherche d'où le Ilion est hien, et tu verras que c'est par SOU F.tre, et que ce qui a en soi ['Dire du bien, cela est le Ilion; que par conséquent ce qui vient du Bien Même, ainsi du Dieu, cela est le Bion, que par consé- quent le Rien qui ne procède pas de Dieu, mais qui vient de l'homme, n'out pas réellement le hien. 14. D'aprés ce qui a été dit dans la DOCTRINE SUSI:ÉCRITURE SAINTE, N.• 27, 28, 38, en peut voir que le Suprême, le Mo- yen et le Dernier font un, comme la Fin, la Calme et l'Effet ; et que, comme ils font un, la Ru elle-mémo est appelée fin 1 *.
  15. 15. 10 DOCTRINE DE vin N. 14. première ; la cause, fin moyenne ; et l'effet, fin dernière: de lie il sera évident que chez l'homme, qui a le Bien spirituel, lemoral chez lui est le Spirituel moyen, et le civil le Spiri- tuel dernier. C'est donc de là qu'il a été dit que l'homme, qui a le Bien Spirituel, est homme moral et homme civil, et quo l'homme, qui n'a pas le Bien Spirituel, n'est ni homme mo- ral, ni homme civil, Litais que seulement il apparais comme s'il l'était. 11 apparatt ainsi h lui-même et aussi aux autres. 15. Si l'homme, qui n'est point Spirituel, peut néanmoins rationnellement penser et par suite parler comme l'homme Spirituel, c'est parce que l'Entendement de l'homme peut être élevé dans le lumière du Ciel, qui est lu vérité, et voir par celte lumière ; mais la Volonté de l'homme ne peut pas être de inéme élevée dans la chaleur du Ciel, qui est l'amour, ni agir d'après cette chaleur. De là vient que la Vérité et l'Amour ne font point MI chou l'homme, à moins qu'il ne soit Spirituel; de là vient aussi que l'homme peut parler ; c'est même ce qui fait la différence entre L'homme et la bête: de ce que l'Entendement peut être élevé dans le Ciel, lorsque la Volonté n'y est pas encore élevée, il résulte que I. homme peut etre réformé et devenir spirituel ; mais il n'est réformé et ne devient spiriluct que du moment où sa votonté est éle- vée aussi. De nette qualité de l'Entendement de préférence à la qualité de la Volonté, il résulte que l'homme, quel qu'il soit, même le méchant, peut, cotonne l'homme spirituel, ra- tionnellement penser cl par suite rationnellement parler ; mais si néanmoins il n'est pas rationnel, c'est parce que l'Entendement ne dirige pas la Volonté, mais la Volonté di- rige l'Entendement ; l'Entendement ne fait qu'enseigner et montrer le chemin, ainsi qu'il u été dit dans la DOCTRINE sun 12E0rd:rune SAINTE, N" 415; et tant que la Volonté n'est pas en même temps que l'Entendement dans le Ciel, l'homme n'est point spirituel, ni par conséquent rationnel ;car lors- qu'il est abandonné à sa Volonté ou sun Amour, il rejelte de son Entendement les rationnels au sujet de Dieu, du Ciel el de la Vie éternelle, et à leur place il admet des choses qui concordent avec l'amour de sa Volonté, et il les appelle des
  16. 16. N, 15. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. rationnels. Il sera parlé de cc sujet dans les Traités sur Va SAGESSE ANGÉLIQUE. 16. Dans les Articles suivants, ceux qui font le bien par eux-mêmes seront nommés hommes Naturels, parce que chez eux le Moral et le Civil sont Naturels quant à l'essence ; mais ceux qui font le bien par le Seigneur seront nommés hommes Spirituels, parce que chez eux le Moral et le Civil sont Spiri- tuels quant à l'essence. 17. Que personne ne puisse, par soi-même, faire quelque bien qui soit réellement le bien, le Seigneur l'enseigne dans Jean Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu'il ne lui ail été donné du Ciel. — III, 27; — et dans le Même: Qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte du fruit beaucoup ; car sans Moi vous ne pouvez faire rien. — XV. 5 ; —« qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte du fruit beaucoup, +. signifie que tout bien vient du Seigneur; l e fruit, c'est le bien ; e sans Moi vous ne pouvez faire rien,,, signifie que personne ne peut faire le bien par soi-même. Ceux qui croient nu Seigneur et qui font lu Lien d'après Lui sont appelés Fils de lumiére, — Jean XII, 3G. Lue, XVI. 8 ; — Fils des noces, — Marc, If. 19; — File de la résurrection, — Lue, XX. 36 ; — Fils de Dieu, — Lue, XX. 36. Jean, I. 12 ; — Nés de Dieu, — Jean. I. 13; — en parlant d'eux, il est dit qu'ils verront Dieu, — Mani, V, 8; — que le Seigneur fera sa demeure chez eux, — Jean XIV. 23 ; — ont la foi de.Dieu, — Mare, XI. 22; — que leurs œuvres sont faites en Dieu, — Jean, III. 21. — Ces choses sont, en somme, dans ces paroles : A tous ceux qui ont "cric Jésus, il leur a donné pouvoir de devenir des en fana de Men., ti cous qui croient en son Nom ; qui, non de sangs, ni de volonté de chair, ni de vo- lonté d'homme, mais de Dieu, sont nés. — Jean, I. 12, 13 ; — croire au Nom du bis de Dieu, c'est croire h la Parole et vivre selon elle ; la volonté de chair est le propre de la volonté de l'homme, qui en sui est le mal ; la volonté d'homme est le propre de son entendement, qui en soi est le faux d'après le ; les nos de volerai', de chair et de volonté d'homme sont ceux qui veulent et font, pensent et parlent, d'aprèslepropre
  17. 17. 42 DOCTRINE DE VIE N° 4.7. les nés de Dieu sont ceux qui veulent et font, pensent el par- lent,d'aprês le Seigneur. En somme, ce qui vient de l'homme n'est pas le bien, mais ce qui vient du Seigneur est le bien. AUTANT L'HOMME FUIT Lis MAUX CURRE PECEUS, ACTANT IL T'AIT Les BIENS, NON D'APRÈS SOI, EfA1S D'ACRES LE SEIGNEUR. 18. Qui ne sait et ne peut savoir que les maux empêchent que le Seigneur nu puisse entrer chez l'homme? En effet, le Mal est l'Enfer, et le Seigneur est le Ciel ; or, l'Enfer et le Ciel sont opposés ; autant donc l'homme est dans l'un, an- tant il ne peut être dans l'autre; car l'un agit contre l'autre et le détruit. - 19. Tant que l'homme est dans le Monde, il est dans un milieu cuire l'Enfer el le Ciel ; au-dessous est l'Enfer et au- dessus est le Ciel, et alors il est tenu dans le Libre de se tourner ou vers l'Enfer ou vers le Ciel ; s'il se morne vers l'Enfer, il se détourne du Ciel; mais s'il se tourne vers le Ciel, il se détourne de l'Enter. Ou, ce qui est la induit cho- se, tant que l'homme est dans le monde, il est dans un mi- lieu entre le Seigneur et le diable, et il est tenu dans le Li- bre de se tourner ou vers l'un ou vers l'autre ; s'il se tourne vers le diable, il se défourne du Seigneur ; mais s'il se Morne vers le Seigneur, il se détourne du diable. Ou, ce qui est en- core la mérne chose, lant que l'homme est dans le monde, 0 est dans un milieu entre le mal et le bien, cl il est tenu dans le Libre de se tourner ou vers l'un ou vers l'autre; s'il se tourne vers le mal, il se détourne du bien; niais s'il se tourne vers le bien, il se détourne du mal. 20. Il col dit que l'homme est tenu dans le Libre de se tourner d'un côté ou d'un autre ; ce libre est à chaque homme, non par lui-tnétne, mais par le Seigneur, c'est pour- quoi il est dit qu'il y est tenu. Sur l'Équilibre entre le Ciel et l'Enfer, et que l'homme est dans cet équilibre, et par suite
  18. 18. N. 20. POUR LA bOUVELLE ilitfrOSALRIS. 13 dans le Libre, voir dans le Traité du Cm,. ET ne CEissina,1>Pis 589 à 506 et N" 597 à 603. Que chaque homme soit tenu dans le Libre, et que ce Libre ne soit ôté à personne, on le verra en son lieu. 21. ll résulte évidemment de là quo, autant l'homme fuit les maux, autant il est chez le Seigneur cl dans le Seigneur ; et que, autant il est dans le Seigneur, autant il fait les biens, non d'après lui-linéale, mais d'après le Seigneur. De là celle loi commune : ALITANT QUELQU'EN FFIT LES MA , AUTANT IL FAIT LES BIENS. 22.hfaisdeux chosessont requises :La premiêre, que l'homme doit fuir les maux, parce qu'ils sont des péchés, c'est-à-dire, parce qu'ils sont Infernaux et Diaboliques,ainsi contre le Sei- gneur et contre les Laie Divines ; la seconde,que l'homme doit, comme par lui-rnfime,inir les maux parcequ'ilssont des péchés, mais savoir et croire que c'est par le Seigneur.Quant à l'un et l'autre de ces points, il en sera parlé dans les Articles suivants. 23. De là résultent ces trois Conséquences I. Si l'homme veut et fait les biens, avant de fuir les maux comme péches,les biens ne sont pas des Mens. IL Si l'homme pense et parle avec piété, et ne full pas les maux comme péchés, sa piété n'est pas de la piété. III. Si l'homme a beaucoup de connaissance et de sagesse, et ne fuit pas les maux comme péchés, Il n'est pas réellement sage. 24.1. Si l'homme veut et fait tes biens, avant de fair les mass comme péchés, les biens ne sont pers des biens: c'est parce qu'avant cela il n'est pas dans le Seigneur, comme il été dit ci-dessus ; par exemple, s'il donne aux pauvres, s'il porte secours aux indigents, s'il dote des temples et des hôpi- taux, s'il fait du bien h l'Eglise, à la Patrie, et aux concitoyens; s'il enseigne l'Evangile et convertit, s'il exerce la justice dans les jugements, la sincérité dans les affaires, la droiture dans ses actions, et que cependant il ne considère nullement comme pé- chés 9,1:nous, tais que los fraudes, les adultères, les haines, les blasphèmes, et. autres maux semblables, alors il no peut faire que des bletns qui intérieurement sont des maux ; en ef- fet, il les fait d'après lui-méme, et non d'après le Seigneur ;
  19. 19. 14 DOCTRINE DE VIE N? 24. ainsi, c'est lui-même qui est dans ces biens, et non le Seigneur; or, les biens dans lesquels est l'homme lui-même sont tous souillés par ses Maux, et se rapportent à lui et au monde. Mais ces mêmes oeuvres, qui viennent d'être énumérées, sont hué- rieurement des biens, si l'homme fuit comme péchés les maux, tels que les fraudes, les adultères, les haines, les blasphèmes, etc., car il les fait d'après le Seigneur, et elles sont dites n, faites en Dieu, » — Jean, III. 19, 20, 21. 25. 11. Si Ditomnse pense et parle arec piété, et rie fuit pas les ?natte Co-mme péchés, sa piété n'est pas de la piété: c'est parce qu'il n'est pas dons le Seigneur ; par exemple, s'il fré- quente les temples, s'il écoute dévotement les prédications, s'il lit la Parole et des livres de piété, s'il participe au Sacrement de la Cène, s'il fait chaque jour des prières, si même il pense beaucoup h Dieu et au salut, et que cependant il ne consi- dère nullement comme péchés les maux, tels que les fraudes les adultères, les haines, les blasphèmes el autres maux sem- blables, alors il ne peul penser et prenoncœr que des choses pieuses qui, intérieurement, ne sont pas pieuses, car l'homme lui-même avec sœ maux est en elles ; il l'ignore, il est vrai, néanmoins ses maux y sont et y restent cachés à. sa vue; c'est comme une fontaine dent Peau est impure parso source. Les exercices de sa piété sont, ou seu- lernent des pratiques d'habitude, ou des œuvres méritoires, ou dœ œuvres hypocrites : à la vérité, elles moulent vers le Ciel, mais elles se détournent en chemin et tombent, comma la ruinée dans Vair. 20. Il m'a été donné devoir et d'entendre plusieurs hommes qui, apres leur merl, faisaient l'énumération de leurs bonnes couvres, et d'exercices de piété, tins que ceux qui viennent d'être rapportés, et 25, et de plusieurs autres encore ; j'en vis oléine parent eux quelques-uns qui avaient des lam- pes, mais pas d'huile ; on rechercha s'ils avaient fui las maux conane péchés, et l'on découvrit que non ; c'est pourquoi, il leur tilt dit 11,1 . 1i , dlaicet méchants ; ut même, plus tard, on les vit cintrer dans les cavernes où étaient des méchants sem- blables h eux.
