Assurance banque2 0-numero4aout2012

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Assurance et banque 2.0 par Capaweb
Article sur le groupe Humanis très intéressant

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Assurance banque2 0-numero4aout2012

  1. 1. Assurance Banque 2.0N° 4 • Juillet/Août 2012ReportageLe groupe Humanis met & Dossier Le décisionnel àle cap sur la convergencetechnologique l’heure du Big dataPortraitGeorges Da Costa,ingénieur d’études, InservioFanny Gilbert, Solly Azar Azzeddine Bendjebbour, président directeur “ Dans un contexte opérationnel en permanente mutation, les solutions Dans le domaine du décisionnel et du “ technologiques doivent également évoluer. pilotage des activités, cette dynamique donne presque le tournis. général de SuadeoStratégieSAB : une assise solide dansle monde bancaire français À bâtons rompus Avec Pascal Buffard, président du Cigref « La culture numérique comme source d’innovation et de performance »Grand angleLa Mutuelle UMC met le cap sur Atlantis
  2. 2. Assurance Banque 2.0 N° 4 • Juillet/Août 2012 & Magazine édité par Capa Conseil • 22/28 rue Joubert 75009 paris Grand angle La Mutuelle UMC met le cap sur Atlantis ............................................................... 6 Dossier Le décisionnel à l’heure du Big data ...................................................................... 10 Entretien avec Philippe Nieuwbourg, analyste indépendant ................. 17 Stratégie SAB : une assise solide dans le monde bancaire français ..................... 20 La gestion du temps reste un défi en entreprise ........................................... 22 Xerox pour une communication rentable .......................................................... 23• Rédacteur en chef :Emmanuel Mayega01 73 77 54 5906 78 55 12 13 À bâtons rompuse.mayega@capaweb.com Avec Pascal Buffard, président du Cigref ............................................................24• Secrétariat de rédaction Régie publicitaireKarine Touya01 73 77 54 64 Enquêtek.touya@capaweb.com Green IT : après le « buzz », l’intégration ...............................................................28• Directeur de la publication :Nacer Mechri• Journalistes : PortraitEmmanuel Mayega Georges Da Costa,Margaux Duquesne Le travail comme valeur centrale .............................................................................32 Fanny Gilbert,• Ont collaboré à ce magazine :Margaux Duquesne Le Web 2.0 au service de la relation à l’autre..................................................33Graeme NashEmmanuel Mayega• Service abonnement : Reportages01 73 77 54 50 Le groupe Humanis met le cap sur la convergence• Impression : technologique .........................................................................................................................34Imprimerie La Rochelaise Banque Pouyanne : une gestion industrialisée• Maquette : des droits d’accès au réseau ......................................................................................36a.fc : Françoise Calley06 84 61 40 11• Crédits photos :© nyul@fotolia.com En toute liberté© Yuri Arcurs@fotolia.com Conformité PCI-DSS :© Francois Doisnel@fotolia.com Etes-vous paré aux derniers changements ?.................................................... 37© Mirko Raatz@fotolia.com Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 3
  3. 3. Édito Big data, petite mobilisation L e règne de la donnée est bel et bien là. A la faveur de l’Internet et ses ap- plications, la numérisation se généralise. Avec pour corollaire des flots d’informations exploitables à des fins multiples : connaissance client, pi- lotage d’activités. Bienvenue dans l’univers du Big data. Pour le monde de la finance, la volumétrie de données, que crachent les tech- nologies, constitue un défi, avant d’être une formidable aubaine. Comment gérer cette masse d’informations et en tirer la substantifique moelle ? A l’affût de nou- velles opportunités, les hommes de marketing ont inventé le vocable de Big data pour désigner ce flux volumineux, varié et déversé à la vitesse grand V. Vous avez craint le décisionnel à ses premières heures ? Vous redouterez le Big data, tant il a l’air plus complexe. Heureusement, subtilité des fournisseurs, vous n’aurez pas à passer pour pertes et profits votre data warehouse bâti à coup de milliers de jours/homme. Tout juste devrez-vous vous contenter de le rendre analytique. Ce qui, soit dit, implique le recours à de nouvelles technologies dédiées. Il faudra Emmanuel Mayega donc mettre la main à la poche, par ces temps de crise. Sans regret aucun, tant Rédacteur en chef les gourous vous promettent un retour sur investissement (ROI) garanti. Habitués à prendre leur temps, les décideurs de l’assurance et de la banque “ restent indifférents. Le discours marketing ambiant, pourtant assourdissant, semble pour l’heure les laisser de marbre. Et pour cause, beaucoup en sont en- core à se demander si leur présence sur les réseaux (un des facteurs déclen- chants du Big data, ndlr) serait opportune en termes opérationnels. Pire, … la plongée d’une grande d’autres, qui y sont déjà, cherchent encore à quelles fins exploiter les données engrangées. C’est tout trouvé : Big data, répondent les fournisseurs en chœur. banque ou d’une La technologie associée promet de leur offrir les moyens de cerner le compor- importante compagnie tement du client en quasi-temps réel. Sur les plateaux téléphoniques ou dans les espaces Web, outils désormais banalisés dans les banques et assurances, d’assurances dans les technologies du Big data peuvent changer la donne. Anticiper et empêcher le départ d’un client bancaire las de voir ses requêtes, quelque minimes soient- cet univers de l’exploitation elles, accoucher d’une souris ; rebondir rapidement en ligne après une offre in- fructueuse, histoire de s’offrir une nouvelle chance pour convaincre le client du Big data devrait ouvrir avec des arguments plus convaincants. Autant d’exemples qui devraient faire fondre banquiers et assureurs. Pourtant ce n’est pas (encore ?) le cas. le bal en la matière. Selon certains fournisseurs de technologies, les DSI ne pourraient pas longtemps A quel rythme ? et impunément faire l’économie de ces nouveaux composants ; pour d’autres, la plongée d’une grande banque ou d’une importante compagnie d’assurances Swing ou bossanova, rock dans cet univers de l’exploitation du Big data devrait ouvrir le bal en la matière. A quel rythme ? Swing ou bossanova, rock ou cha cha, ce sera chacun à son ou cha cha, ce sera chacun rythme, à l’instar de l’adoption du décisionnel au cours de ces deux dernières à son rythme, à l’instar décennies. Après tout, beaucoup en sont encore à une exploitation minimaliste de ces architectures là où d’autres en sont équipés à tous les étages. Chacun de l’adoption du décisionnel avance, en fonction de ses moyens et de sa stratégie, dictée par le métier. La au cours de ces deux dernières décennies… “ prise en compte du nouveau paradigme technologique qu’est le Big data ne de- vrait pas échapper à cette logique. Cela est d’autant plus plausible que la crise pousse les assureurs à rester très prudents dans leurs choix d’investissements. Normal, les liquidités naguère pourvues par les marchés financiers ne sont plus au rendez-vous. Pour autant, il faudra tout de même se différencier de la concur- rence. De ce point de vue, les fournisseurs ont raison de motiver les DSI à re- joindre la farandole du Big data. En face, on assiste à une petite mobilisation. Hors de France surtout. n4 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  4. 