DOSSIER                                         CONVENTION DES MAIRES      Liège et Sivry-Rance,   deux communes wallonnes...
Climat   Celui-ci s’appuiera sur                                               l’ensemble de la com-       Marc Schlitz : ...
DOSSIER                                      Sivry-Rance                   JEANFRANÇOIS GATELIER, BOURGMESTRE,           ...
Climat   Michel Poucet : La réelle difficulté, qu’on soit   Jean-François Gatelier : Il y a, de plus, un   ainsi été large...
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Convention des Maires - Liège et Sivry-Rance, deux communes wallonnes qui montrent l’exemple

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Plus de 500 villes européennes se sont engagées à réduire leurs émissions de CO2 de plus de 20 % d’ici 2020, soit davantage que l’objectif global affiché par l’Union européenne jusqu’à présent. En signant une convention des maires, les bourgmestres de ces villes et communes se sont engagés à économiser de l’énergie, à accroître la part des énergies renouvelables et à sensibiliser leurs concitoyens sur le sujet. Neuf villes et communes belges ont ainsi signé la charte : Anvers, Bruxelles, Genk, Gand, Hasselt, Molenbeek, Ostende et, plus près de chez nous, Liège et Sivry-Rance. Rencontre avec ces deux communes wallonnes qui montrent l’exemple.

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Convention des Maires - Liège et Sivry-Rance, deux communes wallonnes qui montrent l’exemple

  1. 1. DOSSIER CONVENTION DES MAIRES Liège et Sivry-Rance, deux communes wallonnes qui montrent l’exemple ALAIN DEPRET SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Plus de 500 villes européennes se sont engagées à réduire leurs émissions de CO2 de plus de 20 % d’ici 2020, soit davantage que l’objectif global affiché par l’Union européenne jusqu’à présent. En signant une convention des maires, les bourgmestres de ces villes et communes se sont engagés à économiser de l’énergie, à accroître la part des énergies renouvelables et à sensibiliser leurs concitoyens sur le sujet. Neuf villes et communes belges ont ainsi signé la charte : Anvers, Bruxelles, Genk, Gand, Hasselt, Molenbeek, Ostende et, plus près de chez nous, Liège et Sivry-Rance. Rencontre avec ces deux communes wallonnes qui montrent l’exemple. Liège MARC SCHLITZ, EXPERT EN ENVIRONNEMENT ET MARIE HANNEQUART, CONSEILLÈRE EN ÉNERGIEJe suppose que Liège n’a pas attendu la d’énergie renouvelable. Sinon, depuis 2006, finalement, pour nous, une continuité aConvention des maires pour prendre des la Ville de Liège est membre du réseau de tout ce qui avait déjà été mis en place.mesures énergétiques. Il y a votre projet de villes européennes pour la maîtrise de Quels sont les objectifs spécifiques que laville, notamment… l’énergie « Energie-cités ». En mars 2007, Ville de Liège s’est fixés ?Marc Schlitz : Liège a en effet pas mal de les Etats membres de l’Union européenne Nous nous sommes fixés comme objectifsprojets en ce domaine. Il y a notre projet de se sont mis d’accord sur les fameux 3x20, de réaliser un bilan des émissions de CO2,ville, véritable agenda local 21, mais il y a à savoir les trois objectifs pour relever les des consommations d’énergie et de la pro-aussi un PALE, un projet de mise en œuvre défis énergétiques et climatiques d’ici à duction d’énergie renouvelable, mais aussid’un plan d’actions locales en matière 2020. Cette convention des maires, c’était d’établir un plan d’actions à l’horizon 2020. JUINJUILLET 2010 N°849 MOUVEMENT COMMUNAL 57
  2. 2. Climat Celui-ci s’appuiera sur l’ensemble de la com- Marc Schlitz : C’est un ensemble complet IL MANQUE les chiffres du bilan et munauté urbaine. qui fait partie de notre politique d’incita- sur les objectifs spé- Vous voyez, les projets tion aux citoyens à faire mieux que le mini- cifiques déjà définis ne manquent pas et mum. Mais il faut que chaque projet soit en dans le cadre de la préparation de l’ac- SANS DOUTE font le quotidien de notre travail à la ville. droite ligne avec les obligations régionales puisque les primes viennent en complé- tualisation de notre projet de ville. Pour ce UN ÉLÉMENT Nous n’avons donc pas attendu la convention ment. Le service urbanisme est donc lar- gement impliqué pour mettre en œuvre