Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.                                         MéthodologieI] La dissertationQu’est-...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.une réponse ferme). Il faut donc être attentif à tous les éléments du sujet, i...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.2) Analyse du sujet et construction du problème : produire une analyse de l’én...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.d’analyse de l’énoncé : recherche d’une définition, enquête sur les causes, cr...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.2) retour sur les enjeux philosophiques du problème abordé (quelle est la port...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.II] Méthodologie de l’explication de texte    1) Lecture et travail au brouill...
Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.L’introduction a trois fonctions :- présenter le texte à expliquer ;- montrer ...
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Philosophie, méthodologie

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Fiche de Méthodologie pour les lycéens et les étudiants en première et deuxième année de Philosophie.

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Philosophie, méthodologie

  1. 1. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A. MéthodologieI] La dissertationQu’est-ce que la dissertation philosophique ?C’est une présentation d’idées, d’exemples et de références autour d’un problème qu’on auraitrévélé à la suite d’un processus d’analyse du sujet.(Le problème n’est pas le sujet, il est dans le sujet. Le sujet c’est la question écrite sur la feuille. Ilfaudra y répondre dans la conclusion.)Le but de la dissertation est d’exercer son sens critique, montrer qu’on est capable de mener uneréflexion à propos d’un sujet précis par une analyse de concepts. Il faut s’étonner des mots, de leursens.Par exemple dans le sujet « faut-il être libre pour être heureux ? » il faudra s’interroger sur le sens del’expression « être libre », et sur le sens de l’expression « être heureux », que signifient ces deuxexpressions ? Est-ce qu’il existe un lien causal entre la liberté et le bonheur ? Ca supposerait doncque sans liberté il n’y aurait pas de bonheur, or qu’est-ce que la liberté ? Si c’est faire ce que je veuxquand je veux alors je ne suis jamais libre et de ce fait, jamais heureux. Cependant, si être libre c’estle contraire d’être en prison alors dans ce cas toutes les personnes qui ne sont pas en prisondevraient être heureuses.Le travail au brouillon Analyse du sujet et recherche de la problématiqueLe travail au brouillon correspond à la plus grosse partie du devoir. Il doit rendre attentif à tous leséléments du sujet tout en veillant à ne pas les analyser indépendamment les uns des autres.L’analyse des notions : Comment pourrait-on traduire le sujet dans le langage courant ? Dans queldomaine de la Philosophie se trouve-t-on : psychologie, politique, morale, esthétique, éthique,épistémologie (sciences), anthropologie, ethnologie, sociologie, ou métaphysique ? Quels exemples,dans la vie de tous les jours, permettraient de rendre la réflexion concrète ? Quel sens philosophiquedonner à ces termes ?Par exemple, dans le sujet « Que vaut une preuve contre un préjugé ? » Par analyse des notions onnotera que la preuve est rationnelle, objective, impartiale, tandis que le préjugé est un tenu pourvrai, c’est totalement passif, c’est un jugement sans savoir. Il conviendrait donc de savoir si la preuveest un préjugé, et, par exemple, puisqu’on est incapable de définir le mot vérité, est ce que la vérité,pourrait être un préjugé ?L’analyse des termes : Contrairement à l’analyse des notions qui consiste à analyser la phraseentière, l’analyse des termes consiste à analyser précisément les mots dans la phrases (encore unefois la dissertation a pour but de clarifier, de dérouler, au maximum, une question afin d’en trouver