4. Grand angle La Mutuelle UMC met le cap sur Atlantis Dans un contexte de l’économie sociale fortement marqué par le rapprochement entre entités sur Frédéric Bernard, directeur général la base de l’adage selon lequel « l’union fait la adjoint force », la volonté de percer sur ce marché fortement concurrentiel pousse les uns et les autres à se diversifier. Une ouverture sur de nouveaux segments qui rime souvent avec innovation technologique. Témoin l’incursion de la Mutuelle UMC dans le monde de la prévoyance, en complément de son ancrage au terreau de la santé ; l’occasion d’intégrer le progiciel Atlantis, nouvel outil qui monte sur le terrain de la gestion des processus de cette branche d’activité. Gros plan sur un projet pour lequel le respect des coûts, délais et la complétude fonctionnelle ont été des critères différenciants. a Mutuelle UMC est spéciali- en mode « sous-traitance », la pro- adhérents et mutuelles membres, L sée dans la protection sociale. Depuis 45 ans, elle propose des contrats d’assurance complé- duction de ses partenaires parmi lesquels les contrats collectifs des offres globales du groupe MUTEX SA. tout en leur permettant de rester réactifs. Dans cette perspective, « nous avons réalisé une étude de mentaire santé sur la base d’une Comment administrer l’ensemble notre existant, il y a deux ans. Le ré- philosophie : la solidarité. Cette der- des processus des offres de complé- sultat de cette analyse a été la nière justifie également sa stratégie mentaire santé de ces différentes conception d’un schéma directeur à de rapprochement avec d’autres ac- composantes ? La Mutuelle UMC a trois ans et l’urbanisation de notre teurs de son écosystème. Actuelle- bâti un système d’information en architecture technique avec, à la clé, ment, la Mutuelle UMC est le spécifique, à l’instar de la majeure une réorganisation des applications regroupement par fusion/absorption partie de ses alter ego. Cet environ- par métier », explique Frédéric Ber- en 2011, des mutuelles Panotech- nement configuré sous Unisys et nard, directeur général adjoint. nique, Mutatis, Sainte-Anne, SMER, baptisé Sysmut permet de gérer des Sur le plan applicatif, l’un des chan- la Mutuelle du Personnel LCL, la Mu- contrats individuels et collectifs. gements importants a été la néces- tuelle du Maine, la Mutuelle du Cen- sité d’intégrer un outil de gestion de tre de Recherches d’Aubervilliers Au fil des ans, il a fait ses preuves en l’activité de prévoyance, nouveau (MCRA), la Mutuelle Haut-Saônoise accompagnant le groupe dans son marché pour le groupe. « Notre pré- et de l’union UMC. développement. Il doit toutefois évo- sence sur ce segment était devenue Cette volonté solidaire va même plus luer conformément à l’état de l’art, nécessaire et prioritaire. Corollaire loin, et prend la forme de la déléga- l’objectif du groupe étant de mainte- de cette aspiration, il fallait rapide- tion de gestion. Le groupe gère ainsi, nir la qualité de service rendue à ses ment trouver un outil pour gérer6 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  5. 5. cette nouvelle activité. En fait, nousavions moins d’un an pour conduire Contribuer à la gestion du risquece chantier stratégique », estime le Le groupe UMC est rassemblé autour de la mutuelle qui porte sondirecteur général adjoint. nom. Il gère le régime complémentaire d’Assurance maladie de prèsComme pour tout projet de ce genre de 225 000 personnes auxquelles il propose une batterie de presta-en général, plusieurs possibilités tions leur permettant, ainsi qu’à leurs familles, de se couvrir contres’offraient au groupe : développer les aléas de la vie et de prévoir sereinement leur avenir.une application en spécifique, faire A ses adhérents, cette institution propose une gamme de produits di-appel à la délégation de gestion ou versifiée ainsi que des services d’action sociale, de prévention et d’as-intégrer un progiciel du marché. Le sistance. Viennent s’y ajouter des solutions de communicationcahier des charges mis au point pré- (publications, etc.). D’autre part, le groupe propose à ses partenairesvoyait le recours à une solution facile membres un ensemble d’outils permettant de mettre à la dispositionà intégrer, à un coût abordable et de leurs adhérents un service de qualité. Il participe également à laconstruite sur une architecture web gestion du risque, fonction importante dans un contexte de forte pous-pour les raisons d’ouverture et d’in- sée réglementaire (contrôle interne, Solvabilité II). Sur ce dernierteropérabilité. En complément, il de- point, le groupe conduit un projet qui mobilise l’ensemble de sesvait être apte à gérer tout type forces vives. Ce chantier se poursuit en parallèle avec la mise end’offre de prévoyance : décès, inva- place d’une architecture décisionnelle. Celle-ci sera exploitée à deslidité, incapacité, etc. Autre point im- fins de pilotage d’activités. Pour ce faire, il engrangera toutes les don-portant, la capacité de l’éditeur à nées provenant des différents systèmes d’information des compo-s’impliquer fortement dans le projet, santes du groupe et permettra de produire des tableaux de bord.dans une logique de partenariat. E. M.La spécification des besoins a per-mis d’exclure l’approche de dévelop-pement interne en partant d’unefeuille blanche. Trop coûteux et ris- rances. « En observant ce marché d’apprécier sa grande ergonomie etqué ; la délégation de gestion a été que nous connaissons bien pour y surtout ses spécificités fonction-également exclue sachant que le travailler depuis plus de deux décen- nelles. Pour preuve, il offre la possi-groupe entend rester maître de sa nies, notre équipe a décidé de pro- bilité de gérer la comptabilité enstratégie de prévoyance qui passe poser une nouvelle offre permettant partie double. Cela nous permet depar un contrôle au plus près des pro- de répondre aux attentes des por- bénéficier d’une grande traçabilitécessus associés. En procédant par teurs de risques de taille moyenne, des opérations réalisées », expliqueélimination, restait la piste de l’inté- abordable sans pour autant faire un Frédéric Bernard. Autre illustrationgration d’un progiciel du marché. Si compromis sur les exigences tech- de l’alignement de cet outil sur lesl’offre en la matière était assez riche nico-fonctionnelles de la profes- attentes métiers du groupe, la priseil y a encore quelques années, elle sion », déclare Thierry Dubois, un des en compte de la distribution des pro-s’est réduite fortement, laissant la géniteurs de cette solution. duits à travers un réseau de cour- tiers grossistes. « S’il le souhaite, “ l’assureur peut suivre, de bout en bout, l’ensemble du processus de gestion de son activité de “ Nous avions moins d’un an pour conduire ce chantier stratégique d’intégration d’Atlantis prévoyance, à partir des tables tech- niques d’Atlantis. Un plus apprécia- ble dans un contexte réglementaire fortement exigeant », constate Thierry Dubois. Dans la foulée du choix de cette so-place à quelques acteurs à classer Pris en compte dans le processus de lution effectué début janvier 2011,schématiquement en deux catégo- choix, le progiciel Atlantis a très vite l’équipe de projet s’est adjoint lesries : d’un côté des solutions séduit la mutuelle UMC. « Nous compétences d’un expert pour l’ac-d’envergure coûteuses dont l’implé- avons rapidement été marqués par compagner dans le paramétrage dementation s’inscrit dans le temps ; la capacité de l’éditeur à cerner nos l’outil en fonction de ses règles mé-de l’autre des outils hybrides cou- besoins ; un exemple, nous voulions tiers. « Cette phase est facilitée parvrant parfaitement les attentes des une solution capable de gérer la pré- le moteur de paramétrage puissantassureurs. Depuis un an, est arrivée voyance d’une branche spécifique, d’Atlantis assorti de scripts qui per-sur ce terreau la solution Atlantis, celle des fonctionnaires. Quant à mettent de définir, en une opérationportée par l’éditeur PWA Assu- l’outil, l’audit réalisé nous a permis unique, les produits ainsi que leurs Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 7
