Le cancer
de la prostate
Une information de la Ligue
contre le cancer
pour les personnes concernées
et leurs proches
Impressum
_Editrice
Ligue suisse contre le cancer
Effingerstrasse 40
case postale 8219
3001 Berne
tél. 031 389 91 00
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3Le cancer de la prostate
Table des matières
Editorial	5
Qu’est-ce que le cancer?	 6
Le cancer de la prostate	 7
Examens e...
4 Le cancer de la prostate
5Le cancer de la prostate
Cancer – pour les malades comme
pour leurs proches, l’annonce du
diagnostic est toujours un choc...
6 Le cancer de la prostate
Le mot «cancer» est un terme gé-
nérique qui désigne l’ensemble
des tumeurs malignes. Une tu-
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Des risques liés au hasard
Le cancer frappe indifféremment
les optimistes et les pessimistes,
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Les troubles ci-après sont typi-
ques d’une maladie bénigne de la
prostate; ils nécessitent un ...
9Le cancer de la prostate
Le cancer le plus fréquent chez
l’homme âgé
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cer le plus fré...
10 Le cancer de la prostate
Examens et diagnostic
Le diagnostic nécessite généra-
lement plusieurs examens, l’ob-
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Echographie transrectale
>	 Cet examen permet de déter-
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12 Le cancer de la prostate
Les stades de la maladie
Les différents examens permet-
tent d’évaluer l’extension de la
malad...
13Le cancer de la prostate
Traitement
Généralités
Le traitement est toujours choisi
en fonction de votre situation per-
so...
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Accordez-vous le temps qu’il fau-
dra pour choisir la thérapie en ré-
fléchissant notamment au...
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>	 Votre urologue pourra vous
conseiller si vous êtes confron-
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16 Le cancer de la prostate
Important
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Pour le cancer de la prostate débutant,
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18 Le cancer de la prostate
Pour que le traitement nécessaire
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19Le cancer de la prostate
Méthodes thérapeutiques
Opération
L’opération vise à enlever toute la
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20 Le cancer de la prostate
>	 Prostatectomie par voie péri-
néale: Le périnée se trouve
entre l’anus et le scrotum.
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bles transitoires. Contrairement
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fois, les cellules saines son...
22 Le cancer de la prostate
Curiethérapie à bas débit de dose
(LDR, Low Dose Rate) par implan-
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23Le cancer de la prostate
tumeurs de la prostate. Les avis
divergent quant à son influence
sur le désir (appétit sexuel, ...
24 Le cancer de la prostate
Effets indésirables possibles
>	 Diminution de la capacité érec-
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25Le cancer de la prostate
Surveillance active
(watchful waiting)
En présence d’une tumeur peu
agressive qui se développe ...
26 Le cancer de la prostate
Vivre avec la maladie
Les progrès réalisés ces dernières
décennies ont nettement amélioré
les ...
27Le cancer de la prostate
Annexes
Où trouver de l’aide
L’équipe médicale et soignante
Elle est là pour vous informer et v...
28 Le cancer de la prostate
Brochures de la Ligue
contre le cancer
>	 Le traitement médicamenteux des
cancers (chimiothéra...
29Le cancer de la prostate
Sites Internet
En français:
>	www.ligue-cancer.asso.fr
>	 www.prosca.net (Association de sou-
t...
30 Le cancer de la prostate
La ligue contre le cancer de votre région
offre conseils et soutien
1	 Krebsliga Aargau
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31Le cancer de la prostate
Ligue suisse
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Le cancer de la prostate

  1. 1. Le cancer de la prostate Une information de la Ligue contre le cancer pour les personnes concernées et leurs proches
  2. 2. Impressum _Editrice Ligue suisse contre le cancer Effingerstrasse 40 case postale 8219 3001 Berne tél. 031 389 91 00 fax 031 389 91 60 info@liguecancer.ch www.liguecancer.ch _Conseils scientifiques (par ordre alphabétique) PD Dr med. Daniel M. Aebersold, médecin-chef de service adjoint, Radio- oncologie, Hôpital de l’Ile, Berne Dr med. Emanuel Jacky, médecin-chef, Oncologie, Hôpital universitaire de Zurich Anita Margulies, BSN, RN, Oncologie, Hôpital universitaire de Zurich Dr med. Rudolf Morant, directeur médical, Oncologie, ZeTuP Saint-Gall et Coire Dr med. Thomas Sauter, spécialiste FMH en urologie, Berne Dr med. Osama Shahin, médecin-chef, Clinique universitaire d’urologie, Liestal Dr med. Armin Thöni, directeur médical Radio-oncologie, Lindenhofspital, Berne _Rédaction Dr phil. Nicolas Broccard, journaliste scientifique, Berne Susanne Lanz, Ligue suisse contre le cancer _Traduction Evelyne Carrel _Illustrations Willi R. Hess, dessinateur scientifique, Berne _Couverture Adam et Eve, d’après Albrecht Dürer _Photos Page 4: ImagePoint AG, Zurich _Design Wassmer Graphic Design, Zäziwil _Impression Ast&Fischer AG, Wabern Cette brochure est également disponible en allemand et en italien. © 2014, 2006, Ligue suisse contre le cancer 2e édition inchangée LSC / 9.2014 / 600 F / 2074
  3. 3. 3Le cancer de la prostate Table des matières Editorial 5 Qu’est-ce que le cancer? 6 Le cancer de la prostate 7 Examens et diagnostic 10 Les stades de la maladie 12 Traitement 13 Généralités 13 Répercussions sur la sexualité 14 Répercussions sur la continence urinaire 15 Traitement du cancer de la prostate débutant 16 Traitement du cancer de la prostate avancé 17 Participation à une étude clinique 18 Suivi médical 18 Méthodes thérapeutiques 19 Opération 19 Radiothérapie 20 Hormonothérapie 22 Chimiothérapie 24 Surveillance active (watchful waiting) 25 Médecines complémentaires 25 Vivre avec la maladie 26 Annexes 27
  4. 4. 4 Le cancer de la prostate
  5. 5. 5Le cancer de la prostate Cancer – pour les malades comme pour leurs proches, l’annonce du diagnostic est toujours un choc. Du jour au lendemain, l’existence se trouve bouleversée et l’avenir semble remis en question, tandis que l’on oscille entre la peur et l’espoir. Avec le cancer de la prostate, la sexualité est directement touchée, ce qui peut porter un coup à l’image masculine. Chaque homme perçoit son corps et sa virilité d’une façon qui lui est propre et qui est marquée par les influences sociales et le vécu personnel. Bien des hommes ont de la peine à parler ouvertement de leur sexua- lité. Mais que ce soit avec le méde- cin ou avec sa ou son partenaire, on ne trouvera guère de solutions si on refuse de regarder les pro- blèmes en face et d’appeler les choses par leur nom. Le mieux est d’aborder la question avec le mé- decin traitant avant même le dé- but du traitement. Grâce au dépistage et aux pro- grès réalisés ces dernières années dans le domaine de la médecine, les traitements sont devenus plus efficaces et moins agressifs. Pour pouvoir mettre en place une théra- pie taillée sur mesure pour vous, une discussion approfondie avec le médecin est indispensable. Cher lecteur Le cancer de la prostate peut au- jourd’hui être guéri dans de nom- breux cas; dans d’autres, il est possible de ralentir la progression de la maladie. A l’heure actuelle, le maintien de la qualité de vie re- vêt également une grande impor- tance. En présence d’un cancer de la prostate, cela peut vouloir dire que, parfois, on choisira de retar- der le début du traitement propre- ment dit tout en procédant à une surveillance active. Vous trouverez dans cette brochure une brève description de la mala- die, des examens réalisés en vue de poser le diagnostic et des op- tions thérapeutiques possibles. La Ligue contre le cancer tient égale- ment à votre disposition toute une série d’autres brochures (voir an- nexes) avec des informations et des conseils qui pourront vous aider à mieux vivre avec la mala- die. Nous espérons qu’avec le soutien de vos proches, de votre équipe soignante, voire, le cas échéant, d’un conseiller spécialisé (voir an- nexes), vous réussirez à trouver une voie qui vous semble accep- table. Votre Ligue contre le cancer