  2. 2. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.une réponse ferme). Il faut donc être attentif à tous les éléments du sujet, indépendamment les unsdes autres et les uns par rapports aux autres.Par exemple, en reprenant le sujet précédent, il conviendra d’analyser le sens de « que vaut »,c’estl’établissement d’une relation, non pas quantitative, mais qualitative. Chaque mot est important. Sion parle de « l’homme », ce n’est pas pareil que si on dit « un homme ». Il faudra donc analyser aumaximum les différents termes du sujet pour dégager un maximum de problèmes contenus dans lesujet.Si les notions paraissent évidentes, par exemple dans le sujet « peut-on vivre en marge de lasociété ? », il faudra se méfier et trouver des définitions un peu plus pertinentes que celles des lieux-communs.Le travail au brouillon consiste à questionner le sujet, à le dérouler, afin d’en dégager les tensions, lesdifficultés, et les alternatives qu’il aura révélé. La problématique sera la formulation de cette tension.Par exemple dans le sujet « Dieu est-il mort ? » on ne s’attend pas à recevoir une réponse positive ounégative, mais plutôt à chercher la difficulté que ce sujet pose : « L’homme peut-il vivre sans Dieu ? »Après avoir analysé de façon croisé les notions et les termes, il faudra dégager le problème. Et àpartir du problème, il faudra se demander comment on pourra le résoudre.On veillera à ne pas rédiger de développement s’en s’être au préalable fixé un projet précis qui est dese demander ce qu’on va faire dans la dissertation : chercher les éléments de réponse au sujet.Mise au propre et rédaction du devoir 1) L’introductionIl est conseillé de rédiger intégralement l’introduction et la conclusion au brouillon.L’introduction d’une dissertation a pour fonction :i) de montrer la nécessité d’une réflexion philosophique sur le sujet proposé, en attirant l’attentionsur un problème. Il conviendra pour ce faire de mettre au jour les tensions, paradoxes oucontradictions du sujet qu’on aura vu au brouillon – ou encore les tensions/paradoxes/contradictionsqui naissent d’une compréhension naïve de l’énoncé, ou, dans le cas du sujet-question, d’uneréponse naïve à la question posée ;ii) d’introduire au contenu de la dissertation, en présentant les différents problèmes qui serontexaminés et la méthode qui sera suivie pour les résoudre.Structure de l’introduction :1) Introduction du sujet (champ(s) dans le(s)quel(s) il s’inscrit : politique, morale, esthétique, etc.),éventuellement au moyen de l’analyse d’une situation ou d’un exemple précis (accroche littéraire oud’actualité).
  3. 3. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.2) Analyse du sujet et construction du problème : produire une analyse de l’énoncé qui s’attache àmettre en relation ses termes, dans leur compréhension commune (celle du sens commun) et leursens proprement philosophique et conceptuel [=> éléments de définition].Cette analyse a pour fonction de questionner/remettre en cause les évidences premières, de faireapparaître les difficultés/tensions/paradoxes/contradictions qui habitent le sujet, ou encore demettre au jour les problèmes qui se posent lorsqu’on tente de prendre position sur le sujet ou derépondre immédiatement à la question posée.Attention : définir un terme, c’est avant tout en délimiter les contours, en le distinguant d’autrestermes – proches ou voisins (synonymes), ou encore opposés. Il sera donc très utile de s’appuyer surde telles distinctions dans son entreprise de définition des termes du sujet en introduction et tout aulong de la dissertation.3) La problématique : formuler (éventuellement sous forme de question) le problème général quisera l’axe directeur de la dissertation. Une fois ce problème énoncé, il pourra être utile de formulerles sous-problèmes qui lui sont attachés et qui permettent de dégager tous les aspects du problèmegénéral ou d’en rendre plus explicites les termes.Attention : ce n’est pas en formulant des questions que l’on met au jour l’existence d’un problème.Toute formule interrogative doit, ou bien annoncer, ou bien récapituler un problème, qu’il fautprendre le temps d’énoncer clairement.4) La problématique s’enrichira de l’énoncé des enjeux philosophiques de la réflexion sur le sujet.Il s’agit ici de faire apparaître l’intérêt de cette réflexion, en dégageant sa portée sur le plan 2théorique et/ou pratique.5) L’annonce du plan (facultative, on peut le faire en même temps que la problématique) : il sagitmoins dénoncer les thèses qui seront défendues que de présenter les points (ou questions, ouproblèmes) qui seront successivement abordés pour résoudre le problème général.Longueur de lintroduction : une page environ, tout écrit dans un seul paragraphe, puis sauter 6lignes. 2) Le développementIl comprend deux ou trois parties, elles-mêmes divisées en sous-parties (2 à 4 sous-parties). Chaquesous-partie présente un argument, permettant de progresser dans le traitement du sujet et dans larésolution du problème abordé.Chaque partie (ou sous-partie) se compose comme suit :- Une ou deux phrases d’introduction, dans lesquelles on présente le problème qui sera examiné et laposition que l’on entend défendre sur ce problème (annonce de la thèse).La thèse avancée peut être conceptuelle (il s’agit alors de défendre une certaine analyse/définitiondes concepts de l’énoncé) ET/OU méthodologique (il s’agit de défendre une certaine méthode
