Coupole avril 2014

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Theatre La Coupole Saint-Louis Avril 2014

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Coupole avril 2014

  1. 1. 1 DOUTECompagnie du passage CAT bsam.05.0420:30 Texte de John Patrick Shanley Mise en scène : Robert Bouvier Avec Robert Bouvier, Emilie Chesnais, ElphiePambu, Josiane Stoléru Lauréat du prix Pulitzer et de nombreuses autres récompenses (Drama Desk Award, Tony Award…), ce texte troublant, à la construction digne d’un thriller, plonge dans un monde de suspicion, où la vérité semble impossible à saisir. Le suspense et la qualité des interprétations nous tiennent en haleine jusqu’au bout et laissent planer le doute… Dans une école catholique, un prêtre, le Père Flynn, chargé de l’enseignement religieux, assume aussi les fonctions de professeur de sport. La directrice, conservatrice et autoritaire, le soupçonne d’entretenir des rapports ambigus avec un pensionnaire de l’établissement. Une rumeur, lancée dans le collège, va bouleverser la vie des uns et des autres. Qu’est-ce que le doute? Chacun de nous est comme une planète. Il y a d’abord l’écorce, qui semble éternelle. Nous sommes confiants d’être ce que nous sommes. Si on nous pose la question, nous pouvons décrire l’état dans lequel nous sommes. Je connais mes réponses à toutes sortes de questions, tout comme vous. (...) Vos réponses constituent votre topographie du moment, apparemment éternelle, mais c’est un leurre. Parce que sous cette façade de réponses faciles, il y a un autre Vous. Et cet être sans parole bouge tout comme l’instant bouge; il pousse sous la surface sans explication, fluide, sans parole, jusqu’à ce que la conscience, qui résiste, n’ait plus d’autre choix que de céder C’est le doute (si souvent ressenti au départ comme une faiblesse) qui fait changer les choses. Quand un homme se sent incertain, quand il flanche, quand un savoir durement acquis s’évapore sous ses yeux, il est sur le point de grandir. La réconciliation subtile ou violente entre l’enveloppe extérieure et le cœur de la personne semble souvent être une erreur, au départ, comme si on s’était trompé de chemin et qu’on était perdu. Mais ça, ce n’est que l’émotion qui recherche quelque chose de familier. La vie survient quand la puissance tectonique de votre âme muette perce les habitudes mortes de l’esprit. Le doute n’est rien d’autre qu’une occasion de réintégrer le Présent. J’ai situé mon histoire en 1964, époque où non seulement moi, mais le monde entier, semblaient traverser une espèce de vaste puberté. Les anciens modes de vie étaient encore dominants dans la mode, la morale, la vision du monde, mais ce qui était auparavant une expression organique n’était plus qu’un masque mort. J’étais élève dans une école catholique dans le Bronx, dirigée par les Sœurs de la Charité. Ces femmes étaient vêtues de noir, croyaient en l’Enfer, obéissaient à leurs homologues masculin et faisaient notre éducation. (...)Quand j’y repense aujourd’hui, il me semble que dans ces écoles, à cette époque, nous formions une unité sans âge. Nous étions tous adultes et nous étions tous enfants. Nous nous étions rassemblés, comme bien des animaux, pour nous tenir chaud et pour être en sécurité. Le résultat, c’est que nous étions extrêmement vulnérables à quiconque choisissait de nous attaquer. (...) Je n’ai jamais oublié les leçons de cette époque, et je ne les ai jamais assez bien apprises non plus. J’ai toujours ce désir de certitude partagée, de présomption de sécurité, l’envie de croire à cette idée rassurante que les autres savent mieux que moi ce qui est pour le mieux. Mais les amères nécessités d’une vie intéressante m’ont amené à valoriser cette très ancienne pratique des sages: le doute. Enavrilau théâtre La Coupoleà Saint-Louis théâtre
  2. 2. 2 Il y a un moment inconfortable où la foi commence à faiblir, mais où l’hypocrisie ne s’est pas encore installée, où la conscience est dérangée mais pas encore altérée. C’est l’expérience de la vie la plus dangereuse. La plus importante et la plus actuelle. Le début du changement est le moment du doute. C’est l’instant crucial où je renouvelle mon humanité, ou deviens mensonge. Le doute demande plus de courage que la certitude, et plus d’énergie: parce que la certitude est un lieu de repos alors que le doute est infini c’est un exercice passionné. Peut-être sortirez-vous de ma pièce incertains. Peut-être voudrez-vous être sûrs. Examinez ce sentiment. Nous devons apprendre à vivre avec la pleine mesure de l’incertitude. Il n’y a pas de dernier mot. Ça, c’est le silence sous le bavardage de notre époque. John Patrick Shanley Extraits de la préface à la pièce dans son édition à L’avant-scène théâtre (2006) Lien viédo : http://youtu.be/yyInBPJbYws 4 mythes, 4 auteurs Compagnie Flash marionnettes CAT cven.11.0419:30 Textes : Philippe Dorin, Lise Martin, Karin Serres, Thor Hungwald Avec Vincent Eloy, Michel Klein, Corine Linden Mise en scène et musique : Ismaïl Safwan Marionnettes : Michel Klein Dès 12 ans Spectacle accueilli dans le cadre de la tournée des Régionalesavec l’Agence Culturelle d’Alsace. Nous vous attendons pour partager un pot de l’amitié offert par l’ACA et le théâtre La Coupole à l’occasion de leur 25ème Marion- nettes ©David Marchon ©David Marchon
