FORMATION DES SAUVETEURS SECOURISTES DU TRAVAIL




                         Référentiel technique
                       ...
AVANT-PROPOS
Ce référentiel technique représente la synthèse du travail produit par un
groupe de formateurs provenant de l...
SOMMAIRE
PROTEGER
      Technique de dégagement d’urgence                                                                 ...
PROTEGER
  En cas d’impossibilité de suppression ou d’isolement du
  (des) danger(s) identifié(s), dégager d’urgence la vi...
TECHNIQUE DE DEGAGEMENT D’URGENCE

    SIGNES A             QUE FAIRE ?            POURQUOI LE                    COMMENT ...
EXAMINER

L'examen de la victime par le sauveteur - secouriste du travail va lui permettre de collecter des informations s...
ARBRE DE DECISION DE L’EXAMEN DE LA VICTIME

PROTEGER

EXAMINER                                                           ...
EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR

    SIGNES A    QUE FAIRE ?       POURQUOI LE FAIRE ?                 ...
EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR (SUITE)

     SIGNES A           QUE FAIRE ?      POURQUOI LE FAIRE ?  ...
EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR (SUITE)

    SIGNES A       QUE FAIRE ?         POURQUOI LE FAIRE ?    ...
SECOURIR




On trouvera ci-après l'ensemble des pages de synthèse correspondant aux différents signes de détresse, chacun...
LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT




           – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   11
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT
RÉSULTAT A ATTEINDRE :

ARRÊTER LE SAIGNEMENT

    OBSERVATION             ...
ACTION PRINCIPALE :

COMPRIMER L’ORIGINE DU SAIGNEMENT

          QUE FAIRE ?                    POURQUOI LE FAIRE ?      ...
ACTION PRINCIPALE :

CAS PARTICULIERS

           QUE FAIRE ?                     POURQUOI LE FAIRE ?                     ...
LA VICTIME S’ETOUFFE




      – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   15
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME S’ETOUFFE
RÉSULTAT A ATTEINDRE :

DESOBSTRUER LES VOIES AERIENNES

    OBSERVATION            ...
ACTION PRINCIPALE :

DESOBSTRUER UN ADULTE ET UN ENFANT

         QUE FAIRE ?                    POURQUOI LE FAIRE ?      ...
ACTION PRINCIPALE :

DESOBSTRUER UN NOURRISSON

          QUE FAIRE ?                    POURQUOI LE FAIRE ?              ...
ACTION PRINCIPALE :

METTRE AU REPOS

           QUE FAIRE ?                      POURQUOI LE FAIRE ?                     ...
LA VICTIME SE PLAINT DE SENSATIONS
PÉNIBLES ET/OU PRÉSENTE DES SIGNES
             ANORMAUX




              – FORL – SST...
SIGNES REPÉRÉS :


LA VICTIME SE PLAINT DE SENSATIONS PÉNIBLES
LA VICTIME PRÉSENTE DES SIGNES VISIBLES ANORMAUX
RÉSULTAT A...
ACTION PRINCIPALE :

METTRE AU REPOS. ÉCOUTER, QUESTIONNER, APPRÉCIER l'état de la victime
pour AVIS MEDICAL

          QU...
LA VICTIME SE PLAINT DE BRÛLURES




            – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   23
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME SE PLAINT DE BRÛLURES
RÉSULTAT A ATTEINDRE :

EMPÊCHER L'AGGRAVATION DE LA BRÛLURE

    OBSERV...
ACTION PRINCIPALE :

ARROSER POUR ÉTEINDRE si nécessaire et REFROIDIR

       QUE FAIRE ?              POURQUOI LE FAIRE ?...
ACTION PRINCIPALE :

ARROSER POUR RINCER, DÉSHABILLER

        QUE FAIRE ?               POURQUOI LE FAIRE ?              ...
ACTION PRINCIPALE :

CAS PARTICULIERS

          QUE FAIRE ?                       POURQUOI LE FAIRE ?                    ...
LA VICTIME SE PLAINT D'UNE DOULEUR
EMPÊCHANT CERTAINS MOUVEMENTS




             – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   28
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME SE PLAINT, ELLE NE PEUT EFFECTUER CERTAINS MOUVEMENTS
RÉSULTAT A ATTEINDRE :

ÉVITER TOUTE AGG...
ACTION PRINCIPALE :



ÉVITER TOUTE MANIPULATION INTEMPESTIVE

         QUE FAIRE ?                     POURQUOI LE FAIRE ...
LA VICTIME SE PLAINT D'UNE PLAIE QUI NE
      SAIGNE PAS ABONDAMMENT




                – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   31
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME SE PLAINT ET PRÉSENTE UNE PLAIE QUI NE SAIGNE PAS
ABONDAMMENT
RÉSULTAT A ATTEINDRE :



ÉVITER...
ACTION PRINCIPALE :



METTRE EN POSITION D'ATTENTE

          QUE FAIRE ?                       POURQUOI LE FAIRE ?      ...
ACTION PRINCIPALE :

CONDITIONNER LE SEGMENT SECTIONNE

        QUE FAIRE ?         POURQUOI LE FAIRE ?                   ...
LA VICTIME NE RÉPOND PAS,
    MAIS ELLE RESPIRE




         – FORL – SST/CVZ -01/02/2008   35
SIGNE REPÉRÉ :


LA VICTIME NE RÉPOND PAS MAIS ELLE RESPIRE

RÉSULTAT A ATTEINDRE :



LUI PERMETTRE DE CONTINUER A RESPIR...
ACTION PRINCIPALE :

MISE SUR LE COTE

          QUE FAIRE ?                       POURQUOI LE FAIRE ?                    ...
ACTION PRINCIPALE :

MISE SUR LE COTE : CAS PARTICULIERS

           QUE FAIRE ?                      POURQUOI LE FAIRE ? ...
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Reftech Sst2
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Reftech Sst2

1 836 vues

Publié le

Publié dans : Formation, Business
0 commentaire
3 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 836
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
4
Actions
Partages
0
Téléchargements
48
Commentaires
0
J’aime
3
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Reftech Sst2

