Tableau de bord 2012

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Rapport sur l'état de l'environnement wallon (eau, air, déchets, aspects territoriaux, ...)

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Tableau de bord 2012

  1. 1. Bilansetperspectives Environnement Les indicateurs clés de l’environnement Wallon 2012 Rapport sur l’état de l’environnement wallon Lesindicateursclésdel’environnementWallon2012 DIRECTION GÉNÉRALE OPÉRATIONNELLE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DE L’ENVIRONNEMENT DIRECTION GÉNÉRALE OPÉRATIONNELLE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DE L’ENVIRONNEMENT Département de l’Etude du Milieu Naturel et Agricole (DEMNA) Direction de l’Etat Environnemental avenue Prince de Liège, 15 5100 NAMUR (JAMBES) Tél. : +32 (0)81 33 51 24 – Fax : +32 (0)81 33 65 10 http://environnement.wallonie.be http://etat.environnement.wallonie.be La reproduction et la diffusion de ce document ou de parties de celui-ci sont autorisées à condition de faire mention de la source sous la forme suivante : Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon (ICEW 2012) Direction de l’Etat Environnemental SPW - DGARNE - DEMNA - DEE Conception et graphisme : Label sa. Imprimé sur papier recyclé. SPW n° vert : 0800 11 901 – Internet : www.wallonie.be Brochuregratuite-Edit.resp.:JoséRenard,Directeurgénéraladinterim,DGO3-N°dedépôtlégal:D/2013/11802/73 Sixième version du tableau de bord de l’environnement wallon, Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon 2012 (ICEW 2012) présente un bilan synthétique de la situation et des performances environnementales de la Wallonie à travers une compilation d’indicateurs à caractère environnemental, socioéconomique, législatif ou encore sanitaire. La diver- sité des données rassemblées, leur analyse objective et rigoureuse et leur présentation attrayante en fait un document unique en Wallonie. Outil d’aide à la décision pour les dé- cideurs et acteurs du monde socioéconomique, document de référence pour le rapportage des données statistiques vers les instances européennes et internationales, Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon 2012 est également un formidable outil de communication, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement à destination de tous.
  2. 2. Quelques repères chiffrés Aspectsterritoriaux Superficie totale Densité de routes Densité de voies de chemin de fer Densité de cours d’eau Principales catégories d’occupation du sol 2010 16 844 4,8 0,1 0,8 km2 km/km2 km/km2 km/km2 Socio-démographie Population totale(1) Densité de population Proportion de population Taille moyenne des ménages Revenu disponible moyen des ménages(2) 2011 2011 2011 2010 2009 3 525 540 209 2,3 39 505 habitants hab/km2 hab/ménage e/ménage Productionetconsommation Création de richesse (PIB)(2) Demande totale en matières (TMR) Déchets municipaux Emissions de gaz à effet de serre(3) Apports moyens d’azote sur les sols agricoles(4) Volume de bois sur pied Consommation d’eau de distribution(3) Consommation intérieure brute d’énergie(3) Consommation d’électricité(3) Consommation de produits phytopharmaceutiques par les particuliers Distance parcourue par les véhicules(5) Rejets d’eaux usées urbaines dans les cours d’eau 2010 2009 2010 2010 2010 2008 2011 2010 2010 2010 2009 2009 24 024 71,8 450 12,1 198 203,8 125,5 158 19,3 28 16 498 2,3 e/hab tonnes/hab kg/hab t éq CO2 /hab kg/ha m3 /ha de forêt l/(hab.j) kWh/(hab.j) kWh/(hab.j) g s.a./hab km/hab kg azote/hab (1) Situation au 1er janvier 2011 (2) Valeurs à prix courants (3) Tous secteurs confondus (4) Azote issu des engrais minéraux et des engrais de ferme (azote organique produit par le bétail) (5) Sur base des voyageurs-km, tous modes confondus sauf aérien n Terres agricoles n Terres boisées n Terres urbanisées n Autres n Hommes n Femmes 0% 20% 40% 40% 20% ≥ 65 ans 18 ans 22 14 19 20 51,8 % 29,4 % 14,3 % 4,5 % éQUIPE DE RéALISATION Direction de l’Etat environnemental Département de l’Etude du milieu naturel et agricole SPW - DGARNE Coordination Vincent BRAHY Equipe scientifique Atheyatte BELLAYACHI - Vincent BRAHY - Isabelle BUCCELLA Michelle DUCHENE - Catherine GENEREUX - Vincent GUISSARD Emmanuel MAES - Valérie RENARD - Violaine THIRY Réalisation des cartes Vincent GUISSARD Assistance technique et secrétariat Brigitte DOYEN - Serge LEGAST RASUMNY Christophe SPW-DGO4 REMY Suzanne ISSeP RENARD Pierre SPW-DGO3 RENTIER Céline SPW-DGO3 SALMON Philippe SPW-DGO3 SEMER Maxime SPW-DGO3 STEELS Maryline SPW-DGO3 SIMAR Jérémy SPW-DGO3 SOHIER Catherine ULg GxABT TCHATCHOU Tomy SPW-DGO3 TERNEUS Annick SPW-DGO3 THEATE Pascal SPW-AWAC THOMAS Olivier SPW-DGO3 THOMASSET Emilie SPW-DGO3 TRIOLET Nicolas SPGE-PROTECTIS VAN WESEMBEECK Christelle SPW-DGO3 VANDELOISE Philippe SPW-DGO3 VANDEN BROECKE Linda CIE VANDERHEYDEN Vincent SITEREM VANDRESSE Stéphanie SPW-DGO3 VANEETVELD Benoît SPW-DGO3 VANHAVERBEKE Jérémie ICEDD VERTONGEN Sylvie AQUAWAL SA WARIN Arnaud SPW-DGO3 WILVERS Alain SPW-DGO3 WINANDY Damien SPW-DGO3 ZARATTIN Julie Cabinet du Ministre HENRY ZAROS Stéphanie SPW-DGO3 Crédits photographiques - Couverture : www.fotolia.com (image tronc) - Pages 12 à 14 : Union européenne (Service audiovisuel) - Pages 16 à 18 : http://users.skynet.be/philippeville.entite - Pages 20 à 28 : Jacmin L. - Pages 30 à 36 : www.fotolia.com - Pages 38 à 42 : http://cliketclak.skynetblogs.be - Pages 44 à 47 : Devuyst M. (Label sa) - Pages 50 à 57 : Intradel (Centre de tri des PMC sitel) - Pages 68 à 75 et 78 à 86 : Dozzi J. - Pages 88 à 91 : SPAQuE (base de données Walsols) - Pages 94 à 104 : Fautsch M. (www.michel-fautsch.be) - Pages 106 à 110 : Fourneau B.
