LE POINT SURRISQUES INFECTIEUX→ VIH-SIDA/IST/HépatitesPrévenir l’hépatite Echez les personnes susceptiblesde développer un...
LE POINT SUR                   MODES DE TRANSMISSION ET FACTEURS D’EXPOSITION AU VHE                                      ...
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Fiche hepatite E - Ministère de la Santé

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Fiche hepatite E - Ministère de la Santé

  1. 1. LE POINT SURRISQUES INFECTIEUX→ VIH-SIDA/IST/HépatitesPrévenir l’hépatite Echez les personnes susceptiblesde développer une forme graveCertaines personnes sont susceptibles de développer des formes graves d’hépa-tite  E  personnes immunodéprimées, personnes atteintes d’hépatopathie chronique :et femmes enceintes. Cette fiche destinée aux professionnels de santé résume lesconnaissances actuelles et les principales recommandations utiles à leurs patients àrisque.L’hépatite E tut de veille sanitaire (InVS) sur les caractéristiques cliniques et épidémiologiques des cas d’hépatite EL’hépatite E est une hépatite liée à un virus à ARN diagnostiqués en 2010 seront disponibles fin 2011.(VHE), dont il existe quatre génotypes connus quel’on rencontre chez l’homme. Les souches de géno-types 1 et 2, exclusivement présentes chez l’homme, Les modes de transmission etcirculent dans les régions d’endémicité (Asie, Afrique, principaux facteurs d’expositionMexique), alors que les souches de génotype 3 sontcosmopolites, responsables de cas humains autoch- Le VHE se transmet essentiellement par consomma-tones dans les pays industrialisés et circulent aussi tion d’eau non traitée et d’aliments contaminés,dans le règne animal (principalement porc, sanglier, rarement de personne à personne (transmission féco-cervidés). Bien que la distribution géographique du orale). Même si dans les pays industrialisés, lesgénotype 4 soit limitée à l’Asie du Sud-Est, ce virus sources de contamination des cas autochtonesest également responsable de zoonoses avec la sur- restent le plus souvent inexpliquées, des cas docu-venue de quelques cas humains. mentés de transmission zoonotique à l’homme par la consommation de produits issus d’ani-Le VHE circule de façon endémique dans les pays où maux contaminés ont été rapportés (cf. tableau).la fourniture en eau potable et l’assainissement nesont pas maîtrisés. Il circule également de manière En cas d’infection par le VHE, les animaux réservoirs nesporadique dans les pays industrialisés. En France, le présentent aucun signe clinique mais excrètent du vi-nombre de cas d’hépatite E diagnostiqués au Centre rus dans leurs fèces. Le virus, par détection du génomenational de référence VHA/VHE (CNR) a ainsi atteint viral, est identifié dans les abats dont le foie et dans lesplus de 250 cas en 2009 dont plus de 70% de cas au- muscles (démontré pour certains gibiers). L’impact destochtones, plus particulièrement dans la moitié sud de procédés de fabrication des denrées alimentaires surla France. Deux épisodes de toxi-infection alimentaire cette contamination est encore peu connu (barèmecollective (TIAC) liés au virus de l’hépatite E ont égale- temps température qui inactive le virus, impact du fu-ment été observés entre 2007 et 2009. Les résultats mage, de l’ajout de conservateurs, du salage ou desd’une étude réalisée en 2010 par le CNR et l’Insti- épices).
