CHAPITRE 7 : LA DESCRIPTION DE LA PRIÈRE 
- Dans toute adoration il y a deux conditions obligatoires: 
* La sincérité enve...
إين هََّا لَنْ تَتيمَّ صَلََ ةُ أَحَ يِكُمْ حَتََّّ يُسْبيغَ الْوُضُوء « : وَليلنَّسَايِيِّ , وَأَيبِ دَاوُدَ يمنْ حَ يِي ...
Il est interdit de dire Âllahou akbar, ni Allahou âkbar, ni Allahou akbâr, tout ceci si quelqu’un le fait le takbir n’est ...
Et il est interdit de réciter le Coran en inclinaison (hadith 230). 
Il est recommandé dans l’inclinaison d’avoir le dos d...
Il est confirmé du prophète عليه الصلاة والسلام la défense de poser les bras sur le sol pendant la prosternation comme le ...
Ainsi c’est ce que font les enseignants en posant des questions et en laissant les élèves répondre avec des erreurs, pour ...
Il y a une deuxième façon de faire le tawarrouk : c’est étaler le pied gauche et le pied droit et les faire sortir du coté...
Le plus juste est de pratiquer l’acte d’une façon parfois et d’une autre façon parfois, car si on pratique une seule façon...
5. il y a l’attention du prophète عليه الصلاة والسلام à enseigner à la communauté, et sa modestie car dès que Aboû Hourayr...
Et il y a un hadith similaire d’Abî Sa’îd - رضي هاللّ تعالى عنه – remontant au prophète عليه الصلاة والسلام et rapporté pa...
- َ كَُِّج َ لَاَعَ تَو : « Al djaddou » veut dire ici la grandeur et le pouvoir, et pas le grand-père. Donc la grandeur d...
2. « et la récitation avec la parole « َيْيمَلاَعْلا ِّ بَر يهَّليل ُِْمَْلَْا » : ‘Âicha n’a pas évoqué ici dou’â al isti...
Hadith 216 : 
On rapporte de Ibni ‘Oumar - رضي هاللّ تعالى عنهما - que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – lever les mains...
Hadith 217 : 
On rapporte de Wâ-il Ibni Houdjr - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai prié avec le prophète 
- صلى ا...
Même le ma°moûm il lui est obligatoire de réciter la fâtiha, sinon sa prière est nulle, sauf s’il vient et que l’imam est ...
.» لَِ يََْهَرُونَ بيبيسْيم اللَّيه الرَّحَْْ ي ن الرَّي حيمي « : وَيفِ يروَايَةٍ يلَِحَْْ , وَالنَّسَايِيِّ وَابْ ي ن خُز...
basmalah ne fait pas partie de la fâtiha, avec comme preuve le hadith authentique où Allah dit : “J’ai partagé la prière e...
جَاءَ رَجُل إيلََ النَّيبِِّ صلى الله عليه وسلم فَ قَالَ « : وَعَنْ عَبْ يِ اللَّيه بْ ي ن أَيبِ أَوْفََ -رَ ي ضيَ اللَّهُ...
Certains savants ont donné la préférence au hadith de Abî Qatâdah car il est rapporté par Al Boukhârî et Mouslim alors que...
Il est bien de réciter parfois des sourates qui font partie de “ tiwâl al mouffassal ” dans la prière du maghrib : comme l...
On rapporte de Houdhayfa - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai prié avec le prophète - صلى اللّ عليه و سلم –, il n’...
prière à voix haute, car s’il fait cela il n’écoutera pas la lecture de l’imam → voir l’explication de zâd al moustaqni’) ...
Chap 7   la description de la priere
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Chap 7 la description de la priere

  1. 1. CHAPITRE 7 : LA DESCRIPTION DE LA PRIÈRE - Dans toute adoration il y a deux conditions obligatoires: * La sincérité envers Allah c’est à dire ne viser avec l’adoration que le visage d’Allah et la demeure de l’au delà. Ce sont ceux qui parlent du “tawhid” qui parlent de cette condition. * Le suivi (al moutâba’ah) du prophète عليه الصلاة والسلام . Ce sont les gens du fiqh qui parlent de cette condition. Et il n’est possible de suivre le prophète عليه الصلاة والسلام qu’en sachant comment il fait. Et c’est pour cela que les savants du fiqh parlent de “sifatoul woudoû” (la description du woudoû), “sifatou-salâh” (la description de la prière), “sifatoul hadjj” : tout cela pour réaliser le suivi du prophète عليه الصلاة والسلام . Le prophète عليه الصلاة والسلام a prié et il disait “priez comme vous m’avez vu prier”. Hadith 210 : On rapporte d’Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – a dit : « Lorsque tu te lèves pour la prière accomplit correctement les ablutions, puis dirige-toi vers la qibla et fais le takbîr (d’entrée) ; puis récite du Coran ce dont tu es capable ; puis incline-toi et marque une pause, puis lève-toi jusqu’à ce que tu sois bien droit, puis prosterne-toi et marque une pause, puis relève-toi et reste assis et marque une pause, puis prosterne-toi et marque une pause ; puis fais cela dans toute ta prière ». [Hadith rapporté par les sept, et la version citée est celle d’Al Boukhâri]. Ibnou Mâdjah rapporte dans une chaîne de transmission de Mouslim : « Jusqu’à ce que tu sois debout en marquant une pause ». Il y a une version similaire dans le hadith de Rifârah rapporté par Ahmed et Ibnou Hibbân, et on trouve dans la version de Ahmed : « Redresse ton buste jusqu’à ce que les os se remettent en place ». Annasâ-i et Aboû Dâwoûd rapportent dans le hadith de Rifâ’ah Ibni Râfi’ : « La prière de chacun d’entre vous ne sera pas complète jusqu’à ce qu’il fasse les ablutions correctement comme lui a ordonné Allah, puis qu’il fasse le takbir, et loue Allah, et le vante ». On y trouve également : « Si tu as quelque chose du Coran récites, sinon fais le tahmîd d’Allah (la parole al hamdou lillèh), le takbîr (la parole Allahou akbar), le tahlîl (la parole lâ ilâha illallâh) ». Aboû Dâwoûd rapporte également : « Puis récites la mère du Livre (al fâtiha) et ce qu’Allah veut ». Ibnou Hibbân rapporte également : « Puis ce que tu veux (du Coran) ». إيذَا قُمْتَ إيلََ الصَّلََةي فَأَسْبييغ « : عَنْ أَيبِ هُرَيْ رَةَ رضي الله عنه أَنَّ النَّيبَِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ا لْوُضُوءَ , ثَُُّ ايسْتَ قْبييل ا لْيقبْ لَةَ , فَكَبِّ رْ , ثَُُّ اق رَأْ مَا تَ يَسَّرَ مَعَكَ يمنَ الْقُرْآ ي ن , ثَُُّ ايرْكَعْ حَتََّّ تَطْمَئينَّ رَاكيعًا , ثَُُّ ايرْفَعْ حَتََّّ تَ عْتَ يِلَ قَايِمًا , ثَُُّ اسْجُ حَتََّّ تَطْمَئينَّ سَاي ج اًِ , ثَُُّ ايرْفَعْ حَتََّّ تَطْمَئينَّ جَاليسًا , ثَُُّ اسْجُ أَخْرَجَه السَّبْ عَةُ , وَاللَّفْظُ ليلْبُخَايريِّ .» حَتََّّ تَطْمَئينَّ سَاي ج اًِ , ثَُُّ افْ عَلْ ذَليكَ يفِ صَلََتيكَ كُلِّهَا .» حَتََّّ تَطْمَئينَّ قَايِمًا « : وَيلِبْ ي ن مَاجَهْ بييإسْنَايد مُسْليمٍ فَ أَقيمْ صُلْبَكَ حَتََّّ تَ رْي جعَ الْعيظ امُ « : وَيمثْ لُهُ يفِ حَ يِي ي ث يرفَاعَةَ ي عنْ أَحَْْ وَابْ ي ن ي حبَّانَ , وَيفِ لَفْظٍ يلَِحَْْ .»
  2. 2. إين هََّا لَنْ تَتيمَّ صَلََ ةُ أَحَ يِكُمْ حَتََّّ يُسْبيغَ الْوُضُوء « : وَليلنَّسَايِيِّ , وَأَيبِ دَاوُدَ يمنْ حَ يِي ي ث يرفَاعَةَ بْ ي ن رَافيعٍ .» كَمَ ا أَمَرَهُ اللَّهُ , ثَُُّ يُكَبِّ رَ اللَّهَ , وَيََْمَ هَُِ , وَي ثُْينَِ عَلَيْيه .» فَيإنْ كَانَ مَعَكَ ق رُْآ ن فَاقْ رَأْ وَإيلَِّ فَاحَْْ يِ اللَّهَ , وَكَبِّ رْهُ , وهلِّلْهُ « : وَفييهَا .» ثَُُّ اقْ رَأْ بيأُمِّ ا لْقُرْآ ي ن وَيبَِا شَاءَ اللَّهُ « : وَيلَِيبِ دَاوُدَ .» ثَُُّ يبَِا ي شئْتَ « : وَيلِبْ ي ن ي حبَّانَ L’auteur a commencé par ce hadith qui est connu chez les savants come le hadith du “Moussî-i fî salâtih” (celui qui a mal agi dans sa prière) : un homme est venu et a prié une prière dans laquelle il ne marquait pas de pause, puis il est venu au prophète عليه الصلاة والسلام alors qu’il était dans la mosquée avec ses compagnons ; il le salua, le prophète عليه الصلاة والسلام lui rendit le salut et lui dit “Retourne et prie car tu n’as pas prié”, car le prophète عليه الصلاة والسلام l’a observé et il a vu qu’il ne marquait pas de temps d’arrêt. 1. celui qui ne marque pas de pause dans sa prière, la présence de cette prière est comme son absence, et donc il lui a dit “tu n’as pas prié” c’est à dire « tu n’as pas prié une prière t’acquittant de ton devoir et qui soit valable comme prière obligatoire ». Alors l’homme est revenu et a prié mais de la même façon que la première fois car c’était un ignorant, puis il est revenu et a salué le prophète عليه الصلاة والسلام , qui lui a rendu le salut et lui a dit “retourne et prie car tu n’as pas prié”, alors il est retourné et a prié de la même façon que la première fois sans marquer de pause, puis il est revenu chez le prophète عليه الصلاة والسلام qui lui a dit “retourne car tu n’as pas prié” ; alors l’homme dit “Par celui qui t’a envoyé avec la vérité je ne sais pas faire mieux que cela, alors enseigne-moi”. Lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام a vu qu’il avait vraiment besoin d’enseignement et qu’il était motivé à apprendre, il lui a enseigné 2. il lui a dit : « Lorsque tu te lèves pour prier, accomplis parfaitement les ablutions » c’est à dire fait des ablutions complètes, et le prophète عليه الصلاة والسلام n’a pas montré la description du woudoû car elle était connue. “Puis dirige toi vers la qibla et fait le takbîr”. C’est la preuve que la prière sans woudoû n’est pas valable. Le prophète عليه الصلاة والسلام a dit : « Allah n’accepte pas la prière de l’un d’entre vous s’il a perdu les ablutions jusqu’à ce qu’il fasse les ablutions » الَ يا قْبالُ اللَّهُ ا صالَةا أا ا حدِكُمْ إِذاا أاحْ ا د ا ث ا حتَّى يا تا اوضَّ أا - Si quelqu’un prie sans woudoû volontairement, sa prière est nulle et il est dans le péché, et certains savants ont dit que le fait de prier sans woudoû volontairement est une apostasie de l’islam et une mécréance et la personne doit renouveler son islam et faire le ghousl, car c’est une moquerie d’Allah. - Si quelqu’un prie sans woudoû par oublie : s’il s’en souvient, il fait ses ablutions et refait sa prière. - Si quelqu’un prie sans woudoû par ignorance (exemple : il a mangé de la viande de chameau mais ne savait pas que cela annulait les ablutions, puis ceci lui montré), il doit faire le woudoû et refaire la prière, car le woudoû est une condition de validité de la prière 3. “ Puis dirige toi vers la qibla et fait le takbir ” : - Se diriger vers la qibla est une condition de validité de la prière (voir chapitre 3). - Le takbir d’entrée en prière est un pilier de la prière (fard) ; il est impossible d’entrer en prière sans lui. “Kabbir” veut dire “dis Allahou akbar”. Le takbîr doit se faire obligatoirement de cette façon. Et si on dit Allahou a’dham ou Allahou adjjal ou Allahou a’lam, ce n’est pas valable et la prière n’est pas valable