  20. 20. N° 27. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. 15 27. III. Si l'homme a beaucoup de connaissance et de sagesse, et ne fuit pas les 17tfliLV comme péchés, il n'est pas réellement sape: c'est encore par la raison donnée ci-dessus, h savoir, qu'il est sage par lui-même et non par le Seigneur ; par exem- ple, quand il connaîtrait exactement la doctrine de son Eglisc et toutes les choses qui s'y rapportent,qu'il saurait les eonfirm er par la Parole et par des raisonnements, qu'il connaitrait les doctrines de toutes les Églises R partir des premiers siècles, et en même temps los édits de tous Les Conciles ; bien Pins, quand il saurait les vérités, ct même les verrait el les compren- drait ; par exemple, quand il saurait ce que c'est que la Foi, ce que c'est que la Charité, ce que c'est que la Piété, ce que c'est que la Repentance et la Rémission des péchés, ce que c'est que la Régénération, ce que c'est que le Baptême et la Sainte Cène, se que c'est que le Seigneur, el ce que c'est que la Rédemption et la Salvation, si néanmoins il ne fuit pas les maux comme péchés, il n'est pas réellement sage ; car ce sont lit des connaissances sans vie, parce qu'elles appartiennent seulement à son entendement et non en même temps h sa volonté; el de telles connaissances périssent avec la temps, par ln raison dont il e Clé parlé ci-dessus, N° 15; aussi,après la mort, l'homme les rejette-t il lui-mémo, parce qu'elles ne coneor•lent pas avec l'amour de sa volonté. Néanmoins ces connaissances sont extrêmement nécessaires, parce qu'elles enseignent comment l'homme doit agir ; et, s'il les met en pratique, alors elles vivont chez lui, mais non auparavant. 28. Toutes ces choses, qui jusqu'ici mn été dites, la Parole les enseigne dans un grand nombre de passages, dont ceux qui suivent seront seulement rapportés. La Parole enseigne que personne ne peut éirc dans le bien et en même temps dans le mal, ou, ce qui cri la même chose, que nul ne peut être, quant h l'âme, dans le Ciel et en mime temps dans I' Enfer ; elle enseigne cela dans ces passages: r n Nul ne peut servir deux seigneurs; car, ou il haïra l'un, et il aimera l'au- tre, ou il s'allachera é rem, et 10 méprisera l'autre vous r rP pouvez servir Dieu et Mammon. Malt', VI, 21. — a Com - ment pouvez-cous prononce,• de bonnes choses, puisque méchants
  21. 21. DOCTRINS rrsi vra N° 95. vous êtes f De l'abondance du cœur la bouche parle; l'homme bon du bon trésor de sou cœur tirs de bonnes choses ; et l'homme méchant d'un trésor mauvais tire des choses mauvaises. n Malt h. XII. 31, 35. — Il n'y n point d'arbre bon qui l'assidu fruit pourri, ni d'arbre pourri qui fasse ria fruit bon e chaque arbre par son propre fruit est connu; car sur des épines, on ne cueille pas des figues, et sur un buisson on ne vendange pas du raisin. — Lue, VI. 43, 4-4. 29. La Parole enseigne que personne ne peut taire le bien par soi-même, mais qu'on le fait d'après le Seigneur Jésus dit: Moi, je suis le Cep, et Mon Pire est le Vigneron : tout sar- ment qui ne porte pas de fruit en Moi, Il le retranche ; mais tout sonnent qui porte du fruit, Il l'émonde, pour que da.. Laye de fruit il porte. Demeure, en Moi, et ML.i en vous. Comme lestagnent ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure dans le cep, de même non plus, vous, si en Moi vous re,, Moi,,je suis le cep ; vous, les sarments ; qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de (suit ; car sans Moivous ne pouce, faire rien. Si quelqu'un na demeure mis ers Moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche, et an le rainasse, et dans le feu on le jette, et il est iridié. n — Jean, XV. 1. h Il. 30. La Parole, dans les passages suivants, enseigne que, tant que l'homme n'a pus blé perille de Sea Mal., SUS biens ne sont pas des biens, sa pillé n'est pas de ta piété, et qu'il n'a point de sagesse ; et, vice vend : h vo., Scribes et Pharisiens, hypocrites ! parce que semblables nous vous fai- tes d des sépulcres blanchis, qui ail dehors, d est Vrai, parais- sent beaux, ruais au dedans sont pleins d'os de morts et de toute impureté. De même vous aussi, au dehors, voue paraisse, justes ; ruais, au dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et Tirai. Malheur h vous ! parce que vines nettoyez le dehors de In coupe et du plat, mais en dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle ! nettoie premier...nt l'in- térieur de la coupe et du plat, afin qu'aussi l'extérieur de- vienne net. n — Matai. XXIII. 25 à 28. — Dans Essaie Cocu - lez la Parole de Jéhovah, princes de Sodome; prête, l'oreille
  22. 22. N. 30. poux LA NOUVELLE JNRUSALEM. -4 7 la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe. Que m'importe la multitude de vos sacrifices? ne continuez plus d'apporter une minchah de vanité, le parfum M'est en abomination, la nouvelle lune et te Sabbath, Je ne pois supporter l'iniquité 00.1 nou- velles lunes el vos Tètes solennelles, 'mon (Une les déleste. C'est pourquoi, quand vous étende. vos 'nains, Je cache mes yeux de vous ; si endirie lieus multipliez la prière, Moi Je n'écoule point vos essaimas de sangs sont pleines. Lissez-voue, purifie, vous, éloigne. la malice de ras œuvres de devant nues yeux, cessez de faire le mal. Alors, quand seraient vos péchés com- me l'écarlate, comme la neige ils deviendront blancs quand rouges ils seraient, comme la laine ils seront. — I. 10 h 18. — En somme, il résulte de ces passages que si l'homme no fuit pas les malin ; toutes les choses de son culte ne sont pas bonnes; il en est den itne de toutes ses œuvres, car il est dit le ne puis supporœr l'iniquité purifiez-vous, éloi- gnez la malice de vus Oeuvres, cessez rie foire le mal. ri Dans Jérémie: Remue., chacun de son chemin ?amarrais, ci rendes bonnes Ires œuvres. r — XXXV. 15. Que ces mimes hommes n'aient point de sagesse, on le voit dans Ésaie ,n Malheur h ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et, devant leurs propres fesses, intelligents ! — V. 21. — Dans le Mime : ir Elle périra, la sagesse de ses sages, el l'intelligence de ses intelligents se cachera : malheur ri ceux qui ont Une sagesse profonde, et dont tes tenures s'accomplissent dans les ténèbres ! sr — XXIX, I 15 — et ailleurs dans le Mime : â ceux qui descendent en Égypte pour dia secours, et sur les chevaux s'appuient, et se confient sur le char, parce qu'il y ers n beaucoup, et sur les cavaliers, parce qu'ils sont Erie-forts; mais qui ne regardent point vers le Suint d'Israël, et ne cherchent point Jéhovah ! Mais il se lèvera ro rs- tre la maison des méchants, et contre le secours de CCII.V qui pratiquent t'iniquité ; car l'Égypte est homme et non Dieu, et ses chevaux chair et non esprit. — XXXI. 1, '2, 3; — ainsi est décrire la propre intelligence ; l'Égypte est la science ; le cheval est l'entendement qui en provient; le char est la doc- trine qui procède de l'entendement ; le cavalier est rintelid.
