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RAPPORT FINAL
Evaluation Externe du Projet
Réponse à l’urgence nutritionnellesilencieuse danslesrégions du nord du Mali
Financée dans le cadre du
Programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire de l’Union Européenne
EU PASA
Soumis par l’Unité Nutrition de la Section Survie de l’Enfant
UNICEF Mali
RAPPORT FINAL
par
Aart van der Heide
Evaluateur indépendant externe
Juin 2016
2
TABLE DES MATIERES
I INTRODUCTION. .................................................................................................................... 5
1.1 Avant-propos................................................................................................................. 5
1.2 Les objectifs de l’évaluation............................................................................................ 5
1.3 Les questions d’évaluation.............................................................................................. 6
1.4 Déroulement de la mission d’évaluation.......................................................................... 7
1.5 La méthodologie utilisée................................................................................................. 8
1.6 Les contraintes rencontrées............................................................................................ 8
2 CONTEXTE de l’INTERVENTATION et DESCRIPTION DU PROJET. ................................................ 8
2.1 Contexte........................................................................................................................ 8
2.2 Description du Projet...................................................................................................... 9
2.3 Partenaires. ..................................................................................................................10
2.4 Indicateurs de suivi proposés dans le Cadre Logique.......................................................11
2.5 Suivi des données nutritionnelles (M&E).........................................................................13
2.6 EnquêtesNutritionnelles existantes au Mali....................................................................13
2.7 Finances. ......................................................................................................................15
2.8 Quelques dates historiques du projet. ............................................................................18
3 Appréciation Critique et Constructive.....................................................................................19
3.1 Les questions d’évaluation et éléments ajoutés...............................................................19
3.2 Réponses sur leséléments attendus selon les TdR de l’évaluation :..................................22
3.3 Evaluation des critères DAC............................................................................................24
3.3.1 Pertinence.............................................................................................................24
3.3.2 Efficacité................................................................................................................24
3.3.3 Efficience...............................................................................................................24
3.3.4 Impact...................................................................................................................24
3.3.5 Durabilité..............................................................................................................24
3.3.6 Visibilité. ...............................................................................................................25
4 Conclusions..........................................................................................................................25
5 RECOMMENDATIONS............................................................................................................29
6. Annexes...............................................................................................................................32
3
Sigles et Abréviations.
AAG Actiond ’Aide àGao
ACF ActionContre laFaim
ALIMA Alliance International Medical Action
ANJE AlimentationdesNourrissonsetJeune Enfants
AVSF AgronomesetVétérinairesSansFrontières
CSCOM Centre de Santé Communautaire
CS Réf Centre de Santé de Référence
DN Directionde Nutrition
DRS DirectionRégionale de laSanté
DUE Délégationde l’UNIONEuropéenne
EDS Enquête Démographique etSanitaire
IEDA International EmergencyandDevelopmentAid
EU UnionEuropéenne
IMC International Medical Corps
MAM MalnutritionAigüe Modérée
MAG MalnutritionAigüe Globale
MAS MalnutritionAigüe Sévère
MC MalnutritionChronique
MCG MalnutritionChroniqueGlobale
MCS MalnutritionChroniqueSévère
M&E Monitoring& Evaluation
MICS Multi ClusterIndicatorSurvey
MINUSMA Multidimensional Integrated StabilizationMissioninMali
MNLA MouvementNational de Libérationde l’Azawad
MSPH Ministère de laSanté Publique etde l’Hygiène
MUAC Mid Upper ArmCircumference
PFN PointFocal Nutrition
PFNM PointFocal NutritionauMinistère
PFNR PointFocal NutritionRégionale
PFND PointFocal NutritionduDistrict
PCIMA Prise enCharge Intensive de laMalnutritionAigue
PASA Programme d’Appui àlaSécurité
OMD ObjectivesduMillénairepourle Développement
ONG OrganisationNonGouvernemental
SAP Système d’Alerte Précoce
SIS Système d’InformationSanitaire
SMART StandardizedMonitoringAssessmentof Relief andTransition
SMS Short Message Service
TdR Termesde Référence
4
RESUMÉ des leçons apprises les plus importantes pour chaque partie prenante.