la faire, nous voudrions passer commande FÉDÉRATEUR pour marquer le coup. Cela implique éga- vérification de la performance énergétique des bâtiments. à une assistance lement de conscien- Marie Hannequart : Conscients de l’en- externe qui viendrait tiser d’autres jeu du réchauffement climatique et de la dresser le bilan de nos émissions territoria- partenaires… nécessité de participer à réduire les émis- les et, au-delà, analyser de manière plus fine Au-delà de ces éléments, le plan d’actions sions de CO2, nous avons également orga- le fonctionnement de l’administration à ce devra en effet développer une approche nisé des formations en éco-conduite. Elles propos. Nous sommes malheureusement spécifique à chacun des secteurs socio- concernent les 32 chauffeurs de l’adminis- un peu en retard à ce propos… économiques à l’échelle territoriale, en ce tration. Il s’agit de quelques conseils à sui- Quelles seront les thématiques de ce plan compris l’industrie, le commerce et les ser- vre pour devenir un véritable éco-conduc- d’actions ? vices. Vu l’ampleur de la tâche, l’intégra- teur. Les voitures de la Ville polluent donc Il s’agit notamment de développer les modes tion maximale des moyens de production moins et ça peut rapporter gros. de mobilité douce et de réaliser 25 % d’éco- d’énergie renouvelable, d’énergie alterna- Comment expliquez-vous que vous ne nomies d’énergie dans les bâtiments com- tive et de cogénération sera indispensable, soyez que deux communes wallonnes à munaux. Mais aussi d’assister les ménages de même que le travail participatif de la vous être inscrits dans la démarche ? liégeois, notamment ceux qui vivent dans la population. Marc Schlitz : Il me semble, en général, précarité, afin de réduire leur consomma- Que faites-vous pour conscientiser les que les communes wallonnes n’ont pas tion d’énergie, par une évolution des tech- citoyens ? l’habitude de s’inscrire dans une poli- niques et des comportements et amener Marie Hannequart : En matière de primes tique de réseaux internationaux. Peut- 100 % des nouvelles constructions ou réno- réservées aux citoyens, nous avons voulu être par manque de volonté… Au sein vations soumises à permis d’urbanisme à respecter nos engagements pris dans la de la Convention des maires, il y a eu, respecter en pratique les dispositions de Convention des maires. Nous avions déjà cette année, une montée en puissance performances énergétiques du nouveau une prime pour les chauffe-eau solaires de membres inscrits. Nous étions les 63e Cwatup. Il s’agit également d’amener 25 % qui s’ajoutait à la prime de la Région wal- lors de notre inscription, et nous som- des nouvelles constructions ou rénovations lonne. Mais, nous avons créé, en plus, un mes maintenant à plus de 1 500. Ce sont soumises à permis d’urbanisme à adopter bouquet de primes l’an dernier : isolation des communes fédérées qui se sont ins- une démarche volontaire afin de dépasser du toit, double vitrage, pompe à chaleur, crites dernièrement. En fait, je pense que le niveau minimum imposé d’efficacité panneaux photovoltaïques, toiture végé- nous devons être largement en avance, en énergétique. Au final, il est aussi question tale, citerne à eau de pluie… Elles fonc- Région wallonne, quant à notre réflexion de généraliser une démarche de réduction tionnent toutes très bien, tant et si bien locale sur les retombées climatiques, globale des consommations assortie d’une que nous avons dû revoir le budget pour mais qu’il manque sans doute un élément logique d’éco-consommation au sein de répondre à toutes les demandes. fédérateur.58 MOUVEMENT COMMUNAL N°850 AOÛTSEPTEMBRE 2010
  3. 3. DOSSIER Sivry-Rance JEANFRANÇOIS GATELIER, BOURGMESTRE, MICHEL POUCET, ECHEVIN DE L’ENVIRONNEMENT, ET JULIE VINCENT, EMPLOYÉE COMMUNALEA quoi vous êtes-vous engagés en signant Concrètement, il s’agit de quels types de PALE en 2008. C’était, pour nous, dans lacette Convention des maires ? projets ? continuité de nos efforts. Nos ambitionsJean-François Gatelier : Notre conseil com- Julie Vincent : En matière d’éner- étaient d’ailleurs, dans ce PALE, largementmunal a décidé, en octobre 2009, de signer gie renouvelable, nous nous sommes plus sévères que ce que prévoit l’Europecette convention en pleine conscience des notamment engagés à la pose