02/04/2013   The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org   1/36
Qu’est ce que The BIG Conf’ ?             La plus grande conférence nationale étudiante                      sur la transi...
The BIG Conf’, une initiative nationale                                                  1                                ...
Sommaire             1. L’énergie dans les grandes lignes                → Séance de questions             2. Le pic de pr...
Pour commencer, qu’est ce que l’énergie ? L’énergie permet de modifier        La vitesse        La température        ...
Energie musculaire et sources d’énergies « modernes »  De 5 à 10 cyclistes pour cuire un poulet !                         ...
Pour cuire mon poulet, à l’autre bout de la prise il y a, au choix…             Energies intermittentes qu’on ne sait pas ...
Que de choses grâce aux énergies fossiles !02/04/2013           The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org   8/36
Sources d’énergie depuis la Révolution Industrielle       Les renouvelables ne pèsent pas bien lourd…                     ...
L’usage des sources d’énergie en France  Energie primaire                       Transformation                         Ene...
Ce qu’il faut retenir                          Combien de pédaleurs                          pendant 1h (1 kWh) ?         ...
Sommaire             1. L’énergie dans les grandes lignes                → Séance de questions             2. Le pic de pr...
Du puits à la pompe, quels paramètres clés ?                                            Les                               ...
Différents types de réserves                      Réserves exploitables/ultimes             Pétrole que l’Humanité a explo...
« Depuis 40 ans il n’y a plus que 40 ans de pétrole, alors hein ! »                                                   rése...
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Du pétrole de plus en plus difficile à extraireEn 1930, l’extraction                                …contre environ       ...
Du puits à la pompe, quels paramètres clés ?                                            Les     La capacité et le         ...
La consommation mondiale de pétrole[…] « Historique », c’est ainsi qu’avait été saluée la découverte de pétrole  au large ...
Le pic de production pétrolière, théorie       Production                             Pic (= maximum)                     ...
Le pic de production pétrolière, une réalité                                                                              ...
Et les autres énergies ? Ce qu’il faut retenir                                                       Les 3 énergies fossil...
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Propriétaire des réserves fossiles et géopolitique             La France importe 90% de son énergie primaire              ...
Lien économique                                               Jeff Rubin, CIBC World Markets, octobre 200802/04/2013      ...
Prospectives énergétiques Shell 2008             charbon  crise générale    mesures draconiennes                          ...
Homme, effet de serre et climat                                                  Si on continue sur notre lancée, en 2100 ...
Fera-t-il simplement plus chaud ?02/04/2013           The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org   29/36
Pour un avenir meilleur, que faut-il faire ?                           Deux problèmes liés                         60% des...
Où et comment peut-on limiter nos émissions ?                                                                             ...
Quelques exemples pour le logement   1. Changer le   2. Changer le             3. Améliorer      4. Décarboner       besoi...
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Quelques exemples pour l’alimentation et les loisirs02/04/2013            The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org   34/36
Petite mise en perspectiveTempérature   °C                                                                                ...
Conclusion         Tout est à (ré)inventer. Notre seule limite est notre volonté                  L’avenir est ce que NOUS...
Merci pour votre attention à The Big Conf’             Ce n’est pas fini, plus d’infos sur l’association :                ...
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  • Dans toute la suite, «  Message(s) clé(s)  » est le message que vous devez faire passer (ne pas hésiter à les répéter tel quel juste avant de passer à la diapositive suivante). «  Explications  » vous permet de broder et vous explique ce que vous pouvez dire à chaque animation, qui est repérée par le numéro du paragraphe (1. pour la 1 ère animation, 2. pour la 2 ème , etc.). Vous n’êtes clairement pas obligé de tout dire (vous n’aurez pas le temps et ça fait trop d’infos à donner, le public ne retiendrait rien au final), mais ça vous permet de bien comprendre et maîtriser le sujet pour répondre aux questions. Enfin, «  Précisions pour les curieux  » comporte les sources, détails des calculs et autres réflexions, si vraiment on vous embête. Si vous êtes perdus, lisez le titre de la diapositive, déroulez les animations et lisez le texte qui s’affiche, et enfin lisez les messages-clés et ça devrait être (à peu près) clair. Sinon, cette diapositive est le moment de vous présenter et d’expliquer que vous allez faire vivre à votre auditoire 1h30 de rêve ! ;-)
  • Messages clés Expliquer rapidement le projet The Big Conf’. Pour aller à l’essentiel, il suffit de dire ce qui est écrit dans les zones de texte. « Le logo que vous voyez en haut à droite sur toutes les diapositives, c’est celui de l’association Avenir Climatique. Pour décrire Avenir Climatique en quelques mots, c’est une association de bénévoles qui œuvrent pour faire des enjeux énergies-climat une priorité dans l’enseignement supérieur. Avenir Climatique est à l’initiative de The Big Conf’ » + N’oubliez pas de vous présenter vous-mêmes succinctement.
  • Messages clés Le public doit percevoir que la conférence à laquelle ils vont assister n’est pas de la « gnognote » : gage de crédibilité, l’événement est national : 32 conférences en tout, le même jour, autant d’établissements qui soutiennent l’initiative et nous ont accordé leur confiance ; Soutien de personnalités et d’organismes reconnus dans les domaines que nous allons traiter ; Label officiel du Débat National sur la Transition Energétique en tant qu’événement national. Idem, on ne le donne pas à n’importe qui. Explications : Pour ne pas endormir le public dès le début de la conf’, ne détaillez pas « qui est qui », le public doit juste comprendre qu’il y a des conférences partout en France, et des parrains, même s’il ne les connait pas. Les personnalités sont, de haut en bas : Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil sur les questions énergies/climat ; Jean-Pascal van Ypersele , climatologue belge, vice-président du GIEC ; Hervé le Treut, climatologue français et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace (groupement français de recherche sur l’environnement global, dont la recherche sur les changements climatiques). Les organismes sont, de haut en bas : La Conférences des Grandes Ecoles ; La Conférence des Présidents d’Université ; Le Réseau des Etudiants Français pour le Développement Durable : association-réseau regroupant les associations de développement durable ; La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature de l’Homme, think-tank de Nicolas Hulot ; The Shift Projet, think-tank de la transition carbone fondé par Jean-Marc Jancovici à travers lequel il nous soutient. Détails : (Etablissement où a lieu la conf’ Zone géographique sur la carte de la diapo) Euromed Aix Marseille Université Aix-Marseille Aix Marseille Ecole Centrale Marseille Aix Marseille IAE d'Annecy Annecy LaSalle Beauvais Beauvais BEM (Bordeaux Ecole de Management) Bordeaux Université de Caen Caen FBS - France Business School Clermont-Ferrand UPMF Grenoble Grenoble Institut supérieur de l'Environnement, Trappes ou Elancourt IDF Sciences Po IDF Paris 1 IDF ENS ULM IDF ESME Sudria IDF Paris X Nanterre IDF Paris dauphine IDF Jussieu IDF EBI (Ecole de Biologie Industrielle) IDF Ecole Centrale de Lille Lille ENSIL Limoges UPIL Lyon - Ecole 3A Lyon ICN Metz Metz Université de Lorraine Nancy ICN Nancy Nancy Ecole des Mines de Nantes Nantes Université de Strasbourg Strasbourg ISEN Toulon Science Po Toulouse Toulouse Supaéro Toulouse ESC Toulouse Toulouse IUT Paul Sabatier Toulouse ENSICA (ISAE) Toulouse
  • Chaque partie doit durer dans les 15 minutes, suivi de 15 minutes de questions, ce qui fait 1h30 au total. C’est bien de le dire et de présenter rapidement le plan.
  • Messages clés L'énergie quantifie les transformations du monde La consommation d’énergie de l’humanité peut être perçue comme la vitesse à laquelle nous transformons la planète, ce qui est loin d’être anodin ! Explications Posez la question du titre à la salle. D’après le Petit Larousse, l’é nergie est «  une grandeur caractérisant un système physique, gardant la même valeur au cours de toutes les transformations internes du système (loi de conservation) et exprimant sa capacité à modifier l'état d'autres systèmes avec lesquels il entre en interaction.  » … Quelqu’un a compris quelque chose ?!? L’énergie est donc une notion très épineuse à laquelle on sait difficilement répondre autrement que par une énumération d’exemples (1 ère animation). On transforme le monde (et on utilise de l'énergie) quand on : - change la vitesse (énergie cinétique) chauffe (ou refroidit) quelque chose (énergie thermique) déforme quelque chose (énergie de déformation) - fait une réaction chimique (énergie chimique) - fait monter ou descendre quelque chose (énergie potentielle de pesanteur) émet de la lumière (énergie électromagnétique) etc Dès que quelque chose change, une énergie est mise en jeu. L’énergie mesure en quelque sorte l’ampleur du changement (2 ème animation). 3 ème animation : notre consommation d’énergie est simplement la vitesse à laquelle nous transformons, souvent de manière irréversible, la planète, c’est qui est donc loin d’être anodin !
  • Message clé Les énergies modernes sont 1000 fois moins chères que l’énergie musculaire. Explications Le but de cette partie est de montrer que l’énergie abondante et bon marché est l’essence même, sans jeu de mots, de notre société « moderne ». Cette planche a pour but de nous faire sentir un peu les ordres de grandeurs auxquels nous ne sommes pas du tout habitués. Par exemple, un Français moyen consomme plusieurs milliers de kWh électrique par an. Posons-nous donc la question de savoir déjà ce que représente UN kWh. Cela permet de faire fonctionner un appareil de x kilowatts pendant 1/x heures. Par exemple : cuire un poulet 1h au four ou 1h d’aspirateur (1 kW), laisser la télé ou une lampe allumée 10h (100 W), utiliser son PC portable pendant 20h (50 W), etc. Imaginons qu’on soit très écolo et qu’on veuille produire son courant à la force des molets. Demandez à la salle combien de cyclistes devront pédaler (« Tout le monde lève la main. Ceux qui pensent qu’un seul cycliste suffit, baissez la main. Ceux qui pensent que deux cyclistes suffisent, baissez la main. 3 cyclistes, vous baissez la main. 4 cyclistes ? 5 cyclistes ? 10 cyclistes ? 50 cyclistes ? ») Quand vous fournissez 100W sur votre vélo, vous êtes à 20 km/h environ, ça reste soutenable. Il faut donc 10 cyclistes. A 200 W, vous êtes à 30 km/h, et c’est un effort qui commence à être pénible et difficile à tenir dans le temps (1h, c’est long !). La réponse est donc entre 5 et 10 cyclistes. Quel coût ? Parce qu’évidemment, les cyclistes ne vont pas pédaler une heure gratuitement pour vous ! Au SMIC horaire (9,22 € brut/heure), on trouve dans les 50-100 € (et le poulet cuit à se partager à 10 ne permettra pas aux cyclistes de récupérer les calories dépensées  ) Alors qu’il est si simple d’utiliser la prise ! Au fait, ça coûterait combien ? 0,1256 € au tarif EDF Bleu Ciel de base. Bref, dans les 10 centimes, 1000 fois moins cher que les cyclistes, et tellement moins encombrant ! Du coup, pourquoi se priver d’utiliser toutes les sources modernes d’énergies ? Cette diapositive explique simplement la différence entre avant et après la révolution industrielle. Avant, tout aux muscles, et donc on ne fait pas grand’chose ; après, tout est permis !
