Newsletter se deplacer2020

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Newsletter se deplacer2020

  1. 1. Juillet 2011 Se déplacer en 2020 La mobilité de demain : quels changements pour les acteurs économiques ? On constate aujourd’hui une double Edito dynamique : une intermodalité mieux coordonnée et un déploiement des technologies de l’information. Ces deux enjeux majeurs permettent d’améliorer la mobilité, renforcer l’attractivité des transports collectifs et articuler intelligemment ces derniers avec l’usage de la voiture. Il s’agit de faciliter le passage d’un réseau à l’autre, d’un mode de transportPoussée par la croissance à un autre, afin de gagner la confiancedémographique et économique, des usagers et modifier durablement leurs comportements. Une diffusion dela demande en transport l’information, en temps réel, communeaugmentera de plus de 20% d’ici aux différents réseaux de transport, ou pilote du réseau Transport et mobilitéà 2020. Le nombre de véhicules encore des propositions d’itinéraires durable de France Nature Environnement, « porte-à-porte » seraient une garantie de Jean-Louis Jourdan, Directeur dulégers en circulation devrait supplémentaire d’efficacité. Développement Durable SNCF, de Pascalpasser de 800 millions en 2010 Feillard, Secrétaire général de l’Institut pourà plus d’un milliard en 2020 et Pour répondre aux attentes des usagers, la Ville en Mouvement (IVM), du Groupe PSA les acteurs de la mobilité sont ainsi appelés Peugeot Citroën et enfin de François Saglier,deux milliards en 2050, exerçant à revoir l’offre de services de transports Président de la Commission Economie etainsi une pression grandissante publics et privés, aujourd’hui cloisonnés. Société de l’Union des Transports Publicssur l’environnement et la société De la conception d’offres intégrées (UTP) et Directeur du Département Services de mobilité à la révision des schémas et Espaces Multimodaux de la RATP.(ressources énergétiques non classiques de gouvernance, en passant parrenouvelables, émissions de gaz le développement de technologies propres De nos échanges, il est notamment apparuà effet de serre, bruit, occupation et d’infrastructures adaptées, c’est toute la que, si le transport de personnes veut chaîne de valeur du transport des personnes perpétuer sa contribution au progrèsde l’espace, congestion, sécurité qui est appelée à se transformer pour aller économique et social pour les prochainesroutière, coûts supplémentaires). décennies, des ruptures technologiques, vers l’assistance à la mobilité, l’optimisationEn réaction, l’usager exprime des moyens, l’interopérabilité et d’autres de nouveaux modèles économiquesde manière pressante le souhait pistes encore. et des changements organisationnels seront nécessaires. Ces (r)évolutionsd’une offre de mobilité « porte-à- Forte de son expérience auprès des s’accompagneront de modifications deporte » multimodale plus souple constructeurs automobiles, des opérateurs l’usage de la voiture, d’un net renforcementet plus « durable », à la fois fluide de transport en commun et des pouvoirs de l’intermodalité et de l’interopérabilité publics, l’équipe Environnement et et enfin de l’émergence d’une véritableet rapide, pratique et propre, Développement durable d’Ernst & Young a « gouvernance de la mobilité » assisemoins bruyante et moins chère. organisé, le 4 avril 2011, une table ronde sur une articulation efficace des modesAutant d’attentes, aux enjeux publique sur la mobilité des personnes à et des compétences au niveau territorial. l’horizon 2020, à l’occasion de la quatrièmeparfois antagonistes, qui nous Bonne lecture ! édition du salon Planète Durable.incitent à nous pencher sur ce Nous avons eu le plaisir de recueillir,que sera la mobilité à l’avenir. à cette occasion, les témoignages de Daniele Schillaci, PDG de Toyota France, de Patrick Eric Mugnier Coroller, chef du service Transports et Associé, Ernst & Young Mobilité de l’ADEME, de Michel Dubromel, Environnement et Développement durable