  3. 3. Il est interdit de dire Âllahou akbar, ni Allahou âkbar, ni Allahou akbâr, tout ceci si quelqu’un le fait le takbir n’est pas valable. Il est également interdit de dire Allaha akbar car le sens change clairement, donc la prière n’est alors pas valable. Ceci également dans al adhane, al iqâma, et les takbîr de la prière, si on le dit de cette façon ce n’est pas comptabilisé. Il est sounna dans ce takbir (d’entrée en prière) de lever les mains à la hauteur des épaules ou des lobes des oreilles ou au sommet des oreilles, comme celà est venu dans la sounna. Le début du lever des mains est avec le début du takbir ; et si on veut on lève les mains puis on fait le takbir ; et si on veut on fait le takbir et après l’avoir complètement prononcé on lève les mains : Tout ceci est sounna. Après ceci on met la main droite sur le bras droit, sur la poitrine, par humilité devant Allah, et il ne convient pas de les mettre sous le nombril car le hadith n’est pas authentique, ni sur le nombril car le hadith n’est pas authentique ; et le plus proche est le hadith de Wâ-il ibni Houdjr disant que le prophète عليه الصلاة والسلام les mettait sur sa poitrine 4. “ Puis récite du Coran ce dont tu es capable ” : le prophète عليه الصلاة والسلام n’a pas désigné ce qu’il récite car c’était un ignorant qui ne savait pas ; et dans certaines versions il lui a dit de réciter la fâtiha. Si cette version est valable c’est clair, et si elle n’est pas valable, de nombreux dalils montrent qu’il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas la fâtiha. On la lit dans chaque rak’a que l’on soit imam, ma°moum (dirigé), mounfarid (prieur seul) ; et que ce soit dans la prière obligatoire ou la prière nâfilah. Et même dans la prière à voix haute si on est avec un imam, on doit obligatoirement la réciter, même si l’imam récite, car ceci est un cas à part, car le prophète عليه الصلاة والسلام a prié le fadjr et ses compagnons récitaient derrière lui, lorsqu’il termina il dit “ne le faites pas sauf pour “oummoul Qour-an” (al fâtiha) car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas”. La fâtiha n’est abandonnée que si on arrive et que l’imam est incliné : on fait le takbir d‘entré debout puis on s’incline ; la preuve de ceci est le hadith de Abou Bakrah (ra) (hadith 333) : le prophète عليه الصلاة والسلام ne lui a pas ordonné de refaire la rak’a. Si on ne connait pas la fâtiha mais on connait quelque chose d’autre du Coran, on récite quelque chose d’équivalent (en longueur) du Coran. Et si on ne connait rien du Coran, on fait le tahmîd d’Allah (la parole al hamdou lillèh), le takbîr (la parole Allahou akbar), le tahlîl (la parole lâ ilâha illallâh), comme cela est venu dans la sounnah 5. “ Puis incline toi et marque une pause en étant incliné ” : le roukoû’ c’est le fait que la personne incline son dos et qu’il s’appuie sur ses mains posées sur ses genoux, et c’est une preuve de glorification d’Allah. Et donc il est légiféré à l’homme de dire pendant le roukoû’ “Soubhâna Rabiyal ’adhîm”. La parole ا حتَّى تاطْ ا مئِنَّ اراكِعًا : Les savants ont dit que la “Touma°nînah” est le repos (l’inaction) des membres. Les savants ont dit que le minimum obligatoire dans l’inclinaison est le fait de s’incliner au point qu’il soit possible pour un homme ayant la longueur des bras normale (ni très courtes ni très longues) de toucher ses genoux avec ses mains. D’autres savants ont dit qu’il faut qu’il soit plus proche de l’inclinaison complète que de la position debout complète. Au moment de s’incliner la sounna est de lever les mains à la hauteur des épaules, puis de les poser sur les genoux en ayant les doigts écartés, et de dire « Soubhâna Rabiyal ’adhîm » سُبْ ا حا ا ن اربِّ ا ي الْاعظِيمِ et de répéter cette parole 3 fois, 5 fois ou 7 fois et de dire également “Soubhânakallâhoumma rabannâ wabihamdik Allâhoumma-ghfirlî” سُبْ ا ح انا ا ك اللَّهُمَّ اربَّ ناا اوبِ ا حمْدِ ا ك , االلَّهُمَّ اغْفِرْ لِي et de dire également “Soubboûhoun qouddoûsoun rabboul malâ-ikati warroûh” سُبُّوحٌ قُدُّوسٌ اربُّ الْ ا مالَئِ ا كةِ اوالرُّوحِ .
  4. 4. Et il est interdit de réciter le Coran en inclinaison (hadith 230). Il est recommandé dans l’inclinaison d’avoir le dos droit et non courbé, et que la tête soit alignée avec le dos, il ne faut ni la lever, ni l’abaisser. Et le fait d’avoir le dos droit est une sounna, le prophète عليه الصلاة والسلام alignait son dos au point que si l’on versait de l’eau dessus elle serait restée stable. 6. “ Puis relèves-toi jusqu’a ce que tu tiennes debout complètement ” : c’est à dire relève-toi de l’inclinaison. Lorsqu’on se relève on dit “Sami’allâhou limane hamidèh” ا سمِ ا ع اللَّهُ لِ ا منْ ا حمِ ا ده si on est imam ou un prieur isolé. Quant au ma°moûm il dit à la place “rabbanâ walakal hamd” اربَّ ناا اولا ا ك الْ ا حمْدُ d’après le hadith 320. La touma°nînah (le fait de marquer une pause) dans la position debout après le roukoû’ est comme la touma°nînah dans le roukoû’ ; et la sounna est de rester debout après le roukoû’ aussi longtemps que dans le roukoû’ comme l’a rapporté Al Barâ Ibnou ‘Âzib (ra). Et avec cela on voit l’erreur de ceux qui se relève du roukoû’ puis se prosternent aussitôt : s’ils n’ont pas marqué de pause debout leur prière est nulle, et si ils ont marqué une pause leur prière est diminué car ils n’ont pas fait la sounnah car la sounna consiste à rester debout après le roukoû’ aussi longtemps que dans le roukoû’. Dans cette position debout l’imam et le prieur isolé disent en étant debout ربنا ولك الحمد حمدا كثيرا طيبا مباركا فيه مِلْءا السَّاماواتِ اومِلْءا الْْارْضِ اومِلْء ا ما بينهما, اومِلْءا اما شِئْ ا ت مِنْ ا شيْءٍ با عْدُ Et s’il dit ارب نَّاا لا ا ك االْ ا حمْدُ مِ لْءا االسَّاماواتِ اومِلْءا الْْارْضِ , اومِلْءا اما شِئْ ا ت مِنْ ا شيْءٍ با عْدُ , أاهْ ا ل الثَّ نااءِ اوالْامجْدِ أا ا حقُّ اما قااال الْعابْدُ اوكُلُّناا لا ا ك ا عبْدٌ االلَّهُمَّ الَ امانِ ا ع لِاما أاعْطايْ ا ت , اوالَ مُعْطِ ا ي لِاما امنا عْ ا ت , اوالَ يا نْ افعُ ذ اا الْ ا جدِّ مِنْ ا ك الْ ا جدُّ ceci est bien. C’est à dire qu’il dit parfois l’un, parfois l’autre. 7. “ Puis prosterne-toi et marque une pause ” : Faut-il se prosterner sur les mains ou sur les genoux ? La prosternation se fait sur les genoux c’est à dire qu’on pose d’abord les genoux puis les mains, sauf si on est malade, ou qu’on a mal au dos ou autre et qu’on ne peut faire autrement ; car le prophète عليه الصلاة والسلام a dit de ne pas se poser au sol comme le fait le chameau, et le chameau pose ses mains en premier comme c’est connu et visible. De plus ceci est l’ordre du corps : si on est debout on pose d’abord ses genoux, puis les mains, puis le front avec le nez : ceci est l’avis le plus juste. La prosternation doit se faire obligatoirement sur les sept membres, le front (avec le nez compris), les deux mains, les deux genoux, les bouts des pieds c’est à dire les doigts de pied, comme l’a dit le prophète عليه الصلاة والسلام (hadith 234). Il est conseillé dans la prosternation de lever le dos des cuisses et de ne pas s’aplatir comme le font certains ignorants : lorsqu’ils se prosternent ils s’étendent à plat ventre ou proche de cela. Dans la prosternation on pose les mains en ayant les doigts joints et dirigés vers la qibla, et les mains sont posées sur le sol à la hauteur des épaules ou celle des oreilles, tout ceci est valable. Et on ouvre les bras sur les cotés, sauf si on est dans les rangs en groupe et qu’on a peur que celui qui est à coté soit gêné, alors on ne les écarte pas, car il ne convient pas de faire du mal aux gens pour en faire une sounnah. Dans cette prosternation on dit « Soubhâna rabbiyal a’lâ » سُبْ ا حا ا ن اربِّ ا ي الْْاعْلاى et on multiplie les dou’a car le prophète عليه الصلاة والسلام a conseillé ceci (hadith 230). Les savants ont dit que si on est fatigué soit à cause d’une faiblesse ou d’une maladie, ou de la longueur de la prosternation, il n’y a pas de mal à poser les coudes sur les genoux.
  5. 5. Il est confirmé du prophète عليه الصلاة والسلام la défense de poser les bras sur le sol pendant la prosternation comme le fait le chien. Dans la prosternation les genoux restent dans une position naturelle, c-a-d qu’on ne les écarte pas et on ne les colle pas. Concernant les deux pieds, la sounnah est de les joindre l’un à l’autre dans la prosternation 8. “ Puis relèves-toi et marque une pause en étant assis ” : Cette position assise est entre les deux prosternations et c’est un pilier de la prière et la “ touma°nîna ” (pause) dans cette position est également un pilier. Dans cette position on s’assoie sur l’intérieur du pied gauche et le pied droit est levé, posé sur les orteils. Soit on pose les mains sur les cuisses (en ayant les bouts des doigts au niveau des genoux → voir sharh Zad al moustaqni’), soit on pose la main droite sur le genou droit et la main gauche sur le genou gauche à plat (en ayant les doigts joints et dirigés vers la qibla, et le coude est sur la cuisse c-a-d qu’on ne l’écarte pas → voir sharh Zad al moustaqni’). Parmi les doigts de la main droite, on ferme l’annulaire et l’auriculaire, on fait un cercle avec le pousse et le majeur, et on lève légèrement l’index (de nombreux savants disent que ceci ne se fait que pour le tachahhoud et pas entre les 2 prosternations), et à chaque fois qu’on fait une dou’a on lève ce doigt, pour montrer l’élévation d’Allah (“ Al ‘oulouw ”). On dit dans cette position “ rabbighfirlî ” اربِّي اغْفِرْ لِي trois fois et également “ rabbighfirlî warhamnî wa’âfanî wahdinî warzouqnî ” اغْفِرْ لِي اوارْا حمْنِي اوا عافِنِي اواهْدِنِي اوارْزُقْنِي رب 9. “ Puis prosterne-toi et marque une pause ” : c’est la même prosternation que la première 10. puis on se relève pour la deuxième raka’. En se relevant pour la deuxième rak’a, s’assoit-on pour se reposer puis on se relève, ou se relève-t-on directement ? L’avis le plus juste sur ce point est l’avis du milieu : si on a besoin de cette position assise on s’assoit, comme le fait d’être âgé ou malade ou qu’on n’arrive pas à se relever en s’appuyant sur les genoux. Et dans cette position, il n’y a pas de takbîr ni avant ni après, et il n’y a pas de “ dhikr ” à prononcer, mais c’est une facilité. Et elle s’appelle chez les savants “ djalsatoul istirâhah ” car la personne se repose dans celle-ci. Il est rapporté de façon sur que le prophète عليه الصلاة والسلام l’a faite comme dans le hadith 240, mais il l’a fait wallâhou a’lam pour un besoin, car Mâlik Ibnoul Houwayrith (le rapporteur du hadith) fait partie des délégations qui sont venus à la 9ème année de l’hégire et le prophète عليه الصلاة والسلام avait à se moment là pris du poids, donc certainement il se reposait dans cette position. Et nous savons que dans les adorations, même si elles sont aimées par Allah, Allah veut pour nous la facilité et c’est pour cela que cette position a été légiférée pour celui qui en a besoin 11. puis on prie la deuxième rak’a comme la première puis on s’assoit pour le premier tachahhoud, ce qui viendra dans les prochains ahadith 12. il est obligatoire de rendre le salâm comme l’a fait le prophète عليه الصلاة والسلام envers cet homme qui était dans l’erreur 13. si quelqu’un quitte un frère (ou une assemblée) pour prier puis revient, il le salut à nouveau 14. il y a dans ce hadith la bonne façon d’enseigner du prophète عليه الصلاة والسلام 15. il est permis au savant de retarder l’enseignement pour un intérêt pour celui à qui il enseigne comme dans ce hadith, mais il lui est interdit de cacher la science.