  • Message clé Les ressources fossiles (n’oubliez pas de définir ce que c’est), sont de très très loin les plus pratiques et polyvalentes qu’on connait Explications Nous allons faire une petite comparaison de différentes sources d’énergie pour fournir au final 1 kWh à la prise (et cuire mon poulet). Les différentes images ont été mises à l’échelle pour bien ce rendre compte : Voilà l’installation de panneaux solaires qu’il faut (dans les 50 m²) ou l’éolienne qu’il faut (dans les 4-5 m de diamètre) Eolien et solaire sont des énergies intermittentes. Elles varient au gré du vent et du soleil, qui ont rarement la bonne idée de suivre le besoin du consommateur (vous imaginez devoir attendre que le vent ou le soleil se lèvent à chaque fois que vous voulez cuire un poulet, allumer la télé, etc. ?). Il faut donc stocker l’électricité produite en trop par moment pour la redistribuer quand il en manque. Malheureusement, on ne sait pas encore le faire à grande échelle A travers la turbine d’un barrage de 50 m de haut, il faudrait déverser dans les 8 000 L pour produire 1 kWh à la prise. C’est la dimension de cette piscine, toujours à l’échelle du reste (aucune famille n’a été blessée durant la production de cette présentation). Regardons maintenant les ressources qu’il faudrait brûler dans une centrale thermique (les ressources qui vont apparaître sont à l’échelle entre elles mais pas par rapport aux images précédentes, sinon on ne les verrait pas) brûler une bûche. Mais il faut au préalable faire pousser le bois, le couper, le sécher et le transporter. Au passage, on remarque qu’on a changé d’échelle et que le bois est une énergie 1000 fois plus concentrée que l’eau qui se déverse dans un barrage. Brûler 300 L de gaz naturel dans une centrale permet de fournir 1 kWh à la prise. 300L, c’est beaucoup, aussi les comprime-t-on dans le volume d’une petite bouteille d’eau. Le gaz devient alors liquide et sous pression. Attention aux fuites et risques d’explosion ! De plus, comprimer le gaz demande de l’énergie qui est perdue. Brûler ce petit tas de charbon Brûler l’équivalent d’une canette remplie de pétrole Une pincée d’uranium, qui est une ressource 1 million de fois plus concentré que les énergies fossiles. Cependant, et sans rentrer dans le débat sur le nucléaire, il est relativement délicat à mettre en œuvre Gaz, charbon et pétrole constituent ce qu’on appelle les combustibles ou énergies fossiles (parce qu’ils sont issus de la fossilisation d’être vivants). L’uranium n’a jamais été vivant, ce n’est donc pas un combustible fossile. Juste pour remettre les combustibles à leur échelle par rapport au reste… sans commentaire Précisions pour les curieux Uniquement en cas de question pointue (à ne pas apprendre par cœur donc), voici les détails du calcul : Les panneaux solaires ne fournissent en moyenne qu’1/10è de la puissance maximale qu’ils sont capables de délivrer. Pour fournir une puissance d’1 kW (qu’on utilisera pendant 1h pour cuire le poulet), il faut donc une installation de 10 kW, qui est celle représentée sur la photo. Autre moyen de calcul : la puissance moyenne reçue en France au niveau du sol est de 114 W/m². Avec un rendement de 18%, les panneaux solaires peuvent donc espérer y produire en moyenne 21 W/m², soit 50 m² pour produire 1 kW Une éolienne ne fournit en moyenne qu’1/5è de sa puissance maximale. Il faut donc une éolienne de 5 kW (cf. photo) La quantité d’énergie libérée par 8000 L d’eau qui chutent de 50 m de haut est de 3924 kJ = 1,1 kWh. Avec un rendement de 90%, nous retrouverons donc bien 1 kWh à la prise. En moyenne, seul 1/3 de l’énergie contenue dans un combustible brûlé dans une centrale thermique arrive à la prise sous forme d’électricité. Il faudra donc brûler dans la centrale pour 3 kWh d’énergie. Le gaz naturel (méthane) contient 50 000 kJ/kg, ce qui nous donne dans les 200 g pour fournir 3 kWh, qui prennent 300 L sous forme gazeuse (0,67 g/L) et seulement 0,5 L sous forme liquide (423 g/L) D’après la définition de la Tonne Equivalent Pétrole (tep), le pétrole contient 41 868 kJ/kg. Sa masse volumique est d’environ 800 g/L. 32 cL (le contenu d’une canette donc) suffisent donc à produire les 3 kWh nécessaires
  • Message clé Les énergies fossiles (notamment pétrole) sont présentes dans tous les aspects de notre vie. On les retrouve partout ! Tous nos gestes usuels et habituels reposent sur la consommation d'énergie, et notamment d'énergie fossile, pétrole en tête Petit jeu possible Donnez 30 secondes au public pour vous citer un de leurs gestes usuels qui ne consomme pas des sources d’énergie moderne. Tout ce qui nécessite un objet manufacturé est exclu car ils sont quasi toujours produits à partir d'énergie électrique ou fossile. Et si on vous propose « réfléchir, jouer, etc. », vous pourrez toujours dire que les personnes ont le temps pour, car les sources d’énergie moderne leur évite de passer leur vie à travailler dans les champs (grâce aux sources d’énergie modernes, seuls 2% de la population active permettent de nourrir tout le reste, alors que jadis tout le monde étaient aux champs ou presque) Explications Les énergies fossiles sont partout ! Dans votre assiette ! Car sans pétrole, pas d’engins agricoles, et sans gaz naturel, pas d’engrais. Et sans tout ça, on nourrit difficilement 7 milliards d’humains (déjà qu’avec…) La plupart des objets sont en plastique (pétrole donc) ou en métal (qui nécessite de brûler plus que leur poids en combustibles fossiles pour les extraire, les fondre, les usiner, etc.). Toutes les nouvelles technologies (écrans plats, ordinateurs, téléphones, etc.) consomment ENORMEMENT d’énergie fossile lors de leur production (pensez à la quantité de terre qu’il faut retourner aux 4 coins du monde pour sortir les quelques métaux précieux qu’il y a l’intérieur) Hé oui, certains cosmétiques contiennent des dérivés du pétrole ! Les fibres synthétiques, encore du pétrole ! Production d'électricité : si l’électricité française est aux 3/4 d’origine nucléaire, il en est tout autrement pour le monde. En effet, en 2008, 68% de l’électricité mondiale provient de centrales thermiques brûlant des combustibles fossiles, charbon en tête puis gaz naturel et un peu de pétrole. La photo peut aussi représenter d’autres industries consommatrices d’énergies fossiles (papeteries, verreries, cimenteries, etc.) Chauffage Le pétrole : le carburant de la mobilité (essence, diesel, kérosène, etc.). Grâce à lui, on peut aller à l’autre bout de la Terre en un rien de temps ! … ou passer des heures dans les bouchons (carburant de l’immobilité) ! Pour la petite histoire, l’embouteillage de la photo est celui de la route nationale chinoise 110 Beijing (Pékin) –Tibet et est actuellement le pire de toute l’Histoire : d’une longueur de 100 km, il a duré 10 jours à partir du 14 août 2010 et a ralenti les conducteurs jusqu’à la vitesse de seulement 1 km… par jour !
  • Messages clés Le monde repose sur les énergies fossiles, et les renouvelables sont très très loin derrière Chaque « nouvelle » source d’énergie s’ajoute aux autres sans les remplacer La croissance du monde repose sur la croissance de la consommation d'énergie Explications Voici le 1 er graphique de la présentation. Il est très important de bien expliquer à chaque fois les axes, que tout le monde vous suive bien. Donc : l’axe horizontal représente le temps l’axe vertical représente la consommation de différentes ressources d’énergie pour l’année considérée. On parle bien de ressources d’énergie, autrement appelées « énergie primaire », ce qui correspond à ce qu’on trouve directement dans la nature. On ne trouvera donc pas l’électricité ou l’essence sur ce graphique (qui sont des formes d’énergie utilisées par le consommateur, autrement appelées « énergie finale ») puisqu’il n’existe par de gisements d’électricité ou d’essence dans la nature. En revanche, on trouvera l’uranium, le vent, le pétrole, etc. Le pétrole étant la principale ressource d’énergie de la planète, toutes les autres formes d’énergie lui sont rapportées (par exemple, on considère que brûler une tonne de charbon libère la même énergie que brûler 0,66 tonne de pétrole). La consommation s’exprime ainsi en Tonnes Equivalent Pétrole (prononcez « tèpe »), en l’occurrence ici, en milliards de tep. Avant de commencer, n’hésitez pas à demander à la salle : « Pouvez-vous me rappeler quelles sont les 3 énergies fossiles ? » : pétrole, charbon et gaz. Puis « De toutes les ressources d’énergie que l’Humanité utilise, en comptant vraiment tout comme le bois de chauffage, brûler les ordures pour faire de l’électricité, les panneaux solaires, les éoliennes, les barrages, le nucléaire, la géothermie, etc., combien les 3 énergies fossiles représentent en pourcents ? Tout le monde lève la main. Ceux qui pensent que les énergies fossiles fournissent 100% de l’énergie de l’Humanité, baissez la main. Ceux qui pensent que les énergies fossiles fournissent plus de 80% de l’énergie de l’Humanité, baissez la main. Plus de 60%, baissez la main. 40%, baissez la main. 20%, baissez la main. » Le pétrole représente à lui seul 1/3 de la consommation d’énergie de l’humanité. Sa consommation n’a jamais baissée. Il sert essentiellement à faire rouler les voitures et voler les avions. Il est suivi du charbon, avec 1/4 de la consommation d’énergie de l’humanité. Au passage, la quantité de charbon consommée à une année correspond à l’épaisseur noire à l’année considérée (c’est un graphiques d’aires empilées). On remarque ainsi que la consommation de charbon n’a jamais baissée non plus… Il sert essentiellement à produire de l’électricité. Vient ensuite le gaz, pour 1/5 (même principe, la quantité de gaz consommée à une année correspond à l’épaisseur bleue pâle de l’année considérée). Sa consommation n’a pas baissée non plus… Il sert surtout à se chauffer et produire de l’électricité Pétrole, charbon et gaz = 1/3, 1/4 et 1/5, facile à retenir non ? Le total donne dans les 83%. La réponse à la question du début est donc plus de 80%. L’humanité utilise donc essentiellement des ressources fossiles. Vient ensuite le bois, encore largement utilisé dans le monde pour se chauffer. Sa consommation semble a peu près constante, probablement qu’on ne saurait pas en consommer plus sans faire disparaître les forêts (cela demande confirmation, d’où l’emploi de « probablement » et du conditionnel). Vient ensuite le nucléaire, uniquement pour produire de l’électricité Viennent ensuite les barrages, encore pour produire de l’électricité Viennent enfin toutes les autres énergies renouvelables (« EnR », prononcé « E - N - R »), à savoir par ordre décroissant d’importance (d’après BP Statistical Review 2009) : Géothermie Brûler les ordures (oui M’sieurs-Dames, c’est compté dans renouvelables et ça en représente même 20% !) Biocarburants