  6. 6. Grand angle règles de gestion, sans oublier les partenaires courtiers » ajoute Frédé- prendre une dimension autrement contrôles associés. En moins de ric Bernard. plus stratégique. Des structures mu- trois mois, comme l’exigeait le ca- Après avoir posé les bases de la ges- tualistes, y compris de taille mo- hier des charges, l’équipe de projet tion de son activité de prévoyance, le deste, pourraient par exemple faire a été capable de mettre en produc- groupe UMC entend progressive- appel à cette solution pour la gestion tion un premier lot, à savoir la ges- ment conforter l’exploitation de son de leur activité de prévoyance, dans tion des adhésions, des cotisations outil et n’exclut pas d’élargir son uti- le cadre de prestations de gestion et des prélèvements adhérents de “ l’activité santé développée avec nos courtiers grossistes », déclare José Bitchatchi, président de Move, inté- grateur de la solution. Interfacé avec le système d’informa- tion Sysmut, le progiciel Atlantis est Atlantis constitue un maillon stratégique accessible dans un environnement dans notre politique de gestion “ Web. Le référentiel « base per- sonnes » reste accessible à partir de de la rémunération des courtiers cet existant affecté à la gestion de la santé. En fait, pour l’heure, aucune reprise de données n’a été opérée vers le nouvel environnement, « pour des raisons de cohérence de notre lisation à d’autres domaines. « Nous pour compte de tiers apportée par le référentiel « base personnes ». Du sommes partis de la prévoyance groupe. « En somme, cet outil nous coup, les prestations sont encore ré- pour peut-être aller, à terme, vers la ouvre des perspectives nouvelles qui glées par Sysmut », explique le direc- gestion de la santé sur la plate-forme intègrent l’ouverture sur la gestion teur général adjoint. Atlantis. Toutefois, rien n’a encore de nouveaux produits parmi lesquels Les premiers utilisateurs à exploiter été décidé et l’étude fonctionnelle la dépendance, l’assurance emprun- cet outil ont été les équipes de Tou- devrait commencer fin d’année teur et la Garantie des accidents de louse en charge de l’activité santé et 2012 », temporise le directeur géné- la vie », indique Frédéric Bernard. Au- prévoyance des fonctionnaires. Les ral adjoint. Au cas où la brique santé trement dit, Atlantis constitue une courtiers partenaires ont ensuite pu de ce groupe évoluait vers le progi- arme stratégique pour ce groupe en entrer dans le bal. Ce qui permet ciel de PWA Assurances, elle pourrait plein développement. désormais au groupe d’asseoir « une alors intégrer la couche de gestion Enfin, pour l’éditeur, qui vient de gestion efficace du commissionne- de l’assurance maladie à cet envi- prouver une nouvelle fois sa capa- ment en cascade, fonctionnalité dé- ronnement : DRE, B2, Noémie, etc. cité à accompagner un porteur de pourvue au sein de Sysmut. En fait, Du reste, dans un contexte politique risques dans le respect des coûts, Atlantis constitue un maillon straté- de la mutualité faisant abstraction exigences fonctionnelles et délais, il gique dans notre politique de ges- des unions de mutuelles, le nouvel s’agit d’une référence nouvelle qu’il tion de la rémunération de nos outil de la Mutuelle UMC pourrait saura certainement faire valoir au- près de prospects souvent échaudés à l’idée de se lancer dans l’implé- Atlantis ouvert sur le courtage mentation d’outils généralement contraignants sans garantie de fonc- Dans leur volonté de percer sur un marché fortement concurrentiel, tionnement adéquat à l’arrivée.  n les acteurs mutualistes explorent de nouvelles opportunités parmi les- quelles la distribution à travers le canal traditionnel qu’est le cour- Emmanuel Mayega tage. La Mutuelle UMC fait partie des institutions ayant tablé sur cette opportunité. Elle a notamment misé sur le courtage grossistes en concluant des partenariats avec plusieurs distributeurs adossés à ce modèle. D’ores et déjà, le groupe travaille avec deux grossistes de la place comme gestionnaire et comme assureur. L’intégration d’une solution de gestion de la prévoyance devait prendre en compte le recours à la distribution par le canal traditionnel. Un défi que le pro- giciel Atlantis a pu relever grâce à sa souplesse. Mieux, il est devenu le support de commissionnement du groupe. E. M8 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  7. 7. Dans un contexte Dossier opérationnel en permanente mutation, Big data les solutions technologiques doivent également évoluer. Dans le domaine du Le décisionnel à décisionnel et du pilotage des activités, cette dynamique donne presque l’heure du Big data le tournis. Après les data nfocentre. Certains collaborateurs I Selon le Gartner, ce concept désigne marts et autres data de services informatiques et d’au- l’explosion du volume de données tres des directions générales s’en dans les entreprises et les compo- warehouses, voici venu souviennent. Cette technologie a sants technologiques que proposent le temps du Big data. posé les bases du décisionnel dans les éditeurs pour les gérer. Les four- Internet, réseaux la banque et l’assurance. Aux mains nisseurs relèvent tout particulière- de la toute puissante DSI, elle per- ment ici du secteur du décisionnel. sociaux et autres mettait de produire des tableaux de Quand apparaît-il  ? Meta Group y sources d’informations bord exploités à des fins de pilotage avait déjà fait allusion en 2001. Ses des activités. AXA, BNP Paribas, Ge- contours ont été précisés par le multimédias sont passés nerali, Société Générale et bien d’au- Gartner en 2008. Progressivement, par là. Et apparaissent tres groupes y ont lourdement on a vu y venir une foultitude de four- investi. Les enjeux ont beaucoup nisseurs. Tous les grands de la Busi- comme une aubaine changé entre-temps. Et les techno- ness Intelligence s’y positionnent. pour les fournisseurs de logies avec. Bon nombre ont Oracle, IBM et autre Microsoft ont abandonné ces générateurs de sta- entonné un discours d’évangélisa- solutions décisionnelles. tistiques pour déployer une architec- tion porté par un marketing virulent C’est en tout cas leur ture décisionnelle émaillée de pour asseoir leurs nouvelles offres. sentiment, si l’on en juge technologies conformes à l’état de Celles-ci ont la particularité de s’ap- l’art. Le data warehouse (entrepôts puyer sur un triptyque technolo- à travers les offres de données) a fait son apparition sur gique  : des mémoires dynamiques proposées. le marché. Et sa déclinaison par silo pour une accélération des traite- métier a imposé le concept de data ments, des bases de données mas- Qu’en est-il de la demande marts. Direction métiers, services sivement parallèles voire des dans la