  6. 6. 6 Le cancer de la prostate Le mot «cancer» est un terme gé- nérique qui désigne l’ensemble des tumeurs malignes. Une tu- meur est une excroissance patho- logique due à une prolifération de cellules. On distingue les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes. Les premières se développent sur place, alors que les secondes en- vahissent les tissus voisins; elles peuvent aussi se disséminer à dis- tance par le biais de la circulation lymphatique ou sanguine et for- mer des foyers cancéreux secon- daires dans d’autres organes: les métastases. A côté de nombreuses tumeurs bénignes, on trouve plus d’une centaine de tumeurs malignes dif- férentes. Suivant l’origine de celles- ci, on parle, dans le jargon médical, de carcinomes ou de sarcomes. Tout commence dans la cellule Les tissus et les organes sont com- posés de plusieurs milliards de cellules. Les cellules sont les élé- ments constitutifs de notre orga- nisme. Chacune renferme dans son noyau le «plan de construc- tion» exact de l’individu: le patri- moine génétique (chromosomes et gènes), ou ADN (acide désoxy- ribonucléique). Qu’est-ce que le cancer? Des causes multiples Sous l’effet du «hasard», d’influen- ces extérieures (environnement, alimentation, polluants, etc.), du vieillissement naturel ou de fac- teurs congénitaux, des dérègle- ments peuvent affecter le plan de construction d’une cellule. En principe, le système immuni- taire est capable de réparer ce genre de «pannes». S’il n’y parvient pas, la cellule en question peut se divi- ser de façon anarchique et devenir «immortelle». Les cellules qui pro- lifèrent ainsi finissent par former, avec le temps, un nodule, une tu- meur. Le caractère bénin ou malin de celle-ci dépend d’autres fac- teurs que le médecin peut tirer au clair en procédant à des investiga- tions ad hoc, généralement asso- ciées à un prélèvement de tissu. Des dimensions inimaginables Une tumeur d’un centimètre de diamètre contient déjà un milliard de cellules et peut s’être dévelop- pée pendant plusieurs années. En d’autres termes, la tumeur n’ap- paraît pas du jour au lendemain; la vitesse à laquelle elle croît peut varier fortement d’une tumeur et d’un individu à l’autre.
  7. 7. 7Le cancer de la prostate Des risques liés au hasard Le cancer frappe indifféremment les optimistes et les pessimistes, les personnes qui vivent saine- ment et celles qui vivent dange- reusement. Au bout du compte, le risque d’être touché relève du ha- sard. On peut toutefois réduire ce risque en optant pour un mode de vie sain et en évitant les compor- tements qui pourraient favoriser l’apparition d’une tumeur. Mais il n’existe pas de recette miracle, et nul ne peut savoir à l’avance s’il développera ou non la maladie. Dans certaines familles, on ob- serveuneaccumulationdecancers bien précis. Pour en savoir plus sur la question, vous pouvez consulter la brochure «Prédispositions héré- ditaires au cancer» (voir annexes). Le cancer de la prostate La prostate est une glande de l’ap- pareil génital masculin de la taille d’une châtaigne. Située directe- ment sous la vessie, elle encercle la partie supérieure de l’urètre (voir illustration page suivante). Les canaux déférents, qui trans- portent les spermatozoïdes depuis lestesticules,traversentégalement la prostate avant de déboucher dans l’urètre. La prostate produit un liquide épais, le liquide séminal, qui est expulsé avec les spermato- zoïdes lors de l’éjaculation. Les tumeurs de la prostate évo- luent très lentement; tant qu’elles restent confinées à la glande pro- prement dite, elles ne provoquent ni troubles ni douleurs. Souvent, elles restent ignorées: un grand nombre d’hommes meurent pour de tout autres motifs sans avoir ja- mais su qu’ils avaient une tumeur maligne de la prostate. La tumeur peutparfaitementrestersilencieuse pendant dix ans et plus sans cau- ser le moindre problème. > Des maux de dos peuvent par- fois être le premier signe d’un cancer de la prostate. Ils sont liés à la présence de métastases dans la colonne vertébrale. A ce stade, il s’agit malheureusement déjà d’un cancer avancé dont la guérison n’est plus possible.
  8. 8. 8 Le cancer de la prostate Les troubles ci-après sont typi- ques d’une maladie bénigne de la prostate; ils nécessitent un contrô- le chez l’urologue: > affaiblissement du jet d’urine; > mictions fréquentes, égale- ment la nuit; > mictions fréquentes et impé- rieuses; > traces de sang dans l’urine; > saignements ou douleurs lors de l’éjaculation. A l’heure actuelle, la plupart des cancers de la prostate sont décou- verts à l’occasion d’un examen du sang (PSA, voir p. 10) ou d’un tou- cher rectal. Les chances de guérison se sont améliorées ces dernières années, et les patients peuvent vivre plus longtemps avec la maladie en conservant une qualité de vie ac- ceptable. Grâce aux examens de dépistage, un grand nombre de tumeurs malignes de la prostate peuvent être décelées à un stade précoce, avec de bonnes perspec- tives de guérison. Vues frontale et latérale de la prostate et des organes/ vaisseaux voisins  Prostate  Canaux déférents  Vésicules séminales  Vessie  Col vésical (avec le sphincter interne de l’urètre)  Urètre/sphincter externe  Plancher pelvien (soutient notamment le sphincter externe de l’urètre) a b c d e f g
  9. 9. 9Le cancer de la prostate Le cancer le plus fréquent chez l’homme âgé Le cancer de la prostate est le can- cer le plus fréquent chez l’homme – surtout à partir de 65 ans – mais non la cause de mortalité par can- cer la plus courante. On dénombre près de 3500 nouveaux cas chaque année en Suisse. Il ne faut pas confondre le cancer de la prostate avec l’hyperplasie de la prostate, beaucoup plus fréquente. Ce terme désigne une augmentation bénigne du volume de la glande qui peut provoquer un rétrécissement de l’urètre.  Bandelettes neurovasculaires  Pénis  Testicules  Epididyme  Bourses (scrotum)  Rectum h i k l m n
  10. 10. 10 Le cancer de la prostate Examens et diagnostic Le diagnostic nécessite généra- lement plusieurs examens, l’ob- jectif étant de définir le meilleur traitement possible. En principe, on procède aux investigations suivantes dans le cadre d’un dé- pistage, d’un contrôle de routine ou suite à l’apparition des symp- tômes décrits plus haut. Dosage du PSA Le PSA (antigène spécifique de la prostate) est une protéine synthé- tisée dans la prostate et dont la présence peut être décelée dans le sang. Le taux de PSA est indiqué en nanogrammes (= milliardièmes de gramme). > Le taux normal de PSA se situe entre 0 et 4 ng/ml. De 4 à 10 ng/ml, on considère qu’il est légèrement augmenté; au-delà, il est élevé. > Un taux de PSA supérieur à la normale peut indiquer la pré- sence d’une tumeur; il néces- site par conséquent une sur- veillance et des analyses complémentaires. Dans bien des cas, toutefois, c’est une maladie bénigne de la prostate (hyperplasie ou inflammation, par exemple) qui est à l’origine d’une légère augmentation du PSA; le taux peut également être plus élevé après un tou- cher rectal ou une endoscopie de la vessie (cystoscopie). > Ni le dosage du PSA ni le tou- cher rectal ne permettent de conclure à l’existence d’une tumeur maligne. En présence d’un taux légèrement accru ou en augmentation, on procé- dera souvent à une surveil- lance pendant plusieurs mois avant d’entreprendre des exa- mens complémentaires. > Après traitement d’un cancer de la prostate, le taux de PSA fait office de «marqueur tumo- ral» et permet de surveiller l’évolution de la maladie. Palpation de la prostate > Les tumeurs malignes se déve- loppent souvent dans la zone périphérique de la prostate et peuvent être palpées par le médecin à partir du rectum (toucher rectal); la palpation d’une zone indurée peut indi- quer la présence d’un cancer. Ce procédé ne permet toute- fois pas de déceler toutes les tumeurs! > En cas de suspicion de can- cer, on procède à des investi- gations complémentaires; seul un prélèvement tissulaire (biopsie) permet de poser un diagnostic formel.