  2. 2. Q uelle mobilité demain et quelles transformations pour les acteurs ?Un nouvel équilibre La question est donc de comprendre quels pourront être les leviers conduisant à Mais il ne faut pas considérer que l’information délivrée aux usagers améliore, en tant queentre les différents cette « mobilité de partage », assimilant telle, la qualité de l’offre ; elle leur permetmodes de transport progressivement la voiture individuelle à d’autres modes de transports partagés. Bonus- seulement de s’en accommoder au mieux, notamment en termes de fréquence,Moyen de mobilité, marque de statut social, malus à l’achat, péages urbains, tarification de saturation ou d’incidents.voire objet de rêve, l’automobile a longtemps incitative du carburant et du stationnement : leoccupé une place importante dans la société, « signal prix » ne peut être ignoré. C’est même, Si les technologies de l’information semblentcomme le rappelle Pascal Feillard (Groupe selon Jean-Louis Jourdan (SNCF), un élément incontournables, elles font toutefois facePSA Peugeot Citroën) : « La société avait crucial des évolutions à venir : « Les prix en à une certaine prolifération de moyensbesoin de ce moyen de transport. France liés à l’usage de la voiture sont de communication peu coordonnés, et parElle a permis et permet toujours l’accès encore relativement peu élevés si on les conséquent perdent beaucoup en efficacitéà l’emploi, à la culture et à la santé, compare à d’autres pays. Par exemple, à pour l’usager. Pour pérenniser leur usagesurtout dans les zones moins urbaines ». San Francisco, un parking en centre-ville et le rendre plus efficace, il faut, selonCependant, force est de constater que si le taux coûte 20 dollars de l’heure ». En France, Pascal Feillard (PSA Peugeot Citroën), « unede personnes possédant une voiture augmente, le développement de parkings en périphérie ouverture des systèmes d’informations des villes en interface avec les réseaux de des entreprises opérant dans le secteurpermettant ainsi de réduire les inégalités entre transport en commun s’inscrit visiblement dans des transports, permettant l’accès àles pays, il s’accompagne inexorablement une dynamique de rééquilibrage progressif des des informations indispensables pourd’effets induits, notamment l’augmentation modes de transport, préfigurant l’organisation développer l’offre de mobilité ».des émissions de gaz à effet de serre(+50% pour les véhicules légers prévus future de la mobilité. En effet, la concurrence entre de multiplesentre 2000 et 2040), des autres émissions acteurs et la complexité des réseaux deatmosphériques et du bruit. L’enjeu majeur Intermodalité transport ont tendance à générer desdes constructeurs automobiles aujourd’hui systèmes de gestion complexes et en silos,est donc de tenter d’enrayer cette hausse et interopérabilité tant du point de vue de l’information dugrâce à l’évolution technologique Michel Dubromel (FNE) pose le débat en voyageur que du point de vue commercial.des motorisations. rappelant à juste titre que « l’intermodalité Or, comme le souligne Jean-Louis JourdanFace à l’étalement urbain qui entraîne n’est pas seulement la mise à disposition (SNCF), « La fluidité de l’informationl’augmentation du trafic automobile, de plusieurs modes de transports mais est primordiale pour le succès dele développement des infrastructures routières surtout la coordination de ces modes l’intermodalité. L’avenir est donc moinscherche à contenir la saturation des axes de transports ». Que ce soit en termes dans des tarifications fragmentées,de transport. En milieu urbain l’espace d’intermodalité ou d’interopérabilité, la France où chaque client est traité de façonde stationnement se raréfie de plus n’est pas en avance sur ses voisins européens. quasiment individuelle, que dansen plus. Sur ce dernier point, il sera nécessaire Ceux-ci ont mis en place des outils de calcul les systèmes simples, où les opérateursde repenser la place que la voiture pourra d’itinéraires unifiés (Royaume-Uni), ou encore de transport proposent des tarifsoccuper. « La voiture sera de plus en plus uniques à tous les voyageurs ». une concentration des acteurs de la mobilitéen “liberté surveillée” explique Patrick L’un des défis à relever pour les TIC facilitant la coordination tarifaire et horaireCoroller (ADEME). En effet, on va assister (Technologies de l’Information et de la du transport de personnes (Allemagne).à une hausse délibérée des contraintes Communication) appliquées à la mobilité La situation française, héritée du passé, est la gestion d’un flux d’informations en sensà l’égard des automobilistes comme, n’empêche pas le développement depar exemple, l’accès réduit au centre-ville, inverse : on adapterait les capacités techniques de pointe permettant aux et/ou trajets des transports en fonction desune surveillance accrue des véhicules tant utilisateurs d’être informés afin de mieuxdans la sphère publique (radars…) que informations émises par les véhicules planifier leurs trajets dans les différents eux-mêmes (qu’il s’agisse de véhiculesdans la sphère privée (nouveaux produits réseaux de transport. Comme l’indique municipaux, de taxis, de bus, voired’assurance “payez comme Patrick Coroller (ADEME), « La mobilité du des utilisateurs eux-mêmes). Les