  1. 1. FORMATION DES SAUVETEURS SECOURISTES DU TRAVAIL Référentiel technique pour la formation des SAUVETEURS SECOURISTES DU TRAVAIL Document à l’usage des Moniteurs SST – FORL – SST/CVZ - 01/02/08
  2. 2. AVANT-PROPOS Ce référentiel technique représente la synthèse du travail produit par un groupe de formateurs provenant de l'INRS, des Caisses Régionales d'As- surance Maladie, d’organismes et des Associations nationales conven- tionnées. Il constitue, au moment de sa parution, une "photographie" des techniques de secourisme enseignées au cours des formations de Sauveteurs Secou- ristes du Travail, c'est-à-dire, les "techniques préconisées" évoquées dans le Référentiel Pédagogique de Formation des SST. Il n’est pas « la conduite à tenir face à une situation d’accident » mais seulement la description des différentes techniques utilisées par le SST L'objectif principal de ce document est de permettre aux moniteurs SST de retrouver le détail d'un geste ou d'une action sur lequel il aurait un doute quant à son exécution. Les techniques décrites dans ce référentiel sont conformes à celles décri- tes dans le Référentiel National de Compétences de Sécurité Civile de l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC 1) du Ministère de l’Intérieur. En cas de demande de mise en œuvre de technique inhérentes aux dommages provoqués par des risques spécifiques, le médecin du travail pourra enseigner la conduite à tenir particulière ou fournir au formateur les données techniques lui permettant de l’enseigner. COMMENT UTILISER LE RÉFÉRENTIEL TECHNIQUE ? La manière dont est construit ce document se veut la plus proche possible de la logique selon laquelle le secouriste va organiser son intervention en situation d'accident, quand il aura terminé la protection. C'est l'action d'examiner qui sert d'aiguillage pour la suite des opérations. Dans ce document, elle est représentée sous la forme d'un arbre de déci- sions. Cet arbre associe à chacun des signes de détresse repérés le résultat que doit atteindre le secouriste à l'issue de son intervention et renvoie, dans la partie secourir, à la page de synthèse correspondante. Cette dernière décrit le résultat à atteindre, puis, sous forme de tableau, présente les actions principales à effectuer selon le constat de l'observa- tion préalable. Elle indique également le numéro de la fiche décrivant plus précisément les modalités préconisées pour la mise en œuvre de ces actions. Ensuite, un deuxième tableau précise les actions complémentaires per- mettant d'éviter une aggravation de l'état de la victime. – FORL – SST/CVZ - 01/02/08
  3. 3. SOMMAIRE PROTEGER Technique de dégagement d’urgence 4 EXAMINER Arbre de décision de l’examen de la victime 6 La victime : Saigne-t-elle abondamment ? 7 S’étouffe-t-elle ? 7 Répond-elle ? 8 Respire-t-elle ? 9 SECOURIR La victime saigne abondamment 11 Comprimer l’origine du saignement 13 Cas particuliers 14 La victime s’étouffe 15 Désobstruer les voies aériennes d'un adulte ou d'un enfant 17 Désobstruer les voies aériennes d'un nourrisson 18 Mettre au repos 19 La victime se plaint de sensations pénibles et/ou présente des signes anormaux 20 Mettre au repos. Ecouter, questionner, apprécier l'état de la victime pour avis médical 22 La victime se plaint de brûlures 23 Arroser pour éteindre et refroidir 25 Arroser pour rincer, déshabiller 26 Cas particuliers 27 La victime se plaint d'une douleur empêchant certains mouvements 28 Éviter toute manipulation intempestive 30 La victime se plaint d'une plaie qui ne saigne pas abondamment 31 Mettre en position d'attente 33 Conditionner le segment sectionné 34 Nettoyer et protéger la plaie 34 La victime ne répond pas mais elle respire 35 Mise sur le côté 37 Cas particuliers 38 La victime ne répond pas, elle ne respire pas 39 Chez l'adulte, compresser le thorax et souffler de l'air dans les poumons 41 Assurer une défibrillation cardiaque externe 43 Cas particuliers 44 Chez l'enfant, souffler de l'air dans les poumons et compresser le thorax 45 Assurer une défibrillation cardiaque externe 45 Chez le nourrisson, souffler de l'air dans les poumons et compresser le thorax 46 – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 2
  4. 4. PROTEGER En cas d’impossibilité de suppression ou d’isolement du (des) danger(s) identifié(s), dégager d’urgence la victime de la zone dangereuse en toute sécurité. Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Cette technique peut aggraver les dommages chez une victime atteinte d’un traumatisme. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 3
  5. 5. TECHNIQUE DE DEGAGEMENT D’URGENCE SIGNES A QUE FAIRE ? POURQUOI LE COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REPÉRER FAIRE ? LA VICTIME EST - faire baliser la zone Afin d’éviter tout EXPOSEE A UN de danger en utilisant sur accident DANGER. un témoin Ce danger ne peut être suppri- -se renseigner auprès Pour comprendre mé. de témoins ce qui a créé la La situation et/ou situation dange- le matériel pré- reuse sent permet au - accéder à la victime Tout en se protégeant soi-même La victime doit être visible SST de soustraire - utiliser le chemin le plus court - facile à atteindre la victime du Pour effectuer un - aucune entrave danger sans dégagement placer quiconque d’urgence de dans une situa- - effectuer un déga- celle-ci Choisir la technique de dégagement en Si la victime est incapable de se tion dangereuse. gement d’urgence tenant compte de sa force physique. soustraire elle-même Afin de mettre la Éventuellement se faire aider victime en lieu sûr Saisir solidement la victime par les poignets ou les chevilles La tirer sur le sol quelle que soit sa Dégager la victime le plus rapidement position. possible – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 4
  6. 6. EXAMINER L'examen de la victime par le sauveteur - secouriste du travail va lui permettre de collecter des informations sur son état afin : - de transmettre ces informations aux secours spécialisés, pour qu'ils puissent organiser leur interven- tion, - de déterminer le résultat à atteindre et d'en déduire, en fonction du constat de l'observation préalable, les actions à mettre en œuvre. L'arbre de décisions synthétisant la démarche de l'examen de la victime est donné ci-après. L'ordre dans lequel le SST recherchera les signes de détresse est déterminé par le niveau d'urgence vitale; le niveau le plus élevé correspond à la situation dans laquelle le SST aura le moins de temps pour agir, pour maintenir la victime en vie ou éviter des lésions irréversibles. La manière de procéder est décrite dans le tableau page 6. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 5