Biogaz Solaire thermique Eolien (10% du total des renouvelables) Photovoltaïque (donc les panneaux solaires. Ca ne fait qu’1% des renouvelables) Energie des marées Bref, ces 8 sources d’énergies, ensemble, font moins de 2% de la consommation d’énergie de l’humanité en 2011… Alors que juste le pétrole tout seul fait 1/3 ! Par ailleurs, il a fallu plus de 50 ans pour qu’il atteigne cette taille, et il est de très très loin plus pratique que toutes les autres sources d’énergie renouvelables citées. Pensez-vous donc que ces dernières soient capables de le remplacer à court terme ? Depuis la révolution industrielle (1860 environ), la population a été multipliée par 7, et la consommation d’énergie par 15. Chaque humain consomme donc en moyenne plus de 2 fois plus d’énergie. Par ailleurs, chaque « nouvelle » source d’énergie s’ajoute aux précédentes, sans la remplacer. Par exemple, le pétrole n’a jamais remplacé le charbon, le nucléaire et les EnR n’ont jamais remplacé les énergies fossiles, etc. Précisions pour les curieux Hormis le nucléaire et le photovoltaïque (panneaux solaires), toutes les sources d’énergies sont connues depuis la haute antiquité. Par exemple, le mot « pétrole » vient du latin « Petra Oleum » qui signifie « huile de roche ». Finalement, on n’a « seulement » découvert de nouveaux moyens (comme la machine à vapeur ou le moteur à combustion) d’utiliser les sources d’énergies connues depuis toujours. Pas très encourageant pour trouver une super nouvelle source d’énergie miracle tout ça… Le graphe a été construit par Avenir Climatique (Julien Marcinkowski) sur la base des données de l’outil The Shift Project Data Portal (http://www.tsp-data-portal.org/Energy-Production-Statistics.aspx) qui résultent elles-mêmes de la compilation de nombreuses sources reconnues. La courbe pour le bois a été reconstituée sur la base de l’ Exxon Mobil 2013’s Outlook for Energy , http://www.exxonmobil.com/Corporate/Files/news_pub_eo2013.pdf, page 48
  • Messages clés Différence entre énergies primaires et énergies secondaires. (Il n’y a pas de gisement d’électricité dans la nature, mais du charbon, du gaz, de l’uranium, etc. ) Même en France, les énergies fossiles représentent près de 70% des énergies utilisées par les consommateurs ! Explications Le terme « énergie primaire » désigne les ressources d’énergie. La France importe 91% de son énergie primaire, on peut considérer que c’est ce que payent les sociétés de l’énergie (Total, EDF, etc.) et l’Etat. Si le nucléaire permet de produire 75% de l’électricité française, il ne représente, au stade de l’énergie primaire (uranium) que 40%. Les ressources d’énergie sont pour la plupart transformées par les industries pétrolière et électrique en sources d’énergie directement exploitables par le consommateur. Au cours de ce processus de transformation, 40% de l’énergie contenue dans les ressources sont perdus (essentiellement sous forme de chaleur. Pensez aux centrales nucléaires systématiquement construites à côté d’un cours d’eau qu’elles réchauffent et à toute la vapeur qu’elles produisent par les tours de refroidissement, comme sur l’image). L’énergie restante est celle distribuée au consommateur (et payée par le consommateur). C’est ce qu’on appelle « l’énergie finale ». Si on décompose en pourcentage l’énergie finale (on sort les 40% de « pertes et autres » et on calcule des nouveaux pourcentages uniquement sur ce qui est contenu dans le rectangle de l’énergie finale), on s’aperçoit que 67% est d’origine fossile ! Précisions pour les curieux Si vous êtes perdus avec les pourcentages, la hauteur des flèches est à l’échelle. La somme de toutes les hauteurs des flèches de l’énergie primaire est donc bien évidemment égale à celles de toutes les flèches de l’énergie finale, plus les « pertes et autres » (« autres » comprend ici du stockage de ressources et de la vente d’électricité à l’étranger, mais la somme des 2 est vraiment négligeable). Dans le « autres » d’énergie finale, il y a le bois, les biocarburants et les réseaux de chaleur. Tous les pourcentages ont été construit sur la base des chiffres 2009 récupérés à la page 29 de http://www.global-chance.org/IMG/pdf/Laponche_AllFr13_02juin2011.pdf
  • Messages clés D’un point de vue purement physique, le pétrole est objectivement la meilleure source d’énergie (sans parler des conséquences politico-environnementales) Suivent le gaz et le charbon . Le monde repose quasi-intégralement sur ces énergies fossiles Explications L’énergie produite par 10 cyclistes en 1h de pédalage est contenue dans une canette de 33cl. Juste pour remettre les choses à l’échelle. Ca force le respect ! Et on ne lui dit jamais merci à ce pétrole. Donc vous allez faire dire à toute la salle « merci pétrole ». Re « merci pétrole » (parce que quand même, c’est vraiment bien !) Cette fois, un « merci charbon, merci gaz »
  • N’oubliez pas les 15 minutes de questions sur la partie 1. Transition Le monde repose sur les énergies fossiles qui sont en quantité limitées et qu’on ne saurait pas remplacer à court terme. D’où naturellement la question : pour combien de temps en a-t-on encore ?
  • Message clé Des ressources fossiles, pour combien de temps ? Le 1 er élément de réponse est la quantité des réserves qui restent Explication Imaginons un instant qu’on soit un Gaulois à ce banquet (Astérix chez les Belges) et qu’on se demande pendant combien de temps on va encore pouvoir boire de la cervoise qui est dans le tonneau. Demandez à la salle quels sont les paramètres qu’on doit considérer pour répondre à cette questions. Un 1 er élément de réponse est la quantité restante dans le tonneau
  • Message clé Quoi qu’on en dise, les réserves fossiles sont limitées. Il existe différents types de réserves, certaines publiées dans des statistiques officielles, les autres non. On fait des erreurs quand on fait des pronostics sur les seules réserves publiées. Explications Parmi le total des réserves exploitables de pétrole qu’il y a sur Terre, on trouve : Celles qu’on a déjà consommées… Celles que les compagnies pétrolières publient, qui correspondent, par obligation légale, aux réserves qui sont « raisonnablement certaines d'être produites, en utilisant les techniques actuelles, au prix actuel et selon les accords commerciaux et gouvernementaux en cours ». Celles que les compagnies pétrolières ne publient pas, soit parce qu’elles ne sont pas encore techniquement exploitables (il n’est jamais possible de récupérer 100% de ce qu’un gisement contient), soit parce qu’elles ne sont pas rentables actuellement, soit tout simplement parce qu’on ne les a pas encore découvertes. Sur le schéma de la diapositive, les réserves publiées sont grignotées par la gauche par la consommation, mais s’étendent sur la droite sur les réserves non publiées dès qu’on découvre de nouveaux gisements, mais aussi dès que le prix du baril monte ou qu’un progrès technologique intervient. Donc les réserves publiées peuvent très bien évoluer sans que l’on ait pour autant découvert la moindre nouvelle goutte de pétrole ! Quelles sont les réserves qui restent à consommer sur le schéma ? Posez la question à la salle. La réponse est la somme des réserves publiées et des non publiées… sauf que les non publiées sont inconnues du grand public, mais pas totalement des compagnies pétrolières ! Précisions pour les curieux La diapositive emploie des termes techniques simples, mais dans l’industrie, on utilise un autre vocabulaire : Les réserves publiées sont appelées les réserves prouvées ou encore 1P. Certains spécialistes utilisent l'appellation P90, car elles ont 90 % de chance d'être mises en production. Les réserves probables sont celles qui sont « raisonnablement probables d'être produites, en utilisant les techniques actuelles, au prix actuel et selon les accords commerciaux et gouvernementaux en cours. » Dans l'industrie, elles sont connues sous le nom 2P et contiennent par définition les 1P. Certains spécialistes utilisent l'appellation P50, car elles ont 50 % de chance d'être mises en production. Les réserves possibles sont celles qui ont « une chance d'être développées en tenant compte de circonstances favorables ». Dans l'industrie, elles sont connues sous le nom 3P et contiennent par définition les 2P et donc les 1P. Certains spécialistes utilisent l'appellation P10, car elles ont 10 % de chance d'être mises en production. Les réserves exploitables sont parfois appelées réserves ultimes, mais selon les autres, la définition change. Faîtes attention et demandez-vous bien toujours de quoi on parle si vous lisez des choses sur le sujet, sinon, vous vous ferez facilement berner ! La preuve à la diapositive suivante ;-)
  • Message clé Cette phrase est une erreur journalistique des années 70 qui ne tenait compte que des réserves officiellement publiées (vertes) et pas des réserves non publiées (rouges) (dont les spécialistes avaient déjà une estimation). Aujourd’hui, les réserves publiées (vertes) sont très proches du total qu’il nous reste (vert+rouge). Exprimer les réserves en « années de consommation » est trompeur (la consommation change dans le temps) Explications En divisant les réserves publiées par la consommation de l’époque, les journalistes de 1970 ont conclu qu’il restait « 40 ans de pétrole ». Le même calcul en 2005 donne aussi « 40 ans de pétrole ». On se fiche de nous ou quoi ? Hé bien non, c’est tout à fait normal car comme on l’a vu à la diapositive précédente, les réserves publiées augmentent avec les découvertes de pétrole mais aussi avec le progrès technologique et la montée du prix du baril. Le calcul ne veut donc rien dire. Pour être plus juste, il faudrait ajouter les ressources non publiées. Mais même comme ça, il reste « 40 ans de pétrole », ça voudrait dire quoi ? On consomme du pétrole autant qu’on veut pendant 40 ans et dans 40 ans et un jour POUF ! Plus une goutte de pétrole sur Terre ? Nan ! Imaginez qu’on parle d’argent, vous diriez « il me reste 40 ans de dépenses sur mon compte ? ». Nan ! Bref, on parle d’une quantité avec une unité de quantité (des barils pour le pétrole, des euros pour l’argent) et pas avec une unité de durée (des années). Depuis longtemps, les géologues estiment la quantité totale de pétrole exploitable sur Terre et s’accordent de plus en plus. Si on se base sur les derniers chiffres, il semblerait que l’Humanité n’ait consommé que 10% des réserves exploitables en 1970, contre 40% en 2005, soit en gros 1/3 en 35 ans. Combien dureront les 2/3 restants ? Tout dépend d’à qu’elle vitesse on continue à consommer…
  • Message clé Après la taille des réserves, le 2 ème paramètre clé est la facilité à extraire ces réserves Explications 1. Si le robinet coule au goutte-à-goutte ou si la serveuse boit tout, le tonneau aura beau être bien plein, les buveurs auront soif.