  11. 11. 11Le cancer de la prostate Echographie transrectale > Cet examen permet de déter- miner le volume de la pros- tate; il consiste à introduire une sonde ultrafine de quel- ques centimètres dans le rec- tum et à suivre l’image numé- risée sur l’écran. Biopsie > Pour effectuer le prélève- ment, le médecin introduit une aiguille dans la prostate à travers le rectum en se gui- dant généralement avec une sonde à ultrasons. Il prélève 8 à 12 cylindres de tissu dans des zones clairement définies. L’examen au microscope per- met de confirmer ou d’infirmer la présence d’un cancer et de déterminer l’agressivité des cellules tumorales (voir enca- dré: Score de Gleason). Techniques d’imagerie médicale > En cas de suspicion fondée de cancer, ces techniques rensei- gnent sur la présence d’éven- tuelles métastases ou permet- tent de préciser un résultat particulier. Elles sont égale- ment utilisées pour planifier le traitement. La scintigraphie osseuse permet de mettre en évidence ou d’exclure des métastases osseuses. La tomo- densitométrie (scanner), l’ima- gerie par résonance magné- tique (IRM) et la radiographie normale sont également utili- sées selon les cas. Examen des ganglions lympha- tiques > Les métastases se dévelop- pent en premier lieu dans les ganglions locaux. Comme les petites métastases n’appa- raissent pas à la radiographie, il est parfois indiqué de pré- lever du tissu ganglionnaire (lymphadénectomie) avant d’opter pour tel ou tel traite- ment. Le prélèvement donne des informations fiables sur le stade de la maladie. Dans la majorité des cas, les ganglions ne sont toutefois prélevés et examinés que lors de l’ablation de la prostate (voir p. 19). Score de Gleason La biopsie permet de voir dans quelle mesure les cellules cancéreuses diffèrent des cellules normales de la prostate, ainsi que de définir la vitesse probable à laquelle la tumeur croît et son degré d’agressivité. Les spécialistes parlent de «grading». L’écart est exprimé à l’aide d’un système de points (score de Glea- son) allant de 2 à 10. Un chiffre peu élevé signifie que le cancer évolue lentement. A partir de 7, le risque que la tumeur soit agressive et à croissance rapide augmente.
  12. 12. 12 Le cancer de la prostate Les stades de la maladie Les différents examens permet- tent d’évaluer l’extension de la maladie, c’est-à-dire de détermi- ner le stade à laquelle elle se trou- ve; on parle de «staging». Pour ce faire, on a recours à la classifica- tion internationale TNM: T = taille de la tumeur, exprimée par des chiffres allant de 0 à 4. Plus le chiffre est élevé, plus la tumeur est étendue. T1 La tumeur est confinée à la prostate et sa pré- sence ne peut être déce- lée qu’au microscope. T2 La tumeur est encore intracapsulaire. T3 La tumeur a franchi la capsule prostatique. T4 La tumeur s’étend aux organes voisins. N = ganglion lymphatique («node» = nodule en anglais). N0 signifie que les ganglions lymphatiques ne sont pas tou- chés, N1 que les ganglions du bassin sont atteints. M = métastases. M0 signifie qu’il n’y a pas de métastases, M1 qu’il y en a. Cette classification peut encore être précisée par l’adjonction de petites lettres supplémentaires; T2a, par exemple, signifie que la prostate n’est touchée que d’un seul côté.
  13. 13. 13Le cancer de la prostate Traitement Généralités Le traitement est toujours choisi en fonction de votre situation per- sonnelle. Il dépend avant tout des facteurs suivants: > le stade de la maladie (voir chapitre examens et diagnos- tic), c’est-à-dire – l’extension de la tumeur – le taux de PSA – le score de Gleason; > la taille de la prostate; > l’atteinte de la prostate (uni- latérale ou bilatérale); > votre âge et votre espérance de vie; > votre état général du point de vue physique et psychique; > vos préférences personnelles. Objectif Si la tumeur est limitée à la pros- tate, le traitement sera dit curatif, car il vise à obtenir la guérison. En présence de métastases dans d’autres organes, la maladie ne pourra plus être guérie. On peut toutefois en ralentir la progression pendant une période prolongée et remédier aux troubles éventuels; il s’agira alors d’un traitement pal- liatif. Planification et choix du traite- ment Le traitement est toujours plani- fié de façon interdisciplinaire; en d’autres termes, la situation est évaluée par des experts de dif- férents domaines. Vous pourrez ainsi discuter directement des op- tions possibles avec les spécia- listes concernés (urologue, radio- oncologue ou oncologue). Vous pouvez également en parler avec votre médecin de famille ou de- mander un deuxième avis médi- cal; c’est votre droit le plus strict, et le médecin traitant ne considé- rera pas cela comme une preuve de défiance. Effets indésirables Le nombre et l’importance des effets indési- rables varient de cas en cas. La plupart pou- vant être atténués par des mesures médi- cales, il est important que vous en parliez à l’équipe soignante. Certains effets indésirables peuvent sur- venir en cours de traitement et régresser spontanément par la suite; d’autres peuvent n’apparaître que plus tard, au terme du traite- ment proprement dit.