  7. 7. ARBRE DE DECISION DE L’EXAMEN DE LA VICTIME PROTEGER EXAMINER SECOURIR La victime saigne OUI ARRETER LE SAIGNEMENT abondamment ? NON DESOBSTRUER LES VOIES La victime s'étouffe ? OUI AERIENNES NON ELLE SE PLAINT DE METTRE AU REPOS, ECOUTER, La victime répond SENSATIONS PENIBLES ET/ QUESTIONNER LA VICTIME ET OUI ou réagit ? OU PRESENTE DES SIGNES APPRECIER SON ETAT EN VUE ANORMAUX DE PRENDRE UN AVIS MEDICAL NON ELLE SE PLAINT EVITER UNE AGGRAVATION DE La victime est DE BRULURES LA BRÛLURE sur le ventre ? OUI Mettre la victime ELLE SE PLAINT D'UNE EVITER UNE AGGRAVATION DE sur le dos DOULEUR EMPECHANT LA FRACTURE SUPPOSEE NON CERTAINS MOUVEMENTS ELLE SE PLAINT D'UNE EVITER UNE AGGRAVATION DE PLAIE QUI NE SAIGNE Libération des LA PLAIE PAS ABONDAMMENT voies aériennes LUI PERMETTRE DE CONTINUER La victime respire ? OUI A RESPIRER NON RETABLIR ARTIFICIELLEMENT FAIRE ALERTER UNE RESPIRATION ET UNE et CIRCULATION SANGUINE réclamer un DAE EFFICACE et mettre en oeuvre un DAE – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 6
  8. 8. EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR SIGNES A QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REPÉRER SAIGNE-T-ELLE Rechercher les En cas de saignement En respectant la position de la victime ABONDAMMENT ? saignements abondant, une grande et en lui parlant : abondants quantité de sang peut être • Observer la victime et son envi- Repérer toute trace de sang sur les éventuels : perdue et peut entraîner la ronnement. vêtements ou au sol. mort rapidement. Le cas échéant, • Palper le cou, les membres Si les circonstances de l'accident supérieurs et inférieurs. nous laissent supposer la présence d’un saignement caché et que l'envi- ronnement, la position ou les vête- ments de la victime ne nous permet- tent pas de le repérer visuellement. S’ETOUFFE-T- Rechercher les En cas d’étouffement, le Repérer le comportement de la vic- La victime est le plus souvent en train ELLE ? signes passage de l’air vers les time : de manger, ou, s’il s’agit d’un enfant, d’étouffement : poumons est interrompu. en train de jouer avec de petits objets. L’air n’atteint pas les Brutalement : poumons en quantité - la victime étreint sa gorge avec sa Il s’agit d’un reflexe. suffisante et la vie de la main, victime est immédiatement - poser la question : « Est-ce que tu La parole n’est possible que si l’air que menacée. t’étouffes ? » l’on respire peut faire vibrer les cordes - elle ne peut plus parler, vocales. - elle garde la bouche ouverte, - elle ne peut plus respirer, - elle ne peut plus tousser. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 7
  9. 9. EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR (SUITE) SIGNES A QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REPÉRER RÉPOND - ELLE ? Rechercher si Pour obtenir de la victime Poser des questions simples à la Une victime qui ne peut pas répondre la victime est des informations sur son victime : est en danger de mort. consciente : état : • Que s’est-il passé ? Elle peut se plaindre de • Comment ça va ? sensations pénibles et/ou • Vous m’entendez ? présenter des signes • Où avez vous mal? anormaux, de brûlures, d'une douleur empêchant En cas de non-réponse demander La victime peut ne pas répondre mais certains mouvements ou d'exécuter un ordre simple (Ex : nous entendre et exécuter un ordre d'une plaie qui ne saigne serrez-moi la main, ouvrez les yeux.) simple. pas abondamment. SI LA VICTIME NE RÉPOND PAS : Si la victime est sur Mettre la Pour libérer les voies Le retournement s’effectue du côté le ventre victime sur le respiratoires et vérifier la opposé au regard de la victime. dos respiration • Placer le bras de la victime du côté du retournement au dessus de sa tête et l’autre le long de son corps ; • Se placer ensuite dans une position stable (à genoux ou en trépied) du côté du retournement à une distance suffisante pour ne pas gêner le retournement de la victime ; • Saisir la victime par l’épaule et par la hanche du côté opposé au retournement ; • Retourner doucement la victime au sol jusqu'à ce qu’elle se retrouve sur le côté ; • Lorsque la victime se trouve sur le côté, la main qui était à l’épaule vient saisir la nuque de la victime alors que l’avant bras prend appui sur le dos de la victime ; • Terminer le mouvement de retournement en tirant sur la hanche. La main qui maintient la nuque accompagne le mouvement ; • Retirer délicatement la main sous la nuque. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 8
  10. 10. EXAMINER LA VICTIME POUR FAIRE ALERTER ET SECOURIR (SUITE) SIGNES A QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REPÉRER Quand la victime Libérer les est sur le dos. voies respira- toires : Desserrer ce Pour éviter la gêne des qui entoure : mouvements respiratoires Le cou, la taille Basculer Pour faciliter le passage Le sauveteur se place à côté et à la prudemment la de l'air. tête de la victime tête en arrière. Placer : - la main (côté tête) à plat sur Permet un meilleur contrôle des le front de la victime. mouvements imprimés à la tête. - 2 ou 3 doigts (index, majeur) Afin de ne pas appuyer sur la trachée de l'autre main sur la partie dure de la pointe du menton. Basculer prudemment la tête en La bascule de la tête en arrière et l'inclinant vers l'arrière et simultané- l’élévation du menton entraînent ment, élever le menton pour le faire l’ouverture de la bouche, la remontée avancer de la langue et assurent le passage de l’air dans les voies aériennes. SIGNES A QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REPÉRER RESPIRE-T-ELLE ? Repérer des Une respiration inefficace • Approcher l'oreille près du nez et La présence d’air contenant suffisam- signes visibles ou arrêtée entraîne la la joue près de la bouche de la ment d’oxygène est indispensable à la de respiration mort. victime vie. pendant environ Et 10 secondes. • Regarder se soulever le ventre Pour apprécier l'état de la respiration, et/ou la poitrine de la victime. percevoir le souffle d'air expiré et les bruits normaux ou anormaux de la respiration. Sous la pression du diaphragme, la poitrine se soulève et les viscères poussent la paroi abdominale et le ventre se soulève. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 9
  11. 11. SECOURIR On trouvera ci-après l'ensemble des pages de synthèse correspondant aux différents signes de détresse, chacune d'entre elles est suivie par les fiches décrivant les modalités de mise en œuvre des actions principales préconisées. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 10
  12. 12. LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 11
  13. 13. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT RÉSULTAT A ATTEINDRE : ARRÊTER LE SAIGNEMENT OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE Repérer l'origine du La plaie est accessible et dégagée. COMPRIMER L’ORIGINE DU SAIGNEMENT saignement. Examiner l'état de la Présence de corps étranger ou d’une Appliquer les consignes données par le SAMU – plaie. fracture ouverte. Centre 15 ou définies préalablement par le méde- cin du travail La victime saigne du nez Comprimer la narine, tête en avant Cas particuliers La victime vomit ou crache du sang Autres hémorragies Mettre au repos. Alerter les secours médicalisés ACTION COMPLÉMENTAIRE : ÉVITER UNE AGGRAVATION DE L'ÉTAT DE LA VICTIME QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Faire allonger la victime sur le dos. Pour palier une défaillance de sa Accompagner la victime dans cette circulation sanguine qui pourrait action. Veiller à ce que la tête ne entraîner une chute. heurte pas le sol. Surveiller l’efficacité de la technique Intervenir en cas de persistance ou Le secouriste doit en permanence utilisée. de réapparition du saignement. surveiller l’endroit où se situe la lé- sion. Couvrir la victime sauf la plaie qui Pour éviter qu’elle se refroidisse tout Une couverture ou des vêtements de saigne. en surveillant la plaie. travail peuvent être utilisés. Couvrir de préférence le corps plutôt que les membres si la couverture est trop petite. Réconforter la victime. Pour apprécier sa conscience. Lui parler. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 12