  • Message clé Le pétrole est sans cesse de plus en plus coûteux à extraire, en argent mais aussi en énergie Explications Lorsque l’Homme a découvert de nombreux gisements, il commence naturellement à mettre en production les plus faciles, c’est-à-dire les plus rentables. A mesure que ceux-ci se vident, il devra ensuite s’attaquer à des gisements plus difficiles et ainsi de suite. L’exploitation est donc de moins en moins rentable. Nos économistes nomment joliment cette fatalité « théorie des rendements décroissants ». Mais au fait, pourquoi est-ce que « plus difficile » signifie « plus cher » ? N’hésitez pas à demander à la salle. La réponse, à la fin de la diapositive (toujours ménager le suspense ;-) : Au début de l’ère, il n’était pas rare qu’on fore un puits et que le pétrole jaillisse tout seul, comme dans Lucky Luke. A mesure que le puits se vide, la pression baisse et il faut ensuite pomper. Et pour fonctionner, les pompes consomment du pétrole et il a aussi fallu de l’énergie pour construire toutes les infrastructures. En 1930, il fallait consommer à peu près 1% du pétrole extrait pour les alimenter. Ce type de pétrole (liquide, dans une poche sous terre sur un continent ou sous l’océan à faible profondeur) est dit « conventionnel » Le temps passe et il faut sans cesser aller chercher le pétrole plus loin. Le forage record sur continent est de 12 376 m (Exxon, août 2012, en Russie) ! Sous l’océan, 12 289 m sous la surface (on parle de forage offshore profond). Vous imaginez un peu ? Au final, en moyenne aujourd’hui, dans les 6% du pétrole extrait sont consommés par l’extraction. On commence aussi à s’attaquer à des pétroles beaucoup moins sympas qui sont mélangés à du sable. On parle alors de « sables bitumineux ». Ici, plus de tuyaux et de pompes, mais des engins de chantier qui creusent et remplissent des camions. Les sables bitumineux sont alors transportés jusqu’à une usine où on les fait bouillir pour séparer le sable et le pétrole. Il faut ensuite récupérer l'eau de cuisson qui contient le pétrole, puis séparer le pétrole de l'eau (ce qu'on n'arrive pas à faire à 100%). Reste ensuite le problème de recycler cette eau polluée… Et au final, on peut se retrouver avec 1/3 des barils ainsi extraits consommés par ce lourd processus d’extraction. Par opposition au pétrole conventionnel, facile à extraire et bon marché, l’offshore profond, les sables bitumineux et les autres formes de pétrole sont qualifiées de « pétrole non conventionnel ».
  • Message clé Après la taille des réserves et la capacité à les extraire, le 3 ème paramètre clé est le besoin des consommateurs. Sans besoin, pas de pénurie. Le besoin est donc aussi un levier d'action : on peut réduire notre besoin pour échapper au problème (alors qu'on a plutôt tendance à être dans une logique de l’offre qui consiste à accroitre la production) Explications 1. Si le tonneau est presque vide et que le robinet ne coule presque plus, ce n’est pas grave du tout si les buveurs n’ont plus très soif. L’Humanité a-t-elle très soif de pétrole ? Précisions pour les curieux La pénurie d'énergie fossile est un problème de rareté. Or, la rareté, c'est l'écart entre une disponibilité d'une ressource et le besoin en cette ressource. Exemple : l'air respirable n'est pas rare : on en a un grand besoin, mais il est disponible en encore plus grande quantité. Les bijoux en or sont rares : on n'en a pas grand besoin, mais ils ne sont pas disponibles en grande quantité. Généralement, le prix est un indicateur de rareté. Le fait que le prix de l'énergie augmente indique qu'elle devient plus rare (soit qu'on voudrait en consommer de plus en plus, soit que la production devient moins importante). Pour résoudre un problème de rareté, on peut agir sur les 2 plans : - soit tenter d'accroitre la disponibilité de la ressource (logique de l’offre) - soit tenter de réduire le besoin (logique de la demande)
  • Messages clés On consomme vraiment beaucoup de pétrole (une découverte historique ne fait que 8 jours de consommation). Le pétrole est la première ressource consommée par l’Humanité (7 milliards d’âmes). On extrait 31 milliards de barils/an Ce n'est pas parce qu'il y a plein de zéros dans les chiffres qu'ils sont grands (surtout avec l'énergie). Ne vous laissez pas baratiner ! Explications Petit exercice : tout le monde lève la main. Ceux qui pensent que l’Humanité met plus de 10 ans pour consommer ce gisement (700 millions de barils), baissez la main. Ceux qui pensent que l’Humanité met plus de 9 ans pour consommer ce gisement, baissez la main. 8 ans, baissez la main. 7 ans ? 6 ans ? 5 ? 4 ? 3 ? 2 ? 1 ? 6 mois ? 3 mois ? 1 moins ? 2 semaines ? Une semaine ? Un jour ? La bonne réponse est « une semaine » (8 jours pour être précis). Le pétrole est la 1 ère ressource consommée par l’humanité, devant l’eau, la nourriture, les métaux, … Pour mémoire, 700 millions de barils c'est effectivement un très gros gisement qu'on ne découvre plus tous les jours : on en a découvert pas mal dans les années 60, actuellement on en découvre un tout les 10 ans.
  • Message clé La production de pétrole (et de toutes les énergies fossiles) va passer pas un pic. Après, la production (et la consommation) ne va cesser de décroître 1 ère moitié « facile » à produire, seconde moitié « difficile » à produire. Explication Voici un petit graphique pour illustrer le propos de cette diapositive : Sur l’axe horizontal, nous aurons le temps Sur l’axe vertical, nous aurons la production de pétrole La courbe de production a globalement une allure de cloche… … et passe par un pic (ou maximum) de production, avant de décroître jusqu’à ce qu’un jour, on ne produise plus du tout de pétrole. Pourquoi ? Comme on a pu le voir 3 diapositives avant, on commence par exploiter les réserves les plus faciles, qui arrivent à satisfaire un besoin croissant. Mais arrive un moment où les réserves deviennent tellement difficiles à exploiter que la production baisse. Précisions pour les curieux Une autre façon de comprendre le phénomène est de le voir de façon physique. Les réserves n’étant pas infinies, si on ne s’arrête jamais de consommer arrive fatalement un moment où elles sont épuisées (et donc par la force des choses, on s’arrête de consommer). La production finit donc un jour par atteindre zéro et doit donc au préalable décroître sans cesse (pour la mathématiciens, la quantité totale extraite est l’intégrale de la production, soit l’aire sous la courbe). La courbe peut prendre différentes formes, mais tout ce qu’on consomme en plus à un moment sera consommé en moins dans le futur, et donc la décroissance de la courbe sera plus brutale. Peut-être faut-il mieux anticiper et faire les choses en douceur ? Cette théorie porte le nom de pic pétrolier/de production pétrolière ( peak oil en Anglais) et s’applique à toute matière 1 ère non renouvelable. Il y aura donc aussi fatalement un pic gazier, un pic charbonnier, un pic pour chaque métal, etc (certains pics pour les métaux ont été passés, et certaines personnes redoutent le peak all , pénurie simultanée de tout). Pour la petite histoire, la théorie du peak oil a été développée par le géophysicien Hubbert. Après la seconde guerre mondiale, ce dernier s’est demandé combien de temps les Etats-Unis auraient du pétrole. Il a alors remarqué que la courbe de production semblait suivre celle des découvertes, généralement en forme de cloche, avec 50 ans de retard. Il a ainsi prédit le peak oil des Etats-Unis pour 1970. Toute la communauté scientifique s’est moqué de lui, arguant qu’on trouverait beaucoup de pétrole à l’avenir, jusqu’en 1971, date à laquelle les Etats-Unis ont passé leur peak oil .