  23. 23. 18 DÙCTRINE ho V1F. 30. / gente qui procède de la doctrine ; il est dit de ces choses, t< malheur b ceux qui ne regardent point vers te Saint d'Isra- ël, et ne cherchent Wei Jdhovah I e leur destruction par les maux est. entendue par tt il se lèvera contre la maison des méchants, et contre le secours de ceux qui pratiquent l'ini- quité t par a l'Égypte est homme et non Dieu, el ses che- vaux chair el non esprit, e• il est entendu que ces choses viennent dx propre de l'homme, et n'out par conséquent au- cune vie; l'homme et la chair sont le propre de l'homme, Dieu et l'esprit sont la vie par le Seigneur ; les chevaux de l'Égypte sont la propre intelligence. Il y a, dans la Parole, sur l'Intelligence qui vient de l'homme, et sur l'Intelligence qui vient. du Seigneur, plusieurs autres passages du mérne genre, qui sont seulement dévoilés par le sens spirituel. Que personne ne soit sauvé par les biens venant de soi, parce que ce ne sont pas des biens, cela est évident par ces passage, y Non pas quiconque me dit: Seigneur ! Seigneur ! entrera dans le Itoynurne des Cieux, mais celui qui fait la vo- lonté de man Père. Plusieurs me diront en ce jour lts Set- prieur ! Seigneur ! par ton Nom n'avons-nous pas prophétisé par ton Nous rt.. 0.-7701us pus chassé les démons? et en ton NOM n'avons-nous pus fait beaucoup d'actes de puissance? Plais alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retire,.-vous de Aloi, vues QUI PRATIQUEZ L'IFIQUITE. • — Matlh. VII. 21, 22, 23. — Et ailleurs Alors vous commen- cerez, h vous tenir en dehors, et à heurter à la porte, en di- sant Seigneur, ouvre-nous; et vous commencer-0, à dire: Nova allons mangé devant loi, el nous avoue tu, et dans nos places tu as enseigné; mais il dira Je vous (le) dis Je ne sais d'ori VOUS êtes; retireà-vous de Moi, vous tous, OUVRIERS' D'INIQUI- TÉ.» Lue, XIII, 25, 26, 27. — En elle, ils sont semblables au Pharisien u qui, dans le Temple, se tenant debout, priait en di- sant qu'il n'était pas, comme le reste des hommes, rapace, in- juste, adultère ; jeûnait deux fois la semaine, et qu'il donnait la diste de tout ce qu'il possédait. » Luc, XVIII. II à ; — ce sont aussi eux qui sont appelés r serviteurs inu- tiles, » Luc, XVII. 10.
  24. 24. N. PI. paya LA XOUVELLg JaHUSALEM. 19 31. Là vérité est, que nul homme ne peut, par lui-même, faire le bien qui est réellement le bien ; mais avilir par lit tout bien de la charité quo fait l'homme qui fuit les maux connue péchés, c'est une chose énorme; car c'est diamétra- lement coutre la Parole, qui commande que l'homme fasse ; c'est eternite les préceptes de l'amour envies Dieu et de l'a- mour à l'égard du prochain, commandements dont dépen- dent le Loi et les Prophales; et c'est flétrir et supprimer le tout de la religion ; en elfe, personne n'ignore que la reli- gion consisle faire le bien, el que chacun esi jugé selon ses oeuvres. Tnut humme est tel, qu'il peut fuir les maux, Comme de lui-meure, d'après la puissance du Seigneur, s'il l'implere ;Mt ensuite ce qu'il fait est le bien par le Seigneur. A souN, Q1IELQU ' UN FUIT tes Maux Comma rûenÉs ., AUTA,Ve IL AIME LES TRAIS. 32. 11 y a deux universaux qui procèdent du Seigneur, le Divin Bien et le Divin Vrai; le Divin Bien appartient à sari Divin Amour, et le Divin Vrai appartient sa Divine Sa- gesse ; ces deux sont un dans le Seigneur, et par suite pro- cédent de lui comme Ln; triais ils ne sont pas reçus comme Un par les anges dans les Cieux, Li par les hommes dans les terres ; il y a des anges et des hommes qui reçoivent plus du Divin Vrai que du Divin Bien, et il y en a qui rocoivent plus du Divin Bienque du Divin Vrai ; de la clonique les Cieux sont distingués en doux Royaumes, (lord l'un est nomme Royaume. Céleste, et l'autre Royaume Spirituel ; les Cieux qui reçoivent plus du Divin Bien constituent le Royaume Céleste; ceux, au contraire, qui reçoivent plus du Divin. Vrai constituent le Royaume sur ces deux Royaumes, en lesquels les Cieux ont été distingués, voir le Traité ou CIEL. n'T riEe- FER, Nos 20 4 28. Mais, néanmoins, les Anges de Mus les Cieux sorti dans la sagesse et dans l'intelligence, en tant que le bien chez eux fuit un avec le vrai ; le bien qui ne fait pas
  25. 25. 211 DOCTRINE DE VIE 32.* un avec le vrai n'est p. pour eux le bien, &réciproquement le vrai qui ne fait pas un avec le hien n'est pas pour eux le vrai: de là, il cal évident que le bien, conjoint au vrai, fait l'amour et la sagesse chez l'ange et chez l'homme ; cl, comme l'ange est ange d'après l'amour et la sagesse chez lui, et qu'il en est de mémo de l'homme, il est évident que le bien, con- joint au vrai, fait que l'ange est auge du Ciel, et que l'homme est homme de l'Église. 33. Puisque le Bien et le Vrai sont un dans le Seigneur, et qu'ils procèdent de Lui comme un, il s'ensuit que le bien aime le vrai, et le vrai le bien, el qu'ils veulent Cire un. Pa- reillement leurs opposés, en ce que le niai aime le faux, et le faux le mal, et qu'ils veulent Cire un. Dans la suite, la conjonction du bien et du vrai sera appelée Mariage céleste, et la conjonction du mal et du feus, Mariage infernal. 34. La conséquence de ce qui précède, c'est que, autant quelqu'un luit les maux caverne péchés, alliant il aime los vrais, car autant., il est dans le bien, comme il e Cté montre dans l'Article précédent, et que, vice rel,é, :Lutant quelqu'un ne fuit pas les maux DOE n Ine péchés, aidant il n'aime pas les vrais, parce qu'autant il n'est pas dans le bien. 35. L'homme qui ne fuit pas les maux comme péchés,peut à la vérité, aimer les vrais ; mais il les aime, non pas parce qu'ils sont des vrais, mais parce qu'ils servent à sa réputation de laquelle il tire honneur ou profit ; c'est pourquoi, s'ils ne servent pas, il ne les aime pas. 30. Le bien appartient h la volonté, le vrai appartient à l'entendement ; de l'amour du bien dans la volonté procède l'amour du vrai dans l'entendement ; tic l'amour du vrai p-o- cède la perception du vrai de la perception du vrai, la pen- sée du vrai ; et de Mut cela resultela reconnaissance du vrai, qui est la foi dans son sens réel ; qu'il y ait cette progression de l'amour du bien vers la foi, cela sera démontré dans le Traité DU Divis Astuce croc LA Divise SAGESSE. 37. Puisque le bien n'est pas réellement le bien, à moins qu'il no soit conjoint au vrai, ainsi qu'il a été dit, consé- quemment le bien n'existe point auparavant, et cependant il
  26. 26. N. 37. L'un LA NOUVELLE ZÉRUSALESI. 21 veut continuellement exister ; c'est pourquoi,alin qu'il existe, il désire et s'acquiert des vrais, il en lire sa nutrition et sa formation : c'est pour cette raison que, autant quelqu'un est dans le Mun, autant il aime les vrais, par eerlSéglIent entant fuit les maux comme péchés, autant il aime los vrais, car santal il est dans le bien. 38. Autant quelqu'un est dans le bien, et d'après le bien aime les vrais, autant il aime le Seigneur, puisque le Seigneur est le Bien Mémo et le Vrai Mégie ; le Seigneur est done choc l'homme dans le bien et dans lo vrai ; si le vrai est aimé d'a- près le bien, alors le Seigneur est aime, et non autrement. C'est ce que le Seigneur enseigne dans Jean e Celui qui mes préceptes et les fait, c'est celui-la qui M'aime ; Mai, celui qui ne Mainte point, 171. paroles >te garde point. » XIV. 21, 24. -- Et ailleurs « Si Mee commandements vous gardes, cous demeurer. dans mon amour. >, -- Jean, XV. 10. — Les pré- ceptes, les paroles et les commandements du Seigneur sont les vrais. 39. Que le bien aime le vrai, cela peut Aire illustré par de s comparaisons avec le Prillre,le Militaire, le Négociant et PAr- tison : Avec le PRÊTRE : S ' il est dans le bien du Sacerdoce, qui consiste a pourvoir as salut des Onnes, A enseigner le chemin du ciel, et à diriger COUN qu'il instruit, de mémo qu'il est dans ce bien, de même d'apria l'amour et le désir de cei amour, il s'acquiert les vrais qu'il enseigne et pur lesquels il dirige. Si, au contraire, un Prêtre n'est pas dans le bien du Sacerdoce, mais qu'il soit, d'après l'amour do soi et du n'onde dans le plaisir do sa fonction, plaisir qui seul pour loi est le bien, lui aussi, d'après t'amour et le disait. de rota' ac- quiert en abondance des vrais, selon l'inspiralien de son plaisir, qui est son bien. Avec le MILITAIIIE: S ' il est clans ra- meur du service militaire, et qu'il sente le bien dans l'action de protéger, ou dans la renommée, alors, d'après ce bien et selon ce bien, il acquiert la science de son état ; et s'il est élevé en grade, il on acquiert l'intelligence ces choses Comme des vrais dont te 1101.11,il et ne forme le plaisir de son amour qui est sen bien. Aven le Ne.GOCIANT S ' il UleSt adonné
  27. 27. 22 DOCTRINE DE vie N° 39. au commerce par l'amour du commerce, il saisit avec volup- té toutes les choses qui, comme moyens, entrent dans cet amour et le composent ; ces choses aussi soin comme des vrais, puisque le commerce est son hien. Avec l'An -ris,: : S'il s'applique avec zèle à son ouvrage, et qu'il l'aime comme le bien de se vie, il achète des instruments, et par des choses qui appartiennent à sa science il se perfectionne ; par ces choses il fait son ouvrage, de sorte qu'il est sou bien. D'après ces comparaisons il est évident que les vrais sont des moyens par lesquels le bien de l'amour existe et devient quelque chose, et qu'en conséquence le bien aime les vrais afin d'e- xister. De là, dans la Parole, par faire la Vérité il est entendu faire que le bien existe: cela est entendu par faire la Vérité, — Jean, 111. 21 ; — faire ce que dit le Seigneur, — Lue, VI. 46 ; — faire ses préceptes, — Jean, XIV. 15 ; — faire ses pa- roles, — Jean, XIV. 21 — faire la Parole de Dieu, — Luc, VIII. 21 ; — faire les statuts et les jugements, — Levit, XVIII. — Cela aussi est faire le bien et faire du fruit ; car le bien et le fruit, c'est ce qui existe. 40. Que le bien Aime le vrai, et veuille être conjoint avec lui, cela aussi peut être illustré pur une comparaison avec l'Aliment et l'Eau, ou avec le Pain el le Vin ; il faut qu'il y ait l'un et l'autre ; l'aliment ou le paie seul ne fait rien dans le corps pour la nutrition, mais avec l'eau ou le vin, il agit ; c'est pourquoi l'un appête el désire l'autre. Par l'Aliment et le Pain, dans la Parole, il est aussi entendu, dans son sens spirituel, le Bien; et par l'Eau et le Vin il est entendu le Vrai. 41. Maintenant, d'après ce qui vient d'être dit, on peut voir que celui qui fuit les maux comme péchés, aime les vrais et les désire ; et que plus il fuit les maux, plus il aime el désire les vrais, parle que plus il est dans le bien. Par lb il vient dans le Mariage céleste, qui est le Mariage du bien et du vrai, duos lequel est le Ciel, et dans lequel sera l'Église.