  14. 14. ACTION PRINCIPALE : COMPRIMER L’ORIGINE DU SAIGNEMENT QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION Comprimer l'endroit qui saigne Pour arrêter le saignement abon- A condition que cela n'entraîne pas Des maladies peuvent être trans- jusqu'à la prise en charge par les dant. une augmentation du délai d'inter- mises par le sang en cas de plaie secours spécialisés : vention, prendre si possible toutes même minime des mains du secou- les précautions nécessaires pour riste éviter le contact sanguin : • si le secouriste porte des gants de travail, il les garde pour inter- venir, • si le secouriste ne peut se protéger ou se faire remplacer par une autre personne (de pré- férence un secouriste) protégée et si la victime est en état de le faire, demander à la victime d’appuyer elle-même sur sa plaie. • si le secouriste ne porte pas de Mise en place des gants pendant gants mais qu’il peut se protéger son déplacement si le secouriste avant d’intervenir sans augmen- n'est pas sur le lieu de l'accident. ter son délai d’intervention, il le fait, • si le secouriste ne porte pas de gants, il doit agir immédiatement et se faire remplacer dès que possible par une personne pro- tégée par des gants, feuille de plastique, ou tout autre matériau capable de l'isoler du contact sanguin. Une fois remplacé, le secouriste ira aussitôt se laver et se désinfecter les mains (eau de javel, dakin …) et retirer les vê- tements souillés de sang le plus tôt possible, Avec la main Pour empêcher le sang de couler. Appuyer avec la paume de la Pour exercer une pression suffi- main sur la plaie qui saigne ou sante sur l'ensemble de la plaie. avec un doigt dans le cas d'une très petite plaie. Avec un tampon relais Pour remplacer, dès que possible, En utilisant un tampon relais tout Le volume de ce qui sert de tam- la compression manuelle si le prêt ou improvisé avec un tampon pon permet de concentrer sur la secouriste doit se libérer pour de tissu ou un mouchoir plié main- plaie, la pression exercée par le réaliser une autre action : tenu en place par un lien large. lien. Le lien large répartit la pres- sion sur le pourtour du membre, il • un autre geste vital sur la évite l’effet de garrot. victime ou une autre victime, • alerter s’il est seul. Ne pas serrer trop fort les pre- Ainsi, si le pansement compressif miers tours du lien, mais seule- est trop serré (la main ou le pied ment le dernier, juste ce qui est devient blanc), il n’est pas néces- nécessaire pour arrêter le saigne- saire de défaire tout le lien pour le ment. remettre en place, au risque d’entraîner une nouvelle perte de Si le tampon relais n’arrête pas sang. totalement le saignement abon- dant, il sera complété par la pose d’un second tampon par-dessus le premier pour augmenter la com- pression. En cas d’échec, reprendre la compression manuelle par-dessus les pansements compressifs. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 13
  15. 15. ACTION PRINCIPALE : CAS PARTICULIERS QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION La victime présente une plaie qui saigne abondamment avec un corps étranger ou une fracture ouverte: Appliquer les consignes définies La présence du corps étranger ne Suivre les consignes définies Cette situation nécessite un avis préalablement par le médecin du permet pas la compression locale. préalablement par le médecin du médical indispensable. travail ou données par le SAMU – Le retirer augmenterait le saigne- travail, Centre 15. ment et pourrait aggraver la lésion. ou alerter immédiatement le SAMU – Centre 15 et appliquer les consi- gnes données dans l’attente de l’arrivée des secours. La victime présente un saigne- ment de nez spontané: Comprimer la narine qui saigne. Pour arrêter le saignement. Faire asseoir la victime, tête pen- La tête penchée en avant, associée chée en avant. à la compression de la narine, permet plus facilement d’arrêter le Lui demander de comprimer, saignement. pendant 10 minutes au maximum, La durée de 10 minutes permet au la narine qui saigne avec un doigt. sang de former un caillot. Si le saignement persiste ou se La persistance ou la répétition du reproduit : saignement lui confère un carac- L’avis d’un médecin est nécessaire. tère de gravité La victime présente un saigne- ment de nez suite à une chute ou à un coup: Alerter les secours médicalisés et surveiller la conscience de la victime La victime vomit ou crache du sang ou perd du sang par un orifice naturel: Alerter immédiatement les secours Un saignement de ce type est médicalisés (SAMU – Centre 15) toujours un symptôme grave né- cessitant un traitement d’urgence Mettre la victime au repos. Pour diminuer si possible le sai- Faire allonger la victime. Le repos permet de diminuer le gnement. Si elle ne supporte pas cette posi- rythme cardiaque et de ralentir la tion, l’installer en position assise ou circulation. demi-assise. Si possible, conserver dans un Pour les montrer au médecin. récipient, les crachats ou les vo- missements. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 14
  16. 16. LA VICTIME S’ETOUFFE – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 15
  17. 17. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME S’ETOUFFE RÉSULTAT A ATTEINDRE : DESOBSTRUER LES VOIES AERIENNES OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE DESOBSTRUER un adulte ou un enfant Identifier le niveau de Obstruction totale l’obstruction des voies (Les voies aériennes sont obstruées totale- aériennes chez l’adulte, ment ou presque totalement) DESOBSTRUER un nourrisson l’enfant et le nourrisson. Obstruction partielle METTRE AU REPOS ACTION COMPLÉMENTAIRE : ÉVITER UNE AGGRAVATION DE L'ÉTAT DE LA VICTIME QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Installer la victime au sol, en position Pour éviter une chute consécutive à Accompagner la victime dans cette semi-assise ou la laisser dans la posi- l’état de la victime. action. Veiller à ce que la tête ne tion où elle se sent le mieux. heurte pas le sol si on l’allonge. Couvrir la victime. Pour éviter qu'elle se refroidisse et Une couverture de survie peut être l'isoler de son environnement. utilisée. Couvrir de préférence le corps plutôt que les membres si la couverture est trop petite. Réconforter la victime. Pour rassurer la victime, l'action Lui parler. ayant pu être traumatisante. Demander un avis médical. S’assurer de l’état de la victime Contacter le SAMU – Centre 15 – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 16
