Compte rendu du congrès its de busan

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Compte rendu du congrès its de busan

  1. 1. 17ème Congrès mondial sur les transports intelligents (BUSAN, 25-29 octobre 2010)Plan du rapport de mission:Contexte du congrès / La société ubiquitaire ou nomade - l’exposition - la participation française - La session ministérielle d’ouvertureQuelques informations sur le pays hôte - données macroéconomiques - La construction navale - La 5ième puissance ferroviaire du monde - Le succès des services télématiques liés à l’automobileLes ITS s’invitent au marché du carbone et du véhicule décarbonéLa radionavigation par satellite au service des ITS : Le télépéage au km ; l’écoconduite etl’ information routière,la sécurité routière ; les véhiculestraceurs ; la route automatiséeLa modélisation, clef du déploiement à grande échelle des services ITSLe Fret et la logistique à lheure de lintégration des applications - La visite du terminal portuaire de HANJIN-NEWPORT - Principaux thèmes développés pour le fret intelligentEléments de conclusion Annexe : liste de séances sur l’environnement et le développement durable Contexte du congrès : la société ubiquitaire et nomade Tout dabord, pour illustrer les ITS au quotidien de la mobilité urbaine, le kit daccueil des participants aucongrès comportait la remise dune carte sans contact multi-applications émise par le palais des congrès :identification du participant à lentrée dans lexposition et dans les salles de conférences, avec un porte-monnaie électronique accepté (et rechargeable) dans les boutiques « convenience store » du palais descongrès et les transports publics, titre de transport. Curieusement, les restaurants du congrès nacceptaientque des bons en papier fournis par lorganisateur de la manifestation. Les systèmes de transport intelligent ont en effet la particularité d’associer étroitement acteurspublics et acteurs privés, les premiers apportant la dimension institutionnelle du monde complexe dutransport, les seconds la capacité de créer les produits et services aptes à rendre l’infrastructure et leséquipements de transport plus performants, grâce aux technologies de l’information, de la communication etdu positionnement. En France les acteurs institutionnels les plus importants sont : l’association ATEC-ITS France quirassemble les principaux acteurs privés et publics de la filière, ITS-Bretagne, la Mission TransportsIntelligents et le réseau scientifique et technique du Ministère : INRETS, CERTU, SETRA, LCPC et CETE(s). Les associations américaine, européenne et ITS Asie-Pacifique pour la promotion des transportsintelligents (ITS) organisent à tour de rôle le congrès ITS mondial annuel. Après Stockholm en 2009 et avantOrlando en 2011, le congrès sest tenu en 2010 à Busan. Moins important que le précédent, cet événementa cependant proposé 223 sessions, réuni 21 pays représentés par 200 sociétés et organismes, organisé uneexposition de 17 672 m2 comprenant 151 stands, une démonstration de véhicules électriques près duCentre des expositions (BEXCO) et 7 visites techniques sponsorisées par les Centres de gestion du trafic deBusan (TMC) et dUlsan, le Geoje Fixed Link Project (pont-tunnel de 8,2 km reliant Busan à lîle de Goeje),Renault-Samsung Motors Busan Plant, le Ministère de lAménagement du territoire, des Transports et desAffaires maritimes (Wave-communications Service demonstration), le Métro automatique Busan Ligne 4 et,enfin, le nouveau terminal de conteneurs de Hanjin-Newport. Selon les organisateurs, 4 300 personnes dont1 600 Coréens ont participé à ce congrès qui a été ouvert à un public plus large, dont de nombreux étudiantset scolaires. La liste des participants mentionnait 300 Européens (bonne représentation de lAllemagne et 1
  2. 2. des pays nordiques mais faible représentation UK, Espagne et Italie), 140 Etats-Uniens, 470 Japonais et 220Chinois. Au niveau des stands, les institutionnels coréens étaient très visibles ; le Japon avait deux stands,lun pour ITS-Japon, lautre pour le congrès de Tokyo en 2013. la Russie et la Chine avaient un stand. Lestand ERTICO, comprenant les associations ITS Sweden et ITS Finland, était bien animé. Le stand de ITS-Corée mentionnait les actions de cette structure, créée par le Ministère desTransports, pour le déploiement des systèmes ITS : préparation du plan national ITS, développement etmaintenance de larchitecture nationale, normalisation, formation, certification et promotion des produits etservices ITS à linternational, sensibilisation du public. Les présentations des stands des industriels coréens(LG, SAMSUNG, ...) et consultants (SK-C&C, 3400 personnes) se placent dans une logique intégréemultimodale : grid, énergie, cartes à puces, péage, contrôle commande ferroviaire, plates