  3. 3. http://etat.environnement.wallonie.be 1 Avant-propos Dans sa Déclaration de politique régionale 2009-2014 « Une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire », l’ensemble du Gouvernement s’est engagé à faire de la Wallonie un modèle de bonne gouvernance. Appliquer ce principe dans le domaine de l’environnement doit repo- ser sur une évaluation continue, objective et rigoureuse de l’évolution de l’état des composantes environnementales (air, eau, sols, biodiversité…), des pressions qu’elles subissent, des impacts qui en découlent et des réponses apportées pour améliorer le cadre de vie au sein de notre Région. Il importe aussi d’effectuer cette évaluation par rapport à des objectifs de résultats ou de moyens qui soient ambitieux et fédérateurs et qui dérivent non seulement d’impératifs européens mais aussi de schémas directeurs spécifiques, de plans opérationnels ou de programmes de mesures stratégiques pour le développement durable de la Wallonie. Dans cette optique, nul doute que cette sixième version du tableau de bord de l’environnement wallon constitue, au travers des 80 indicateurs phares qui y sont développés, un outil de diagnostic précieux pour la plupart des décideurs, des acteurs du monde socioéconomique et des citoyens. Par ailleurs, sa publication intervient à un moment clé de la législature, au cours duquel de nombreux outils de planification essentiels sont en cours d’élaboration ou de révision, tels que le Plan wallon Air Climat Energie, les Plans de gestion des masses d’eau par district hydrographique, le Plan wallon des déchets, le Programme de gestion durable de l’azote en agriculture, le Programme wallon de développement rural ou encore le Programme wallon de réduction des pesticides. Outre sa vocation d’aide à la décision, ce tableau de bord fait partie des rares documents qui proposent une vision synthétique des matières environnementales, ce qui en fait de surcroît un outil statistique de référence pour le rapportage de données vers les instances européennes et internationales, mais aussi un formidable outil de communication, de sensibilisation et d’éduca- tion à l’environnement. Pour mieux concilier toutes ces attentes, le document a subi quelques modifications par rapport aux versions précédentes : la liste des indicateurs a été revue à la baisse de manière à ne sélectionner que les indicateurs les plus pertinents, la structure a été adaptée en conséquence et chaque indi- cateur a fait l’objet d’une appréciation qualitative, sur base d’un système d’évaluation développé par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), afin notamment de faciliter la comparaison des performances environnementales de la Wallonie avec celles des autres pays ou régions. Enfin, « Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon 2012 » constitue un véritable ouvrage collectif qui n’aurait pas pu voir le jour sans la mobilisation des compétences de plus de 130 collaborateurs issus d’horizons divers : administrations régionales, organismes d’intérêt public, universités et centres de recherche, bureaux d’étude, associations... Qu’ils en soient chaleureuse- ment remerciés. Bonne lecture ! Le ministre wallon de l’Environnement
  4. 4. 2 http://etat.environnement.wallonie.be Table des matières Equipe de réalisation Quelques repères chiffrés Avant-propos................................................................................................................................................................1 Table des matières.....................................................................................................................................................2 Introduction.................................................................................................................................................................6 PARTIE 1 : Cadre internationalx 1.1 Indicateurs structurels environnementaux........................................................................................ 12 1.2 Transposition des directives européennes......................................................................................... 14 PARTIE 2 : Occupation du territoirex 2.1 Evolution de l’occupation du territoire���������������������������������������������������������������������������������������������� 16 2.2 Artificialisation du territoire������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 17 2.3 Fragmentation du territoire�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 18 PARTIE 3 : Utilisation des ressources et modes de productionx 3.1 Indicateurs de flux de matières������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 20 3.2 Prélèvements en eau����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 21 3.3 Ressources forestières�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 22 3.4 Utilisation de l’espace agricole�������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 23 3.5 Consommation d’engrais et bilan d’azote en agriculture����������������������������������������������������������� 24 3.6 Utilisation de produits phytopharmaceutiques����������������������������������������������������������������������������� 25 3.7 Agriculture biologique�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 26 3.8 Investissements et dépenses en lien avec l’environnement���������������������������������������������������� 27 3.9 Production d’eau de distribution���������������������������������������������������������������������������������������������������������� 28 PARTIE 4 : Transportx 4.1 Infrastructures de transport������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 30 4.2 Demande en transport de marchandises�������������������������������������������������������������������������������������������� 31 4.3 Répartition modale du transport de marchandises���������������������������������������������������������������������� 32 4.4 Demande en transport de personnes��������������������������������������������������������������������������������������������������� 33 4.5 Répartition modale du transport de personnes����������������������������������������������������������������������������� 34 4.6 Composition du parc de véhicules�������������������������������������������������������������������������������������������������������� 35 4.7 Exposition au bruit....................................................................................................................................... 36 Situation favorable ( ), légèrement défavorable ( ) ou défavorable ( ), en amélioration (+) ou en déterioration (-), ou évaluation non pertinente ou non réalisable (?)
  5. 5. http://etat.environnement.wallonie.be 3 PARTIE 5 : Energiex 5.1 Intensité énergétique primaire�������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 38 5.2 Consommation d’énergie primaire�������������������������������������������������������������������������������������������������������� 39 5.3 Consommation d’énergie finale�������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 40 5.4 Electricité générée par les sources d’énergie renouvelables��������������������������������������������������� 41 5.5 Electricité et chaleur issues de la cogénération��������������������������������������������������������������������������� 42 PARTIE 6 : Consommation des ménagesx 6.1 Dépenses des ménages������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 44 6.2 Utilisation de l’eau par les ménages���������������������������������������������������������������������������������������������������� 45 6.3 Consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique����������������������������������������������������� 46 6.4 Consommation de produits plus respectueux de l’environnement���������������������������������������� 47 PARTIE 7 : Déchetsx 7.1 Génération de déchets municipaux������������������������������������������������������������������������������������������������������� 50 7.2 Génération de déchets industriels�������������������������������������������������������������������������������������������������������� 51 7.3 Collectes sélectives des déchets municipaux���������������������������������������������������������������������������������� 52 7.4 Obligations de reprise��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 53 7.5 Gestion des déchets municipaux����������������������������������������������������������������������������������������������������������� 54 7.6 Gestion des déchets industriels������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 55 7.7 Gestion des boues de stations d’épuration collectives�������������������������������������������������������������� 56 7.8 Gestion des sédiments retirés des voies d’eau navigables�������������������������������������������������������� 57 PARTIE 8 : Eco-efficencex 8.1 Eco-efficience du secteur du transport���������������������������������������������������������������������������������������������� 60 8.2 Eco-efficience de la production d’électricité���������������������������������������������������������������������������������� 61 8.3 Eco-efficience du secteur de l’agriculture���������������������������������������������������������������������������������������� 62 8.4 Eco-efficience du secteur de l’industrie�������������������������������������������������������������������������������������������� 63 8.5 Eco-efficience du secteur tertiaire��������������������������������������������������������������������������������������������������������64 8.6 Eco-efficience du secteur résidentiel�������������������������������������������������������������������������������������������������� 65 PARTIE 9 : Air et climatx 9.1 Emissions de gaz à effet de serre���������������������������������������������������������������������������������������������������������� 68 9.2 Emissions de polluants acidifiants������������������������������������������������������������������������������������������������������� 69 9.3 Emissions de précurseurs d’ozone troposphérique������������������������������������������������������������������������ 70 9.4 Emissions de particules en suspension���������������������������������������������������������������������������������������������� 71 9.5 Destruction de la couche d’ozone��������������������������������������������������������������������������������������������������������� 72 9.6 Particules en suspension dans l’air ambiant������������������������������������������������������������������������������������� 73 9.7 Ozone dans l’air ambiant���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 74 9.8 Polluants acidifiants dans l’air ambiant��������������������������������������������������������������������������������������������� 75
  6. 6. 4 http://etat.environnement.wallonie.be PARTIE 10 : Eaux 10.1 Etat des masses d’eau�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 78 10.2 Nitrate dans les eaux souterraines����������������������������������������������������������������������������������������������������� 79 10.3 Pesticides dans les eaux souterraines����������������������������������������������������������������������������������������������� 80 10.4 Protection des captages d’eau souterraine������������������������������������������������������������������������������������ 81 10.5 Qualité biologique des cours d’eau���������������������������������������������������������������������������������������������������� 82 10.6 Eutrophisation des cours d’eau������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 83 10.7 Micropolluants dans les eaux de surface����������������������������������������������������������������������������������������� 84 10.8 Collecte et traitement des eaux usées urbaines������������������������������������������������������������������������� 85 10.9 Taux d’équipement en stations d’épuration����������������������������������������������������������������������������������� 86 PARTIE 11 : Solsx 11.1 Flux d’azote et de phosphore issus des sols agricoles���������������������������������������������������������������88 11.2 Matières organiques dans les sols������������������������������������������������������������������������������������������������������� 89 11.3 Erosion hydrique des sols����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 90 11.4 Pollution locale des sols������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 91 PARTIE 12 : Faune, flore et habitatsx 12.1 Statut de conservation des habitats�������������������������������������������������������������������������������������������������� 94 12.2 Statut de conservation des espèces��������������������������������������������������������������������������������������������������� 95 12.3 Etat de santé des forêts�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 96 12.4 Bois mort en forêt�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 97 12.5 Dépassement des charges critiques en polluants acidifiant et eutrophisant����������������� 98 12.6 Evolution des populations d’oiseaux communs���������������������������������������������������������������������������� 99 12.7 Evolution des populations d’ongulés sauvages�������������������������������������������������������������������������� 100 12.8 Espèces exotiques envahissantes����������������������������������������������������������������������������������������������������� 101 12.9 Réseau Natura 2000�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 102 12.10 Sites naturels protégés����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 103 12.11 Programmes agro-environnementaux������������������������������������������������������������������������������������������� 104 PARTIE 13 : Contrôle et monitoring de l’environnementx 13.1 Contrôle du respect de la législation environnementale par le pouvoir régional������106 13.2 Constatation et répression des infractions environnementales par le pouvoir régional�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 107 13.3 Contrôle de la conditionnalité des aides agricoles������������������������������������������������������������������ 108 13.4 Contrôle du Programme de gestion durable de l’azote en agriculture�����������������������������109 13.5 Budgets consacrés aux réseaux de mesure de la qualité de l’environnement������������� 110 Situation favorable ( ), légèrement défavorable ( ) ou défavorable ( ), en amélioration (+) ou en déterioration (-), ou évaluation non pertinente ou non réalisable (?)