  6. 6. Ainsi c’est ce que font les enseignants en posant des questions et en laissant les élèves répondre avec des erreurs, pour les corriger ensuite. Et il est permis de répondre même si on risque de se tromper, comme dans les examens. Hadith 211 : On rapporte d’Abî Houmayd Assâ’idiy - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai vu le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – lever les mains à la hauteur des épaules lorsqu’il faisait le takbîr, et lorsqu’il s’inclinait il tenait ses genoux avec les mains et pliait son dos ; et lorsqu’il relevait la tête il se redressait complètement jusqu’à ce que toutes les vertèbres se replacent. Et lorsqu’il se prosternait il posait les mains sans avoir les bras resserrés au corps et sans étaler les bras sur le sol, et les bouts de pied étaient dirigés vers la qibla. Et lorsqu’il s’asseyait au bout de 2 rak’ât, il s’asseyait sur le pied gauche et dressait le pied droit. Et lorsqu’il s’asseyait à la dernière rak’a il avançait le pied gauche et dressait le pied droit et s’asseyait sur le derrière ». [Hadith rapporté par Al Boukhâri]. رَأَيْتُ ال نَّيبَِّ صلى الله عليه وسلم إيذَا كَبَّ رَ جَعَلَ يَ يَِْيه « : وَعَنْ أَيبِ حَُْيْ السَّا ي ع يِيِّ رضي الله عنه قَالَ حَذْوَ مَنْ ي كبَ يْيه , وَإيذَا رَكَعَ أَمْكَنَ يَ يَِْيه يمنْ رُكْ بَتَ يْيه , ثَُُّ هَصَرَ ظَهْ رَه , فَيإذ ا رَفَعَ رَأْسَهُ اسْتَ وَى حَتََّّ ي عَُودَ كُلُّ فَ قَارٍ مَكَانَهُ , فَيإذَا سَجَ وَضَعَ يَ يَِْيه غَيْ رَ مُفْ يَ تَشٍ وَلَِ قَابي ي ضيهمَا , وَاسْتَ قْبَلَ بي أَطْرَا ي ف أَصَابييع يرجْلَيْيه ا لْيقبْ لَةَ , وَإيذَا جَلَسَ يفِ الرَّكْعَ تَ يْ جَلَسَ عَلَى يرجْلييه الْ يُسْرَى وَنَصَبَ ا لْيُمْنََ , وَإيذَا جَلَسَ يفِ الرَّكْعَية أ خْرَجَهُ الْبُخَايريُّ .» الَِْ ي خيرةَي قَ مََِّ يرجْلَهُ الْيُسْرَى وَنَصَبَ الُِْخْرَى , وَقَ عَ عَلَى مَقْعَ تَِييه 1. il est sounna de lever les mains en faisant “takbîratoul ihrâm” ; il a trois façons de faire : - commencer à lever les mains en commençant le takbîr et terminer en terminant le takbîr - lever tout d’abord les mains puis faire le takbîr - faire le takbîr puis lever les mains ensuite 2. lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام faisait l’inclinaison (roukoû’) il avait son dos aligné avec sa tête et non courbé, et ceci est le mieux. Dans le roukoû’ il posait ses mains sur ses genoux et les savants ont dit « en ayant les doigts écartés comme s’il tenait ses genoux » 3. lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام se relevait de l’inclinaison, il se redressait complètement jusqu’a ce que tous les vertèbres se replacent, contrairement à ce que font certains actuellement qui, dès qu’ils se relèvent du roukoû’, se prosternent sans se tenir droit debout et ceci annule la prière 4. lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام se prosternait il posait les mains sans étaler les bras sur le sol, et il a défendu d’étaler les bras sur le sol comme le fait la bête féroce, et ceci est « makroûh » voire harâm. De plus il ne resserrait pas les bras au corps, c-a-d qu’il écartait les bras au point que la blancheur de ses aisselles apparaisse 5. lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام s’asseyait il étalait le pied gauche et s’asseyait dessus et dressait le pied droit, et ceci concerne toutes les positions assises dans la prière, à part ce qui a été excepté : cela concerne la position assise entre les 2 prosternations, la position assise pour le 1er tachahhoud (“attahiyyât”), la position assise pour le dernier tachahhoud dans la prière à 2 rak’ât 6. et dans le dernier tachahhoud dans toute prière qui possède 2 tachahhoud on pose le pied droit sur les orteils et on fait sortir le pied gauche du coté droit et on pose le derrière sur le sol : cette position s’appelle “attawarrouk”. Quand aux prières qui comportent deux rak’ât comme la prière du fadjr, la prière de nuit, les “sounan arrawâtib”, la prière raccourci en voyage, dans ces prières il n’y a pas de “tawarrouk” car le « tawarrouk » ne se fait que dans les prières à trois et quatre rak’ât dans le dernier tachahhoud.
  7. 7. Il y a une deuxième façon de faire le tawarrouk : c’est étaler le pied gauche et le pied droit et les faire sortir du coté droit. Il y a également une troisième façon de faire : c’est étaler le pied droit et faire entrer le pied gauche entre la cuisse et la jambe. Tout ceci est rapporté du prophète عليه الصلاة والسلام , et si quelqu’un applique parfois une façon et parfois une autre façon c’est bien 7. il y a un 2ème endroit ou le prophète عليه الصلاة والسلام levait les mains, c’est en s’inclinant pour le roukoû’ : à la hauteur des épaules ou des lobes des oreilles ou au sommet des oreilles. De même lorsqu’il se relevait du roukoû’ il levait les mains. Et lorsqu’il se mettait debout après le premier tachahhoud il levait les mains. Et en dehors de cela, il n’y a pas de position ou on lève les mains. Donc on ne les lève pas en ce prosternant, ni en ce relevant de la prosternation, ni dans la position assise entre les deux prosternations. Et le hadith disant ceci (qu’on lève les mains à chaque changement de position) est faible. Et le plus juste c’est qu’on ne lève mains qu’à 4 endroits : au moment du takbîr d’entrée, lors de l’inclinaison, en se relevant de l’inclinaison, et en se mettant debout après le premier tachahhoud. Remarque : celui qui pose un pied sur l’autre en prosternation, il lui manque un pilier de la prière et donc sa prière n’est pas valable ; de même celui qui lève son pied dans la prosternation et le laisse levé, celui-ci également sa prosternation n’est pas valable et donc sa prière n’est pas valable. Hadith 212 : On rapporte de ‘Ali - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit que lorsque le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – accomplissait la prière il disait : « Je tourne mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre… » jusqu’à la parole « parmi les musulmans. Ô Allah tu es le Roi, il n’y aucune divinité en dehors de Toi, Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur … » jusqu’à la fin. [Hadith rapporté par Mouslim]. Et dans une autre version il est dit que ceci était dans la prière de nuit. أ نَّهُ كَانَ إيذَا قَامَ إيلََ « : وَعَنْ عَلييِّ بْ ي ن أَيبِ طَاليبٍ رضي الله عنه عَنْ رَسُويل اللَّيه صلى الله عليه وسلم الصَّلََةي قَالَ : "وَجَّ هْتُ وَجْيهي ليلَّ ي ذي فَطَّرَ السَّمَوَا ي ت " . . . إيلََ قَ وْلييه : "يمنْ الْمُسْ ليي ميَْ , اَللَّهُمَّ أَنْتَ إيلََ آ ي خيرهي . رَوَاهُ مُسْلي م .» . . . الْمَليكُ لَِ إيلَهَ إيلَِّ أَنْتَ , أَنْتَ رَبِِّ وَأَنَا عَبْ كَُِ وَيفِ يروَايَةٍ لَهُ : أَنَّ ذَليكَ يفِ صَلََية اللَّيْيل . 1. après le takbîr d’entrée en prière on fait “dou’â al istiftêh” et plusieurs invocations ont été rapportées du prophète عليه الصلاة والسلام dans la prière obligatoire et dans la prière nâfilah dans la prière de nuit. On peut faire “al istiftêh” avec tout ce qui a été rapporté, mais on ne réuni pas plusieurs “istiftêh”, chaque istifêh doit être dit seul. 2. les savants ont divergé sur la façon d’agir concernant les adorations qui ont été rapportées de plusieurs façons : faut-il pratiquer l’adoration d’une façon qui est celle qui est la plus complète ou faut-il la pratiquer d’une façon une fois et d’une autre façon une autre fois, ou faut-il réunir entre ce qu’il est possible de réunir.
  8. 8. Le plus juste est de pratiquer l’acte d’une façon parfois et d’une autre façon parfois, car si on pratique une seule façon on abandonne une autre façon alors qu’elle a été confirmée par la sounnah, et si on réunit entre les différentes façons cela peut ne pas être la sounnah. Et il y a plusieurs sagesses dans la variété des façons de pratiquer ces adorations. Il y a tout d’abord la facilité pour le serviteur car certaines façons sont plus faciles que d’autres. Exemple : Le tasbih après la prière a été rapporté de plusieurs façons : - on peut dire “Soubhânallah” et “Al hamdoullilêh” et “Allâhou akbar” 33 fois pour un total de 99 et on complète avec la parole « lâ ilâha illallâh wahdahou lâ … » une fois. - on peut dire également 10 fois “Soubhânallah” et 10 fois “Al hamdoullilêh” et 10 fois “Allâhou akbar”. Et cette façon de faire est plus facile que 33 fois et on en a besoin lorsqu’on est pressé ou occupé, pourtant la récompense est atteinte. La deuxième sagesse c’est que dans chaque façon il y a des spécificités qu’il n’y a pas dans l’autre. La troisième sagesse est qu’en variant les façons de faire, l’adoration se fait avec la présence du coeur et non machinalement. 3. Ibnou Hadjar a précisé que dans une version de Mouslim cette dou’â a été récitée dans la prière de nuit alors que ce n’est pas dit dans la version de Mouslim. Mais en vérité Mouslim l’a évoqué dans le chapitre de la prière de la nuit, et donc il est possible que Ibnou Hadjar en a déduit qu’elle se récite dans la prière de nuit. Hadith 213 : On rapporte d’Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – il a dit : lorsque le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – faisait le takbîr d’entrée en prière il se taisait un instant avant de réciter, alors je l’ai interrogé, et il me répondit : « Je dis : Ô Allah éloigne moi de mes péchés comme tu as éloigné l’Est de l’Ouest, Ô Allah nettoie moi de mes péchés comme on lave le vêtement blanc des saletés, Ô Allah lave moi de mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle ». [Hadith agréé] كَانَ رَسُولُ ال لَّيه صلى الله عليه وسلم إيذَا كَبَّ رَ ليلصَّلََةي سَكَتَ « : وَعَنْ أَيبِ هُرَيْ رَةَ رضي الله عنه قَالَ هُ ن يْ هَ ة , قَ بْلَ أَنْ ي قَْرَأَ , فَسَأَلْتُهُ , فَ قَالَ : "أَقُولُ : اَللَّهُمَّ بَا ي ع ب يَْينِ وَب يََْْ خَطَايَايَ كَمَا بَاعَ تَِْ ب يََْْ الْمَشْيريق وَالْمَغْير ي ب , اَللَّهُمَّ نقِّينِ يمنْ خَط ايَايَ كَمَا ي نَُ قَّى الثَّ وْبُ الَِْبْ يَضُ يمنْ ال نََِّ ي س , اَللَّهُمَّ اغْ ي سلْينِ مُتَّ فَ ق عَلَيْيه .» يمنْ خَطَايَايَ بيالْمَايء وَالثَّ لْ ي ج وَالْبَ رَيد 1. il y a dans ce hadith l’attention des compagnons à connaitre la vérité et la science. Ainsi Aboû Hourayra a demandé au prophète عليه الصلاة والسلام ce qu’il disait lorsqu’il se taisait après le takbîr. 2. il y a l’autorisation de dire à propos du prophète عليه الصلاة والسلام “ bi abî houwa wa oummî” c’est- à-dire « je donnerai ma mère et mon père en rançon pour toi », c-a-d que tu m’es plus aimé que ma mère et mon père, et nous savons qu’il faut obligatoirement faire passer le prophète عليه الصلاة والسلام avant notre personne, notre mère, notre père, l’enfant (garçon et fille), car le prophète عليه الصلاة والسلام est la personne qui a le plus de droit sur nous. 3. il y a la preuve de la connaissance et la compréhension (fiqh) des compagnons (ra). Aboû Hourayra s’est convertit la 7ème année de l’hégire et pourtant il avait ce fiqh : Il lui a dit “ dans ton silence entre le takbîr et la lecture, que dis tu ? ”. Et donc il a comprit que dans la prière il ne peut pas y avoir de silence où il n’y a pas d’évocation (dhikr). La prière ne comporte pas de silence. Toute la prière est un “dhikr”, du début jusqu’à la fin : soit la lecture du Coran, soit l’éloge d’Allah, soit la dou’â, soit le tasbîh. 4. on peut dire “ silence ” à propos du fait de ne pas élever la voix dans la parole car il y a dit “ ton silence ” alors que le prophète عليه الصلاة والسلام faisait une invocation.