formes mobiles,information des usagers. La plaquette IBM sur les transports intelligents recommande aux villes dadopter une approcheglobale des déplacements, mais sans perspective dinteropérabilité entre les territoires (sauf implicitementpar la confiance quils accorderont, comme Londres et Stockholm, à leur fournisseur de ville intelligente... ). La place occupée sur le centre dexpositions par les équipementiers des transports et desinfrastructures ainsi que par les stands des pavillons nationaux et de lEurope démontre limportanceaccordée aux cadres coopératifs institutionnels et aux modèles économiques (notamment les partenariatspublic-privé) pour développer des systèmes de transport intelligents, dont les technologies sont à présentopérationnelles. Participation française Au total une trentaine de Français, dont une vingtaine en tant quorateurs au sein des différentssessions et débats, ont participé au congrès. ATEC-ITS France navait pas organisé cette année de pavillonpar manque suffisant dacteurs intéressés ou volontaires. CITILOG y avait un petit stand. Session Ministérielle: les messages-clés des ITS Pas moins de 7 ministres, dont le ministre coréen des transports, JEONG Jong-Hwan, et 18 vice-ministres de 16 pays : zone Asie-Pacifique ainsi que Bulgarie, Qatar, Egypte, Koweit, Colombie et Suède,ont échangé lors de la table ronde sur les différentes applications ITS en affirmant que : − les ITS sont utiles pour résoudre, à travers un véhicule adaptatif et efficace, les difficultés rencontrés dans le secteur du transport ; − les ITS peuvent savérer indispensables pour les futurs investissements dans les infrastructures sociales (Social Overhead Capital) ; − les ITS concourent à la réalisation dun système de transport économe en consommation de carburant fossile et en émissions de CO2 ; − une société ubiquitaire est envisageable à travers le déploiement réussi des ITS ; − des échanges réciproques seront tournés vers une coopération consacrée à la réduction du fossé en termes de ITS entre les pays développés et les pays en voie de développement ; − les Ministres sont daccord pour coopérer afin détendre les ITS et de déployer de façon continue les nouvelles technologies ITS ; − le congrès mondial des ITS est le lieu de rencontre où les ministres, officiels et experts peuvent se retrouver pour expérimenter les nouvelles technologies ITS ; − les experts pourront spécifier et systématiser les conclusions de la table ronde.Quelques informations macro-économiques sur le pays hôte de l’évènement :Données macro économiques Ce congrès mondial des systèmes de transport intelligent s’est tenu en Corée pour la seconde fois. Pour mémoire, Séoul avait accueilli en 1998 le 5 ième congrès mondial. La superficie du pays est de 100 000 km² pour une population totale de 48,7 millions et la capitale compte plus de 10 millions d’habitants. Cette fois, les organisateurs ont choisi la seconde ville du pays Busan, tout à la fois un grand port et une station balnéaire autourdesquels se rassemblent 4 millions d’habitants.La 13ième économie du monde n’a pas été épargnée par la crise mais semble renouer avec les succès dejadis qui lui avaient permis, au début des années 90, d’être classée parmi les quatre dragons asiatiquesavec Taïwan, Hong-Kong et Singapour.Le développement économique rapide de la Corée-du-Sud repose sur le dynamisme de ses exportationsassocié à une propension marquée pour l’emploi des nouvelles technologies de l’information et de la 2
  3. 3. communication. Il est utile de décrire rapidement quelques filières dans lesquelles ce pays a su se hisser àla meilleure place.La construction navale, très présente dans la région de Busan : Doté dun « appétit » démesuré, le groupe coréen STX aspire à devenir le numéro un mondial de laconstruction navale. De quatorze navires livrés en 2001, ils sont passés à cinquante en 2007, puis à 70 en2010 et les prévisions, peut-être très optimistes, les amèneraient à 120 en 2012. En souvrant sur desnavires de plus en plus grands, comme les porte-conteneurs géants, mais aussi des navires spécialisés,brise-glaces ou méthaniers, le groupe espère passer de la place de sixième constructeur mondial à celle depremier, et ce, en quelques années seulement. L’ambition de la Corée-du-Sud ne s’exprime pas uniquement dans le secteur de la constructionnavale mais aussi dans le domaine ferroviaire. La construction des voies ferrées bénéficie d’un savoir faireincontestable dans le domaine du génie civil. ièmeLa Corée-du-Sud, 5 puissance ferroviaire du monde capable de construire et d’exploiter des trainsà grande vitesse : La Corée se présente comme la 5ième puissance ferroviaire, capable de rivaliser avec des pays quiont une longue tradition historique du rail. La ligne KTX qui relie Séoul à Busan en moins de 