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1 nov. 2007 14:53:00GANGOUEUS a dit…      Que dire après un tel exposé, La Chêne? Merci pour cette riche contribution.    ...
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Reading this interesting novella for my 1996 GCE, A level Literature in English at St HubertsSeminary and Secondary School...
government would not compromise its morals for money; and questioned the wisdom inaccepting aid if that aid is going to be...
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Aminata sow fall

  1. 1. Aminata SOW FALL : La grève des bàttuImaginez une grande ville où, un beau matin, tous les mendiants feraientgrève. Pas de collecte, pas de sollicitation culpabilisante, pas de mendicitéjusqu’à nouvel ordre. On aurait tendance à penser " Pas de quoi fouetter unchat ! ", " quel intérêt ? ", " bon débarras ! ", " bof ! ". En fait, de ce côté dela Méditerranée, il est fort probable qu’on ne s’en rendrait pas compte.Cependant, le contexte est un élément majeur puisque l’initiative sedéroule à Dakar en terre musulmane. L’aumône (la zakat) est un pilier del’Islam. C’est donc cette situation surréaliste qu’Aminata Sow Fall nousdécrit - à savoir une ville où les habitants sont obligés de faire deskilomètres pour faire leur aumône ou leur sacrifice pour les mendiants -dans son roman devenu un classique des lettres africaines, j’ai nommé " Lagrève des bàttu ".C’est ma période sénégalaise. Je me régale. Je pense que cette situationque l’on pourrait qualifier de farfelue est une création de l’imaginairefertile de l’écrivaine. J’aimerai toutefois être contredit.Le ministère de l’Intérieur sénégalais a reçu des instructions du sommet.Afin de développer le tourisme dans le pays, l’état décide de débarrasserles grandes villes de ses mendiants qui encombrent les artères principaleset les carrefours avec leurs bàttu. Sous la direction de Mour NDiaye, KebaDabo fonctionnaire zélé va appliquer toute sa science et ses angoissespersonnelles pour atteindre cet objectif. Par la violence souvent. C’est sanscompter sur la réaction (inattendue?) des mendiants harcelés qui décidentde faire grève. Faire la chasse aux mendiants n’est pas une situation
  2. 2. nouvelle.En France, on entend les mesures de la RATP ou de certaines mairies pourse débarrasser d’une population " encombrante ".Mais Aminata Sow Fall choisit de nous entraîner dans la dimensionabsurde d’une action qui a été menée sans tenir compte de sesconséquences, du contexte social, des croyances profondes et séculaires.Elle s’incarne dans ces mendiants en essayant de traduire leur existence,leur dignité flouée par une tâche qui exige que cette dernière soit cachée auplus profond d’eux-mêmes, leur désir de survivre. Etrange retournement desituation où les méprisés ont la possibilité de décider du sort de leuroppresseur.Vous l’aurez compris cet ouvrage dégage plusieurs pistes de réflexion surun ton joyeux et non misérabiliste. C’est la force de ce magnifique roman.Bonne LectureGangoueusUne interview intéressante de la grande dame de la littérature sénégalaisesur le blog dAlain MabanckouAminata Sow Fall : La grève des bàttuCollection Motifs (Edition du Serpent à plumes)167 pages, 1ère Parution 1979Publié par GANGOUEUS à ladresse 20:54Libellés : Auteur : Sow Fall Aminata, Littérature africaine11 commentaires:
  3. 3. Anonyme a dit… Joey, Il y a tant à apprendre, tant à découvrir, que je ne sais où donner de la tête. pm. 11 oct. 2007 23:35:00GANGOUEUS a dit… Prends ton temps. Jaimerai dire que jai vraiment aimé ce livre. Parce que plutôt que de se figer dans la complainte ou de chercher en dehors de soi une source du mal, les boroom bàttu (les mendiants) se lèvent, font front commun et finalement améliorent leur situation. Aminata Sow Fall offre une perspective positive, ce qui est très rare dans les lettres africaines, je te le recommande. @+ 12 oct. 2007 20:38:00Anonyme a dit… """Parce que plutôt que de se figer dans la complainte ou de chercher en dehors de soi une source du mal, les boroom bàttu (les mendiants) se lèvent, font front commun et finalement améliorent leur situation""" Belle leçon de developpement en effet pour un continent qui semble se complaire dans sa tragédie. Pm. 12 oct. 2007 21:23:00Anonyme a dit… Gangoueus, Effectivement, ce roman ouvre plusieurs pistes de réflexion. En voici quelques unes. Au travers de la révolte des petites gens que nous décrit lauteur dans cette oeuvre éblouissante, beaucoup de questions fondamentales pour chacun mais aussi pour les
  4. 4. populations africaines se posent. Je me limiterai à ces dernières.Les africains sont-ils responsables de leur situation?Question peu orthodoxe que je me dois de poser au regard de la lecture que je fais de ceroman. Tels les mendiants, les populations africaines sont humiliées par des agissementsbeaucoup plus absurdes que ceux décrits dans la grève des bàttu. Mais dans la passivitégénérale. Les africains se complaisent dans un misérabilisme nourrit d’un fatalisme quiproduit l’immobilisme. Les regards sont souvent jetés vers l’autre qu’on désigne aisémentcomme coupable.Les mendiants ont compris que par la culture et les croyances la société ne serait pas enharmonie sans eux. Et ils ont utilisé cette force qui se trouve au-dedans de chaque êtrehumain pour réagir. La solution n’est pas venue forcement de l’extérieur. Tant qu’ilsrestaient passifs, personne ne se rendait compte de la place importante qu’ils occupaientdans l’organisation sociale et pour l’équilibre de tout un chacun.Je touche ainsi le problème des moyens. D’où ma deuxième question.Les africains ont-ils les moyens de susciter de véritables changements dans leurs pays ?A l’évidence très peu. Mais on y regardant de plus près, beaucoup. Il suffit de vouloir,pour trouver en soi les moyens d’actions et de pression pour contraindre les prédateurs àun changement d’attitude. Combien de pouvoir résisterait à des grèves généralisées.Combien de dictateurs resteraient insensibles à des marches de protestations quotidiennes?En prenant l’image saisissante des mendiants pour écrire ce roman-fiction, Aminataenlève toute forme d’excuse à l’inaction en prétextant d’une certaine impuissance face àson bourreau. En effet, c’est qui le mendiant? L’aveugle, le paralytique, l’orphelin, lesourd, le muet… Bref, tout ce qu’il y a de plus faible dans une communauté.C’est laction qui provoque la réaction et ensuite l’interaction (donc suite à plusieurschocs), pour aboutir enfin à léquilibre. Ce dernier peut-être instable ou insatisfaisant enfonction des acteurs mais intègre toujours un changement par rapport aux conditionsinitiales.Par cette lettre Aminata lance un défi à tout un chacun quelque soit sa condition et sesresponsabilités à se regarder d’abord avant de regarder l’autre. La solution à nosproblèmes dépend d’abord de nous même. Car chacun a en lui une force de changement.Il suffit den être conscient et davoir le courage daller la chercher.Cette fiction s’interprète tout aussi bien dans une dimension personnelle que collective etdans n’importe quel environnement. J’ai choisi volontairement la dimension collectivedes populations africaines pour rester proche de l’espace de narration de l’auteur et ainside sa pensée.La Chêne.