  9. 9. 5. il y a l’attention du prophète عليه الصلاة والسلام à enseigner à la communauté, et sa modestie car dès que Aboû Hourayra l’a interrogé, il lui a répondu pour transmettre la science. 6. il y a l’erreur (fausseté) dans la parole des savants qui disent que le prophète عليه الصلاة والسلام fait le dhikr après la prière à voix haute pour enseigner aux gens ce dhikr. Nous disons que le prophète عليه الصلاة والسلام ne peut pas faire le contraire de ce qu’il voit être la vérité afin d’enseigner, car il peut enseigner sans élever la voix. Ainsi il n’élevait pas la voix lors de l’istiftêh car la sounna est de le faire à voix basse. Donc la parole des savants disant que le mieux concernant le dhikr après la prière est de le faire à voix basse et que le prophète عليه الصلاة والسلام le faisait à voix haute pour enseigner aux gens, est une erreur. Le prophète عليه الصلاة والسلام enseignait aux gens sans élever la voix, il disait “ dites ceci et cela ”. Exemple : lorsqu’il a enseigné aux pauvres de dire après la prière 33 fois “ Soubhânallah ” et “ Al hamdoullilêh ” et “ Allâhou akbar ”. Mais le problème dans l’être humain, quelque soit le degrés de science qu’il ait atteint, c’est que s’il croit quelque chose il essaie d’interpréter les textes d’une mauvaise façon, pour pouvoir s’accorder avec ce qu’il croit et ceci est une calamité par laquelle ont été éprouvés beaucoup de savants. Les textes doivent être suivis et pas l’inverse. 7. les prophètes عليهم الصلاة والسلام peuvent faire des erreurs mais ils sont protégés (ma’soûmoûn) contre le fait de persévérer dans l’erreur, et ceci est la différence entre eux et leurs communautés. Un membre de leur communauté peut faire une erreur et rester dans cette erreur, et Allah ne va pas le combler par le ‘ilm,ni la guidée, mais les prophètes عليهم الصلاة والسلام , même s’ils font une erreur, ils reviennent à Allah par le repentir et Allah l’accepte. Exemple : L’histoire de Noûh avec son fils (voir hadith 109). Donc la parole du prophète عليه الصلاة والسلام « Ô Allah éloigne moi de mes péchés » est claire sur le fait qu’il fait des erreurs, mais il n’est pas possible qu’il reste dans l’erreur, il fait obligatoirement tawbah. De plus la majorité des erreurs du prophète عليه الصلاة والسلام surviennent par “ idjtihêd ” (effort d’interprétation) et il y a plusieurs exemples dans le Coran. 8. « comme tu as éloigné l’est de l’ouest » : cet exemple est utilisé pour dire “ le plus éloigné possible ” : c’est à dire éloigne de moi mes mauvaises actions. - « Ô Allah nettoie moi de mes péchés » : Ceci est une étape plus forte que la première ; la première éloigne-les de moi pour que je ne tombe pas dedans, la deuxième nettoie moi si j’y suis tombé. - « le vêtement blanc » : le vêtement blanc a été évoqué ici, car la moindre saleté qui la touche apparaît, alors qu’un vêtement noir peut être porté longtemps sans nécessiter de lavage car la saleté n’y apparaît pas. - La troisième étape : En plus du nettoyage, la purification : « Ô Allah lave moi de mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle » : l’eau nettoie, la neige et la grêle refroidissent. Donc il a réuni entre le lavage et le refroidissement. Si quelqu’un dit : « Il est connu que l’eau chaude nettoie mieux, alors pourquoi a-t-il dit l’eau, la neige et la grêle ? ». Les savants ont dit que les péchés, leur punition est chaude et douloureuse, et donc l’évocation de la fraicheur qui s’oppose à la chaleur et à la douleur convient bien ». Donc après le takbîr d’entrée en prière on dit cette dou’â. Mais si on veut on dit la dou’â du hadith suivant (214). Et le mieux est d’alterner entre les deux pour faire revivre les deux sounna. Hadith 214 : On rapporte de ‘Oumar - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il disait : « Perfection et louanges à Toi Ô Allah, et Ton Nom est Béni, et Ta grandeur est immense, et il n’y d’autre divinité que Toi (méritant d’être adorée) ». [Hadith rapporté par Mouslim avec une chaîne de transmission coupée, et par Ad-daraqoutniy avec une chaîne de transmission continue mais c’est une hadith mawqoûf].
  10. 10. Et il y a un hadith similaire d’Abî Sa’îd - رضي هاللّ تعالى عنه – remontant au prophète عليه الصلاة والسلام et rapporté par les cinq, et on y trouve : « et il disait après le takbîr d’entrée : « Je me mets sous la protection d’Allah l’Audiant l’Omniscient contre satan le maudit, contre sa possession, son souffle et sa sorcellerie ». سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَيبَِمْ يِكَ , وتَ بَارَكَ ايسُْْكَ , وتَ عَالََ جَ كَُِّ « : وَعَنْ عُمَرَ رضي الله عنه أَنَّه كَانَ ي قَُولُ رَوَاهُ مُسْلي م بيسَنَ مُنْ قَ ي طعٍ , وَال اَِّرَقُطْينُِّ مَ وْصُولًِ وَهُوَ مَوْقُو ف .» , وَلَِ إيلَه غَيْ رُكَ وَنََْوُهُ عَنْ أَيبِ سَعيي مَرْفُوعًا ي عنْ الَْْمْسَية . أَعُوذُ بياللَّيه السَّ ي مييع الْعَليييم يمنَ الشَّيْطَا ي ن الرَّي جييم , يمنْ هََْيزيه , وَن فَْ ي خيه « : وَ فيييه : وَكَانَ ي قَُولُ ب عَْ التَّكْ بي ي ير .» , وَن فَْثييه 1. - سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ : je déclare que Tu es exempt de tout défaut et manque et toute ressemblance aux créatures, car Tu as les attributs complets وَيبَِمْ يِكَ : et je Te loue. - وَتَ بَارَكَ ايسُْْكَ : Ton nom permet d’obtenir al barakah. Ainsi la nourriture peut ne pas être autorisée par rapport à la “basmalah” (le fait de dire « bismillêh »). Si quelqu’un égorge un animal et ne dit pas bismillêh, c’est une bête morte qui devient interdite. Si quelqu’un chasse et ne dit pas bismillêh au moment d’envoyer la flèche, l’animal devient harâm. Et l’avis le plus juste est que le sacrifice n’est pas licite si le nom d’Allah n’a pas été cité que ce soit par oubli ou non. Par contre si quelqu’un mange de la viande et qu’il ne sait pas si le nom d’Allah a été cité au moment l’égorgement ou non alors que celui qui a égorgé est un musulman, il n’y a pas de mal. Car Aicha (ra) a rapporté que les gens sont venus voir le prophète عليه الصلاة والسلام et lui ont dit « des gens nous apportent de la viande et nous ne savons pas s’ils ont cités le nom d’Allah ou non » il leur dit : « Citez le nom d’Allah vous même et mangez ». Elle dit (ra) : « Ces gens venaient de sortir de la mécréance ». De plus, lorsque que quelqu’un cite le nom d’Allah avant de manger, satan ne peut pas s’associer à lui dans la nourriture ; et s’il ne cite pas le nom d’Allah, satan profite de sa nourriture. Donc l’avis le plus juste est que le fait de dire bismillêh avant de manger et de boire est une obligation et donc il est interdit de manger sans la tasmiyah, ni boire. Et si on oublie et qu’on s’en souvient en buvant ou en mangeant on dit : « Bismillahi awwalahoû wa âkhirahou » ; et s’il oublie jusqu’a ce qu’il termine, Allah a dit : اربَّ ناا لَ تُ اؤاخِذْناا إِنْ ناسِيناا أاوْ أاخْطاأْناا « Seigneur, ne nous châties pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur ». De plus, la tasmiyah au moment de faire les ablutions est meilleure. Et certains savants ont même dit que c’est une obligation, mais l’avis le plus juste c’est que c’est une sounnah, elle complète le woudoû. De plus, si quelqu’un a un rapport avec son épouse et dit “ bismillêh allahoumma djannibna-chaytân wa djannibi-chaytâna mâ razaqtanâ ” et qu’Allah lui destine un enfant garçon ou fille, satan ne lui fera pas de mal. Tout ceci car le nom d’Allah est moubârak (béni).
