Quels apports
pour les historiens ?
Les plans généraux de Paris
Quels matériaux pour les médiévistes
Aurélia Rostaing
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Les plans de Paris,
une source nécessaire
pour
l’histoire des jardins
du XVIIe siècle
mais pas suffisante
Pour appréhender de manière aussi complète que possible les
aspects formels d’un jardin disparu ou modifié dans le temps, ...
Restent hors du champ d’un plan en deux dimensions :
le rapport à l’espace, les rapports de volumes, les niveaux de
terrai...
Charles Estienne,
Jean Liébaut,
La Maison Rustique,
1583
(parterres françois)
Tout ce que
vous ne
verrez jamais
sur un pla...
Les Tuileries, Serres, 1600
Enfin
Mérian
vint
Le Grand Jardin (nos Tuileries actuelles)
1599 un millier de charmes, ormes, tilleuls
1601 plantation de la grande allée d...
Le jardin des Cyprès (Jardin neuf, vers la place du Carrousel)
1600 six parterres sur dix restent à faire
palissades de tr...
Les Tuileries, projet, v. 1609
Etat
absent
de
Mérian
Carré : ca. 132 m. de côté
Rond d’eau : ca. 18 m. de
diamètre
Petit parterre :
ca. 62 m. par 40
Le jardin du Palais cardinal (actuel Palais royal)
1629 plantation d’un parterre de fleurs et d’un parterre de buis
en bro...
Merci Gomboust
Hôtel de Guénégaud, rue des
Francs-Bourgeois (musée de la
Chasse et de la Nature)
1636 plantation d’un parterre
de buis en...
Le jardin de l’hôtel de Vendôme
1630 marché de livraison de charmes et de charmilles par
Michel I Le Bouteux, et marché de...
89 m ?
68 m ?
117 m ?
1630 Renard reçoit 1,5 ha entre le mur des Tuileries
à l’est, le bastion de la porte de la Conférence à
l’ouest, le mur du...
1635 Le Bouteux veut ôter ses plantes : arbres et
arbrisseaux à fruits et à fleurs, jasmins et myrtes en
palissade, bulbeu...
1643 (Rucellai) : « au bout de la grande allée des
Tuileries, un guichet ouvre sur un autre jardin qui est
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1658 toisé pour l’indemnisation de la destruction du jardin
132 m de long,
3 m de haut160 m de long,
3 m de haut
1644 Jean Varin achète quatre terrains se succédant
perpendiculairement à la Grande Galerie sur le fossé
de l’enceinte de ...
Hôtel de Louvois
(construit en 1669
rue de Richelieu)
Hôtel de Louvois
(construit en 1669
rue de Richelieu)
Hôtel de La Bazinière, puis de Bouillon (1681), rue Saint-Louis (de Turenne)
Rien
chez
Jouvin
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Hôtel de Beauvilliers (Saint-Aignan), rue du Temple
Rien
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Hôtel Boucherat, rue Neuve-Saint-Louis (de Turenne)
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Hôtel de Condé, rue Neuve-Saint-Lambert (rue de Condé)
1716 « Ledit jardin est disposé en son entrée d’un grand quarré de
parterre planté de six quarrés de buys en broderie et p...
Hôtel de Condé, rue Neuve-Saint-Lambert (de Condé)
Les marchés de 1673 et 1693 décrivent les végétaux, pas la disposition ...
Une histoire des jardins façon timbre-poste
Intérêt et limites des plans de Paris
pour l’étude des jardins du XVIIe siècle...
Les plans de Paris permettent de visualiser des relations de
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Présentation sur l'apport et les limites méthodologiques des plans de Paris du XVIIe siècle pour l'étude historique des jardins de cette époque.

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  1. 1. Quels apports pour les historiens ? Les plans généraux de Paris Quels matériaux pour les médiévistes Aurélia Rostaing Réalité topographique des plans généraux de Paris de l’époque moderne
  2. 2. Les plans de Paris, une source nécessaire pour l’histoire des jardins du XVIIe siècle
  3. 3. mais pas suffisante
  4. 4. Pour appréhender de manière aussi complète que possible les aspects formels d’un jardin disparu ou modifié dans le temps, il faut, idéalement, un plan du jardin, des vues (au sol ou depuis un bâtiment) et une description, si possible proches dans le temps (quelques années), ainsi qu’un ordre de grandeur (dimensions). Il faut évaluer la fiabilité des modes de représentation disponibles et leur degré de précision, surtout pour les détails. Certains plans de Paris (Mérian, Gomboust) correspondent assez bien à des descriptions non illustrées (marchés d’entretien ou de plantation de jardin, procès-verbal de visite d’expert de la Chambre des bâtiments). D’autres plans sont assez largement schématiques.