  28. 28. na 42. VOUE LA NOUVELLE JERUSALExi. 23 ) AUTANT QUELQU'UN FUIT LES 51005 COMME POCHÉS, AUTANT IL A LA rot ET EST EVINITUEL. 42. La Foi el la Vie sont distinctes entre elles, de même que penser et faire ; et comme penser appartient le l'Enten- dement, et faire appartient h la Volonté, il en résulte que le Foi et la Vie sont distinctes entre elles comme l'Entendement et la Volonté ; qui sait faire la distinction de ceux-ci, sait faire aussi la distinction de ; et qui cernait la con- jonction des uns eOnnett aussi la conjonction des autres. Il est donc essentiel de parler d'abord de l'Entendement et de la Volonté. y a chez l'homme deus facultés dont l'une est appe- lée VoLorrre el l'autre ENTENDEMENT ; elles sont distinctes en- tre elles, mais créées de manière qu'elles soient un ; mquand elles sont un, elles sont appelées le Mental ; ces facultés sont donc le Mental humain, et toute la vie de l'homme est là. De même que dans l'univers, toutes les choses qui sont selon l'Ordre Divin se réfèrent au Bien et au Vrai, de même chez l'homme tout se réfère b la Volonté et a l'Entendement ; car le Bien chez l'homme appartient àsa Volonté, et le Vrai chez toi appartient â sou Entendement ; en effet, ces deux facultés en sont les recuplaules et les sajels ; la Volonté est le récep- tacle et le sujet de toutes les ehusesdu Bien, et l'Entendement est le réceptacle el le sujet de toutes les choses du Vrai; les biens et les vrais, chez l'homme, ne sont pas ailleurs ; ainsi , l'Amour et la Foi ne sont pas ailleurs, puisque l'Amour appartient au bien et le bien o l'amour, et que la Foi appartient au vrai et le Vrai à la foi. Rien n'est plus important que de savoir com- ment la Volonté et l'Entendement font un seul Mental : Ces facultés font un seul Mental de la même manière que le Bien et le Vrai fout un; car enter lu Volonté et l'Entendement il y a un mariage semblable au mariage entre le bien et le vrai quel est cc mariage, cela a été dit quelque peu dans l'Article
  29. 29. 24 DOCTRINE DE VIE N . 43. précédent ; il y sera ajouté que, de mémo que le Bien est FE- Ire mémo de la chose, et que le Vrai par suite en est l'Exis- ter, de mémo la Volonté chez l'homme est l'El re mérite do sa vie, et l'Entendement par suite en est l'Exister ; car le Bien, qui appartient a. la Volonté, se forme dans l'Entendement, et Se lait voir d'une manière certaine. 41. Que l'homme puisse savoir, penser et comprendre beau- coup de choscs,et cependant ne pas Aire sage, cela a été mon- tré ci-dessus,Miri 27, 28 ; et comme il :appartient b. la foi de sa- voir et de penser, et plus encore de comprendre qu'une chose est da telle 011 telle nianiCro,Ehomme peut ainsi croire qu'il a la foi, et cependant il ne l'a pas ; ce qui fait qu'il ne Pa pas, c'est qu'il est dansle mal de la vie, et quo le mal de la vie et le vrai de la foi ne peuvent jamais agir ensemble; le mal de la vie dé- troll le vrai de la foi, parce quo le mal de la vie appartient it la volonté et le vrai de la foi h l'entendement, et que la volonté conduitEentendernent et fait qu'il agit conjointement avec elle ; c'est pourquoi, si dans I' entendementil y a quelque chose qui ne concorde pas avec la volonté,alors quand l'homme est aban- donné h lei-mémo, et qu'il pense d'après son mal et diaprés l'amour de ce mal, ou il chasse le vrai qui est dans l'entende- ment, ou il le force à. are un par falsification. Il en est autre- ment chez ceux qui sont dans le bien de la vie; ceux-ci, aban- donnés à eux-mêmes, pensent d'après le bien, et ils aiment le vrai qui est dans l'entendement., parce qu'il concorde : ainsi ia conjonction de la fui et de la vie se fait comme est la con- jonction du vrai et du bien, et ces deux conjonctions sont comme est la conjonction de Penlentlement et de lit volonté, iii. Maintenant, il suit do la que, de mémo que l'homme fuit les maux comme péchés, de meule il a le foi, parce qu'ainsi il est dans le bien, comme il a élé montré ci-dessus: cela aussi est confirmé par son contraire, en co que celui qui ne fuit pas los maux comme péchés n'a pas la foi, parce qu'il est dons le mal, et que le mal déleste intérieurement le vrai; h l'extérieur, il peut, à lit vérité, le traiter en ami, lu s Lippe rler, et mime aimer qu'il soit dans l'entendement ; mais quand l'ex- térieur ont enlevé, — ce qui arrive après la mort, — il rejette
  30. 30. Pl. 45. POUR LA NOUVELLE JERUSALETI. 25 d'abord le vrai son ami dans le inonde, puis il nie qu'il soit le vrai, et enfin le prend en aversion. • 40. La foi de l'homme méchant est une foi intelleetuelle,qui n'a rien du bien procédant de la volonté; ainsi, c'est und foi morte, qui est comme la respiration pulmonaire sans son Reno provenant du cœur ; l'entendement aussi correspond au pou- mon, et la volonté au cœur. Elle est aussi comme une belle prostituée, parée de pourpre et d'or, qui intérieurement est in- fectée de maladies honteuses; la prostituée aussi correspond la falsification du vrai, et par suite dans la Parole elle fit signi- fie. Elle est encore corniste un arbre luxurianl de feuilles, et ne donnant point de fruits, que le jardinier arrache ; l'arbre aussi signifie l'homme, ses feuilles et ses fleurs les vraie de la foi, et son fruit lu bien de l'amour. Mais autre est la foi dans un entenderrœrnent où est lu bien d'après la volonté ; cette ro; est vive ; el elle est comme la respiration pulmonaire dont l'orne provient du cœur; comme une épouse belle, que la chasteté rend aimable pour son mari, et comme un arbre chargé de fruits. 47. 11 y a plusieurs choses qui paraissent appartenir seule- ment à lofai ; par exemple, qu'il y a un Dieu ; que le Seigneur, qui est ce Dieu, est le Rédemplear et le Sauveur ; qu'il y a un Ciel et un Enfer ; qu'il y a une Vie après la mort, et beaucoup d'antres choses, dont il n'esl Pas dit qu'il faut les faire, mais qu'il faut les croire. Cos choses de la foi sont mortes aussi chez l'homme qui est dans le mal, mais vives chez l'homme qui est dans le bien. S'il en cal. ainsi, c'est parce que l'homme qui est dans 10 bien, non-seulement agit bien d'après la volonté, mais même pense bien d'après l'entendement, non- seulement devant le monde, mais .aussi devant loi - rudoie, quand il nul seul. Il en est tout autrement de celui qui est dans le mal. 48. 11 a été dit que ces choses paraissent appartenir seule- ment h la foi ;mais la pensée de l'entendement lire son exister de l'amour do la volonle, qui est rétro de la pensée dans l'en- tendement, comme il a été dit ci-dessus, N. ; en efret, oo que quelqu'un veut d'après l'amour, il veut le faire, il veut y 2.
