Trois jours

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Une romance à contre-courant pour seulement 0,89€ !

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Trois jours

  1. 1. Les avis des commentateurs : Si vous aimez les histoires d'amour, si vous aimez les intrigues à rebondissements, n'hésitez pas, ce petit livre qu'on dévore en une fois est fait pour vous. Une histoire si improbable qui nous emporte dans un monde qui nous échappe. Où est la réalité? Où est la fiction? (Marielle) Une belle émotion se dégage à travers cette histoire intemporelle (poisson de lune) Une histoire d’amour bien écrite sur fond de fantastique (itsjustme) Tous les avis sur : goo.gl/atn9hp Résumé Sarah, quadra éternellement angoissée, laisse mari et enfants s'échapper durant quelques jours. Restée seule dans sa grande maison, une violente tempête la coupe de tout contact avec l'extérieur ; elle fera alors la connaissance d'Henri, de façon totalement surnaturelle. Faits l'un pour l'autre, ils ne bénéficieront cependant que de quelques heures pour s'aimer. Ils vivront alors pleinement l'Instant, avant qu'il ne soit trop tard... Cette relation est-elle condamnée par avance ou pourront-ils un jour se retrouver ?
  2. 2. Extrait 1 Samedi Le réveil digital affichait sept heures quinze. Sarah était réveillée depuis plusieurs minutes, l’espoir de se rendormir l’avait définitivement abandonnée. Elle s’assit sur le bord du lit, massa ses lombaires douloureuses. Jamais elle ne s’habituerait à ce matelas acheté un mois auparavant, bien trop dur à son goût. Elle se dirigea vers la salle de bains, retira sa nuisette satinée et se glissa sous la douche. Elle resta un long moment sous le jet d’eau chaude, savourant le calme qui régnait dans la maison. Alain, son mari et ses deux fils, âgés de vingt et vingt-quatre ans, l’avaient abandonnée trois jours, afin de partager leur passion : la bande dessinée. Une foire aux livres se tenait à plusieurs centaines de kilomètres. Partis de bonne heure, les trois hommes devaient à présent se trouver à mi-chemin. J’attends une demi-heure et je leur téléphone, se dit Sarah, soucieuse de les savoir sur les routes. Souvent, des scénarios catastrophiques s’imposaient à elle, son angoisse du futur l’empêchant de vivre le présent. De retour dans sa chambre, elle enfila un peignoir, en écarta les pans et se scruta dans le miroir. Ses grossesses et les années passant avaient marqué son corps. Ses seins avaient perdu de leur fermeté et retombaient légèrement. Ses larges hanches et son ventre strié de vergetures lui firent détourner le regard. Suis-je encore désirable ? Un inconnu pourrait-il tomber amoureux de moi ? -Mais que t’arrive-t-il ? s’interrogea-t-elle en se fixant droit dans les yeux. D’accord, tu as quarante-quatre ans aujourd’hui, mais ce n’est pas une raison pour te laisser abattre !
  3. 3. Elle se réajusta, ouvrit les volets, une bourrasque de vent glacial s’engouffra à l’intérieur. Etonnant, pour un mois de juin ! Les scientifiques ont raison : la planète devient folle, il n’y a plus de saisons. Qu’adviendra-t-il de nos enfants, de nos petits-enfants ? Pourront-ils encore se baigner dans la mer ? Les aliments génétiquement modifiés n’affecteront-ils pas leur santé ? Et voilà : je recommence à ruminer. Autant passer mon coup de fil tout de suite, cela me rassurera. Le combiné serré entre ses doigts pâles, elle patienta plusieurs sonneries avant de raccrocher. Bon Dieu, que font-ils ? Pourquoi ne répondent-ils pas ? L’estomac noué, les paumes moites, elle recomposa le numéro. -Allô ? -Dieu soit loué, vous êtes vivants ! Pourquoi ne m’avez-vous pas répondu, juste avant ? -Maman, t’exagères quand même ! J’avais fait tomber le portable de papa sous mon siège ! Faut arrêter de