  7. 7. http://etat.environnement.wallonie.be 5 PARTIE 14 : Atlasx 14.1 Relief et régions naturelles�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 112 14.2 Pluviométrie et hydrographie���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������113 14.3 Densité de population et réseaux de transport���������������������������������������������������������������������������������� 114 14.4 Réseaux de transport et plateformes multimodales������������������������������������������������������������������������� 115 14.5 Principales catégories d’occupation du territoire����������������������������������������������������������������������������� 116 14.6 Principales affectations du sol������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 117 14.7 Eléments d’artificialisation du territoire et fragmentation des milieux favorables à la biodiversité�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 118 14.8 Evolution des terres urbanisées����������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 119 14.9 Terrains occupés par un usage industriel ou artisanal��������������������������������������������������������������������120 14.10 Utilisation de l’espace agricole����������������������������������������������������������������������������������������������������������������121 14.11 Boisement des régions naturelles�����������������������������������������������������������������������������������������������������������122 14.12 Structure écologique principale (SEP) et sites Natura 2000������������������������������������������������������123 14.13 Principaux types de sols�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������124 14.14 Pertes en sol par érosion hydrique���������������������������������������������������������������������������������������������������������125 14.15 Teneurs en carbone organique total dans les sols agricoles et forestiers���������������������������126 14.16 Sites (potentiellement) pollués inventoriés et sites à réaménager (SAR)��������������������������127 14.17 Principales prises d’eau de surface et souterraine�������������������������������������������������������������������������128 14.18 Estimation de la consommation domestique d’eau de distribution���������������������������������������129 14.19 Impact des produits phytopharmaceutiques sur la qualité des eaux souterraines���������130 14.20 Concentration en nitrate dans les eaux souterraines�������������������������������������������������������������������131 14.21 Concentration en orthophosphates dans les cours d’eau������������������������������������������������������������132 14.22 Indicateurs de la qualité biologique des cours d’eau��������������������������������������������������������������������133 14.23 Collecte et traitement des eaux usées urbaines������������������������������������������������������������������������������134 14.24 Etats et objectifs environnementaux des masses d’eau souterraine�������������������������������������135 14.25 Etats et objectifs environnementaux des masses d’eau de surface����������������������������������������136 14.26 Etat chimique des masses d’eau de surface����������������������������������������������������������������������������������������137 14.27 Dépassement de la valeur cible en ozone pour la protection de la santé humaine�������138 14.28 Sources de bruit liées aux infrastructures de transport��������������������������������������������������������������139 14.29 Centrales électriques hors sources d’énergie renouvelables������������������������������������������������������140 14.30 Centrales électriques alimentées en sources d’énergie renouvelables���������������������������������� 141 14.31 Ordures ménagères brutes (OMB) collectées��������������������������������������������������������������������������������������142 14.32 Centres d’enfouissement technique (CET) et incinérateurs de déchets��������������������������������143 Conclusion ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������144 Liste des indicateurs européens associés�������������������������������������������������������������������������������������������������������� 147 Acronymes, unités et multiples����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������150 Références bibliographiques�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������155 Remerciements��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������160 Crédits photographiques������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 161
  8. 8. 6 http://etat.environnement.wallonie.be INTRODUCTION Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon (ICEW 2012) présente un bilan syn- thétique de la situation et des performances environnementales de la Wallonie à travers une compilation d’indicateurs à caractère environnemental, socioéconomique, légis- latif ou encore sanitaire. Cette nouvelle publication s’inscrit dans la série des rap- ports sur l’état de l’environnement wallon parus régulièrement depuis 25 ans. La diver- sité des données rassemblées, leur suivi dans le temps, leur validation, leur traitement, leur analyse et leur diffusion font de ces rap- ports des documents uniques en Wallonie. Un aperçu synthétique de problèmes environnementaux complexes Les rapports sur l’état de l’environnement wal- lon se fondent sur l’analyse d’indicateurs qui traduisent de façon concrète et visuelle un ensemble de données (quantitatives et quali- tatives) en une information condensée. Ces indicateurs facilitent la compréhension de phénomènes complexes, permettent la mise en évidence des facteurs en jeu et fournissent, le cas échéant, des éléments d’aide à la déci- sion. Le bilan proposé ne se limite pas à l’état des composantes environnementales. Il porte plus largement sur un ensemble de paramètres qui l’influencent (utilisation des ressources, modes de production et de consommation p. ex.) ou en découlent (impacts sur l’envi- ronnement et la santé, mesures de gestion et actions correctrices p. ex.). Un outil clé dans le processus d’amélioration continue de l’état de l’environnement Les indicateurs présentés dans les rapports sur l’état de l’environnement wallon peuvent être considérés comme des outils essentiels d’aide à l’évaluation et au contrôle dans le cadre d’une démarche qualité appliquée à l’ensemble des politiques environnementales. Une procédure de planification des politiques environnemen- tales a en effet été mise en place dès 1994 en Région wallonne via le décret du 21/04/1994, repris dans le Livre Ier du Code de l’Environne- ment (Art. D32 à D36)1. Selon cette procédure, les rapports sur l’état de l’environnement wal- lon constituent un support de consultations et de discussions en table ronde impliquant le Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable (CWEDD) et le Conseil économique et social de Wallonie (CESW). Ces échanges donnent lieu à la rédaction par le CWEDD d’une note de synthèse et d’une note de prospective qui peuvent notamment inclure des suggestions en matière de prévention et de lutte contre la dégradation de l’environnement. Ces documents sont transmis au Parlement wal- lon qui se prononce par voie de résolution sur les éventuelles orientations à prendre. Une compilation de données de référence La structure et le contenu de l’ICEW 2012 ont été élaborés de manière à pouvoir alimenter en données de référence les bases de données et rapports nationaux et internationaux rela- tifs à l’environnement, parmi lesquels ceux de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). Le choix des indicateurs présentés est ainsi largement inspiré de sets d’indicateurs internationalement reconnus (AEE, EUROSTAT, OCDE, OMS…). D’autres indicateurs y ont été ajoutés pour rendre compte de spécificités du contexte wallon. Qualité, contraintes et limites La qualité des interprétations basées sur les indicateurs est toujours tributaire de celle des données sources utilisées. A ce sujet, des efforts supplémentaires sont fournis chaque année par les gestionnaires de données en vue d’améliorer l’exhaustivité et la précision des informations fournies. [1] La publication des rapports sur l’état de l’environnement wallon est cependant une obligation légale depuis le 12/02/1987.