3 heures leprouve. La ligne à grande vitesse de 235km entre Séoul et Deagu a été inaugurée le 31 mars 2004 avec uneamélioration de la ligne classique jusqu’à Pusan, soit un total de 412km. Cette LGV comporte 83 tunnels,dont deux de 17 et 20 km, et 148 viaducs.Ce TGV, fourni à l’origine par Alstom, a été adapté à l’intensité de la demande locale puisqu’il comporte 18voitures. La cadence est dun train toutes les 20mn, ce qui suppose une logistique de distribution des billetssans défaillance. Malgré cette offre, la réservation au dernier moment reste difficile. Le voyage Busan-Séoulne coûte que 40 euros. Les trains sont toujours quasi-complets, ce qui facilite le travail du contrôleur carl’embarquement de passagers sans un siège affecté est totalement interdit. Une discipline de bon aloi règneà l’intérieur des trains. Tous les contrôleurs et employés de service font un salut asiatique très poli en entrantet en quittant chaque wagon et la propreté est de rigueur.La densité des zones urbaines traversées et un relief très chahuté ne lui permettent pas d’exploiter toutesses capacités. Il roule néanmoins à 300km/h sur une grande partie de l’itinéraire. Les conditions du marchégagné par les Français en 1994 comprenaient un transfert important de savoir-faire. Ce transfert a bienfonctionné car le KTX II, entièrement coréen, roule maintenant sur une nouvelle ligne et se présente commeconcurrent du TGV français à l’export.La Korean Railway Corporation disposait d’un stand important sur l’exposition pour mettre en valeur sesinnovations à savoir : la maîtrise d’une technologie capable d’atteindre une vitesse de 470km/h, la mise aupoint de nouvelles voitures plus légères et le bus-train sur pneu, guidé par marqueurs électro-magnétiquesincrustés dans la chaussée.Si le TGV est présenté comme un fleuron de la politique ITS, le dynamisme économique de la Corées’exprime aussi dans la rapidité du déploiement des services ITS, en particulier les services à l’usage del’automobile.Le succès des services télématiques ITS liés à l’automobile: En Corée-du-Sud, la bonne collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et la recherchefacilite un déploiement rapide des innovations technologiques. Très souvent un protocole daccord définit unpartage des responsabilités et des coûts entre les intervenants. Les développements techniques sontfinancés par le secteur public, le déploiement par le secteur privé.Sur un parc de 17 millions de véhicules, 10 millions sont équipés de systèmes de navigation et 5 millionsdun système de péage électronique au nom commercial de « Hi-Pass ». 40% des personnes reçoivent del’information en temps réel dans leur véhicule et 70 % des bus sont en mesure de fournir leur position entemps réel aux voyageurs. Ce taux de pénétration témoigne d’une forte intégration de l’information des 3
  4. 4. voyageurs et de la gestion des infrastructures de transport.L’adoption précoce de la norme européenne TPEG (Transport Expert Group Protocol) est un véritablesuccès en Corée. Cette norme européenne développée dans le cadre de l’EBU (European BroadcastingUnion) a pour objectif de remplacer la norme RDS-TMC (Radio Data Signal –Traffic Message Channel),principalement dédiée à la diffusion d’information routière sur une sous-porteuse de la modulation defréquence. La norme TPEG, conçue dès l’origine pour exploiter des moyens de diffusion large bande,permet de créer des services d’information multimodale au contenu enrichi avec l’emploi systématique decoordonnées géographiques précises.Bien évidemment les pouvoirs publics cherchent à surfer sur le succès du smartphone pour mieux diffuserl’information voyageur. Une personne sur cinq en possède un. C’est d’ailleurs ce que reflète très clairementle choix du slogan du congrès « Ubiquitous society with ITS » Les ITS s’invitent au marché du carbone et du véhicule décarboné Le rôle des services ITS dans la réduction des émissions de CO² a été mis en exergue dans unesession-cadre présidée par Christian Rousseau (Renault SAS).Pour faire face aux difficultés d’autonomie rencontrées par l’ensemble des constructeurs, le choix provisoiresemble s’orienter vers le « plug-in » hybride et les petits véhicules électriques . D’ailleurs, Toyota présentaitsur son stand des motos équipées de moteurs électriques.Un chercheur coréen a présenté une étude comparative du véhicule électrique de voisinage destiné auxpetits déplacements urbains avec son équivalent à moteur. Les essais in situ ont montré que l’autonomie de50 km, annoncée par le constructeur local, n’était en réalité que de 20 km .Le représentant de la Commission européenne a rappelé la politique communautaire 3X20, en précisant queles services ITS comme le covoiturage, le télépéage, l’écoconduite et l’information voyageurs prisglobalement, avaient