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Carrière de Fontvieille:La pierre « blonde »
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Les outilsle bol         la brochela gradine               le ciseau
Les outils                                                                         une chassele taillant   le chemin de fe...
pierre calcaire                    Le processus de taille de pierres,                                       Les outils    ...
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N 1/2                        N 2/2        N 3/2                   N 4/2                                                   ...
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CalpinageMise en place des pierres des façades est et ouest simultanément aux tailles des pierresdes façades nord et sud.L...
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CHARPENTE Réalisation                                                                           Nous avons eu la chance de...
CHARPENTE démontageLa toiture a été déposée en un seul bloc puis démontéau sol.Nous avons d’abord retiré le film d’étanché...
Préparation avant la                                                                                pose des menuiseriesDe...
Pose des menuiseries3. Pose des compribandes (joints         4. Pose à l’aide de coins en bois           5. Vérification p...
Les enduits extérieurs :        démonstration par        l’entreprise Saint-AstierPose d’enduit chanvre isolantPréparer l’...
Les enduits extérieurs :        démonstration par        l’entreprise Saint-AstierPose de blocs siporex isolant + fini-tio...
Tests d’étanchéitéDe quoi s’agit-il ?L’infiltrométrie est un test instrumenté permettant de mesurer les flux d’air s’infil...
Tests d’étanchéitéLe déroulement du test :La société COPROTEC arrivée sur le chantier le jeudi soir pour effectuer des tes...
Tests d’étanchéitéMalgré des joints de mortier non conformes aux méthodes de constructions habituelles, lesrésultats ont é...
À propos du concept de «savoir-faire».              L’artisan et la main.Le savoir-faire est différent des autres savoirs,...
Histoire du compagnonnage de ses de tous niveaux se réunissent. Tous les membresorigines à aujourd’hui.          de la com...
pour le maître, qui lui versait alors un salaire.      Le compagnonnage aujourd’hui.Éventuellement, s’il possédait assez d...
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Bilan d'une semaine d'expérimentation de la pierre aux GAIA. Ecole National d'Architecture de Grenoble. Master Rollet M1. 2010/2011

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  1. 1. > Organisation du chantier lundi mardi mercredi jeudi vendredireception des pierres taille des pierres Construction pierre Construction toiture test détanchéité démontage
  2. 2. Carrière et marbrerie de Porcieu:La pierre dure MarbrièreSARL Euromarbles1143, rue de l’Etang38390 Porcieu AmblagnieuLa carrière de Pourcieu extrait de la pierre marbrière donc dure.Son exploitation est plus difficile que la précédente car elle néces-site un équipement plus complexe. Des tirs de mines permettentd’extraire des blocs bruts découpés par la suite et envoyés à lamarbrerie voisine pour y être travaillés en différents sous-produits.Divers types de scies à diamants et de découpes à chaud permet-tent d’obtenir des plaques qui peuvent être retaillées pour obtenirdes dallages, des pierres de plaquage, des plans de travail de cui-sine…Cette pierre est très dense et peut âtre utilisée en construction sousforme de moellons ou pour les soubassements de constructions enpierre tendre (protège des remontées d’eau par capillarité), en dé-coration intérieure, ou en aménagement urbain (pavé, assises …)
  3. 3. Carrière et marbrerie de Porcieu:La pierre dure Marbrière
  4. 4. Carrière de Fontvieille:La pierre « blonde »
  5. 5. Visite du centre de formation des apprentis de Nîmes marguerittes (1997-99) / 30 maîtrise d’ouvrage / région languedoc roussillon, cci de nîmes, bagnols, uzès surfaces / 4 600 m2 Suite à la visite de la carrière de pierre, nous avons visité le CFA de Marguerittes qui se développe autour d’un plan carré de 90mx90m. L’ensemble est construit à l’aide de pierres de Vers/Pont du Gard taillées à 50cm d’épaisseur pour les murs porteurs. Le projet est divisé en plusieurs bâtiments (salle polyvalente, cdi, salles de cours, ateliers, restaurant) ménageant ainsi des espaces intermédiaires protégés. Toutes les circulations sont extérieures et caractérisées par de petites coursives couvertes par les débords de toiture latéraux permettant de protéger les murs extérieurs. La grande richesse de ce projet réside dans ces espaces d’articu- lation plantés d’oliviers qui permettent de relier les différents bâti- ments créant des ambiances diverses et un paysage inscrit dans le temps. Les différentes chutes de chantier ont été réutilisées pour des usa-source : www.perraudinarchitectes.com ges variés : transformation en bancs, …)