  18. 18. ACTION PRINCIPALE : DESOBSTRUER UN ADULTE ET UN ENFANT QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION DÉSOBSTRUCTION chez La victime se présente le plus un adulte ou un enfant souvent assise ou debout : Donner des claques dans le Les claques dans le dos peuvent Laisser la victime dans la position dos provoquer une toux réflexe capable où elle se trouve de débloquer le corps étranger. Se placer sur le coté et légèrement en arrière de la victime, - soutenir son thorax avec une Pour que l’obstacle dégagé sorte main et la pencher en avant, de la bouche plutôt que de retour- ner dans les voies aériennes. - donner de 1 à 5 claques vi- Pour déclencher un réflexe de toux goureuses dans le dos, entre susceptible de débloquer et expul- les deux omoplates, avec le ser le corps étranger qui obstrue plat de l’autre main ouverte, les voies aériennes. - arrêter les tapes dans le dos dès la désobstruction obtenue, - pour l’enfant, la technique peut Placer la tête de l’enfant vers le bas être améliorée en le basculant pour faciliter l’expulsion du corps à plat ventre sur les genoux du étranger. secouriste, tête vers le bas, avant de donner 1 à 5 claques dans le dos. Si ce n’est pas possible, procéder comme Si les claques dans le dos sont chez l’adulte. inefficaces : Réaliser des compressions Comprimer l’air contenu dans les - Se placer derrière la victime, Le corps du SST fait fonction de abdominales : méthode poumons provoque un effet de debout ou accroupi, plan dur et empêche la victime de d’HEIMLICH « piston » capable de débloquer et reculer pendant la manœuvre. d’expulser le corps étranger hors des voies aériennes. - placer une main, poing fermé Le poing horizontal permet de en position horizontale, dos de dégager les avants bras du secou- la main tourné vers le haut, riste de la cage thoracique de la juste au-dessus du nombril et victime et de bien localiser la au dessous du sternum, pression à l’endroit voulu. - l’autre main enveloppe la pre- mière, les avant-bras n’appuyant pas sur les côtes, - tirer franchement en ramenant La poussée crée une surpression le poing en direction de vos dans les poumons susceptible de épaules. faire remonter le corps étranger. - Exécuter jusqu’à 5 fois la ma- Suivant l'importance et la position nœuvre si nécessaire. du corps étranger, plusieurs pres- Si l’obstruction persiste mal- sions successives peuvent être gré tout : nécessaires pour le faire remonter. Donner à nouveau 1 à 5 cla- Idem ci dessus. ques vigoureuses dans le dos puis 1 à 5 compressions ab- dominales et ainsi de suite. Si la victime obstruée devient Commencer par les compres- inconsciente : Pratiquer la RCP sions thoraciques et vérifier la présence de corps étranger dans la bouche avant de souffler. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 17
  19. 19. ACTION PRINCIPALE : DESOBSTRUER UN NOURRISSON QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION DÉSOBSTRUCTION chez un nourrisson Donner des claques dans le dos Les claques dans le dos peuvent Coucher le nourrisson tête penchée Pour que sa tête soit plus basse provoquer une toux réflexe capable en avant, à califourchon sur l’avant que le thorax et faciliter ainsi la de débloquer le corps étranger. bras. sortie du corps étranger. Maintenir la tête avec les doigts de Pour faciliter l’ouverture de la part et d’autre de la bouche, sans bouche appuyer sur la gorge Donner 1 à 5 claques dans le dos, entre les deux omoplates, avec le Si les claques dans le dos sont plat de la main ouverte. inefficaces : Réaliser des compressions Comprimer l’air contenu dans les Placer votre avant-bras contre le thoraciques. poumons provoque un effet de dos de l'enfant et votre main sur sa « piston » capable de débloquer et tête ; le nourrisson est alors entre d’expulser le corps étranger hors vos deux avant-bras et vos deux des voies aériennes. mains. Retourner le nourrisson sur le dos tout en le maintenant fermement. L’allonger tête basse sur votre avant bras et votre cuisse. Effectuer 1 à 5 compressions sur le devant du thorax, avec 2 Les compressions thoraciques sont doigts, au milieu de la poitrine, une très efficaces chez le nourrisson du largeur de doigt au-dessous d’une fait de la grande souplesse du ligne droite imaginaire réunissant thorax. les deux mamelons, sans appuyer Les compressions abdominales ne sur son extrémité inférieure ( la sont pas recommandées car elles position des doigts est identique à peuvent provoquer une lésion des celle des compressions thoraciques organes de l’abdomen. utilisées pour le massage cardia- que chez le nourrisson mais les compressions sont plus lentes et plus profondes que celles réalisées au cours de la RCP). Vérifier l’intérieur de la bouche Si le corps étranger s’y trouve après les 5 claques dans le dos et encore, il faudra le retirer. après les 5 compressions thoraci- ques. Retirer délicatement le corps étran- ger s’il est visible et accessible. Si le corps étranger est expulsé, Pour le calmer parler régulièrement au nourrisson. Si le corps étranger n’est pas expulsé : Donner à nouveau 1 à 5 cla- Pour obtenir une désobstruction Idem ci dessus. ques dans le dos puis 1 à 5 des voies aériennes. compressions thoraciques et ainsi de suite. Commencer par les compres- Si la victime obstruée devient sions thoraciques et vérifier la inconsciente : Pratiquer la RCP présence de corps étranger dans la bouche avant de souffler. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 18
  20. 20. ACTION PRINCIPALE : METTRE AU REPOS QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION En cas d’obstruction partielle : Mettre au repos La victime a du mal à respirer, elle La laisser dans la position dans Pratiquer les techniques de dé- fait des efforts de toux et parfois laquelle elle se sent le mieux, le sobstruction risquerait de mobiliser présente un sifflement respiratoire. plus souvent assis. le corps étranger et de provoquer une obstruction totale des voies aériennes et un arrêt de la respira- Encourager la victime à tousser. Pour rejeter le corps étrange tion. Demander un avis médical au Un suivi médical est quelquefois SAMU - Centre 15. nécessaire. Surveiller la respiration de la vic- Si celle-ci s’arrête, pratiquer les Voire pages précédentes. time manœuvres de désobstruction. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 19
  21. 21. LA VICTIME SE PLAINT DE SENSATIONS PÉNIBLES ET/OU PRÉSENTE DES SIGNES ANORMAUX – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 20