  5. 5. 1 nov. 2007 14:53:00GANGOUEUS a dit… Que dire après un tel exposé, La Chêne? Merci pour cette riche contribution. De nombreux bouleversements peuvent effectivement venir de la société civile. Si elle dit non. Mais dire non, ne suffit pas. Laveugle qui incarne magnifiquement le refus de linjustice, la révolte suite au décès dun des leurs, a besoin du soutien et dorganisation. Cest cette femme, Salla Niang, qui a réalisé tous les métiers de la terre et qui surtout à cotoyer les puissants dans leur intimité qui va apporter son savoir et sa détermination pour que cette grève atteigne son objectif. Tu me diras que cest un peu tiré par les cheveux, mais dans mon esprit je ne pouvais dissocier Salla Niang de la diaspora africaine en Occident. Une manière sûrement de mimpliquer et de trouver ma place dans cette histoire. Mais dire non, a un coût. Elevé souvent. Les africains sont responsables de leur situation actuelle? Oui et cette reflexion de A. Sow Fall malheureusement dactualité un quart de siècle plus tard. Je partage ton analyse sur les moyens de faire avancer les choses qui impliquent la responsabilité de chaque africain où quil soit. Il y a un aspect qui ma interpellé. Cest tout le contexte autour de laumône et de sa mise en oeuvre. Lécrivaine dénonce quelque part lhypocrisie qui accompagne cette pratique et quelque part, je me demandais, si ce nest pas notre relation à nos traditions quelle interrogeait. Je crois quil y a quelque chose à creuser car quelque part certains de nos us et coutumes sont subis comme un véritable fardeau sans que ces derniers soient questionnés sur leurs fondements et leurs sens, aujourdhui. @+ Merci encore! 1 nov. 2007 23:21:00Anonyme a dit… Gangoues,
  6. 6. ***Mais dire non, ne suffit pas. Laveugle qui incarne magnifiquement le refus de linjustice, la révolte suite au décès dun des leurs, a besoin du soutien et dorganisation*** Evidemment, il faut une organisation et une stratégie bien élaborée pour éviter tout enlisement, toute action sans réel impact et toute débauche dénergie inutile. *** Tu me diras que cest un peu tiré par les cheveux, mais dans mon esprit je ne pouvais dissocier Salla Niang de la diaspora africaine en Occident. Une manière sûrement de mimpliquer et de trouver ma place dans cette histoire.*** Effectivement la dispora à un rôle à jouer. Car lexilé subit sans cesse une force de rappel à son pays dorigine, bénéficie dun recul intéllectuel et dune lucidité que ceux qui sont pris dans le tourment quotidien de la terre dorigine nont pas. Il peut alors contribuer de façon efficace à la mise en place de cette stratégie. ***Mais dire non, a un coût. Elevé souvent.*** Les belles victoires sont celles obtenues dans la douleur et tout changement souhaité a une part de mélancolie. Peut-être parceque les indépendances des pays africains ont été obtenus pour la plupart par des conférences et non de véritables luttes de libération que les élites nayant pas bien mésuré le prix de la liberté ce sont facilement laissés corrompre? ***Je crois quil y a quelque chose à creuser car quelque part certains de nos us et coutumes sont subis comme un véritable fardeau sans que ces derniers soient questionnés sur leurs fondements et leurs sens, aujourdhui.*** Entierement daccord avec vous. Les coutumes sont par principe dynamiques comme les sociétés. Elles évoluent avec le temps et les intéractions avec dautres cultures. Ce qui devrait subsister au passage du temps cest lesprit de la coutume et non pas forcement la pratique. Les réalités du siècles présents ne sont pas celles du moyen âge mais la nature de lhomme est la même quelque soit les temps. Concernant les coutumes africaines, le problème cest quil y a très peu de pédagogie sur leur essence et leur sens. Ce qui expliquerait le caractère subit puisquil y a déficit de compréhension. La Chêne. 3 nov. 2007 10:46:00Anonyme a dit…
  7. 7. La Chêne, Le lien entre lesprit de la coutume et la nature de lhomme qui transparaît dans votre discours ne me semble pas si évident que ça. En effet, la coutume considérée comme le fruit de la vie en société de nos ancêtres, ne saurait-être forcement une émanation de la nature humaine. Lexemple probant est celui des dirigeants africains qui malgré nos traditions de solidarité et dentraide, se caractérisent par un égoisme inimaginable. Berthe K. 3 nov. 2007 11:33:00GANGOUEUS a dit… Evidemment, il faut une organisation et une stratégie bien élaborée pour éviter tout enlisement, toute action sans réel impact et toute débauche dénergie inutile. Cela semble évident mais dans la réalité cest une autre histoire... Les belles victoires sont celles obtenues dans la douleur et tout changement souhaité a une part de mélancolie. Peut-être parceque les indépendances des pays africains ont été obtenus pour la plupart par des conférences et non de véritables luttes de libération que les élites nayant pas bien mésuré le prix de la liberté ce sont facilement laissés corrompre? LAlgérie serait une anti-thèse à votre propos dans ce cas. Mais reconnaissons que le cas algérien est complexe.On peut aisément dire que De Gaulle, dirigeant extrêmement visionnaire, a fait le pire des présents aux africains subsaharéens. Vu sous cet angle, le roman dAminata Sow Fall a quelque chose didyllique. Pour les mendiants, il faut dire, non. Cest tout. Il ny a pas de prix à payer à partir du moment où ils ne cèdent plus au diktat des autorités. Et leur vie bascule, le rapport de pouvoir change. La puissance de la fiction réside sûrement dans ce genre de projet. Lexemple probant est celui des dirigeants africains qui malgré nos traditions de solidarité et dentraide, se caractérisent par un égoisme inimaginable. Bienvenue Berthe K., La question que tu poses est très intéressante. Je suis impatient davoir lavis de La Chêne.
