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I-Note biographique sur l’auteur.Jacques Ellul (1912 - 1994) est un professeur dhistoire du droit, penseur,historien, théo...
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Texte de Jacques Ellul :La technique ne supporte pas qu’on la juge. Cest-à-dire que les techniciens nesupportent pas qu’on...
IV-Bibliographie de l’auteur.    Islam et judéo-christianisme, Presses Universitaires de France (PUF)    Étude sur lévolut...
Éthique de la liberté, 3 vols. Geneva : Labor et Fides, I :1973, II :1974, III :1984    Les nouveaux possédés. Paris : Art...
V- Autour de l’auteur et de sa pensée :bibliographie analytique et webographieEn 1954 paraît La Technique, ou lEnjeu du si...
volume quaprès sa mort ; en 1987 paraîtra aussi un Ce que je crois. Tous ceslivres découvrent un autre Ellul, lhomme des e...
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Jacques ellul et le

  1. 1. Théorie de l’information-communication : Jacques Ellul et le « Bluff technologique »REGNIER Thomas 1ère GIDO Année 2010-2011 1
  2. 2. Plan de l’exposéI-Note biographique sur l’auteur (p.3-4)II-Présentation synthétique de sapensée et contextualisation par rapportà d’autres courants (p.5-7)III- Choix d’un article ou d’un ouvrage etproposition de résumé analytique etmots clefs (p.8-9)IV-Bibliographie de l’auteur (p.10-11)V- Autour de l’auteur et de sa pensée :bibliographie analytique et webographie(p.12-13)VI- Méthodologie de recherche employéeet sources utilisées (p.14) 2
  3. 3. I-Note biographique sur l’auteur.Jacques Ellul (1912 - 1994) est un professeur dhistoire du droit, penseur,historien, théologien protestant et sociologue français.Il est, aux côtés de Habermas, Heidegger, Simondon et Leroi-Gourhan, lun desprincipaux penseurs au XXe siècle de la technique.Après une révélation à 18 ans qui le mettra sur la voie du christianisme, et unelecture poussée de Karl Marx à 19 ans, Jacques Ellul fait des études de droit.Après ses études de droit, en 1936, il présente sa thèse de doctorat en droitintitulée Étude sur lévolution et la nature juridique du Mancipium. Il est ensuitechargé de cours à la faculté de Droit de Montpellier, puis Strasbourg et Clermont-Ferrand, avant dêtre révoqué en 1940 comme fils détrangers. Il réussit leconcours dagrégation de droit romain et dhistoire du droit en 1943. De 1944 à1980, date de son départ à la retraite, il enseigne à luniversité de Bordeaux ainsiquà Sciences Po Bordeaux (IEP) : surtout lhistoire des institutions et lhistoiresociale à la Faculté de Droit.Ses premiers engagements se situent dans la mouvance personnaliste des non-conformistes des années 30, en animant à Bordeaux, avec son ami BernardCharbonneau, un groupe en liaison avec la revue Esprit et le groupe Ordrenouveau.Il entreprend, avec Bernard Charbonneau, un travail de recherche et de réflexionsur lévolution de la société moderne, en constatant que la disparition du monderural respectant les traditions saccompagne dune technicisation et dunenormalisation croissantes de lhomme comme de son milieu. Toute sa vieintellectuelle et ses engagements seront consacrés à analyser méthodiquementles multiples conséquences de cette «grande mue» en anticipant nombre desinterrogations de la réflexion écologiste.Tout au long de plusieurs ouvrages, il a mené une étude critique de ce quilnomme «le dispositif technicien» (titre dun livre paru en 1977) – la techniqueétant selon lui le facteur déterminant de la société moderne – surtout dans unetrilogie sur la technique, dans laquelle il développe sa thèse, exemples à lappuiet en suivant lévolution du phénomène technique. Thèse selon laquelle la 3
  4. 4. technique sauto-accroît, imposant ses valeurs defficacité et de progrès technique,niant lhomme, ses besoins, sa culture, mais aussi la natureParallèlement à ses travaux novateurs sur la description et lanalyse «dispositiftechnicien», Ellul a mené un travail sur le phénomène de la propagande dans lessociétés modernes avec surtout son maître livre sur la question intituléPropagandes (1962, traduit aux États-Unis en 1965).Ses travaux servent toujours de base à létude de ce phénomène complexe etmultiforme.La sociologie nest pas lunique domaine de Jacques Ellul et son œuvre estpartagée entre les travaux quil a menés comme théologien, historien