  11. 11. - َ كَُِّج َ لَاَعَ تَو : « Al djaddou » veut dire ici la grandeur et le pouvoir, et pas le grand-père. Donc la grandeur d’Allah est immense, de même que Son pouvoir, Sa richesse, Sa générosité. - وَلَِ إيلَه غَيْ رُكَ : Il n’y a pas de vraie divinité (qui mérite d’être adorée) en dehors de Toi. Toutes les autres divinités sont fausses : allât, al ‘ouzzâ, manât, houbal .... . Tout ce qui se trouve sur terre est qui est décrit comme une divinité est une fausse divinité, comme le dit Allah : ذالِ ا ك بِأانَّ اللَّها هُاو الْ ا حقُّ اوأانَّ اما يادْعُو ا ن مِنْ دُونِهِ الْبااطِلُ اوأانَّ اللَّها هُاو الْاعلِيُّ الْ ا كبِيرُ → « Il en est ainsi parce qu’Allah est la Vérité, et que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le Faux, et qu’Allah, c’est Lui le Haut, le Grand ». Même celui qui adore les prophètes (comme Jésus) ou les anges, son adoration est fausse et invalide 2. il est recommandé de demander la protection d’Allah contre satan au début de la lecture car Allah a ordonné ceci en disant : فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاهللَِّ مِنَ الهشيْطَانِ الهرجِيمِ « Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d'Allah contre le diable banni ». Et c’est une sounna. Et certains savants ont dit que c’est une obligation, mais même selon cette avis, si on l’abandonne la prière est valable car le prophète عليه الصلاة والسلام a dit “ il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas la fâtiha ” et “ al isti’âdhah ” (la demande de protection) ne fait pas partie de la fâtiha. Il est permis pour la demande de protection de se contenter de la parole أاعُوذُ بِاللَّهِ مِ ا ن الشَّيْطاانِ الرَّجِيمِ Hadith 215 : On rapporte de ‘Âicha - رضي هاللّ تعالى عنها – qu’elle a dit : le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – débutait la prière avec le takbîr, et la récitation avec la parole « اَلَْْمْ ليلَّيه رَبِّ الْعَالَ ي ميَْ ». Et lorsqu’il s’inclinait il ne baissait pas la tête et ne la levait pas, mais entre les deux. Et lorsqu’il se relevait de l’inclinaison, il ne se prosternait pas avant de s’être tenu bien debout. Et lorsqu’il se relevait de la prosternation, il ne se prosternait pas avant de s’être complètement assis. Et il récitait la « tahiyyah » après toutes les 2 rak’ât. Et il étalait son pied gauche et poser le pied droit debout. Et il défendait de se tenir dans la position de satan, et que l’homme étale les bras comme le fait la bête féroce. Et il terminait la prière par le salut final ». [Hadith rapporté par Mouslim, et il contient une anomalie]. كَانَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم يَسْتَ فْتيحُ الصَّلََةَ « : وَعَنْ عَايِشَةَ -رَ ي ضيَ اللَّهُ عَنْ هَا- قَالَتْ بيالتَّكْبي ي ير , وَالْيقرَاءَةَ : بي )اَلَْْمْ ليلَّيه رَبِّ الْعَالَ ي ميَْ ( وَكَانَ إيذَا رَكَعَ لََْ يُشْ ي خصْ رَأْسَهُ , وَلََْ يُصَ وِّبْهُ , وَلَ ي كنْ ب يََْْ ذَليكَ . وَكَانَ إيذَا رَفَعَ يمنْ الرُّكُوي ع لََْ يَسْجُ حَتََّّ يَسْتَيويَ قَايِمًا . وَإيذَا رَفَعَ يمنْ السُّجُويد لََْ يَسْجُ حَتََّّ يَسْتَيويَ جَاليسًا . وَكَانَ ي قَُولُ يفِ كُلِّ رَكْعَتَ يْ التَّ ي حيَّة . وَكَانَ ي فَْ يرشُ يرجْلَهُ الْيُسْرَى وَي نَْ ي صبُ الْيُمْنََ . وَكَانَ ي نَْ هَى عَنْ عُقْبَية الشَّيْطَا ي ن , وَي نَْ هَى أَنْ ي فَْ يَ تَشَ الرَّجُلُ يزرَاعَيْيه افْيتََاشَ السَّبُيع . وَكَانَ يُ تَمُ الصَّلََةَ أَخْرَجَهُ مُسْلي م , وَلَهُ ي علَّة .» بيالتَّسْليييم 1. « le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – débutait la prière avec le takbîr » : ce takbîr s’appelle « takbîratoul ihrâm » car c’est avec qu’on entre en prière. Et il est obligatoire qu’il se fasse avec la parole « Allâhou akbar » et rien d’autre. Il est obligatoire de le dire en étant debout. Si par exemple quelqu’un est assis et qu’il veut débuter une prière et qu’il dit Allâhou akbar en se relevant, ceci n’est pas valable si la prière est une prière obligatoire, car dans la prière obligatoire il faut obligatoirement être debout
  12. 12. 2. « et la récitation avec la parole « َيْيمَلاَعْلا ِّ بَر يهَّليل ُِْمَْلَْا » : ‘Âicha n’a pas évoqué ici dou’â al istiftêh, mais elle est évoquée dans d’autres ahâdith 3. « et lorsqu’il s’inclinait il ne baissait pas la tête et ne la levait pas, mais entre les deux » : il est recommandé dans l’inclinaison d’avoir le dos droit et non courbé, et que la tête soit alignée avec le dos, il ne faut ni la lever, ni l’abaisser 4. « et lorsqu’il se relevait de l’inclinaison, il ne se prosternait pas avant de s’être tenu bien debout » : cette position debout est un pilier de la prière, et il est obligatoire de marquer un temps de pause, comme nous l’avons vu précédemment 5. « et lorsqu’il se relevait de la prosternation, il ne se prosternait pas avant de s’être complètement assis » : cette position assise entre les 2 prosternations est un pilier de la prière, et il est également obligatoire d’y marquer un temps de pause 6. « et il récitait la « tahiyyah » après toutes les 2 rak’ât et il étalait son pied gauche et poser le pied droit debout » : après 2 rak’ât on récite le tachahhoud et la sounna ici est d’étaler le pied gauche et s’assoir dessus, et dresser le pied droit en ayant l’intérieur des orteils posés sur le sol 7. « et il défendait de se tenir dans la position de satan » : les savants ont divergés concernant le sens de cette parole. Certains savants ont dit qu’il s’agit de la position qui ressemble à la position assise du chien. Le prophète عليه الصلاة والسلام l’a attribuée à satan car elle vient de son ordre car il ordonne le mal. Elle ressemble à la position assise du chien et il nous est défendu de faire des actes qui ressemblent à ceux des animaux que ce soit en prière ou en dehors. Car Allah a favorisé le fils d’Âdam à beaucoup de ses créatures. Et donc il ne faut pas se rabaisser au point d’être comme les animaux. 8. « et que l’homme étale les bras comme le fait la bête féroce » : ceci est dans la prosternation, c’est le fait de poser les bras sur le sol pendant la prosternation comme le fait les bêtes féroces (chiens, loups …) 9. « et il terminait la prière par le salut final (attaslîm) » : Lorsqu’il terminait la prière, il disait « assalâmou ‘alaykoum wa rahmatoullâh » à droite, puis « assalâmou ‘alaykoum wa rahmatoullâh » à gauche. - Les savants ont divergés concernant le taslim : et ce qui apparaît c’est que c’est un pilier (roukn). Donc l’ouverture dans la prière par le takbîr est un roukn, et sa fermeture par le taslîm est un roukn. - Mais est ce que les deux taslîm sont un roukn ou juste le premier taslim ? Il y a également divergence. Et le plus proche c’est que les deux taslîm sont un roukn, il faut absolument les faire. Donc il ne faut pas faire le taslîm jusqu’à ce que l’imam fasse les deux taslîm. Même si il est autorisé de faire le 1er taslîm après le 1er taslîm de l’imam, le mieux est d’attendre que l’imam fasse les deux taslîm. - De même certains, lorsqu’ils ont raté une partie de la prière en groupe, se relèvent pour rattraper ce qui manque directement après le 1er taslîm et ceci est une erreur. Il ne faut se lever que lorsque l’imam fait le 2ème taslîm car l’imam n’a pas terminé sa prière. Donc si l’imam perd le woudoû après le 1er taslîm, sa prière est annulée car elle n’est pas terminée. Et certains savants ont dit que celui qui se relève pour rattraper ce qui lui manque de la prière en groupe avant le 2ème taslîm de l’imam, sa prière devient une prière nâfilah (surérogatoire), et donc elle n’est pas valable en tant que prière obligatoire, et ceci n’est pas une petite chose, c’est un point grave.
  13. 13. Hadith 216 : On rapporte de Ibni ‘Oumar - رضي هاللّ تعالى عنهما - que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – lever les mains à la hauteur des épaules lorsqu’il débuter la prière, et lorsqu’il faisait le takbîr pour l’inclinaison, et lorsqu’il levait la tête du roukou’. [Hadith agréé]. Dans le hadith de Abî Houmayd - رضي هاللّ تعالى عنه – rapporté par Abî Dâwoûd on trouve : « Il levait les mains jusqu’à la hauteur des épaules, puis il faisait le takbîr ». Mouslim rapporte de Mâlik Ibnil Houwayrith - رضي هاللّ تعالى عنه – un hadith similaire à celui de Ibnou ‘Oumar, mais il a dit : « Jusqu’à les avoir à la hauteur du haut des oreilles ». أَنَّ النَّيبَِّ صلى الله عليه وسلم كانَ ي رَْفَعُ يَ يْيه حَذْوَ مَنْ ي كبَ يْيه « : - وَعَنْ ابْ ي ن عُمَرَ -رَ ي ضيَ اللَّهُ عَنْ هُمَا مُتَّ فَ ق عَلَيْيه .» إيذَا اف تَتَحَ الصَّلََةَ , وَإيذَا كَبَّ رَ ليلرُّكُوي ع , وَإيذَا رَفَعَ رَأْسَهُ يمنْ الرُّكُوي ع .» ي رَْفَعُ يَ يَِْيه حَتََّّ يََُايذيَ يبِيمَا مَنْ ي كبَ يْيه , ثَُُّ يُكَبِّ رَ « : وَيفِ حَ يِي ي ث أَيبِ حَُْيْ , ي عنْ أَيبِ دَاوُدَ حَتََّّ يََُايذيَ « : وَليمُسْ ليمٍ عَنْ مَالي ي ك بْ ي ن الُْْوَيْير ي ث رضي الله عنه نََْوُ حَ يِي ي ث ابْ ي ن عُمَرَ , وَلَ ي كنْ قَالَ .» يبِيمَا ف رُُوعَ أُذُن يَْيه 1. le fait de lever les mains dans la prière est une sounna, car le prophète عليه الصلاة والسلام l’a fait, et ceci à 3 endroits : - lors du takbîr d’entrée - lors de l’inclinaison - lorsqu’on se relève de l’inclinaison 2. à quelle hauteur les lève-t-on ? Ces différents textes divergent, certains montrent que c’est à la hauteur des épaules, d’autres à la hauteur du haut des oreilles : - certains savants ont dit que ce sont 2 façons différentes de faire qui sont permises - d’autres savants ont dit que c’est 1 seule et même façon, mais celui qui a rapporté « à la hauteur des épaules » parlait du bas de la main, et celui qui à rapporté « à la hauteur du haut des oreilles » parlait du haut de la main, car en ayant le bas de la main à la hauteur des épaules on peut avoir le haut de la main à la hauteur du haut des oreilles. → Et le plus juste, et Allah est plus savant, c’est que ce sont 2 façons différentes de faire et les 2 sont permises. Et donc il est bien de faire une fois d’une façon, et une autre fois de l’autre façon 3. il est confirmé d’Ibni ‘Oumar (ra) que le prophète عليه الصلاة والسلام levait également les mains à un 4ème endroit : en se relevant du 1er tachahhoud Quant à ce que font certains, lever les mains à la hauteur du ventre, ceci est un mouvement inutile qui ne correspond pas à la sounna. Soit on lève les mains comme l’a fait le prophète عليه الصلاة والسلام , soit on ne fait pas cette sounna. Mais il ne faut pas innover en faisant un mouvement inutile, car cela diminue de la prière 4. quelle est la sagesse du fait de lever les mains ? - certains savants ont dit que c’est une allusion au fait d’enlever le voile qui se trouve entre nous et Allah, lorsqu’on se présente devant Allah dans la prière - d’autres savants ont dit que c’est un embellissement de la prière - on peut dire également que cela permet de compléter l’adoration par les mains dans la prière, car tous les membres adorent Allah dans la prière (le coeur par la concentration, les yeux par le regard, le nez dans la prosternation …) 5. certaines personnes, après avoir levé les mains pour le takbîr d’entrée, descendent leurs mains jusqu’en bas et les laissent relâchées, puis seulement les posent sur la poitrine : ceci n’a aucun fondement, on les pose directement sur la poitrine après les avoir levées (voir sharh zâd al moustaqni’)
  14. 14. Hadith 217 : On rapporte de Wâ-il Ibni Houdjr - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai prié avec le prophète - صلى اللّ عليه و سلم –, et il a posé sa main droite sur la main gauche sur sa poitrine ». [Hadith rapporté par Ibnou khouzaymah]. صَلَّيْتُ مَعَ النَّيبِِّ صلى الله عليه وسلم فَ وَضَعَ يَ هَُِ الْيُمْنََ « : وَعَنْ وَايِيل بْ ي ن حُجْرٍ رضي الله عنه قَالَ .» عَلَى يَ يِهي الْيُسْرَى عَلَى صَ يِْرهي أَخْرَجَهُ ابْنُ خُزَيَْْةَ 1. lorsqu’on a fait le takbîr d’entrée et qu’on a levé les mains, on pose les mains sur la poitrine d’après ce hadith. Ce hadith est discuté par certains savants, mais il est ce qu’il y a de mieux (dans le degré d’authenticité) dans ce qui a été rapporté concernant ce point. On pose la main droite sur la gauche sur la poitrine 2. on pose la main droite sur l’avant-bras gauche, soit au milieu de l’avant bras gauche comme cela apparaît de ce hadith, soit au début c-a-d en ayant la main posée sur le poignet de sorte qu’une partie soit sur le dos de la main gauche et l’autre sur l’avant bras, comme cela est venu également dans un hadith (authentique). On fait parfois l’un parfois l’autre 3. quelle est la sagesse de cela ? Certains savants ont dit que c’est par acte d’humilité devant Allah. De plus cela fait partie de la législation d’Allah, et ceci est suffisant pour tout croyant (hadith de ‘Âicha concernant les menstrues) 4. même si on prie derrière un imam qui laisse les mains pendre et ne les posent pas sur la poitrine (que ce soit avant ou après le roukoû’) on ne le suit pas dans cela, car cela il n’y a pas de risque de décalage avec l’imam, contrairement à « talsatoul istirâha » où il y aura un décalage si on ne suit pas l’imam Hadith 218 : On rapporte de ‘Oubâdah Ibni-Sâmit - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – a dit : « Il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas « la mère du Coran » (la sourate al fâtiha). [Hadith agréé]. Dans une version de Ibni Hibbâne et Ad-dâraqoutniy : « Une prière dans laquelle on ne récite pas al fâtiha n’est pas valide ». Dans une autre version de Ahmed et Abî Dâwoûd et Attirmidhiy et Ibni Hibbâne : « Peut-être récitez-vous derrière votre imam ? Nous dîmes « Oui ». Il dit : Ne le faites pas si ce n’est pour al fâtiha, car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas ». لَِ صَلََةَ ليمَنْ « : وَعَنْ عُبَادَةَ بْ ي ن الصَّايم ي ت رضي الله عنه قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم .» لََْ ي قَْرَأْ بيأُمِّ الْقُرْآ ي ن مُتَّ فَ ق عَلَيْيه .» لَِ تََْيزي صَلََة لَِ ي قُْرَأُ فييهَا بيفَايتَِية الْ ي كتَا ي ب « : وَيفِ يروَايَةٍ , يلِبْ ي ن ي حبَّانَ وَال اَِّرَقُطْينِِّ لَعَلَّكُمْ تَ قْرَءُونَ خَلْفَ إيمَايمكُمْ ? " ق لُْنَا : « : وَيفِ أُخْرَى , يلِ حَْْ وَأَيبِ دَاوُدَ , وَالتِّ رْيم ي ذيِّ , وَابْ ي ن ي حبَّانَ .» ن عَْمْ . قَالَ : "لَِ تَ فْعَلُوا إيلَِّ بيفَايتَِية الْ ي كتَا ي ب , فَيإ نَّهُ لَِ صَلََةي ليمَنْ لََْ ي قَْرَأْ يبَِا 1. celui qui ne récite pas al fâtiha (“al hamdou”) sa prière n’est pas valide car la récitation de la fâtiha est un pilier pour l’imam, la ma°moûm, le mounfarid (prieur isolé), car les ahâdith sont généraux.
