Syndrome de condensation pulmonaire

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Syndrome de condensation pulmonaire

  1. 1. Mehdy WAYZANIDES de pneumologieMardi 10 Janvier 2012
  2. 2. PLANI. INTRODUCTIONII. SEMIOLOGIE CLINIQUEIII. SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUEIV. VALEUR SEMIOLOGIQUEV. CONCLUSION
  3. 3. I. INTRODUCTION1.1. Définition Ensemble des signes traduisant la présence au sein du parenchyme pulmonaire de lésions (systématisées ou non, rétractiles ou non) résultant :  soit d’un comblement des alvéoles par un produit pathologique (pus, sang, sécrétions ou cellules),  soit d’un collapsus alvéolaire par obstruction bronchique.
  4. 4. I. INTRODUCTION (2)1.2. Intérêt Fréquent en pratique clinique Intérêt diagnostic : examen clinique minutieux et comparatif +++ Etiologies nombreuses  Infectieuse +++  Vasculaire  Néoplasique
  5. 5. I. INTRODUCTION (3)1.3. Rappel anatomique• Pour bien localiser une condensation• Systématisation pulmonaire.
  6. 6. Petite scissure LSD LSG LID LM LIG
  7. 7. SEGMENTATION POUMON DROITHaut S1 S3 En dedans S2 S6 S4 S 5 S S9 S8 10 S7
  8. 8. SEGMENTATION POUMON GAUCHEHaut S 1+3 En dedans S2 S4 S6 S5 S8 S S9 10 S7
  9. 9. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE1. SIGNES FONCTIONNELS Motif de consultation Fonction de l’étiologie Importance variable
  10. 10. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (2)1. SIGNES FONCTIONNELS (2)a. La touxCaractères de la toux +++ circonstances d’apparition : brutale ou progressive ancienneté : aigue ou chronique type : quinteuse ou moniliforme fréquence: rare ou fréquente horaire avec les facteurs calmants, déclenchants ou aggravants.
  11. 11. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (3)1. SIGNES FONCTIONNELS (3)Caractères de la toux +++ sèche au début puis productive, expectoration fétide ou non, couleur variable, abondance variable.
  12. 12. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (4)1. SIGNES FONCTIONNELS (4)b. La douleur thoracique• apparition : brutale ou progressive• type : point de coté• sans irradiation particulière• siège variable• intensité variable• exagérée / toux, inspiration profonde• Calmée / repos
  13. 13. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (5)1. SIGNES FONCTIONNELS (5)c. La dyspnée survenue brutale ou progressive aggravation rapide ou progressive facteurs aggravants intensité variable intéresse les deux temps de la respiration type polypnée superficielle Fréquence respiratoire et périmètre de marche.
  14. 14. ECHELLE DE SADOUL
  15. 15. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (6)1. SIGNES FONCTIONNELS (6)d. L’hémoptysie • rare • abondance • retentissement sur état hémodynamique.
  16. 16. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (7)2. SIGNES GENERAUX Fonction de l’étiologie Importance variable  Amaigrissement  Asthénie AEG  Anorexie  Fièvre ou fébricule…
  17. 17. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (8)3. SIGNES PHYSIQUES +++ Temps capital du diagnostic. Malade rassuré, dévêtu jusqu’à la ceinture, avec un bon éclairage. Position assise ou en décubitus dorsal. Examen minutieux, symétrique, bilatéral et comparatif. +++
  18. 18. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (9)3. SIGNES PHYSIQUES (2)Quatre temps  Inspection  Palpation  Percussion  Auscultation
  19. 19. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (10)INSPECTION
  20. 20. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (11)INSPECTIONTechnique Respiration normale Mouvements d’inspiration et d’expiration forcée Morphologie du thorax Dynamique respiratoire
  21. 21. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (12)INSPECTIONRésultats  rien de particulier,  diminution ampliation thoracique,  asymétrie thoracique  affaissement hémithorax atteint  pincement des espaces intercostaux.  CVC, oedeme …
  22. 22. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (13)PALPATION• Rythme et ampliation thoracique.• Palper et comparer zones symétriques du thorax.• Technique
  23. 23. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (14)PALPATION Résultats  diminution ampliation thoracique  exagération transmission des VV  diminution / abolition des VV
  24. 24. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (15)PERCUSSION Percussion bilatérale, symétrique et comparative. Technique  percussion immédiate: doigts repliés en crochet percutent directement la paroi thoracique par petits coups répétés.  percussion médiate : plus fine et plus précise.