  22. 22. SIGNES REPÉRÉS : LA VICTIME SE PLAINT DE SENSATIONS PÉNIBLES LA VICTIME PRÉSENTE DES SIGNES VISIBLES ANORMAUX RÉSULTAT A ATTEINDRE : METTRE AU REPOS, ECOUTER, QUESTIONNER, APPRECIER L’ETAT DE LA VICTIME AFIN de prendre UN AVIS MEDICAL OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE Apprécier la présence et Les fonctions vitales sont présentes. METTRE AU REPOS l'état des fonctions vita- les. ÉCOUTER, QUESTIONNER, APPRÉCIER l'état de la victime afin de prendre un AVIS MEDICAL ACTION COMPLÉMENTAIRE : AIDER, À SA DEMANDE, LA VICTIME ... QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Aider, à sa demande, la victime : A prendre un médicament. Si possible, vérifier si la posologie Pour respecter la posologie éven- En respectant le mode d'administra- correspond aux dires de la victime. tuellement prescrite ou écrite. tion décrit ou connu de la victime. A prendre du sucre. Pour compenser un éventuel man- De préférence en morceaux. que. Réconforter la victime. Pour éviter que son état ne s'ag- Lui parler. grave et apprécier sa conscience. Être discret dans la transmission des Pour respecter la vie privée de la En ne transmettant les informations informations. victime et le secret médical. qu'au médecin ou aux personnes prenant en charge la victime. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 21
  23. 23. ACTION PRINCIPALE : METTRE AU REPOS. ÉCOUTER, QUESTIONNER, APPRÉCIER l'état de la victime pour AVIS MEDICAL QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION METTRE AU REPOS. Pour permettre d'attendre l'arrivée Lui conseiller de s'allonger Pour palier une défaillance de sa des secours. ou circulation sanguine. respecter la position où elle se sent Pour ne pas aggraver l'état de la le mieux. victime. ÉCOUTER. Pour recueillir et transmettre à un Laisser parler la victime sans La victime exprimera d'elle-même médecin des informations complè- chercher à l'influencer dans ses les troubles qu'elle ressent. tes lors de l'alerte. réponses. La victime se plaint de : • douleurs serrant la poitrine • douleurs intenses à l’abdomen, • mal de tête intense, inhabituel, qui dure ou qui se répète. • gêne respiratoire, • troubles digestifs (nausées) • troubles d'équilibre (vertiges), • angoisses. QUESTIONNER la victime ou son Pour compléter les informations Demander : entourage. recueillies. • Où a-t-elle mal ? • Comment a-t-elle mal ? • Est-ce la première fois ? Il peut s'agir d'un premier malaise • Depuis combien de temps ? ou d'une nouvelle manifestation. • Suit-elle un traitement ? • A-t-elle été récemment malade ou hospitalisée ? APPRÉCIER les signes anormaux, Pour être renseigné sur son état de Observer la présence de l'état des fonctions vitales et la conscience, sa ventilation, sa • signes cutanés (pâleur intense, possibilité de mouvement. circulation, sa possibilité de bou- sueurs abondantes), ger. • troubles du comportement • paralysie (membres ou visage), • troubles digestifs visibles (vomis- sements), • troubles de la parole, • agitation, • pâleur de la face interne des lèvres – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 22
  24. 24. LA VICTIME SE PLAINT DE BRÛLURES – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 23
  25. 25. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME SE PLAINT DE BRÛLURES RÉSULTAT A ATTEINDRE : EMPÊCHER L'AGGRAVATION DE LA BRÛLURE OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE Brûlure provoquée par le feu ou la ARROSER POUR ÉTEINDRE si nécessaire ET chaleur. REFROIDIR Déterminer l'origine de la brûlure. Brûlure provoquée par contact avec ARROSER POUR RINCER, un produit corrosif ou irritant. DÉSHABILLER Brûlure d'origine électrique SUIVRE LES CONSEILS DES SECOURS Cas particuliers MÉDICALISÉS Brûlure interne par inhalation ou Mettre la victime en position d'attente. ingestion de substance corrosive ou Suivre les conseils des secours médicalisés irritante. ACTION COMPLÉMENTAIRE : ÉVITER UNE AGGRAVATION DE L'ÉTAT DE LA VICTIME UNE FOIS LE TRAITEMENT À L’EAU TERMINÉ QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Faire allonger la victime. Pour éviter une chute consécutive à Accompagner la victime dans cette l’état de la victime. action. Veiller à ce que la tête ne heurte pas le sol. Couvrir la victime. Pour éviter qu'elle se refroidisse et Une couverture de survie peut être l'isoler de son environnement. utilisée. Couvrir de préférence le corps plutôt que les membres si la couverture est trop petite. Réconforter la victime. Pour rassurer la victime, l'action Lui parler. ayant pu être traumatisante. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 24
  26. 26. ACTION PRINCIPALE : ARROSER POUR ÉTEINDRE si nécessaire et REFROIDIR QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION REFROIDIR EN ARROSANT LA Pour empêcher la chaleur de Sans perdre de temps, profiter si PARTIE BRÛLÉE. pénétrer plus profondément dans possible de la mobilité de la victime les tissus et pour calmer la douleur. pour la mener à un point d'eau courante (douche ou robinet) à défaut utiliser un récipient adapté contenant de l'eau froide. Arroser à l'eau froide, Froide pour absorber les calories, et calmer la douleur. courante Courante pour entraîner la chaleur en dehors du corps. et à faible pression la partie Faible pression pour ne pas brûlée provoquer de lésions supplémen- taires de l'épiderme et éviter la douleur. ou Immerger la partie brûlée dans le récipient contenant de l'eau froide ou Verser doucement et régulière- ment le contenu du récipient sur la partie brûlée. La durée de l'arrosage sera fonc- tion de la température de l'eau disponible. En hiver, lorsque l'eau à l'extérieur Le maintien prolongé d'une per- est très froide, maintenir la partie sonne sous l'eau trop froide peut brûlée sous l'eau tant que la provoquer un abaissement néfaste victime le supporte. de la température de son corps. Autrement, la durée de l’arrosage sera maintenue jusqu’à l’obtention d’un avis médical. Cela ne sert à rien, et l’on risque Ne pas déshabiller la victime. d’arracher la peau collée aux vêtements. L’utilisation de ces matériels est L'utilisation de couvertures ou laissée à l’appréciation du mé- de compresses imprégnées de decin du travail. gel d'eau peut remplacer avanta- geusement l'arrosage de la brûlure, sans présenter le risque de trop refroidir la victime. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 25
  27. 27. ACTION PRINCIPALE : ARROSER POUR RINCER, DÉSHABILLER QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION RINCER EN ARROSANT LA Pour empêcher le produit chimique Sans perdre de temps, profiter si Les premières secondes sous l'eau PARTIE MOUILLEE OU de pénétrer plus profondément possible de la mobilité de la victime vont permettre d'éliminer le produit IMPREGNEE DE PRODUIT dans les tissus. pour la mener à un point d'eau en grande partie. CHIMIQUE ET DÉSHABILLER. courante (douche, robinet ou dispositif prévu à cet effet) à défaut et dans un premier temps utiliser un récipient contenant de l'eau. Arroser à l'eau Courante pour diluer et entraîner courante le produit. et à faible pression la partie Faible pression pour ne pas brûlée provoquer de lésions supplémen- taires de l'épiderme et éviter la douleur. ou Verser doucement et régulière- ment le contenu du récipient sur la partie brûlée ou Immerger cette dernière dans l'eau. Déshabiller immédiatement la Les vêtements imprégnés empê- victime des vêtements et sous- chent l’élimination du produit vêtements imprégnés de produit chimique au contact de la peau. ainsi que tous ceux qui sont imbi- bés par l'eau de rinçage tout en continuant l'arrosage. Ne pas oublier de retirer les chaus- Les chaussures se remplissent sures. d’eau de rinçage contenant du produit et les pieds peuvent être brûlés. L'arrosage sera dans tous les cas L'élimination de certains produits poursuivi jusqu'à l'arrivée des chimiques nécessite un long temps secours. d'arrosage. Si l'eau disponible est très froide Afin d’éviter un refroidissement trop (en hiver, à l'extérieur) on laissera important de la victime. la victime sous cette eau le temps de préparer, dans un autre lieu une douche tempérée, pour y poursuivre l'arrosage. L'utilisation de produits, en L’utilisation de ces produits est douche portable ou en aérosol, laissée à l’appréciation du mé- capables de capturer et d'élimi- decin du travail. ner les substances corrosives ou irritantes peut remplacer plus efficacement l'eau de rinçage. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 26