Les leçons apprises sont d’une grande importance pour chaque partenaire et partie prenante. Ce
programme aété exécutédanslesconditionslesplusdifficilesetaussi durantdesgrandschangements
surle planpolitique,militaire etsécuritaire.Pourcette raison,rienn’aétéprévisible.Maisquellessont
les meilleures leçons apprises ?
1. Dans une situationidéale le « lead» d’untel programme devranormalementêtre auniveaude la
DN et DRSconjointementavecl’UNICEFcomme organisme neutre surtoutpour garantirlaqualité,
appui technique etprofessionnel,de fourniture de médicamentsetmatériel d’appui (Plumpinut,
F75, F100 et matériel anthropométrique).Pour le cluster de nutrition il y aura une tache surtout
d’information et publicitaire aux partenaires mais aussi au niveau de toutes les organisations et
bailleurs de fond.
2. Les ONG etsurtoutle conseil national de lasociété civile représenté parleursdéléguésdansles3
régions, il y aura la tâche et veiller sur l’intégration des ONG locales dans les activités.
3. Cependant l’approche de l’UNICEF de distinguer le concept « programme » et « projet » est une
approche interne. Un programme ou projet comme le PASA-UNICEF au nord est un programme
étant donné les objectifs et surtout les résultats attendus.
4. Pourle bailleurde fondsilserad’une grandeimportance deveillersurtouscesaspectsetsouligner
la grande importance d’un bon système de suivi qui mesure l’impact anthropométrique d’une
façon faisable. Il pourra aussi exiger les aspects de durabilité d’une manière que la DN et DRS
seront optimales, responsabilisées et en même temps la société civile impliqué d’une façon
optimale.
5
I INTRODUCTION.
1.1 Avant-propos.
L’évaluationexterneduprojetRéponseàl’UrgenceNutritionnelleSilencieusedanslesrégions duNord
du Mali a été une évaluation complexe due au fait qu’après la signature du contrat de financement
entre laDUE et l’UNICEFenOctobre 2011 la situationdanslestroisrégionsconcernées (Tombouctou,
Gao et Kidal) a substantiellementchangé tantsur le plansécuritaire que politique.Audémarrage du
projet le Nord du Mali a connu une occupation par les groupes rebelles narco trafiquants et de
Djihadistes. Face à cette situation, ni l’UNICEF ni les partenaires gouvernementaux encore moins les
OrganisationsNon-Gouvernementales(ONG) n’ontpu exécuterleursprogrammes.Aveclalibération
des régions du nord par l’opération SERVAL et les forces de l’armée Malienne au début de l’année
2013, le projeta été en mesure d’exécuterlespremièresopérations.Audébutde l’année 2013 il n’y
avaitpasde structuresgouvernementalescomme lesDirectionsRégionalesde laSanté(DRS) enplace.
Les partenaires de l’UNICEF se sont implantés dans les districts sanitaires comme des opérations
d’urgence sans une coordination de la part de la DRS. Avec la réinstallation des DRS dans les trois
régionsune formede coordinationapucommencer.Auniveaudechaque DRSunPointFocal Nutrition
a été nommé avec pour principale tâche de garantir la coordination conformément au Protocole de
Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA). A partir du mi-2014 l’UNICEF a
nommé un coordinateurpour lesprogrammesde Nutritionà Gao avec pour tâche de coordonnerle
travail pourlestroisrégionsduNord(Tombouctou,Gaoet Kidal).Le bureaude l’UNICEFaété rouvert
au début de 2014 et celui de Tombouctou en Janvier 2016. Etant donné que la réinstallation des
servicestechniquesdugouvernementadémarré fin2013 etque l’UNICEFa pu faire une coordination
de qualité,il fauttirerlaconclusionque le programmeapueffectivementdémarreren fin2013 voire
début2014. Les partenairesontpu démarrer leursprogrammesà des périodesdifférentesmais tous
étaient opérationnels depuis début 2014.