  31. 31. -26 DOCTRINE DE OIE IN . 48. penser, il veut le comprendre, il veut en parler ou, ce qui est la meme chose, ce que quelqu'un aime d'après la volonté, il aime à le faire, il aime 'à y penser, il airneà le comprendre, il arme à en parler. Qu'on ajoute à cela que, quand l'homme fuit le mal comme péché, il eut dans le Seigneur, ainsi qu'il a été montré ci .dessus, et que le Seigneur opère toutes choses en lui: c'est pourquoi le Seigneur dit it ceux qui lui deman- daient ce qu'ils devaient faire pour opérer les oeuvres do Dieu: Ceci est l'autre de Dieu, que voue croyiez en Celui qu'il a en- voyé, Lui. »— Jean, VI. 28, 29.— Croire au Seigneur, ce n'est pas seulement penser qu'il est le Seigneur, c'est aussi t'airesen paroles, comme il l'enseigne ailleurs. 49. Que ceux qui sont dans les maux n'aient pas la foi,quoi- qu'ils pensent l'avoir, c'est ce qui a été montré chez de tels hommes dans le Monde spirituel Ils furent conduits dans une Société céleste, d'où le Spirituel de In foi des Anges cuira dans les intérieurs de la foi de ceux qui y avaient été conduits, et ceux-ci perçurent qu'ils avaient seulement le naturel ou l'externe de la foi, et non son spirituel ou sen interne c'est pourquoi eux-mémos avouèrent qu'ils n'avaient absolument rien de la foi, et s'étaient persuadés, dans le monde, que penser qu'une chose est de telle manière d'après une cause quelconque, c'était croire ou avoir la foi. Mais autrement fut perçue la foi de ceux qui n'avaient pas été dans le mal. 50. D'après ces considérations, on peut voir ce que c'est que la foi spirituelle, et ce que c'est que la foi non spirituelle ; et que la foi spirituelle est chez ceux qui ne se livrent pas aux péchés, car cous qui fuient les péchés, ceux-lit font le bien, non par eux - OlèMeS, mais par le Seigneur ; voir ci-dessus,N.n 48 à 31 ; et par la foi ils deviennent spirituel, la Fui chez eux est la Vérité. fie Seigneur l'enseigne ainsi dans Jean tt C'est là te ,jugement, que la lumière est venue dame le monde, et que les homme,, ont mieux aimé les ténèbres que lu lumière. car lettre œuvres étaient mauvaises. Quiconque /ait des choses mauvaises hait lu lumière, et ne vient point é ln lumière, de peur que ses œuvres 7i0 soient blantées ; mais celui qui fuit ta Vérité vient h la lumière, afin que scs œuvres soient inanifes-
  32. 32. N. 50. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. 27 tics, parce qu'elles sont raites en Dieu. -- III. 719, 20, 21. 51. Les choses qui jusqu'ici ont été dites sont confirmées par ces passages dans la Parole: e L'homme bon du bon Iriser de S017. cœur lire le bien; mais l'homme méchant du mauvais tré- sor de son cœur lire le mal ; car de l'abondance du cœur la boss- ette parte. — Luc, VI. -'15. Matif, XII. 35 ; — par le cœur dans la Parole, il est entendu la volonté de l'homme ; et comme l'homme pense et parle d'après sa volonté, il est dit de l'abondance du cœur la bouche ourle. st Non pas ce qui en- tre dans le bouche souille l'honttne ; mais ce qui sort du Cœur, C'est cela qui souille l'homme. » —1Wast11. XV. il ; — ici aussi par le cœur, il est entendu la volonté. n , Jésus dit de la femme qui lui lava les pieds avec des parfums : Ses péchés lui sont remis, parce qu'elle a beaucoup ainsi. Et ensuite il lui dit : Ta foi t'a sauvée. — Lue, Vil, 40 d 50 ; — il est évident par là que la foi sauve, lorsque les péchés ont été remis, ainsi lorsqu'ils n'existent plus. Que ceux qui ne sont pas dans le propre de leur volonté, ni par suite dans le propre de leur entendement, c'est-à-dire, qui ne sont pas dans le mal ni par sn.ite dans le faux, soient appelés fils de Dieu, et nésde. Dieu, et que ceux-là soient ceux qui croient au Seigneur, Lui-Mime l'enseigne dans Jean, -- I. 12, 13 ; ce passage ailé expli- qué; noir ci-dessus, N.17. f. 52.Dece qui précède résulte cette conclusion, que chez. l'homme il n'y apas ungraindevralensusdecequ'ilyadebien, ainsi pas un grain de foi en sus de ce qu'il y a de aie. Il y a dans l'entendement la pensée qu'une chose est ainsi, mais il n'y a pas la reconnaissance, qui est la foi, i% moins qu'il n'y ail consentement dans la volonté; ainsi la foi et la vie mar- chent d'un pas égal. Maintenant, d'après cela, il esl évident qu'autantquelqu'un fuit les maux comme péchés, autant il a la foi et est spirituel.
  33. 33. DOCTRINB ne Yle N 53. Vf DécAtocus ENSEIGNE QUELS MASS SONT mis cécités. 53. Quelle est, sur tout ce globe, la nation qui nesache quo c'est un mal de voler, de commettre adultere, de tuer, de porter taux témoignage f Si les nattons l'ignoraient, et qu'elles ne cherchassent pas par des lois a prévenir de tels crimes, c'en serait fait d'elles, car sans ces lois, Sociétés, Républiques et Royaumes, tout s'emoulerait. Qui donc peut présumer quo la Nation israélite ait été plus stupide que tout antre, au point 'd'ignorer que ces actions fussent des maux? On pont par con- séquont Oise étonné que ces lois, universellement connues sur toute la terre., aient été promulguées, avec un appareil si mi- raculeux, du haut de la montagne du Sinai, par Jéhovah lui- mémo. Maisécoute: Ces Loisont été promulguées, au milieu .le tantdemiracles, afin que l'on sût qu'ellesétaient non-seulement des Lois civiles et morales, mais aussi des Lois Spirituelles, et que les transgresser, c'était, non-seulement agir malenvers le concitoyen et la société, mais encore pécher centre Dieu ; c'est pourquoi ces Lois, par la pronallgationqu'en CL Jéhovah du haut de la moi-Cagne du Binai, ont Méfait es Loisdc religion ; car il est évident que tout ce que Jéhovah Dieu commando, il le ceint-nantie pour que ce soit chose de religion, et pour que ce soit fait en vue de Lui-Mérne, et pour le salut de l'homme. 54. Comme ces Lois furent les Prémices de la Parole, el par suite les Prémices de PPglise qui allait être instaurée par h:Sei- gneur chez la Natron Israélite etcomme elles étaient, dans un court sommaire, le complexe de tout es les choses de la religion, par lesquelles il y a conjonction du Seigneur avec L'homme et de l'homme avec le Seigneur, c'est pour cela qu'elles ont été si saintes que rien ria été plus saint. 55. Qu'elles aient été ce qu'il y a de plus saint., on peul le voir par les faims suivants; Que Jéhovah, c'est-à-dire, le Sei-
  34. 34. 55. POUR LA NOUVELLE JERUSALESi. 20 gneur, est descendu Lui-Marne sur la muntagne du Sinaï au milieu du leu et avec des Anges, et do là les u promulguées do vive voix, et quo le peuple s'était préparé pendant trois jours pour voir et entendre : que la Montagne avait éle en- tourée de barrières pour que personne ne s'avançai et ne mourût; quant les prêtres, ni les armions, ne s'approchèrent, mais Moïse seul ; que cos Lois furent gravées du doigt de Dieu sur deux Tables de pierre ; que la face de Moïse rayonnait, quand il porta en bas ces tables la seconde fois; que plus tard on plaça les tables dans l'Arche, et l'Arche dans la partie intérieure du Tabernacle, et sur elle le Propitiatoire, et sur le Propitiatoire des Chérubins d'or; que c'était ce qu'il y avait de plus saint dans leur Église, et ce qui fut nommé lo Salut des saints; qu'en dehors du Voile qui recouvrait t'Arche avaient été planés des objets qui représentaient les choses saintes du Ciel et rie l'Église, à savoir, le Chandelier d'or avec sept lampes, l'Autel d'or des parfums, la Table couverte d'or où étaient les peint:des faces, avee les Itideaux de lin lin, de pourpre et d'écarlate qui étaient à l'entour la sainteté de tout ce Tabernacle venait uniquement dela Loi qui était dans l'Arche. A cause de la Sainteté du Tabernacle provenant de la Loi dans l'Arche, tout le peuple Israélite avait reçu le commandement. do camper en ordre autour do lui selon les tribus, et de partir en ordre derrière ct alors une nuée reposait sur lui pen- dant le jour, et une colonne de feu pendant la nuit: à cause de la Sainteté de cette Loi, cl de la présence du Seigneur en elle, le Seigneur parlait sur le Propitiatoire, entre les Chéru- bins, avec Moise; et l'Arche était appelée Jellicnenh-là; puis, il n'enta permis 71/Inari:in d'entrer en dedans du Voile qu'avec des sacrifices et des parfums. C'est parce quo cette lot était la Sainteté môme de l'Église qua l'Arche fut introduite par David Jans Sion ; qu'elle fui ensuite placé., au milieu du Temple de Jérusalem, et qu'elle eu forma le Sanctuaire. A cause de la présence du Seigneur dans cette Loi et tout au- tour, des Miracles Curent opérés mir l'Arche dans laquelle était cette Loi; ainsi, les eaux du Jourdain furent séparées,