  6. 6. Visite du centre de formtion des apprentisde Nîmes marguerittes (1997-99) / 30
  7. 7. Visite d’un chai viticole à la Bastide d’Engras cave Monastère de Solan (2003-06) / 30 maîtrise d’ouvrage / communauté religieuse de solan surfaces / 2 000 m2 Le chai viticole vient s’insérer en prolongement de l’ancien mas constituant le monastère de Solan. Le bâtiment se développe sur un plan de 16mx42m et se traduit par la mise en place d’une colonnade serrée en pierre espacées de 25cm à double rôle : protection visuelle et thermique. Le nouveau bâtiment englobe un ensemble de programmes variés : lieu de production de vin, atelier de production de confitures, d’en- cens, séchoir à fruits, petites unités de travail en groupe, espace d’accueil pour les vendangeurs, stockage. Cette complexité pro- grammatique est traduite par un bâtiment massif et sobre qui vient compléter l’existant avec finesse et un attachement au traitement de détails. Nous avons été reçus avec gentillesse par les sœurs qui ont pu noussource : www.perraudinarchitectes.com transmettre leur attachement à ce lieu.
  8. 8. Visite d’un chai viticole à la Bastide d’Engrascave Monastère de Solan (2003-06) / 30
  9. 9. Les outilsle bol la brochela gradine le ciseau
  10. 10. Les outils une chassele taillant le chemin de fer boucharde disqueuse scie égoïne
  11. 11. pierre calcaire Le processus de taille de pierres, Les outils pour la pierre calcaire (vers-pont du gard) puis pour la pierre dure (ville- bois)Après dessin, Pour enlever le plus gros, On fait les finitions avec le cheminProtection des angles en les dégageant. à l’aide d’un maillet et d’un ciseau dégrossissage au taillant de fer pour vérifier les niveaux
  12. 12. Les outils pierre dure Ici, la pierre dure a été utilisée pour les seuils. Pour cette pierre, la découpe s’effectue avec une disqueuse. L’opération est délicate car les éclats de pierre sont très coupants.Une fois les pierres posées il faut retoucher les Une fois le seuil taillé, on vient boucharder pour donner son aspect final àfinitions pour bien aligner les embrasures l’élément
  13. 13. N 1/2 N 2/2 N 3/2 N 4/2 N 1/1 N 2/1 N 3/1 N 4/1 Exemple de marquage des pierres de la facade NORD Repérage des blocs de pierreRepérage des pierres avec un marquage, qui symbolise sur quelle façade, surquel lie et sur quelle position dans le lie se trouve le bloc de pierre. N 2/4 N 1/4 N 2/4 N 3/4 N 4/4 N 5/4 N 1/3 N 2/3 N 3/3 N 4/3 N 1/2 N 2/2 N 3/2 N 4/2 Facade NORD 2ème pierre en 4ème lie de pierre N 1/1 N 2/1 N 3/1 N 4/1 partant de la gaucheExemple de marquage des pierres de la façade Nord Exemple de marquage des pierres de la facade NORDFaçade Sud Façade Est/Ouest N 2/4
  14. 14. Traçage au sol La première étape consistait à tracer l’épure de la construction au sol avec un cordeau à poudre (cordex), pour repérer où le premier lie de pierres allait être posé.plan épure
  15. 15. CalpinageMise en place des pierres des façades est et ouest simultanément aux tailles des pierresdes façades nord et sud.Les pierres étaient levées à l’aide de pinces fixées au pont roulant et misent en placeselon le traçage préalablement réalisé.
  16. 16. CHARPENTE ConceptionEléments de débordEntretoisesPoutres Conception d’une toiture plate avec des éléments de débordsLisse OSB sur chaque façade pour protéger les pierres des intempériesPoteaux pergola et une pergola au Sud pour protéger du soleil. -Toiture plate composée de poutres toutes longueur (9m) re- posant sur les trois murs porteurs (4m50 de portée). Des entretoises sont mises au niveau du mur du milieu pour séparer les pièces de part et d’autre (chambre et séjour) et assurer l’écart entre les poutres. L’étanchéité recouvre uniquement la partie habitée, elle re- descend le long des lisses et est plaquée par des pièces en OSB tout le long. -Les éléments de débords s’accrochent sur le pourtour en OSB. Ils permettent une dépassée de toiture qui protège les murs en pierre. -Au Sud, la pergola est composée de 4 poteaux et de lames brise-soleil inclinées sur le haut.