  9. 9. http://etat.environnement.wallonie.be 7 D’autre part, l’élaboration et le calcul des indicateurs reposent sur un volume très impor- tant de données dont certaines ne peuvent être utilisées qu’après de nombreuses étapes (récolte, vérification, traitement, agrégation, validation…). Ceci explique un décalage de plusieurs années parfois entre la date de pro- duction de la donnée et la date de parution de la publication. C’est vrai en particulier pour les données reposant sur des enquêtes, des formulaires de taxation et/ou de déclara- tion, pour les données issues de modèles et d’inventaires régionaux, ou encore pour les indicateurs composites basés sur plusieurs sources de données. Enfin, si l’approche synthétique de l’informa- tion à travers un nombre restreint d’indicateurs présente des avantages indéniables, elle comporte également des limites. Aucune thé- matique environnementale ne peut se réduire aux seuls aspects mis en avant par les indica- teurs sélectionnés. De plus, l’agrégation des données nécessaire à leur calcul peut masquer des phénomènes particuliers comme des varia- tions saisonnières ou locales par exemple. Guide de lecture de l’ICEW 2012 Les indicateurs sont présentés sous forme de fiches. Chaque fiche aborde une théma- tique environnementale sur base d’éléments factuels (chiffrés si possible), analysés essen- tiellement en termes de position par rapport à un niveau de référence, de tendance et de facteurs explicatifs. Chaque fiche reprend les éléments suivants : • présentation du contexte ; • message clé ; • illustration des indicateurs ; • évaluation de l’état et de la tendance ; • renvoi aux indicateurs européens associés ; • mots clés associés. L’ICEW 2012 est composé de 14 parties. A côté de celles classiquement présentes dans les rap- ports sur l’état de l’environnement wallon, une partie est spécialement consacrée aux indi- cateurs d’éco-efficience des grands secteurs d’activité. Ces indicateurs intégrés fournissent une première base d’évaluation de type déve- loppement durable en rapportant l’évolution des pressions sur l’environnement (consom- mation d’énergie et de ressources, utilisation d’intrants, rejets atmosphériques, rejets dans l’eau...) à celle de paramètres socioécono- miques spécifiques (produit intérieur brut, valeur ajoutée, indice de production indus- trielle, emploi, nombre de ménages...). Dans cette édition, toutes les cartes ont été regroupées dans une partie distincte afin de permettre leur présentation dans un for- mat plus lisible. Un renvoi précise la carte à consulter dans les fiches concernées. Evaluation de l’état et de la tendance Les implications environnementales de l’état et de la tendance observés au travers des indicateurs sont évaluées à l’aide de catégo- ries largement inspirées de celles du projet SENSE (Shared European National State of the Environment), une initiative de l’AEE pour la contribution des Etats membres au Rapport sur l’état et les perspectives de l’environne- ment européen (SOER 2010). Ces catégories sont reprises dans le tableau ci-après. 1990 2010 Pressions environnementales Utilisation des ressources Activité économique Eco-efficience (€/(pressions) Base100(1990=100)
  10. 10. 8 http://etat.environnement.wallonie.be Dans la plupart des cas, l’évaluation de l’état est fondée sur la comparaison de la situation actuelle à un niveau de référence qui peut être, selon la thématique envisagée : • une valeur limite établie par la législation wallonne ou européenne (plafond, valeur limite…) ; • une valeur à atteindre dans un temps déter- miné (valeur cible, objectif à long terme…), établie par la législation wallonne ou euro- péenne, ou formulée dans des documents d’orientation (Plans, Programmes, Déclara- tion de politique régionale…) ; • une valeur guide établie par un organisme de référence (OMS…) ; • une situation moyenne estimée sur une base géographique ou temporelle. Le plus souvent, c’est la proportion des valeurs de l’indicateur (proportion du territoire ou de l’ensemble des sites de contrôle p. ex.) concer- née par un écart entre la situation actuelle et le niveau de référence considéré qui déter- mine la catégorie d’évaluation à attribuer. Si cette proportion est proche de zéro, l’état est jugé favorable. Lorsqu’elle est inférieure à 25 %, l’état est jugé légèrement défavorable. Au-delà de 25 %, l’état est jugé défavorable. Le poids accordé au critère de respect des niveaux de référence est diminué lorsque l’état de la situation actuelle est lié à des fac- teurs conjoncturels plutôt qu’à des mesures prises pour améliorer la qualité de l’envi- ronnement. C’est le cas par exemple lorsque les baisses d’émissions atmosphériques sont liées à la baisse de l’activité économique. Pour certaines thématiques, l’état est évalué en référence à une dynamique à atteindre. C’est typiquement le cas pour l’évaluation de l’éco-efficience, dont la situation est jugée d’autant plus favorable que l’on observe un découplage entre l’activité économique et les pressions sur l’environnement. L’évaluation de la tendance est fondée quant à elle sur une comparaison de la situation actuelle à celle qui prévalait les années pré- cédentes, le nombre d’années pris en compte étant fonction de la variabilité temporelle des données concernées. On notera que la diversité des thématiques traitées et les formes multiples des indica- teurs utilisés ne permettent pas une approche quantitative systématique dans l’attribution d’une catégorie d’évaluation. Dans de nom- breux cas, celle-ci fait intervenir un jugement d’expert. Les évaluations attribuées doivent Libellé des catégories d’évaluation Pictogramme Situation favorable (stable ou en amélioration) Situation favorable mais en détérioration Situation légèrement défavorable mais en amélioration Situation légèrement défavorable (et globalement stable) Situation légèrement défavorable et en détérioration Situation défavorable mais en amélioration Situation défavorable (et globalement stable) Situation défavorable et en détérioration Evaluation non pertinente ou non réalisable (manque d’informations)
  11. 11. http://etat.environnement.wallonie.be 9 donc être considérées comme des signaux indicatifs établis le plus objectivement pos- sible sur base des données disponibles. Parfois, l’évaluation de l’état ou de la tendance n’est pas réalisable en raison de l’absence de niveau de référence, d’un manque d’informa- tions ou parce que plusieurs facteurs évoluent en sens contraires sans que l’on puisse se pro- noncer sans équivoque sur les implications environnementales. La découverte de l’ICEW 2012 se poursuit sur Internet Outre l’ICEW 2012, l’ensemble des rapports sur l’état de l’environnement wallon et des docu- ments qui y sont associés (données sources au niveau régional et communal, figures, cartes, dossiers et rapports d’étude) peuvent être consultés en ligne et téléchargés à l’adresse : http://etat.environnement.wallonie.be
  12. 12. Partie 1 Cadre international
  13. 13. Partie 1 Cadre international 12 http://etat.environnement.wallonie.be La Commission européenne a établi une série d’indicateurs lui permettant de suivre et d’évaluer les performances environnementales des Etats membres1. Indicateurs structurels environnementaux UNION EUROPEENNE indicateurs structurels environnementaux nombre de pays pour lesquels les données sont disponibles année valeur moyenne Emissions de gaz à effet de serre (indice, 1990 = 100) 27 2010 84,6 Intensité énergétique de l’économie (kg éq pétrole/1 000 €) 27 2009 150,3 Volume du transport de fret par rapport au PIB (indice, 2000 = 100) 25 2009 95,8 Part de la route dans le total du transport intérieur de fret (%, sur base des t-km) 26 2009 77,5 Volume du transport de voyageurs par rapport au PIB (indice, 2000 = 100) 27 2009 97,7 Part de voitures par rapport au total du transport inté- rieur de personnes (%, sur base des voy-km) 25 2009 84,1* Exposition de la population urbaine à la pollution de l’air par l’ozone (surplus d’ozone, en µg/m3 d’air) 23 2009 3 556 Exposition de la population urbaine à la pollution de l’air par les particules (concentration moyenne de PM10, en µg/m3) 24 2009 26 Déchets municipaux générés (kg/hab) 27 2010 502 Déchets municipaux mis en décharge (kg/hab) 27 2010 186 Déchets municipaux incinérés (kg/hab) 27 2010 108 Déchets municipaux recyclés (kg/hab) 27 2010 121 Déchets municipaux compostés ou fermentés (kg/hab) 27 2010 72 Taux d’imposition implicite de l’énergie (€/tonne éq pétrole) 27 2009 170,6 Productivité des ressources (1 000 €/tonne) 27 2009 1,22* Électricité provenant de sources d’énergie renouvelables (% par rapport à la consommation totale d’électricité) 27 2009 18,25 Production combinée de chaleur et d’électricité (%, production brute d’électricité par cogénération / production brute totale d’électricité3) 27 2009 11,4 Prises de poissons sur les stocks en dehors des limites biologiques de sécurité (%) nd 2006 21 Suffisance des sites désignés sous la directive « Habitats » (% superficie totale) 27 2010 89 Oiseaux des champs (indice, 1990 = 100) 8 2008 82,3 Années de vie en bonne santé à la naissance (femmes) 27 2010 62,7 Années de vie en bonne santé à la naissance (hommes) 27 2010 61,9