de pan- dans sa Convention des maires.engagements qu’elle implique, à savoir neaux photovoltaïques sur les bâtiments C’est assez étonnant de voir une petitedépasser les objectifs fixés par l’Union communaux via des subsides UREBA, commune comme la vôtre s’engager danseuropéenne en réduisant d’au moins 20 % ainsi qu’à des travaux de rénovation. cette voie, alors que d’autres, plus gran-les émissions de CO2 sur notre territoire et Nous mettons sans cesse en avant la des, ne se sont pas manifestées…soumettre, dans l’année qui suit, un plan nécessité de la participation citoyenne et Notre but est ici de démontrer qu’on n’ad’action en faveur de l’énergie durable com- nous avons également, par exemple, un pas besoin d’énormément de moyensprenant un inventaire de base des émissions projet privé d’éolienne que la commune pour atteindre ces objectifs, qu’on soit unequi définit la manière d’atteindre les objec- soutient beaucoup. Des primes pour les grande ville ou une petite commune. Danstifs. Nous devons également produire, au citoyens ont aussi été instaurées en sus notre projet PALE, il y a d’ailleurs un réelmoins tous les deux ans après la proposition de celles de la Région. Elles concernent équilibre financier. Un bilan énergétique ade ce plan, un rapport de mise en œuvre à des stations d’épuration, le placement été fait à Sivry-Rance. Celui-ci montre quedes fins d’évaluation, de suivi et de vérifi- de panneaux solaires thermiques et l’on peut arriver à une réduction de 30 %cation. Nous nous sommes enfin engagés à photovoltaïques. en moins de temps que ne le préconiseorganiser des journées de l’énergie en col- 20 % de réduction, c’est un fameux chal- l’Europe. Et puis, c’est toujours valorisantlaboration avec la Commission européenne lenge tout de même… de voir ses projets soutenus par l’Europe,et à participer à la conférence européenne Jean-François Gatelier : Il faut savoir que ce qui n’est pas le cas, je le regrette, de laannuelle de la convention. Sivry-Rance avait déjà mis en chantier un tutelle ou de l’Etat fédéral. JUINJUILLET 2010 N°849 MOUVEMENT COMMUNAL 59
  4. 4. Climat Michel Poucet : La réelle difficulté, qu’on soit Jean-François Gatelier : Il y a, de plus, un ainsi été largement associées… Ce ne sont une grande ou une petite commune, c’est de effet boule de neige. Le fait de s’inscrire donc pas uniquement des projets qui ont faire participer tout le monde. Le poids de la dans un tel projet permet de montrer aux un return financier direct, mais qui ont convention doit être citoyens que nous une valeur d’exemple. porté à la fois par le sommes préoccu- Quel conseil donneriez-vous aux com- citoyen, les entreprises pés par les problè- munes qui voudraient signer cette et la commune. Cha- cun doit donc faire un C’EST VALORISANT mes climatiques. Je vois qu’il y a des convention ? Jean-François Gatelier : Le conseil est effort et la principale contrainte des com- DE VOIR SES gens qui s’y inves- tissent en y mettant simple. Il suffit de regarder ce qui se fait dans d’autres pays. Ainsi, lors du congrès munes, c’est de savoir PROJETS SOUTENUS un peu d’argent. On qui rassemblait les signataires européens fédérer. réveille donc une de la convention à Bruxelles, nous étions Comment expliquez- certaine conscience impressionnés de voir le nombre de par- vous que vous ne soyez que deux communes PAR L’EUROPE collective et nous montrons l’exemple ticipants italiens et espagnols, qui agis- sent d’ailleurs en se fédérant par régions. wallonnes à avoir vers le public et le Il y a chez eux, une vraie volonté supra- signé la convention ? privé. communale d’agir pour le climat. Neuf Julie Vincent : C’est sans doute les chiffres Vous touchez finalement au changement communes belges, dont deux wallonnes, qui font peur. Pour une commune, il est de mentalités ? c’est largement insuffisant. Mais, c’est à la difficile d’évaluer de tels chiffres sans une Michel Poucet : C’est pour cela qu’on Région wallonne de s’inscrire dans cette base d’analyse. Mais ici, nous étions déjà a voulu donner, à certains projets, une convention, afin de fédérer les volontés en possession de cette analyse. dimension pédagogique. Les écoles ont communales.60 MOUVEMENT COMMUNAL N°850 AOÛTSEPTEMBRE 2010

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