Support de coursUNIVERSITE HASSAN II Ŕ MohammediaFaculté des Lettres et des Sciences humaines Ŕ MohammediaDépartement de P...
Support de cours             o Le premier-né des garçons est supposé ressembler à sa mère.             o Tandis que la pre...
Support de cours« Du point de vue des marieurs d’abord, puisque le frère de la sœur trouvent dans le mariagede leurs enfan...
Support de coursHéritier pose la différence anatomique et physiologique des sexes comme le premier objet deréflexion de l’...
Support de cours             3. Rappel de l’explication en Islam des interdits sexuels entre proches                consan...
Support de coursTableau 2 : Confrontation des interdits et de la théorie de la procréation                                ...
Support de cours        5.2. Les alliés et partenaires des consanguinsDans les textes juridiques, extension de l’interdit ...
Support de cours         5.2. Les consanguins d’alliésExtension de l’interdit touchant les consanguins d’alliés aux simple...
Support de cours                                                                                                   Rappel ...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

8. la prohibition de l'inceste en islam

2 640 vues

Publié le

Mis en ligne à l'attention des étudiants de la filière de sociologie de Mohammedia (3ème sem.)

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 640
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
5
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

8. la prohibition de l'inceste en islam

  1. 1. Support de coursUNIVERSITE HASSAN II Ŕ MohammediaFaculté des Lettres et des Sciences humaines Ŕ MohammediaDépartement de Philosophie, Sociologie et PsychologieFILIÈRE DE SOCIOLOGIE Année : 2008-2009Session de printemps 2ème Semestre U.E.: LES GRANDS DOMAINES DE L’ANTHROPOLOGIEEnseignante : SOUAD AZIZI_________________________________________________________________________________________________________________ THÈME : LA PROHIBITION DE L’INCESTE MISE A L’ÉPREUVE PAR B. VERNIER DE LA THÉORIE DE LA MISE EN CONTACT DES IDENTIQUES de F. HÉRITIER POUR COMPRENDRE CERTAINS INTERDITS SEXUELS EN ISLAMTEXTESHÉRITIER, Françoise. 1979. « Symbolique de l’inceste et de sa prohibition », pp. 209-243, in : Lafonction symbolique. Essais d’anthropologie. Réunis par Michel Izard et Pierre Smith. Paris :Éditions Gallimard.VERNIER, Bernard. 2004. « La prohibition de l’inceste et l’Islam » [en ligne], Awal, Cahiersd’études berbères, n°29, pp. 87-105. Disponible sur : http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/10_29_5.pdf. I. BERNARD VERNIERProfesseur d’anthropologie à l’Université de Lyon II. Spécialiste des systèmes de parenté dessociétés grecques.Principaux ouvrages :1991. La genèse sociale des sentiments. Aînés et cadets dans l’île grecque de Karpathos.Paris : Editions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 312 p.1999. Le visage et le nom. Contribution à l’étude des systèmes de parenté. Paris : P.U.F. 179p.2009. La prohibition de l’inceste. Critique de Françoise Héritier. Paris : L’Harmattan. 270 p. 1. Dans La genèse sociale des sentiments (1991) Règles de transmission du patrimoine et de prénomination chez les KarpathiotesDans l’île de Karpathos, la société est organisée en lignées masculines et féminines dont labase économique est des patrimoines sexués et indivisibles.Dans chaque famille, le premier-né des garçons hérite de son père et porte le nom de songrand-père paternel ; et la première-née des filles hérite de sa mère et porte le prénom de sagrand-mère maternelle (Vernier, 1991, pp.83-85).Les cadets des deux sexes sont exhérédés ; et on leur attribue alternativement des prénoms ducôté paternel ou du côté maternel (Vernier, 1991, p.87). Le deuxième-né des garçons porte leprénom de son grand-père maternel ; la deuxième-née des filles porte le prénom de sa grand-mère paternelle, et ainsi de suite pour les autres enfants.Le système de parenté karpathiote est donc structuré par la transmission parallèle despatrimoines et des prénoms à l’aîné de chaque sexe. Et il y a une sorte de partage des enfantsentre les parents. Conception populaire des ressemblancesMais la théorie des ressemblances fonctionne de manière inverse :Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 1