un potentiel de réduction des émissions de CO² de 15% .Une présentation, faite par Adrian Zlocki de « l’Institut für Kraftfahrtzeuge » d’Aix-la-Chapelle (Allemagne),plaidait pour une prise en compte des gains de réduction de consommation apportées par l’écoconduiteintégrée. Ces gains de l’ordre de 7 à 9 gr de CO²/km pourraient permettre aux véhicules équipés d’atteindreun classement plus favorable.Enfin, la prise en compte des ITS dans les mécanismes de développement durable type CDM (CleanDevelopment Mecanism), à partir de 2012, est susceptible d’apporter une ressource substantielle pour ledéveloppement des services ITS. Mais l’élaboration d’une méthodologie consensuelle pour la mesure desréductions de GHG à prendre en compte pour le calcul des CER (Certified Emission Reduction) reste unexercice difficile. Une étude de cas sur la création d’une ligne de bus à haut niveau de service à Bogota enColombie a été présentée par la société coréenne South Pacific Co. (ww.s-pacific.co.kr).Certains organisateurs de congrès internationaux, conscients de l’impact environnemental des voyages enavion, proposent maintenant d’inclure dans chaque manifestation, sur la base du volontariat, le financementd’une compensation CO². Une session sur lutilisation des ITS pour la préservation de lenvironnement organisée par laCommission (DG-INFSO) a réuni 70 auditeurs. Présentations de lAutriche (information des usagers), delUniversité du Michigan, du Ministère japonais des transports (poids lourds en convois). La représentante dela Commission a mentionné plusieurs projets européens visant à développer en commun desméthodologies, dont le projet ECOSTAND lancé dans un premier temps dans le cadre dune coopérationUnion Européenne- Japon, avec une participation ultérieure de chercheurs américains. La radio-navigation par satellite au service des ITSLa séance spéciale sur les applications de la radio-navigation par satellite a donné l’opportunité à EdgarThielman (Commission européenne-DG Entreprise-Unité satellite applications) de présenter l’avancementdes programmes GALILEO et EGNOS, les grandes lignes du plan d’action pour le développement desapplications GNSS et les trois services apportés par EGNOS qui est maintenant opérationnel. Il a déplorédans sa présentation la raréfaction des fonds européens qui ralentit le développement du programmeGalileo... Il a également rappelé les efforts de la Commission européenne afin de susciter lintérêt desprofessionnels pour EGNOS en sefforçant den démontrer les bénéfices. Le projet GSC (GNSS enabled Services Convergence) a été présenté par Rasmus Lindholm(ERTICO). Il a pour objectif d’évaluer les apports concrets de GALILEO et d’EGNOS au développement desapplications routières (ww.ertico.com/gsc). Il proposera une architecture européenne privilégiantl’interopérabilité. Ce projet FP7, d’une durée de deux années se terminera par un séminaire à Malmö le 12avril 2011. Des tests sont prévus sur lAutriche, lAllemagne, les Pays-Bas et la Suède. Fiametta Diani de la GSA a rappelé les enjeux des GNNS pour le transport routier (300 millions devéhicules seront équipés en Europe dès 2020), les priorités de la Commission (télépéage, ADAS, eCall,logistique), les principaux projets et les appels en cours. Le représentant du JAXA japonais a présenté les ambitions du système multi-GNSS qui bénéficiera 4
  5. 5. de la nouvelle constellation régionale QZSS qui s’ajoutera aux systèmes globaux. Une précision de 10 cmest annoncée, qui permettra de couvrir quasiment toutes les applications (www.multignss.asia). Enfin, dans la même séance, Vladimir Kruchkov, le directeur ITS-Russie, a confirmé l’annonce d’une-call russe sous le nom ERA-GLONASS (Emergency Reaction for road Accidents using GLONASS). Ceservice, conforme à la norme européenne, utilisera en priorité les signaux GLONASS mais aussi les signauxGPS. Le retour en condition opérationnelle des 24 satellites de la constellation GLONASS, prévue pour la finde l’année, stimule les initiatives des industriels. Parallèlement au congrès, ITS-America et ITS-Russie ontannoncé la signature d’un accord de coopération combinant la puissance du GPS et celle du GLONASSpour la fourniture d’un système de positionnement précis sur toute la terre. D’autres initiatives sur le télépéage, l’écoconduite et la sécurité routière, ont été présentées dansdifférentes sessions. Ces projets ont en commun une forte composante spatiale, même si des applicationssatellitaires ne sont pas toujours le point de passage obligé, et révèlent des centres d’intérêts divers selonles pays .Télépéage au kilomètre utilisant un boîtier GPS/GPRS : − Slovaquie : le péage routier a déjà permis de collecter 63 millions d’euros pour le premier semestre de l’année. Avec un contrat signé le 13 janvier 2009, il est