  4. 4. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.d’analyse de l’énoncé : recherche d’une définition, enquête sur les causes, critique d’un présupposé,etc.).- Argumentation en faveur de cette thèse.Il convient de s’appuyer ici sur des définitions, des exemples (empruntés aux textes philosophiques,aux différentes sciences, à l’art, à la littérature, et non pas à son expérience personnelle), desréférences philosophiques.Concernant les références philosophiques : il faut moins se référer à des auteurs qu’à des textesphilosophiques précis, dont on maîtrise parfaitement l’argumentation, et qu’il faut être capable desituer dans les ouvrages auxquels ils appartiennent (toute référence doit être accompagnée du titrede l’ouvrage et du chapitre, de la partie, ou de la section dont le texte est tiré). Ces références nedoivent pas être développées pour elles-mêmes, mais être mises au service de la réflexion sur lesujet.- Quelques lignes de transition (ou, dans le cas de la dernière partie, de synthèse).Une transition comporte deux moments :1) un moment de synthèse : il s’agit de conclure la partie qui s’achève, en dégageant les apports deses analyses pour le traitement du sujet et pour la résolution du problème abordé (l’enjeu est ici demettre au jour les avancées de son argumentation et de sa réflexion sur le sujet) ;2) un moment de relativisation ou de problématisation des acquis : il s’agit de montrer, à l’aide d’unexemple ou d’un argument que l’on prendra soin de développer, que tous les problèmes n’ont pasété résolus ou qu’un nouveau problème émerge de l’analyse qui vient d’être faite, et qu’il faut parconséquent procéder à une nouvelle recherche, que l’on annonce (l’enjeu est ici de faire apparaîtrela nécessité du raisonnement à venir).Attention : on montre qu’il est nécessaire de poursuivre le raisonnement en soulevant un problème 3qui ne doit pas surgir de façon artificielle (= être sans aucun lien avec ce qui précède) et qui doit êtreformulé clairement. On ne saurait se contenter ici d’une simple question.Les transitions peuvent d’une certaine manière être conçues comme la dernière sous-partie de lapartie qui s’achève ; c’est la raison pour laquelle il est préférable de les rattacher à cette dernière. Ilest en outre conseillé de rédiger entièrement les transitions au brouillon.En résumé, une transition c’est : « Puisque nous venons de démontrer ça, il faudra nécessairementfaire ça pour répondre à ce problème. »La conclusionSa fonction est de clore la réflexion, en apportant une réponse précise et unifiée aux problèmesformulés en introduction. Il faudra être radical mais lucide Elle comporte 2 moments :1) réponse aux problèmes énoncés en introduction et, dans le cas du sujet-question, à la question dusujet, en revenant sur les points forts de l’argumentation (rappel des points successivement acquisdans le développement et qui permettent de parvenir à la réponse proposée) ;
  5. 5. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.2) retour sur les enjeux philosophiques du problème abordé (quelle est la portée de la réflexion qui aété menée ?).Attention : la conclusion ne doit pas comporter d’ouverture (pas de glissement vers un nouveauproblème, pas de retournement de situation, et le devoir ne doit pas se terminer par une question).Longueur de la conclusion : 10 lignes environ.Présentation du devoir :- Laisser la première page vierge et faire une marge supplémentaire de 2 carreaux au moins pour lescorrections.- Sauter 6 carreaux (au moins) entre l’introduction et la première partie, et entre la dernière partie etla conclusion, et 3 carreaux (au moins) entre chaque partie de la dissertation.- Soigner la présentation de sa copie (utiliser une règle pour souligner les titres d’ouvrage, soignerson écriture, etc.).Rappel : les titres d’ouvrages et les locutions en langue étrangère doivent être soulignés.Conseils pour l’épreuve écrite (4h) :- Au brouillon, prendre 1h30 - 2 heures (maximum !) pour :(i) analyser le sujet et dégager le problème général ;(ii) construire le plan détaillé de la dissertation et rédiger les transitions ;(iii) rédiger l’essentiel de l’introduction et de la conclusion.- Le reste du temps sera utilisé pour la rédaction au propre de son travail.- Garder 10-15 min pour la relecture (correction des fautes d’orthographe, de syntaxe, etc.).