  2. 2. Support de cours o Le premier-né des garçons est supposé ressembler à sa mère. o Tandis que la première-née des filles est supposée ressembler à son père.Explication fonctionnaliste de Vernier : Renforcement de la cohésion familiale.« La théorie des ressemblances semble avoir pour fonction de contrecarrer les effetsfonctionnels de l’attribution de chacun des enfants et surtout des aînés à un parent déterminé,ou pour le dire autrement de créer les conditions d’une bonne collaboration entre lesparents. » (Vernier, 1999, p. 20) Une société très hiérarchiséeDans toute communauté villageoise, à la base de la pyramide sociale viennent les bergers,ensuite les paysans, puis au sommet les paysans riches en terres, les canacares.Les familles de canacares sont des familles d’aînés mariés à des aînées. A la base de leursupériorité, la propriété : o des meilleures terres (les mieux exposées au soleil, les plus plates donc les plus faciles à travailler ; o d’attelages à bœufs (les autres paysans non) o de moulins à vent qu’ils louent aux autres (prélèvement de 1/10ème de la farine) o de chapelles privées, où chaque famille expose des icônes précieuses et conserve les bénéfices des offices qui y sont célébrés.Distinction des aînés par le vêtement : pantalon bouffant et fez à la turque (Karpathos =ancienne colonie ottomane).Les canacares détiennent le monopole des charges politiques et religieuses des communautés.Deux partis politiques, avec chacun à sa tête une famille de canacares ; les 2 familles sontalliées entre elles et toutes les autres constituent leur clientèle.A l’endogamie de statut s’ajoute l’endogamie de « parti » (on s’allie entre famillesappartenant au même parti). 2. Dans le Visage et le nom (1999)Approche comparative. Analyse comparative des systèmes de parenté de plusieurs sociétésgrecques, + l’île de Djerba (Tunisie), + la France contemporaine + la Turquie.A travers la comparaison de plusieurs sociétés grecques contemporaines, il définit dans lessystèmes bilatéraux deux grandes catégories : o les systèmes égalitaires, où les règles de prénomination et les règles de ressemblances sont inversées ; ce qui crée un équilibre des rapports entre les familles ; o les systèmes inégalitaires, où les règles de nomination et de ressemblances sont concordantes (on ressemble au parent dont on porte le nom) ; ce qui renforce la prédominance de la famille paternelleDans cet ouvrage, Vernier propose une approche nouvelle des mariages entre proches parents,notamment en démontrant qu’il faut les étudier en prenant en compte les conceptionspopulaires des ressemblances des enfants aux parents.Exemple du système turc : o Particularité du système matrimonial : Fréquence du mariage avec la cousine croisée patrilatérale o Théorie des ressemblances : les garçons ressemblent à leur oncle paternel ; et les filles ressemblent à leur tante paternelle.Pour Vernier, ce type de mariage apparaît comme doublement incestueux :Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 2
  3. 3. Support de cours« Du point de vue des marieurs d’abord, puisque le frère de la sœur trouvent dans le mariagede leurs enfants le moyen d’unir ainsi, sous le rapport des ressemblances, des équivalentsd’eux-mêmes. Du point de vue des conjoints ensuite, puisque l’homme épouse alors unefemme qui ressemble à sa mère, et la femme un homme qui ressemble à son père. » (Vernier,1999, p. 143) 3. Dans La prohibition de l’inceste. Critique de Françoise Héritier (2009)Comme son titre l’indique, Vernier se livre dans ce dernier ouvrage à une critique de lathéorie de l’inceste présentée par Françoise Héritier dans Les deux sœurs et leur mère,anthropologie de l’inceste. Paris : Odile Jacob. 1994.Les bases de la théorie de Héritier sont déjà formulées dès 1979, dans son article intitulé« Symbolique de l’inceste et de sa prohibition ».Une critique de cette théorie par Vernier est déjà formulée dés 2004, dans son article intitulé« La prohibition de l’inceste et l’Islam ». II. FRANÇOISE HÉRITIERAnthropologue française, directrice de recherche à l’EHESS (Paris), a succédé à Lévi-Straussà la direction du Laboratoire d’Anthropologie et également à la chaire d’anthropologie duCollège de France. 1. Ses terrains et principaux ouvragesTerrain principal : le pays Samo, en Haute Volta.1981. L’Exercice de la parenté. Paris : Le Seuil-Gallimard.1991. 1993. 1994. Les Complexités de l’alliance (avec E. Copet-Rougier, éd.), 4 vol. Paris :Editions des Archives contemporaines.1994. Les Deux sœurs et leur mère. Paris : Editions Odile Jacob.1994. De l’inceste (avec Boris Cyrulnik, Aldo Naouri et al.). Paris : Editions Odile Jacob.19… De la violence. Paris : Editions Odile Jacob. 