rentré en service au 1er janvier 2010. Parmi les 135 000 transporteurs qui ont opté pour le système embarqué, 65% sont des transporteurs étrangers. − Nouvelle Zélande : la taxe poids-lourd introduite en début d’année s’applique sur 92 000km de routes nationales et concerne 190 000 PL de plus de 3,5 t. Il sagit dun système basé sur la distance parcourue, capable de détecter les parcours sur chemins revêtus et de les déduire de la facture. Les opérateurs sont invités à créer des services additionnels (Brian Michie, EROAD). − Suède : lEtat a confié au groupe SWECO une étude expérimentale comparative dun grand nombre de systèmes provenant des quatre coins de la planète, en prévision dune décision politique qui na pas encore été prise. Cest le système EROAD qui sen est le mieux tiré avec une précision moyenne de la taxation de 99,6% et un écart-type de 2,7%. − Allemagne : présentation très peu convaincante de Satellic, filiale de lopérateur du système allemand T-Systems (Deutsch Telecom) sur les résultats dune étude financée par la GSA visant à démontrer le bénéfice dEGNOS. − Autriche : une étude présentée par un chercheur de l’Université de Graz a permis de quantifier l’impact environnemental d’un télépéage dynamique sur l’autoroute Salzbourg-Graz. − Chine : elle a marqué également son intérêt pour le télépéage satellitaire en présentant deux expérimentations à grande échelle.Ecoconduite et information routière : - Irlande : Constatant la timidité du marché vis-à-vis du déploiement des systèmes embarqués de régulation de vitesse automatique, Jonathan Guarg de la société AVEGO Ltd (Irlande) a inventé le jeu du GALILEO « Speed Limit Warning » dans lequel le conducteur gagne des carats à chaque respect de la signalisation et, surtout, des limites de vitesse. Grâce à un boîtier GPS /GPRS les points sont décomptés automatiquement et stockés sur un serveur. - Japon : Avec 40 millions de véhicules équipés de systèmes de navigation et d’un badge de télépéage et 27 millions d’abonnés au service d’information routière VICS (Vehicles Information Communication Systems), le Japon confirme son avance en termes de déploiement des services ITS (www.ist-jp.org).Les Japonais ont profité de ce fort taux de pénétration pour mesurer l’impact de l’information routière sur laconsommation d’énergie. Mesuré sur 800 véhicules commerciaux équipés de VICS (www.vics.or.jp), le gainest de 10% en moyenne. Ce gain peut atteindre 20% sur certaines catégories de véhicules. Par exemple, lesrésultats sont plus probants pour les véhicules commerciaux légers parcourant les distance les plus longues.Mais les analyses ont montré que 80% des déplacements ne durent que 8 à 12mn et ne dépassent pas 8km.Sécurité routière : - France : Guy Fremont de la SANEF a présenté le projet SAFETRIP financé à hauteur de 7millions d’euros par la Commission Européenne. Basé sur l’exploitation d’une technologie satellitaire récente développée en bande S sur le satellite Eutelsat W 2A, lancé en avril 2009, le service permet la diffusion de contenus multimedia vers des véhicules circulant sur le réseau routier tout en remontant de l’information géolocalisée évènementielle, grâce à des petites antennes omni-directionnelles. Le projet doit être évalué par une communauté d’utilisateurs représentative. La cible comprend les conducteurs de VL et de PL, les passagers de VL et de bus mais aussi les pouvoirs publics locaux et nationaux. - Corée-du-Sud : la plus spectaculaire des applications sur la sécurité routière a été présentée par 5
  6. 6. un chercheur JAE Hoon-Sul de lInstitut Coréen du Transport. Il s’agit de l’enregistreur automatique d’accidents de la route : Automatic Accident Recording System (AARS). - Allemagne : le DLR et le ministère fédéral de léconomie et de la technologie financent un projet piloté par linstitut IKA de luniversité dAix-la-Chapelle, visant à développer des systèmes anti- collision basés sur Galileo. L’accidentologie reste élevée en Corée. En 2009, il y a eu 230 000 accidents et 5 838 tués, avec2 274 délits de fuite, pour un parc de 17 millions de véhicules. Le coût de l’équipement embarquécomprenant un GPS, un accéléromètre et une caméra est de 130 $. L’emport est obligatoire pour certainescatégories de véhicules. 