  • Message clé Le pétrole conventionnel, c’est-à-dire le pétrole peu cher, aurait passé son pic de production en 2006… Il n’est pas certain que la production totale (et donc consommation) puisse continuer à augmenter. Ce graphe passe pour être optimiste sur le potentiel des non-conventionnels. Explication D’après l’Agence Internationale de l’Energie (IAE en Anglais, agence de l’OCDE qui fait référence dans le domaine ), le pic de production du pétrole conventionnel aurait été atteint en 2006, année qui marque le début de la crise actuelle. Coïncidence ? Quand on sait que ce pétrole bon-marché est la première ressource consommée (et donc vendue) par l’Humanité, on peut se dire que c’est n’est peut-être pas totalement fortuit… L’AIE ainsi que de nombreux autres organismes prévoit une décroissance de la production de pétrole conventionnel des gisements actuellement en cours d’exploitation Même en mettant de nouveaux gisements conventionnels connus en production, l’AIE ne prévoit pas que l’on puisse maintenir la production. Mais qu’on se rassure, car si on ajoute la production de pétrole non-conventionnel, il n’y a aucun souci… … à condition bien évidemment de trouver de nouveaux champs de pétrole conventionnel. Un sacré trou quand même… (L’AIE présente les courbes comme cela, avec un trou à combler). Imaginez la décroissance que cela ferait si on ne trouvait pas… Et l’histoire des découvertes ne laisse clairement pas présager qu’on y arrivera… Précisions pour les curieux Voici un extrait de la tribune pour mobiliser la société face au pic pétrolier, signée notamment par Jean-Marc Jancovici, 2 anciens de Total et l’ancien chef ressources pétrolières mondiales de l’IFP (Institut Français du Pétrole) : «  Malgré les découvertes de gisements récemment médiatisées, le monde continue de consommer beaucoup plus de pétrole qu’il n’en trouve par l’exploration. L’extraction du pétrole difficile, appelé non-conventionnel (sables asphaltiques, pétrole de roche-mère, grands fonds marins…) sera beaucoup plus coûteuse et surtout beaucoup plus lente. Elle ne permettra donc pas d’éviter la baisse de la production mondiale après un plateau qui ne devrait durer que jusqu’en 2015-2020. Les énergies alternatives, même si elles sont développées à un rythme soutenu, ne pourront pas compenser le déclin de la production de pétrole, que ce soit en quantité ou en coût de production. Aucune solution de substitution aux carburants liquides n’est disponible à l’échelle de la demande, actuelle ou future.  » tribune-pic-petrolier.org Vous vous souvenez du blocage des raffineries en octobre 2010 (grève pour les retraites) ? Alors que ça n’a duré qu’une semaine ! Alors imaginez ce qu’ont été les chocs pétroliers de 73 et 79 (on voit bien les trous sur la courbe), et ça vous donnera une idée de ce que pourrait être une décroissance sans fin du pétrole après le pic… Voici une liste non exhaustive des pays ayant passé leur pic de production de pétrole conventionnel, avec la date : 1932 Japon 1955 Autriche 1966 Allemagne 1970 Lybie 1971 Etats-Unis (qui étaient alors les 1ers producteurs mondiaux, ce qui a fortement contribué au 1 er choc pétrolier) 1974 Iran, Canada 1976 Roumanie 1979 Nigeria 1981 Tobago 1988 France 1989 Alaska 1991 Indonésie 1993 Egypte 1995 Inde 1996 Syrie 1997 Nouvelle-Zélande, Gabon, Malaisie 1998 Argentine, 1999 Royaume-Uni, Venezuela, Colombie, Equateur 2000 Oman, Norvège, Australie 2001 Yémen 2003 Mexique 2004 Danemark 2009 Russie, Chine 2010 Angola
  • Message clé Il y aura un pic de pétrole, puis de gaz et enfin de charbon. Il y aura nécessairement une transition énergétique puisqu’on consommera forcément moins d’énergie fossiles après le pic. On peut se demander si les autres énergies permettront de combler le vide entre une attente croissante d’énergie et des ressources fossiles à la baisse. Explications Le pic de production s’applique à toute ressource non renouvelable, et donc aux 3 énergies fossiles : Compte-tenu des réserves, il y aura un pic pétrolier… … puis logiquement un pic gazier… … et enfin un pic du charbon. Il va donc falloir passer d’une société complètement dépendante des énergies fossiles… … à une société basée sur d’autres énergies. Une transition énergétique est indispensable… … d’autant plus si on cherche à utiliser le charbon le moins possible Précisions pour les curieux Si les énergies fossiles viennent à diminuer, quelle(s) énergie(s) peut/peuvent compenser ? Le bois ? Sa consommation semble à peu près stable depuis 150 ans. Probablement qu’on ne saurait pas en consommer plus sans faire disparaître les forêts. En tout cas, il ne semble pas envisageable de lui faire remplacer une part significative des énergies fossiles, d’autant qu’il est bien plus compliqué à mettre en œuvre. Le nucléaire ? Par décision politique, il est en léger déclin depuis 2 ans et de toute façon les ressources en combustible sont aussi limitées de sorte qu’il ne pourrait pas non plus remplacer une part significative des énergies fossiles. Quant à la fusion, les experts n’envisagent pas un déploiement commercial avant 50 ans. Les barrages ? La plupart des grands fleuves du monde en possèdent déjà et l’Humanité semble proche du potentiel maximal de l’hydro-électrique. Peut-être en exploitant l’énergie des vagues et des marées ? Les renouvelables ? Quand on pense que les combustibles fossiles ont mis 50 ans à se développer de la sorte alors qu’ils sont beaucoup plus pratiques, on voit difficile comment les renouvelables, qui ne couvrent qu’1% de notre consommation, pourraient relever le défi dans un laps de temps identique… Et on ne pourra pas forcément attendre plus… Une source d’énergie miracle ? Hormis le photovoltaïque et le nucléaire, toutes les autres sources d’énergie sont connues depuis la Haute Antiquité. Il semblerait que trouver quelque chose de nouveau, sans même parler de miraculeux, soit assez compliqué en la matière…
  • N’oubliez pas les 15 minutes de questions sur la partie 2. Transition Nous avons vu au chapitre 1 que le monde repose sur les énergies fossiles. Au chapitre 2, nous avons appris que ces dernières sont amenées à disparaître à long terme et que les autres énergies auront du mal à maintenir notre tendance de consommation. Que pourrait-il alors se passer dans les décennies à venir ?
  • Message clé Le propriétaire des réserves voudra-t-il toujours partager en cas de pénurie ? Explications Dans les paramètres à considérer pour répondre à la question « pendant combien de temps pourrons-nous boire à notre soif », nous n’avons pas encore parlé du propriétaire du tonneau. Peut-être que ce dernier ne voudra plus partager avec les autres quand il n’en restera plus beaucoup. La question qu’on va maintenant se poser est « qui possède quoi ».
  • Message clé L’Europe est actuellement entièrement dépendante du reste du monde car elle ne possède presque aucune ressource fossile. Le reste du monde continuera-t-il à nous donner une part de ses ressources ? Explications Le graphe présente les réserves prouvées des différents combustibles fossiles PAR HABITANT par grande zone géographique (on prend les réserves de la zone et on divise par le nombre d’habitants). Ce graphe donne quelques éclaircissements géopolitiques intéressants comme : L’intérêt pour le Moyen-Orient L’intérêt pour la Russie La difficulté des Américains à se « mettre au vert ». Pas facile en effet quand on est assit sur plus du quart du charbon de la planète pour même pas le 20 ème de sa population Le fait que l’Europe insiste pour que le monde se « mette au vert ». « S’il-vous-plaît, ne consommez pas trop… et surtout laissez-nous en ! ». Comment, nous ne sommes pas simplement de bonne volonté ?!? ;-) Oui, parce que l’Europe ne possède rien, ou si peu… En 2009, la France importait 91% de ses ressources d’énergie Précisions pour les curieux Le graphique a été construit par Avenir Climatique en prenant les réserves prouvées sur la BP Statistical Review 2010 et en recalculant la population pour la zone géographique concernée. Quelques anecdotes sur les explications : Il est très facile aux pays qui n’ont rien (Europe) de demander à ceux qui ont tout (Etats-Unis par exemple) de faire un effort, et à ces derniers de refuser (non ratification du protocole de Kyoto par exemple). Par ailleurs, fait majeur dont on n’a pas parlé en France : le 21/01/2010, la Cour Suprême américaine a supprimé le plafond de financement des campagnes électorales par les sociétés privées (loi en vigueur depuis 1907) malgré l’o pposition d’Obama et de 70% des américains. De nombreux autres exemples tendent à faire penser que les sociétés font la pluie et le beau temps en politique américaine, et notamment les compagnies qui exploitent le pétrole et le charbon américain. En 2010, la France a reçu en grande pompe la Russie dans le cadre de l’année France-Russie qui a été au passage l’occasion de vendre des bateaux de guerre et négocier des accords pour le gaz Pour l’Europe, l’ensemble des ressources fossiles prouvées (qui sont les seules déclarées, mais il y a encore les probables et possibles) représente 49 tep/habitant, avec une consommation annuelle moyenne de plus de 4 tep/ha. Alors, combien de temps ? Il n’y a plus qu’à espérer que les autres soient prêteurs, ou plutôt qu’on en ait pas besoin pour éviter les rapports de force. Pour le monde, une moyenne de 108 tep/ha et une consommation annuelle de 1,7 tep/ha (mais toute la planète aspire à consommer au moins autant qu’un Européen). Il va y avoir du sport !
  • Message clé Nos économies actuelles semblent être en crise dès que le prix du pétrole augmente (ou que celui-ci se raréfie). Explications Le graphique présente le prix du baril de pétrole depuis 1970 en dollars constants de 2008 (2008$/barrel, à cause de l’inflation, l’argent d’hier n’a pas la même valeur qu’aujourd’hui. On corrige donc pour ramener les prix d’hier à la valeur qu’ils auraient aujourd’hui). Est-ce le prix du baril qui fait les crises ou le contraire ? C’est un peu la question de l’œuf et de la poule. Toujours est-il que depuis 1970, chaque hausse de prix du baril est suivie d’une récession. Du coup, les gens se serrent la ceinture, la consommation baisse, ce qui fait baisser le prix et aide la crise à se résorber… jusqu’à la suivante. 1973 : 1 er choc pétrolier. 1979 : 2 ème . 1991 : guerre du Golfe et effondrement de l’URSS. 1997 : crise asiatique. 2001 : effondrement de la bulle Internet. 2006 : dernière crise économique, mais les subprimes en sont-elles réellement la cause profonde ? A la lumière de ce graphe, on peut légitimement se poser la question… Une petite image qui se suffit à elle-même Précisions pour les curieux Pour de nombreux arguments sur le lien entre économie et pétrole : http://www.manicore.com/fichiers/transition_energetique_reflexions.pdf Quelle est la cause profonde et l’élément déclencheur de la crise économique actuelle, qui dure depuis 2006 ? Subprimes ou pétrole ? Notre système ne peut fonctionner sans la croissance économique (i.e. du PIB, Produit Interieur Brut), qui indirectement induit une croissance de la consommation de matières premières. Si celles-ci se tarissent, il faut trouver d’autres moyens de faire artificiellement de la croissance. La raréfaction du pétrole est peut-être donc une cause, outre probablement l’avidité humaine, des subprimes et de la finance débridée sans lesquelles finalement le système se serrait déjà peut-être complètement écroulé… Dans tous les cas, il sera très probablement reconnu à l’avenir que le pétrole a joué un rôle prépondérant dans toutes les crises de l’ère pétrolière.