2. Sa théorie de l’incesteFondée sur la distinction de deux grandes catégories d’inceste : o l’inceste du premier type qui désigne un rapport direct entre consanguins o l’inceste du deuxième type qui désigne une mise en contact de deux consanguins par l’intermédiaire d’un partenaire commun 3. Méthode utilisée par HéritierApproche comparative de diverses sociétés passées et contemporaines. C’est-à-dire qu’elle autilisé aussi bien des textes historiques que des faits ethnologiques. Textes historiques : lestablettes hittites et sumériennes, les textes grecs, les commandements bibliques et coraniques,les lois romaines, et les codes civil et canon. Faits ethnologiques : son propre terrain, le paysSamo ; ou les terrains d’observation d’autres ethnologues, le pays Baoulé ou Madagascar. 4. Paradigme de l’inceste du deuxième type :L’interdit portant sur deux sœurs ou sur une mère et sa fille, en un même temps et en unmême lieu pour un même homme.Sœur/sœur et mère/fille : deux paires ayant un rapport d’homologie parfaite, deux individusde même sexe, issus de la même matrice (les sœurs) ou se reproduisant sous la même forme(mère et fille), et ayant les mêmes constituants. 5. Explication de ce type d’incestePar le fonctionnement universel de l’esprit humain qui oppose l’identique et le différent.Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 3
  4. 4. Support de coursHéritier pose la différence anatomique et physiologique des sexes comme le premier objet deréflexion de l’homme sur lui-même. Les catégories de l’identique et du différent sont le fruitde cette réflexion de l’homme sur la différence du masculin et du féminin.« La prohibition de l’inceste n’est rien d’autre qu’une séparation du même, de l’identique,dont le cumul, au contraire est redouté comme néfaste. » 6. Explication pour l’existence de sociétés (amérindiennes) ou les rapports du deuxième type ne sont pas prohibés« La recherche de l’inceste ne serait possible que dans une culture où ce cumul des identiquesest recherché comme quelque chose de faste. […] toutes les sociétés qui pratiquent [lemariage avec une mère et sa fille ou avec deux sœurs] doivent privilégier dans leurs systèmesde représentation, le cumul de l’identique. » III. PROBLÉMATIQUE DE VERNIERLa théorie de Françoise Héritier permet-elle de comprendre les interdits sexuels et les interditsde mariage institués par l’Islam ? 1. Méthode Analyse des passages coraniques et des textes des quatre grandes écoles juridiques traitant des interdits sexuels et matrimoniaux. Recherche d’un éventuel rapport entre les interdits et la théorie de la procréation en Islam. Comparaison des degrés de proximité/identité entre les conjoints selon qu’ils sont licites ou illicites. Analyse des explications données par les Docteurs de la loi musulmane pour les interdits touchant la parenté par alliance. Analyse d’un texte littéraire, La Trilogie de Naguib Mahfouz, pour étudier le cas des prostituées (non traité dans les documents juridiques). 2. Rappel des interdits sexuels et matrimoniaux en IslamDans le Coran (Sourate An-Nisâ, versets 19, 26 et 27).Tableau 1 : Tableau synoptique des interdits sexuels et matrimoniaux en IslamCatégories d’interdits Dans le Coran Dans les textes théologiquesLa parenté consanguine la mère, la fille, la sœur, la tante la grand-mère, la petite-fille, la paternelle, la tante maternelle, la demi-sœur, la grand-nièce, la fille du frère, la fille de la sœur grand-tante, la demi-sœur, les nièces des demi-germainsLes alliés des consanguins l’épouse du père, l’épouse du fils l’épouse du grand-père, l’épouse du petit-filsLes consanguins des alliés la mère de l’épouse, la sœur de Extension de l’interdit aux l’épouse, la fille de l’épouse consanguines des esclaves et concubines Elargissement de l’interdit de la polygynie sororale à l’interdit de se marier avec deux femmes qui ne pourrait pas se marier si elle étaient de sexe différent : la tante de l’épouse, la belle-sœur de l’épouse, la pupille de l’épouseLa parenté de lait la nourrice, la sœur de laitFilière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 4