etsociologue. Depuis 1945, il rédige plusieurs articles dans le journal protestantRéforme, qui lui a consacré un hors série en 2004.Militant anarchiste, intéressé par la pensée situationniste, il avait proposé à GuyDebord une collaboration, mais ce dernier refusa, considérant logiquement lechristianisme dEllul comme rédhibitoire. Commentateur de la pensée et desdérives marxistes, il a contribué à la mise en place de lécologisme politique. Il alivré aussi ses réflexions sur lanarchisme chrétien.On peut le considérer, avec son ami Ivan Illich comme un des pères de lidéedaprès-développement, de décroissance raisonnée et de simplicité volontaire, ou,plus simplement, de lécologie politique. 4
  5. 5. II-Présentation synthétique de sa pensée et contextualisation par rapport à d’autres courants.Dans une série d’ouvrages (Le bluff technologique, Le système technicien) publiésà la naissance du système informatique, Jacques Ellul n’aura eu de cesse dedénoncer le discours techniciste et technologique comme une série de faussesinévitabilités porteuses de dangereuses dérives, en remettant essentiellement enquestion la notion même de progrès technologique.Dans cet ouvrage, véritable synthèse de sa réflexion sur la technique, JacquesEllul s´attache à démystifier le discours sur les changements technologiques quifleurissent dans notre société. Ecrit bien avant l´explosion de l´informatique etdes télécommunications dans les années 1980, ce livre en anticipe l´arrivée, lesutopies et les déconvenues. Il démonte avec minutie et conviction les argumentsqui font de la technologie une fatalité et plaide en faveur d´une technique auservice de l´homme.En effet, ce volume concerne moins le phénomène technique lui-même que le"discours sur la technique " (cest le sens du mot "techno-logie "), discours qui viseà obtenir ladhésion de tout le corps social au système technicien et à persuaderque la technique est la seule solution à tous nos problèmes) et que lhommegrandit en liberté à chaque progrès technique.Avec ce texte polémique sur l´homme en proie au divertissement et sur la sociétéqui l´asservit à une multiplicité de gadgets, Jacques Ellul apporte unecontribution essentielle au grand débat sur la trivialisation de la culture dans nosdémocraties modernes :« Le résultat, cest que lhomme daujourdhui est comme fasciné par le miragetechnologique au point de ne plus savoir faire usage de son entendement,tellement fasciné par le kaléidoscope des techniques qui envahissent son universquil ne sait et ne peut vouloir rien dautre que de sy adapter complètement". »Voici les quatre grands postulats développés au long du Bluff Technologique : 1. Tout progrès technique se paie, par la pollution, la congestion, le stress social et individuel, la destruction, la laideur, la surconsommation, etc. La nature devient un lieu de loisir aménagé et un jardin de repos pour le citadin, enfermé et immobilisé dans des bureaux au décor aseptisé, mais 5
  6. 6. où l’air est loin de l’être... Les vacances sont devenues obligatoires dans le Sud l’hiver. On gagne en liberté apparente à ce jeu, mais on s’adapte à la machine et on paie en contraintes de fonctionnement. 2. Le progrès technique soulève des problèmes plus difficiles qu’il n’en résout effectivement. Atteinte à la vie privée, pouvoir secret, excessif, centralisation, complexité croissante... « On continue à obéir à la règle technique du primat des moyens. On accepte la croissance des problèmes ». La société technicienne ne s’interroge jamais sur ses finalités. Elle ne sait pas où elle va. Elle répond à un certain nombre de problèmes particuliers, non urgents, en créant le plus souvent des besoins artificiels, et a comme objectif la création d’un bonheur matériel. Mais un problème nouveau correspond à celui qui est résolu matériellement : l’effet de serre, par exemple, comme résultante des problèmes de transport et de consommation mondiale de biens et d’énergie. 3. Les effets néfastes sont inséparables des effets positifs. Rythmes et complexités croissent avec la « croissance ». « Les travaux simples et lents n’existent plus dans notre monde ». À part le folklore du vin ou de l’artisanat, qui sont d’ailleurs de plus en plus essentiels à la société technicienne. 