Formation compostage
- Processus naturel qui reproduit l’écosystème forestier :
- Cycle de la matière organique : mort de ...
- Ail : on l’accepte mais on évite la quantité en raison de ses propriétés antifongiques
- Les peaux de banane
- Les coqui...
Coût du traitement d’1t de déchets : 200 €
520000t de déchets par an, 1/3 compostable : 150000t
Compostage collectif : on ...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Composteur Lyon 3e arrondissement : Formation du 15/12/2013

1 318 vues

Publié le

Les Compostiers ont dispensé le samedi 15 décembre 2013 une formation à destination des futurs utilisateurs du Composteur de Quartier installé dans le 3e arrondissement de Lyon. Infos : www.quartier-voltaire-partdieu.fr

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 318
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
996
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Composteur Lyon 3e arrondissement : Formation du 15/12/2013

  1. 1. Formation compostage - Processus naturel qui reproduit l’écosystème forestier : - Cycle de la matière organique : mort de la matière végétale et animale qui devient de la litière organique qui devient de l’humus et se minéralise en azote (N), potassium (P) et phosphate (K) réutilisés par la végétation - Processus chimique identique mais quelques différences : - Compostage : processus naturel de transformation contrôlé où des êtres vivants (bactéries, champignons, invertébrés) transforment des déchets de cuisine et de jardin en un humus riche et nourricier pour les sols, le compost - Le compostage est qq ch de vivant : dans un bac de compostage, ça grouille de bactéries, d’acariens, de petites bêtes, des oiseaux... Il ne faut pas s’étonner d’y trouver de la vie. - conditions contrôlées : on surveille ce qu’il s’y passe pour accélérer le processus naturel, mais aussi parce que l’espace est très limité par rapport au cadre naturel. Il faut donc connaître les points d’équilibre pour que tout se passe bien - nourricier pour le sol : ce n’est pas un engrais mais un amendement qui va améliorer les caractéristiques physico-chimiques du sol. Une jeune plante ne peut pas vivre que dans du compost car ce n’est qu’organique, or une plante ne peut assimiler de matière organique. - Le compost ne peut se contenter d’épluchures : en milieu naturel on a aussi des feuilles mortes et des branches. Ca fait partie de l’équilibre en raison de l’apport en carbone de ces matières : on a deux gros blocs de matière dans le compostage : - Matière verte : matières très humides facilement décomposables : épluchures - Matières brunes : ligneuses, très peu humides, difficilement décomposables, nourrissant les champignons Qu’est-ce qui ne se composte pas ? - De manière générale, tout est compostable mais le fait qu’on ait un composteur collectif en milieu urbain présente des contraintes. - On ne peut pas se permettre d’avoir de nuisances : toutes les matières organiques ne se décomposent pas au même rythme. - Produits carnés et lactés : ça se composte pas à la même vitesse qu’une épluchure de carotte, ça reste plus longtemps au su et au vu de chacun. - Pour éviter que les rats ne s’y intéressent et suscitent des critiques du composteur. On va donc éviter les produits qui attirent les rats. - Ce ne sont de plus pas les mêmes bactéries qui interviennent : ces bactéries ne sont pas très bonnes pour nos estomacs et personne ne veut prendre le risque d’une intoxication alimentaire ! - Ca sent fort ! ! => On ne composte pas ces produits là pour éviter ces nuisances - Le pain : on ne prend pas non plus pour éviter des problèmes car on jette des quantités astronomiques de pain ! - On ne prend pas le papier car on en jette là encore de grosses quantités et une filière récupère le papier - Tous les déchets de tous les légumes et tous les fruits sont compostables - Les agrumes sont compostables sans restriction (gare aux quantités néanmoins !), les agrumes contiennent aussi de l’alcool et ont une certaine acidité (l’acidification se produit dans le composteur naturellement, l’acidité des agrumes n’est donc pas un danger pour le compost). - Les noyaux sont compostables mais ils ne seront pas «digérés» par le compost.
  2. 2. - Ail : on l’accepte mais on évite la quantité en raison de ses propriétés antifongiques - Les peaux de banane - Les coquilles d’oeuf ne se transforment pas dans le compost et n’ont donc pas d’intérêt propre : on va donc écraser les coquilles pour les noyer dans le volume du composteur. - Café/thé/filtres/dosettes - Ces déchets, ce sera notre matière verte, azotée - Fleurs : possible mais il faut les couper en morceaux La matière verte a beaucoup d’azote : c’est la molécule de la vie ! - Produits frais avec encore beaucoup de sucre : le sucre développe l’activité bactérienne La matière carbonée est toutefois nécessaire : - Le composteur est un processus qui se fait dans un milieu oxygéné : tout ce qui participe au compostage a besoin d’oxygène pour vivre. Si on empile les épluchures, on a 80% d’eau. Quand l’épluchure se décompose, le tas s’affaisse et libère l’eau, ça fait un jus. L’eau contenue dans ces épluchures va prendre la place de l’oxygène, on crée alors un milieu anaérobie : ces bactéries qui vivent sans oxygène participent grandement à la méthanisation (méthane, CO2, hydrogène sulfuré (un gaz qui sent)). L’odeur, c’est un manque d’oxygène, présence d’humidité : ce ne sont plus les bonnes bactéries - L’ajout de matière sèche permet d’assurer la présence d’oxygène partout dans le tas de façon homogène, et donc d’avoir des bactéries présentes de façon homogènes. La montée en température : - A un certain volume, on a un effet masse (300 et 400l de matière en fermentation) : une montée en chaleur s’observe (jusqu’à 60°). Cette étape participe à la pasteurisation du tas : on est sûr de tuer les pathogènes transmissibles : sélection des bactéries qui survivent à une telle température, stérilisation des 95% de graines au composteur (à part la courge et la tomate qui résistent). - Les montées en température homogénéisent le tas La bactérie se multiplie très vite (1 milliard de bactéries au cm3) : elles ont toutes les conditions pour s’activer énormément. Elles consomment beaucoup d’oxygène : la combustion. Cela produit de la vapeur d’eau, du CO2 et de la chaleur. Le broyat garantit la présence d’oxygène (donc pas d’odeur, et sain). Retournement : tous les 4-5 mois, mais plutôt fonction de l’utilisation qui est faite (quand le premier bac est plein) Lignine : bactérie qui donne l’humus Les champignons synthétisent l’humus : c’est la molécule qui donne la vie au sol La matière verte catalyse le composteur : donne les oligoéléments au composteur. L’important, c’est la matière sèche. Pas de compostage sans matière carbonée. L’utilisation des copeaux implique de brasser un peu plus, chaque semaine, le compost pour casser les galettes dues à l’agglomération des copeaux. On ne prend pas la sciure qui est trop fin et coupe donc l’oxygène. Un seau de vert, 1/2 seau de brun ! Compostage = 80% disparait dans le processus (300 l pour 1000 l)
  3. 3. Coût du traitement d’1t de déchets : 200 € 520000t de déchets par an, 1/3 compostable : 150000t Compostage collectif : on n’est pas sur la même échelle ! On fait de la sensibilisation. Stockage de carbone : amendement organique documentaire sur ça : l’incidence des pertes de stockage de carbone dans le sol Compostage : principe relativement peu compris en raison des milliers de bactéries qui y contribuent. La création de la molécule d’humus est le fruit d’une complexification mal connue Document pour compter le nombre de gens qui viennent (nom/mail/comptage) Comptage statistique des foyers participant

×