  5. 5. Support de cours 3. Rappel de l’explication en Islam des interdits sexuels entre proches consanguinsExplication basée sur un hadith cité par El-Ghazali (Kitab Adab Al-Nikah) « Choisissez avec soin les épouses pour votre sperme car les caractéristiques héréditaires sont susceptibles de revenir. » « La parenté entre époux ne sera pas trop rapprochée car cela diminue la passion charnelle. » « Ne vous mariez pas avec de trop proches parentes. Car vos enfants, en tant que produit d’un désir affaibli seront malingres et de constitution faible. Le désir est en effet excité par les émotions profondes liées à la vue et au toucher ; or ces émotions sont d’autant plus fortes que leur objet est nouveau et étranger. Les sens sont incapables d’apprécier pleinement les objets auxquels ils sont habitués. »Explication fondée sur l’observation de la diminution du désir entre parents proches élevés ensemble la croyance que les enfants nés d’une union sans désir fort seront chétifs.Explication non fondée sur l’observation ou la croyance à des effets néfastes de la mise encontact d’identiques.Le mariage préférentiel dans les pays musulmans : le mariage ave la cousine parallèlepatrilatérale (bint al-âam).Ce mariage entre proches consanguins met à mal l’explication des interdits parl’amoindrissement du désir. Dans la famille étendue, les cousins parallèles patrilatéraux sontélevés sous le même toit.La cousine parallèle patrilatérale est aussi familière que la sœur. 4. Rappel de la théorie de la procréation en IslamThéorie musulmane de la procréation basée sur le hadith suivant : L’homme est créé d’une semence masculine et d’une semence féminine. « Celle de l’homme est épaisse et forme les os et les tendons. Celle de la femme est fine et forme la chair et le sang. »En Islam, il y a reconnaissance d’un liquide séminal chez l’homme comme chez la femme(mani). Et chacun des parents apportent une partie des constituants du fœtus. Un individu estdonc constitué de composants masculins lui venant de son père et de composants féminins luivenant de sa mère. 5. Mise à l’épreuve de la théorie de la mise en contact des identiques5.1. La parenté consanguine Méthode : Comparaison à l’aide de diagrammes de parenté du mariage permis (cousins parallèles patrilatéraux) et des mariages interdits (père/fille ; mère/fille ; oncle/nièce, etc.).Se basant sur la théorie de la procréation, chaque individu porte des lettres représentant lesconstituants venant de son père et les constituants venant de sa mère.Exemple : Ego = AB, A = constituants paternels et B = constituants maternels.Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 5
  6. 6. Support de coursTableau 2 : Confrontation des interdits et de la théorie de la procréation Examen du degré de proximité et Conclusions de Vernier d’identité entre partenaires licites ou illicitesMariage consanguin licite Cousins parallèles patrilatéraux Les conjoints ont en commun la Les conjoints sont identiques par les moitié de leurs composants. composants leur venant de leurs pères (qui sont frères), mais différents par les composants venant de leurs mères. Père/fille Prohibitions réclamant une La fille n’a en commun avec son père interprétation différente que celle que la moitié de ses composants. de Héritier. Mère/fille Idem, le fils n’a en commun avec sa mère que la moitié de ses composants. Oncle maternel (B)/nièce (AB) Similaire à la paire cousins La nièce n’a en commun avec son oncle parallèles patrilatéraux, pourtant maternel que la moitié de ses permis composants. Oncle (AB) et nièce (BCDE) par des Pour BCDE, oncle AB plus demi-germains éloigné que son cousin parallèle Oncle = AB patrilatéral, pourtant permis Mariages consanguins interdits Nièce = BCDE Seulement B en commun Grand-oncle (A) et sa petite-nièce Pour ABCD, grand-oncle A plus (ABCD) différent que cousin parallèle patrilinéaire, pourtant permis Vernier : l’interdit de la petite- nièce n’est pas fondé sur « un problème d’identité de nature », mais sur le fait que la société musulmane « veut faire du grand- oncle l’équivalent d’un grand- père ». Rappel que grand-père et grand-mère partenaires interdits. TRAVAUX DIRIGÉSFaire des diagrammes représentants les autres mariages entre consanguins interdits qui n’ont pas étéanalysés par Vernier : Les relations suivantes :FRÈRE/SŒURTANTE PATERNELLE/NEVEUGRAND-MÈRE/PETIT-FILSDEMI-FRÈRE/DEMI-SŒURFilière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 6
  7. 7. Support de cours 5.2. Les alliés et partenaires des consanguinsDans les textes juridiques, extension de l’interdit de mariage touchant les alliés des consanguins(voir tableau) aux simples partenaires sexuels (hors mariage) de ces mêmes consanguins.Tableau 3 : Alliés et partenaires des consanguins Société préislamique Dans le Coran Dans les textes Conclusion de théologiques Vernierhéritage de la un devoir de protection et autorisé sous condition explication par desveuve du frère un droit sur la veuve du que la veuve l’accepte raisons d’ordre frère pratiquehéritage de la le verset 26 indique que la toléré seulement si la tolérance de laveuve du père coutume existait avant la l’union avec la veuve persistance de Révélation du père a été l’union est le signe contractée avant la qu’il ne s’agit pas