  17. 17. CHARPENTE Réalisation Nous avons eu la chance de travailler avec des matériaux de qualité qui ont été assemblés en préperçant à l’avance tous les trous des entretoises et des poutres.Pose des poutres Pour le plancher, nous avions des plaques d’OSB 18mm ri- vetées bouchetées que nous avons découpées directement en prenant les mesures sur place en bout de rangée. Nous nous sommes rendu compte que les poutres de 9m de long ne sont pas très faciles à manipuler mais la mise en oeuvre a été très rapide. Mauvais points: Pose des lames brise-soleil Nous regrettons seulement l’attitude de l’ancien qui n’étaitPose des entretoises pas là pour travailler avec nous et nous apprendre quoi que ce soit mais seulement pour faire le plus rapidement pos- Toiture finie avec le film d’étanchéité scotché à même les panneaux d’OSB. sible le boulot qu’on lui avait demandé. Nous étions à son service sans jamais avoir une explication, il ne donner que des ordres. Il n’a pas respecter l’idée de début et pour aller plus vite, l’ancien a fixé directement les éléments de débord aux lis- ses ce qui n’a pas permis de faire le retour d’étanchéité, point important de la réalisation.Pose des plaques d’OSB
  18. 18. CHARPENTE démontageLa toiture a été déposée en un seul bloc puis démontéau sol.Nous avons d’abord retiré le film d’étanchéité puis dévis-sé les plaques d’OSB sur les côtés pour pouvoir attacherles sangles du pont roulant.Levée puis posé au sol, nous avons pu travailler très viteet en toute sécurité.Le démontage a été très rapide moins d’une heure à 10personnes.
  19. 19. Préparation avant la pose des menuiseriesDe larges embrasures ont été taillées 1. La surface en pierre recevant 2. Rectification (ravalement) dedans les pierres pour permettre une les menuiseries (feuillure) doit être la feuillure pour que la menuiserieplus large ouverture des huisseries parfaitement plane et d’aplomb. plaque parfaitement aux pierres deet faire entrer d’avantage de lumière tailles.dans la construction.Les feuillures ont été prévues pours’adapter aux gabarits des menuise-ries avec 1cm de marge pour le mon-tage.
  20. 20. Pose des menuiseries3. Pose des compribandes (joints 4. Pose à l’aide de coins en bois 5. Vérification par l’inspecteurmousse autocollants assurant l’étan- (permettant un démontage facile) des travaux finichéité à l’aire entre la menuiserie et et vérification des niveauxles pierres de taille)
  21. 21. Les enduits extérieurs : démonstration par l’entreprise Saint-AstierPose d’enduit chanvre isolantPréparer l’enduit dans une bétonnière.Proportion des ingrédients:1- Chaux (1 sac de 25KG)2- Chanvre, tiges effritées (1 sac de 100L)3- Eau (en petite quantité)Après préparation du mélange, projeter l’enduit sur lemur à la main (à l’aide d’une taloche et d’une truelle)ou avec un sablon (projecteur mécanisé).Uniformiser la surface en pressant avec la taloche.Attendre que la couche soit entièrement sèche etrépéter la manipulation jusqu’à obtenir l’épaisseurd’isolation désirée.
  22. 22. Les enduits extérieurs : démonstration par l’entreprise Saint-AstierPose de blocs siporex isolant + fini-tion enduit chaux.Processus de réalisation:1- Tacher le support avec un mortier très liquide (sa-ble + liant)2- Uniformiser le support à l’aide d’un enduit à lachaux3- Appliquer l’isochaux (colle)4- Poser les blocs de siporex par rangées5- Badigeonner de colle la surface globale du mur ob-tenue6- Poser une grille tramée en fibre de verre7- Maroufler une dernière couche d’enduit de fini-tion.
