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Les eaux du Nil au calme pour le moment

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Egypte et Éthiopie disputent entre eux les droits sur l'exploitation des eaux du Nil Bleu. L'Éthiopie sollicite un partage plus équitable pour mieux affronter la sécheresse sur son territoire.

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Les eaux du Nil au calme pour le moment

  1. 1.  Article rédigé par Şehnaz ÖZDAMAR Pour Monburkina.com Juillet 2013 Les eaux du Nil au calme pour le moment Les relations entre le Caire et Addis-Abeba ont été sous tension depuis l’annonce en 2011 par l’Ethiopie du projet de construction barrage hydroélectrique de la « Renaissance » sur le Nil Bleu. En mai 2013, Addis-Abeba a commencé à dévier les eaux de Nil et a mis en chantier le fameux barrage provoquant l’inquiétude de l’Egypte qui proteste de ses droits sur l'exploitation des eaux en tant que pays en aval du fleuve. Suite aux rencontres entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, l’Egypte et l’Ethiopie ont finalement annoncé fin juin qu’ils sont convenus à entreprendre des consultations techniques et politiques. Le dialogue diplomatique semblait baisser fin juin la tension sur la crise du barrage « Renaissance ». Mega Barrage « Renaissance » L’Éthiopie, considérée comme l'un des pays les plus importants de la source du Nil, sollicite depuis plusieurs années un partage plus équitable des eaux afin de mieux affronter la sécheresse sur son territoire et les famines qui en résultent et assurer son développement. Ce barrage est indispensable, dit-elle à ses besoins énergétiques. Elle annonce un coût de 3,2 Mds € et une capacité de plus de 5000 MW. Il serait le plus grand barrage africain et se situerait près de la frontière soudanaise. Nil : une source d’eau vitale Nil qui couvre près de 3 millions de km2 (soit 10% de la superficie du continent africain) est l’un des fleuves les plus longs du monde et traverse, avec ses affluents, environ 6 700 kilomètres, concerne onze pays d'Afrique qui comptent au total 300 millions de personnes : le Burundi, l’Égypte, l’Érythrée (non-riverain), l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Le Nil a deux sources principales : premièrement le Nil Blanc, originaire du Lac Victoria (Ouganda) qui traverse l'Ouganda, le Soudan et l'Egypte ; deuxièmement, le Nil Bleu, originaire du Lac Tana (Ethiopie) et qui rejoigne le Nil Blanc à hauteur de Khartoum avant se jeter ensemble dans la Méditerranée.
  2. 2.  Article rédigé par Şehnaz ÖZDAMAR Pour Monburkina.com Juillet 2013 Source :http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/20/01003-20130620ARTFIG00686-l- egypte-et-l-ethiopie-se-disputent-les-eaux-du-nil.php Historique du partage des eaux du Nil Traité de 1929 / 1959 Ce traité a été édicté par le colon britannique puis amandé en 1959. Signé en 1929 entre l'Égypte et le Soudan seuls, sans tenir compte des autres pays concernés, le traité partage entre le Caire et Khartoum plus de trois quarts de l’eau disponible: 55,5 milliards de m3 par an sont attribuées à l'Égypte et 18,5 milliards de m3 au Soudan. Réclamation des autres pays riverains Cette répartition est remise en cause par les autres pays riverains du fleuve alors que L'Égypte et le Soudan revendiquent leurs droits d’exploitation. Si les pays d’amont qui dénoncent ces traités sont d’accord pour la révision des quotas et de la situation, ils ne sont pas d’accord sur la façon de faire.
  3. 3.  Article rédigé par Şehnaz ÖZDAMAR Pour Monburkina.com Juillet 2013 L’Ethiopie souligne les sécheresses dont elle souffre. Elle a des projets ambitieux d’irrigation sur de centaines de milliers d’hectares de terres dont une partie est déjà louée aux entreprises étrangères. IBN En 1999, l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) réunissant les pays riverains a été mise en place afin de former une base de coopération régionale entre les Etats du bassin du Nil, parvenir à un consensus et définir une vision commune de développement socio-économique durable grâce à l'utilisation équitable des ressources communes du Nil. Accord-Cadre » de Coopération En mai 2010, cinq pays (Ethiopie, Rwanda, Kenya, Ouganda, Tanzanie-plus tard Burundi) ont signé à Entebbé l’Accord–Cadre sur la Coopération dans le bassin du fleuve Nil qui prévoit de nombreux projets d'irrigations et de barrages hydro-électriques dans les pays en amont du fleuve. L’Accord a été boycotté par le Caire et Khartoum qui craignent que leur approvisionnement en eau diminue rigoureusement avec ces projets. Quel avenir dans l’instabilité ? La région de l’Afrique du nord était la scène des mouvements démocratiques appelés « printemps arabe » en 2012. Seulement un an plus tard, l’Egypte est en chaos avec une polarisation politique et fait face à un coup d’Etat. Ce crash politique brutale signifie une nouvelle vague d’instabilité dans cette région et les pourparlers sur les eaux de Nile dépendront de la stratégie politique et la position sur la question du nouveau gouvernement égyptien qui sera fondé.

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