banque et marketing et autres RH tablent sur solutions exploitant des SGBD non ces modules pour piloter leurs acti- relationnelles adossées à noSQL. l’assurance ? vités. C’était sans compter avec l’ex- Les prestataires de services sont Si les acteurs de ces plosion de la donnée. également de la… fête. Pour accom- branches de marché pagner l’intégration de ces outils dès Meta Group pose la phase amont. Bref, le marché est capitalisent déjà sur les jalons conceptuels déjà constitué de technologies ma- la puissance des du Big data en 2001 tures et d’une offre qui ne l’est pas Réseaux sociaux et Internet génè- moins. Qu’en est-il de la demande ? technologies du Big Data rent une volumétrie de données Les enquêtes du Gartner donnent la dans d’autres pays, ceux énormes et variées capitalisables mesure en mettant le Big data parmi par les banques et les assurances les préoccupations majeures des de l’Hexagone restent dans leurs démarches marketing et DSI en 2012. Mieux, il dame même dans l’expectative. de connaissance client, par exem- le pion au Cloud computing. Quid sur ple. A l’affût d’innovations sur un le terrain où les assureurs et les ban- En fait, ils poursuivent leur marché de la technologie qui quiers disposent déjà de solutions lancée dans l’exploitation marque le pas, les fournisseurs ont décisionnelles traditionnelles ins- du décisionnel classique. mis en avant ce besoin, sous le vo- crites dans les mœurs ? cable de Big data. De quoi s’agit-il ? Dans la mutualité et la prévoyance10 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  8. 8. où les regroupements se sont multi- insiste également sur l’importante pliés depuis quelques années, la vo- volumétrie des flux d’informations lumétrie de données est de plus en que les mastodontes nés de multi- plus élevée, tout comme leur variété. ples rapprochements doivent gérer. La nécessité d’être réactif y est éga- « Les nouveaux groupes ainsi consti- lement prégnante. Clairement, les tués brassent des volumes de don- trois conditions pour une utilisation nées considérables. Parce que l’ERP du Big data (volume, vitesse et va- Suadeo, au cœur de ce processus, riété) sont réunies. Comment ces doit permettre le pilotage de l’en- groupes réagissent-ils dans un envi- semble des activités de l’entreprise, ronnement également hanté par la il peut être alimenté par tous ses problématique de Solvabilité II  ? Laurent Grouas, systèmes d’information. Quand on « Ces acteurs y compris tous les au- directeur général sait la multitude d’analyses que la tres du marché de l’assurance vont de Kadris France plateforme SUADEO embarque en être amenés à réviser leur rapport standard, vous pensez bien que au décisionnel  ; le traitement de nous n’avons pas attendu la vague données en silo va peu à peu céder sionnelles. Auparavant, « il sera tou- du Big Data pour veiller aux temps la place à une approche analytique tefois nécessaire de régler la cru- de réponses de notre outil. C’est plus globale du client, par exemple. ciale problématique de la qualité de pour cela que quatre ressources Pour l’heure, les uns et les autres la donnée  plus que jamais néces- sont en permanence mobilisées s’attellent encore à d’autres priori- saire dans un contexte de Big data », pour garantir le tuning des requêtes tés », estime Laurent Grouas, direc- prévient Laurent Grouas. d’utilisateurs. Cette préoccupation teur général de Kadris France. majeure de tous les jours et ces ef- Désormais dans le giron du groupe Suadeo au cœur forts ont payé puisque ces dernières Keyrus, ce cabinet entend capitaliser des masses de données années, en phase de qualification sur son savoir-faire métier et les de nouveaux groupes de notre progiciel par de gros clients, compétences de Business Intelli- de la mutualité nous avons réalisé plusieurs cam- gence de sa maison-mère pour ac- Au sein de Suadeo, spécialiste du pagnes de benchmark sur une base compagner ses partenaires dans la décisionnel métier pour la mutualité d’environ 10 millions de personnes refonte de leurs architectures déci- et les acteurs de la prévoyance, l’on protégées donnant des résultats S’abonner à Un an (6 numéros)Nom : ..........................................................Prénom : ..........................Fonction ........................................................ Société :Secteur d’activité : ...............................................................................Email : .........................................................Tél :..............................................Fax :...................................................Adresse : .....................................................................................................................................................................Code Postal : I—I—I—I—I—I Ville .................................................................................................................. Date Signature Retourner ce document à CAPA Conseil  Carré Haussmann 22-28, Rue Joubert - 75009 Paris Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 11
  9. 9. DOSSIER plus que probants. En complément porte quelle activité de l’entreprise du Big data sont multiples. Dans ce de notre investissement en R&D, au niveau de granularité qu’il sou- contexte, notre objectif est d’appor- nous proposons d’ailleurs dans tous haite et cela au travers de milliers ter aux directions générales et opé- nos projets d’intégration un volet d’analyses disponibles », termine Az- rationnelles les moyens de prendre dédié aux performances tech- zeddine Bendjebbour. des décisions pertinentes », déclare niques »,  indique Azzeddine Bend- L’éditeur Tricast, qui intervient sur le Stéphane Baudin, directeur des opé- jebbour, président directeur général terrain de l’assurance avec une offre rations. Dans cette logique, la solu- de Suadeo. Pour aller plus loin dans de Business Intelligence assortie tion Tricast se positionne en base sa volonté de faire face à la problé- d’une couche métier, constate que le unique alimentée par les différentes matique du Big Data, la société en- Big data est désormais une réalité à applications de l’entreprise (marke- visage de tisser des partenariats prendre en compte pour gérer effica- ting, finance, métier, etc.). Cet es- avec des acteurs technologiques du cement différentes applications, pace fédérateur permet de générer marché spécialisés en la matière. dans un contexte de concentration des indicateurs cohérents. « En combinant notre plateforme dé- des groupes. « De la détection d’une Ayant compris très tôt la nécessité cisionnelle avec la technologie Big épidémie de grippe à travers les ré- de promouvoir le Big data pour aider Data du marché, l’utilisateur pourra seaux sociaux en passant par celle leurs clients à capter toute la masse presque en temps réel visiter n’im- de la fraude, les champs d’utilisation de données qui les inonde désor- mais, les éditeurs du décisionnel sont sur le pont. Un pont marketing United Overseas Bank (UOB) : cap sur le synonyme de « Buzz » ambiant. Ce traitement du risque crédit en quasi-temps réel brouhaha est-il justifié dans l’assu- rance ? « Selon Mc Kinsey et IDC, le Calculer de multiples facteurs de risques sur des millions de crédits secteur financier est l’un de ceux qui et de capitaux nécessite souvent plusieurs jours de traitement pour stocke le plus de données. L’exemple une grande banque. Et avoir une vision globale du risque pour l’éta- de la banque de détail