Celaveutdire que le projetacouvertla période allantdu15 Décembre 2011 au 14 Décembre 2015
dontl’intervalle 2012-2013 a surtout été marquée parbeaucoupde contraintes,celle de 2014-2015
asseznormale.L’interventionaprisfinendécembre 2015.
1.2 Les objectifs de l’évaluation.
Les Termes de Références pour cette évaluation finale mentionnent que les objectifs sont :
1) Déterminer si les objectifs et résultats attendus ont été atteints et d’en comprendre les
raisons.
2) Apprécier les points forts et faibles de l’action, avec une analyse plus particulièrement
approfondie des démarches d’interventions, de leur pertinence et de leur pérennité.
3) Apprécier dans quelle mesure les fonds EU PASA ont contribué avec succès à donner les
moyens au Pays de mettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutrition
dans les régions du Nord, comme prévu par le nouveau Protocole National de Prise en
Charge de la Malnutrition Aigüe élaboré en 2012 et dans la Politique Nationale de Nutrition
adoptée en 2013.
4) Apprécier l’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux
contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012.
5) Apprécier la manière dont l’UNICEF et ses partenaires de mise en œuvre se sont acquittés de
l’obligation contractuelle de visibilité de l’Union Européenne.
6
6) En plus les résultats de cette évaluation « permettront la capitalisation des apprentissages et
faciliterontla prise de décisionspouraméliorerlescapacitésd’intervention etderéponseauxcrises
nutritionnelles dans le Nord du pays ».
1.3 Les questions d’évaluation.
Pour harmoniser et aussi faciliter le processus d’évaluation une liste de questionsd’évaluationa été
préparée. L’objectif de cette liste est d’abord d’indiquer au responsable d’évaluationde l’UNICEF les
thèmes et objets qui seront analysés pendant l’évaluation mais aussi pour avoir un guide de suivi
pendant l’évaluation.
Dans le rapport préparatoire les questions d’évaluation ci-dessous ont été présentées.
1. Est-ce que lesobjectifsduprogrammeUNICEF-PASAontété clairementetlogiquementformulés?
2. Est-ce qu’ils ont été adaptés à la situation nutritionnelle en général au Nord du Mali et en
particulier pour le groupe cible ?
3. Est-ce que l’implication des partenaires non étatiques a été fructueuse ?
4. Quelle a été le rôle des services étatiques ?
5. Comment le programme c’est adapté au changement du contexte sécuritaire au nord ?
6. Commentlaprise en charge intégrée de lamalnutritionaigüe danslestroisrégionsdunorda été
mise en œuvre de façon cohérente et coordonnée ?
7. Comment un paquet d’interventions intégrées à haut impact de lutte contre les carences en
micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois a été mis en
œuvre dans lestrois régions,permettantd’assurerune supplémentationenvitamine A deux fois
par an auprès des enfants de 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois.
8. Commentlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeuneenfant
estassurée de façoncontenue entenantcomptedesspécificitésdestroisrégionsetdescapacités
de réponse préexistantes en communication pour le développement ?
9. Commente programme a effectivementrenforcé lescapacitésdesacteursde nutritionàtous les
niveaux danslesdomainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer,
de la promotion des interventions de prise en charge et de prévention de la malnutrition de la
communication et du suivi et évaluation ?
10. Comment le système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des programmes a été
misenplace dans lestroisrégionsenlienaveclesautressystèmes d’informationtelsquele SISet
le SAP et utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. rapid-SMS).
11. Est-ce que lastratégie opérationnellede l’UNICEF aappuyé le gouvernementduMali envue de la
mise en œuvre des interventions en collaboration avec les partenaires ONG.
12. Comment la valeur ajoutée de l’UNICEF dans ce programme peut être améliorée selon les
partenaires (ALIMA, ACF, AVSF, ICM) et selon l’évaluateur ?
En particulier les éléments attendus selon les TdR de l’évaluation sont :
1. La pertinence desréponsesprévuesparle projetface auchangementde contextedansle norddu
Mali ?