4. Les effets imprévisibles deviennent toujours plus sérieux. « L’obsession de l’efficacité conduit à prendre des risques toujours plus graves en espérant y échapper ». La bio-technologie en est un exemple en cette fin de siècle ; combinée à la nanotechnologie, elle peut donner prise aux pires manipulations, mais qui sont en même temps très logiques.Forcément daté, son discours conserve-t-il une pertinence dans le tout-numériquedu XXIe siècle ? Dans quelles limites ? Quelles inquiétudes ou quelles espérancesen préserver ?Concluons en rappelant une fois de plus une des qualités essentielles de ce livre,et de l’œuvre de Jacques Ellul : une appréhension holiste, ouverte et intégrantede la réalité. Une telle attitude en est évidemment une d’esprit bien plus qued’ordre intellectuel ou moral. Elle semble manquer depuis le début des années 90,chez les théoriciens critiques, pour une bonne raison : ces théoriciens doiventraisonner en experts, en vase clos, pour circonscrire ne serait-ce que le seuldomaine des NTI, celui du virtuel entre autres. On ne peut quasiment plus sepermettre des explorations d’ordre général, presque encyclopédiques, commeEllul ou Illich, ou McLuhan, ou encore encore un Roland Barthes qui appliquaitla sémiologie à l’étude d’un ensemble de phénomènes sociaux. Toute cettecatégorie de penseurs était d’ailleurs la continuation des esprits dilettantes etrévolutionnaires des années 30 à 60, les Alfred North Whitehead, ThornsteinVeblen, Kenneth Galbraith, Lewis Mumford, Herbert Marcuse 6
  7. 7. Ellul, peut-on dire, poursuit donc les analyses de Marx. Mais cest précisément ceen quoi il va susciter lincompréhension générale de la part de tous ceux -majoritaires - vont continuer à se référer à ces analyses pour les appliquer à leurpropre présent, au lieu justement de les réactualiser. Ellul affirme que lesanalyses de Marx sont certainement les plus fines et les plus lucides qui soientpar rapport à son époque mais que, compte tenu précisément du fait que lesinfrastructures ont de plus en plus façonné le monde après sa mort, elles sontpour ainsi dire "dépassées" car "passées dans les mœurs".Pire que cela: la technique constitue une croyance, une façon quasi mystique deconcevoir le monde, dont le "mythe du progrès" ne constitue que la partie la plusvisible. Pour reprendre ses propres termes, « ce n’est pas la technique qui nousasservit mais le sacré transféré à la technique. »Jacques Ellul sétait de longue date défendu de vouloir constituer une école ouformer des disciples ; pour autant, il y a encore beaucoup à dire — et plus encoreà comprendre et à apprendre — de lœuvre dun homme dont on a critiquélintransigeance, plus apparente que réelle, mais qui est resté constammentouvert à tous les mouvements didées, jusquà ceux — les situationnistes,notamment — qui sont les plus éloignés de ses propres convictions. 7
  8. 8. III- Choix d’un article ou d’un ouvrage et proposition de résumé analytique et mots clefs. Titre : Jacques Ellul Technological Freedom Temps de la vidéo: 2 minutes 14 URL: http://www.youtube.com/watch?v=MxRRpZuNypw 8
  9. 9. Texte de Jacques Ellul :La technique ne supporte pas qu’on la juge. Cest-à-dire que les techniciens nesupportent pas qu’on porte un jugement éthique, moral sur ce qu’ils font. Etpourtant, porter des jugements éthiques, des jugements moraux, des jugementsspirituels, c était ça la plus haute liberté de l’homme, or je suis privé de ma plushaute liberté.Cest-à-dire que je peux faire touts les discours que je veux sur la technique, lestechniciens, ca leur est complètement égal, ils ne changeront rien ce qu’ils sontentrain de faire, ce qu’ils ont décide de faire et ce qu’ils sont conditionnés a faire,car le technicien n’est pas libre, il est conditionné, à la fois par son éducation,par les pratiques qu’il a et par l’objectif à atteindre.Il n’est pas libre dans l’exercice de sa technique mais il fait ce que la techniqueexige.Voila pourquoi je pense qu’il y a un conflit entier entre la liberté et la technique. Résumé Analytique :L’homme ne peut pas porter d’avis sur un savoir faire que l’on appelle latechnique car elle ne supporte qu’on l’évalue, surtout qu’on puisse la critiquer. Etsi jugement l’homme veut faire, les acteurs de ce savoir faire n’en prendrons pascompte, pas parce qu’il ne le souhaite pas, nais car ils sont dans un système quiles obligent à ne pas intégrer ces critiques. Mots Clefs :Technique/ Juger/ Ethique/ Morale/ Liberté/ Homme/ Conflit 9