  35. 35. 30 DOCTRINE DE VIE N . 55. et tant que l'Arche resta au milieu du neuve, le peuple le passa à pied sec; les murs de Jéricho s'écroulèrent pendant que l'Arche Ce faisait le lotir ; Dogon le dieu des Philist tas tomba devant elle, et plus tard il fut trouvé étendu hla porte du temple, la tete séparée du corps; à cause de l'Arche plu- sieurs milliers de Betbschérnites furent frappés de !nuit ; sans parler de beaucoup d'autres prodiges. Toutes ces choses provenaient de la présence seule du Seigneur clans ses dix Paroles, qui sont les Préceptes du Décalogue. 56. S'il y avait. tant de puissance et tant de Sainteté dans cette Loi, c'est aussi parce qu'elle était lecomplerre de ioutes les choses de Religion ; car elle consistait en deux Tables, dont l'une contient toutes les choses qui regardent Dieu, et l'autre dans le complexe toutes celles qui regardent l'homme. C'est poureette raison que les Préceptes de cette Loi sont nom- més les dix Paroles; ils sont ainsi nommés, parce que dix simille toutes choses. Mais comment cette loi est le complexe de toutes les choses de Religion, art le verra dans l'Article uivant. 57.Comme il y a, par cette Loi, conjonction du Seigneur avec l'homme et de l'homme avec le Seigneur, elle est nommée AL- LIANCE et TbrOIGNAGE; Alliance, parce qu'elle conjoint, et Té- moignage parce qu'elle atteste ; car l'Alliance signifie la conjon- lion, et le Témoignage en signifie l'attestation. C'est pour cela qu'il y avait deux Tables, l'une pour leSeigneur et Pautrepour hotrune ; la conjonction est raite par e Seigneur mais seulement lcrsque l'homme fait cc quia été écrit dans saTable; car con- tinuellement le Seigneur est présent, etilopèreet veut entrer; mais ihmurric, d'après son libre qui lui vientda Seigneur, doit ouvrir ; en effet le Seigneur dit: Voici, je ne tiens d la pelle et je heurte ; si quelqu'un entend me voix et ouvre la porte, rentrerai cime lui, et ,ic souperai avec lui, et lui avec Aloi.,, — Apoc. III. 20. 58. Dans la seconde Table, qui est pour l'homme, il n'est pas dit quel' homme fera tel ou tel bien,mais il est dit qu'il ne fera point tel en tel mal; par e,emple: Tu ne tueras point, tu ne commettras point adultère, in ne voleras point, tune porteras
  36. 36. 58. 2008 LA NOUVELLE 7E111/SALEM. 31 point faux témoignage, tu ne convoiteras point. La raison de cela,c'est que l'homme ne peut par lui-même faire aucun bien ;m ais quand il ne fait pas les maux, alors il fail le bien, non par soi-méme, mais d'après le Seigneur. Que l'homme, d'après lapuissance du Seigneur, s'il l'implore, puisse fuir les maux comme par lui-même, ou lo verra dans ce qui suit. 50. Les faits rapportes ci-dessus, No 55, concernant la Promulgation, la Sainteté et la Puissance de cetteLoi, se trou- vent dans la Parole aux endroits qui vont être indiqués: Que Jéhovah descendit sur la montagne du Sinaï au milieu du feu, et qu'alors la montagne fut couverte de fumée et trem- bla; et qu'il y eut des tonnerres,des éclairs, une nuée épaisse, et une voix de trompette. — Exod. XIX. 16, 18. Deal. IV. 11. V, 19 323. Que le peuple, avant la descente de Jéhovah, s'était pré- paré et sanctifié pendant trois jours. — Exod. XIX. 10, 11, 15. Que la Montagne fut entourée de barrières, pour que per- sonne n'approchât et ne s'avanet vers le bord, de peur qu'il ne moureit,pas mdme les prêItres, Moise seul excepté.— Exod. XIX. 12, 13, 20 à 23, XXIV. 1, 2. Que la Loi fut promulguée du haut de la Montagne du Sinaï. — Exod. XX. 2 à 14. Doutée, V. 6 à 18, Que cette Loi fut gravée du doigt de Dieu sur deux Tablesde pierre. — Exod. XXXL 18. XXXII 15, 16. Deutér. 13, 10. Que la face gin Moïse rayonnait, quand il porta de la Mon- tagne eu bas ces tables le seconde fois.—Exod.XXXIV.29 à 35. Que les Tables furent déposées dans l'Arche.— Exod.XXV 1e,. XL. 28. Dentés. X. 5. I Rois, VIII. 0. Qu'on plaça le Propitiatoire sut l'Arche, et des Chérubins d'or sur le Propitiatoire. — Land. XXV. 17 A 21. Que l'Arche, avec le Propitiatoire et les Chérubins, faisait l'intime du Tubernarele ; et que le Chandelier d'or, l'Autel d'or du parfum, et la Table couverte d'or où étaient les pains des faces, faisaient l'extérieur du Tabernacle ; et que les Ili- Meaux de lia lin, de pourpre et d'écarlate en faisaient l'estime, — Exod. XXV. 1 à la tin. XXXI. 1 O. la fin. XL. 17 à 28,
  37. 37. 32 DOCTRINE DE VIE 59. Quo le lieu où était l'Arche fut nommé le Saint dessaints.— Exod. XXVI. 33. Que rouf le peuple rElsraril campait en ordre, selon les Tri- bus, autour de I'llaldraele,el partait ert ordre derriere lui. — Nomb. Il. 1 els fin. Qu'alors sur l'Habitacle il y avait une nuée pondant le jour et une colonne de l'eu pendant la noir.— Esod. XL. 38.13ornb. IX. 15, 18 h le lin. XIV. Reuter. I. 33. Que le Seigneur parlait avec Moïse au-dessus de l'Arche entre les Chérubins. Exod. XXV. 22. Nomb VII. 89. Que l'Arche, à. cause de le Loi en elle, était appelée Jého- vah-là; car Moïse disait quand l'Arche partait r Jéhovah I »ai quand elle s'arr.:a:titi e Reviens, Jéhovah I a — Nouait. X. 35, :16. Il Sam. VI. 2. Ps. CXXXII. 7, 8. Qu'il n'était permise Ah aron, à cause de la Sainteté de celle Loi d'entrer en dedans du voile, qu'avec des sacrifices et du parfum. — 1.evit. XVI. 2 ri 14 et suiv. Que l'Archet fut introduite dans Sion par David avec des sa:cilices et des chants d'allégresse. — I I. San, VI, é à IO. — Qu'alors (Hall mourut parce qu'il L'avait touchée. — Vers. 6, 7. Que l'Arche fut placée au milieu du Temple de Jérusalem, dora elle formait le sanctuaire. — I Rois, VI. 19 etsuiv. VIII. an s. Que par la présence et la Pnissancedu Seigneur dans la Loi, qui étaitdans l'Arche, les eaux du Jourdain furent séparées, et que tant que l'Arche resta au milieu, le peuple le passa it pied sec. -- Josué, III. 1 k17. IV. 5 à 20. Quo les murs de Jéricho s'écroulèrent, pendant que l'Arche en faisait le tour. — Jos. VI. 1 20. Que Dagon, le clic. des Philistins, tomba par terre devant l'Arche, et fut ensuite trouvé étendu à la porte du Temple, la tete séparée du corps. — I Sam. V. 1 à 1. Quo plusieurs milliers de Bethschilmims furent frappés cause de l'Arche. —I Sans, Vf. 19. GO. Que les tables da pierre, sur lesquelles le Loi droit gra- vée, aient été appelées Tables de l'alliance, et que l'Arche à
  38. 38. N . 60. POUR LA NOUVELLE JÉRUSALEM. 33 cause de ces tables ait élé nommée Arche d'alliance, ei la Loi elle-même l'alliance, on le voit, — Nornb. X. 33. Denier. IV . 13, 23. V. 2. 3. IX. O. Jos. III. 11. I Rois, VIII. 19,21. Apoo. XI. 19, el dans beaucoup d'autres endroits. Si la Loi. Olé ap- pelée. l'alliance, C'est, parce que l'alliance signifie la conjonc- tion; c'est pourquoi il est dit du Seigneur: qu'il ocra pour l'alliance du peuple. — Ésaïe, XLII. 6. X LIX.2 ; et il est ap- pelé l'. luge de — Malach. III. 1 ; — et son sang, le sang de l'alliance. — Maint. XXVI. 27. Zach. IX. 11. Exod. XXIV. 4 il 10. — C'est pour cela que la Parole est appelée l'Alliance ancienne el l'Alliance nouvelle. lies alliances aussi se font en vue d'autour, d'amitié, de consociation, par consé- quent, en vue de conjonction. 01. Les prceptes de celte Loi sont nommés les Dis Paro- les. — Exod. XXXIV.28. Denté, IV. t3. X.4. — lissent nom- més ainsi, parce que dix signifie Mules choses, et que les pa- roles signifient les vrais; en effet, il y avait plus de dix paro- les. Comme dix signifie toutes choses, c'est pour cela que le Tabernacle avait dix rideaux, — Exod. XXVI. I. — C'est pour cela que le Seigneur a dit que L'homme, sur le point d'aller prendre possession d'un royaume, appela ilixserviteurs, et leur donna dix mines à faire valoir, — Lue, XIX, 13. —C'est pour cela que le Seigneur a comparé le royaume des Cieux d dix vierges. — Mani, XXV.1. — C'est pour cela qu'il est dit,dans la description du dragon, qu'il avait dis cornes, et sur les cornes dix diadèmes, — Apoc. XII-3; — pareillement la bête qui montait de la mer, — Apoc. XILI, 1; — et aussi une au- tre bêle, — Apoc. XVII. 3, 7; — puis aussi la Indic dans Da- niel, — VII, 7, 20, 24. — La miline chose est signifiée par dix, — Lévit. XXVI. 25. :Loch. VIII. 23, — et ailleurs. Dc viennent les dirnes par lesquelles il est signifié partie de tou- tes choses.