  25. 25. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (16)PERCUSSIONRésultat Matité  fixe, localisée  limites nettes  impression d’élasticité aux doigts matité franche hydrique
  26. 26. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (17)AUSCULTATION +++ Temps essentiel
  27. 27. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (18)AUSCULTATIONTechnique Auscultation immédiate
  28. 28. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (19)AUSCULTATIONTechnique Auscultation médiate grâce au  respiration calme,  mouvements d’inspiration et d’expiration forcées,  toux  voix
  29. 29. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (20)AUSCULTATION Malade inspire profondément et régulièrement par le nez et expire par la bouche. Méthodique 4 faces du thorax en comparant les deux hémithorax
  30. 30. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (21)AUSCULTATIONRésultats Diminution / abolition du murmure vésiculaire Deux composantes  un bruit glottique  un vésiculaire
  31. 31. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (22)AUSCULTATIONRésultats un bruit glottique ou souffle laryngo-trachéal  rude, râpeux, continu, de grande intensité,  entendu aux 2 temps de la respiration,  perçu avec le maximum d’intensité au creux sus sternal,  diminue de la trachée aux alvéoles.
  32. 32. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (23)AUSCULTATIONRésultats un vésiculaire  vibration de l’air passant des bronchioles aux alvéoles.  masque bruit sous glottique.
  33. 33. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (24)AUSCULTATIONRésultatsAu total, perception auditive du MV  intensité faible,  tonalité moelleuse,  croit pendant l’inspiration, 1er tiers de l’expiration,  décroît puis s’égalise pendant 2/3 de l’expiration.
  34. 34. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (25)AUSCULTATIONRésultats• Souffle tubaire • Transmission anormale du bruit trachéo- bronchique à travers un foyer pulmonaire condensé. • Inconstant mais grande valeur sémiologique • En regard condensation pulmonaire.
  35. 35. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (26)AUSCULTATIONRésultats Souffle tubaire  bruit intense, tonalité élevée,  timbre rude en U,  entendu aux deux temps de la respiration,  prédominant à l’inspiration,  bruit obtenu en soufflant dans un tube creux.
  36. 36. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (27)AUSCULTATIONRésultats Râles crépitants  Bruits surajoutés discontinus  Processus pathologique alvéolaire  En couronne autour du souffle tubaire.
  37. 37. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (28)AUSCULTATIONRésultats Râles crépitants  Bruits fins, secs, égaux entre eux,  tonalité élevée,  régulièrement espacé ou en foyer,  éclatant en bouffée en fin d’inspiration,  non modifiés par la toux.
  38. 38. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (29)AUSCULTATIONRésultats Râles sous crépitants ou bulleux  Bruits surajoutés humides,  inégaux entres eux,  irrégulièrement espacés,  intensité plus forte,  tonalité plus basse que les crépitants  perçus aux deux temps de la respiration,  modifiés par la toux.
  39. 39. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (30) Râles crépitants Râles sous crépitants Sec Humides Fins Gros Tonalité élevé Tonalité plus basse Égaux entre eux Inégaux entre eux Régulièrement espacé Irrégulièrement espacéMieux perçu à l’inspiration Mieux perçu à l’expiration Non modifiés par la toux Modifiés par la toux
  40. 40. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (31)Auscultation de la voix Voix haute et chuchotée. Normalement  voix haute: bruit étouffé, distinction difficile des syllabes  voix chuchotée: bruit confus
  41. 41. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (32)Auscultation de la voix (2)Résultats Pectoriloquie Pectoriloquie aphone Bronchophonie
  42. 42. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (33)Auscultation de la toux Faire tousser le malade Normalement toux semble lointaine En cas de condensation pulmonaire  intense  déchirante  pénible à ausculter
  43. 43. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (34) EN RÉSUMÉ Syndrome de condensation pulmonaire non rétractile devant : Palpation Exagération des vibrations vocales Percussion Matité élastique ou submatité •Diminution du MV Auscultation •Souffle tubaire •Râles crépitants
  44. 44. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (35) EN RÉSUMÉ Syndrome de condensation pulmonaire rétractile devant : INSPECTION Asymétrie thoracique par affaissement d’un hémithorax PALPATION Diminution / abolition des VV PERCUSSION Matité peu francheAUSCULTATION Abolition du MV Pas de râles crépitants
  45. 45. II. SEMIOLOGIE CLINIQUE (36) Distinction essentielle  causes  investigations  traitements Radiographie thoracique distinction Signes cliniques ± identiques
  46. 46. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE1.RADIOGRAPHIE THORACIQUETechnique Haute tension (120-140 kv) Longue distance entre tube et film Incidence postéro-antérieure
  47. 47. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (2)
  48. 48. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (3)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUE Lecture au négatoscope Interprétation : confrontation radio-clinique
  49. 49. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (4)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUE• Critères de validité Identité et Date
  50. 50. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (5)1.RADIOGRAPHIE THORACIQUE Cliché de profil  pas d’emblée, complément du cliché de face  interprétation topographique précise  dépister anomalies invisibles sur cliché de face.