  10. 10. IV-Bibliographie de l’auteur. Islam et judéo-christianisme, Presses Universitaires de France (PUF) Étude sur lévolution et la nature juridique du Mancipium. Bordeaux : Delmas, 1936. Le fondement théologique du droit. Neuchâtel : Delachaux & Niestlé, 1946. Présence au monde moderne : Problèmes de la civilisation post-chrétienne. Geneva : Roulet, 1948. Lausanne : Presses Bibliques Universitaires, 1988. Le livre de Jonas. Paris : Cahiers Bibliques de Foi et Vie, 1952. Lhomme et largent (Nova et vetera) . Neuchâtel : Delachaux & Niestlé, 1954. Lausanne : Presses Bibliques Universitaires, 1979. La technique ou lenjeu du siècle. Paris : Armand Colin, 1954. Paris : Economica, 1990. Histoire des institutions, t. 1 & 2 : LAntiquité Paris : Presses Universitaires de France, 1955 Histoire des institutions, t. 3 : Le Moyen Age Paris : Presses Universitaires de France, 1956 Histoire des institutions, t. 4 : XVIe-XVIIIe siècle Paris : Presses Universitaires de France, 1956 Histoire des institutions, t. 5 : Le XIXe siècle (1789–1914) Paris : Presses Universitaires de France, 1956. Propagandes. Paris : A. Colin, 1962. Paris : Economica, 1990 Fausse présence au monde moderne. Paris : Les Bergers et Les Mages, 1963. Le vouloir et le faire : Recherches éthiques pour les chrétiens : Introduction (première partie) . Geneva : Labor et Fides, 1964. Lillusion politique. Paris : Éditions Robert Laffont, 1965. Rev. ed. : Paris : Librairie Générale Française, 1977. Exégèse des nouveaux lieux communs. Paris : Calmann-Lévy, 1966. Paris : La Table Ronde, 1994. Politique de Dieu, politiques de lhomme. Paris : Éditions Universitaires, 1966. Histoire de la propagande. Paris : Presses Universitaires de France, 1967, 1976. Métamorphose du bourgeois. Paris : Calmann-Lévy, 1967. Paris : La Table Ronde, 1998. Autopsie de la révolution. Paris : Calmann-Lévy, 1969.o Autopsia de la revolución Unión Editorial, S. A., 1973 Contre les violents, Paris : Centurion, 1972.o Contra los violentos, Ediciones SM, 1973. Sans feu ni lieu : Signification biblique de la Grande Ville. Paris : Gallimard, 1975. Limpossible prière. Paris : Centurion, 1971, 1977. Jeunesse délinquante : Une expérience en province. Avec Yves Charrier. Paris : Mercure de France, 1971.2ª ed. : Jeunesse délinquante : Des blousons noirs aux hippies. Nantes : Éditions de lAREFPPI, 1985. De la révolution aux révoltes. Paris : Calmann-Lévy, 1972. Lespérance oubliée. Paris : Gallimard, 1972. 10
  11. 11. Éthique de la liberté, 3 vols. Geneva : Labor et Fides, I :1973, II :1974, III :1984 Les nouveaux possédés. Paris : Arthème Fayard, 1973. LApocalypse : Architecture en mouvement. Paris : Desclée, 1975. Trahison de lOccident. Paris : Calmann-Lévy, 1975. Le Dispositif technicien, Calmann-Lévy, 1977. Lidéologie marxiste chrétienne. Paris : Centurion, 1979. Lempire du non-sens : Lart et la société technicienne. Paris : Press Universitaires de France, 1980. La foi au prix du doute : "Encore quarante jours... " Paris : Hachette, 1980. La Parole humiliée. Paris : Seuil, 1981.o La palabra humillada Ediciones SM, 1983. Changer de révolution : Linéluctable prolétariat. Paris : Seuil, 1982. Les combats de la liberté. (Tome 3, LEthique de la Liberté) Geneva : Labor et Fides, 1984. Paris : Centurion, 1984. La subversion du christianisme. Paris : Seuil, 1984, 1994. réédition en 2001, La Table Ronde; Conférence sur lApocalypse de Jean. Nantes : AREFPPI, 1985. Un chrétien pour Israël. Monaco : Éditions du Rocher, 1986. Ce que je crois. Paris : Grasset and Fasquelle, 1987. La Genèse actuellement. Avec François Tosquelles. Ligné : AREFPPI, 1987. La raison dêtre : Méditation sur lEcclésiaste. Paris : Seuil, 1987 Anarchie et christianisme. Lyon : Atelier de Création Libertaire, 1988. Paris : La Table Ronde, 1998 Le bluff technologique. Paris : Hachette, 1988. Ce Dieu injuste... ? : Théologie chrétienne pour le peuple dIsraël. Paris : Arléa, 1991, 1999. Si tu es le Fils de Dieu : Souffrances et tentations de Jésus. Paris : Centurion, 1991. Déviances et déviants dans notre société intolérante. Toulouse : Érés, 1992. Silences : Poèmes. Bordeaux : Opales, 1995. Oratorio : Les quatre cavaliers de lApocalypse. Bordeaux : Opales, 1997. Sources and Trajectories : Eight Early Articles by Jacques Ellul that Set the Stage. Trans. /ed. Marva J. Dawn. Grand Rapids : Eerdmans, 1997. La pensée marxiste, La Table Ronde, 2003. Les successeurs de Marx, La Table Ronde, 2007. Ellul par lui-même, La Table Ronde, 2008. Israël, Chance de civilisation, Première Partie, 2008 11