Révélation ou avant la d’éviter les effets conversion des néfastes d’un concernés contact des identiquesépouse du père et Rappel des hâdith en page Explication de ses Fonction de cesdu frère, même si 91 hâdith : objectif = interdits =mariage non protéger les empêcher toute Ne pas surenchérir sur laconsommé droits/la propriété rivalité vente de son frère et ne du frère ou du père matrimoniale entre pas demander en mariage proches parents une femme qu’il a déjà (frères, père/fils), demandée. favoriser la Ne pas demander en cohésion familiale. mariage une femme que son père a déjà demandée. Ne pas cohabiter avec une esclave que le père a l’intention d’acquérir pour lui-même.Dans le Coran, le lévirat est autorisé à condition que la veuve l’accepte. Dans la société préislamiqueLe lévirat = un devoir de protection et un droit sur les veuves des frères.Le fils pouvait hériter de la veuve de son pèreFilière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 7
  8. 8. Support de cours 5.2. Les consanguins d’alliésExtension de l’interdit touchant les consanguins d’alliés aux simples partenaires sexuels (esclavesconcubines)Tableau 4 : Les consanguins d’alliés Société préislamique Dans le Coran Dans les textes Conclusion de théologiques Vernierla polygynie le verset 27 indique que la tolérée seulement si rappel d’un hâdith la tolérance de lasororale pratique a existé l’union avec la sœur où le Prophète persistance de de l’épouse été demande à ces l’union est le signe contractée avant la épouses de ne qu’il ne s’agit pas Révélation ou avant la jamais lui proposer d’éviter les effets conversion des ni leurs filles, ni néfastes d’un concernés leurs sœurs contact des identiquesextension aux Fonctions de cesconsanguines des interdits : éviter deconcubines transformer des sœurs en rivalesUnion ou mariage Hâdith : sororat autorisé La possibilité deavec la sœur de la passer d’une sœur « Enfin qu’une femme mariage avec laconcubine (vivante) à l’autre, ne demande pas la sœur de l’épouse à condition de ne répudiation de sa sœur possible après pas avoir de pour renverser sa répudiation de cette relations avec les 2 marmite, ‘pour dernière en même temps, prendre ce qui était union avec la sœur prouve que ces dans son plat’ » El de la concubine interdits ne sont Bokhari, Les possible après pas basés sur une Traditions islamiques vente ou croyance aux effets affranchissement néfastes de la mise de cette dernière en contact des identiques. Fonction : éviter de faire de deux sœurs des rivales sexuelles.Extension de Explication de ces Question del’interdit d’épouser interdits : de tels Vernier : le2 sœurs en même mariages peuvent mariage destemps à l’interdit instaurer une cousins parallèlesde se marier avec 2 confusion dans les patrilatérauxfemmes qui ne liens de parenté n’instaure-t-il paspourraient pas se également une tellemarier si elles confusion ?étaient de sexe Traiter la tante et ladifférents nièce comme des(oncle/nièce, quasi-sœurs revienttante/neveu ; à le protéger de lahomme/belle- rivalité sexuellesœur ; donc à favoriserhomme/pupille) une plus grande cohérence et une plus grande légitimation du code des interdits.Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 8
  9. 9. Support de cours Rappel que les textes prévoit que l’homme garde la première épousée et répudie la seconde (et les suivantes si plus).la mère et la fille interdites par le Coran Trois écoles Position de Chaffide l’épouse juridiques étendent incompatible avec l’interdit à la mère la théorie de et à la fille d’une Héritier femme avec Voir argumentation laquelle a été des critiques de la commis l’adultère position de Chaffi, ou la fornication. voir pp. 94-95 : L’école chaffiite l’homme est un non : la fornication quasi-père (en ne peut créer un terme de sang) interdit. pour la fille de sa femme Voir page 95, l’explication de la différence de traitement des ascendantes et descendantes de l’épouse. Fonction de l’interdit sur la mère de l’épouse : protéger les droits et la propriété du beau-père ; éviter de transformer la mère et la fille en rivales sexuelles TRAVAIL A DOMICILELecture de la dernière section de l’article : « Pour une autre théorie de la prohibition de l’inceste »(pp.104-105) et répondre aux questions suivantes : 3. Quelle est la conclusion de l’auteur au terme de cette « confrontation » de la théorie de Héritier avec les explications théologiques des interdits sexuels et matrimoniaux en Islam ? 4. Quelle théorie alternative propose-t-il ?Filière de Sociologie // Les grands domaines de la parenté // 2 ème sem. // Enseignante : Souad AZIZI 9

×