confirme blissement impose la combinaison des risques de marché et de crédit. cette observation. Du côté de l’assu- Confrontée à cette problématique, UOB a lancé un appel d’offres en rance, les exigences réglementaires vue de sélectionner et d’intégrer une solution de gestion à l’échelle poussent également à emmagasiner de l’entreprise, en lieu et place d’une approche par silo, en clair, par de gros volumes de données. Pour service. Comment expliquer une telle démarche ? Les transactions tous, l’irruption de nouveaux flux ou groupes de transactions peuvent sembler très rentables ; mais in- issus de la géolocalisation et du Ma- tégrées dans un portefeuille plus large, elles peuvent avoir un impact chine to Machine pour personnaliser négatif global et une rentabilité bien moindre que celle attendue. les offres ou détecter la fraude, le Pour éviter ce travers, UOB, qui avait décidé d’intégrer une solution paiement mobile et le sans contact de gestion de risques en environnement Open Source, a finalement avancent. L’exploitation de ces don- retenu la plate-forme SAS. Celle-ci a permis d’accélérer ses traite- nées pour créer de nouveaux busi- ments. Un exemple : la réalisation des modèles de capital économique ness models nécessite une pour le risque de crédit à l’aide d’une simulation Monte Carlo qui né- architecture apte à gérer le Big cessitait plus de trois jours est consommée en huit heures. En y ajou- Data », considère Mouloud Dey, di- tant le volet relatif au risque de marché, la rapidité de calcul est recteur de la stratégie chez SAS maintenue. France. Pour ce dernier, les banques Si cerner les risques en temps réel n’est pas très important, obtenir et les assureurs ne savent pas en- les données à ce rythme est crucial sachant que les marchés évoluent core réellement gérer le flot de ces rapidement : il faut comprendre leur fluctuation avant les concurrents, nouvelles données, surtout celles mettre les produits sur le marché rapidement et s’en retirer au bon non structurées issues générale- moment. La célérité retrouvée avec la plate-forme SAS donne de nou- ment de réseaux sociaux. Pourtant, velles idées au banquier qui réalise désormais des simulations à la « la technologie est mature et per- volée et dispose d’une puissance de calcul accrue. Quant à l’équipe met désormais de les traiter à des de gestion de risques, elle a désormais la capacité de démontrer l’im- fins de connaissance client. Dans pact des grandes décisions de crédit à son équipe dirigeante : visua- cette logique, le temps constitue un lisation en temps réel des effets des décisions de crédit sur facteur déterminant à l’heure où la l’intégralité du portefeuille, etc. vie de la donnée est éphémère. Du reste, le projet d’intégration de la plate-forme SAS conduit il y a Dans la banque, par exemple, il est deux ans et demi s’inscrit totalement dans une logique de gestion du crucial pour l’analyse des conditions Big data. de marché. Ainsi, une annonce du E. M. G20 sera l’occasion de recalculer les modèles de gestion des fonds12 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  10. 10. DOSSIER propres, par exemple  », analyse également de la voix sur le marché Mouloud Dey. du Big data. « Nos clients banquiers et assureurs sont confrontés à de Vers un dataware house nouveaux enjeux parmi lesquels la analytique maîtrise de la fraude et la connais- Sur le terrain, les acteurs semblent sance client. Cela nécessite des ou- être plus au fait de ces exigences de tils permettant de travailler en l’autre côté de l’Atlantique. Aux amont dans un contexte temps réel, Etats-Unis, des capteurs télémé- avec des performances accrues. A triques sont mis à contribution pour cette fin, nous proposons la techno- glaner des volumes de données ex- logie In Memory SAP Hana. Sur un ploitables dans un contexte de Pay plateau téléphonique bancaire, par As You Drive (PAYD). En France, exemple, elle offre la possibilité à un comme dans le reste de l’Europe, Azzeddine Bendjebbour, téléconseiller de procéder à une d’ailleurs, ce modèle peine à trouver président directeur général analyse en temps réel de profils en un accueil favorable. Outre-manche, de Suadeo ligne et proposer aux prospects et l’expérience de  Norwich Union clients des offres adaptées à leurs (Aviva) aurait périclité du fait d’un attentes » explique Jean-Michel Jur- coût de gestion de la donnée farami- porte également le massivement pa- bert, directeur de marché solutions neux. Selon le directeur de la straté- rallèle et Hadoop. Bref, tous les in- BI et HANA. Et ce dernier d’ajouter : gie de SAS, «  les assureurs ne grédients pour être «  Big data «  De telles requêtes nécessitent le pourront plus bientôt se contenter Compliant » et plus généralement traitement d’une grosse volumétrie d’une approche décisionnelle tradi- proposer une puissance de calcul en de données difficiles à traiter à par- tir d’une architecture décisionnelle “ classique. SAP HANA permet de gérer à des fins marketing et com- merciales les gisements très impor- tants d’information engrangées “ Il est nécessaire de s’interroger sur les données à placer en mémoire et celles à archiver dans les bases ». InMemory rime avec célérité et réactivité La plongée dans le monde du Big data doit pousser logiquement les DSI et utilisateurs à hiérarchiser et segmenter le stockage des données tionnelle assortie de Data marts phase avec les nouveaux besoins du car les tarifs varient selon qu’il conçus dans une logique de silos. marché. s’agisse d’un archivage traditionnel Tout cela sera balayé par le courant En sa qualité d’acteur important du ou dans un environnement In Me- du Big data sachant que les don- monde du décisionnel, SAP donne mory. Au préalable, il est nécessaire nées ont besoin d’être mélangées : de s’interroger sur les données à pla- le concept de data mart longtemps cer en mémoire et celles à archiver. pertinent est de moins en moins Dans cette logique, SAP propose de opérant car il brasse des données tisser un pont entre les deux univers incomplètes. Il est désormais néces- ainsi constitués : SAP HANA et IQ, saire d’évoluer vers un data ware- complétées par des connexions avec house analytique dans lequel les la technologie HADOOP. « En défini- données sont structurées différem- tive, cette approche permet aux di- ment ». A travers cette observation, rections informatiques d’héberger Mouloud Dey matérialise le position- les données là où elles sont plus per- nement de SAS sur le terrain du Big tinentes ce qui facilite l’analyse pré- data. En vue d’accompagner ses dictive », indique Jean-Michel Jurbert. clients dans cette mutation presque Si l’éditeur européen compte parmi forcée, l’éditeur a réécrit ses algo- Mouloud Dey, ses clients de la finance des acteurs rithmes en 2011. A la fin de cette directeur de la stratégie comme AXA, Macif et autres Maaf année-là, il a annoncé l’adoption de chez SAS France qui utilisent BusinessObjects, il la technologie In memory  ; il sup- cherche ses premiers clients en ma-14 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  11. 