  12. 12. V- Autour de l’auteur et de sa pensée :bibliographie analytique et webographieEn 1954 paraît La Technique, ou lEnjeu du siècle, lun des deux textesfondateurs de sa démarche et qui souvre par cette phrase : ―Aucun fait social,humain, spirituel na autant dimportance que le fait technique dans le mondemoderne.‖ Lidée centrale du livre, récurrente et approfondie dans Le Systèmetechnicien (1977), puis Le Bluff technologique (1988), est celle de lautonomie dufait technique dont les manifestations apparaissent toujours motivées par lutilitésociale mais qui en réalité trouve en lui-même, fondamentalement, lajustification dun développement de moins en moins contrôlé et dailleurs de plusen plus incontrôlable.Parallèlement, Ellul soumet à la même analyse rigoureuse de nombreux aspectsdu fonctionnement de la société moderne, la place — excessive — de la politique(LIllusion politique, 1965), la mode des idées et les idées à la mode (Exégèse desnouveaux lieux communs, 1966), lidéologie de lexaltation de la technique(Métamorphoses du bourgeois, 1969), la communication (Propagandes, 1962 ; LaParole humiliée, 1980), les impostures de lart contemporain (LEmpire du non-sens, 1980). Il consacre trois livres au phénomène de la révolution, à létudeduquel il apporte sa connaissance profonde de lhistoire, de la pensée de Marx etdes différentes écoles marxistes. En 1969 paraît Autopsie de la révolution, quesuit en 1972 De la révolution aux révoltes, puis en 1982 Changer de révolution.Autre pôle de lœuvre, lexégèse biblique depuis Le Livre de Jonas (1952) jusquàLa Raison dêtre, méditation sur lEcclésiaste (1987) en passant par Sans feu nilieu (1975), sous-titré Théologie de la ville, celle-ci étant vue comme le lieu parexcellence doù lhomme cherche à se dresser en opposition à Dieu, LEspéranceoubliée (1977). Cependant, dans lordre de la réflexion théologique, les œuvrescapitales, en prolongement de Présence au monde moderne, autre textefondamental publié en 1948, quelques années avant La Technique, sontconstituées dun ensemble qui est une véritable somme, Le Vouloir et le Faire(Introduction à léthique chrétienne) en 1964, suivi, en 1973, en 1975 et en 1983sous le titre Les Combats de la liberté, des trois volumes de LÉthique de laliberté.Jacques Ellul livrera également des réflexions plus personnelles dans La Foi auprix du doute (1980), À temps et à contretemps, paru en 1981, qui est aussilannée des premiers entretiens avec Patrick Chastenet, qui ne seront réunis en 12
  13. 13. volume quaprès sa mort ; en 1987 paraîtra aussi un Ce que je crois. Tous ceslivres découvrent un autre Ellul, lhomme des engagements, au sein du Conseilnational de lÉglise réformée de France, participant à la redéfinition de laformation des pasteurs, animateur de la paroisse qui se constitue autour de lui àPessac, opposant actif, au côté de Charbonneau, aux projets durbanismetouristique de la Mission daménagement de la côte aquitaine, enfin apportantconseil et appui à un éducateur de rues, Yves Charrier, dans son action deprévention de la délinquance. Les entretiens et les réflexions contribuent aussi àdonner de lœuvre écrite une vue densemble qui en fait ressortirlordonnancement et le sens : à lanalyse lucide de la société moderne dominée parla technique répond la mise en lumière de la promesse contenue dans laRévélation. 13
  14. 14. VI- Méthodologie de recherche employée et sources utilisées.Après m’être rendu compte qu’il existait très peu de sources (papiers ou web), j’aitout de tout de suite cherché le site officiel de l’association internationale deJacques Ellul (http://www.jacques-ellul.org/). Puis mes recherches se sont portéessur différents sites qui décrivaient chacun une partie de sa pensée. Je me suiségalement inspiré d’un de ses romans, Le bluff technologique et un roman de Webographie : http://www.jacques-ellul.org/ http://www.laboretfides.com/?p=176 http://www.ellul.org/aije1.html http://www.protestant.ch/direct/ellul http://1libertaire.free.fr/JEllul06.html 14

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