  39. 39. DOCTRINE DE VIS N. 62. VIT LES HOMICIDES, LES ADULTÈRES, LES VOL S,LES FAUX TEMO ONAGES DE TOUT GENRE, AVEC LA CONVOITISE POUR EUX, SONT LES 0,500 QU ' U, FAUT ocra COMME DÉCUIS. 62. On sait que la Loi du binai fut gravée surdeux Tables, et que la première Table contient les choses qui sont de Dieu,el la Seconde celles qui sont de l'homme. Que la Première 'fable contienne toutes le s choses qui son l. de Dieu, et la Seconde toutes celles qui sont de l'ho•me, cela ne se voit pas dans la lettre, mais Imites ces eboses sont dans ces tables ; c'est méme pour cela qu'elles sont appelées les Dix Paroles, par lesquellessont signifiés tous les vrais dons le complexe; voir ci-dessus, N. 61 ; mais comment ils y sont tous il n'est pas possiblede l'ex- poser en peu de mots ; toutefois, on peut le comprendre d'a- près ce qui a ME rapporté dans la Dommom sua L'ÉCRITURE SA I NTE, 57. Lie lb vient qu'il est dit les homicides, les adul- tères, lm vols et les faux lémoignages de tout genre. 03. 11 s'est établi une religion qui déclare quo personne ne peut accomplir la Loi; et la Loi, c'est de ne point tuer, de ne point cornmettre adultère, de ne point voler, et dcne point porter faux témoignage: ces préceptes de la Loi, tout homme civil et moral peut les accomplir d'après la vie civile et mora- le, mais d'après la vie spirituelle, cette religion le nie; il suit de là qu'il ne faut pas commettre ces actions, seulement pour éviter les peines et les dommages dans le inonde, et non pour éviter les peines et les dommages après qu'on a quittélemon- de ; il en résulte que l'homme, chez qui une telle religion a pris de la force, pense que ces actions sont licites aux yeux de Dieu, mais illicites aux yeux du monde. lin raison decette pensée provenant de sa religion, l'homme est dam la convoi- tise pour tom ces maux, et seulement il omet de les faire it cause du monde; c'est pourquoLun lel homme après la mort, quoiqu'il n'ait commis ni homicides, ni adultères, ni vols, ni faux témoignages, convoite néanmoins de les commettre, e,
  40. 40. N. 83. COUR LA. NOUVELLE JÉRUSALEM. méme il les commet, lorsque l'externe qu'il a eu dansle inon- de lui est enlevé; toute convoitise reste chez l'homme après la mort ; de là vient que de tels boraines font un avec l'Enfer, el ne peuvent qu'avoir le sort de ceux qui sont Mes l'Enfer. Mais un autre sort est pour ceux qui ne veulent ni tuer, ni com- mettre adultère, ni voler, ni porter faux témoignage, parce- que se livrer nde tels actes, c'est agir maire Dieu ; ceux-ci, après quelques cornLats contre ces mmux,ne lesveulent point, ainsi ne convoitent point de les Lave; ils disent dans leur coeur que ce sont. dos péchés, en soi infernaux et diaboliques; après leur mort, quand l'externe ont eu pour le monde leur est enlevé, ils font un avec lo Ciel ; et parce qu'ils sont dans le Seigneur, ils viennent aussi dans le miel. 6f. Dans toute Religion il est général que l'homme doits'exa- milier,faire acte de repentance et se désister de ses péchés, et que s'il ne le fait pas,i1 est en damnation ; que ce soit général dans toute religion,on le voit ci-dessus,N 0•4,5,6,7,8.1I est en- core général dans tout le Monde Chrétien t'enseigner le Dé- calogue, et d'initier par son moyen les enfants dans la Reli- gion Chrétienne ; car il est dan, la main de Lou, les enfants ; les parents eus-méines et les maitres leur disent que faire ce qu'il défend, c'est pécher contre Dieu, et mérite quand ils parlent avec les enfants, ils en sont convaincus, Qui peut ne pas s'étonner que ces mémes hommes, et aussi les enfants de- anus adultes, pensent qu'ils ne sont pas sous MM Loi, et qu'ils ne peuvent pas faire les chosesprescriles par celle Loi? La seule cause qui puisse les induire lipenser ainsi, o'esiquhis aiment les maux et par suite los faux qui favorisent ces maux ; ce sent donc eux qui ne regardent pas les préceptes du Dé- calogue comme préceptes de Religion. Queees mêmes person- nes vivent sans Religion, on le verra dans la Dm:TRILLE sun La Fuc. Sa, étiez toutes les nations de la terre qui ont une Religion, il y. odes préceptes semblables à ceux du Décalogue; et tous ceux quivivent selon ces préceptes, par principe de religion, sont suurds; mais tous ecuz qui vivent selon mis préceptes, non par principe de religion, sont condamnés. Ceux qui vivrai.
  41. 41. 36 DOCTRINE ne VIE N° 65. selon ces préceptes par principe de religion, étant instruits après leur mort par les Anges, reçoivent les vrais et recon- naissent le Seigneur ; la raison de cela, c'est qu'ils fuient les maux comme péchés, et par suite sont dans le hien, et que le hien aime le vrai, et d'après le désir de l'amour le re- çoit, ainsi qu'il a été montré ci-dessus. No. 32 à 4t. Cela est entendu par ces paroles du Seigneur auxJuifs: e Le Royaurn de Dieu vous sera été, et il sera donné h une Nation qui Or, produira les fruits. » — Mallh. XXI. 43; — puis, par celles- ci: Quand sera venu le Seigneur de la vigne, il fera périr les retêChanls,Ct il louera da vigne à d'autres vignerons,qui Lui ren- dront les fruits en leur temps. n — Mai lh. XXI..10,41; —puis, par celles-ci: Je vous dis que beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, du Septentrion et du Midi ; et ils s'assiéront à table dans le royaume de Dieu ;mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors. — Matth. 'VIII. 11, 12. Lue, XIII. 29. 66.0n lit,dans Mare,qu'un homme riche vint versJestis,et lui demanda ce qu'il fallait qu'il lit pour recevoir ia vie éternelle en héritage. Jésus lui dit: Tu sais les commandements. Tu ne commettras point adultère; tu ne tueras point; tu ne voleras point ; tu ne porteras point faux témoignage tu ne feras point de fraude; honore ton père et la mère. » Celui-ci répondit: J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. Jésus le regarda, et il l'aima. Cependant il lui dit : Une chose tc malique ; va, vends MM eu que tu as, et (le) donne aux pauvres ; lu auras ainsi un trésor dans los Cieux ; cepen- dant viens, suis-mol en portant la croix. » — X. 17 à 22. -- Il est dit que Jésus l'aima; c'est pjtree répondit qu'il avait observé ces commandements dès sa jeunesse ; ritals, comme il lui restait trois points à remplir, c'est-à-dire, qu'il n'avait pas détaché sen coeur des richesses, qu'il n'avait pas combattu contre les convoitises, cl qu'il n'avait pas encore reconnu le Seigneur pour Dieu, le Seigneur lui dit, pour cela méme, de cendre tout ce qu'il avait, ee qui signifie de délit- eherson cceurdesrichesses;deporter tuerais, ce qui signifie do combattre nord, Ire convoitises. et de 1.o sitivre,cequisignifie
  42. 42. N° 66. POUR Là NOUVELLE JERUSKLEM. 37 de reconnaître le Seigneur pour Dieu. lei, comme partout ailleurs, le Seigneur a parlé au moyen des correspondances; voir la DOCTRINE SUR l'emrreasSsisixs,N° 17: en effet, fuir les maux comme péchés, personne ne Io peul, à moins do reconnaitre le Seigneur et do s'adresser à. Lui, et d moins de combattre contre les maux et d'éloigner ainsi les convoitises ; mais, sur ce sujet, on trouvera de plus' grands détails dans l'Article sur les combats contre les maux. AUTANT QUELQU ' UN FUIT CONLISE récités LES HOMICIDES DE TOUT GENRE, AUTANT IL A L'AmOun A L'EGARD PRoutif IN. 67. Par les homicides do tout genre sont entendues aussi les inimitiés, les haines el les vengeances de tout genre, qui respirent la mort; car l'homicide est caché dans ces affections comme le feu dans le bois sous la cendre; le feu infernal n'est pas autre chose; &est de là qu'on dit: être enflammé de haine et brillant de vengeance; ce sont là des homicides dans le sens naturel: mais, dans le sens spirituel, par les homici- des sont entendus tous los moyens de tuer et de perdre les amcs dos horrunes; ces moyens sont de diverses espiiiies et eu grand nombre; et dans le sons suprême, par homicide il est entendu avoir de la haine pour le Seigneur. Ces trois genres d'homicide font un ot sont cohérents; car celui qui veut la deslruetion du corps d'un homme dans le monde, veut. la destruction de son âme après la mort; il veut aussi la destruc- tion du Seigneur, car il est enflamme do colère contre lui, et veut en faire perdre le non. 68. Ces genres d'homicides sont intérieurement cachés ellez l'homme par naissance; mais il apprend, dès l'enfance, il les voiler d'après la civilité ot la moralité dans lesquelles il doit Pire avec les hommes dans le monde ; et, ou mont qu'il aime l'honneurou le lucre, il veille dee QU'US ne se montrent point; . ceci devient l'externe de l'homme, tandis que ces homicides en sont l'interne ; tel est l'Homme en lui-mime. Or, comme
  43. 43. 38 DOCTRINE DE VIE N. 68. il dépose l'externe avec le corps quand il meurt, et retient l'interne, on voit clairement quel diable il serait, s'il n'était pas reformé. 60. Les genres d'homicides ci-dessusdésignes étant, comme il a été dit, intérieurement cachés chez l'homme par naissance, et en même temps les vols de tout genre et les faux témoigna- gnagcs de tout genre, avec les convoitises pour ces maux, dont il sera parlé plus loin, il est évident que si le Seigneur n'eût pourvu aux moyens de réformation, l'homme n'aurait pu éviter de périr pour l'éternité. Les moyens de réformation auxquels le Seigneur a pourvu sont ceux-ci : L'homme nalt dans une ignorance complète; il est tenu au commencement de sa vie dans l'état do l'innocence externe, peu après dans l'état de la charité externe, et ensuite dans l'état de la l'amitié externe; mais,à mesure que d'après son entendement il vient dans la pensée, il est tenu dans un certain libre d'agir selon la raison. C'est cet état gui a été décrit No 19, et qu'il est nécessaire de répéter ici, à cause de ce qui sera dit ci-après: Tant que l'homme est dans le monde, il est dans un mi- e lieu entre l'Enfer et le Ciel; au dessous est l'Enfer et au- dessus est le Ciel, et alors il est tenu dans le Libre de se e tourner ou vers l'Enfer ou vers le Ciel ; s'il se tourne vers e l'Enfer, il se détourne du Ciel; mais s'il se tourne vers le Ciel, il se détourne do l'Enfer. Ou, ce qui est la mémo chose, tant que l'homme est dans le monde, il est dans un smilieu entre le Seigneur et le diable, et il est tenu dans le «, Libre de se tourner ou vers l'un ou vers l'autre; s'il se tourne vers lo diable, il se détourne du Seigneur; mais s'il se tourne vers le Seigneur, ilsedetourne du diable. Ou, eu qui est encore la mérite chose, tant que l'homme est a. dans te monde, il est dam un milieu entre le niai et le bien, et il est tenu dans le Libre de se tourner ou vers r l'un bu vers l'autre; s'il se tourne vers le mal, ii so dé- ,. tourne du bien; mais s'il se tourne vers le bien, il se « détourne du mal. a Ceci a été dit ci-dessus, 1,9' 19 ; voir aussi les Nvs 20, 21, 22, qui sont à la suite.