  14. 14. Partie 1 Cadre international Mots clés : xx Indicateurs européens associés : xx http://etat.environnement.wallonie.be 13 WALLONiE BELGIQUE état (valeur de l’indicateur) évolution état (valeur de l’indicateur) évolution 78,4 - 21,6 % entre 1990 et 2010 92,4 - 7,6 % entre 1990 et 2010 222,2 - 29 % entre 1995 et 2009 184,7 - 40,8 % entre 1990 et 2009 99,7 + 0,3 % entre 1995 et 2009 67 - 34,8 % entre 1995 et 2009 83,6 + 27,6 % entre 1990 et 2009 72,9 - 0,4 % entre 1990 et 2009 97,4 - 6,4 % entre 1995 et 2009 98,8 - 6,7 % entre 1995 et 2009 79,62 - 5,2 % entre 1990 et 2009 79,4* - 5,1 % entre 1990 et 2009 2 187 nd 2 787 - 19,6 % entre 1997 et 2009 25,9 nd 29 - 29,3 % entre 1997 et 2009 450 - 1 % entre 1997 et 2010 466 + 3,3 % entre 1995 et 2010 11,5* - 92,8 % entre 2000 et 2010 6 - 97 % entre 1995 et 2010 211,8* + 83,1 % entre 2000 et 2010 160 - 1,8 % entre 1995 et 2010 147* + 55 % entre 2000 et 2010 173 + 220 % entre 1995 et 2010 74,7* + 0,4 % entre 2000 et 2010 96 + 152,6 % entre 1995 et 2010 np np 105,2 + 6,8 % entre 1995 et 2009 0,75 + 24,9 % entre 2000 et 2009 1,41* + 15,6 % entre 2000 et 2009 9,5 + 296 % entre 1998 et 2009 6,1 + 635 % entre 1990 et 2009 5,8 + 132 % entre 1998 et 2009 14,5 + 326,5 % entre 1994 et 2009 np np nd nd 100 nd 100 + 9 % entre 2003 et 2010 72 - 28 % entre 1990 et 2008 61,2 - 38,8 % entre 1990 et 2008 nd nd 62,6 Série temporelle inexploitable nd nd 64 Série temporelle inexploitable [1] Pour permettre la comparaison, les valeurs reprises dans le tableau ne correspondent pas d’office aux données les plus récentes (dernière année commune aux 3 niveaux de pouvoir) [2] Voitures et camionnettes (véhicules particuliers) [3] Production nette d’électricité – autoconsommation dans les centrales électriques np : non pertinent nd : données non disponibles ou méthodologie en cours d’élaboration * : Estimation Etat L’indicateur pour la Wallonie/ la Belgique est plus favorable que la moyenne européenne L’indicateur pour la Wallonie/ la Belgique est moins favorable que la moyenne européenne L’indicateur pour la Wallonie/ la Belgique est similaire à la moyenne européenne Evolution du point de vue environnemental Amélioration Détérioration état stationnaire
  15. 15. Partie 1 Cadre international Message clé 14 http://etat.environnement.wallonie.be Mots clés : directive européenne, transposition, infractions au droit communautaire Indicateurs européens associés (voir page 147) : – [1] Situation au 31/12/2012 [2] En Belgique, la procédure de transposition nécessite d’identifier les niveaux de pouvoir concernés. Un même texte peut relever à la fois des compétences fédérales et régionales. Parmi les dix-neuf directives environnementales les plus importantes qui ont été adoptées par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen depuis 2005, treize1 ont déjà fait l’objet d’une transposition effective en droit régional wallon2 mais, dans la majorité des cas, après la date butoir de transposition. Par ailleurs, les délais de transposition ne sont pas encore expirés pour trois des cinq directives qui doivent encore être transposées en droit régional. La législation wallonne dans le domaine de l’environnement est largement ins- pirée du droit européen communautaire. Pour respecter celui-ci, la Région doit obligatoirement transposer les directives européennes en droit wallon dans les délais fixés. Les règlements sont, quant à eux, directement applicables dès leur parution au Journal officiel de l’Union européenne. Transposition des directives européennes Directives européennes majeures Référence Date butoir de transposition Date de transposition effective Qualité des eaux de baignade 2006/7/CE 24/03/2008 17/04/2008 Gestion des déchets de l'industrie extractive 2006/21/CE 1/05/2008 20/08/2009 Piles et accumulateurs 2006/66/CE 26/09/2008 23/09/2010 Protection des eaux souterraines 2006/118/CE 16/01/2009 20/03/2009 Infrastructure d'information géographique (INSPIRE) 2007/2/CE 15/05/2009 22/12/2010 Evaluation et gestion des risques d’inondation 2007/60/CE 26/11/2009 4/02/2010 Qualité de l’air ambiant et air pur 2008/50/CE 11/06/2010 15/07/2010 Directive-cadre sur les déchets 2008/98/CE 12/12/2010 10/05/2012 Protection de l'environnement par le droit pénal 2008/99/CE 26/12/2010 5/06/2008 Intégration des activités aériennes dans le système communautaire d’échange de quotas d’émission de GES 2008/101/CE 2/02/2010 En cours Normes de qualité environnementale (NQE) dans le domaine de l'eau 2008/105/CE 13/07/2010 24/03/2011 Stockage géologique du dioxyde de carbone 2009/31/CE 25/06/2011 2ème lecture le 15/11/2012 Spécifications techniques pour l’analyse chimique et la surveillance de l’état des eaux 2009/90/CE 20/08/2011 14/10/2011 Utilisation durable des pesticides (NAPAN) 2009/128/CE 14/12/2011 2ème lecture les 22 et 29/11/2012 Récupération des vapeurs d'essence dans les stations-service 2009/126/CE 1/01/2012 26/01/2012 Révision du système communautaire d'échange de quotas d’émission de GES 2009/29/CE 31/12/2012 21/06/2012 Emissions industrielles (refonte IPPC) 2010/75/UE 7/01/2013 1ère lecture le 30/08/2012 et le 13/09/2012 Déchets d'équipements électriques et électroniques (refonte) 2012/19/UE 14/02/2014 en cours Seveso III 2012/18/UE 31/05/2015 en cours Situation au 31 décembre 2012 Transposée après la date butoir Transposée avant la date butoir En cours de transposition : délai de transposition pas encore dépassé En cours de transposition : délai de transposition dépassé Fig. 1-2 Transposition des directives européennes en droit wallon (depuis 2005) ICEW 2012 – Sources : SPW - DGO3 - DPEAI ; SPW - AWAC Evaluation Situation légèrement défavorable (et globalement stable)
  16. 16. Partie 2 occupation du territoire
  17. 17. Partie 2 Occupation du territoire Message clé Evaluation - Situation défavorable et en détérioration 16 http://etat.environnement.wallonie.be [1] Cartes 5 et 6 [2] Carte 8 [3] A titre indicatif, l’UE-27 comptait en 2009 4,3 % de terres urbanisées pour 114 hab/km2. [4] Carte 7 Mots clés : territoire, urbanisation, terres agricoles, forêt Indicateurs européens associés (voir page 147) : 1 En 2011, le territoire wallon (16 844 km²) était occupé pour moitié par des terres agricoles et pour un tiers par des surfaces boisées1. Les surfaces urbanisées2, en constante progression (+ 23 % en 25 ans), représentaient 14,3 % du territoire3 pour une densité moyenne de population de 208 hab/km². Cette urbanisation s’est faite principalement au détriment des terres agricoles (- 5,7 % en 25 ans) avec notamment pour conséquences une fragmentation des habitats naturels4, une perturbation du cycle naturel de l’eau, la perte des fonctions naturelles des sols concernés (cycles biogéochimiques, épuration des eaux...) et une perturbation du bon fonctionnement des écosystèmes. La réduction de l’urbanisation en milieu rural fait partie des objectifs du Gouvernement wallon aux horizons 2020 et 2040 dans le cadre de la révision du Schéma de développement de l’espace régional (SDER). Ces vingt-cinq dernières années, le territoire wallon s’est urbanisé à un rythme moyen de 18 km²/an, principalement au détriment des terres agricoles. Cette évolution est susceptible d’influencer négativement la qualité de l’ensemble des composantes environnementales (air, eau, sols, faune, flore et leurs habitats). Evolution de l’occupation du territoire1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2011 90 95 100 105 110 115 120 125 130 Fig. 2-1 Evolution des principales occupations du sol en Wallonie Répartition (2011) 29,4 % 51,8 % 4,5 % 14,3 % Base100(1986=100) ICEW 2012 – Source : SPF Economie - DGSIE (données cadastrales) Valeurs en 2011 (km2 ) Terres agricoles --------------------- 8 721 Terres boisées ------------------------ 4 954 Terres urbanisées ------------------- 2 411 Autres terres non bâties ------------- 758 TOTAL : 16 844 km2
  18. 18. Partie 2 Occupation du territoire Message clé http://etat.environnement.wallonie.be 17 [1] Dont l’ampleur dépend des modes de gestion du territoire (urbanisation, pratiques agricoles, gestion forestière…) [2] Services d’approvisionnement, de régulation, culturels… [3] Carte 7 [4] Carte 1 [5] Sur base de la Carte d’occupation du sol de Wallonie de 2006 (SPW – DGO3 – DRCE) Mots clés : territoire, urbanisation, artificialisation Indicateurs européens associés (voir page 147) : – La construction de bâtiments, d’infrastructures et d’équipements entraîne une artificialisation du territoire avec des conséquences environnementales mul- tiples : perte de ressources naturelles et agricoles, fragmentation des habitats naturels, perturbation du cycle de l’eau… Artificialisation du territoire Fig. 2-2 Degré d'artificialisation des régions naturelles en Wallonie (2006) Surfacecumulée(%) ICEW 2012 – Sources : SPW - DGO3 - DRCE ; Calculs CEEW Sablo-limoneuse Limoneuse Condroz Lorraine belge Famenne Ardenne Wallonie Degré d'artificialisation (%) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0-5 5-10 10-15 15-20 20-25 25-30 30-35 35-40 40-45 45-50 50-55 55-60 60-65 65-70 70-75 75-80 80-85 85-90 90-95 95-100 L’artificialisation du territoire affecte les écosystèmes en entraînant : • leur destruction (remplacement du couvert naturel par des surfaces artificialisées) ; • leur appauvrissement et leur fragilisation1 ; • leur fragmentation (création de barrières écologiques) ; • la réduction des services qu’ils peuvent rendre2. Les zones les plus artificialisées s’observent dans et autour des agglomérations3. La région la plus touchée est la Région sablo- limoneuse4 dont seulement 23 % de la superficie contient moins de 15 % d’éléments artificialisés. Les zones rurales sont également concernées, du fait des infrastructures routières et du développement des zones bâties. Les régions les moins tou- chées sont l’Ardenne et la Famenne avec respectivement 85 % et 82 % de leur superficie contenant moins de 15 % d’éléments artificialisés. Selon une maille d’analyse de 1 km de côté5, seul 1 % du territoire wallon (grands massifs forestiers) était libre de tout élément artificialisé3. Evaluation Situation défavorable (et globalement stable)