  14. 14. 14 Le cancer de la prostate Accordez-vous le temps qu’il fau- dra pour choisir la thérapie en ré- fléchissant notamment aux points suivants: > Y a-t-il d’autres solutions que le traitement proposé? > Quels sont les avantages et les inconvénients des différentes thérapies? > A quels effets indésirables devez-vous vous attendre? > Quelles mesures pouvez-vous prendre si vous avez de la peine à retenir vos urines après le traitement? (voir aussi p. 15) > Le traitement aura-t-il des répercussions sur votre vie sexuelle? (voir le paragraphe suivant) Répercussions sur la sexualité Les effets possibles sur la fonc- tion sexuelle (érection, éjacula- tion) jouent un rôle décisif dans le choix du traitement. Il s’agit de mettre en balance les chances de guérir ou de ralentir la progres- sion de la maladie d’une part et le maintien de la puissance sexuel- le ou de la qualité de vie d’autre part. Toutes les formes de traite- ment affectent toutefois la sexua- lité de manière plus ou moins marquée. > Discutez de vos craintes et de vos attentes concernant votre vie amoureuse et sexuelle si possible avant d’opter pour tel ou tel traitement. Prenez l’ini- tiative de le faire si le médecin n’aborde pas spontanément la question. > Le dialogue vous paraîtra peut- être plus facile si vous vous dites que les spécialistes aux- quels vous vous adressez ont l’habitude de ce genre de dis- cussions, car ils ont déjà eu à informer de nombreux hom- mes. > Si cela peut vous aider, utilisez les termes que vous employez d’ordinaire. Votre médecin maîtrise parfaitement ce lan- gage, et la discussion s’enga- gera peut-être plus naturelle- ment. Important > En principe, il est toujours pos- sible d’atteindre l’orgasme, même sans éjaculation (on parle d’orgasme «sec»). > Etant donné qu’il n’y a plus de production de sperme et de spermatozoïdes, il n’y a plus non plus de capacité de pro- création. > La capacité érectile peut être plus ou moins diminuée, voi- re disparaître complètement, (voir «Méthodes thérapeuti- ques» p. 19); les spécialistes parlent de dysfonction érectile.
  15. 15. 15Le cancer de la prostate > Votre urologue pourra vous conseiller si vous êtes confron- té à ce problème. Il existe diffé- rentes possibilités (injections, pompe à vide, médicaments/ prothèses) pour provoquer artificiellement une érection. L’urologue vous expliquera les différentes options avec leurs avantages et leurs inconvé- nients; il pourra vous dire ce qui lui semble le plus judicieux dans votre cas. Vous pouvez également vous faire conseiller par un sexo- logue. Le plaisir érotique et la satisfaction peuvent également être obtenus sans érection, par d’autres moyens que le rap- port sexuel. > Les changements relatifs à la vie amoureuse concernent également votre partenaire. Il est donc important de l’as- socier autant que possible aux discussions afin de clari- fier ensemble les besoins, les incertitudes et les peurs qui peuvent survenir chez l’un comme chez l’autre. Répercussions sur la continence urinaire Chez l’individu en bonne santé, une double sécurité assure la conti- nence urinaire: le sphincter interne (contrôle involontaire), entre la vessie et la prostate, et le sphinc- ter externe (contrôle volontaire), sous la prostate, qui fait partie de la musculature du plancher pel- vien (voir ill. page 8/9). Lors de la prostatectomie radicale (voir p. 19), le sphincter interne est enlevé avec la prostate. Le sphinc- ter externe, qui peut être conservé lors de l’intervention chirurgicale, suffit en règle générale pour contrôler l’écoulement de l’urine. Entourant l’urètre comme un an- neau, il le ferme hermétiquement même sans être activé volontaire- ment. Durant les trois premiers mois qui suivent l’opération en particulier, des fuites peuvent néanmoins se produire, surtout à l’effort: quand vous riez, éternuez ou toussez, la pression augmente dans la ves- sie, de sorte que quelques gout- tes peuvent franchir le sphincter, intacte mais encore affaibli.
  16. 16. 16 Le cancer de la prostate Important > Les pertes involontaires d’urine sont généralement transitoi- res. Pour absorber les fuites, il existe des protections spécia- les pour hommes. N’hési- tez pas à en parler avec votre urologue. Vous trouverez également les adresses de fournisseurs de produits liés à l’incontinence sur Internet. > En règle générale, on peut, dès que le cathéter a été en- levé, commencer un program- me d’exercices (gymnastique du plancher pelvien) en vue d’activer volontairement le sphincter intact, de l’entraîner et de le renforcer, en interrom- pant par exemple la miction. En règle générale, on peut apprendre et pratiquer ces exercices soi-même; il existe du matériel d’information sur le sujet (voir «Sites Internet» p. 29). Le cas échéant, le re- cours à un physiothérapeute peut se révéler utile. > Il vaut toujours la peine de faire quelque chose contre l’incontinence et de la traiter activement! Pour cela, il est essentiel que vous ne gardiez pas pour vous les problèmes que vous pourriez rencontrer. Traitement du cancer de la prostate débutant Les différents traitements sont dé- crits de manière plus détaillée aux pages 19 à 25. Traité à ses débuts (voir p. 12), le cancer de la prostate peut être guéri dans la plupart des cas. On parle de traitement curatif. Celui-ci peut faire appel à différentes tech- niques: > ablation totale de la prostate (prostatectomie radicale); > irradiation externe de la pros- tate (radiothérapie); > irradiation interne de la pros- tate (curiethérapie); > dans certains cas, il est pos- sible de différer le traitement une fois le diagnostic posé tout en procédant à des contrôles réguliers (watchful waiting); > pour les tumeurs agressives au stade débutant (taux de PSA élevé, score de Gleason élevé) une hormonothérapie peut être envisagée après l’opéra- tion ou après la radiothérapie.
  17. 17. 17Le cancer de la prostate Pour le cancer de la prostate débutant, l’intervention chirurgicale et la radiothérapie offrent grosso modo les mêmes chances de guérison. Le traitement sera donc choisi essentiellement en fonction des effets indési- rables possibles, de l’âge du patient et de son état général. Traitement du cancer de la prostate avancé Les différents traitements sont dé- crits de manière plus détaillée aux pages 19 à 25. Si la tumeur s’est propagée à la vessie ou à l’urètre ou si elle a formé des métastases dans les ganglions ou les os, le cancer ne peut plus être guéri. Il est toutefois possible de ralentir la progression de la maladie pendant une période prolongée, des années bien sou- vent. Dans pareil cas, on attache une importance particulière au maintien de la qualité de vie. > Le traitement de choix est l’hormonothérapie. > Si la tumeur n’est pas hor- mono-dépendante, on peut, suivant les cas, envisager une chimiothérapie. > Pour atténuer les douleurs liées aux métastases osseuses, on peut procéder à une radio- thérapie ciblée des endroits concernés. Une opération peut parfois aussi être indiquée. > Certains médicaments, com- me les bisphosphonates peu- vent d’une part consolider les os, et, d’autre part, atténuer les douleurs causées par les métastases. Pour améliorer la qualité de vie, on peut, suivant les symptômes et les besoins, avoir recours à des méthodes complémentaires. > Les traitements susmentionnés sont effectués par différents spécialistes (urologues, onco- logues, radio-oncologues) qui pourront vous conseiller. Traitement de la douleur A un stade avancé, le cancer de la prostate peut, notamment s’il a formé des métastases osseuses, provoquer des douleurs qu’il est important de traiter. Il est toujours possible de soulager les douleurs, voire de les supprimer complète- ment (voir brochures, p. 28), que ce soit par des médicaments ou par d’autres méthodes, comme la radiothérapie ou l’opération.