  • Message clé Un certain nombre de voix sont très alarmistes sur le sujet et on peut facilement imaginer des scénarios catastrophe Explications Pensez à ce qui se passe dès qu'il y a grève des transporteurs de carburants et que les stations essences commencent à être à sec. Shell a proposé en 2008 deux scénarii énergétiques à l’horizon 2050. Les mots qui apparaissent à chaque animation (il suffit de les lire) sont repris de la conclusion, qui est très frappante. On y trouve : « Aucun de ces deux scénarios n’est « rassurant », ce qui n’étonne pas compte tenu des dures réalités auxquelles nous sommes confrontés. » « tous les deux [scénarios] comportent des « ramifications » qui pourraient conduire à une intensification du chaos géopolitique. » « Que devrons-nous faire dans les cinq années à venir pour nous préparer à la période de turbulences qui s’annonce et pour tenter de la modifier ? » « Bien qu’il n’existe pas de réponses idéales aux défis que nous réserve l’avenir, nous devrons cependant prendre en compte un certain nombre de questions difficiles. Plus nous verrons clairement la dynamique complexe du monde de demain, plus nous pourrons naviguer facilement à travers ces turbulences inévitables. » Source : www.shell.com/home/content/future_energy/scenarios/2050/ (version anglaise et française)
  • Message clé Il y a un effet de serre naturel qui est bénéfique : il nous permet de vivre à 15°C. La température du globe change naturellement. Le problème dans le changement actuel, c’est sa vitesse inédite (près de 100 fois plus rapide que les changements naturels) : l’écosystème arrivera-t-il à suivre ? Explications Attention, il y a 9 animations sur cette diapositive ! N’hésitez pas à revenir un peu en arrière pour que tout le monde voit bien les changements se produire sur la Terre. Pour commencer, vous pouvez demander ce qu’est l’effet de serre et si c’est plutôt quelque chose de bien ou non L’effet de serre est comme une couverture pour la Terre : il lui permet de garder la chaleur fournie par le Soleil. Sans effet de serre, la température moyenne (sur toute la surface du globe pendant une année complète) serait de -18°C. A cette température, les glaces des pôles s’étendraient progressivement vers l’équateur. Elles joueraient alors le rôle de miroir renvoyant la lumière du Soleil et la Terre se refroidirait d’autant plus. Le phénomène s’arrêterait lorsque toute la planète serait couverte des kilomètres de glace. Il ferait alors en moyenne dans les -110°C ! La Vie telle que nous la connaissons ne serait pas apparue. Finalement, l’effet de serre est donc indispensable à la Vie, c’est ça qu’il faut retenir. Si on ajoute l’effet de serre naturel et que le Soleil est dans une phase de basse activité, la température moyenne monte à 9°C environ. La Terre est alors dans une période glaciaire, dont la durée est de l’ordre de 100 000 ans. L’hémisphère nord se couvre de glaciers de plusieurs kilomètres d’épaisseur. Toute cette glace vient des océans qui sont alors de 120 m plus bas. En hiver, neige et banquise s’étendent vers l’équateur. Si l’activité solaire devient haute, la Terre se réchauffe un peu. Du coup, les océans rejettent un peu des gaz à effet de serre qu’ils contiennent dissouts (chauffez du Schweppes et vous verrez sortir les petites bulles). De même, les glaces fondent un peu et rejettent des petites bulles d’air avec des gaz à effet de serre qu’elles avaient emprisonnées en se formant. Et la surface de glace réduisant, l’effet miroir diminue et la Terre absorbe plus d’énergie du Soleil. Le réchauffement dû à l’augmentation d’activité solaire aurait été de 1°C environ mais il est amplifié par ces 3 phénomènes naturels jusqu’à 6°C (2°C sont imputables à l’augmentation de l’effet de serre). La Terre entre alors dans une ère inter-glaciaire (c’est le cas aujourd’hui), dont la durée est de l’ordre de 10 000 ans, soit 10 fois moins que les ères glaciaires, qui finalement, sont donc plutôt la norme sur Terre. Sur Terre, les ères glaciaires et inter-glaciaires s’enchaînent successivement, et il faut de l’ordre de 10 000 ans pour passer de l’une à l’autre. Depuis la Révolution Industrielle, l’Homme a rejeté énormément de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, principalement sous forme de CO2 en brûlant des combustibles fossiles. Cette augmentation d’effet de serre a ainsi enclenché un réchauffement global de la planète qui est en cours et a déjà atteint 1°C (soit une température moyenne de 16°C). Si nos émissions de gaz à effet de serre continuent à croître au rythme actuel (ce qui est tout à fait envisageable si on emploie massivement le charbon) les prévisions nous donne 19°C et plus en 2100. Le réchauffement global actuel serait alors de 4°C en 250 ans, soit environ 30 fois plus rapide qu’un changement naturel d’ère (+ ou – 6°C en 10 000 ans).
  • Message clé Le réchauffement global s’accompagne de nombreux autres changements et désagréments. Explications Au programme des réjouissances, on trouve entre autres : L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météo extrêmes. Plus il fait chaud, plus les fluides (atmosphère et océans) s’agitent (faites chauffer de l’eau pour vous en convaincre). Les phénomènes météo extrêmes se traduisent de plus en plus fréquemment par des catastrophes naturelles car les hommes s’exposent de plus en plus (rien qu’en France, il n’y a jamais eu autant de personnes habitant en zones inondables par exemple), et souvent les plus démunis (quand un séisme touche l’île d’Hispaniola, Haïti est ravagé, mais pas la République Dominicaine par exemple). Sur la photo, la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan Katrina en 2008. L’acidification des océans : environ 40% de nos émissions de CO 2 sont absorbées et dissoutes par les océans. Or CO 2 + eau = acide (pensez aux pluies acides au dessus des villes où les émissions de CO 2 sont justement concentrées). L’acide attaque le calcaire du plancton (base de la chaîne alimentaire marine) et des coraux (qui supportent mal aussi le réchauffement des eaux et servent de lieu de vie et reproduction pour la grande majorité des espèces marines). Sans même parler de la sur-pêche, il y a ainsi un risque d’extinction massive de la vie aquatique dont on parle peu alors que c’est au moins aussi inquiétant que le climat. En effet, outre la perte de biodiversité, les produits de la mer nourrissent la moitié de l’humanité (140 millions de tonnes par an). Risques pour la flore. Outre les températures, les précipitations vont être modifiées et on prévoit le déplacement des ères favorables à chaque espèce de plante de 200 km au Nord en moyenne. Les plantes risquent de mal le vivre. Par exemple la canicule 2003 a tué beaucoup d’arbres sur le coup ou l’été suivant. Sur la photo, une sécheresse au Paraguay en 2009. Avec la sécheresse et le manque d’eau, les incendies seront sûrement plus fréquents. On se souvient de ceux de Russie en 2010 (photo) qui avaient saigné à blanc des populations par augmentation des prix du blé. Cela avait probablement été le détonateur des révolutions musulmanes (Tunisie, Egypte, Libye). Insectes et bactéries aiment bien la chaleur et se répandent. Par exemple, le paludisme (=malaria) propagé par les moustiques, les chenilles processionnaires du pin qui remontent vers le Nord de la France et parasitent nos résineux, etc. Les réfugiés climatiques. Toutes les conséquences évoquées précédemment et bien d’autres provoqueront d’importants déplacements de population alors que seulement quelques milliers de réfugiés à nos frontières nous semblent déjà un problème majeur… Evitez d’être trop négatif. Les risques présentés, car il s’agit bien de risques, ne sont pas là pour nous effondrer mais pour nous pousser à agir et corriger le tir ! En effet, il n’y aura pas d’augmentation de catastrophes naturelles si l’Homme s’en va des zones à risque, il n’y aura pas d’extinction massive de vie marine si l’Homme limite fortement ses émissions de CO 2 et la sur-pêche, etc.
  • Messages clés Réchauffement global et épuisement des ressources fossiles, 2 problèmes liés Un objectif : ramener les émissions de gaz à effet de serre à 1,8 kg équivalent CO2/personne/an (division par 4 pour la France). Explications D’un côté, nous avons le réchauffement global, les changements climatiques et leurs multiples conséquences… … et de l’autre, nous avons la raréfaction des énergies fossiles sur lesquelles repose toute notre société. Ces 2 problèmes sont fortement liés par le fait que 60% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de l’Humanité sont du CO2 produit lors de la combustion des énergies fossiles Ce graphique présente les émissions de GES par pays par personne et par an. Il semble logique de limiter les émissions de GES pour limiter les conséquences climatiques et faciliter la transition énergétique. De combien ? Au passage, remarquons que les Chinois émettent moins par habitant que nous, que contrairement à une idée reçue, des pays réputés vertueux (Allemagne, Norvège) émettent plus (car généralement, plus on est riche, plus on émet) et que les Etats-Unis sont dans les plus émetteurs. La valeur de 1,8 tonne d’équivalent CO2 par personne et par an correspond à ce qu’absorbent les plantes et l’océan. Cette valeur est retenue comme celle qui n’enrichirait plus l’atmosphère en CO2 : dit autrement, la concentration de CO2 y serait constante (GIEC). Pour atteindre cet objectif, la France doit réduire d’un facteur 4 ses émissions
  • Messages clés 4 domaines où agir : nos consommations de biens et services, notre logement (chauffage puis électricité), nos transports et notre alimentation. On commence toujours par chercher à supprimer le besoin sans créer de manque, puis on change le comportement puis la technique et enfin on utilise des technologies et ressources « décarbonées » (= sobres en émissions de GES) Explications Où limiter nos émissions de GES ? Ce graphique montre la répartition des émissions par secteur pour le monde (après avoir réattribué les émissions de l’électricité à chaque secteur). La priorité revient donc à l’industrie qui fournit tous les objets et produits qui alimente notre consommation. Ensuite, les bâtiments, avec leur chauffage/climatisation puis dans un second temps leur éclairage. Ensuite les transports, pour entre autres se rendre tous les jours au travail pour gagner l’argent qui nous permet d’acheter ce qu’on produit… Vient ensuite l’agriculture, qui nous nourrit, puis la déforestation et enfin les déchets. Il faut recycler ces derniers, mais bien être conscient que si l’on ne fait que ça (et éteindre les lumières des pièces vides), c’est très très loin du compte ! Comment limiter nos émissions ? Hé bien, nous sommes dans la croissance (de consommation des biens matériels), dans le règne du quantitatif, du « toujours plus ». Mais cela nous rend-il plus heureux ? Nous allons devoir apprendre à vivre avec moins, certes, mais ce n’est pas pour autant que nous vivrons moins bien, au contraire ! L’objectif est donc le « toujours mieux », règne du qualitatif ! Pour nous aider à atteindre cet objectif, il faut commencer par chercher à réduire/supprimer les besoins que nous avons. Le monde actuel est construit sur la base d’une énergie abondante et bon marché. Or cette base s’effrite de jours en jours, et si nous cherchons simplement à changer de sources d’énergies, ce qui n’est pas réaliste comme nous l’avons vu, ce sera l’effondrement probable de la société. Il faut donc penser une société économe en énergie. Et si nous n’avons plus besoin d’énergie, nous n’en manquerons pas ! Le problème est le même dans tous les domaines, et plutôt que d’envisager utiliser des voitures électriques ou plus économes, peut-être vaudrait-il mieux penser (à long terme) à construire une monde où l’automobile n’est plus nécessaire. Après avoir essayé de réduire/supprimer le besoin, il faut faire un petit effort pour devenir plus économe en énergie, comme par exemple covoiturer ou accepter de chauffer moins et mettre un pull. Une fois cela fait, on commence seulement à envisager améliorer l’efficacité énergétique. Et enfin, on utilise des sources d’énergies ou ressources décarbonées (= avec le moins possible d’émissions de GES). Pourquoi fait-on intervenir la technologie en dernier ? Posez donc la question à la salle. 3 bonnes raisons : premièrement, il est souvent conseillé de commencer par le plus dur, et c’est sûrement la réflexion de fond pour supprimer le besoin et le changement de comportement. Deuxièmement, on se repose toujours sur la technologie, au point qu’une fois qu’une technologie « verte » est installée, on ne fait plus l’effort de réduire (et même souvent on consomme plus : « puisque c’est vert c’est bon, on peut y aller ! ». Cela s’appelle l’effet rebond. Les voitures n’ont jamais aussi peu consommé, mais elles n’ont jamais été lourdes et spacieuses, ce qui annule le bénéfice, et les gens n’ont jamais autant roulé avec). Troisièmement, si on réduit après avoir changé la technologie, on a construit de nouvelles installations en trop, et donc on a consommé plus qui si on avait commencé par changer notre organisation de société et notre comportement.