  19. 19. Partie 2 Occupation du territoire Message clé 18 http://etat.environnement.wallonie.be La fragmentation du territoire contribue à l’érosion de la bio- diversité en ayant des conséquences : • démographiques, liées au manque d’habitat et/ou de nour- riture confinant les espèces dans des espaces restreints qui limitent leur possibilité de survie ; • génétiques, liées à l’isolement des populations menant à un appauvrissement génétique pouvant conduire à la dis- parition de certaines espèces1. Une étude récente2 a permis d’estimer le niveau de fragmen- tation du territoire wallon sur base d’un indicateur de taille de maille effective (TME)3. Si l’on tient compte de tous les obstacles écologiques possibles, les Régions limoneuse et sablo- limoneuse apparaissent comme les plus fragmentées alors que les régions situées au sud du Condroz sont les moins touchées. Seuls 28 % de la Région limoneuse présentent une TME supé- rieure à 10 ha contre plus de 90 % pour la Famenne, la Lorraine belge et l’Ardenne4. Cette situation résulte essentiellement d’une pression urbanistique, économique et agricole plus pro- noncée au nord du sillon Sambre-et-Meuse. Fragmentation du territoire Mots clés : fragmentation, territoire, biodiversité Indicateurs européens associés (voir page 147) : 111 La fragmentation du territoire résultant de la présence de barrières écologiques (routes, voies ferrées, cours d’eau…) réduit la capacité des habitats naturels à accueillir des populations végétales ou animales de manière durable, en équilibre avec le milieu naturel. [1] Sauf s’il existe des connexions entre les différents fragments de l’habitat et si les capacités de dispersion des espèces sont supérieures aux distances qui séparent les populations. [2] UCL-CREAT (2010) [3] La taille de maille effective exprime la surface au sein de laquelle aucune barrière écologique ne s’oppose à relier deux points qui y sont localisés au hasard. [4] Carte 7 Fig. 2-3 Degré de fragmentation des régions naturelles en Wallonie (2006)* Surfacecumulée(%) ICEW 2012 – Sources : UCL-CREAT ; DGO3 - DRCE (COSW 2006) ; Calculs CEEW Sablo-limoneuse Limoneuse Condroz Famenne Ardenne Lorraine belge Wallonie Niveau de fragmentation (taille de maille effective - ha)** 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 500 ha 500 à 100 100 à 50 50 à 25 25 à 10 10 à 5 5 à 1 ≤ 1 ha * Compte tenu de tous les obstacles écologiques possibles ** Calculé à partir de la carte d’occupation du sol de wallonie de 2006. Une maille effective de grande taille est synonyme d’un territoire peu fragmenté. Evaluation Situation défavorable (et globalement stable)
  20. 20. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production
  21. 21. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé 20 http://etat.environnement.wallonie.be Mots clés : demande totale en matières, demande directe en matières, consommation intérieure de matières, flux de matières Indicateurs européens associés (voir page 147) : – [1] Matières mobilisées pendant l’extraction et non valorisées économiquement (terres de découverture p. ex.) [2] Matières déplacées ou utilisées à l’étranger (pour extraire les matières brutes ou produire les biens qui seront ensuite importés en Wallonie) et qui n’entrent pas physiquement sur le territoire wallon Entre 1995 et 2009, la consommation intérieure de matières (DMC) de l’économie wallonne était systématiquement supé- rieure à la moyenne européenne. En 2009, elle atteignait 23,9 t/hab contre 14,7 t/hab pour l’UE-27. Par ailleurs, entre 1995 et 2009, la demande directe en matières (DMI) et la DMC de l’économie wallonne étaient globalement stables et découplées du produit intérieur brut, ce qui témoigne de la croissance du secteur tertiaire et des productions industrielles à haute valeur ajoutée, qui sont des activités moins consom- matrices de matières. Un tel découplage ne s’observe pas pour la demande totale en matières (TMR) étant donné qu’elle tient compte des flux inutilisés1 et indirects2 (liés notamment aux importations de métaux). La diminution observée entre 2008 et 2009 du TMR (- 13 %) est principalement liée à la diminu- tion des importations de métaux suite à un ralentissement des activités du secteur sidérurgique en Wallonie. La quantification des pressions environnementales liées aux modes de produc- tion et de consommation de biens et de services peut être appréhendée par une analyse des flux de matières extraites des ressources naturelles (internes et externes à la Wallonie). Indicateurs de flux de matières1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 80 90 100 110 120 130 140 Fig. 3-1 Utilisation de matières et création de richesse en Wallonie TMR (2009) 6 % 7 % 20 % 39 % 27 % 1 % ■ Minéraux non métalliques ■ Métaux ■ Biomasse ■ Combustibles fossiles ■ Autres produits et matières ■ Erosion hydrique Base100(1995=100) ICEW 2012 – Sources : Planchon A. et Orsini M. (2010) ; Martin C. (2011) ; IWEPS Valeurs en 2009 Produit intérieur brut (hors variations de prix) (M€) -------------------------------- 73 657 TMR = DMI + prélèvements locaux inutilisés + flux indirects (importations) (Mt) -- 251 DMI = prélèvements locaux utilisés + importations (hors flux indirects) (Mt) ---- 122 DMC = DMI - exportations (hors flux indirects) (Mt) -------------------------------------- 83 TOTAL : 251 Mt Evaluation + Situation légèrement défavorable mais en amélioration
  22. 22. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé http://etat.environnement.wallonie.be 21 Mots clés : prélèvements, eaux de surface, eaux souterraines, état quantitatif Indicateurs européens associés (voir page 147) : 88, 96 En 2009, la Wallonie a puisé ± 2 550 Mm3 d’eau dans ses cours d’eau et ses nappes d’eau souterraine1. Environ 80 % des volumes sont utilisés pour le refroidissement (essentiellement dans les centrales électriques) et sont restitués aux cours d’eau après usage. Depuis 2000, les prélèvements ont diminué suite notamment à une réduction de 65 % des volumes d’eau utilisés par les industries (fonctionnement en circuits fermés, fermetures d’entreprises…). Malgré une densité de prélèvement en eaux souterraines élevée (± 23 000 m3/(km2.an))2, le taux d’exploitation en eau3 de la Wallonie en 2009 était estimé à 5 %, une valeur inférieure au seuil de stress hydrique fixé par l’AEE4. Toutefois, des problèmes locaux de surexploitation ou de pénurie d’eau peuvent survenir certaines années. C’est pourquoi un Plan sécheresse et un Schéma régional d’exploitation des ressources en eau sont en préparation en sus des mesures envi- sagées dans les Plans de gestion des districts hydrographiques5. Dans le contexte des changements climatiques, la gestion des ressources en eau est appelée à devenir une préoccupation majeure. L’objectif est de maintenir, voire restaurer le bon état quantitatif des masses d’eau, autrement dit un équi- libre durable entre les prélèvements et les ressources disponibles. Prélèvements en eau1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2009 Fig. 3-2 Prélèvements en eaux de surface et en eaux souterraines en Wallonie Utilisation des prélèvements en eaux de surface (2009) Utilisation des prélèvements en eaux souterraines (2009) ■ Eau de refroidissement (centrales électriques) ■ Eau de refroidissement (autres industries) ■ Utilisations industrielles (autres que le refroidissement) ■ Approvisionnement public ■ Approvisionnement public ■ Industries extractives (mines et carrières) ■ Autres industries ■ Production de boissons ■ Autres activités (particuliers, services…) (0,6 %) ■ Agriculture (0,5 %) Prélèvements(millionsdem3 ) ICEW 2012 – Sources : SPW - DGO3 - DEE ; Aquawal S.A 4,6 % 5,1 % 86,5 % 3,8 % TOTAL : 2 161,6 millions de m3 6,6 % 10 % 81,1 % 1,3 % TOTAL : 384,1 millions de m3 ■ Prélèvements en eaux de surface ■ Prélèvements en eaux souterraines 0 400 800 1 200 1 600 2 000 2 400 2 800 3 200 3 600 Evaluation Situation favorable (stable ou en amélioration) [1] Carte 17 [2] 40 % des volumes d’eau extraits sont exportés vers Bruxelles et la Flandre [3] Indicateur WEI+ (Water Exploitation Index) = rapport entre les volumes prélevés (déduction faite des volumes restitués (fuites et eaux de refroidissement)) et les ressources totales en eau (Faergemann, 2012) [4] European Environment Agency (2012) [5] http://eau.wallonie.be