  28. 28. ACTION PRINCIPALE : CAS PARTICULIERS QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION La victime présente une brûlure d'origine électrique : Mettre la victime au repos. Le choc électrique, s'il n'a pas La mise au repos de la victime va provoqué d'arrêt cardio- entraîner un ralentissement bénéfi- respiratoire, a sans doute perturbé que et récupérateur des fonctions momentanément son bon fonction- vitales. nement. Demander un avis médical Le médecin peut proposer une Suivre les consignes données par Cette situation nécessite un avis conduite à tenir spécifique, en le médecin. médical indispensable. attendant l'arrivée des secours. La victime a inhalé ou ingéré des substances irritantes ou corros- ives Placer la victime en position demi- Cette position facilite la respiration. assise si elle a du mal à respirer. Alerter les secours médicalisés, Le médecin peut proposer une Suivre scrupuleusement les consi- Seules les consignes du méde- leur donner si possible la nature du conduite à tenir spécifique, en gnes du médecin. cin des urgences ou les consi- produit et suivre leurs conseils. fonction de la nature du produit, en gnes spécifiques préalables du attendant l'arrivée des secours. médecin du travail doivent être appliquées. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 27
  29. 29. LA VICTIME SE PLAINT D'UNE DOULEUR EMPÊCHANT CERTAINS MOUVEMENTS – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 28
  30. 30. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME SE PLAINT, ELLE NE PEUT EFFECTUER CERTAINS MOUVEMENTS RÉSULTAT A ATTEINDRE : ÉVITER TOUTE AGGRAVATION DE LA FRACTURE SUPPOSEE OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE Membres. Éviter toute manipulation intempestive. Déterminer la localisa- tion possible de la frac- Dos et nuque. Respecter la position prise par la victime. ture ou de l'atteinte arti- culaire. Tête. Maintenir la tête. ACTION COMPLÉMENTAIRE : ÉVITER UNE AGGRAVATION DE L'ÉTAT DE LA VICTIME QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Couvrir la victime. Pour éviter qu'elle se refroidisse et Un vêtement ou une couverture de l'isoler de son environnement. survie peuvent être utilisés. Ne pas couvrir la fracture supposée. Couvrir de préférence le corps plutôt que les membres si la couverture est trop petite. Surveiller la victime. Repérer une aggravation de son état. Réconforter la victime. Pour rassurer la victime, l'action Lui parler régulièrement. ayant pu être traumatisante. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 29
  31. 31. ACTION PRINCIPALE : ÉVITER TOUTE MANIPULATION INTEMPESTIVE QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION Éviter les manipulations et les Tout mouvement intempestif peut Respecter la position prise par la La victime prend souvent la posi- mouvements inutiles. provoquer une aggravation de l'état victime. tion où elle souffre le moins. de la victime. La fracture simple peut se trans- former en fracture avec déforma- tion ou en fracture ouverte ou plus grave encore, en fracture ouverte avec saignement abondant. Si le membre atteint est bougé ou Ne pas mobiliser le membre déplacé, cela fait souffrir la victime. Demander à la victime de ne pas Pour éviter de faire souffrir la atteint. bouger. victime. Pour éviter tous mouvements. Pour le dos, la nuque ou la tête, Le sauveteur étant à genoux Pour éviter toute lésion de la en plus, maintenir la tête. derrière le blessé, maintient la tête moelle épinière. de la victime avec ses deux mains placées de chaque côté de celle-ci et lui demande de ne pas bouger. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 30
  32. 32. LA VICTIME SE PLAINT D'UNE PLAIE QUI NE SAIGNE PAS ABONDAMMENT – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 31
  33. 33. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME SE PLAINT ET PRÉSENTE UNE PLAIE QUI NE SAIGNE PAS ABONDAMMENT RÉSULTAT A ATTEINDRE : ÉVITER TOUTE AGGRAVATION DE LA PLAIE OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE PLAIES GRAVES. METTRE LA VICTIME EN POSITION D'AT- Déterminer l'origine et Cas particulier : présence d'un corps TENTE l'importance de la plaie. étranger dans la plaie. SECTION DE MEMBRE CONDITIONNER LE SEGMENT SECTIONNE PLAIES SIMPLES NETTOYER ET PROTÉGER LA PLAIE ACTION COMPLÉMENTAIRE : S'ASSURER QUE LA VICTIME EST À JOUR DE SA VACCINATION CONTRE LE TÉTANOS QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? La questionner. Pour éviter des complications se- Lui demander si elle est vaccinée condaires graves. contre le tétanos depuis moins de 5 ans. Dans la négative, conseiller à la vic- time d’aller consulter un médecin. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 32
  34. 34. ACTION PRINCIPALE : METTRE EN POSITION D'ATTENTE QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION Plaie au thorax : Respecter la position prise par la Caler si nécessaire. Pour le confort de la victime. victime si elle s'y sent bien ou Lui proposer la mise en position Pour faciliter la respiration et Le sauveteur aide la victime à se Cette position facilite les mouve- demi-assise. soulager la douleur. mettre en position demi-assise. ments de la cage thoracique et Le dos de la victime étant maintenu évite un éventuel encombrement par : des voies respiratoires. - les cuisses du sauveteur, - une chaise, un mur - une couverture pliée et roulée. Plaie à l'abdomen : Respecter la position prise par la Caler si nécessaire. Pour le confort de la victime. victime si elle s'y sent bien ou Lui proposer la position à plat dos, Pour éviter l'aggravation de son Le sauveteur aide la victime à Cette position empêche les viscè- cuisses et genoux fléchis. état et soulager sa douleur. s'allonger à plat dos, cuisses et res de peser sur la plaie, détend la genoux fléchis. Si possible, les musculature abdominale et diminue caler dans cette position la douleur. Plaie à l'œil : Mise en position à plat dos, tête Pour éviter l'aggravation de l'état Le sauveteur aide la victime à Cette position évite une aggrava- calée. de la victime. s'allonger à plat dos, tête mainte- tion éventuelle de la lésion et que nue immobile et demande à la l’œil se vide de son contenu. victime de fermer les yeux. Cas particulier : présence d'un corps étranger dans la plaie. Laisser le corps étranger inclus Pour éviter tout risque de saigne- dans la plaie. ment abondant et d'aggravation des lésions internes. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 33