  18. 18. 18 Le cancer de la prostate Pour que le traitement nécessaire puisse être engagé et adapté au jour le jour, il est indispensable que vous signaliez vos douleurs au médecin qui s’occupe de vous (urologue, médecin de famille, oncologue). Les douleurs non traitées ne font que vous affaiblir et vous abattre. Important: Les effets indésirables potentiels d’un traitement antal- gique sont toujours moins graves que des douleurs supportées en silence! Participation à une étude clinique La recherche médicale développe constamment de nouvelles appro- ches et méthodes thérapeutiques. Après de nombreuses étapes, cel- les-ci doivent être évaluées chez l’homme. Il s’agit généralement d’optimiser des traitements exis- tants afin d’accroître leur effi- cacité et d’en atténuer les effets secondaires ou d’obtenir un autre avantage (prolonger la survie, ra- lentir la progression de la tumeur, atténuer les douleurs, etc.). Il se peut que l’on vous propose de participer à une telle étude dans le cadre de votre traitement. Cette participation se fait toujours sur une base volontaire; vous res- tez libre de vous retirer de l’étude ou d’interrompre le traitement à tout moment. Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à la bro- chure «Thérapie anticancéreuse dans le cadre d’une étude clini- que» (voir annexes). Suivi médical Il est indispensable que vous vous soumettiez à des contrôles régu- liers. Ces examens visent > à déceler rapidement les effets indésirables du traitement pour y remédier dans toute la mesure du possible; > à surveiller et à confirmer le processus de guérison; > à contrôler qu’il n’y ait pas récidive, reprise de la crois- sance tumorale ou formation de métastases. Si, entre deux contrôles, vous vous trouvez confronté à des pro- blèmes, consultez votre médecin traitant sans tarder.
  19. 19. 19Le cancer de la prostate Méthodes thérapeutiques Opération L’opération vise à enlever toute la tumeur en préservant autant que possible la continence (contrôle de l’urine) et la capacité érectile (raidissement de la verge). Il est recommandé de choisir un centre où ce type d’interventions est cou- ramment pratiqué. Pour commencer, le chirurgien pré- lève les ganglions lymphatiques des deux côtés de la prostate. Il procède ensuite à l’ablation de la prostate avec les vésicules sémi- nales et les fragments terminaux des canaux déférents (prostatec- tomie radicale). Si les ganglions lymphatiques sont touchés, la si- tuation est parfois réévaluée. Le chirurgien en discutera avec vous en détail avant l’intervention. Lors de l’opération, le sphincter qui ferme l’urètre sous la prostate et qui empêche les pertes d’urine involontaires est soigneusement conservé. Après l’ablation de la prostate, l’urètre et la vessie sont à nouveau reliés ensemble, ce qui nécessite la pose d’un cathéter. Celui-ci sera retiré 7 à 10 jours plus tard, lorsque la suture aura parfai- tement cicatrisé. Deux faisceaux de nerfs et de vais- seaux – les bandelettes neurovas- culaires (voir page 8/9) – passent tout près de la prostate. Ils jouent un rôle important dans le raidis- sement de la verge, car ce sont eux qui transmettent les signaux nécessaires à l’érection aux corps caverneux dans le pénis. Si la tumeur est petite et non pal- pable, les bandelettes nerveuses peuvent être préservées grâce à une technique opératoire parti- culière; les chances de conserver ainsi la capacité érectile varient sensiblement (entre 30 et 90%). Il existe différents modes opéra- toires. Votre urologue vous pré- sentera volontiers les avantages et les inconvénients des différen- tes techniques opératoires: > Prostatectomie rétropubienne: elle se fait par une incision de la paroi abdominale sous le nombril jusqu’au pubis. C’est la méthode la plus utilisée à l’heure actuelle. > Prostatectomie laparoscopique (= par voie endoscopique): les instruments chirurgicaux et une caméra sont introduits dans l’organisme à travers de petites incisions dans l’abdomen. Le chirurgien peut ainsi opérer à l’intérieur du corps sous surveillance vidéo. Il s’agit là d’une tech- nique opératoire peu invasive.
  20. 20. 20 Le cancer de la prostate > Prostatectomie par voie péri- néale: Le périnée se trouve entre l’anus et le scrotum. Dans ce type d’intervention, il n’est pas possible de pré- lever les ganglions lympha- tiques. Peu invasive elle aussi, cette technique est rarement pratiquée en Suisse. Le choix de la technique opératoire dépend d’une part du patient et des résultats des examens, et, d’autre part, de l’expérience et de l’appré- ciation personnelle de l’urologue qui opère. Effets indésirables possibles > Dans la plupart des cas, le contrôle du sphincter de l’urè- tre est légèrement diminué durant les trois premiers mois qui suivent l’opération. De légères pertes d’urine peuvent notamment se produire à l’ef- fort (soulever des charges, se lever, tousser, éternuer, etc.). Trois à six mois après l’opéra- tion, la majorité des hommes parviennent toutefois à rete- nir leur urine sans problème (voir «Répercussions sur la continence urinaire» p. 15). Il est rare qu’un traitement soit nécessaire à la suite d’une incontinence durable. > Dans de rares cas, le raccord entre la vessie et l’urètre peut se rétrécir ou se fermer après quelques semaines ou quel- ques mois en raison de la for- mation d’un excédent de tissu cicatriciel. Cela peut provoquer un net affaiblissement du jet d’urine et l’incapacité de vider complètement la vessie. Si vous rencontrez ce problème, consultez votre urologue. > Si les bandelettes nerveuses ont pu être préservées d’un côté ou des deux côtés de la prostate, tout ou partie de la capacité érectile naturelle se rétablira tôt ou tard. Si les ban- delettes nerveuses ont dû être sectionnées – c’est le cas lors de grosses tumeurs – l’érection n’est plus possible. La sensa- tion de plaisir lors de l’orgas- me reste toutefois la même (voir p. 14, «Répercussions sur la sexualité»). Radiothérapie Les rayons attaquent les cellules cancéreuses, qui ne pouvant plus se diviser ni proliférer, finissent par mourir. Ils agissent toutefois aussi sur les cellules saines, ce qui peut entraîner des effets indésira-
  21. 21. 21Le cancer de la prostate bles transitoires. Contrairement aux cellules cancéreuses, toute- fois, les cellules saines sont pour la plupart en mesure de réparer les dégâts subis. Lors du traitement radiothérapeu- tique, toute la prostate est irradiée afin de détruire l’ensemble des cellules cancéreuses. Grâce aux progrès réalisés sur le plan tech- nique, la radiothérapie peut au- jourd’hui parfaitement remplacer l’opération dans de nombreux cas. Elle peut aussi être utilisée en complément à une intervention chirurgicale ou pour traiter certai- nes métastases. Radiothérapie externe Les champs à irradier sont définis de manière très précise au moyen d’une tomographie informatisée. Grâce aux progrès réalisés ces dernières années, les rayons sont focalisés sur la prostate de façon à protéger le mieux possible la vessie et le rectum. Pendant six à huit semaines, le patient reçoit des rayons à raison de cinq séan- ces hebdomadaires. Chaque séan- ce ne dure que quelques minutes. Souvent, la radiothérapie s’ac- compagne temporairement d’une hormonothérapie destinée à ren- forcer les résultats escomptés (voir p. 22). Effets indésirables possibles > Irritation du rectum et de la vessie pendant le traitement et plusieurs semaines après, besoin impérieux d’uriner et d’aller à la selle pendant un certain temps, formation de tissu cicatriciel, surtout à la sortie de la vessie, pouvant empêcher la vidange de celle- ci. Les symptômes peuvent être plus marqués si les voies lymphatiques ont également été irradiées. > L’impuissance est plus rare après une radiothérapie qu’après une prostatectomie radicale. La capacité érectile peut se dégrader petit à petit; les troubles surviennent sou- vent des mois, voire des années après l’irradiation. Radiothérapie interne (curiethérapie) Dans cette forme de radiothéra- pie, les sources radioactives sont placées directement dans le tissu cancéreux ou l’organe touché sous anesthésie générale ou locale. Important: La curiethérapie ne peut être pratiquée que dans des cen- tres spécialisés; elle n’est rem- boursée par l’assurance de base que dans des conditions bien pré- cises.