  23. 23. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé 22 http://etat.environnement.wallonie.be [1] Carte 11 Mots clés : forêts, volumes de bois sur pied, production de bois, volumes d’accroissement, volumes exploités Indicateurs européens associés (voir page 147) : 113 Depuis la fin du 19e siècle, la superficie forestière produc- tive a augmenté de 21 % en Wallonie. Les forêts, pour parts égales en domaine public et en propriétés privées, s’étendent aujourd’hui sur un peu plus de 550 000 ha (soit un tiers du territoire wallon)1, dont 86 % sont réservés aux peuplements productifs. En 2008, le volume total de bois sur pied était estimé à plus de 112 millions de m³. Sur la période 1994-2000, le seuil d’équilibre était globalement respecté car 95,5 % des volumes d’accroissement de bois (toutes essences confondues) avaient été exploités. L’épicéa est l’essence la plus prélevée, vu son extension et l’existence de nombreux peuplements surâgés. Le Code forestier wallon a été révisé en 2008 dans le but d’as- surer une utilisation durable des ressources forestières via la recherche d’un équilibre dynamique et optimal entre les fonc- tions économique, écologique et sociale de la forêt. En plus de fournir de multiples services environnementaux (biodiversité, cycle na- turel de l’eau, qualité de l’air...), les forêts constituent une composante majeure des paysages de Wallonie et une ressource socioéconomique de première importance. Ressources forestières Superficie de la forêt productive (x 1000 ha) 0 100 200 300 400 500 600 1895 1929 1950 1980 2008 ICEW 2012 – Source : SPW - DGO3 - DNF (IPRFW) Fig. 3-3a Superficie des différents régimes sylvicoles en Wallonie ■ Résineux ■ Futaies feuillues ■ Taillis sous futaie ■ Taillis 0 20 40 60 80 100 120 ICEW 2012 – Source : SPW - DGO3 - DNF (IPRFW) Fig. 3-3b Taux annuel moyen de prélèvement de bois en Wallonie* (1994-2000) * tous types de propriétaires confondus Ensemble des feuillus Ensemble des résineux Toutes essences confondues Exploitation en % de la croissance Seuil d'équilibre Evaluation ? Non pertinente ou non réalisable (manque d’informations)
  24. 24. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé http://etat.environnement.wallonie.be 23 Evaluation - Situation défavorable et en détérioration [1] A titre d’exemple, les doses de substances actives appliquées en culture de pommes de terre représentent en moyenne 21,5 kg/ha en Wallonie, contre 6,2 kg/ha pour les betteraves et 3,1 kg/ha pour le froment d’hiver. [2] La perte de surface agricole utilisée (SAU) s’accompagne d’une proportion croissante de superficies affectées aux cultures offrant de meilleures marges financières aux exploitants. [3] Carte 8 Mots clés : couverture du sol agricole, superficie agricole utilisée Indicateurs européens associés (voir page 147) : 1 Les spéculations agricoles peuvent êtres classées en quatre grandes catégories selon leur impact potentiel croissant sur l’environnement : les prairies permanentes, les cultures de feuilles et de grains semées avant l’hiver, celles semées au printemps et, enfin, les cultures de racines et de tubercules emblavées au printemps. Pour ces dernières, la durée de pro- tection du sol par le couvert végétal est plus courte et les conditions de récolte moins favorables pour l’état du sol. En outre, il s’agit de cultures dont les besoins en intrants (engrais et produits phytosanitaires) peuvent être conséquents1. D’après le Cadastre, les terres agricoles représentent 52 % du ter- ritoire wallon. Elles ont perdu en moyenne 2 140 ha/an au cours des 25 dernières années2, essentiellement au profit de l’urbanisa- tion3. Entre 1980 et 2010, les superficies consacrées aux prairies permanentes ont enregistré le recul le plus important avec une perte moyenne de 1 920 ha/an. Cette diminution est étroitement corrélée à une augmentation des superficies consacrées aux prai- ries temporaires et aux cultures de maïs et de colza. Les cultures agricoles peuvent générer certains problèmes environnementaux (érosion hydrique, lessivage de nutriments et de pesticides vers les eaux, perte de biodiversité...). L’ampleur de ceux-ci dépend pour beaucoup de la nature du couvert et des pratiques agricoles. Utilisation de l’espace agricole -2 000 -1 500 -1 000 -500 0 500 1 000 ■ Prairies permanentes ■ Prairies temporaires ■ Céréales d’hiver ■ Colza ■ Total catégorie ■ Céréales de printemps ■ Lin ■ Maïs Prairies permanentes Cultures d’hiver Cultures de printemps Cultures de racines et tubercules 9 % 1 % 1 % 1 % 1 % 3 % 5 % 5 % 24 % 46 % 4 % ■ Betteraves ■ Chicorées ■ Pommes de terre ■ Autres utilisations Fig. 3-4 Superficie agricole utilisée (SAU) pour les principales cultures agricoles en Wallonie ÉvolutiondelaSAU(ha/an) ICEW 2012 – Source : SPF Economie - DGSIE TOTAL : 740 885 ha Répartition de la SAU (2010)Evolution moyenne annuelle de la SAU entre 1980 et 2010
  25. 25. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé 24 http://etat.environnement.wallonie.be Mots clés : engrais, azote, phosphore, effluents d’élevage, bilan azoté, eutrophisation Indicateurs européens associés (voir page 147) : 2, 115 [1] OECD – Compendium 2008 [2] 63,2 kg N/ha et 6,3 kg P2O5/ha en 2010 (UE-27) (EUROSTAT, 2013) [3] Indice des prix multiplié par 2 et 2,5 pour N et P respectivement entre 2001 et 2008 p.ex. [4] SPW-DGO3-DEMNA-DAEA (2013) [5] Ce surplus évalué à ± 45 kg N/ha (en moyenne en 2010) représente environ un quart des apports de fertilisants azotés. Le taux d’utilisation d’engrais inorganiques de l’agriculture wal- lonne figure parmi les plus élevés des pays de l’OCDE1 et de l’Union européenne, avec des valeurs (± 100 kg N/ha et ± 13 kg P2O5/ha) qui se situent au-delà de la moyenne européenne2. Toutefois, les apports d’engrais azotés et phosphorés ont nettement diminué ces 15 dernières années (- 16 % pour le N total et - 70 % pour le P). Cette tendance résulte principalement de la hausse du prix des engrais3, de la réduction du nombre de bovins4, d’une ges- tion plus raisonnée des fertilisants (en particulier des engrais de ferme) et de la mise en application des mesures du Programme de gestion durable de l’azote en agriculture. Cette évolution à la baisse se marque aussi au niveau des principaux paramètres d’entrée et de sortie de la balance azotée des sols agricoles, qui présente par ailleurs un solde négatif ces 10 dernières années, laissant ainsi entrevoir un déstockage progressif du surplus d’azote encore présent dans les sols5. Les engrais azotés et phosphorés favorisent la croissance des cultures, mais ils peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement, en particulier sur la qua- lité des eaux (dépassement des normes de potabilité, eutrophisation) lorsqu’ils sont appliqués en quantités excédentaires par rapport aux besoins des plantes. Consommation d’engrais et bilan d’azote en agriculture Evaluation + Situation légèrement défavorable mais en amélioration 1995 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 1996 2006 2007 2008 2009 2010 Fig. 3-5a Consommation d'engrais et stock d'azote dans les sols agricoles en Wallonie Base100(1995=100) ICEW 2012 – Sources : SPW - DGO3 - DEMNA ; ULg GxABT - Unité Systèmes Sol-eau (modèle EPICgrid) Valeurs en 2010 (kg/ha de SAU) Engrais Azote organique (engrais de ferme) (N) -- 94,8 Azote total (N) ---------------------------------- 196,0 Stock d'azote dans la zone racinaire (N)----44 Azote minéral (N) ------------------------------- 101,2 Phosphore minéral (P2O5) -------------------- 12,8 Valeurs en 2010 (kg/ha de SAU) Engrais Azote minéral (N) ------------------------------- 101,2 Azote organique (engrais de ferme) (N) -- 94,8 Azote total (N) ---------------------------------- 196,0 Phosphore minéral (P2O5) ------------------ 196,0 Stock d'azote dans la zone racinaire (N) ------ 44 0 20 40 60 80 100 120 140 160 1971-1975 1976-1980 1981-1985 1986-1990 1991-1995 1996-2000 2001-2005 2006-2010 Fig. 3-5b Bilan azoté des sols agricoles en Wallonie Kilotonnesd'azote(moyenneannuelle) ICEW 2012 – Source : ULg GxABT - Unité Systèmes Sol-eau (modèle EPICgrid) ■ Dépôts atmosphériques ■ Fixation symbiotique ■ Engrais organiques ■ Engrais minéraux Bilan=entrées-sorties ■ Exportation via les cultures ■ Volatilisation ■ Lessivage vers les eaux de surface ■ Lessivage vers les eaux souterraines ■ Erosion ( 1 kt) 0 50 100 150 200 250 300 300 250 200 150 100 50 Sorties Entrées
  26. 26. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé http://etat.environnement.wallonie.be 25 Mots clés : pesticide, herbicide, insecticide, fongicide, risque, santé, exposition Indicateurs européens associés (voir page 147) : – [1] OECD (2008), EUROSTAT (2013). C’est aussi le cas lorsque les quantités utilisées sont exprimées par ha de superficie agricole utilisée (± 2,6 kg/ha en 2010) [2] Lievens et al. (2012) [3] Anti-mousse dont le prix est relativement élevé (par rapport à la chaux p. ex.) [4] SPW (2012) Avec ± 0,6 kg de substances actives (s.a.) achetées en moyenne par habitant en 2010, le niveau d’utilisation des pesticides en Wallonie se situe dans la moyenne des pays de l’UE-25 et de l’OCDE1. Environ 90 % des principales s.a. sont utilisés dans le domaine agricole (les ¾ sous la forme d’herbicides et de fongicides) et le solde essentiellement par les communes, les particuliers et les gestionnaires des espaces verts. Les quan- tités totales consommées affichent une tendance à la baisse2, particulièrement marquée entre 2005 et 2010 (- 50 %) du fait principalement du retrait du chlorate de soude du marché et de la nette diminution des ventes de sulfate de fer3 et de glypho- sate. Pour continuer dans cette voie, les autorités wallonnes ont élaboré un programme de réduction des pesticides4 conte- nant des mesures ciblées sur l’obtention d’une phytolicence par les professionnels, l’interdiction de l’usage de PPP dans les espaces publics d’ici 2019, la création de zones tampons pour protéger le milieu aquatique ou encore la promotion de la lutte intégrée et de techniques alternatives. Les produits phytopharmaceutiques (PPP) sont utilisés pour lutter contre les adventices et les ravageurs. L’exposition à ces pesticides et à leurs résidus peut présenter des risques pour la santé et l’environnement, qui doivent être réduits via la mise en œuvre d’un plan d’actions imposé par la directive 2009/128/CE. Utilisation de produits phytopharmaceutiques Evaluation + Situation légèrement défavorable mais en amélioration 2004 2002 2000 1998 1996 1994 1992 2006** 2008 2010 ICEW 2012 – Sources : UCL - ELI - ELIM/CRP ; SPW - DGO3 - DEMNA ; SPF SPSCAE - DGAVA Fig. 3-6 Utilisation de produits phytopharmaceutiques* en Wallonie Tonnesdesubstancesactives ■ Infrabel (6 tonnes en 2010) ■ Communes et gestionnaires des espaces verts ■ Particuliers et autres utilisateurs (armée...) ■ Agriculteurs * Répartition réalisée pour les substances actives qui représentaient plus de 0,5 % du total des ventes en 2004 (soit pour 44 s.a. représentant 80 % des ventes) ** Année pour laquelle le SPF n’a pas pu traiter les données 0 400 800 1 200 1 600 2 000 2 400 2 800 3 200 Tonnesdesubstancesactives ■ Désinfectants du sol ■ Insecticides ■ Additifs et régulateurs de croissance ■ Herbicides ■ Fongicides 0 200 400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 1 800 2 000 2 200 Tous types d'utilisateurs Utilisateurs agricoles 2004 2002 2000 1998 1996 1994 1992 2006** 2008 2010