  8. 8. @ suivre... 4 nov. 2007 16:40:00Anonyme a dit… Quelques précisions. - A Berthe K. Merci pour l’attention que vous avez portée à mes mots. Je reconnais que ce lien n’est pas si tangible que cela dans mon discours. Pour apporter un peu plus de clarté, je dirais que, j’ai voulu simplement mettre en évidence l’un des facteurs de pérennisation de l’esprit de la coutume. A savoir, la nature humaine dans son côté reproducteur voire imitateur ou même grégaire. Il y a certes d’autres aspects comme le climat, la religion, la géographie qui participent à cela. Par ailleurs, si cette même nature auprès de quelques uns peut travestir certaines traditions cela ne remet pas en question ces dernières tant qu’elles se constatent au niveau du plus grand nombre. Pour reprendre votre exemple, la question est de savoir si de façon générale les africains sont portés vers la solidarité ou pas. Jespère que ces quelques mots supplémentaires ont pu éclairer votre lanterne. - A Gangoueus, L’Algérie un cas complexe en effet, où malgré les luttes il y a corruption des élites. Mais cela ne constitue pas un contre-exemple à mon hypothèse qui suggère que sans lutte on se laisse facilement corrompre. Une anti-thèse? Certainement. Je sens que je serai encore interpellé par Berthe K... La Chêne. 5 nov. 2007 21:52:00GANGOUEUS a dit… @ La Chêne, On attend linterpellation de Berthe K ! Merci dêtre passé. Je reviendrai, dès que possible, sur ses aspects des traditions qui ne sont pas à rejeter,
  9. 9. mais à réinventer. Lun des volets de la question des traditions est celui très finement abordé de la polygamie avec cette phrase magnifique dAminata Sow Fall : Toutes les femmes ont rêvé au moins une fois dans leur vie davoir un homme à elle toute seule. Cest dailleurs marrant car lépisode sur lannonce dune nouvelle épouse à sa première femme par Mour NDiaye rompt quelque part la continuité de ce roman, comme si lécrivaine avait tenté par tous les moyens de caser son propos. @ plus Gangoueus 7 nov. 2007 22:11:00Ndack a dit… La Chêne, Jai bien aimé ton analyse qui sest développé dans ces commentaires grâce à la vigilance de Gangoueus. Je ne suis pas convaincue que lAlgérie esoit une anti-thèse à ton propos. Je dis ça car jai été frappé par le chaleureux accueil que le Sénégal (mon pays) a fait à Mr. Sarkozy et laisance avec laquelle ce dernier a prononcé son fameux discours à Dakar (avec cette idée que lhomme africain nest pas suffisamment entré dans lhistoire dans une enceinte qui porte le nom de Cheikh Anta Diop), versus laccueil que Mr. Sarkozy a reçu en Algérie: pas de négociation, de contrat, tant que vous navez pas reconnu les actes criminels de lÉtat français à notre égard. Il y a aussi lexemple du Sénégal à nouveau qui signe prestement des accords dimmigration avec la France versus le Mali du président ATT qui sy refuse - le Mali a déjà vécu une révolution sanglante avec sa jeunesse, ATT sait ce qui lattend sil nest pas suffisamment ferme avec lOccident. Et surtout, je trouve que les africains nont pas été si passifs que cela, beaucoup de choses se sont passés en 60 ans - ce nest pas beaucoup 60 ans pour apprendre à vivre ensemble dans de nouvelles frontières tout en continuant de se faire aspirer son énergie vitale de lextérieur ! Évidemment ça se passe par des guerres et des soulèvements avec des minorités du Nord comme du Sud qui se taillent la part du lion, mais on y arrive, on y arrive. Et pas grâce à lextérieur, ni même aux élites, mais grâce au peuple africain lui- même. Grâce à la maman qui se lève à 3 heures du matin pour aller acheter le poisson quelle va vendre au marché, et grâce au papa qui ne parle pas français mais qui va jusquen Turquie en avion pour son commerce (et cest un africain intello comme toi ou moi qui lui remplit sa fiche pour la douane avant latterrissage !).