  22. 22. 22 Le cancer de la prostate Curiethérapie à bas débit de dose (LDR, Low Dose Rate) par implan- tation de grains d’iode radio- actifs: De minuscules capsules métalliques radioactives sont im- plantées dans la prostate. Pendant six mois environ, elles délivrent dans la prostate des radiations dont l’intensité va en s’amenui- sant avec le temps. On parle de curiethérapie interstitielle ou de brachythérapie (du grec brachys = court). Les grains d’iode devenus inactifs restent dans la prostate. Le traitement se fait soit ambula- toirement, soit dans le cadre d’une brève hospitalisation. Curiethérapie à haut débit de dose (HDR, High Dose Rate) avec char- gement différé (afterloading): On place de minuscules tubes en plas- tique dans la prostate, puis on «charge» les éléments radioactifs. Les tubes sont retirés une fois l’ir- radiation terminée. Ce procédé permet de délivrer une dose de rayons plus élevée en peu de temps. En Suisse, il n’est pratiqué que dans quelques centres spécia- lisés, généralement en association avec une radiothérapie externe. Le traitement nécessite un bref sé- jour à l’hôpital. Effets indésirables possibles > La vessie et le rectum sont moins irrités qu’avec la radio- thérapie externe, mais l’urètre davantage; il peut en résulter des douleurs à la miction. > La diminution de la capacité érectile est moins fréquente qu’avec la radiothérapie externe et peut n’intervenir qu’après plusieurs mois ou années. Important: Lorsque les grains d’iode deviennent inactifs, il n’y a plus aucune trace de radioacti- vité dans l’organisme du patient, exactement comme après une radiothérapie externe. Si des me- sures de précaution s’avéraient nécessaires, vous en serez informé. Hormonothérapie L’hormonothérapie – il s’agit en fait plutôt d’une thérapie anti-hormo- nale, l’objectif étant de freiner ou d’empêcher une hormone d’agir – inhibe l’action de la testostérone (l’hormone sexuelle masculine) sur les cellules de la prostate. Elle est souvent associée à une radio- thérapie (voir chapitre précédent). Sécrétée par les testicules, la tes- tostérone joue un rôle essentiel dans le développement des ca- ractères masculins. Elle stimule la croissance des cellules de la prostate et, de ce fait, de certaines
  23. 23. 23Le cancer de la prostate tumeurs de la prostate. Les avis divergent quant à son influence sur le désir (appétit sexuel, libido) et la puissance sexuelle. > Le chirurgien procède à l’abla- tion des testicules dans le cadre d’une intervention mineure sur le plan technique (orchidecto- mie); la production de testos- térone est alors définitivement arrêtée. Les conséquences psychologiques de cette inter- vention doivent être discutées avec le médecin traitant avant l’opération. > A l’heure actuelle, on a plutôt recours à des médicaments pour inhiber l’action de la tes- tostérone. Pour la plupart des hommes, ce type de traitement est plus facile à accepter. Il existe différents groupes de médicaments dont le mécanis- me d’action n’est pas le même. Le signal qui commande la production de testostérone dans les testicules est régi par l’hypophyse. Avec certains médicaments (les agonistes de la LH-RH), on peut influencer cette glande de manière à ce que les testicules ne puissent plus fabriquer de testostérone. Au début du traitement, ces médicaments sont combinés avec des anti-androgènes (voir point suivant). > Un autre groupe de médica- ments (les anti-androgènes) inhibe l’action directe de la tes- tostérone sur les cellules de la prostate. > L’hormonothérapie ralentit la croissance de la tumeur et des éventuelles métastases pen- dant plusieurs années dans le meilleur des cas. La tumeur reprend ensuite sa croissan- ce; on parle alors de cancer de la prostate hormono-résis- tant. On suppose qu’avec le temps, la tumeur «s’habi- tue» à l’absence d’hormones et «apprend» à croître même sans testostérone. Le dosage du PSA (voir p. 10), qui sert à surveiller le bon déroulement de l’hormonothérapie, per- met également de déceler une reprise de l’activité tumorale. Bisphosphonates Ces médicaments peuvent inhiber la diminu- tion de la masse osseuse lorsque l’organisme est privé de testostérone et prévenir la fragi- lité osseuse (ostéoporose). Ils atténuent aussi les douleurs osseuses dues aux métastases et protègent des fractures. En présence de métastases osseuses, on les utilise de ce fait aussi en complément aux analgésiques. Effets indésirables possibles Troubles du transit intestinal, symptômes grippaux, anémie, nécroses de la mâchoire (un contrôle dentaire est conseillé à titre pré- ventif afin d’éliminer d’éventuels foyers infec- tieux avant le début du traitement).
  24. 24. 24 Le cancer de la prostate Effets indésirables possibles > Diminution de la capacité érec- tile, variable d’un individu à l’autre. > Diminution de la libido, varia- ble d’un individu à l’autre. > Bouffées de chaleur, fatigue, manque d’entrain et de concentration. > Augmentation parfois doulou- reuse du volume des seins (gynécomastie). Une irradia- tion préalable de la poitrine permet de diminuer ce risque. > La suppression durable de la production de testostérone peut entraîner une diminution précoce de la masse osseuse (ostéoporose). L’administra- tion de bisphosphonates (voir encadré) permet de réduire ce risque. Chimiothérapie La chimiothérapie repose sur l’em- ploi de médicaments qui détrui- sent les cellules cancéreuses ou en inhibent la croissance: les cy- tostatiques (du grec zyto = cellule et statikós = arrêt). Les cytostati- ques sont distribués dans tout l’organisme par le biais de la cir- culation sanguine. Le choix des cytostatiques utilisés, il en existe plus de cent, dépend des caracté- ristiques de la maladie. Ils empê- chent la multiplication rapide des cellules cancéreuses et freinent leur prolifération. Malheureuse- ment, les cellules normales à crois- sance rapide (cellules des mu- queuses, cellules responsables de la formation du sang et de la crois- sance des cheveux) sont égale- ment affectées; contrairement aux cellules tumorales, elles ont toute- fois la capacité de se régénérer. > Si l’hormonothérapie n’agit pas ou plus, on peut envisager le recours à différents médica- ments pour prolonger la survie d’une part, et pour atténuer les symptômes tels que les dou- leurs osseuses d’autre part. Il s’agira toutefois de mettre en balance le bénéfice attendu et les effets indésirables pos- sibles. Effets indésirables possibles Modification du nombre et de la proportion de globules sanguins, troubles du transit intestinal, troubles de la fonction cardiaque, risque accru d’infection. D’une manière générale, les effets se- condaires sont étroitement liés au type de médicaments, à l’indi- cation et au dosage. Votre onco- logue vous informera et vous conseillera en conséquence.