230 000 taxis et véhicules administratifs sont déjà équipés. Un dispositif analogueéquipe les carrefours les plus dangereux. L’équipement d’une intersection routière revient à 40 000 US$. Laprésentation était illustrée par des vidéos montrant des accidents très impressionnants.Les Véhicules traceurs :Le domaine des nouveaux moyens de mesure du trafic est en pleine expansion, vu les enjeux attachés.Dans cette famille, les véhicules traceurs (floating car ou probe vehicle) prennent de plus en plusd’importance depuis la généralisation des moyens embarqués de géolocalisation et de télécommunication.Dans la plupart des cas, les seules informations remontées concernent la position (voire la vitesse) duvéhicule, permettant de compléter les mesures traditionnelles pour améliorer la connaissance du trafic, maiselles peuvent être plus riches quand les véhicules sont équipés de capteurs particuliers ou équipés pourtransmettre les mesures de leurs propres capteurs. Les pays d’Asie, Japon en tête, mais également Chine,Taïwan et Corée, ainsi que les USA mènent les travaux et les expérimentations les plus avancés dans cedomaine, mais ces nouvelles méthodes se développent également en Europe.A titre d’exemples originaux présentés à Busan, on peut citer le produit Teleport proposé par Alcatel-LucentIndia, qui « sniffe » tous les équipements mobiles équipés de Bluetooth grâce à une antenne hautesensibilité et permet après filtrage une estimation des temps de parcours sur les artères équipées, ainsi quele travail de fusion de données réalisé par l’allemand PTV pour le fournisseur de services françaisViaMichelin, à partir des données transmises par les détecteurs de radars Coyote…La route automatiséeCe sujet de recherche, faisant autrefois l’objet de communications plus nombreuses, semble marquer le pasdepuis que les préoccupations environnementales occupent le devant de la scène. Cependant, même si lesprojets de véhicules autonomes semblent moins nombreux, le concept de route automatique poids lourds,avec mise en convoi, continue néanmoins son chemin. Une intéressante étude de l’Université de Californie(Steven E. Shladover), pour le programme PATH, a conclu sur le fait que seule une infrastructure dédiéepeut raisonnablement être compatible avec les degrés d’automatisation les plus élevés et que la mise enplace opérationnelles de ces idées allait nécessiter encore quelques générations.La modélisation, clef du déploiement des ITS : Une communication technique a été faite parJean-François Janin (au nom de la MTI et du CERTU) sur larchitecture ACTIF dans une session, à laquelleont participé une quinzaine de personnes. Les thèmes portaient sur les modèles (au sens large, incluant lesmodèles économiques) avec plusieurs exemples issus du domaine du télépéage, qui reste lapplication deréférence dans les congrès ITS en ce moment (Cf. Michael L. Sena, Hugues Telematics-Suède, sur lamutualisation dapplications embarquées de péage et de services de navigation et de sécurité routière). Le Fret et la Logistique à lheure de lintégration des applications Les applications des ITS pour le fret et la logistique ont fait lobjet dune dizaine de sessions dédiées,dont une organisée par la Mission Transports Intelligents. On relèvera en particulier limportance des thèmesconsacrés aux techniques portuaires et au transport maritime, Busan étant non seulement classé dans les10 premiers ports du monde tant par limportance du trafic que par son efficacité mais étant aussi une zonefranche (tout comme INCHEON-SEOUL).La visite du terminal conteneurs de HANJIN NEWPORT : 6
  7. 7. Busan Newport ayant la prétention de devenir le hub maritime de lAsie du nord-est, Hanjin Newportaffiche le business-model dun terminal à conteneurs, entièrement automatisé et électrifié, à forteproductivité et à faible émissions de CO2 : Automated Rail Mounted Gantry Crane.Aujourdhui, la gestion automatique à distance des portiques et des grues (42 au total) est assurée par 23personnes coûtant annuellement à lentreprise 1 milliard de won (soit 636 500 euros) contre 150 personneset 6 milliards de won auparavant. En outre, un opérateur à distance nest pas affecté à un seul portique maisà plusieurs équipements et les camions qui enlèvent ou déposent les conteneurs ne restent pas plus de 10minutes sur le site portuaire, grâce notamment au système didentification des conteneurs et des poids-lourds par des lecteurs RFID. La compagnie maritime Hanjin Shipping, en collaboration avec Cyberlogtec (SSII basée à Séoul),entend déployer ce système sur les 15 terminaux HANJIN, éparpillés sur lAsie (Corée, Japon, Taïwan),lEurope (Algésiras, Anvers, Rotterdam) et les Etats-Unis dAmérique (Seattle, Long Beach, Oakland).Principaux thèmes développés pour le Fret intelligent : Des plates formes de dématérialisation des flux dinformation pour le fret intermodal et international :la session spéciale, organisée par Eric Louette (MTI), sur les échanges de données pour le fretinternational, a réuni une trentaine de personnes. Les orateurs prévus (Corée, Japon, Hong-Kong et France)étaient tous présents (sauf une exception) et dune très forte compétence dans leurs domaines. Lesperformances des plates formes informatiques qui accompagnent aujourdhui les mouvements deconteneurs maritimes en Asie sont impressionnantes. Il en découle des réductions