11. tière de Big data en France. En re- ormais incontournable pour ces mé-vanche, outre-Rhin, il travaille déjà tiers car elles permettent de gérerdans cette logique avec AOK. « Notre les données structurées et nonclient exploite le système SAP HANA structurées à l’heure où ces der-en vue d’analyser sa base d’informa- nières sont de plus en plus volumi-tions de 24 M d’assurés. Cela re- neuses. Malgré les promesses deprésente 370 M de traitements an- ces outils, les acteurs de l’assurancenuels. L’architecture déployée per- et de la banque restent pour l’heuremet d’obtenir le résultat des assez prudents en la matière entraitements en moins d’une journée France », reconnaît Christophe Gen-là où il aurait fallu cinq jours », consi- dre, directeur des marchés Banquedère Jean-Michel Jurbert. Et ce der- et Assurance. Selon Michel Bruley,nier de conclure  : «  Les assureurs Directeur Marketing EMEA Teradatacomme les banquiers réfléchissent Aster Data, « le Big data ne signifiede plus en plus à la manière dont ils pas forcément gros volumes de don-peuvent gérer au mieux le flot de nées ; nous en traitons depuis desdonnées notamment non structu- Michel Bruley, années avant l’apparition de cerées qu’ils reçoivent. Tous nos Directeur Marketing EMEA concept qui introduit une nouvelleclients sont conscients des pro- Teradata Aster Data dimension, celle de la systématisa-messes du Big data. D’ici une tion. Du coup les technologies SQLannée, je ne serais pas surpris de trouvent leurs limites dans cet envi-voir une grande banque de la place de données ? L’éditeur constate la ronnement ». Face à cette fragilité,généraliser l’utilisation des techno- maturité du décisionnel traditionnel de nouveaux composants tel Maplogies du Big data ». dans l’assurance et la banque. « Les Reduce ont vu le jour pour paralléli-Comment réagit Teradata, un des ac- technologies du Big data viennent ser un ensemble de tâches. D’autresteurs de la gestion de gros volumes en complément de cette couche dés- comme Aster Data ou encore Ha- Bittle : un acteur qui monte Q uand on dispose d’une offre décisionnelle  capitali- sant  sur la technologie de Google, le Big data devient logiquement et rapidement incontournable. Pour Bittle, par- données émanant des différentes sources de l’entreprise. Comme réceptacle décisionnel, il permet de produire des tableaux de bord exploitables à des fins de pilotage. Les DSI tenaire historique des technologies cloud de Google (depuis des filiales d’une grande banque française l’utilisent dans cette logique pour asseoir un suivi à distance des activités mi 2009), l’aventure du Big Data commence il y a déjà plus et la qualité des interventions. Il en va de même pour GSA de 18 mois quand les équipes R&D du moteur de recherche Prado, une société fruit de la fusion de plusieurs cabinets leur proposent de devenir Certified Tester de sa technologie de courtage qui se sert de Bittle comme outil du contrôle en la matière : Big Query. « La solution de Google en matière de gestion. de Big Data permet de gérer les gros volumes provenant de Dans la perspective de la sortie de la version 3 prévue à la sources différentes en un temps record. Pour autant, nous fin de l’année, la personnalisation du portail Bittle sera op- considérons qu’il est encore assez tôt pour la proposer au timisée avec à la clé le cap mis sur la mobilité, actuellement marché français. Cela dit, nous estimons que les assu- disponible pour la visualisation des données uniquement. A rances et banques de l’Hexagone ne sauront faire long- cette fonction sera ajoutée une nouvelle : la réalisation de temps l’économie de ces technologies tant celles-ci tableau de bord en environnement nomade. La dimension apportent des réponses à leurs multiples défis », explique Big data de l’offre sera également améliorée grâce à un mo- Christophe Suffys, président de cette jeune entreprise. teur qui raccordera différentes sources d’informations ex- ternes à l’environnement Bittle. Ainsi, l’offre de cet éditeur En attendant de surfer pleinement sur cette vague, l’éditeur proposée gratuitement dans sa formule de base est-elle en qui a pour projet fondateur la démocratisation de l’accès au train de se faire une place sous le soleil du décisionnel. décisionnel, a centré ses travaux de ces derniers mois sur la qualité de ses connecteurs afin de simplifier l’analyse des E. M. Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 15
  12. 12. DOSSIER doop ont emboîté ce pas. Le premier nées réalisée au moyen de sa tech- dédié à l’analyse du Big data est nologie associative en mémoire. désormais dans le giron de Teradata Enfin, MicroStrategy a profité de sa qui a également noué des accords conférence annuelle 2012 pour af- avec le second. « Ces outils sont très firmer sa position sur le terrain du indiqués pour l’analyse des réseaux Big data avec en toile de fond la mo- sociaux, par exemple, et permettent bilité, qui « change notre rapport à la de déployer des programmes Map données  », estime Michael Saylor, Reduce qui sous-tendent des infra- CEO. Plus généralement, selon l’édi- structures spécifiques », indique Mi- teur, le nomadisme offre l’opportu- chel Bruley. nité d’exploiter pleinement le flow de données dans les environnements City Bank exploite de production à des fins décision- Facebook pour séduire nelles. Dans cette logique, la nou- de nouveaux clients Valérie Lourme, velle plate-forme de Business Ramenant le débat sur le terrain Consultante Finance Intelligence MicroStrategy 9.3 fonctionnel, Valérie Lourme, Consul- et Assurance Teradata France constitue une arme efficace. « Dans tante Finance et Assurance Teradata un monde où des données non France, constate «  l’immersion de structurées provenant notamment nouvelles données dans les métiers cessus », assure Valérie Lourme. de réseaux sociaux et d’autres sup- de la finance : géo-spatiale, réseaux Du côté de Qlikview, le décisionnel ports viennent compléter les infor- sociaux. Il est nécessaire de les ana- permet de répondre aux besoins mations structurées habituellement lyser afin d’en dégager de la valeur urgents de disposer des informa- exploitées par le décisionnel, Mi- et nourrir le CRM. En milieu ban- tions de plus en plus volumineuses. croStrategy se devait de proposer caire, cela peut permettre de savoir Avec son analyse en mémoire, les une nouvelle infrastructure plus ro- pourquoi un client a clos son assureurs et les banquiers ont la buste, plus rapide et plus perfor- compte. Un fait difficile à prévenir. possibilité d’intégrer rapidement des mante. Grâce à son moteur Rolap et Pourtant, les technologies du Big données issues de différentes à sa solution In-Memory, elle permet data permettent d’analyser un en- branches et de sources externes. de stocker des informations sur le semble d’événements précédant Elles sont exploitables dans une lo- serveur et de la restituer rapide- une résiliation. Réitérer une de- gique collaborative. Cet outil peut ment. Et répond ainsi aux attentes mande simple sans obtenir de suc- être déployé en quelques semaines des banquiers et assureurs, qui ont cès auprès d’un établissement peut et analyse les données dans un besoin de réactivité pour se différen- pousser le client à dénoncer son nombre illimité de dimensions explo- cier », estime Jean-Pascal Ancelin, di- contrat avec sa banque. La techno- rées par toutes les directions. Chez recteur général de MicroStrategy en logie Map Reduce peut contribuer à l’éditeur, l’on estime que Qlikview France. déceler en amont une telle décision. permet de disposer d’une analyse Sur ce terrain, les intégrateurs sont Quant aux données géo-spatiales, rapide, visuelle et flexible des don- également en première ligne. Le elles peuvent permettre de dépister groupe Opera Solutions en fait les fraudes ». Le relationnel client partie. Pour Elias Baltassis, direc- peut également être développé teur France, « le Big data devient grâce à ces nouvelles données. incontournable notamment pour les Ainsi, City Bank a exploité Facebook données interactionnelles. Actuelle- pour le recrutement de nouveaux ment, celles-ci sont très peu analy- clients. Enfin, en assurance automo- sées à des fins opérationnelles ». bile, « le Big data permet, par exem- En fait, cette position résume claire- ple, de scruter le comportement en ment le rapport actuel des banquiers ligne d’un prospect. Si ce dernier et assureurs à ce phénomène. Ils se abandonne sans suite une proposi- hâtent lentement. n tion, le téléconseiller est à même de le relancer dans les quinze minutes Emmanuel Mayega qui suivent, avec une offre plus adaptée à son profil. Cette dernière est sélectionnée après traitement Elias Baltassis, des données le concernant, en quasi directeur France, Opera Solutions temps réel. Un de nos clients euro- péens a déjà mis en place un tel pro-16 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4