  25. 25. 25Le cancer de la prostate Surveillance active (watchful waiting) En présence d’une tumeur peu agressive qui se développe très lentement, on peut, lorsque les ef- fets secondaires d’un traitement (risque lié à l’opération, lésions dues aux rayons, perte de la capa- cité érectile, problèmes de conti- nence) sont plus importants que le bénéfice escompté (survie, qualité de vie), différer le début de la thé- rapie sous certaines conditions. Cette stratégie est surtout possible > chez les hommes de plus de 70/75 ans; > lorsque le taux de PSA est peu élevé; > lorsque le score de Gleason est faible; > lorsque la palpation ne révèle pas d’anomalie. Pour les personnes touchées, la surveillance active signifie: > des contrôles médicaux régu- liers (toucher rectal, dosage du PSA, éventuellement biopsie annuelle pour détecter suffi- samment tôt une éventuelle progression de la maladie et pouvoir mettre en œuvre le traitement à un stade où la guérison est encore possible; > l’acceptation d’un certain ris- que, étant donné qu’une tumeur en principe guérissable peut se transformer en tumeur incurable avec le temps; > l’acceptation d’une certaine charge psychique, car on ne fait «rien» contre une maladie potentiellement mortelle. Médecines complé- mentaires Un grand nombre d’hommes at- teints d’un cancer de la prostate ont recours à des méthodes pa- rallèles ou complémentaires à côté de la médecine classique. Ces méthodes peuvent, sous certai- nes conditions, améliorer le bien- être et la qualité de vie pendant et après le traitement (voir aussi bro- chures, p. 28); elles ne peuvent ni ne doivent en aucun cas rempla- cer les traitements classiques. Les hommes qui souffrent d’un cancer avancé de la prostate peu- vent discuter avec leur médecin traitant ou leur médecin de fa- mille du bien-fondé d’une mé- thode complémentaire dans leur cas.
  26. 26. 26 Le cancer de la prostate Vivre avec la maladie Les progrès réalisés ces dernières décennies ont nettement amélioré les chances de survie et la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Les traitements res- tent toutefois longs et éprouvants. Si certaines personnes sont ca- pables de poursuivre leurs activi- tés quotidiennes, d’autres n’y ar- rivent plus. S’écouter Prenez le temps qu’il faudra pour vous adapter à votre nouvelle si- tuation. Le retour à la vie de tous les jours peut se faire pas à pas et à votre rythme, en fonction de vos possibilités personnelles. La façon de gérer le quotidien varie d’un individu à l’autre; la manière de gérer la maladie aussi. Toutes les attitudes s’observent, de «j’en ai vu d’autres» à «je vais mou- rir» en passant par «pourvu que je m’en sorte» ou «ça finira sûre- ment mal». En parler avec d’autres Tout cancer ravive la peur de la mort, même lorsque les chances de guérison sont élevées. Certains préfèrent ne pas en parler; d’autres voudraient le faire mais n’osent pas. D’autres encore sont déçus lorsque leurs proches refusent d’entrer en matière. Dans ce do- maine, il n’y a pas de recette uni- verselle. Ce qui peut apporter du réconfort à l’un ne sera d’aucune utilité à l’autre et vice-versa. Essayez de déterminer par vous- même ce qui contribue à amélio- rer votre qualité de vie. L’horizon s’éclaire parfois si on se pose des questions toutes simples: «Qu’est ce que je veux vraiment? De quoi ai-je besoin? Qu’est-ce qui est im- portant pour moi? Comment puis- je y arriver? Qui serait en mesure de m’aider?» Vous trouverez égale- ment en annexe des adresses et des informations qui pourraient vous être utiles. Faire appel à un soutien professionnel N’hésitez pas à faire appel à un pro- fessionnel si votre anxiété persiste ou si vous avez le sentiment que la situation vous échappe. Parlez de vos problèmes à l’équipe médicale et soignante ou à votre médecin de famille. Ils pourront vous con- seiller et vous prescrire au besoin des mesures remboursées par la caisse maladie. Suivant les difficul- tés auxquelles vous vous heurtez, le service social de l’hôpital ou la Ligue contre le cancer de votre can- ton peuvent également vous aider.
  27. 27. 27Le cancer de la prostate Annexes Où trouver de l’aide L’équipe médicale et soignante Elle est là pour vous informer et vous aider à surmonter les problèmes liés à la maladie et au traitement. Essayez aussi de préciser par vous-même les différents moyens qui pourraient améliorer votre état général et vous faciliter le retour à la vie de tous les jours. Votre ligue cantonale contre le cancer Son rôle est de vous conseiller, de vous accompagner et de vous aider à surmon- ter les difficultés liées à la maladie. Elle peut également vous proposer des cours ou vous aider à clarifier des problèmes d’assurances. La Ligne InfoCancer 0800 11 88 11 Au bout du fil, une professionnelle vous écoutera, vous proposera des solutions et répondra avec précision à vos ques- tions sur votre cancer et son traitement. L’appel et les renseignements sont gra- tuits, et vous n’avez pas besoin de décli- ner votre identité. Forums de discussion Il existe sur Internet des forums de dis- cussion sur le thème du cancer, notam- ment le forum de la Ligue contre le can- cer www.forumcancer.ch, géré par la ligne InfoCancer. Vous pouvez aussi vous rendre sur le forum de la Ligue française contre le cancer sous www.ligue-cancer. asso.fr (voir aussi Internet, p. 29) Les contacts avec des personnes qui ont traversé des épreuves semblables peu- vent vous redonner du courage. N’oubliez toutefois pas que ce qui a aidé un tel ne vous conviendra pas forcément. Les assurances > Les frais des traitements contre le cancer sont pris en charge par l’assu- rance obligatoire pour autant qu’il s’agisse de thérapies reconnues ou que le produit figure sur la liste des spécialités de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Votre médecin traitant vous donnera toutes les pré- cisions nécessaires. > Les frais des traitements avec des substances autorisées sont également pris en charge dans le cadre d’une étude clinique (voir p. 18). Certaines nouvelles thérapies sont toutefois liées à des conditions précises. > Lors de conseils/traitements supplé- mentaires non médicaux, la prise en charge par l’assurance obligatoire ou l’assurance complémentaire n’est pas garantie. Il faut donc vous informer au préalable auprès de votre médecin de famille, de votre médecin traitant ou de l’hôpital. La Ligue contre le cancer de votre canton peut également effec- tuer ces démarches pour vous. > Pour les personnes qui souffrent d’un cancer, la conclusion d’une assurance complémentaire est parfois liée à des réserves; il en va de même de certai- nes assurances vie.
  28. 28. 28 Le cancer de la prostate Brochures de la Ligue contre le cancer > Le traitement médicamenteux des cancers (chimiothérapie) > La radiothérapie > Cancer et sexualité au masculin (en préparation) > Soigner son apparence durant et après la thérapie Peau, coiffure, couleurs et vêtements – les conseils de la Ligue contre le cancer > Vivre avec le cancer, sans douleur Un guide pour les personnes concer- nées et leurs proches > Journal des douleurs > DOLOMETER® VAS Réglette pour évaluer l’intensité de la douleur > Fatigue et cancer Suggestions et conseils pour gérer la fatigue liée au cancer > Difficultés alimentaires en cas de cancer Un guide pour surmonter le manque d’appétit et les problèmes de diges- tion causés par le cancer > Parallèles? Complémentaires? Risques et bénéfices des méthodes non vérifiées en oncologie. Informations et conseils pour les patients et leurs proches > Activité physique et cancer Comment retrouver confiance en son corps grâce au mouvement > Accompagner un proche atteint de cancer Suggestions et conseils pour les parents et amis des personnes tou- chées > Prédispositions héréditaires au cancer Des réponses aux questions que se posent les familles confrontées à une accumulation de cancers des assurances sociales > Cancer: prestations des assurances sociales > Les directives anticipées de la Ligue contre le cancer 15 francs ou téléchargement gratuit sur: www.liguecancer.ch/directives- anticipees Commandes > Ligue contre le cancer de votre canton > Téléphone: 0844 85 00 00 > Courriel: boutique@liguecancer.ch > Internet: www.liguecancer.ch Vous trouverez également sur le site www.liguecancer.ch la liste complète et les descriptifs des brochures publiées par la Ligue contre le cancer. Autres brochures et documents > Thérapie anticancéreuse dans le cadre d’une étude clinique. A commander auprès de l’Institut de recherche appliquée sur le cancer (SIAK), tél. 031 389 91 91, www.sakk.ch, courriel: sakkcc@sakk.ch.