significatives de coûts surles chaînes dapprovisionnement pour les clients industriels (par exemple, quasi-suppression des inventaireslorsque les informations sur les mouvements des marchandises sont parfaitement exactes en permanence). Une autre session spéciale portait sur les mouvements de marchandises à lentrée et à la sortie desports : Secure Intermodal Transport System (SITS) de VOLVO Technology , avec un équipement embarqué(OBU) expérimenté à Lindholmem (Göteborg), permettant lidentification du camion (RFID), celle duchauffeur, la géolocalisation GPS, le manifeste électronique des marchandises, la preuve dudéchargement, ... ; Advanced Transportation Management and Information System (ATMIS) sur le port deLong Beach (Port of Los Angeles, soit 11 800 000 TEU/an), ayant mis en place notamment le vehicledetection systems de SENSYS ; enfin, un orateur de luniversité de Californie adapte le système METRIS(système de gestion de trafic routier) et le repérage des points de congestion routière pour améliorer lesopérations dévacuation des marchandises sur lhinterland. Une session-cadre sur le Fret intermodal a donné loccasion à Bernard Favre (VOLVO Technology)de présenter le concept modulaire européen (European Modular system), les nouvelles énergies (GNL,électrique et hybride) et le véhicule inter-actif (Truck ITS). AustriaTech a développé les systèmes V2Iadaptés aux infrastructures routière et ferrée (ERTMS et GSM-R) et lInstitut Coréen des Transportslintégration verticale et horizontale des différents modes sur la supply chain. Deux sessions spéciales sur les ports et la logistique (Université Tong Myong - Corée) ont porté surdes résultats R&D sur lIPv6 et la RFID dédiés à la gestion des alertes près des côtes pour les caboteurs etla plaisance, le conteneur intelligent semi-automatique (NYK Lines – Japon), sur la simulation de systèmeset doutils de supply chain management (Université Maritime et Centre pour la Logistique intégrée et latechnologie de Corée) faisant intervenir Hanjin Newport, Hyundaï ubiquitous&information technology Ltd(logiciels TMS et WMS), Total soft Bank Ltd (simulateur portuaire) et un chercheur de luniversité Incheon(Ant algorithm). Enfin, lors de sessions techniques : linstitut japonais pour la recherche automobile (JARI) et lasociété Oki Electric Industry co., ont expérimenté la fréquence 5,8 GHz pour les inter-distances entre lescamions insérés dans un convoi (platooning), lors de la traversée dun tunnel notamment ; luniversitébrésilienne de São-Paulo a équipé un pont dun système de pesage en marche des poids lourds (WIM-bridge), avec laide du département du Trésor, pour détecter les déclarations erronées sur les déclarationsde chargement, donnant lieu au prélèvement dune taxe sur la circulation des marchandises rapportant 40Mio$ (2008) à lEtat de São-Paulo mais avec une fraude de 26% ; un chercheur de luniversité de Coïmbraau Portugal a présenté à nouveau son prototype de drone pour la livraison de petits colis (Vertical Take-Offand Landing) ; luniversité autrichienne des sciences appliquées a défini larchitecture du projet européenEURIDICE pour la supply chain ; luniversité Ryutsu Keizaï (Japon) a proposé un système de collecte descolis, basé sur une application GPS/SIG et un système de réservation du type bourse de fret, lequel estadapté à latomisation des envois du e-commerce. Tout comme le co-voiturage, les messagers ayant desespaces disponibles sont mis en relation avec les gestionnaires de plates formes e-commerce ; linstitutautrichien de technologie a créé un outil daide à la décision des opérateurs du transport en décrivant létatdes différents niveaux de services par modes (route, fer, fleuve et air) ; la compagnie brésilienne 7
  8. 8. ARKMOBILE reprend létat de lart des applications RFID/GPS pour la gestion de flottes et du fret. Conclusions En quittant l’environnement attractif des capitales, le congrès de Busan marque très certainementune inflexion dans la série des congrès mondiaux et ceci sur plusieurs plans :Une participation plus modeste ….Malgré une organisation matérielle parfaite la participation internationale est restée très modeste. Même lespays asiatiques voisins, en dehors du Japon, ne se sont pas déplacés en nombre. L’exposition se veut deplus en plus commerciale et devient le point central de la manifestation. Les nombreuses défectionsd’orateurs aux sessions techniques confirment ce changement et elles ne manqueront pas de poser desproblèmes aux organisateurs si cette tendance est lourde.