  15. 15. Même le ma°moûm il lui est obligatoire de réciter la fâtiha, sinon sa prière est nulle, sauf s’il vient et que l’imam est en inclinaison, il fait le takbîr d’entrée debout, puis s’incline même s’il n’a pas récité la fâtiha (hadith 333). Il y a un 2ème cas où le ma°moûm est exempté de la récitation de la fâtiha : s’il rentre avec l’imam alors que celui-ci récite, et juste après cela l’imam s’incline, de sorte que celui qui vient d’entrer n’a pas eu le temps de réciter la fâtiha : dans ce cas il s’incline avec l’imam, sauf s’il peut terminer rapidement la récitation et rejoindre l’imam dans l’inclinaison) 2. al fâtiha doit être obligatoirement récitée dans chaque rak’a, et la preuve de ceci est la parole « puis fais cela dans toute ta prière » dans le hadith 210 3. il n’y a pas de différence, que l’imam récite à voix haute ou à voix basse, car le prophète عليه الصلاة والسلام , après avoir terminé la prière de soubh, a dit “ peut-être récitez-vous derrière votre imam ? ”. Ils ont répondu “ Oui ”. Il a répondu “ Ne la faites pas sauf pour la mère du Coran, car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas ”. 4. et ceci montre la valeur de la fâtiha et son importance, et c’est la sourate la plus immense du livre d’Allah. Et c’est une guérison contre la maladie et la morsure du serpent et la piqure du scorpion, mais elle nécessite deux choses : que celui qui la récite ait foi en son profit, et que celui sur qui on la lit ait foi en son profit, à ce moment c’est une guérison avec la permission d’Allah. Au temps du prophète عليه الصلاة والسلام , un groupe en expédition s’est arrêté chez une tribu arabe et ceci ont refusé de leur donner hospitalité, alors ils se sont mis à l’écart. Puis Allah a envoyé un scorpion au chef de cette tribu et ce scorpion l’a piqué, et la douleur était intense. Les gens de cette tribu sont venus voir les compagnons et leur ont demandé s’il y avait parmi eux quelqu’un qui pourrait lire sur cette personne piquée. Ils ont répondu “Oui, mais en échange de temps de brebis ”. Ils ont accepté. Alors un des compagnons a lu uniquement la fâtiha sur cet homme piqué, alors il a guéri sur place. Et ils leur ont donné les ovins. Mais c’est comme si les compagnons avaient un doute sur le fait d’accepter ces ovins, jusqu’à ce qu’il soit arrivé à Médine, ils ont interrogé le prophète عليه الصلاة والسلام qui leur dit “ Acceptez-les et donnez-moi en une part ”, et ceci afin d’apaiser leur coeur, puis il a demandé à celui qui a lu le Coran “Qu‘as-tu lu ? ”. Il répondit “ al fâtiha ”. Le prophète عليه الصلاة والسلام dit alors : « Effectivement c’est une rouqyâ ». 4. quant à ca que font certains, à chaque fois qu’ils veulent quelque chose ils récitent la fâtiha, et ceci n’existe pas chez nous (en Arabie), mais se trouve chez nos frères qui viennent dans notre pays, au moment du contrat de mariage la fâtiha, lorsqu’il y a une réconciliation la fâtiha, ..., ceci est une bid’a et c’est interdit. Car si cela était une bonne chose le prophète عليه الصلاة والسلام et ces compagnons l’aurait faite. Hadith 219, 220, 221, 222 : On rapporte d’Anas - رضي هاللّ تعالى عنه – que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم –, Aboû Bakr et ’Omar - رضي هاللّ تعالى عنهما - débutaient la prière par la parole « al hamdoulillêhi rabbil ‘âlamîn ». [Hadith agréé]. Mouslim a ajouté « Ils ne récitaient pas « bismillêhi-rahmâni-rahîm » ni dans le début de la lecture ni dans sa fin ». Et dans une version de Ahmed et Annasâ-î et Ibni Khouzaymah on trouve : « Ils ne récitaient pas «bismillêhi-rahmâni-rahîm » à voix haute ». Et dans une autre version de Ibni Khouzaymah on trouve : « Ils la récitaient à voix basse ». Et c’est le sens de la négation qui se trouve dans la version de Mouslim, contrairement à ceux qui l’on qualifiée s’imparfaite ». أَنَّ النَّيبَِّ صلى الله عليه وسلم وَأَبَا بَكْرٍ وعُمَرَ كَانُوا ي فَْتَتيحُونَ الصَّلََةي بي « : وَعَنْ أَنَسٍ رضي الله عنه .» ) ) اَلَْْمْ ليلَّيه رَبِّ الْعَالَ ي ميَْ مُتَّ فَ ق عَلَيْيه زَادَ مُسْلي م .» لَِ يَذْكُرُونَ : ) بيسْيم اللَّيه الرَّحَْْ ي ن الرَّي حييم ( يفِ أَوَّيل قيرَاءَةٍ وَلَِ يفِ آ ي خيرهَا « :
  16. 16. .» لَِ يََْهَرُونَ بيبيسْيم اللَّيه الرَّحَْْ ي ن الرَّي حيمي « : وَيفِ يروَايَةٍ يلَِحَْْ , وَالنَّسَايِيِّ وَابْ ي ن خُزَيَْْةَ .» كَانُوا يُ ي سرُّونَ « : وَيفِ أُخْرَى يلِبْ ي ن خُزَيَْْةَ وَعَلَى هَذَا يَُْمَلُ النَّ فْيُ يفِ يروَايَية مُسْليمٍ , ي خلََفًا ليمَنْ أَعَلَّهَا. On rapporte de Nou’aym Ibnil Moudjmir - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai prié derrière Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – et il récita « bismillêhi-rahmâni-rahîm ». Puis il récita la mère du Coran (al fâtiha) jusqu’à ce qu’il arrive à la parole « waladdâllîne », il dit « âmîne », et il dit à chaque fois qu’il se prosternait et qu’il se levait de la position assise « Allâhou akbar ». Puis il dit lorsqu’il fit le salut final : « Par celui qui dédient mon âme dans Sa main, je suis celui dont la prière ressemble le plus à celle du prophète - صلى اللّ عليه و سلم –. [Hadith rapporté par Annasâ-i et Ibnou khouzaymah ». صَلَّيْتُ وَرَاءَ أَيبِ هُرَيْ رَةَ فَ قَرَأَ : )بيسْيم اللَّيه الرَّحَْْ ي ن ال رَّي حييم ( . « : وَعَنْ ن عَُيْمٍ ا لْمُجمير رضي الله عنه قَالَ ثَُُّ قَ رَأَ بيأُمِّ الْقُرْآ ي ن , حَتََّّ إيذَا ب لََغَ : )وَلَِ الضَّالِّيَْ ( , قَالَ : "آيميَْ " وَي قَُولُ كُلَّمَا سَجَ , وَإيذَا قَامَ يمنْ الُْْلُو ي س : اَللَّهُ أَكْبَ رُ . ثَُُّ ي قَُولُ إيذَا سَلَّمَ : وَاَلَّ ي ذي ن فَْ ي سي بييَ يِهي إينِِّّ لَِ شْبَ هُكُمْ صَلََةً بيرَسُويل اللَّيه صلى .» الله عليه وسلم رَوَاهُ النَّسَايِيُّ وَابْنُ خُزَيَْْةَ On rapporte de Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – a dit : « Si vous récitez la fâtiha alors récitez « bismillêhi-rahmâni-rahîm » car c’est un de ses versets. [Hadith rapporté par Addâraqoutniy qui l’a qualifié de mawqoûf]. إيذَا ق رََأْتُُْ الْفَايتَِة فَاق رَءُوا « : وَعَنْ أَيبِ هُرَيْ رَةَ رضي الله عنه قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم .» : ) بيسْيم اللَّيه الرَّحَْْ ي ن الرَّي حييم ( , فَيإن هََّ ا إيحْ ىَِ آيَايتَِا رَوَاهُ ال اَِّرَقُطْينُِّ , وَصَوَّبَ وَقْ فَهُ . On rapporte de Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Le prophète - صلى اللّ عليه و سلم –, lorsqu’il terminait la lecture de la mère du Coran (al fâtiha), élevait la voix et disait « âmîne ». [Hadith rapporté Addâraqoutniy qui l’a qualifié de bon, et Al hâkim qui l’a qualifié d’authentique]. Aboû Dâwoûd et Attirmidhiy ont rapporté un hadith similaire de Wâ-il Ibni Houdjr. كَانَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم إيذ ا فَ رَغَ يمنْ قيرَاءَةي أُمِّ الْقُرْآ ي ن رَفَعَ صَوْتَهُ وَقَالَ : « : وَعَنْهُ قَالَ "آيميَْ .» رَ واهُ ال اَِّرَقُطْينُِّ وَحَسَّنَهُ , وَالَْْاكيمُ وَصَحَّحَهُ . وَيلَِيبِ دَاوُدَ وَالتِّ رْيم ي ذيِّ يمنْ حَ يِي ي ث وَايِيل بْ ي ن حُجْرٍ نََْوُه . 1. on ne récite pas la basmalah (le fait de dire « bismillêh ») à voix haute dans la prière car le prophète عليه الصلاة والسلام , Aboû bakr et ’Omar (ra) ne la récitaient pas à voix haute, comme cela est rapporté dans les deux livres authentiques et autres. La sounna pour celui qui est imam dans la prière de nuit (maghrib, ’ichâ, soubh) ou dans la prière de qiyâmoullayl (prière surérogatoire de nuit), c’est de ne pas réciter la basmalah à voix haute, car la
  17. 17. basmalah ne fait pas partie de la fâtiha, avec comme preuve le hadith authentique où Allah dit : “J’ai partagé la prière entre moi et mon serviteur en deux parties, lorsqu’il dit « al hamdoulillêhi rabbil ’âlamîne » Allah dit “ hamidanî ‘abdî ” et ici il n’a pas évoqué la basmalah. Et ce qui a été rapporté comme ahâdith montrant que la basmalah fait partie de la fâtiha est faible comparé aux autres ahâdith authentiques montrant qu’elle n’en fait pas partie et qu’on ne la récite pas à voix haute. Mais si quelqu’un la récite à voix haute, on ne lui fait pas de reproche comme l’on dit certains savants, car ceci fait partie des choses dans lesquelles l’idjtihèd est permis. Mais le mieux est de réciter la basmalah à voix basse même dans la prière à voix haute. Et le fait que Aboû Hourayra ait récité la basmalah à voix haute ne veut pas dire que c’est une sounna, mais ce qui apparaît c’est qu’il l’a fait pour enseigner comme la fois où Abdoullah Ibnou ‘Abbâs a récité la fâtiha à voix haute dans la prière mortuaire en disant qu’il l’a fait pour qu’ils sachent que cela fait partie de la sounna. En effet nous savons que le prophète عليه الصلاة والسلام , Aboû bakr et ’Omar (ra) ne récitaient pas la basmalah à voix haute 2. al fâtiha s’appelle « oummoul qour-ân » (la mère du Coran) car les différents sens du Coran s’y trouvent : on y trouve le tawhîd (l’unicité), la croyance au jour dernier, la division des gens en catégories : les biens-guidés, les gens qu’Allah a comblé de Ses bienfaits, les égarés, ceux qui ont encouru Sa colère 3. lorsque l’on termine la fâtiha on dit “ âmîne ”, et ceci est une sounna, et cela veut dire « Ô Allah accepte ». Et on le dit à voix haute si on récite la fâtiha à voix haute comme dans la prière du marghrib, du ‘ichâ, du fadjr, la prière nocturne... . Et ceci est valable pour l’imam comme pour le ma°moûm. Le hadith qui dit cela est authentique et donc il ne faut pas l’abandonner, ni faire de reproche à celui qui dit âmîne à voix haute, mais il faut plutôt faire le reproche à celui qui dit “ âmîne ” à voix basse car le hadith est authentique de sorte qu’il sert de preuve 4. est-ce que le ma°moûm dit “ âmîne ” après que l’imam ait dit « waladdâllîne » ou attend-il que l’imam ait dit “ âmîne ” ? → Le plus juste c’est qu’il dit “ âmîne ” après que l’imam ait dit « waladdâllîne », d’après ce qui est rapporté sans sahih Mouslim d’Abî Hourayra, que le prophète عليه الصلاة والسلام a dit : « lorsque l’imam dit « waladdâllîne » dites alors « âmîne ». Quant à la parole rapportée dans les 2 sahih « Et lorsqu’il fait le ta°mîn faites le ta°mîn », cela veut dire « lorsqu’il arrive à l’endroit où on dit âmîne » ou cela veut dire « lorsqu’il commence à dire âmîne alors dites âmîne », et cela ne veut pas dire « lorsqu’il termine de dire âmîne ». En effet, dans le 2ème hadith cette parole peut avoir ces différents sens, mais le 1er hadith montre que le sens ici est « lorsqu’il arrive à l’endroit où on dit âmîne » ou cela veut dire « lorsqu’il commence à dire âmîne alors dites âmîne » 5. « takbîroul intiqâl » (le takbir de changement de position) fait partie des « wâdjibât » (obligations) d’après l’avis le plus juste (certains savants disent que c’est une sounna). Et la preuve de cela est le fait que le prophète عليه الصلاة والسلام le faisait tout le temps, et il n’est pas rapporté qu’il l’ait abandonné une seule fois, et il a dit « priez comme vous m’avez vu priez ». Et donc celui qui délaisse volontairement ce takbîr, sa prière est annulée, et celui qui le délaisse par oublie le récupère avec la prosternation de distraction. Hadith 223 : On rapporte de ‘Abdillêh Ibni Abî Awfâ - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Un homme est vint au prophète - صلى اللّ عليه و سلم – et lui dit : « Je ne suis pas capable d’apprendre quelque chose du Coran, enseigne- moi ce qui peut le remplacer ». Il dit alors « Dis soubhânallah et al hamdou lillêh et lâ ilâha illallâh et Allahou akbar et lâ hawla walâ qouwwata illâ billêhil ‘aliyyil ‘adhîm » ». Ceci est une partie du hadith. [Rapporté par Ahmed et Aboû Dâwoûd et Annasâ-i, et authentifié par Ibnou Hibbâne et Addâraqoutniy et Al Hâkim].