2. La performance des mécanismes de mise en œuvre du projet en analysant
 La mise à disposition des fonds par rapport au budget du projet ;
 La gestion des contraintes dans la mise en œuvre ;
 L’adéquation du système de suivi et de ses outils ;
 La performance des partenaires dans l’atteinte des résultats des protocoles d’accord ;
 La participation et l’implication des autorités gouvernementales au niveau national et
régional ;
7
 La qualité de la quantité de l’appui administratif et technique fourni par UNICEF par
rapport aux problématiques rencontrés ;
3. Le rapport coût-efficacité des moyens prévus pour la mise en œuvre et ceux utilisés ;
4. L’efficacité des activités en termes qualitatifs et quantitatifs ;
5. Le changement nutritionnel perçu par les bénéficiaires directs ;
6. La qualité desservicesdélivrés,leuradéquationavecle protocole de priseencharge,lescapacités
de dépistage et de prise en charge adaptée dans les structures sanitaires ;
7. La participation des communautés dans l’exécution et la capitalisation du projet ;
8. L’impact du conflit dans le nord sur la mise en œuvre et les réalisations du projet ;
9. L’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux
contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012 ;
10. Les perspectives de durabilité du projet, particulièrement en termesd’actionsliées à l’ANJE, aux
systèmesde suivi-évaluationetaux mécanismesde coordinationdesactionsde nutritiondansle
pays et les partenariats opérationnels et stratégiques ;
11. La formulation des leçons apprises et l’identification des nouveaux axes d’intervention ;
1.4 Déroulement de la mission d’évaluation.
Le déroulement de cette mission d’évaluation externe du programme UNICEF PASA a connu
différentesphases.Lapremière phase du4au 14 Mai 2016 s’estdéroulée surtoutàBamako.Il y avait
plusieursrencontresd’abordavecl’équipe de lasectionde Nutritionde l’UNICEFmaiségalementavec
les partenaires gouvernementaux, les 4 partenaires – ALIMA, AVSF, ACF-Espagne, IMC - et avec les
points focaux nutrition de l’UNICEF, MSPH (DN) et celui de la société civile (OMAES). Avec tous les
partenairesetpartiesprenantesàBamakoontété discutéessurtoutdesquestionsde lapertinencede
ce projetet le partenariatavecUNICEF. Les partenairesonteul’occasiond’informerleurséquipesde
terrain à Gao et Tombouctou avant la phase terrain de l’évaluation. Une session de travail a été
organisée avecle chargé de projetsde laDélégationde l’UnionEuropéenne (DUE) pendantlaquellele
PASA en général et le PASA-5 en particulier ont été discutés. Les questions relatives à l’appui au
Gouvernementde lamise enœuvre de la PCIMA dans le nord du Mali par l’intermédiairede l’UNICEF
ont été expliquées. Une attention particulière a été réservée à la question « Quelle a été la valeur
ajoutée de l’UNICEF ? ». Cette question sera répondue conjointement avec la question de l’UNICEF
« Comment l’UNICEF, malgré l’insécurité existante au nord, a pu améliorer sa valeur ajoutée à ce
programme ? ». Cette question ne pourra pas être répondue sans donner une réponse à la question
de la DUE en ce qui concerne la valeur ajoutée par l’UNICEF.
A la fin de cette période préparatoire et de prise de contact avec les partenaires et certaines parties
prenantesunrapportpréparatoireaété élaboré pourleManagerNutritionquiestle chefde lasection
de nutrition en coordination avec le chef de la section de l’unité Survie de l’Enfant qui sont les
responsablesde cette évaluation.Le rapportpréparatoireaété soumisaprèscettepériode etavantle
départ pour la mission du terrain. Le rapport préparatoire se trouve dans l’annexe.