  13. 13. DOSSIER Entretienavec Philippe Nieuwbourg, analyste indépendant*Assurance & Banque 2.0 : Le Big tion d’un nouveau mot-clef. Les tech-Data semble être le nouveau nologies ont beaucoup évolué cesconcept marketing à la mode dernières années tant en termes depour les acteurs de la BI. Est-ce collecte que de capacité de stockagedésormais une réalité ou une nou- et d’analyse. Nous pouvons au-velle tarte à la crème ? jourd’hui imaginer des analyses ré- servées il y a encore quelquesPhilippe Nieuwbourg  : Les deux ! années aux films de science-fiction.C’est tout d’abord en effet un concept En parallèle, les technologies mo-marketing destiné à donner une im- biles, les réseaux sociaux, la « numé-pulsion à des éditeurs dont les ac- risation  » de la société, créenttionnaires réclament toujours une chaque jour des volumes de don-croissance à deux chiffres. Dans les nées incroyables, ce déluge de don-années 90, nous avions les acro- nées que l’on souhaite bien entendunymes à trois lettres (ERP, CRM, SCM, analyser. Et l’accélération de ces Vous voyez, le Big Data est partout.EDW, BPM…). Aujourd’hui le marke- cinq dernières années justifie à elle- Et je n’ai volontairement pas pristing est devenu plus littéraire, mais seule que l’on invente et emploie un l’exemple classique de l’analyse descela ne change rien. Suivant la bonne nouveau mot-clef. réseaux sociaux, qui certes appar-maxime « si vous n’êtes pas leader Prenons quelques exemples. Dans le tient à la même famille d’applica-sur votre marché, changez de mar- domaine de la santé, le séquençage tions, mais dont l’intérêt pourché », les éditeurs appliquent un dé- de l’ADN voit son coût baisser régu- l’humanité est moins évident…rivé « Si vous n’êtes pas leader sur lièrement. Il est maintenant accessi-votre marché, créez un nouveau mar- ble pour lancer des programmes de A. & B. 2.0 : En quoi consiste-t-il etché ». Ils tentent donc de faire croire recherche, par exemple sur le can- que peut-il apporter aux acteursà la révolution tous les deux ou trois cer. Mais le séquençage de l’ADN de de la banque et de l’assurance ?ans, pour susciter l’engouement de chaque individu génère environ 1 Tocertaines entreprises et stimuler de données brutes ; qu’il faut donc P. N. : J’ai élaboré une définition duleurs investissements. Après le repor- stocker et analyser. Et pour com- Big Data un peu différente de celleting, l’analyse, les entrepôts de don- prendre comment naissent et se dé- habituellement proposée par les ca-nées, les applications analytiques, veloppent certains cancers, et s’ils binets de conseil. Ils nous parlentl’informatique en nuage, voici venu le sont liés à certains gènes, il faut tous des « 3 V » : Volume, Vitesse ettemps des données volumineuses. analyser un grand nombre d’indivi- Variété. De gros volumes de don-Vous remarquerez que j’emploie à dus… on va vite parler en Petaoctets nées, dont la vitesse de générationdessein uniquement des termes fran- de stockage et d’analyse. Des vo- s’est fortement accélérée et qui neçais, car ils existent. Et un autre tra- lumes aujourd’hui bien plus accessi- sont plus simplement des donnéesvers de nos hommes et femmes de bles qu’hier. structurées (chiffres ou champs demarketing est de nous faire croire Dans le domaine des sciences de la texte), mais également des donnéesqu’un concept débarqué à Roissy par terre, comment rechercher des cor- en provenance du Web, de l’image,le dernier vol en provenance de San rélations possibles entre les phéno- du son, des capteurs…Francisco est plus valorisant s’il n’est mènes climatiques et l’activité Mais il me semble que cela ne suffitpas traduit… Mais c’est un autre sismique ? Il est aujourd’hui possible pas. Car il faut représenter ces don-débat. Première face de la pièce, le de lancer ce type d’analyse à nées, et la visualisation graphiqueBig Data n’a rien de nouveau, il est l’échelle de la planète. Peut-être ne de données a pris également unl’évolution logique du travail fait dans découvrirons nous rien. Mais peut- nouvel essor. Il suffit de voir ce quela collecte et l’analyse de données être au contraire apprendrons nous des logiciels comme Tableau Soft-depuis plusieurs décennies. de nouvelles règles sur le fonction- ware ont apporté à ce marché.Mais il y a heureusement un autre nement de la planète. C’est le prin- Et pour finir, il me semble que toutaspect, qui justifie à son tour l’inven- cipe même de la recherche. cela n’a aucun intérêt… si l’on ne re- Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 17
  14. 14. cherche pas à créer de la valeur. Je les entreprises ne se précipitent pas très opérationnel. Je ne prendraipropose donc une définition éten- tout de suite sur ce nouveau qu’un seul exemple, celui de la dé-due, l’équation du Big Data, qui se- concept. Et puis c’est un processus tection de fraude, qu’il s’agisse durait : (Volume + Vitesse + Variété) x long, il faut collecter les données, les domaine des transactions bancairesVisualisation = Valeur. La règle des stocker, les analyser… tout cela de- ou des déclarations de sinistres.« 5 V » si vous voulez ! mande des compétences, que les Pour être plus efficace, il faut amé-Dans le domaine de la banque et de entreprises n’ont pas encore. La de- liorer « l’intelligence » du système del’assurance, on peut prendre plu- mande en «  Data Scientist  » aug- détection des fraudes, «  intelli-sieurs exemples, auxquels vos lec- mente considérablement dans le gence » au sens anglo-saxon, c’est-teurs ont certainement déjà pensé. monde. Et une étude de EMC en à-dire « renseignements ». Et c’est enDans ce domaine comme dans tous 2011 avait indiqué que seuls 17 % parcourant très rapidement de nou-les secteurs commerciaux, il faut des Data Scientist seront des profes- velles sources de données que l’onproposer au bon client le bon pro- sionnels de l’informatique décision- pourra enrichir les algorithmes pré-duit, au bon moment. Et si possible nelle qui auront su évoluer. dictifs de repérage des fraudes.juste avant le concurrent. Afin de Dommage… C’est d’ailleurs pour Dans le domaine des fraudes à lamaximiser les chances d’être retenu cela que nous avons créé un centre carte bancaire par exemple, utiliserpar votre client. de formation professionnel, le Data les informations fournies par unDéjà dans les années 90, le direc- Science Institut, installé en Europe client sur les réseaux sociaux,teur informatique de la Caisse et en Amérique du Nord, pour former lorsqu’il poste