  18. 18. جَاءَ رَجُل إيلََ النَّيبِِّ صلى الله عليه وسلم فَ قَالَ « : وَعَنْ عَبْ يِ اللَّيه بْ ي ن أَيبِ أَوْفََ -رَ ي ضيَ اللَّهُ عَنْ هُمَا- قَالَ : إينِِّّ لَِ أَسْتَ ي طيعُ أَنْ آخُذَ يمن الْقُرْآ ي ن شَيْئًا , فَ عَلِّمْينِ مَا يَُْيزُِينِ يمنْهُ . ف قَالَ : قل "سُبْحَانَ اللَّيه , وَالَْْمْ اَلَْْ يِيثَ . رَوَاهُ أَحَْْ .» . . ليلَّيه , وَلَِ إيلَهَ إيلَِّ اللَّهُ وَاللَّهُ أَكْبَ رُ , وَلَِ حَوْل وَلَِ ق وَُّة إيلَِّ بياللَّيه الْعَلييِّ الْعَ ي ظييم , وَأَبُو دَاوُدَ , وَالنَّسَايِيُّ , وَصَحَّحَهُ ابْنُ ي حبَّانَ , وَال اَِّرَقُطْينُِّ , وَالَْْاكيمُ Celui qui n’est pas capable de réciter la fâtiha doit obligatoirement l’apprendre, même s’il doit payer quelqu’un pour lui enseigner. Mais si le temps restant pour la prière est court et qu’il ne l’a pas apprise, mais qu’il connait quelque chose d’autre du Coran, il récite quelque chose d’équivalent (en longueur) du Coran. Et s’il ne connaît rien d’autre du Coran (même plus court que la fâtiha), comme quelqu’un qui vient de rentrer en islam, alors il dit ce dhikr à la place de la récitation : « soubhânallah wal hamdou lillêh wa lâ ilâha illallâh wallahou akbar wa lâ hawla walâ qouwwata illâ billê ». Et s’il ne sait pas dire ce dhikr en arabe, il le traduit dans sa langue. Mais on ne traduit pas le Coran mot à mot car ceci n’est pas permis. Hadith 224, 225 : On rapporte d’Abî Qatâdah - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – priait avec nous, et il récitait dans les prières du dhohr et du ‘asr, dans les 2 premières rak’at, la fâtiha et 2 sourates, et il nous faisait parfois entendre un verset, et il allongeait la 1ère rak’a, et il récitait dans les 2 dernières rak’at la fâtiha ». [Hadith agréé]. كَانَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم يُصَ لِّي بينَا , فَ يَ قْرَأُ يفِ الظُّهْير « : وَعَنْ أَيبِ قَ تَادَةَ رضي الله عنه قَالَ وَالْعَصْير - يفِ الرَّكْعَتَ يْ الُِْولَيَ يْ - بيفَايتَِية الْ ي كتَا ي ب وَسُورَتَ يْ , وَيُسْ ي معُنَا الْ يَةَ أَحْيَانًا , وَيُطَوِّلُ الرَّكْعَةَ مُ تَّ فَ ق عَلَيْيه . .» الُِْولََ , وَي قَْرَأُ يفِ الُِْخْرَي يَْ يْ بيفَايتَِية الْ ي كتَا ي ب On rapporte d’Abî Sa’îd Al khoudriy - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Nous évaluions la durée de la récitation du prophète - صلى اللّ عليه و سلم – dans les prières du dhohr et du ‘asr, et nous avons évalué la durée de sa récitation dans les 2 premières rak’at du dhohr à ce qui correspond à la longueur de la sourate « assadjdah » ; et dans les 2 dernières rak’at à ce qui correspond à la moitié de ceci ; et dans les 2 premières rak’at du ‘asr à ce qui correspond à longueur de la récitation dans les 2 dernières rak’at du dhohr ; et dans les 2 dernières rak’at à ce qui correspond à la moitié de ceci. [Hadith rapporté par Mouslim]. كُ نَّا نََْزُرُ قييَامَ رَسُويل اللَّيه صلى الله عليه وسلم يفِ الظُّهْير « : وَعَنْ أَيبِ سَعيي الُْْ يِْريِّ رضي الله عنه قَالَ وَالْعَصْير , فَحَزَرْنَا قييَامَهُ يفِ الرَّكْعَتَ يْ الُِْولَيَ يْ يمن الظُّهْير قَ رَِْ : )الَ تَ نْيزيل ( اَلسَّ جْ ةَِي . ويفِ الُِْخْرَي يَْ يْ قَ رَِْ النِّصْ ي ف يمنْ ذَليكَ . وَيفِ الُِْولَيَ يْ يمنْ الْعَصْير عَلَى قَ يِْر الُِْخْرَي يَْ يْ يمنْ الظ هْير , وَالُِْخْرَي يَْ يْ عَلَى النِّصْ ي ف رَوَاهُ مُسْلي م . .» يمنْ ذَليكَ 1. les savants ont divergé concernant la longueur des 2 premières rak’at de la prière, en raison de l’opposition de ces 2 textes : en effet le hadith de Abî Qatâdah dit que la 1ère ra k’a est plus longue que la 2ème, et le hadith de Abî Sa’îd dit qu’elles sont équivalentes.
  19. 19. Certains savants ont donné la préférence au hadith de Abî Qatâdah car il est rapporté par Al Boukhârî et Mouslim alors que le hadith de Abî Sa’îd est rapporté par Mouslim uniquement, et parce que le hadith de Abî Qatâdah est une affirmation alors que le hadith de Abî Sa’îd est basé sur une évaluation. → Le plus juste pour réunir entre ces 2 hadith, c’est de dire que le plus souvent le prophète عليه الصلاة والسلام allongeait la récitation dans la 1ère rak’a par rapport à la 2ème, et parfois sa récitation était équivalente dans les 2 rak’at, et parfois même la récitation dans la 2ère rak’a était légèrement plus longue que dans la 1ère rak’a (comme pour la récitation de « sabbih » et « al ghâchiyah ») 2. la prière du ‘asr est plus courte que celle du dhohr, car la récitation dans les 1ère rak’at du ‘asr équivaut à la récitation dans les 2 dernières rak’at du dhohr. Et la raison de cela est que les gens ont besoin de temps après le ‘asr pour vendre et acheter … 3. ce qui apparaît du hadith de Abî Qatâdah, c’est que dans les deux dernières rak’at du dhohr et du ‘asr on n’ajoute rien à la fâtiha, contrairement au hadith de Abî Sa’îd. Hadith 226 : On rapporte de Soulaymâne Ibni Yasâr qu’il a dit : « Un tel allongeait les 2 premières rak’at du dhohr, et il allégeait le ‘asr, et il récitait dans le maghrib des sourates de « qisâr al moufassal », et dans le ‘ichâ des sourates de « awsat al moufassal », et dans le soubh des sourates de « tiwâl al moufassal ». Aboû Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – dit alors : « Je n’ai pas prié derrière quelqu’un dont la prière ressemble autant à celle du prophète - صلى اللّ عليه و سلم – que celui-ci ». [Hadith rapporté par Annasâ-î avec une chaîne de transmission authentique]. كَانَ فُلََ ن يُ ي طيلُ الُِْولَيَ يْ يمنْ الظُّهْير , وَيَُفِّفُ الْعَصْرَ , « : وَعَنْ سُلَيْمَ انَ بْ ي ن يَسَارٍ رضي الله عنه قَالَ وَي قَْرَأُ يفِ الْمَغْير ي ب بييقصَاير الْمُفَصَّيل وَيفِ الْعيشَايء بيوَسَ ي طيه وَيفِ الصُّبْ ي ح بيطُولييه . فَ قَالَ أَبُو هُرَيْ رَةَ : "مَا صَ لَّيْتُ أَخْرَجَهُ النَّسَايِيُّ بييإسْنَادٍ صَ ي حيحٍ . .» وَرَايء أَحَ أَشْبَهَ صَلََةً بيرَسُويل اللَّيه صلى الله عليه وسلم يمنْ هَذَا 1. ce hadith montre comme le hadith de Abî Sa’îd que le prophète عليه الصلاة والسلام allongeait la récitation dans la prière du dhohr et qu’il l’écourtait dans la prière du ‘asr. 2. il est bien de réciter dans le fadjr des sourates qui font parti de “ tiwâl al mouffassal ”, dans le maghrib des sourates qui font partie de “ qisâr al moufassal ”,et dans le dhohr, le ‘asr et le ‘ichâ des sourates qui font partie “ awsât al moufassal ”. - « al moufassal » commence par la sourate « qâf » (n°50) et se termine par la sourate « annâs » (n°114) : * les “ tiwâl al mouffassal ” débute à la sourate « qâf » (n°50) et se termine à la sourate « al moursalât » (n°77). * la sourate ’amma (n°78) est la première sourate des “ awsât al moufassal ” et la dernière est “ wallayli idhâ yaghchâ ” (n°92). * la sourate « waddouhâ » (n°93) est la première sourate des “ qisâr al moufassal ” et la dernière est la sourate « annâs ». Le mieux est de respecter ceci. Hadith 227 : On rapporte de Djoubayr Ibni Mout’im - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai entendu le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – réciter la sourate « attoûr » dans la prière du maghrib ». [Hadith agréé]. يَ سْعْتَ رَسُولَ اللَّيه صلى الله عليه وسلم ي قَْرَأُ يفِ الْمَغْير ي ب « : وَعَنْ جُبَ يْ ير بْ ي ن مُطْعيمٍ رضي الله عنه قَالَ مُتَّ فَ ق عَلَيْيه . .» بيالطُّوير
  20. 20. Il est bien de réciter parfois des sourates qui font partie de “ tiwâl al mouffassal ” dans la prière du maghrib : comme l’a dit Djoubayr Ibnou Mout’im, le prophète عليه الصلاة والسلام a récité la sourate “ attoûr ” dans la prière du margrib. Mais le prophète عليه الصلاة والسلام faisait cela parfois, ni tout le temps, ni souvent. C’est en écoutant cette sourate que Djoubayr Ibnou mout’im a eu la foi et est rentré en islam : lorsque le prophète عليه الصلاة والسلام est arrivé au passage أامْ خُلِقُوا مِنْ غايْرِ ا شيْءٍ أامْ هُمُ الْ ا خالِقُو ا ن → « Ont-ils été créé à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs ? ». Car ce verset est un argument claire concernant le fait qu’Allah est le seul créateur car Allah dit « est ce que ceux-ci ont été créés sans créateur ou se sont-ils créés eux-mêmes », et la réponse est ni la première, ni la deuxième, mais plutôt ils ont été crées par Le Créateur qui est Allah. Hadith 228 : On rapporte de Abî Hourayra - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – récitait dans la prière du fadjr du vendredi la sourate « assadjdah » (n°32) et la sourate « hal atâ ‘alal insâne » (n°76). [Hadith agréé]. Attabarâniy rapporte dans un hadith de Ibni Mas’oûd : « Il le faisait de manière permanente ». كَانَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم ي قَْرَأُ يفِ صَلََية الْفَجْير ي وَْمَ « : وَعَنْ أَيبِ هُرَيْ رَةَ رضي الله عنه قَالَ مُتَّ فَ ق عَلَيْيه .» ) الُْْمْعَية : )الَ تَ نْيزيلُ ( اَلسَّجْ ةََِ , و )هَلْ أَتَى عَلَى ا يْ لْنْسَا ي ن .» يُ يِيمُ ذَليكَ « : وليلطَّبَ رَاينِِّّ يمنْ حَ يِي ي ث ابْ ي ن مَسْعُودٍ 1. il est bien de réciter dans la prière de soubh le vendredi la sourate « assadjdah » (n°32) complète dans la 1ère rak’a et la sourate « hal atâ ‘alal insâne » (n°76) complète dans la 2ème rak’a, car le prophète عليه الصلاة والسلام le faisait de façon constante dans la prière de soubh le vendredi ; mais ce n’est pas une obligation. La cause de la récitation de ces 2 sourates c’est qu’elles évoquent le début de la création et sa fin et la rétribution le jour dernier qui se fera un vendredi, de même que le début de la