acteursvous conduisez”, etc.). La voiture sera futur ou “2.0” passera par l’innovation de la mobilité doivent alors non seulementaussi en “consommation surveillée” et la technologie. Le smartphone consolider et interpréter en temps réelen raison des tensions prévisibles sur devrait devenir un assistant personnel un volume de données qui peut être trèsle pétrole. Le rapport à la voiture est en de mobilité, en aidant l’utilisateur à important mais aussi être capables d’adaptertrain de changer, on évolue d’un objet savoir comment se déplacer de manièrede statut social à un objet fonctionnel rapidement l’offre en fonction des résultats optimale, en combien de temps,et d’une mobilité en propriété vers une obtenus (restrictions de circulation, connaître son empreinte carbone, payermobilité de partage ». variation de la fréquence de passage, etc.). ses titres de transport, etc. ».2 Se déplacer en 2020
  3. 3. Urbanisme et transports : L’application du principe de subsidiarité, actuellement en vigueur, repose sur un ont besoin des transports publics pour décongestionner les routes, notammentpour une gouvernance découpage des modes de transport et en milieu urbain ou sur les axes à trafic dense.unifiée, selon le principe des compétences hérité d’une période où l’intermodalité n’était pas développée. Cette complémentarité s’exprime différemment qu’il s’agisse d’un milieu urbain,de suppléance La France souffre d’une situation où les périurbain ou rural, et les bons équilibres compétences s’exercent à des échelles se trouvent au-delà du clivage classique entreSi la technologie peut venir au secours des différentes sans cohérence territoriale voiture individuelle et transports publics.systèmes de gestion, ce sont les décisions des schémas de transport (municipalité, C’est ce que souligne François Saglier (UTP),humaines qui feront la différence en ce qui communauté d’agglomération, région) en concluant que « pour éviterconcerne la résilience et la coordination et où, selon François Saglier (UTP), la congestion du transport automobile,des réseaux. « Les modes de transport « Il y a un éclatement des compétences il faut trouver des alternativesne doivent pas être opposés mais bien entre le transport, le stationnement, convaincantes pour les usagers.articulés. Ils vont dépendre du budget, la voierie, ... alors que ces compétences Les individus ne laisseront leur voiturede la praticité, du confort désiré par sont toutes liées entre elles. Il y a un que si le temps de transport est inférieurchaque individu, précise Jean-Louis Jourdan besoin de diminuer le nombre à celui passé dans la voiture. On revient(SNCF). La construction de nouveaux de structures et de donner à la même donc au problème de la déconnectionbureaux à La Défense alors que tous les autorité tous les leviers pour mener une entre la politique d’urbanismemodes de transport sont déjà surchargés politique cohérente ». L’unification de la et des transports.en période de pointe est un exemple de gouvernance des transports passera donc Le problème de l’intermodalité en Francediscordance entre la politique d’urbanisme nécessairement par la mise en place est qu’il n’y a pas de coordinationet la politique de transport. Les transports du principe de suppléance, ce qui ne se fera au niveau de l’administration.vont mettre du temps à s’adapter pas sans une remise en cause des attributions Les décisions se prennent à la foisà la nouvelle demande et, à cause de de certains échelons. au niveau de la ville, du départementce décalage, les usagers vont connaître et de la région. Les réseaux, les horaires, Cependant, les problématiques de mobilitéune période difficile. Une articulation les systèmes d’information ou encore se posent différemment selon les territoires. de la mobilité demande une gouvernance la tarification ne sont pas coordonnés ».unique des différentes instances En effet, les transports publics ne peuvent pasplanificatrices, mais celles-ci ont des partout remplacer les voitures et les voituresintérêts divergents ». On voit donc bien LexiqUel’enjeu que constitue une gouvernance unifiéede tous les acteurs de la mobilité. Encore faut-il L’intermodalité est un concept qui implique l’utilisation de plusieurs modes de transportsaisir les problématiques qu’elle sous-tend. au cours d’un même déplacement. On parle plus spécifiquement de technologies et/ou d’autorité« Dans les années 60 en France, organisatrice différente. En termes de politique de transports, l’intermodalité correspond à la finpériode où le pétrole était bon marché, d’un modèle unique, tout-voiture ou tout-camion, et au développement des modes de transportles