  3. 3. 3 Quatre auteurs relèvent le défi de s’approprier quatre mythes parmi les plus forts récits de l’humanité pour les livrer aux bons soins des marionnettes de la compagnie strasbourgeoise. Avec la pertinence et l’humour que nous leur connaissons, les artistes de Flash Marionnettes nous emportent dans leur univers, le nôtre ! Ismaïl Safwan, metteur en scène de la compagnie Flash Marionnettes, est de ceux qui pensent qu’à l’ère des images, les mots restent indispensables. Il a donc demandé à des auteurs de choisir parmi une sélection de mythes gréco-romains un récit qu’ils ont actualisé et adapté dans un format réduit. Dans le spectacle 4 mythes 4 auteurs, les trois comédiens-marionnettistes de la troupe servent avec brio des scénarios forts, tirés de mythes bien souvent en avance sur leur temps. Et qui construisent les hommes. Note d’intention « S’il fallait trouver un fil rouge traversant les quatre courts spectacles composant 4M4A, ce serait le regard. Regard illusionné de Ianthé sur Iphis, fille que tout le monde croit garçon, regard du Cyclope anéanti par le pieu rougi au feu d’Ulysse, regard lancé trop tôt par Orphée sur Euridyce à la sortie des Enfers, regard amoureux-vénéneux de Narcisse sur son propre reflet... Et par-dessus tout, le regard posé par ˝mes˝ quatre auteurs sur ces mythes, avec un talent et un humour au-delà de mes espérances.» Ismaïl Safwan Metteur en scène ©Michel Klein
  4. 4. 4 Michel boujenahMA vie, autobiographie imaginaire CAT bmar.15.0420:30 Nouveau spectacle ! « Raconter ma vraie vie ne me plaisait pas et pourtant c’est à la mode les confessions. Il y a même des gens qui écrivent leur mémoire à 25 ans. Les sportifs les personnages de la télé réalité. Enfin tout le monde écrit sa vie. Mais raconter une vie que je n’ai pas eue me fascine plus encore. Alors je peux devenir un vrai '‘héros puisque j'invente ma vie et si je l’imagine cette vie que je n’ai pas vécue alors tout est possible. Oui c’est vrai que le jour de ma naissance le soleil brillait comme jamais alors qu’il était 4H du matin. Oui c’est vrai que le matin de ma naissance des oiseaux se sont penchés sur mon berceau. Oui tout est possible quand on invente sa vie. A Tunis, là où je suis né, je vivais dans un palais et tous les soirs des femmes magnifiques me donnaient le bain avant de me demander si je voulais bien me coucher. Vous voyez tout est possible (sauf que là c’est la vérité). Je peux rêver et refaire mon parcours je peux faire de moi une personne meilleure. Mais au milieu peut être que je glisserais des évènements véridiques. J’ai eu cette année 60 ans et beaucoup de mes proches me pressaient de faire un « Best off ». Je m’y refuse même si dans ce spectacle je pourraisàma guise reprendre un extrait d’Albert ou de l’ange gardien ou de tout autre spectacle (hormis les magnifiques que je joue tous les 20 ans). Voilà j’ai toujours pensé qu’il était plus passionnant de rêver sa vie que de la vivre. Je vais le faire mais si tout cela n’était pas entouré de la plus grande dérision possible ce serait horrible. Alors on va rire je ferai tout pour cela puisque je me demande souvent si j’écris pour faire rire ou si je fais rire pour écrire. Qu’importe si vous tous vous passez un beau moment rempli d’émotion. A très vite. Votre humble serviteur Michel Boujenah. » BIOGRAPHIE Né le 3 Novembre 1952, Michel Boujenah arrive en France à l'âge de 11 ans et demi. Il souffre beaucoup de la séparation avec sa terre natale A cet âge-là, on commence à élargir son territoire sans encore quitter complètement la chaleur familiale. Ecole communale dans la banlieue sud de Paris, nul à l'écrit, formidable à l'oral, mais cela ne suffit pas pour être un bon élève. Il comprendra cependant que ce n'est pas parce que l'on parle beaucoup que l’on n’a rien à dire. 15 ans il entre à l'Ecole Alsacienne, une grande chance. Il commence le théâtre Il fait un exposé à sa classe sur le «Dernier des Justes» d'André Schwartbart. Pour la première fois, il sent qu'avec sa parole, il arrive à transmettre ses émotions, et toute la classe est émue. Il est reconnu. Apprécié. On