  10. 10. GhffffffffffffffffffffffffffffffffffffA non-fictional version of the fictitious strike story told in Aminata Sow Falls The BeggarsStrike, is about to be staged. But unlike Sow Falls political satire, the characters in the factualversion set to be dramatized are African nations (the beggars), led by Ghana and assisted byUganda and Malawi; and Western nations (the donors), championed by Briton (i.e. England,Wales, Scotland and Northern Ireland).For the benefit of those who are not familiar with the Senegalese, Aminata Sow Fallsmasterpiece and its subject matter let me provide a very brief synopsis.The story is set in a Muslim dominated African community where people, particularly powerfuland affluent figures are required by their religion and their marabouts (holy men) to give almsor gifts to beggars and poor people. An unnamed capital city is flooded with filthy beggars whoare called unfortunate names such as dregs of society, conglomeration of humanity, a runningsore that must be kept hidden, etc. The sight of these disease-ridden beggars in the streets of thisunnamed city is giving it a bad image and driving away tourists. But if Mour Ndiaye, theDirector of Public Health and Hygiene can get rid of them, he will have a massive chance ofbeing appointed as the Vice President of the nation.Ndiaye together with his competent assistant, Keba Dabo (who ironically was raised in extremepoverty), zealously rids the citys streets of these verminous scroungers through constantintimidation, beatings and repeated imprisonment. This move is obviously motivated by Ndiayesambition to become Vice President of the nation.To make sure that he gets the post in question, Ndiaye consults a marabout (a holy man or aspiritual adviser) who tells him that his chances of becoming Vice President will be enhancedonly if he gives certain gifts to real beggars in their customary locations. But all the beggars havevacated the streets following the persecution. If Ndiayes dream of becoming Vice President is tocome to fruition, he needs to persuade the beggars to return to their various posts in the city to beoffered alms; his fate lies in their hands. But now the beggars are organized and have formed aunified community outside the city vowing never to return to the streets for alms. At this point,the “pious” city civil servants and businessmen whose success is dependent on regular charitablegestures to beggars and the poor are beginning to panic. The beggars strike is yielding therequired results as the so-called alms givers or donors now need the beggars more than thebeggars need them. What a paradox!People must give alms to the poor to attain spiritual favour and earthly rewards, so if Mohammedwill not go to the mountain, the mountain must come to Mohammed. When all attempts topersuade the beggars to return to the streets fail, Ndiaye is compelled to carry his assorted gifts tothe strikers new location begging them to accept the donations. But this is not exactly what themarabouts instruction is – beggars to benefit from Ndiayes gifts have to be real street beggarsand not a well-organized community. Finally the appointment of a Vice President is announcedand he is not Mour Ndiaye. The beggars are having the last laugh – victory is theirs.
  11. 11. Reading this interesting novella for my 1996 GCE, A level Literature in English at St HubertsSeminary and Secondary School, I saw no likelihood of such an amusing story – beggars onstrike, happening in real life. My position was obviously influenced by the popular adage: abeggar has no choice – which I had parochially interpreted as beggars not having the right tochoose what they want but accepting whatever donations given to them even if there are difficultstrings attached. However, after reading and reflecting on the entire content of the book, I cameto the full realization that beggars indeed have choices, only that their options are not many –probably just two: deciding to continue begging and being scorned and treated like idiots all thetime, or opting out of begging and enjoying immense respect and dignity.Unfortunately, for over five decades African nations have willingly gotten themselves entangledin the dirty and shameful web of the former (begging). But it appears things are about to change;African political elites are perhaps becoming a bit more enlightened, and they may sooner ratherthan later opt for the latter option (refusing to beg); the signs are visible almost everywhere.What somehow worries me is the fact that it is taking the antics and arrogance of a small boy tomake the men with greying hair, Hitler-like moustaches, Moses-like beards and big academictitles to come to their senses and brainstorm.It all began when the 45-year-old British Prime Minister, Mr David Cameron vowed to cut orwithdraw aid to African countries which fail to respect and protect gay rights or legalizehomosexual relationships, making special mention of Ghana