  23. 23. Tests d’étanchéitéDe quoi s’agit-il ?L’infiltrométrie est un test instrumenté permettant de mesurer les flux d’air s’infiltrant dans lebâtiment et de vérifier l’étanchéité à l’air du bâti (ou la perméabilité de l’enveloppe).Test de pressurisation de bâtiment.Le test “Blowerdoor” (pressurisation du bâtiment) permet de mesurer l’étanchéité à l’air desbâtiments. Un ventilateur réglable est calé de façon hermétique dans une ouverture du bâti-ment et crée une différence de pression entre l’intérieur du bâtiment et l’extérieur, toutes lesportes et fenêtres étant fermées.Au préalable :Le test de pressurisation de bâtiment prévu pour le jeudi et vendredi, il fallait essayer de conce-voir un module qui soit assez compact au niveau des déperditions d’air.Nous devions poser les pierres et les jointer les unes aux autres avec des lis de chaux horizon-taux et verticaux au fur et à mesure de la pose.Compte tenu du peu de temps que nous avions à disposition, nous avons seulement jointer lespierres entre elles avec un simple joint de mortier une fois les murs terminés.Un joint entre la toiture et les murs à également été réalisé.
  24. 24. Tests d’étanchéitéLe déroulement du test :La société COPROTEC arrivée sur le chantier le jeudi soir pour effectuer des testsd’essai, a commencé par remplacer un ouvrant du bâtiment par une porte soufflante(BlowerDoor) équipée d’un ventilateur, de manomètres et d’un analyseur relié à unordinateur.Les résultats :Niveaux de perméabilité exigés dans le neuf selon la norme BBC:Maisons individuelles en secteur diffus :Inférieur ou égal à 0,6 m3/(h.m²) sous 4 PascalsMaisons individuelles groupées :Inférieur ou égal à 0,6 m3/(h.m²)sous 4 Pascals
  25. 25. Tests d’étanchéitéMalgré des joints de mortier non conformes aux méthodes de constructions habituelles, lesrésultats ont été satisfaisants. En effet, nous avons atteint 0,24 m3 (h.m²)soit près de deuxfois moins que ce que la norme BBC exige.Seulement, les mesures ont été prises dans un bâtiment expérimental sans réseau deplomberie ni d’électricité, principaux points de déperditions. Les résultats ne sont donc pasreprésentatifs de la réalité.
  26. 26. À propos du concept de «savoir-faire». L’artisan et la main.Le savoir-faire est différent des autres savoirs, La main est pour l’artisan, un instrumentcomme la connaissance, car il peut être prodigieux. Elle crée, elle pense, , elle le prolonge.directement appliqué à une tâche. La main découvre, puis la main évalue. Ce besoin Quelques notionsUne des limitations du savoir-faire est sa physique de toucher à tout avec les mains estdépendance à un travail ; ainsi il tend à être une nécessité profonde pour l’artisan.moins général que la connaissance. L’artisan et la matière.Un des avantages du savoir-faire est qu’il Pour l’artisan la matière est multiple, complexe,peut impliquer plus de dimensions, comme changeante, elle possède une texture, unl’expérience manuelle, l’entraînement à résoudre épiderme, un poids, un aspect chaque foisdes problèmes, la compréhension des limites différent.d’une solution spécifique, etc. L’artisan aime la matière avec une sorteAinsi, le savoir faire peut fréquemment éclipser d’humilité, il la respecte. Elle a ses exigences, sesla théorie. rythmes, ses résistances, il aime la soumettre à sa pensée. Il recherche souvent, par la main, uneÀ propos du mot «artisan». connaissance sensible et sensuelle, un dialogue«Artisanat: faire quelque chose en observant s’instaure entre elle et lui.les règles d’un art quelconque, mécanique oulibéral. En ce sens il s’oppose toujours au génie, Cette intimité constante avec la matière donnede la création, une intelligence particulière dans vie et nuances aux formes artisanales qui nela direction de l’ouvrage et des moyens propres à peuvent jamais être parfaitement définies àl’exécuter. Dans un sens plus restreint mais plus l’avance comme dans la série industrielle qui,ordinaire, se dit pour indiquer celui qui travail au contraire rejette toute part d’imperfectionun art mécanique, un métier... L’artisan est un et d’imprévu. L’artisan n’est jamais tout à faithomme de métier. Il exerce un art appliqué. maître de la matière qu’il travaille.L’ouvrier est un homme de travail, il fait un genrequelconque d’ouvrage».D’après le dictionnaire de Lavaux (1820)