  51. 51. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (6)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUERésultatsA) Condensation pulmonaire non rétractile Syndrome alvéolaire : opacités  densité cotonneuse, confluentes ;  soit mal systématisées à limites floues ;  soit bien systématisées  en aile de papillon.
  52. 52. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (7) Bronchogramme aérien
  53. 53. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (8)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEA) Condensation pulmonaire non rétractile Volume du parenchyme atteint normal  sans aucune déformation  ou attraction des organes de voisinage.
  54. 54. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (9) Caractéristiques du syndrome alvéolaireFacile à diagnostiquer : opacité  Floue, homogène ou non  Mal limitée  sauf si en contact avec scissure, “systématisée’’  Bronchogramme aérique  Non rétractile
  55. 55. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (10) 1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEB) Condensation pulmonaire rétractile• Obstruction bronchique réduction du volume parenchymateux• Selon la topographie de l’obstruction, atélectasie • segmentaire, • lobaire, • pulmonaire.
  56. 56. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (11)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEB) Condensation pulmonaire rétractile SIGNES DIRECTS  opacité  dense homogène, sans bronchogramme aérien,  triangulaire sommet hilaire base périphérique  peut être systématisée à un segment, lobe ou poumon  Selon le territoire de l’atélectasie, l’opacité ne peut être visible que sur le cliché de profil.
  57. 57. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (12)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEB) Condensation pulmonaire rétractile SIGNES INDIRECTS : attraction organes de voisinage
  58. 58. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (13)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEB) Condensation pulmonaire rétractile SIGNES INDIRECTS : attraction organes de voisinage  Ombre cardiaque attiré vers la condensation ;  Modification des hiles ;  Zones saines distendues, hyper claires.
  59. 59. RETRACTION LOBE SUPERIEUR GAUCHE
  60. 60. RETRACTION LOBE INFERIEUR GAUCHE
  61. 61. RETRACTION LOBE SUPERIEUR DROIT
  62. 62. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (14)1. RADIOGRAPHIE THORACIQUEB) Condensation pulmonaire rétractile SIGNES ASSOCIÉS  Golden S sign  Diaphragmatic peak
  63. 63. GOLDEN S SIGN
  64. 64. DIAPHRAGMATIC PEAK
  65. 65. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (15)2. scopie télévisée Pratiquement plus utilisée du fait des irradiations En cas de condensation non rétractile  absence du signe de HOLZNECHT JACOBSON  mouvements coupole diaphragmatique respectés.
  66. 66. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (16)2. scopie télévisée En cas de condensation rétractile  absence d’expansion inspiratoire du coté atteint,  signe de HOLZNECHT-JACOBSON positif,  immobilité hémi-coupole diaphragmatique.
  67. 67. III.SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE (17)3. Scanner thoracique Permet une étude plus fine. Visualise l’opacité sous forme précise Localise la topographie Recherche d’éventuelles adénopathies ou une atteinte parenchymateuse.
  68. 68. Pneumonie lobaire inférieure droite
  69. 69.  Bronchogramme aérique se voit mieux sur le scanner
  70. 70. IV.VALEUR SEMIOLOGIQUE1. Syndrome de condensation pulmonaire non rétractile 1.1. Causes infectieuses• Bactériennes • pneumonie à pneumocoque • pneumonie à staphylocoque • pneumonie à haemophilus influenza, streptocoque ; • abcès du poumon (phase de foyer fermé) avec germes sus cités
  71. 71. IV.VALEUR SEMIOLOGIQUE (2)1. Syndrome de condensation pulmonaire non rétractile 1.1. Causes infectieuses• Bactériennes • pneumonie tuberculeuse
  72. 72. IV.VALEUR SEMIOLOGIQUE (3)1. Syndrome de condensation pulmonaire non rétractile 1.1. Causes infectieuses• Virale : myxovirus et paramyxovirus• Mycosique : ABPA
  73. 73. IV.VALEUR SEMIOLOGIQUE (4)1. Syndrome de condensation pulmonaire non rétractile 1.2. causes non infectieuses• cancer broncho-pulmonaire• œdème pulmonaire• hémorragies pulmonaires• infarctus pulmonaire consécutif à une embolie pulmonaire
  74. 74. IV. VALEUR SEMIOLOGIQUE (5)2.Syndrome de condensation pulmonaire rétractile• Compression extrinsèque / adénopathies, tumeurs thymiques, goitre.• Compression intrinsèques / corps étrangers intra bronchiques, cancers broncho-pulmonaires• Toutes causes d’encombrement endo-bronchique.• Séquelles de tuberculose
  75. 75. V. CONCLUSION Fréquemment rencontré en pratique clinique quotidienne. Examen clinique minutieux méthodique et comparatif oriente vers les examens les plus pertinents surtout dans les pays à niveau socioéconomique bas comme les nôtres.
  76. 76. MERCI de votre attention

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