des photos, se géolo-d’Epargne Loire Drome Ardèche, les professionnels à ces nouveaux calise, permettrait de détecter qu’ilm’expliquait que l’analyse, anonyme besoins et aux nouveaux outils. peut difficilement être en mêmebien sur, des transactions de cartes En France, malheureusement, nous temps dans un restaurant à Mont-bancaires d’un client, permettaient ne sommes jamais les premiers à réal et dans une boutique à Bom-de prédire son prochain divorce ou plonger. Certains diront que c’est bay… Ou plus avancé, analyser sonun changement imminent de voiture. que nous sommes plus raisonnables statut dans lequel il indique qu’ilAujourd’hui les volumes de données et que nous préférons laisser les au- prend un vol de 10 heures à Roissy,à notre disposition permettent cer- tres tester. Peut-être. Mais c’est et détecter que pendant cette pé-tainement d’affiner ces prévisions. un fait, le Big Data se développe riode si sa carte bancaire est utili-Et de proposer au client le service beaucoup en Amérique du Nord, et sée, c’est sans doute une fraude,adéquat. Comme l’a déjà expliqué surtout on en parle plus. L’adminis- sauf s’il s’agit d’un site de commerceun distributeur anglais, vous savez tration de Barack Obama a quand en ligne et que la date de la com-certainement qu’une jeune clientèle même affecté un budget de 200 mil- mande est antérieure au décollage,est enceinte, avant même qu’elle ne lions de dollars par an à des projets etc. On peut enrichir les méthodesl’ait annoncé à son père ! L’analyse « Big data » ! d’analyse au travers de nombreusesde ses comportements d’achat vous Je suis persuadé qu’il y a des projets données non encore exploitées.permettrait de lui proposer un nou- intéressants dans les entreprises eu- Dans le domaine des assurancesveau service, juste au bon moment. ropéennes, mais notre culture du se- maladie ou des sinistres automo-Et si l’on reprend l’analyse des dé- cret a refermé le couvercle sur leur biles, on peut également imaginerpenses liées à la voiture, complétée communication. Pourtant je peux certaines choses… Un client un peupar l’analyse des traces de votre site vous garantir que chez BMW, Nes- imprudent qui publie sous pseudoweb, il est certainement possible de presso, Bouygues Telecom… il y a une annonce sur Le Bon Coin, maisdéterminer à quel moment proposer des réflexions très avancées, tou- déclare la destruction de son véhi-au client le crédit automobile qui lui jours autour de « business cases », cule, ou bien, cas classique mainte-permettra de déclencher son achat. de cas d’usage précis, pour lesquels nant, le salarié en arrêt de travail quiCe ne sont que deux exemples, mais un bénéfice est attendu de la mise partage des photos sur une plage autous les domaines de l’entreprise en place de ces nouvelles plates- bout du monde avec ses « amis » Fa-sont concernés. formes. cebook. C’est donc bien dans un environne-A. & B. 2.0  : En France, plus on A. & B. 2.0  : Croyez-vous au Big ment très opérationnel que le Bigparle du Big data et moins on voit data dans un environnement opé- data trouvera le plus d’échos, et desdes réalisations concrètes. Com- rationnel ? Si oui qu’apporterait-il ? cas d’usage les plus rentables. nment expliquer un tel décalageentre discours et application ? P. N. : On peut même affirmer que les premiers projets qui se qualifientP. N. : D’abord le sujet « big data » de « Big data » seront plus efficacesest nouveau. On en parle réellement et plus rentables s’ils sont directe- *Auteur du livre « Big Data » publié fin 2012 chez Dunod : http://www.decideo.fr/bigdatadepuis un an. Il est donc normal que ment connectés à un environnement Septembre/Octobre 2012 • n°4 • Assurance & Banque 2.0 • 19
  15. 15. Stratégie SAB : une assise solide dans le monde bancaire français Olivier Peccoux, En lançant son progiciel dédié à la gestion Président-fondateur des établissements de crédit, SAB s’attendait-il à un aussi franc succès sur le marché français ? 23 ans après son envol, l’éditeur arbore un portefeuille client faisant rougir plus d’un de ses concurrents. Les raisons de ce succès sont à chercher dans la souplesse et la complétude d’une offre multiplateforme, qui évolue en fonction des besoins de la demande. Saga d’un succès. AB naît d’un constat : « l’ab- d’un grand système mainframe à utilisateurs, chacun pouvant l’adap- S sence, à la fin des années 80, d’un véritable progiciel com- plet et intégré dédié à la gestion des une plate-forme AS/400, berceau technique du progiciel SAB. Fonde- ment d’un tel downsizing, la re- ter à ses réalités organisationnelles. Une logique connue désormais sous le vocable de « multitenant » dans le établissements de crédits et tous cherche d’économies de gestion tout monde du Cloud computing. Ainsi, la leurs métiers et filiales, y compris en bénéficiant d’un outil puissant et Banque Palatine utilise la même ver- étrangères. Il fallait combler ce innovant. Cette référence aura per- sion de SAB en France que celle de manque en proposant aux ban- mis au jeune éditeur de démontrer la Banque Bemo Saudi Fransi en quiers une véritable solution infor- sa capacité à gérer de gros volumes Syrie, au-delà des barrières linguis- matique de gestion complète de et à faire face aux requêtes multiples tique, comptable, de reporting et de leurs activités », explique, d’emblée, des utilisateurs, en toute sécurité. place. Car le progiciel de SAB a été Olivier Peccoux, Président-fondateur conçu dans une logique neutre. Et de cette société qui s’est progressi- Une architecture s’adapte aux réalités des différents vement ancrée dans le paysage ban- sans noyau ni corpus pays. Chaque client est enregistré caire européen. Au fil du temps, l’éditeur a étoffé son dans cet environnement à partir Pour se faire une place sous le soleil volume de clients, devenant du d’un code : sa langue. Résultat : la financier où la concurrence fait rage, même coup un véritable standard pénétration de cette solution s’avère l’éditeur a démarré modestement, dans le monde du progiciel bancaire. facile dans différents pays. Sur ces auprès d’établissements de taille « Notre solution compte en son sein dix dernières années, le progiciel moyenne nourrissant une forte ap- près de 300 modules fonctionnels SAB a été adopté sur le Vieux conti- pétence pour les progiciels car métiers, homogènes et intégrés nent, au Maghreb, en Afrique Sub- n’ayant pas les moyens de se lancer entre eux, une richesse qui fait notre saharienne, au Moyen-Orient, etc. En dans de gros développements spéci- force. A cela il faut ajouter une orga- France où l’éditeur est fortement fiques. L’un de ses clients histo- nisation de cette couverture fonc- présent, il continue de tracer son riques, la Banque Bruxelles Lambert tionnelle sans noyau ni corpus, un sillon. Actuellement, il opère la migra- (aujourd’hui ING Bank France), avait point différenciant par rapport à nos tion du système d’information de la été séduite par la richesse fonction- concurrents », indique le président Caisse des Dépôts (CDC) vers la cible nelle de son offre. L’occasion pour de SAB. Autre facteur singulier selon retenue, en l’occurrence le progiciel elle d’opérer un tournant technolo- l’éditeur, la mise à disponibilité SAB. Un projet pour lequel il joue le gique alors novateur à savoir passer d’une version unique pour tous les rôle d’intégrateur, à l’instar de tous20 • Assurance & Banque 2.0 • Septembre/Octobre 2012 • n°4

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