  2. 2. LE POINT SUR MODES DE TRANSMISSION ET FACTEURS D’EXPOSITION AU VHE Confirmé : transmission fréquente en zone Eau. dendémie, dispositif dassainissement insuffi- sant, à l’origine d’importantes épidémies. Légumes et fruits contaminés par contact avec Suspecté : cas rapportés en zone d’endémie. Aliments une eau souillée (irrigation, lavage). souillés Suspecté : suspicion épidémiologique de lien avec la consommation de coquillages lors d’une Coquillages. TIAC sur un bateau de croisière en Méditerranée ; VHE mis en évidence dans des coquillages au Japon. Viande et abats de sanglier, notamment la Confirmé : cas documentés au Japon (viande fressure (cœur, rate, foie, poumons) souvent crue ou peu cuite). consommée presque crue. Viande et abats de cerf, notamment la fressure Confirmé : cas documentés au Japon (viande (cœur, rate, foie, poumons) souvent consommée crue ou peu cuite). presque crue. Produits à base de foie cru de porc des- tinés à être consommés cuits mais consommés crus par certains consommateurs (saucisses de foie et foies secs). Aliments Confirmé : cas documentés en France (saucisses produits à partir Produits à base de foie de porc peu cuits destinés de foie cru de porc mi sèche de type figatelli). danimaux à être consommés cuits mais consommés crus (plan de surveillance national en cours sur tous réservoirs par certains consommateurs (quenelles de foie…). ces produits). du virus Produits à base de foie cru de porc consom- més crus (saucisses de foie séchées, fumées…). Autre charcuterie crue à base de muscle à consommer cuite (lardons…) et à consommer Théorique : pas de cas cliniques rapportés à crue (jambons crus et/ou secs, saucisses à tar- ce jour mais mise en évidence du virus dans les tiner, longanisse, soubresade, saucisson, rosette muscles dans des conditions expérimentales. et chorizo…). Contamination manu portée liée à une hygiène Suspecté sur la base d’études mettant en des mains insuffisante, par contact direct ou évidence une séroprévalence élevée dans ces Porcs, cerfs indirect avec les animaux vivants ou leurs car- populations, car le taux de séroprévalence anti- et sangliers casses. Concerne particulièrement les chasseurs, VHE semble supérieur dans le corps de métiers les personnes travaillant dans les abattoirs, éle- en rapport avec l’industrie porcine1. veurs et vétérinaires. Suspecté : transmission suspectée chez des Transmission féco-orale. cas en zone d’endémie mais difficile à confirmer lorsque le risque hydrique est important. Inter-humaine Transmission de la mère à l’enfant lors de la gros- Suspecté2 , rapporté en zone d’endémie. sesse. Transmission par des produits biologiques d’ori- Confirmé : rares cas documentés au Royaume- gine humaine (greffe et transfusion sanguine). Uni et en France.1 cf. L’hépatite d’origine zoonotique, thèse de Fleuriane Marine MARULIER, 2009, pages 105 et 106.2 Le risque estimé de transmission in utéro du virus de l’hépatite E varie de 40 à 70 % selon les études.
  3. 3. La clinique et le diagnostic sont associés à une virémie détectable. Toutefois, en cas d’immunodépression profonde, des infectionsSur le plan clinique, l’hépatite E se présente comme chroniques peuvent être observées sans anticorpsune hépatite aigüe ictérique, comparable au tableau détectables. À l’inverse, la virémie peut être de courteclinique observé pour l’hépatite A, associée sur le durée chez le sujet immunocompétent ; le diagnosticplan biologique à une cytolyse hépatique. L’évolu- repose alors sur la présence d’IgM et la séroconver-tion est favorable dans la majorité des cas, bien que sion ou l’augmentation du taux d’IgG.des formes graves (hépatite fulminante) aient étédécrites chez des femmes enceintes3 dans certainspays à faible niveau d’hygiène, et chez des patients Les traitements et la préventionprésentant une hépatopathie chronique sousjacente dans les pays industrialisés. Chaque année Il n’existe pas actuellement de traitement spécifiqueen France, un à deux cas d’hépatites E fulminantes de l’hépatite E, ni de vaccin commercialisé. En consé-sont ainsi greffés en urgence. quence, la prévention constitue l’approche la plus efficace contre la maladie.Chez les patients immunodéprimés (patients La prévention des cas importés repose sur lesgreffés, patients sous traitement immunosup- recommandations aux voyageurs sur les risquespresseur, patients présentant une hémopathie, entériques du Haut conseil de santé publiquesujets infectés par le VIH….), l’hépatite E peut évo- (BEH n° 21-21/ 2010, juin 2010).luer vers un portage chronique du virus. On note ladétection du génome viral pendant plus de six mois, La prévention de la transmission de la maladiedans 50 à 55 % des cas suivant les séries de patients en France se base sur les recommandations clas-rapportées dans la littérature. Des tableaux de cir- siques pour les maladies à transmission féco-orale,rhose documentée ont été observés. En France, 25 alimentaire ou zoonotique :à 30 nouveaux cas d’hépatite E sont ainsi diagnosti-qués par an chez de tels patients, dont plus de 50 % - hygiène : lavage des mains à la sortie des toilettes,avaient été en contact avec le virus plusieurs