  6. 6. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.II] Méthodologie de l’explication de texte 1) Lecture et travail au brouillonLa doctrine de l’auteur n’est JAMAIS requise. Cependant, la première cause d’échec à cet exercice esttoujours due à une lecture trop hâtive du texte.Numérotez les lignes du texte de façon à pouvoir vous y référer au moment du découpage du texteen introduction et au cours de l’explication.1ere lecture : De quelle notion est-il question ? Quel domaine philosophique est concerné ? Qu’est-ce que l’auteur cherche à démontrer ?2eme lecture : Relever les connecteurs logiques afin de comprendre le mouvement du texte.3eme lecture : Découper le texte en deux, trois ou quatre parties et titrer les différentes parties.Au bout de la 3eme lecture vous devez être capable de résumer le texte au brouillon sans vous servirdu texte. Si vous n’y arrivez pas, il faudra approfondir les incompréhensions en relisant encore letexte et en soulignant puis définissant les mots qui vous semblent les plus importants.A la fin de vos lectures vous devez dégager :1) l’objet ou le thème du texte (de quoi est-il question dans ce texte ?) ;2) la thèse principale de l’auteur (quelle est la position défendue par l’auteur quant à l’objet de laréflexion ?) ;3) le problème du texte (qu’est-ce qui fait ici problème et qui vise à être résolu ?) ;4) les enjeux de la réflexion (pourquoi est-il nécessaire d’aborder ce problème ? qu’est-ce qui estimpliqué par le problème posé et par sa résolution ?) ;4) la structure argumentative du texte.Attention : il arrive que les différents moments du texte correspondent aux coupures des différentsalinéas, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Il conviendra, pour bien découper un texte, deprêter plutôt attention aux connecteurs logiques, aux changements de régime argumentatif, etc., lebut étant de dégager les grandes étapes de l’argumentation (= étapes par lesquelles on passeprogressivement du début à la fin du texte et qui permettent à l’auteur d’atteindre le but, impliciteou explicite, qu’il s’est fixé).S’attacher ensuite au détail du texte : souligner ou surligner tous les mots et groupes de mots àexpliquer (= ceux qui ont un sens et une fonction dans l’argumentation) de la première à la dernièreligne, en opérant des hiérarchies, et jeter sur le papier tous les éléments d’explication qui seront àdévelopper lors de la rédaction au propre du devoir.L’explication ne doit pas être rédigée intégralement au brouillon.L’introduction
  7. 7. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.L’introduction a trois fonctions :- présenter le texte à expliquer ;- montrer la nécessité philosophique du problème abordé (pourquoi est-il nécessaire de parler de cedont on parle ?) ;- présenter sommairement la structure argumentative du texte, quel sera le plan de l’explication.Structure de l’introduction :1) Introduire le texte à expliquer (ouvrage dont le texte est tiré, situation du texte dans cet ouvrage –la règle est de ne donner que les informations qui permettent d’entrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire d’en venir à la présentation de l’objet du texte et de son problème) (pas de préalable sur la viede l’auteur, si vous le connaissez, il vaut mieux éviter que le correcteur s’en rende compte) ;2) énoncer le thème ou l’objet du texte ;3) formuler le problème du texte ;4) annoncer la thèse de l’auteur ;5) dégager les enjeux de la réflexion ;6) dégager la structure argumentative du texte, en indiquant les lignes pour chaque moment (=annonce de plan).Il ne s’agit pas là d’une structure rigide. Il est également possible de procéder comme suit :1) présentation du texte ;2) objet (ou thème) ;3) problème posé ;4) enjeux d’une réflexion sur ce problème ;4) thèse ;6) structure argumentative.Longueur :Une page environ.Le développementL’explication est linéaire et non thématique. Elle est organisée en parties, qui suivent lesmouvements du texte dégagés en introduction (ex. : 3 moments du texte = 3 parties dansl’explication). Chaque partie du développement correspondra à une partie du texte. Elle ne comportepas de partie critique.