création s’est fait avec la création de Âdam le vendredi. C’est pour cela que le prophète عليه الصلاة والسلام récitait ces 2 sourates malgré leur éloignement dans l’ordre des sourates 2. quant à ce que font certains imams en divisant la sourate « assadjdah » en deux, la première partie pour la première rak’a et la deuxième partie pour la deuxième rak’a, ceci est une très grande erreur, c’est contraire à la sounnah et une innovation dans la religion d’Allah. Mais ceux-ci sont ignorants et il faut leur apprendre et leur montrer. Et certains font la même chose avec la deuxième sourate et l’erreur est la même. Nous disons à cet imam : “ Soit tu récites les deux sourates comme le prophète عليه الصلاة والسلام l’a fait, soit tu lis autre chose” 3. certains également récitent dans la prière de soubh le vendredi une partie de la sourate “ al kahf ” (la caverne) et ceci est également une erreur car ceci n’est pas rapporté du prophète عليه الصلاة والسلام ; mais ce qui est rapporté c’est le fait d’encourager à lire cette sourate le jour du vendredi et pas dans la prière du fadjr ni la prière du vendredi. Et certains simples imams (c-a-d pas des savants) récitent la sourate “ al djoumou’ah ” et la sourate “ al mounâfiqîne ” dans la prière du fadjr, et ceci est également de l’ignorance et une erreur car le prophète عليه الصلاة والسلام les récitait dans la prière du djoumou’ah et non dans la prière du soubh. Hadith 229 :
  21. 21. On rapporte de Houdhayfa - رضي هاللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « J’ai prié avec le prophète - صلى اللّ عليه و سلم –, il n’y avait pas un verset relatif à la miséricorde qu’il récitait sans qu’il ne s’y arrête pour invoquer (Allah), ni un verset relatif au châtiment sans en demander la protection (d’Allah). [Hadith rapporté par les cinq et qualifié de « bon » par Attirmidhiy]. صَلَّيْتُ مَعَ النَّيبِِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا مَرَّتْ بييه آيَةُ رَحَْْةٍ إيلَِّ « : وَعَنْ حُذَيْ فَةَ رضي الله عنه قَالَ أَخْرَجَهُ الَْْمْسَةُ , وَحَسَّنَهُ التِّ رْيم ي ذيُّ .» وَقَفَ ي عنْ هََِا يَسْأَلُ , وَلَِ آيَةُ عَذَابٍ إيلَِّ تَ عَوَّذَ يمنْ هَا Une nuit (comme cela est précisé dans la version de Mouslim) Houdhayfa Ibnoul Yamâne a prié avec le prophète عليه الصلاة والسلام , qui a récité la sourate « al baqarah » (la vache), puis la sourate « annisâ » (les femmes), puis la sourate « âli ‘imrâne » (la famille de ‘Imrâne), et ceci avant que le dernier ordre établi soit la sourate « âli ‘imrâne » avant la sourate « annisâ ». Et il n’y avait pas un verset relatif à la miséricorde qu’il récitait sans le prophète عليه الصلاة والسلام ne s’y arrête pour invoquer (Allah), ni un verset relatif au châtiment sans en demander la protection (d’Allah). Ainsi le prophète عليه الصلاة والسلام réunissait entre la récitation, la méditation et l’invocation. 1. il est permis de prier en groupe la prière surérogatoire dans une demeure car le prophète عليه الصلاة والسلام a approuvé Houdhayfa, mais si c’est à l’occasion, comme dans le cas de la présence d’un invité chez soit, et non de façon régulière 2. si quelqu’un prie la prière de la nuit et qu’il passe par un verset relatif à la miséricorde il est « moustahabb » (recommandé) qu’il demande à Allah Ses bienfaits, qu’il soit parmi ceux qui bénéficieront de cette récompense ; et s’il passe par un verset relatif au châtiment qu’il demande à Allah la protection contre celui-ci. Exemple : Si on récite dans la prière de nuit فِي امقْاعدِ صِدْقٍ عِنْ ا د املِيكٍ مُقْتادِرٍ إِنَّ الْمُتَّقِي ا ن فِي ا جنَّاتٍ اونا اهرٍ → « Les pieux seront dans des Jardins et parmi des ruisseaux, dans un séjour de vérité, auprès d’un Souverain Omnipotent » : ceci est un verset relatif à la miséricorde, on dit : « Allâhoumma dja’lnî minhoum » (Ô Allah compte-moi parmi eux) ou une autre parole dans ce sens. Exemple : Si on récite ياا أايُّ اها النَّبِيُّ ا جاهِدِ الْكُفَّاار اوالْمُناافِقِي ا ن اواغْلُظْ ا علايْهِمْ اوامأْاواهُمْ ا جاهنَّمُ اوبِئْ ا س الْ ا مصِيرُ → « Ô Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude avec eux; l’Enfer sera leur refuge, et quelle mauvaise destination ! » : on demande protection, on dit “ na’oûdhou billêhi min dhâlik ” (nous demandons à Allah la protection contre ceci) ou une parole dans ce sens. 3. et si on passe la prière de la nuit par un verset lié au tasbîh on fait le tasbîh. Exemple : " اوإِلايْهِ ي رُْا جعُ الْامْرُ كُلُّهُ فااعْبُدْهُ اوتا اوكَّلْ ا علايْه → « A Allah appartient l’Inconnaissable des cieux et de la terre, et c’est à Lui que revient l’ordre tout entier. Adore-Le donc et place ta confiance en Lui », on dit “ soubhânahou wa bihamdih ” 4. mais est ce que cette règle est valable dans la prière obligatoire en se basant sur la règle disant que la règle de base c’est ce qui est valable dans la prière surérogatoire est valable dans la prière obligatoire sauf s’il y a un dalîl qui prouve le contraire, ou dit-on que ceci ne s’applique pas dans la prière obligatoire ? Dans la prière de nuit il n’y a pas de doute que c’est une sounnah car dans cette prière il est demandé d’allonger, de méditer. Quant à la prière obligatoire, ceux qui ont décrit la prière du prophète عليه الصلاة والسلام n’ont pas évoqué qu’il faisait ceci alors qu’ils ont transmis de nombreuses descriptions. Aucun d’entres-eux n’a dit que le prophète عليه الصلاة والسلام faisait ceci. → Ainsi dans la prière obligatoire, le mieux est de ne pas le faire car ceci ne fait pas partie de la sounna, mais si quelqu’un le fait il n’y a pas de mal (mais cela est défendu pour le ma°moûm dans la
  22. 22. prière à voix haute, car s’il fait cela il n’écoutera pas la lecture de l’imam → voir l’explication de zâd al moustaqni’) 5. mais si les versets lus demandent une réponse, on répond. Exemple : - si on récite le verset انيِمِكااحْلا ِماكْحاأِب ُهَّللا اسْيالاأ → « Allah n’est-Il pas le plus sage des Juges ? », on dit “ balâ ” ou « soubhânaka fabalâ ». - si on récite le verset أالايْ ا س ذالِ ا ك بِاقادِرٍ ا علاى أانْ يُحْيِ ا ي الْ ا موْتاى → « Celui-là [Allah] n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ? », on dit “ balâ ” ou « soubhânaka fabalâ ». Car ceci est une question de la part d’Allah, elle nécessite une réponse. Hadith 230 : On rapporte de Ibni ‘Abbâs - رضي هاللّ تعالى عنهما - qu’il a dit que le prophète - صلى اللّ عليه و سلم – a dit : « Et sachez qu’on m’a défendu de réciter le Coran en inclinaison ou en prosternation : quant à l’inclinaison glorifiez-y le Seigneur, quant à la prosternation faites-y le maximum et appliquez-vous dans les invocations car vous serez certainement exaucés ». [Hadith rapporté par Mouslim]. أَلَِ وَإينِِّّ نُُييتُ أَنْ أَقْ رَأَ « : وَعَ ي ن ابْ ي ن عَبَّاسٍ رضي الله عنه قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّيه صلى الله عليه وسلم الْقُرْآنَ رَاكيعًا أَوْ سَاي ج اًِ , فَأَمَّا الرُّكُوع فَ عَظِّمُوا فيييه الرَّبَّ , وَأَمَّا السُّجُودُ فَاجْتَيه وُِا يفِ ال عَُِّايء , فَ قَ ي م ن رَوَاهُ مُسْلي م .» أَنْ يُسْتَجَابَ لَكُمْ 1. il ne faut pas réciter le Coran en roukoû’ et en soudjoûd, on le récite en position debout Celui qui récite le Coran en roukoû’ a commis un péché. Mais les savants ont divergés sur le fait que la prière soit annulée si quelqu’un le fait : La majorité des savants disent qu’elle n’est pas annulée car le Coran est un dhikr légiféré dans la prière, mais cet endroit n’est pas le sien. Et certains savants ont dit que la prière est annulée car la personne a dit une parole qu’il est interdit de dire et c’est l’avis de Ibn Hazm (ra), qui dit que si on récite le Coran en roukoû’ ou en soudjoûd la prière est annulée 2. après avoir cité ce qui est interdit le prophète عليه الصلاة والسلام a cité ce qui est autorisé, comme c’est son habitude : en position de roukoû’ on glorifie Allah et en position de soudjoûd on fait des invocations (dou’a) 3. concernant le fait de faire une invocation avec quelque chose du Coran comme le fait de dire en soudjoûd اربَّ ناا لَ تُزِغْ قُ لُوبا ناا با عْ ا د إِذْ اه ا ديْ تا ناا اواهبْ لاناا مِنْ لادُنْ ا ك ارحْ ا مةً إِنَّ ا ك أانْ ا ت الْاوهَّابُ → « Seigneur! Ne fait pas dévier nos coeurs après que Tu nous aies guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C’est Toi, certes, le Grand Donateur ! », il n’y a pas de mal car la personne a visé ici la dou’â et non la récitation ; de même dans le roukoû’ (de même pour celui qui est en état de djanâbah) 4. il y a ici une allusion au fait que le Coran a une haute place et qu’il ne faut le réciter qu’en position debout car la position debout est une forme de grand respect, et ainsi lorsque quelqu’un d’important entre chez les gens, ceux-ci se lèvent pour lui par respect. 5. il faut multiplier la glorification d’Allah dans le roukoû’ en disant « soubhâna Rabiyal ’adhîm » سُبْ ا حا ا ن اربِّ ا ي الْاعظِيمِ et même si on le dit 1000 fois, de même dans ce qui est une glorification il y a “soubboûhoun qouddoûsoun rabboul malâ-ikati warroûh” سُبُّوحٌ قُدُّوسٌ اربُّ الْ ا مالَئِ ا كةِ اوالرُّوحِ , de même “ soubhânakallâhoumma rabannâ wabihamdik Allâhoumma-ghfirlî ” سُبْ ا حانا ا ك اللَّهُمَّ اربَّ ناا اوبِ ا حمْدِ ا ك , االلَّهُمَّ اغْفِرْ لِي

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