années avant de préparer les repas, après contact avec desauparavant (données du CNR Hépatite E). animaux vivants ou les produits d’origine animale ; - non consommation d’eau non traitée (eau d’un puits,Le diagnostic de certitude d’hépatite E repose sur de torrents…) ;la détection du génome viral par technique de biolo- - cuisson à cœur des aliments destinés à être consom-gie moléculaire4 à partir d’échantillons sanguin et de més cuits ;selles. Chez l’immunocompétent et chez la plupart des - respect des consignes de cuisson et de consomma-patients immunodéprimés, des anticorps de type IgM tion indiquées sur l’étiquette des produits. LES PRODUITS LES PLUS À RISQUE POUR LE VHE Les produits les plus à risque pour le Un étiquetage des produits à base foie (émulsion chaude), les produits VHE sont ceux dont la transmis- de foie cru de porc a été mis en pasteurisés, les produits ayant subi sion alimentaire a été démontrée  : place en mai 2009 et une informa- un traitement thermique de plus de les produits à base de foie cru de tion peut être donnée par le boucher 70°C pendant deux heures, ne sont porc consommés en l’état (cru) ou ou le traiteur lors des achats. pas à risque vis à vis de l’hépatite E. habituellement insuffisamment Pour les personnes à risque de Pour les autres produits crus tels que cuits (saucisses de foie fraiches ou développer une forme grave le jambon cru, la viande de porc insuf- sèches, foie sec, figatelli et que- d’hépatite E, les recommandations fisamment cuite..., les études sont nelles de foie), les produits à base plus spécifiques, en l’état actuel en cours pour caractériser le danger de sanglier ou de cerf (viande et des connaissances, sont de décon- et les températures assainissantes. abats) crus ou mal cuits (notam- seiller de consommer ces produits Aucune recommandation ne peut à ment la fressure (cœur, rate, foie, les plus à risque, même cuits. ce jour être proposée et il convient poumons) souvent consommée Sans préjudice des autres dangers de rappeler qu’aucun cas n’a actuel- presque crue). donnant lieu à d’autres recomman- lement été rapporté avec la Il est recommandé de consommer dations , les produits cuits à cœur consommation de ces produits. ces produits cuits à cœur. comme le jambon blanc, les pâtés de3 - Avec des taux de létalité de 12 à 20 %, au cours d’épidémies.4 - xamen hors nomenclature. Toute demande doit être accompagnée de la mention « avec l’accord du patient » car cet acte n’est pas pris en charge par E l’assurance maladie. (Cout estimé à 100 €). Demande possible au CNR accompagnée d’un formulaire clinique. (cf. www.cnrvha-vhe.org/).
  4. 4. Les recommandations à délivrer → ne consommez pas, même cuits, les produits les aux patients à risque plus à risque et dont la transmission alimentaire a été démontrée : produits à base de foie cru de porc (sau- cisses de foie fraiches ou sèches, foie sec, figatelli et Les recommandations à délivrer aux patients à risque quenelles de foie), produits à base de sanglier ou de de développer une forme grave d’hépatite E (patients cerf (viande et abats) ; immunodéprimés, patients atteints d’une hépatopa- thie chronique et femmes enceintes) sont les suivantes : → si vous êtes en contact avec des carcasses ou des animaux vivants (porcs, sangliers, cerfs) dans le cadre → lavez-vous systématiquement les mains à la sortie de votre activité professionnelle ou d’activités de loisir : des toilettes, avant de préparer les repas, après contact avec des animaux vivants ou des produits d’origine respectez les bonnes pratiques d’hygiène et de for- animale ; mation/information (hygiène des mains, de la tenue, du comportement, des locaux et du matériel) ; → ne consommez pas d’eau non traitée (eau d’un puits, de torrents…) ; consultez un médecin en cas de symptômes pouvant évoquer l’hépatite E, en lui indiquant la profession → faites cuire à cœur les aliments destinés à être exercée. consommés cuits et respectez les consignes de cuis- son et de consommation indiquées sur l’étiquette des produits ; POUR EN SAVOIR PLUS Ministère du Travail, de l’Emploi Agence nationale de sécurité sanitaire et de la Santé : de l’alimentation, de l’environnement www.sante.gouv.fr et du travail : www.anses.fr Institut de veille sanitaire (InVS) : www.invs.sante.fr Institut national de recherche et de sécuritéRédaction : Direction générale de la santé – Conception Paragramme - Maquette : DICOM. Juillet 2011 pour la prévention des accidents du travail Consultez notamment les Bulletins épidémiologiques et des maladies professionnelles (INRS) : hebdomadaires (BEH) suivants : www.inrs.fr - BEH n°31-32 du 25/08/2009, « Hépatite E en France : données de surveillance des cas humains, Une fiche sur la prévention de l’hépatite E en milieu 2006-2008 » ; professionnel sera prochainement disponible sur ce site. - BEH hors-série du 14 septembre 2010 sur les zoo- noses, « L’hépatite E : synthèse de l’épidémiologie Centre National de Référence des hépatites humaine » ; AE: - BEH n° 21-22 du 01/06/2010, « Recommanda- www.cnrvha-vhe.org tions sanitaires pour les voyageurs, 2010 ».

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