  • Message clé Des solutions existent, mais n’oubliez pas que la technologie ne suffit pas et qu’on doit commencer par l’organisation et le comportement ! Explications Les émissions du logement sont principalement dues au chauffage, puis à l’électricité. Pour chercher à réduire le besoin de se chauffer, on trouve par exemple l’isolation… … ou l’habit dans un immeuble moderne. On pourrait aussi citer les maisons passives/actives, etc. Après un habitat performant, on peut, dans la rubrique chauffage, baisser la consigne de température et mettre un pull (1°C de moins entraîne généralement une diminution de 7% de la facture et des émissions de GES du chauffage) Concernant l’amélioration de l’efficacité, pour le même chauffage fourni, on trouve par exemple des chaudières performantes qui permettent d’économiser dans les 10% des émissions de GES (chaudières à condensation) On trouve aussi les pompes à chaleur qui permettent de diviser jusqu’à 3 la émissions de GES pour le même chauffage fourni (elles fonctionnent comme des frigos). Sauf qu’elles sont souvent réversibles, c’est-à-dire qu’elles peuvent servir de climatisation. Du coup, la réduction des émissions de GES n’est pas évidente… Pour tout ce qui est électricité, privilégier les appareils économes. Les ampoules basse consommation peuvent réduire par 5 la consommation pour l’éclairage… à condition de ne pas les laisser allumées plus (le fameux effet rebond « puisque c’est vert, on peut y aller ! »). Enfin, on peut utiliser des sources d’énergies ou des ressources décarbonées, comme le solaire pour le chauffage ou l’eau chaude (on fait circuler de l’eau dans des panneau exposés au soleil pour récupérer la chaleur)… … le bois, si et seulement si il provient d’une forêt bien gérée. La combustion produit certes du CO2 mais celui-ci est alors parfaitement absorbée par le nouvel arbre qui est replanté, donc les émissions de GES sont fortement réduites. Il ne reste que celles dues au sciage et au transport. On peut voir qu’il est important de faire les choses plutôt dans cet ordre : si on achète un chauffage solaire ou au bois et qu’ensuite on isole, on se retrouve avec un chauffage trop gros… Tous ces exemples sont des idées parmi beaucoup d’autres et peuvent être discutables. Il n’y a pas de solution miracle mais une multitude de solutions à adapter aux particularités locales. Soyez innovants ! N’imposez rien à personne, proposez ! Et rendez ça le plus sexy et attractif possible, car aujourd’hui, passer « au vert » est trop souvent perçu comme une contrainte, et non une opportunité extraordinaire !
  • Message clé Des solutions existent, mais n’oubliez pas que la technologie ne suffit pas et qu’on doit commencer par l’organisation et le comportement ! Explications La majorité des déplacements est réalisée pour se rendre au travail. La 1 ère chose à tenter est donc de déménager au plus proche. Si on ne peut se rapprocher du travail, peut-être que le travail peut se rapprocher ? Télétravail, vidéo-conférences (pour remplacer les réunions de travail lointaines), co-working, e-learning, etc. Pour une population à + de 70% dans le tertiaire, ces modes peuvent être parfaitement adaptés. On pourrait ainsi imaginer des petits centres de télétravail un peu partout, de sorte que les employés aient moins de 5 km à parcourir pour s’y rendre. La seule chose qui changerait serait vos collègues, de toutes entreprises (pratique pour rencontrer son banquier en pleine journée). Cette mixité pourrait de plus être propice aux idées neuves. Enfin, le territoire a été pensé autour de l’automobile (périphérique dans les années 70, banlieues dortoir d’un côté, zones industrielles et d’affaires d’autre part). Il conviendra de repenser un territoire mixte où l’on trouve autant que possible à chaque endroit de l’habitat, de l’emploi, du commerce de proximité et des zones agricoles. Cela ne sera bien évidemment possible que sur le long terme Pour ce qui est de changer le comportement, on trouve le covoiturage… … les transports en commun et le train pour les longues distances, … … pourquoi pas le vélo conférence (une personne qui conduit et pédale avec 6 autres), pour aller des résidences à l’école … … le vélo. A ce propos, pour augmenter son usage, on constate qu’il suffit souvent simplement de construire plus d’infrastructures pour les garer en sécurité En ce qui concerne améliorer l’efficacité, on peut déjà privilégier les voitures économes et adaptées aux trajets réalisés le plus fréquemment Au registre des sources décarbonnées, on pense souvent à des voitures électriques. Attention cependant, tout dépend de la manière dont on produit de l’électricité : est-ce d’une source carbonnée ou non ? Selon les cas, le bilan carbone de la voiture électrique pourra être plus ou moins bon que la voiture traditionnelle. Attention également : ne pas oublier qu’il faut des métaux rares et nocifs pour les batteries. En définitive, selon comment c’est fait, ça peut être pire qu’une voiture thermique. Et de toute façon, l’Humanité ne dispose pas des ressources nécessaires pour remplacer toutes les voitures thermiques par des électriques. On parle aussi des agro-carburants des générations 1 à 4 et à venir (à partir de la génération 2, cela n’entre plus en concurrence directe avec l’alimentation)… Là aussi, le bilan carbone des agro-carburants varie selon les cas: il faut des engrais et des tracteurs pour produire des agro-carburants, le bilan n’est pas toujours clairement positif pour certains d’entre eux, pour d’autres oui. Encore une fois, on note bien l’intérêt de faire la démarche dans cet ordre. Si on remplace toutes les voitures par des électriques et qu’on repense ensuite le territoire pour ne quasiment pas avoir besoin de se déplacer, on aura construit des tas de voitures pour rien. Perte de temps, d’argent et de ressources. Tous ces exemples sont des idées parmi beaucoup d’autres et peuvent être discutables. Il n’y a pas de solution miracle mais une multitude de solutions à adapter aux particularités locales. Soyez innovants ! N’imposez rien à personne, proposez ! Et rendez ça le plus sexy et attractif possible, car aujourd’hui, passer « au vert » est trop souvent perçu comme une contrainte, et non une opportunité extraordinaire !
  • Message clé Des solutions existent, mais n’oubliez pas que la technologie ne suffit pas et qu’on doit commencer par l’organisation et le comportement ! Explications Concernant l’alimentation, les 2 plats sont sensiblement identiques avec pourtant un écart d’émissions d’un facteur 10 ! 4 thématiques sont illustrées : l’emballage (robinet vs bouteille plastique), la nature du produit (les poulets génèrent moins de GES que le bœuf qui émet du méthane), le stockage (mangé tout de suite vs mis au congélateur) ainsi que le transport (bateau vs avion). Et sans parler du gaspillage alimentaire monstre qui permettrait lui aussi d’économiser énormément. Pour maintenir le niveau de concentration du CO2 dans notre atmosphère, il conviendrait probablement de limiter nos émissions de GES à 1,8 tonne d’équivalent CO2 par personne et par an (données GIEC avec équi-répartition pour tous les habitants de la Terre). Demandez donc à la salle quelle proportion de ce quota construire un gros ordinateur plat comme celui-ci représente (sans parler du tout de la consommation d’électricité, mais juste les GES émis lors de sa fabrication). Allez, tout le monde lève la main. Ceux qui pensent que construire cet ordinateur consomme moins d’un jour de notre quota annuel, baissez la main. Ceux qui pensent que construire cet ordinateur consomme moins d’une semaine de notre quota annuel, baissez la main. Moins d’un mois, baissez la main. Moins de 2 mois ? Moins de 4 mois ? Moins de 6 ? Moins d’un an ? 2 ans ? La réponse est un an. En gros, si vous renouveliez cet ordinateur tous les ans et respectiez le quota, vous ne pourriez plus ni manger, ni vous chauffer, ni prendre la voiture, etc. Les nouvelles technologies (tablettes, portables, ordinateurs, écrans plats, etc.) sont une catastrophe pour les émissions de GES. Il faudra bien qu’un jour les fabricants fassent des objets durables (pensez que les machines à laver des années 60 fonctionnent encore aujourd’hui, alors que celle que vous achèterez aujourd’hui vous aura probablement lâché dans 5 ans). Un monde où l’on réduit notre consommation matérielle sera probablement plus « humain ». Jouez de la musique, chantez, dansez, faites du sport, voyez vos amis, riez, discutez, visitez les musées et tant d’autres activités qui n’émettent pratiquement aucun GES et donnent à la vie tant de saveurs ! Tous ces exemples sont des idées parmi beaucoup d’autres et peuvent être discutables. Il n’y a pas de solution miracle mais une multitude de solutions à adapter aux particularités locales. Soyez innovants ! N’imposez rien à personne, proposez ! Et rendez ça le plus sexy et attractif possible, car aujourd’hui, passer « au vert » est trop souvent perçu comme une contrainte, et non une opportunité extraordinaire !
  • Message clé L’Humanité est en train de vivre un moment absolument unique de son Histoire qui va révolutionner sa façon de vivre ! C’est une chance inouïe de vivre cette période ! L’avenir sans pétrole n’a pas de raison d’être le même que le passé sans pétrole. L’avenir est à construire et il y aura du travail pour tous dans cette grande œuvre. Explications Regardons un peu ce qui s’est passé sur les derniers 12 000 ans, depuis -10 000 (échelle du bas) : Au niveau de la température, -10 000 correspond à la fin de la précédente ère glaciaire et à l’entrée dans l’ère interglaciaire actuelle. L’Homme découvre le sol et se met à cultiver, c’est la Révolution néolithique On voit la température qui finit doucement de monter et se stabilise à peu près autour de 15°C, jusqu’à ce qu’elle augmente brutalement peu après la révolution industrielle, des dizaines de fois plus rapidement que ce qui est naturel. On rappelle que la température pourrait éventuellement atteindre 20°C en 2100 et continuerait de monter bien après si on continue sur notre lancée en exploitant tous le charbon et les ressources fossiles qu’il y a sur Terre. Regardons maintenant la population. Des 5 millions au néolithique, on atteint péniblement 500 millions vers la révolution industrielle, puis la population explose grâce aux progrès de l’hygiène, de la médecine mais aussi de l’agriculture mécanisée et de l’énergie à profusion qui évite dorénavant à l’Homme de littéralement se tuer à la tâche. Pensez que vos parents apprenaient encore à l’école qu’il y avait 3 milliards de personnes sur Terre, vous avez sûrement appris à l’école qu’on était 6 milliards. La barre des 7 milliards a été franchie fin octobre 2011 ! Décidemment, notre époque est caractérisée par des changements d’ordre de grandeurs qui remettent beaucoup de choses en cause. Regardons enfin la consommation d’énergies fossiles, et projetons-nous dans l’avenir (c’est beaucoup plus facile à cette échelle que pour la température ou la population). Rien jusqu’à la révolution industrielle. Un pic de production probablement entre 2050 et 2100, une décroissance sur quelques décennies puis plus rien. Notons que ni l’âge de pierre ni l’âge du fer ne se sont terminés par manque de ces matériaux. Mais ce sera en revanche le cas pour l’âge des combustibles fossiles à l’apogée duquel nous nous trouvons très vraisemblablement. Avant l’ère des énergies fossiles dans laquelle nous nous trouvons, l’Homme ne pouvait compter que sur sa force et celle des animaux, avec laquelle on ne fait pas grand-chose comme on l’a vu. En gros, l’Humanité passait son temps à chercher à se nourrir. Après l’ère des énergies fossiles, quelles énergies ? Toujours est-il que l’Humanité aura très probablement trouvé un mode de vie durable pour survivre. On remarquera cependant que l’ère des combustibles fossiles, qui a permis dans une certaine mesure l’essor du progrès et de la population, n’aura été qu’une parenthèse dans l’Histoire de l’Humanité, et nous figurerons à n’en pas douter dans les manuels scolaires de l’an 4 000, au rang des héros de notre civilisation (si l’école existe encore :-) ! Précisions : La courbe de température a dû être numérisée depuis http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/ca/Holocene_Temperature_Variations.png (faute de données chiffrées accessibles, ce qui explique la mention « schémas de principe »)
  • Message clé Nous sommes face au plus extraordinaire challenge de tous les temps, et il y aura besoin de chacun d’entre nous ! Explications Si l’Humanité ne veut pas connaître le « dépôt de bilan planétaire », tout est à (ré)inventer/(re)découvrir : politique, économie, organisation du territoire, mode de vie, civilisation, bonheur, … La bonne nouvelle, c’est que pour ce faire, nous, jeunes étudiants et futurs décideurs/acteurs du monde de demain, aurons du travail. A nous de jouer :-)
  • Avant de passer aux questions, c’est le moment de rappeler la présence de la feuille « d’émargement » à l’entrée de la salle, pour rester en contact avec Avenir Climatique. Et le re-rappeler après les 15 minutes de questions aussi 
  • La conférence en image!