  27. 27. Histoire du compagnonnage de ses de tous niveaux se réunissent. Tous les membresorigines à aujourd’hui. de la communauté du chantier passent alors1100 Ouvriers itinérants en revue l’avancée des travaux et les projets à venir. Chacun à le droit de prendre la parole, avecC’est dans les chantiers de cathédrales, humilité, en réfléchissant à ses dires et après avoir Quelques notionsmonastères et grands travaux civils que nousretrouvons les traces les plus anciennes de demandé la parole à un animateur des travaux.compagnons. Il est libre en prenant la parole de dire tout ce qu’il a à dire pour la réussite du chantier et nulC’est lorsque le mouvement des cathédrales n’a le droit de l’interrompre. La contradiction doits’amplifie qu’apparaît clairement un besoin s’exprimer ensuite et de manière constructive.de travailleurs maîtrisant une technique. Le secret vient protéger chacun de sa prise deApparaissent aussi des mouvements d’ouvriers parole aux yeux de tous car seules les décisionsitinérants incomparablement mieux formés que prises sont communiquée aux «clients», le resteles tacherons locaux appelés de chantiers en est scellé dans les coeurschantiers, de constructions en constructions. Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les corporationsDes mouvements sociaux tels les croisades ne (qui semblent naîtrent en même temps quesont pas neutres quant à la circulation des idées, se développent les villes médiévales) sedes connaissances et des techniques. multiplièrent et s’organisèrent. Vers 1450, on comptait 101 corporations à Paris. Leur rôle étaitL’organisation en ordre monastique de plusieurs devenu surtout économique.abbayes permet en outre à un ouvrier recommandéde voyager d’un chantier à l’autre bien au delà deÀ la fin du XIIIe siècle, dans la plupart des villes, illa France actuelle et d’y perfectionner son avoir fallait être membre de la corporation pour pouvoirfaire par la rencontre d’autres techniques de exercer un métier déterminé. Chaque corporationconstruction, d’autres matériaux locaux. était composée de trois catégories de membres: le maître, les compagnons et les apprentis. LaLe travail en loge, exemple d’héritage ancien famille d’un apprenti devait payer pour qu’unLe travail dit «en Loge» est né sur les chantiers maître prenne l’enfant chez lui et lui enseignede cathédrale. Il est vécu dès le début comme le métier. Après un certain nombre d’années,un «moment» où, les ouvriers de tous métiers et l’apprenti devenait compagnon et travaillait
  28. 28. pour le maître, qui lui versait alors un salaire. Le compagnonnage aujourd’hui.Éventuellement, s’il possédait assez d’argent L’industrialisation n’a plus besoin des mêmespour payer les redevances à la corporation et savoirs, de nouveaux produits (enduits ets’il avait toutes les qualifications nécessaires, il matériaux) rendent obsolètes des savoir-faire Quelques notionspouvait à son tour devenir maître. Son admission anciens et des techniques sont abandonnées.était subordonnée à l’exécution d’un ouvrageappelé «chef-d’œuvre», qui témoignait de la Les jeunes vont à l’école, les usines expliquent etcompétence qu’il avait acquise. Le maître ou inventent elles-mêmes leur manière de travailler.patron était propriétaire de la matière premièreet des outils, et se chargeait de la vente des Néanmoins, le compagnonage à su faire perdurerbiens manufacturés. Au cours du temps, l’accès des savoirs-faire durant des siècles qui de nosau statut de maître fut de moins en moins aisé jours sont une denré rare pour le secteur duet, après le XIVe siècle, il était devenu impossible bâtiment.à un compagnon de passer maître.C’est aux XIVe, XVe et XV Ie siècles, queles compagnons fondèrent leurs proprescorporations, appelées «compagnonnages»en France et Craft guilds (ou encore yeomanguilds) en Angleterre, en vue d’obtenir dessalaires plus élevés et de meilleures conditionsde travail, en utilisant parfois la grève pourobtenir la satisfaction de leurs revendications.Caractérisés par une mission de secours mutuel,un objectif de défense des droits du travail etl’existence d’un fort contrôle sur leurs membres,les compagnonnages sont souvent considéréscomme les précurseurs des syndicats modernes.
  29. 29. échangematièresatisfaction

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