….mais un message politique plus fort :originellement les systèmes de transport intelligent plaçaient l’automobile au centre de leurs préoccupationsavec en ligne de mire la « route automatisée ». Les programmes de recherche de la Commissioneuropéenne, DRIVE et PROMETHEUS, ainsi que la démonstration de « platooning » de San-Diego en 1997,ont constitué l’apogée de cette période. Depuis, les congrès ITS sont de plus en plus multimodaux ets’intéressent également au transport de marchandises. Avec le congrès de Stockholm et, encore plus, aveccelui de Busan, l’approche multimodale voyageurs et fret se confirment. D’ailleurs les grands opérateurscoréens du rail, de la route, de l’aérien et du maritime étaient présents sur l’exposition avec des stands d’unetrès grande tenue. Le développement durable, la protection de l’environnement, la réduction de l’empreinteécologique du transport routier sont maintenant mis en exergue dans tous les discours introductifset les vecteurs de communication. Clairement la technologie s’efface devant la satisfaction desbesoins sociétaux. En plus des congrès mondiaux annuels qui se déroulent alternativement en Asie, en Amérique et enEurope, la communauté ITS a créé des congrès régionaux. Le prochain congrès européen se tiendra du 6au 9 juin 2011 à Lyon et accueillera la deuxième édition du forum organisé par la Commission européennepour le plan daction ITS. Après Orlando en 2011, le congrès mondial reviendra en Europe en 2012 et sera accueilli parVienne ; il aura pour slogan « Smarter on the way ». La ville de Bordeaux est candidate pour accueillir lecongrès mondial de 2015. Rappelons que le premier congrès sur le thème des transports intelligents s’esttenu à Paris en 1994 et quil a généré une véritable institution pour les ITS. La séance de clôture annonce très clairement les thèmes prioritaires des futurs congrès, dont laprotection de lenvironnement reste le thème majeur. La septième ville de Floride, the « City beautiful »,accueillera donc, du 16 au 20 octobre 2011, le 18ème congrès mondial, qui abritera également le congrèsannuel ITS-America.Participants, contributeurs à la présente note :Roger PAGNY, Mission Applications SatellitairesFrançois PEYRET, LCPC NantesJean-François JANIN, chef Mission Transports IntelligentsEric LOUETTE, Mission Transports Intelligents 8
  9. 9. Annexe : Fil conducteur des séances sur l’environnement et le développement durable :Executive session 02: ITS initiatives in environment issues, mobility and transport are major contributorsod cO² and Greenhouse Gaz Emmisions, policy from Europe , USA , Austria and KoreaScientific paper 06: Green mobility , eco driving , quantification of fuel reduction , questionnaire survey ,Special session 15 GNSS enabled applications chaired by Roger PagnyExecutive session 04: The role of ITS in decarbonisation of transport chaired by C. Rousseau , Japan,European Commission, USA, Korea traffic management for environmental measures.Technical Papers 034: information service , smartphone, intermodalism , context awareness intermodalconnectivity , transfer center using intermodal time and entropy , integrated conurbation ,Special session 24: Energy, CO², flow with IIS development and deployment, discuss about ITStechnologies relevant to the energy and CO² reduction in USA, Korea, India also include inventoryestimation methodsTechnical Papers 063: Environmental issue scase study : CO² reduction by fuel cut driving in the downhillpar of roads : Korea , Evaluation of fuel reduction by diffusion of VICS receivers on board commercialvehicle s Japan ; smart intersection for green cities Citilog ; CO² webservicee in KoreaExecutive session 07: National and supranational policies: what are the driving forces for ITS deployment?Technology innovation is no longer leading the ITS visions , societal requirements like environmentalconcerns should play the leading role Japan Sweden USA chaired by DG MOVETechnical Papers 088: Role of government and organizational issues chaired by R. Pagny ,transportation system in Seoul ,bus only lane policy on Gyeongbu express way ;parameters determining route choice for pedestrian Germany ;Master plan and basic design for ITS in Incheon Free Economic Zone Architecture for GNSS enabledconverge ( ertico ) ,study on the wolrd geodetic system 84 environment ?Special session 51 :, Vehicle safety through ubiquitous information, chaired by KoreaSpeakers from France(speaker R Pagny , Canada , USA , Korea)Technical papers 107 : Environment issues : benefit evaluationEvaluation of Neighborhood electric vehicle ( NEV) operation according to classification of roadsAvailable ITS technology to overcome climate change risks and nature disastersIn time intelligent and efficient travel management for European citiesTechnical papers 120 : Environment and sustainability : managementDevelopment of monitoring system for expressway noise management KoreaIntelligent infrastructure testing and evaluation of electric vehicle performance : Eric Sampson Newcastle 9

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