centres villes n’ont pas été conçus doux (vélo, marche) ou des transports en commun (ferroviaire, routiers).pour limiter le déplacement des L’interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système, dont les interfaces sontindividus. La situation actuelle résulte intégralement connues, à fonctionner avec d’autres produits ou systèmes existants ou futurs etd’un choix politique fait il y a plusieurs ce sans restriction d’accès ou de mise en œuvre. Par exemple, dans l’Union européenne, (dans le domaine ferroviaire), l’interopérabilité est définie comme « l’aptitude du système ferroviairedizaines d’années, voilà le constat transeuropéen conventionnel à permettre la circulation sûre et sans rupture de trainsdressé par Michel Dubromel de FNE. Au en accomplissant les performances requises pour ces lignes ».lieu de multiplier en permanence les Ainsi, si l’intermodalité implique la possibilité d’utiliser plusieurs modes de transport,infrastructures de transports, il est l’interopérabilité suppose une transition fluide et sans contrainte d’un mode à l’autre.prioritaire d’avoir une réflexion sur larépartition spatiale des activités en zone Le principe de subsidiarité est un principe de gouvernance ou une règle politique et socialeurbaine ». selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, doit être affectée à la plus petite entité capable de résoudre le problème elle-même.La conduite du changement s’annonce lenteet difficile, mais néanmoins possible, comme Le principe de suppléance est un principe de gouvernance ou une règle politique et socialele montrent les exemples d’Amsterdam, selon laquelle quand et si des problèmes relevant de la responsabilité publique excèdent les capacités d’une petite entité à les résoudre, l’échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir,la ville des bicyclettes, ou encore de la Suisse dans les limites du principe de subsidiarité.où les horaires des transports sont très Ces deux principes (subsidiarité et suppléance) visent théoriquement des niveaux d’actionbien coordonnés afin de faciliter les publique les plus pertinents et les plus efficients, dans le respect de la loi et des compétencescorrespondances aux usagers. des collectivités. Se déplacer en 2020 3
  4. 4. Ernst & Young Audit | Conseil | Fiscalité & Droit | Transactions Ernst & Young est un des leaders mondiaux de l’audit et du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Partout dans le monde, nosErnst & Young 141 000 professionnels associent nos fortes valeurs communes à un ferme engagement pourEnvironnement et Développement durable la qualité. Nous faisons la différence en aidant nos collaborateurs, nos clients et tous nos interlocuteurs à réaliser leur potentiel. Ernst & Young désigne les membres d’Ernst & Young Global Limited, dont chacun est une entité juridique distincte. Ernst & Young Global Limited, société britannique à responsabilité limitée par garantie, neNotre vocation est d’accompagner fournit pas de prestations aux clients. Retrouvez plus d’informations sur notre organisation : www.ey.comles projets de transformation etde mettre en place le pilotage L’équipe Environnement et Développement durable Constituée en 1994, l’équipe Environnement etdes performances extra-financières Développement durable d’Ernst & Young en France est forte de plus de 60 consultants entièrement dédiés, disposant de formations en ingénierie technique, économie, finance, marketing, droit, communication et d’expériences préalables en entreprises, institutions publiques et ONG. Spécialisés par secteur d’activité, ils accompagnent les entreprises et les structures publiques, ponctuellement et sur le long terme. Ils collaborent avec un réseau international de 500 consultants, auditeurs et avocats spécialisés. Plus d’information sur : www.ey.com/fr/sustainability Conseil Audit Accompagner les démarches de Evaluer développement les risques durable et fiabiliser les informations Etudes Transactions* Aider la prise Contacts de décision Accompagner Eric Mugnier Associé, et évaluer les projets Ernst & Young Environnement les politiques cleantech et Développement durable Tél. : +33 1 46 93 78 15 E-mail : eric.mugnier@fr.ey.com * en collaboration avec Ernst & Young Transaction Philippe Aubain Advisory Services Senior Manager Mobilité, infrastructures et services à l’environnement Tél. : +33 1 46 93 78 92 E-mail : philippe.aubain@fr.ey.com Guillaume Carrère Marketing Tél. : +33 1 46 93 79 38 E-mail : guillaume.carrere@fr.ey.com © 2011 Ernst & Young et Associés. Tous droits réservés. 1105SG228 - Studio Ernst & Young

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