  5. 5. Restent hors du champ d’un plan en deux dimensions : le rapport à l’espace, les rapports de volumes, les niveaux de terrain, les végétaux, la taille et la disposition des arbres, les motifs des broderies des buis, les parfums, les bruits, les couleurs, les effets visuels et sonores des jeux d’eau, le réseau hydraulique souterrain. Bref, tous les détails intéressants, où la prospection géophysique et l’archéologie peuvent prendre en partie le relai, avec les archives et d’autres sources iconographiques que les plans.
  6. 6. Charles Estienne, Jean Liébaut, La Maison Rustique, 1583 (parterres françois) Tout ce que vous ne verrez jamais sur un plan ancien de Paris (avant Mérian)
  7. 7. Les Tuileries, Serres, 1600
  8. 8. Enfin Mérian vint
  9. 9. Le Grand Jardin (nos Tuileries actuelles) 1599 un millier de charmes, ormes, tilleuls 1601 plantation de la grande allée de mûriers 1605 galerie de charpente (600 m) 1609 aménagement de nouveaux parterres
  10. 10. Le jardin des Cyprès (Jardin neuf, vers la place du Carrousel) 1600 six parterres sur dix restent à faire palissades de troènes et de cyprès 1601 mur de soutènement avec belvédères 1605 terrassement de quatre carrés 1608 gel des cyprès 1609 aménagement de huit parterres de broderie de buis et de rue avec des palissades de genévriers fontaine
  11. 11. Les Tuileries, projet, v. 1609
  12. 12. Etat absent de Mérian
  13. 13. Carré : ca. 132 m. de côté Rond d’eau : ca. 18 m. de diamètre Petit parterre : ca. 62 m. par 40
  14. 14. Le jardin du Palais cardinal (actuel Palais royal) 1629 plantation d’un parterre de fleurs et d’un parterre de buis en broderie suivant un dessin de Boyceau de La Barauderie (Jean Le Nôtre, Simon Bouchard, Pierre Desgots) 1633 fourniture de 2 500 pieds d’ormes ypréaux (Martin Boquet, Claude Mollet) 1634 plantation d’un parterre de buis en broderie (quatre carrés et une demi-lune sur un dessin de Jean Le Nôtre), par celui-ci 1634 devis pour le rond d’eau (57 m.) et le bassin de la fontaine (12 m. de diamètre) 1635 aplanissement d’allées et plantation de charmes (Pierre I Desgots)
  15. 15. Merci Gomboust
  16. 16. Hôtel de Guénégaud, rue des Francs-Bourgeois (musée de la Chasse et de la Nature) 1636 plantation d’un parterre de buis en broderie
  17. 17. Le jardin de l’hôtel de Vendôme 1630 marché de livraison de charmes et de charmilles par Michel I Le Bouteux, et marché de terrassement (pièce de terre de 89 m. « par le bout d’embas », 68 m. « d’un costé en montant vers la porte des Filles de la Passion » (couvent limitrophe des Capucines, fondé en 1606 par la duchesse de Mercœur, à l’ouest), et 117 m. « en descendant vers le jeu de longue paulme »).
  18. 18. 89 m ? 68 m ? 117 m ?
  19. 19. 1630 Renard reçoit 1,5 ha entre le mur des Tuileries à l’est, le bastion de la porte de la Conférence à l’ouest, le mur du chemin y menant au sud, et le mur des bâtiments de la ménagerie au nord. 1631 Renard fait enclore la garenne du côté du fossé, à l’ouest. 1631-1632 Le Bouteux fait aplanir le boulevard du bastion sur 80 m, transporter des terres sur l’allée de la terrasse, pour la rendre de même niveau qu’une vieille terrasse, et engazonner les terrasses.