    1. 1. 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 1/36
    2. 2. Qu’est ce que The BIG Conf’ ? La plus grande conférence nationale étudiante sur la transition énergétique En simultané dans tous les établissements partenaires le mardi 2 avril 2013 Plus de 30 conférences Des milliers d’étudiants sensibilisés02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 2/36
    3. 3. The BIG Conf’, une initiative nationale 1 1 1 1 9 2 1 1 1 1 1 1 1 1 5 3 1 Evénement labélisé DNTE02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 3/36
    4. 4. Sommaire 1. L’énergie dans les grandes lignes → Séance de questions 2. Le pic de production de pétrole → Séance de questions 3. Quel monde demain ? → Séance de questions02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 4/36
    5. 5. Pour commencer, qu’est ce que l’énergie ? L’énergie permet de modifier  La vitesse  La température  La forme  La composition chimique  L’altitude  La lumière  Etc L’énergie mesure les transformations du monde Consommation d’énergie = vitesse à laquelle nous transformons la planète02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 5/36
    6. 6. Energie musculaire et sources d’énergies « modernes » De 5 à 10 cyclistes pour cuire un poulet ! = Quel coût ? Combien de pédaleurs pendant 1h (1 kWh) ? = Contre une bête Quel coût ? prise !02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 6/36
    7. 7. Pour cuire mon poulet, à l’autre bout de la prise il y a, au choix… Energies intermittentes qu’on ne sait pas encore stocker… Beaucoup de soleil Beaucoup de vent A travers un barrage Dans une centrale thermique, on brûlerait… de 50 m de haut… Energies fossiles Pétrole Gaz Uranium Beaucoup d’eau Charbon02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 7/36
    8. 8. Que de choses grâce aux énergies fossiles !02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 8/36
    9. 9. Sources d’énergie depuis la Révolution Industrielle Les renouvelables ne pèsent pas bien lourd… 1% autres EnR 2% hydro-élec Le monde repose sur les énergies fossiles 5% nucléaire 9% bois On consomme toujours + de chaque source 23% Gaz 27% 83% Charbon liards) mo ndiale (mil Population Pétrole 33% Graphe AC sur base The Shift Project Data Portal et Exxon Mobil 2013’s Outlook for02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org Energy 9/36
    10. 10. L’usage des sources d’énergie en France Energie primaire Transformation Energie finale (= ressources) (= ce que j’achète) Produits Uranium 40% pétroliers 27% Electricité 14% Raffineries et industries plastiques Gaz nat 11% Pétrole 33% Renouv. 6% Charbon 2% Gaz nat 15% Pertes et Renouv. 8% autres Centrales thermiques et autres 40% Charbon 4% Schéma AC sur base données 2009 reprises deLa consommation d’énergie en Allemagne et en France : une comparaison instructive, B. Laponche, 18/05/2011 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 10/36
    11. 11. Ce qu’il faut retenir Combien de pédaleurs pendant 1h (1 kWh) ? De toutes les sources d’énergie, le pétrole est de loin la plus polyvalente et pratique Le monde repose sur les énergies fossiles02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 11/36
    12. 12. Sommaire 1. L’énergie dans les grandes lignes → Séance de questions 2. Le pic de production de pétrole → Séance de questions 3. Quel monde demain ? → Séance de questions02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 12/36
    13. 13. Du puits à la pompe, quels paramètres clés ? Les réserves02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 13/36
    14. 14. Différents types de réserves Réserves exploitables/ultimes Pétrole que l’Humanité a exploité, exploite et exploitera Réserves restantesDéjà consommées Certaines (et déclarées) Non certaines Réserves rentables certaines Réserves non encore d’être produites exploitables, rentables ou découvertes02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 14/36
    15. 15. « Depuis 40 ans il n’y a plus que 40 ans de pétrole, alors hein ! » réserves certaines En 1970 comme en 2005, = 40 ans production Oubli journalistique des réserves non déclarées réserves non déclarées Réserves = « barils » (et pas « années ») ! 10% 20% 70% ?Situationen 1970 40% 50% 10% ?Situationen 2005 Représentation AC d’après www.manicore.com. Ressources ultimes estimées à 2 500 milliards de barils 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 15/36
    16. 16. Du puits à la pompe, quels paramètres clés ? Les La capacité et le réserves rendement de production02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 16/36
    17. 17. Du pétrole de plus en plus difficile à extraireEn 1930, l’extraction …contre environ … et plus de 1/3 consomme 1% du 6% aujourd’hui … demain ? pétrole extrait Pétrole conventionnel Pétroles non conventionnels (offshore, sables bitumineux, …)02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 17/36
    18. 18. Du puits à la pompe, quels paramètres clés ? Les La capacité et le réserves rendement de production Le besoin des consommateurs02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 18/36
    19. 19. La consommation mondiale de pétrole[…] « Historique », c’est ainsi qu’avait été saluée la découverte de pétrole au large de la Guyane […] Selon les dernières données de Shell, le bassin pétrolier guyanais comporterait 700 millions de barils Libération, 28/06/2012 En combien de temps l’humanité consomme-t-elle cette quantité de pétrole actuellement ? UNE SEMAINE ! La consommation de pétrole, 1ère ressource pour 7 milliards d’individus, est de 31 milliards de barils par an 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 19/36
    20. 20. Le pic de production pétrolière, théorie Production Pic (= maximum) de production Temps02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 20/36
    21. 21. Le pic de production pétrolière, une réalité A trouver ! Non-conventionnel Non-conventionnel A trouver ! Conventionnel à mettre en 2006 production Pic du pétrole conventionnel ? Conventionnel actuellement en production IAE’s World Energy Outlook et graphique AC d’après www.oilposter.org02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 21/36
    22. 22. Et les autres énergies ? Ce qu’il faut retenir Les 3 énergies fossiles connaîtront un pic Une transition énergétique est indispensable…Milliards de Tonnes Equivalent Pétrole … surtout si on fait sans charbon …- …- Mix énergétique 2011 Besoin en Fossiles : 83 % …- Bois : 9 % autres énergies …- Nucléaire : 5 % Hydro-élec : 2 % 15 - Autres : 1 % Charbon 10 - Charbon 5- Gaz Pétrole 0- 1950 2000 … … Schéma de principe02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 22/36
    23. 23. Sommaire 1. L’énergie dans les grandes lignes → Séance de questions 2. Le pic de production de pétrole → Séance de questions 3. Quel monde demain ? → Séance de questions02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 23/36
    24. 24. Du puits à la pompe, quels paramètres clés ? Le propriétaire des réserves Les La capacité et le réserves rendement de production Le besoin des consommateurs02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 24/36
    25. 25. Propriétaire des réserves fossiles et géopolitique La France importe 90% de son énergie primaire Graphique Avenir Climatique sur base BP Statistical Review, 201002/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 25/36
    26. 26. Lien économique Jeff Rubin, CIBC World Markets, octobre 200802/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 26/36
    27. 27. Prospectives énergétiques Shell 2008 charbon crise générale mesures draconiennes restrictions sévères importants bouleversements économiques d’ici à 2020 ralentissement économique mondial Shell, 200802/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 27/36
    28. 28. Homme, effet de serre et climat Si on continue sur notre lancée, en 2100 19°C 250 ans ! Soleil inchangé mais effet de serre dû à l’Homme, aujourd’hui 16°C Soleil et effet de serre forts : ère interglaciaire (≈ 10 000 ans) 15°C Changement naturel sur 10 000 ans Soleil et effet de serre faibles : ère glaciaire (≈ 100 000 ans) 9°C Glaciers épais de plusieurs km Et la Terre finit par geler entièrement Océans 120 mGoogle plus basEarth+Blue SansMarble, effet de serre -18°CNASA 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 28/36
    29. 29. Fera-t-il simplement plus chaud ?02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 29/36
    30. 30. Pour un avenir meilleur, que faut-il faire ? Deux problèmes liés 60% des émissions de gaz à effet de serre (GES) = CO2 d’origine fossile Facteur 4 Une solution limiter les émissions à 1,8 téqCO2 / personne / an World Resource Institute 200502/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 30/36
    31. 31. Où et comment peut-on limiter nos émissions ? s! s plu ur ujo in :t o b eso e e nc ng er l n da a Te Ch ent com portem Changer le Amélio rer l’e fficaci Ob té jec tif Dé : to car uj o bo ur ner s mi eu x !www.manicore.com 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 31/36
    32. 32. Quelques exemples pour le logement 1. Changer le 2. Changer le 3. Améliorer 4. Décarboner besoin comportement l’efficacité02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 32/36
    33. 33. Quelques exemples pour les transports 1. Changer le 2. Changer le 3. Améliorer 4. Décarboner besoin comportement l’efficacité ? ?02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 33/36
    34. 34. Quelques exemples pour l’alimentation et les loisirs02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 34/36
    35. 35. Petite mise en perspectiveTempérature °C ?1615Populationmilliards ?6 Problèmes identiques avec l’eau, les métaux, …4 L’énergie, qui transforme le monde, est le2 dénominateur commun0 ?Energies fossiles Temps, années-10 000 - 8 000 - 6 000 - 4 000 - 2 000 0 2 000 4 000 Température d’après Shaun Marcott, Jeremy Shakun, Peter Clark et Alan Mix, 02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 2013 35/36
    36. 36. Conclusion Tout est à (ré)inventer. Notre seule limite est notre volonté L’avenir est ce que NOUS en ferons ! NOUS sommes les acteurs du monde de demain !02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org 36/36
    37. 37. Merci pour votre attention à The Big Conf’ Ce n’est pas fini, plus d’infos sur l’association : www.avenirclimatique.org Et pour recevoir des nouvelles, laissez-nous vos coordonnées en sortant, sur le formulaire dédié02/04/2013 The BIG Conf’ - www.avenirclimatique.org

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