  44. 44. IV. 70, POUR LA MOUVELLS .1É:RUSALRid. 39 70. Maintenant, puisque le mal et le bien sont deux oppo- sés, absolument comme VICnfer et le Ciel, ou comme le diable et le Seigneur, il s'ensuit que si l'homme fuit le mal comme pêché, il vient dans le Mon opposé au mal ; le bien opposé au mal qui est entendu par l'homicide, est le bien de l'amour Ft l'égard du prochain. 71. Comme ce bien et ce mal sont opposés, il en résulte que l'un est éloigné par l'autre; deux opposés ne peuvent être en- semble, de mémo que ne peuvent Cire ensemble le Ciel et l'en- fer ; s'ils étaient ensemble, ce serait le tiède dont il est parlé ainsi dans l'Apocalypse u Je convois queni froid tu n'es, ni chaud; mieux vaudrait que froid lu fusses, ou chaud ;c'est pour- quoi, parce que tiède lu es, cl ni froid ni chaud, il arrivera que je le vomirai de mis bouche. , — Iii. 15, té. 72. Quand l'homme n'est plus dans le mal de l'homicide, mais qu'il est dans le bien de l'amour à l'égard du prochain, alors tout ce qu'il fait est le bien de cet amour; par conséquent, c'est une bonne œuvre. Le Prètre, qui est dans ce bien, fait une bonne oeuvre toutes les fois qu'il enseigne et dirige, parce que c'est par amour de sauver les urnes. LeMagistrat, quiest dans ce bien, fait une bonne œuvre toutes tes fois qu'il dispose et juge, parce que c'est par amour d'être utile à la patrie, à la société, à sesconci- toyens. Pareillement le Négociant ; s'il est dans ce bien, toute opération de son commerce est une bonne œuvre, il y a en elle l'amour du prochain ; et le prochain, c'est la patrie, c'est la so- ciété, ce sont les 0011CilOyeaS; ce sont. aussi les gens de sa mai- son,aux intérêts desquels il pourvoit en pourvoyant aux siens. De môme l'Artisan qui est dans ce bien ; d'après ce bien, il Ira- vai/lo fidèlement pour les autres comme pour lui-inéme, crai- gnant le dommage du prochain commele sien propre.Si leurs ac- tionssont de bonnesceuvres,c'estparceque,aulantquelqu'un fuit le mal, autant il fait le bien, solonla loi générale, ci-dessus, N 6 21 ; oteelui qui fuit le mal comme péché fait le bien, non par soi, mais d'après Io Seigneur,N.I8 it31.Lecontra irealieu chez celui qui ne regarde pas comme péchés los divers g,en res d'homicides, c'est-&- dire,les inimitiés, les haines, les vengeances, etc. ; qu'il soit pré- ire, magistrat, négociant ou artisan ;tout ce qu'il lait n'est point.
  45. 45. 40 DOCTRINE DE VIE N° 79. hrg,bonne œuvre, parce que toulesses œuvres participent du mal quiestiatérieu rement cri lui, ear c'estson intérim:qui les produit ; rexterno peut être bon, mais pour les autres, et non pour lui. 73. Le Seigneur enseigne le hien de l'amour dans la Parole en beaucoup d'endroits, et l'enseigne, dans Matthieu, par la récon- ciliation avec le prochain : a Si tu présentes ton offrande sur l'aktel, et que là tu te souviennes que tort frdre u quelque chose Contre tai, laisse la ton offrande devant l'autel, et va.l'en, ré- concilie - toi premierement avec ton /rées; et alors viens, pré- sente ton offrande. Entre en accommodement avec: ton atIver- saive,tandis que tu es en chemin avec lui, de peur que l'adver- saire ne te livre au juge, et que le juge ne te livre .4 serpent, et que tu ne sois field eu prison. En vérité, je te dis :Tu ne sor- tiras pas de là que tu n'aies payé le dentier quadrain. » — V. 23 h 26;— se réconcilier avec son frère, c'est fuir l'inimitié, la haine et la vengeance; que ce soit fuir ces maux comme péchés cela est évident. Le Seigneur l'enseigne encore dans Matthieu ,t Toutes les choses que vous vocale , quevous fassent les !agames, de indue aussi, vous, fuites-les-leur ; c'est là la loi et Ica pro- pheies. » — V11.12; — par conséquent, non le mal ; et plusieurs fuis ailleurs. Le Seigneur enseigne aussi que tuer, c'iist mémé se ...lettre témérairement en celées contre le frère ou le pro- chain, et l'avoir pour ennemi, — Mutth. V. 21, 22, • (ID AUTANT eunt,oU'UN FUIT comee réuni'. ses ADULTime OUT GENUE, AUTANT IL AISIE LA LeASTETe. 71. Par commettre adultère, dans le sixième Précepte du Dé- calque, il cst entend o, dans le sens naturel, non-seulement com- mettre mortation, mais aussi fairedes obscénités, dire des lasci- vetés et penser dos saletés ; mais dans te sens spirituel, par eom- Mire ad ultèrc, il est entendu adultérer Ica biens de la Parole et en falsifies les vrais ; et dans le sens suprême, par commettre adultère, il est entendu nier le Divin du Seigneur al profaner la Parole: ce sorit II les adultères de tout genre. L'homme naturel
  46. 46. N." 74. POUR LA NOUVELLE liniUSALEIU. peut savoir, d'après lu lueur rationnelle, que par commettre adultère il est entendu aussi fairedesobscénités,diredes lasci- vetés et penser des saletés; mais il ne sait pas que, par com- mettre adultère, il est entendu aussi adultérer les biens de la Parole et en falsifier les vrais; plus forte raison, qu'il est entendu nier le Divin du Seigneur el profaner la Parole; par conséquent, il ne sait pas non plus que l'adultère est un mal si grand, qu'il peut être appelé le diabolique même; car ce- lui qui est dansradultere naturel est aussi dans l'adultère spi- ritizetet vice versa: qu'il en soit ainsi,eela sera démontré dans un Traité spécial sur le Maras°s. Ceux qui, d'après la foi et la vie, ne regardent point les adultères comme péchés, sont en mérne temps dans les adultères de tout genre. 75. Si autant qindqu'un fuit l'adultère autant il aime le mariage, ou, ce qui est la mémo chose, si autant quelqu'un Tint la lasciveté. de l'adultère autant il ae la chasteté du mariage, c'est parce la lasciveté de l'adultère et la ehastelédu mariage sont deux opposés; c'est pourquoi, autant il n'est point dans auront il eut dans l'autre: c'est absolument comme ils Médit ci-dessus, N. 70. 70. Nulimpentsavoirquelle estla chasteté du mariage, sinon celui qui fuit comme péehéla lasciveté de l'adultère; l'homme peut savoir ce dans quoi il est, mais il ne peut sav oir ce dans quoi il n'est pas ; si,pardeseription ou par pensée, il sait quelque chosede eodansquoi il n'est pas, toujours est-itqu'il ne le sait autrement que dans l'ombre, et le doute s'attache à lui; c'est pourquoi il ne le voit dans la lumière et sans le doute que lorsqu'il y esClui-même ce donc, c'est savoir; mais cela, ;ci c'est savoir et ne pas savoir_ La vérité est, que la lasciveté de l'adultère et la chasteté du mariage sont absolument entre elles comme l'enfer et le Ciel entré eux, et que la lasciveté de l'adultère fait l'enfer cher l'homme, et la chasteté du maria- ge le Ciel chez lui. La chasteté du mariage n'est donnée que eheicelai - qui fuit comme péché la lasciveté de l'adultère; noie plus bas le N. 111. 77, D'après cela on peut, sans ambiguild, conclure et voir si un homme est chrétien ou s'il ne l'est pas, et même si un
  47. 47. nric.reffih Dg mg N. 77. homme a quelque religion ou s'il n'en a pas: Celui qui, d'a- près la foi ot la vie, ne regarde pas les adultères comme pé- chés, celui-lit n'est pas chrétien, el n'a pas de religion; celui, au contraire, qui fuit les adultères comme péchés, et clavan- I toge celui qui à cause de cela les a en aversion, el encore da- vantage celui qui h cause de cela les a en abomination, celui- là a de la religion; et, s'il est dans l'Église Chrétienne, il est Chrétien. Mais, sur cc sujet, il sera dit plusieurs choses dans le Traité sur le 11flauss: en attendant, voir ce qui en a été dit dans le Traité nu CIEL ET s'Eveee, 3110 h. 106. 78. Que par commettre adultère, il soit entendu aussi faire des obscénités, dire des lascivetés et penser des saletés, on le voit par les paroles du Seigneur dans Matthieu : Vous ace, entendu, qu'il n été dit par les anciens : Tu ne commettras point adultère; mais moi je vous dis que quiconque regarde une Jerome pour la convoiter a déjà contrats adultère avec elle dans son cœur. — V. 27, 28. :22, 79. Que, dans le sens spirituel, par commettre adultère il soit entendu adultérer le bien de la Parole ut eu falsifier le vrai, on le voit par ces passages: a Babylone o fait haire du vin de sa scortelion à toutes les nations.» — Apoc. XIV. B. — e L'Ange dit Je te montrerai le jugement de la Prostituée grande qui est ussim sur les rasa abondantes, avec laquelle les roisde le terre ont coterais seorletion. e — Apoc. XVII. 1. 2, — Baby/ane a fuit boire à toutes les ludions du vin de la fureur de sa scoreetion, el les rois de la terre am commis seorletion arec elle. • — Apoc. XVIII. 3. — « Dieu a jugé le Prostitue, grbmic qui n corrompu la terre par se scortelion. — Apoc. XIX. 2. — La scortation se dit de Babylone, parce que par Babylone sont entendus ceux qui s'arrogent le divin pouvoir du Seigneur, et qui profanent In Parole en l'adultérant et on la falsifiant ; c'est aussi pour cola quo Babylone est appelée .t la nacre des mar- lelions et des abominations de le terre, e — Apoc. XVII. S. — Semblable chose est signifiée par la scortalion dans les Pro- phètes; par cuempte, dans Jérémie: a Dans les Pr3phetes de Jérusalem j'ai etc une obstination horrible à commettre l'adul- tère et à marcher dans le mensonge. » XX[IL t f . — Dans

×