  27. 27. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé 26 http://etat.environnement.wallonie.be Mots clés : production agricole, agriculture biologique, agriculture extensive, cheptel Indicateurs européens associés (voir page 147) : 3, 116 Evaluation + Situation légèrement défavorable mais en amélioration Ces 25 dernières années, le nombre d’exploitations wallonnes converties au « bio » a été multiplié par 26 pour atteindre 980 en 2011, soit 7,2 % du nombre total des exploitations. Les superficies concernées ont été quant à elles multipliées par 86 et couvraient environ 50 000 ha en 2011, soit 6,9 % de la superficie agricole utilisée1. A l’échelle européenne (UE-27), l’agriculture biologique représentait 4,7 % de la SAU totale en 2009. Le cheptel « bio » wallon a plus que quadruplé depuis 2002 et comptait environ 1 440 000 têtes en 2011, c’est- à-dire 21 % du cheptel total. La hausse récente du secteur « bio » s’explique principalement par l’instauration d’un régime de soutien régional plus intéressant2 et par un intérêt croissant des consommateurs. Par ailleurs, un plan stratégique wallon de développement de l’agriculture biologique à l’horizon 2020 est en cours de finalisation et fera l’objet d’une première évaluation en 2014. Des modes de production agricole alternatifs, comme l’agriculture biologique, sont favorisés afin de limiter les pressions environnementales dues à des pratiques trop intensives. Agriculture biologique1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2011 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 Fig. 3-7 Moyens de production de l'agriculture et de l'élevage biologiques en Wallonie Nombre d’animaux du cheptel « bio » (2011) 4,6 % 93,9 % TOTAL : 1 438 295 animaux ■ Volailles ■ Bovins ■ Porcins (0,7 %) ■ Ovins (0,6 %) ■ Autres (0,2 %) Valeurs en 2011 Nombre d'exploitations « bio » (producteurs) -------------------------------------- 980 Superficie agricole utilisée « bio » (ha) -------------------------------------------50 048 Nombre d'animaux du cheptel « bio » --------------------------------------- 1 438 295 Base100(2002=100) ICEW 2012 – Source : SPW - DGO3 - DD [1] L’objectif d’atteindre 10 % de la SAU convertie au « bio » en 2010 n’a pas été atteint (SPW - DG03 - DEMNA - DAEA, 2013). [2] Primes à la reconversion, aides directes récurrentes
  28. 28. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé http://etat.environnement.wallonie.be 27 Mots clés : entreprises, investissements intégrés, dépenses courantes, charges d’exploitations Indicateurs européens associés (voir page 147) : – La gestion environnementale pratiquée par les entre- prises nécessite des investissements et entraîne des charges (contrôle et entretien des équipements spécifiques p. ex) et des dépenses courantes (taxes et redevances, assurances...). Selon une enquête récente1, les investissements environnementaux réalisés par les entreprises wallonnes seraient environ 1,6 fois moins élevés que l’ensemble des charges et dépenses courantes en 2010. Les investissements intégrés2 représenteraient quant à eux environ 70 % des investissements totaux. Les mon- tants investis ont permis principalement de mettre en œuvre les meilleures techniques disponibles, d’installer des unités de cogénération et de biométhanisation, de moderniser des lignes d’incinération et d’acquérir des fours et des chaudières moins énergivores. La répartition des investissements environnementaux curatifs3 révèle la part prépondérante des montants consacrés à l’épura- tion des eaux usées et des fumées. Une part plus limitée des investissements est consacrée aux déchets (6 %), ce qui s’explique notamment par l’importance de la sous-traitance dans ce secteur. Une partie des investissements effectués par les entreprises est consacrée à l’en- vironnement. Ces dépenses leur permettent de se mettre en conformité avec la législation environnementale, mais d’autres aspects comme la protection de la santé et la sécurité des travailleurs peuvent aussi entrer en ligne de compte. Investissements et dépenses en lien avec l’environnement [1] ICEDD : Enquête réalisée auprès des établissements industriels potentiellement les plus polluants : 254 établissements en 2010 (représentant 50 % des emplois du secteur en Wallonie) [2] Dépenses qui entraînent une modification fondamentale des procédés [3] Dépenses qui visent à réduire ou à contrôler les substances nuisibles émises durant l’activité de production Fig. 3-8 Dépenses et investissements environnementaux réalisés par les établissements industriels* en Wallonie (2010) 71 % 3 % 5 % 6 % 21 % TOTAL : 161,47 M€ ■ Intégrés ■ Prévention des risques ■ Réhabilitation des sites ■ Curatifs ■ Air ■ Eau ■ Déchets ■ Bruit (0,8 %) ■ Sols (0,2 %) ■ Autres** ICEW 2012 – Source : SPW - DGO3 - DPP (Enquête intégrée environnement) TOTAL : 33,30 M€ *Montants renseignés par 254 établissements industriels (potentiellement les plus polluants) **Montants qui ne peuvent pas être affectés de façon univoque à l'un ou l'autre compartiment de l'environnement 50 % 21 % 22 % 47 % 2 % 49 % 2 % TOTAL : 259,24 M€ ■ Charges d'exploitation ■ Dépenses courantes ■ Charges pour la réhabilitation des sites ■ Charges pour la prévention des risques Dépenses environnementales Investissements environnementaux Evaluation ? Non pertinente ou non réalisable (manque d’informations)
  29. 29. Partie 3 Utilisation des ressources et modes de production Message clé 28 http://etat.environnement.wallonie.be En 2010, les volumes d’eau prélevés en Wallonie pour la dis- tribution publique s’élevaient à ± 388 millions de m3, dont environ 80 % étaient issus des eaux souterraines1. Seuls 55 % des prélèvements sont effectués par des producteurs wallons2, étant donné que 40 % des volumes d’eau produits sont exportés vers Bruxelles et la Flandre pour y alimenter ± 2,5 millions de consommateurs. Le rendement global du réseau de distribution wallon s’élevait à 70 % en 2010, les 30 % non enregistrés étant utilisés par les producteurs pour nettoyer leurs installations, par les services incendies ou perdus via des fuites dans le réseau. Celles-ci ont toutefois tendance à diminuer suite aux importants investissements3 consentis ces dernières années pour renouveler les conduites et les raccordements. En outre, un schéma régional d’exploitation des ressources en eau est en voie de finalisation, avec notamment pour objectifs d’aug- menter la sécurité d’approvisionnement et de réduire les coûts de production. Production d’eau de distribution [1] Carte17 [2] Au nombre de 50 au 31/12/2010 (Aquawal S.A., 2011). Le solde est prélevé par un opérateur bruxellois (VIVAQUA) et 2 producteurs flamands (VMW et TMVW). [3] 648 M€ entre 2007 et 2012 (soit 108 M€/an) Mots clés : eau de distribution, exportation, rendement, réseau, fuites Indicateurs européens associés (voir page 147) : 39, 88, 96 La production et la distribution d’eau potable constituent un enjeu majeur en termes de santé publique (alimentation, hygiène…) mais également une problématique envi- ronnementale dans le sens où cette eau est extraite des ressources naturelles avant d’être rejetée dans le milieu après usage (avec ou sans traitement). ICEW 2012 – Source : Aquawal S.A. Fig. 3-9b Volumes d'eau potabilisable produits en Wallonie (2010) Wallonie ■ Volumes enregistrés ■ Volumes non enregistrés (non-facturation, fuites…) Volumes exportés ■ vers la Région flamande ■ vers la Région de Bruxelles-Capitale ■ Producteurs wallons hors indivision ■ Producteurs flamands (TMVW, VMW) et bruxellois (VIVAQUA)) ■ Indivision SWDE/VMW ■ Importations (0,2 %) 3,3 % 54,8 % 41,7 % 41,4 %17,7 % 23,6 % 17,3 % Prélèvements Utilisations TOTAL : 388,4 millions de m3 1975 1978 1981 1984 1987 1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2010 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 ICEW 2012 – Sources : SPW - DGO3 - DEE ; Aquawal S.A. Fig. 3-9a Prélèvements en eau à des fins de distribution publique en Wallonie Millionsdem3 ■ Eaux souterraines ■ Eaux de surface Evaluation Situation favorable (stable ou en amélioration)
  30. 30. Partie 4 transport

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