  20. 20. 1635 Le Bouteux veut ôter ses plantes : arbres et arbrisseaux à fruits et à fleurs, jasmins et myrtes en palissade, bulbeuses et tubéreuses, grenadiers, figuiers nains, des jasmins et des orangers. Renard est propriétaire des lauriers-cerises, d’un laurier-tin, d’un jasmin d’Espagne jaune, des rosiers muscats doubles à cent feuilles, des narcisses et tulipes de Perse, des hépatiques doubles, de 150 jacinthes bleues, de quelques jacinthes blanches, des orangers en terre, dans l’orangerie).
  21. 21. 1643 (Rucellai) : « au bout de la grande allée des Tuileries, un guichet ouvre sur un autre jardin qui est aussi au roi […] se tenant sur un boulevard de la ville, proche la porte neuve, [Renard] s’est servi de la hauteur du terre-plein pour faire une belle promenade, ou allée bordée d’ormes, et au fond, en montant par un bel escalier à l’angle du terre-plein, on a la vue du jardin peuplé de quantités de jasmins d’Espagne et autres fleurs rares ».
  22. 22. 1658 toisé pour l’indemnisation de la destruction du jardin 132 m de long, 3 m de haut160 m de long, 3 m de haut
  23. 23. 1644 Jean Varin achète quatre terrains se succédant perpendiculairement à la Grande Galerie sur le fossé de l’enceinte de Charles V (ca. 146 m sur le rempart jusqu’à la rue Saint-Nicaise). Son jardin est dans la moitié sud du fossé, en contrebas du mur de soutènement construit en 1601. Il est détruit en 1665 en prévision des travaux du Louvre.
  24. 24. Hôtel de Louvois (construit en 1669 rue de Richelieu)
  25. 25. Hôtel de Louvois (construit en 1669 rue de Richelieu)
  26. 26. Hôtel de La Bazinière, puis de Bouillon (1681), rue Saint-Louis (de Turenne) Rien chez Jouvin ni Bullet
  27. 27. Hôtel de Beauvilliers (Saint-Aignan), rue du Temple Rien chez Jaillot
  28. 28. Hôtel Boucherat, rue Neuve-Saint-Louis (de Turenne) Jaillot
  29. 29. Hôtel de Condé, rue Neuve-Saint-Lambert (rue de Condé)
  30. 30. 1716 « Ledit jardin est disposé en son entrée d’un grand quarré de parterre planté de six quarrés de buys en broderie et plate bande avec arbrisseaux traversé de plusieurs allées dont le principal au millieu de ladite entree est garny d’un bassin de pierre circulaire avec jet d’eaue et un petit parterre particulier a costé planté de platte bande de buys et compartimens de gazon ou est un bassin a jet d’eaue »
  31. 31. Hôtel de Condé, rue Neuve-Saint-Lambert (de Condé) Les marchés de 1673 et 1693 décrivent les végétaux, pas la disposition des lieux
  32. 32. Une histoire des jardins façon timbre-poste Intérêt et limites des plans de Paris pour l’étude des jardins du XVIIe siècle L’échelle d’un plan de Paris n’est pas celle des plantations sur le terrain (échelle archéologique 1:1). Les plans de Paris constituent une source où les jardins représentés sont, sauf exception (Mérian, Gomboust), stéréotypés ou plus ou moins schématiques (d’après quelles sources ? observation in situ, documents domaniaux, plans gravés des parterres ?).
  33. 33. Les plans de Paris permettent de visualiser des relations de voisinage, des emprises foncières, la réalité topographique de l’espace urbain (cf. le bastion des Tuileries), des rapports d’échelle entre les jardins urbains, et entre les jardins, les friches et l’espace bâti ; de repérer de manière sommaire les points d’approvisionnement en eau, à défaut de livrer des informations fines sur le réseau hydraulique ou les niveaux de terrain. Cette source est moins détaillée que des relevés d’architectes ou des plans d’arpentage ; mieux vaut l’utiliser en appui d’autres sources. Etant donné la fréquence probable de replantation des jardins, mieux vaut éviter d’utiliser des plans postérieurs de vingt à trente ans à la période considérée.
  34. 34. Des questions ? rostaing_aurelia@yahoo.fr

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