ne se moque plus de lui. Il vient de faire sans le savoir son premier spectacle tout seul. De 15 à 18 ans, en vrac : la politique, le mouvement lycéen, l'antipsychiatrie, des envies de changer le monde. Il lit Marx, Reich, Brecht. Après le baccalauréat, il décide de devenir acteur «d'avant- garde», il passe le concours de l'Ecole Nationale de Strasbourg où il est recalé. La cause : son accent. Il lui colle à la peau Tant pis pour l'école. Il fonde une jeune compagnie théâtrale. En dehors de son expérience de théâtre amateur qui reste fondamentale, il ne connaît rien. Qu'à cela ne tienne, il dit qu'il est, avec ses camarades, «professionnel». Six spectacles collectifs, pas beaucoup de succès mais un intérêt certain de la profession et du Ministère des Affaires Culturelles ... Première subvention. Pendant cette période, il fait du théâtre partout où il peut : dans les cités de transit et dans les lycées, toujours avec des enfants, surtout des enfants inadaptés. Il ne peut pas leur apprendre grand-chose car il n'a que 20 ans, alors il essaie de leur communiquer son enthousiasme pour la création théâtrale. Il est le dernier de cordée, ce sont les enfants qui inventent, il les suit. Ainsi, lui aussi fait son apprentissage. Au bout de six de travail avec eux, il décide de faire pareil. Il se met à parler de lui et redécouvre son enfance, ses racines, son judaïsme, la force de son accent et toute une source imaginaire fait de souvenirs et d’inventions. Il aura bien du mal à expliquer que ses personnages HUMOUr
  5. 5. 5 sont fictifs (il ne raconte pas sa famille, il l'invente). Il écrit Albert, son premier spectacle Il connaît le succès c'est magnifique! Il est le premier surpris, ses compatriotes viennent en masse Mais le sentiment d'exclusion est encore là. Il entend encore çà et là : «Tiens, un spectacle pour les Juifs tunisiens ! " Les autres ne peuvent pas comprendre, c'est assez limité. Les gens du théâtre disent de lui qu'il fait du Music-Hall et ceux du Music-Hall qu'il fait du théâtre. Mais comme cela marche, si le théâtre se ferme, le Music-Hall s'ouvre. Ensuite, ayant peur que le personnage lui colle à la peau, il écrit Anatole échec total. Il fallait couper avec Albert mais pas avec ce qu'il avait de lui dans Albert. Il jouera le spectacle cent trente fois pour comprendre cela. Triste ensuite, il brûle tout ce qui touche à ce spectacle (et c'est une grosse bêtise!). C'est pour cela qu'il écrit ensuite un hymne à la mémoire : les Magnifiques. Il retrouve le succès et se moque des remarques d’exclusion. Il lit Albert COHEN et cela le rassure. Parallèlement, le Cinéma lui fait de l'œil et Michel Boujenah connaît son premier succès cinématographique avec Trois Homme et un couffin (1984) pour lequel il obtient le César du meilleur second rôle masculin. Il enchaîne avec La dernière image (1984), Lévy et Goliath (1986), Moitié-Moitié (1987), le Nombril du Monde (1993), les Misérables du XXème siècle (1994), Ma femme me quitte (1995), Une femme très amoureuse (1997), Dom Juan (1998), La Grande Vie (2001), 18 ans après (2003), Les Clefs de bagnole (2003), Le dernier gang (2007), Les bureaux de Dieu (2008)... Il réalise en 2003 son premier film, Père et fils avec Philippe Noiret, Charles Berling, Bruno Putzulu et Pascal Elbé avec qui il co-écrit ce film. Une aventure qui est couronnée de succès puisque Père et fils fait plus d’un million d’entrées. Il signe en 2007 son deuxième film 3 Amis avec Mathilde Seigner, KadMérad et Pascal Elbé, sans oublier « Philippe Noiret, qui passait par là ». Mais, Michel Boujenah n'abandonne pas pour autant la scène et en même temps que le cinéma il écrit et joue l'Ange Gardien (1987), Elle et Moi (1991), Le petit Génie (1994)...en 2000, transition avec Mon Monde à Moi en passant par le Palais des Congrès de PARIS. En 2004, il tient sa promesse « MaxoBoutboul disait il y a 20 ans : « tant qu’il y aura des auteurs pour nous écrire et des acteurs pour nous jouer, on sera éternels ». Alors tous les 20 ans, jusqu’à l’an 3000, je ferai une nouvelle version des « magnifiques » pour être fidèle à mes personnages. Je ne saurai plus où aller si j’oublie d’où je viens. » Michel Boujenah a joué ses Nouveaux Magnifiques pendant 4 ans. Il revient aujourd’hui avec sa toute dernière création, Enfin Libre. « Après pratiquement trente ans de scène en solitaire et après avoir découvert le plaisir de changer, d'improviser et d'inventer tous les soirs des prolongements au texte écrit, j'ai décidé de faire un nouveau spectacle où je serai en liberté. Lien vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=GRZxWefg5hs C0NTACT ©Olivier Buhagia
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