and a few other African countries.His remark was reported by a considerable section of both the UK and African media on the 10thand 11th of October 2011. Boiling with rage, I swiftly provided a response to Mr Camerons ill-informed and arrogant statement.In my article David Cameron Commits the Fallacy of Argumentum ad Baculum, published onModernghana.com and Ghanaweb.com on October 11 and 12 respectively, I rebuked MrCameron and western leaders for hiding behind a façade of human rights promotion to imposetheir norms, decisions and will on the usual victims – Africans and less developed countries. Itwas made clear that Africans are not going to be told how to run our countries and how to liveour lives by foreigners. I concluded that Mr Cameron would in fact be doing Africans,particularly Ghanaians a huge favour if the so-called aid to Ghana is diametrically withdrawn asthat will make our greedy and selfish leaders less powerful and oppressive, and make Ghanaiansmore hardworking and imaginative, for necessity is the mother of invention.A couple of weeks later, the Second Deputy Speaker and NPP Member of Parliament for Dome-Kwabenya, Professor Mike Ocquaye; Ghanas Trade and Industry Minister, Ms Hannah Tetteh;and Ghanas presidential spokesman Mr Koku Anyidoho, also joined in the debate, expressinganger at what they perceived to be the British governments attempts to manage the affairs of theGhanaian and African people.Prof. Ocquaye, pronounced that Ghana can survive without depending on aid from Britain,charging the government not to succumb to UKs threats. Ms Hannah Tetteh emphasized thatevery society has its norms and what it considers to be acceptable; and gay relationships are notpart of the Ghanaian and African norms. Mr Koku Anyidoho emphatically stated that
  12. 12. government would not compromise its morals for money; and questioned the wisdom inaccepting aid if that aid is going to be tied to things that will destroy the moral fibre of society.Responding to Mr Camerons comment a couple of days ago, Ghanas President John Atta Millscategorically proclaimed that the UK cannot impose its values on Ghana and that he would neverinitiate or support any attempt to legalize homosexuality. He stressed that Mr Cameron is entitledto his views, but he does not have the right to direct to other sovereign nations as to what theyshould do. His position has received the backing of the nations law makers and religiousleaders.Ghanas response to Mr Camerons threat is not different from that of Uganda. The Ugandanpresidential adviser John Nagenda is quoted as saying that Mr Cameron is showing a bullyingmentality and that Ugandans would not tolerate being treated like children. The followingwords of Mr Nagenda are noteworthy: Uganda is, if you remember, a sovereign state and we aretired of being given these lectures by people. If they must take their money, so be it.Malawi has also made her voice heard. The spokesperson of the Malawian Government, PatriciaKaliati describes Britains decision to have pro-gay strings to aid as unfortunate, adding thathomosexuality which is part of the legacy of British rule is and will continue to be illegal inMalawi. Defending Malawi laws that criminalize same-sex unions, President Bingu waMutharika described gays as worse than dogs. He stated that even though his country needs aid,it would not welcome donations from countries that command them to legalize same sexmarriages as the practice is not only a threat to the family unit but contradicts Malawis richculture.It is evident that like the beggars in The Beggars Strike, all the above-mentioned nations andmany others are resolved never to go chasing hand-outs or alms at the expense of their richnorms or values and dignity. They are set to commence a strike that could aptly be dubbed TheAfrican Beggars Strike. There is no doubt at all that Africa shall be loved when she is lackd(rewording a line in Shakespeares Coriolanus). In other words, the indispensability, supremebeauty, and real value of Africans will be realized and missed by the West when she is no moregoing to them for LALASULALA (alms).However, that which is still shrouded is whether or not the African nations will have the lastlaugh when the strike begins. Remember, the golden rule governing such strikes is simple buttough: IF YOU CANT PERSEVERE, DONT START IT – IT SHOULD CONTINUE ADINFINITUM (without end). So wait, dont jubilate or heave a sigh of relief yet, as our Africanpoliticians are highly unpredictable partly due to their fickle-mindedness, greed and cash-conscious nature. Never be surprised if they make a U-turn, and the strike doesnt take place, or itbegins and comes to unceremonious and fruitless end.Emmanuel Sarpong Owusu-Ansah (Black Power) is an Investigative Journalist and the author ofFourth Phase of Enslavement (2011). He may be contacted via email(andypower2002@yahoo.it).

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