  29. 29. 29Le cancer de la prostate Sites Internet En français: > www.ligue-cancer.asso.fr > www.prosca.net (Association de sou- tien aux personnes touchées par le cancer de la prostate, Genève) > www.urologie.ch (site de la Société suisse d’urologie) > www.inkontinex.ch/french/plancher- pelvien.htm (Gymnastique pour le plancher pelvien) > www.cancer.ca (site de la Société canadienne du cancer) > www.fnclcc.fr (site de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, avec un dictionnaire des cancers de A à Z) > www.doctissimo.fr/html/dossier/ cancer_prostate.htm En anglais: > www.cancerbackup.org.uk/cancer- type/prostate (Informations destinées aux patients sur pratiquement tous les cancers et sur les problèmes liés à la maladie et au traitement) > www.cancer.gov/prostate (Informations sur le cancer de la pros- tate publiées par le National Cancer Institute aux Etats-Unis) > www.malecare.org (site de l’Association d’entraide américaine «malecare, Men fighting cancer together» Sources Les publications et les sites Internet men- tionnés dans cette brochure ont égale- ment servi de sources pour sa rédac- tion. Ils correspondent pour l’essentiel aux critères de qualité de la fondation La Santé sur Internet (voir charte sur www.hon.ch/HONcode/French).
  30. 30. 30 Le cancer de la prostate La ligue contre le cancer de votre région offre conseils et soutien 1 Krebsliga Aargau Milchgasse 41 5000 Aarau Tel. 062 834 75 75 Fax 062 834 75 76 admin@krebsliga-aargau.ch www.krebsliga-aargau.ch PK 50-12121-7 2 Krebsliga beider Basel Mittlere Strasse 35 4056 Basel Tel. 061 319 99 88 Fax 061 319 99 89 info@klbb.ch www.klbb.ch PK 40-28150-6 3 Bernische Krebsliga Ligue bernoise contre le cancer Marktgasse 55 Postfach 184 3000 Bern 7 Tel. 031 313 24 24 Fax 031 313 24 20 info@bernischekrebsliga.ch www.bernischekrebsliga.ch PK 30-22695-4 4 Ligue fribourgeoise contre le cancer Krebsliga Freiburg route St-Nicolas-de-Flüe 2 case postale 96 1705 Fribourg tél. 026 426 02 90 fax 026 426 02 88 info@liguecancer-fr.ch www.liguecancer-fr.ch CP 17-6131-3 5 Ligue genevoise contre le cancer 11, rue Leschot 1205 Genève tél. 022 322 13 33 fax 022 322 13 39 ligue.cancer@mediane.ch www.lgc.ch CP 12-380-8 6 Krebsliga Graubünden Alexanderstrasse 38 Postfach 368 7000 Chur Tel. 081 252 50 90 Fax 081 253 76 08 info@krebsliga-gr.ch www.krebsliga-gr.ch PK 70-1442-0 7 Ligue jurassienne contre le cancer rue des Moulins 12 2800 Delémont tél. 032 422 20 30 fax 032 422 26 10 ligue.ju.cancer@bluewin.ch www.liguecancer-ju.ch CP 25-7881-3 8 Ligue neuchâteloise contre le cancer faubourg du Lac 17 case postale 2001 Neuchâtel tél. 032 721 23 25 LNCC@ne.ch www.liguecancer-ne.ch CP 20-6717-9 3 12 6 4 14 5 15 8 7 13 18 12 9 9 16 1711 19 10
  31. 31. 31Le cancer de la prostate Ligue suisse contre le cancer Effingerstrasse 40 case postale 8219 3001 Berne tél. 031 389 91 00 fax 031 389 91 60 info@liguecancer.ch www.liguecancer.ch CP 30-4843-9 Brochures tél. 0844 85 00 00 boutique@liguecancer.ch www.liguecancer.ch/brochures Forum www.forumcancer.ch, le forum internet de la Ligue contre le cancer Guide du cancer www.liguecancer.ch/guide- cancer, le répertoire internet de la Ligue contre le cancer avec les offres de soutien psychosocial (conseils, cours, etc.) en Suisse Ligne stop-tabac tél. 0844 000 181 max. 8 cts/min. (sur réseau fixe) du lundi au vendredi 11 h–19 h Vos dons sont les bienvenus. 9 Krebsliga Ostschweiz SG, AR, AI, GL Flurhofstrasse 7 9000 St. Gallen Tel. 071 242 70 00 Fax 071 242 70 30 info@krebsliga-ostschweiz.ch www.krebsliga-ostschweiz.ch PK 90-15390-1 10 Krebsliga Schaffhausen Rheinstrasse 17 8200 Schaffhausen Tel. 052 741 45 45 Fax 052 741 45 57 info@krebsliga-sh.ch www.krebsliga-sh.ch PK 82-3096-2 11 Krebsliga Solothurn Hauptbahnhofstrasse 12 4500 Solothurn Tel. 032 628 68 10 Fax 032 628 68 11 info@krebsliga-so.ch www.krebsliga-so.ch PK 45-1044-7 12 Thurgauische Krebsliga Bahnhofstrasse 5 8570 Weinfelden Tel. 071 626 70 00 Fax 071 626 70 01 info@tgkl.ch www.tgkl.ch PK 85-4796-4 13 Lega ticinese contro il cancro Piazza Nosetto 3 6500 Bellinzona Tel. 091 820 64 20 Fax 091 820 64 60 info@legacancro-ti.ch www.legacancro-ti.ch CP 65-126-6 14 Ligue vaudoise contre le cancer place Pépinet 1 1003 Lausanne tél. 021 623 11 11 fax 021 623 11 10 info@lvc.ch www.lvc.ch CP 10-22260-0 15 Ligue valaisanne contre le cancer Krebsliga Wallis Siège central: rue de la Dixence 19 1950 Sion tél. 027 322 99 74 fax 027 322 99 75 info@lvcc.ch www.lvcc.ch Beratungsbüro: Spitalzentrum Oberwallis Überlandstrasse 14 3900 Brig Tel. 027 970 35 41 Mobile 079 644 80 18 Fax 027 970 33 34 info@krebsliga-wallis.ch www.krebsliga-wallis.ch CP/PK 19-340-2 16 Krebsliga Zentralschweiz LU, OW, NW, SZ, UR Hirschmattstrasse 29 6003 Luzern Tel. 041 210 25 50 Fax 041 210 26 50 info@krebsliga.info www.krebsliga.info PK 60-13232-5 17 Krebsliga Zug Alpenstrasse 14 6300 Zug Tel. 041 720 20 45 Fax 041 720 20 46 info@krebsliga-zug.ch www.krebsliga-zug.ch PK 80-56342-6 18 Krebsliga Zürich Freiestrasse 71 8032 Zürich Tel. 044 388 55 00 Fax 044 388 55 11 info@krebsligazuerich.ch www.krebsligazuerich.ch PK 80-868-5 19 Krebshilfe Liechtenstein Im Malarsch 4 FL-9494 Schaan Tel. 00423 233 18 45 Fax 00423 233 18 55 admin@krebshilfe.li www.krebshilfe.li PK 90-3253-1 Unis contre le cancer Ligne InfoCancer 0800 11 88 11 du lundi au vendredi 9 h–19 h appel gratuit helpline@liguecancer.ch
  32. 32. Brochure offerte par la Ligue contre le cancer:

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