  8. 8. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.Chaque partie de l’explication se compose comme suit :- Une ou deux phrases d’introduction, dans lesquelles on présente le statut et la fonctionargumentative du moment qui va être expliqué (= que fait l’auteur dans ce premier, deuxième outroisième moment du texte ? comment procède-t-il ? Concernant le statut du passage : l’auteurprésente-t-il sa thèse ? développe-t-il un argument ? répond-il à des objections explicites ouimplicites ?) ;- L’explication proprement dite, ligne après ligne, phrase après phrase, en prenant soin de rattacherses analyses à la fonction argumentative du moment et plus généralement au problème et auxenjeux du texte.Pour expliquer le texte : définir les notions centrales, déterminer le statut et la fonction de chaqueénoncé (thèse, argument, exemple, objection, digression, nuance, etc.), dégager les thèses implicitesou les présupposés, les thèses impliquées par telle ou telle affirmation, énoncer les difficultéslorsqu’il y en a (ex. : énoncé paradoxal, ambigu, etc.), proposer des solutions pour lever cesdifficultés (formuler les différentes possibilités d’interprétation ou d’explication de l’énoncé qui faitdifficulté et se prononcer éventuellement en faveur de la meilleure hypothèse, en argumentant),justifier les énoncés en formulant des hypothèses explicatives, analyser les arguments et lesexemples, rendre compte des articulations (liens logiques entre les énoncés), etc.Ces analyses ont pour but d’expliciter la pensée de l’auteur d’une part, de mettre en évidence lasingularité/l’intérêt/l’originalité de cette pensée d’autre part. Cet intérêt ou cettesingularité/originalité peuvent être dégagés des positions défendues (parce qu’elles sontsurprenantes, radicales, inhabituelles, etc.) et/ou de la méthode utilisée par l’auteur pour lesdéfendre.Attention : si l’ensemble du texte doit être expliqué, certains passages sont cependant plusimportants que d’autres (du point de vue, par exemple, de l’argumentation ou de la densitéconceptuelle de l’analyse). On veillera ainsi à ne pas « aplatir » le texte dans l’explication, en faisantcomme si tout se situait au même niveau.- Quelques lignes de synthèse qui joueront, entre les parties, le rôle de transition.Les transitions comportent deux phases : il faut tout d’abord revenir sur les acquis du moment qui aété expliqué, en les rattachant à la fonction argumentative de ce dernier (à quoi la réflexion del’auteur a-t-elle abouti ? qu’a-t-elle permis d’établir ?). Il faut ensuite annoncer le moment à venir, enfaisant apparaître sa nécessité dans l’argumentation générale du texte (quelle est la fonction dumoment suivant ? qu’apporte-t-il au moment précédent ? quel manque est-il destiné à combler ?).Règles générales concernant les analyses critiques, les références à d’autres auteurs et les citations :- Il est possible d’adresser des objections au texte, à condition que celles-ci soient justifiées (l’auteuraffirme par exemple quelque chose de paradoxal ou qui ne va pas de soi), argumentées (énoncé desraisons pour lesquelles on peut s’étonner face à telle ou telle affirmation) et qu’elles servent de pointde départ à la formulation d’hypothèses permettant d’expliquer le texte (de rendre compte dupropos de l’auteur, en adoptant son point de vue).