  35. 35. ACTION PRINCIPALE : CONDITIONNER LE SEGMENT SECTIONNE QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION CONSERVER LE SEGMENT Pour augmenter les chances de Récupérer le segment sectionné. SECTIONNE À BASSE succès d’une réimplantation. TEMPÉRATURE. • Le placer dans un sac plasti- Afin qu’il n’y ait aucun contact avec que propre qui sera fermé de la glace ou l’eau. façon étanche. • Le déposer dans un récipient Le fait de descendre la température contenant des glaçons ou de du segment à quelques degrés au- l'eau fraîche ( température in- dessus de zéro ralentit la vie des férieure à 15°C). cellules et donne un délai de trois à • Intercaler un linge entre le sac six heures pour pratiquer une et les glaçons réimplantation. Utiliser, s'il existe dans l'entre- prise, le matériel spécialement conçu pour le conditionnement des segments de membre sec- tionné. ACTION PRINCIPALE : NETTOYER ET PROTÉGER LA PLAIE QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION NETTOYER Pour éviter l'infection. Se laver les mains avec de l’eau et Cette situation ne présente pas un du savon. caractère d’urgence, le secouriste doit se protéger en portant des Prendre toutes les mesures de gants (vinyle). protections efficaces pour éviter le contact sanguin. ET Nettoyer la plaie en imbibant des L'eau savonneuse suffit à rendre la compresses avec de l'eau et du plaie propre et éliminer la plupart savon ou sur conseil médical des germes qui pourraient pénétrer utiliser un antiseptique non coloré. dans la plaie. Le nettoyage se fera de l'intérieur Pour éviter de réintroduire des de la plaie vers l'extérieur, en saletés dans la plaie. changeant à chaque fois de com- presse. PROTÉGER LA PLAIE. Pour éviter de souiller à nouveau la Bien sécher la peau avant d'appli- Pour que le pansement adhère plaie. quer le pansement. mieux. Appliquer un pansement adhésif Le pansement préserve la plaie du tout prêt, une compresse ou un milieu ambiant. linge propre. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 34
  36. 36. LA VICTIME NE RÉPOND PAS, MAIS ELLE RESPIRE – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 35
  37. 37. SIGNE REPÉRÉ : LA VICTIME NE RÉPOND PAS MAIS ELLE RESPIRE RÉSULTAT A ATTEINDRE : LUI PERMETTRE DE CONTINUER A RESPIRER OBSERVATION CONSTAT DE L'OBSERVATION. ACTION PRINCIPALE PRÉALABLE TENIR COMPTE DE La victime est sur le dos MISE SUR LE COTE (P.L.S.). L’ETAT ET DE LA POSITION DE LA VICTIME. Cas particuliers La victime est une femme enceinte MISE SUR LE COTE (Spécificités). La victime présente des traumatis- mes. La victime présente des convulsions ACTION COMPLÉMENTAIRE : ÉVITER UNE AGGRAVATION DE L'ÉTAT DE LA VICTIME QUE FAIRE ? DANS QUEL BUT ? COMMENT LE FAIRE ? Couvrir la victime. Pour éviter qu'elle se refroidisse. Une couverture ou des vêtements de travail peuvent être utilisés. Couvrir de préférence le corps plutôt que les membres si la couverture est trop petite. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 36
  38. 38. ACTION PRINCIPALE : MISE SUR LE COTE QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION Quelle que soit l'origine de Pour préparer la mise sur le côté l'accident, y compris chute de de la victime : hauteur ou victime éjectée dans Retirer les lunettes de la victime si Afin de ne pas blesser la victime. un accident de la circulation : elle en porte. Rapprocher, si nécessaire, ses Rend la mise sur le côté plus facile. jambes côte à côte. METTRE LA VICTIME SUR LE Pour éviter que la victime ne Placé du côté où l'on va tourner la Rend la mise sur le côté plus facile COTE s’étouffe et pour faciliter victime, le secouriste écarte le bras et le mouvement plus régulier. (Position latérale de sécurité PLS). l’évacuation de liquides éventuels le plus proche, à angle droit du (salive, sang, régurgitations…). corps, en le faisant glisser au sol. Plier ensuite son coude tout en Évite de traumatiser l’articulation gardant la paume de sa main de l’épaule et facilite la circulation tournée vers le haut. sanguine dans le membre. Le secouriste s'agenouille au niveau de la taille. Avec sa main du côté de la tête, il Le maintien de la main de la vic- saisit le bras opposé de la victime, time contre son oreille permet place le dos de sa main contre son d’accompagner le mouvement de oreille, côté secouriste. la tête et de diminuer la flexion de la colonne cervicale. Avec l'autre main il attrape la jambe La saisie de la jambe au niveau du opposée, juste derrière le genou, la genou permet de l’utiliser comme relève tout en gardant le pied au « bras de levier », facilitant la mise sol. sur le côté de la victime. Il recule ses genoux jusqu’à Pour que la victime ne vienne pas l’aplomb du coude de la victime. buter contre ses genoux. Le secouriste maintient le dos de la Pour respecter l’axe de la colonne main de la victime pressée contre cervicale. son oreille et accompagne le mouvement de la tête au cours de la mise sur le coté. Il tire sur la jambe relevée, la Pour basculer la victime sur le coté victime est ainsi tournée sur le côté. Il dégage doucement sa main qui Pour ne pas entraîner la main de la est sous la tête de la victime en victime et éviter toute mobilisation maintenant son coude avec la main de sa tête qui tenait le genou Le secouriste amène le genou vers Pour caler le bassin en maintenant lui repliant ainsi la jambe à angle la rectitude du tronc et stabiliser la droit avec la hanche. position. Il ouvre la bouche de la victime Pour faciliter l’évacuation de liqui- avec le pouce et l’index d’une des éventuels (salive, sang, régur- main, sans mobiliser la tête. gitations...). Il place en permanence une main Pour contrôler la présence de la sur le ventre de la victime. respiration. – FORL – SST/CVZ -01/02/2008 37
  39. 39. ACTION PRINCIPALE : MISE SUR LE COTE : CAS PARTICULIERS QUE FAIRE ? POURQUOI LE FAIRE ? COMMENT LE FAIRE ? JUSTIFICATION .Pour le nourrisson et l’enfant : - Mettre la victime sur le côté. Pour éviter que la victime ne La mise sur le côté est identique à s’étouffe. celle de l’adulte. Pour la femme enceinte : - Mettre la victime en PLS de Pour éviter l’apparition possible La mise sur le côté est identique à préférence sur le côté gauche. d’une détresse par compression de celle décrite précédemment. certains vaisseaux sanguins de l’abdomen. Pour un traumatisé (lésion thoraci- que ou des membres) : - Mettre de préférence la Pour immobiliser le côté atteint et La mise sur le côté est identique à victime en PLS sur le côté at- laisser libre le côté sain. celle décrite précédemment. teint. La victime inconsciente présente des convulsions : - Pendant la durée des convul- Pour éviter que la victime se Déplacer les éléments dangereux sions, ne pas toucher la vic- blesse. qui peuvent être dÀ

×