te faire du souci, profite de ta liberté, éclate-toi ! se moqua Quentin, son cadet. -Facile à dire, je me ronge les sangs, toute seule ! Passe-moi papa, tu veux ? -Je t’écoute, annonça son mari. -Tout va bien ? Aucun incident ? -Tout baigne, tu peux vaquer tranquillement à tes occupations. Ce que tu ne feras pas, je te connais : tu vas rester plantée toute la journée à proximité du téléphone. Tu aurais dû accepter le cellulaire que je t’offrais ! -Je ne me sens pas à l’aise avec ces technologies, tu le sais parfaitement ! -De toute manière, je ne t’appellerai que lors de notre retour. Tu comprends : c’est notre moment entre mecs !
  4. 4. -Message reçu, je vous fiche la paix. -Et surtout : relaxe-toi ! Chérie… -Oui ? -Bon anniversaire ! s’égosillèrent-ils en cœur. Elle enfila un jean, un t-shirt bleu ciel, mettant en valeur ses yeux clairs. Elle noua ses cheveux bruns à l’aide d’un élastique, puis se rendit au rez-dechaussée pour savourer son premier café de la journée. Sarah avait convaincu mari et enfants, il y a 11 ans de cela, de quitter leur appartement ultra moderne pour s’installer dans la vieille bâtisse ayant appartenu à sa grand-mère. La demeure, construite sur de solides fondations, lui donnait un sentiment de sécurité. De plus, très spacieuse, on aurait pu y loger trois familles ! Autre chose que ces modèles de lotissements préfabriqués, menaçant de s’effondrer au moindre coup de vent ! Petit cochon, petit cochon, laisse-moi entrer ou alors, je vais souffler, souffler et ta maison va s’écrouler, pouffa Sarah. * A moins d’un kilomètre de là, un homme à l’allure sportive sortait d’un taxi. Il déposa un sac militaire à ses pieds, remonta le col de son manteau. - L’orage ne va pas tarder, marmonna-t-il tout en jetant un regard inquiet en direction des nuages. Il poussa un portail en fonte, remonta l’allée tout en admirant son jardin. Il retournait la terre, semait, arrosait, animé d’une passion inextinguible pour l’horticulture. Ces moments de communication avec la nature avaient le don de le délasser, de renouveler ses batteries, le purifiant des différents décalages horaires subis.
  5. 5. Henri White parlait couramment neuf langues. Traducteur au service de l’armée, les voyages, rencontres diplomatiques ou encore, son rôle d’interprète entre deux clans adverses constituaient ses principales fonctions. Cette vie trépidante l’avait jusqu’alors comblé, mais dernièrement, il ressentait un vide : l’envie de fonder sa propre famille devenait de plus en plus pressante. Sa belle gueule et son physique d’athlète séduisaient les femmes, mais très vite, ses absences répétées les rebutaient, étouffant tout espoir d’une relation durable. Arrivé devant la porte, il souleva une pierre creuse, y introduisit les doigts, en extirpa une clef. A l’intérieur de la maisonnette régnait une odeur de renfermé. Henri n’avait pas terminé de déballer tous les cartons, bien qu’il ait emménagé une année plus tôt. Pas de décoration, un ameublement précaire, il vivait dans l’attente. Il tourna le bouton d’une radio encombrante. …ce brusque changement atmosphérique provoque une paralysie complète des transports aériens. Prudence si vous prenez la route. Dans la mesure du possible, restez chez vous. De violents orages Au même instant, plusieurs éclairs strièrent le ciel, suivis presque immédiatement d’une puissante détonation. La radio rendit l’âme dans un grésillement plaintif. Les vitres, battues par la pluie, crissaient sous le hurlement du vent. Le ciel s’assombrit, la maison fut plongée dans le noir. Henri décrocha le téléphone, afin de vérifier s’il se retrouvait bel et bien coupé du reste du monde. * Pour connaître la suite, rendez-vous sur : goo.gl/atn9hp

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