  9. 9. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.- Les références à d’autres auteurs doivent être limitées aux deux cas suivants :i) si l’auteur du texte fait lui-même explicitement référence à d’autres auteurs ;ii) si l’auteur se réfère implicitement à d’autres, que l’on parvient à identifier.Dans les deux cas, ces références ne doivent pas être développées pour elles-mêmes, mais êtremises au service de l’explication (règle générale : on ne dit que ce qui est directement utile à lacompréhension du texte).- Il convient de s’appuyer constamment sur le texte dans l’explication, en y faisant explicitementréférence, soit au moyen de citations, soit en se référant à telle ou telle ligne du texte. Les citationsdoivent être correctement intégrées aux phrases (respect des règles de syntaxe, de grammaire, etc.).Attention : éviter de citer des phrases entières, surtout lorsqu’elles sont longues ; il est préférable dene citer que des mots ou groupes de mots. L’explication de texte ne doit par ailleurs jamais prendrela forme suivante :Citation de la phrase 1 : explication.Citation de la phrase 2 : explication, etc.La conclusionLa conclusion doit clore la réflexion. Il ne faut donc pas, à ce moment du travail, découvrir des chosesnouvelles sur le texte, ou encore poursuivre l’explication. La conclusion ne doit pas non plus secontenter de proposer un résumé du texte ou de l’explication (« l’auteur a dit cela, puis cela, puiscela »).Sa fonction est de dégager l’intérêt philosophique de la réflexion menée dans le texte et de montrercomment l’auteur a atteint le but (implicite ou explicite) qu’il s’était fixé. La conclusion doit doncrevenir sur le problème et sur les enjeux du texte, en faisant apparaître les implicationsphilosophiques de la position défendue par l’auteur et, éventuellement, l’originalité de cettedernière.Attention : il est superflu et même nuisible de vouloir « ouvrir » ou « élargir » sur une autre question.Préférer à cela un court développement sur le rôle joué par le texte dans l’ouvrage dont il est extraitet, le cas échéant, sur le rôle qu’il a joué dans l’histoire de la philosophie (si l’on a une culturephilosophique qui le permet).Longueur de la conclusion : 10 lignes environ.Présentation globale du devoir :- Laisser la première page vierge et faire une marge supplémentaire de 2 carreaux au moins pour lescorrections.
  10. 10. Fiche Philosophie : Méthodologie Virginie A.- Sauter 3 carreaux (au moins) entre chaque partie et 6 carreaux (au moins) entre l’introduction et lapremière partie, et entre la dernière partie et la conclusion.- Soigner la présentation de sa copie (utiliser une règle pour souligner les titres d’ouvrage, soignerson écriture, etc.).Rappel : les titres d’ouvrages et les locutions en langue étrangère doivent être soulignés.Conseils pour l’épreuve écrite (4h) :- Au brouillon, prendre 1h30-2h (maximum !) pour :(i) lire le texte et dégager son objet, la thèse de l’auteur, le problème et l’enjeu du texte, sa structure;(ii) s’attacher au détail du texte en jetant sur le papier (sous forme de notes) les élémentsd’explication à développer lors de la rédaction au propre du devoir ;(iii) rédiger l’essentiel de l’introduction et de la conclusion.- Le reste du temps sera utilisé pour la rédaction au propre de l’introduction, de l’explication et de laconclusion.- Garder 10-15 min pour la relecture et la correction des fautes d’orthographe, de syntaxe, etc

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