Deux missions de terrain ont été effectuées dont la première du 16 au 20 Mai 2016 à Gao et la
deuxième du23 au 27 de Mai à Tombouctou.Pour des raisonsde sécurité dessortieshorsde la ville
de Gao et de Tombouctoun’ontpas pu être effectuées. Cependantplusieursrencontresetsessions
de travail avec le PointFocal de Nutritionde la DRS et avec lespartenairesALIMA,ACF, AAG et AVSF
ont été réalisées.Laquestionimportanteaété commentlesONGpartenairesonteffectué leurtravail
de contrôle de la performance du personnel des CSCOMet CSRéf dans les Districts Sanitaires. Aussi
8
des rencontres avec d’autres ONG tant nationales qu’internationales ont été organisées pour mieux
comprendre la réalité dans les régions de Gao et de Tombouctou. A Gao le chargé de nutrition
d’UNICEFa facilité touteslesrencontresetaégalementétédisponiblepourtoute informationrequise
à cette évaluation.A Tombouctoulamissionaété facilitée parl’antennelocaledel’UNICEFavecl’appui
à distance du chargé de nutrition de l’UNICEF à Gao. Ici aussi les rencontres avec le PF de la DRS et
avec lespartenairesont eulieu.Aucune sortiesurle terrainà Goundam, Diré etGourma Rharous n’a
été possible à cause de l’insécurité. Des rencontres avec d’autres ONG internationales et nationales
ont été possibles. Il reste entendu que l’équipe de ACF à Gao n’était pas sur place, ils étaient en
déplacement à Bourem. Une rencontre au bureau national a cependant eu lieu pour discuter sur
certaines impressions.
Au retour à Bamako l’analyse des données des visites de terrain a été faite. Une restitution aux
partenaires et à l’UNICEF a été organisée le 8 Juin 2016.
1.5 La méthodologie utilisée.
La méthodologie utiliséepourcette évaluationaété celle proposéedanslestermesde référence.Voir
svple chapitre IXdesTdR dont en1. Le briefingaété expliquéeten2. La méthodologie enix.pointsa
été précisée. Il faut remarquer qu’une analyse des statistiques présentes a été faite pour mieux
répondre àla questiond’unimpactréel duprogramme.Il fautaussi ajouterqu’une analyse aété faite
des contraintes du programme due à l’insécurité et son impact sur une réussite du programme.
Malheureusementles visites dans les districts sanitaires n’ont pas été rendues possibles. Alors, les
contrôles des activités de terrain dans les CSCOMet les CSRéf et celles des ONG étaient seulement
possiblesàdistances.Ou, il a été possible l’utilisationdesindicateurs – d’impactet de performance -
de proximité ont été utilisés.Cela veut dire que les estimationsdes impacts du travail de terrain ont
été seulementpossiblesparintermédiaire desperformancesetdesrapportsdesONG partenairesmais
aussi par le PF nutrition de la DRS et le chargé en nutrition de l’UNICEF à Gao. Pour cette raison la
méthodologie de contrôleappliquée parlespartenairesaété analyséeendétail.Il reste àlafinde cet
exercice l’optionde contrôler les données des enquêtesSMART et autres sans avoir une preuve que
l’impact de ce projet est démontré par les données des enquêtes.
1.6 Les contraintes rencontrées.
Il n’yavaitpas de contraintesadministratives.L’équipe de nutritionde l’UNICEFàBamako, à Gao et à
Tombouctou ont donné tout l’appui nécessaire. Aussi les partenaires tant à Bamako qu’à Gao et
Tombouctou ont donné un plein appui. La seule contrainte fortement vécue fut l’impossibilité de
visiter les Districts Sanitaires,les CSCOMdans les cercles et les visites de terraindans un nombre de
sitesou villagessélectionnéspourmieux comprendre le travail quotidienque lesONGpartenaireset
leurscollèguesdesCSCOMet CSRéf ontpu faire.Cette limite (manque de contrôle etanalyse) a été
fortementrécompensée parlescadresde l’UNICEFetlescadresdespartenairesgrâce aux sessionsde
travail intensifs.Lamissionaau moinspu faire le constatque lescadres de l’UNICEFn’ont pas été en
mesure de contrôler directement la performance professionnelle de tous les partenaires sur place.
Pour cette raison l’appréciation finale des résultats de l’évaluation de ce projet n’était que
partiellementpossible àtraversl’utilisationd’unnombred’indicateursetméthodologiesdeproximité.
2 CONTEXTE de l’INTERVENTATION et DESCRIPTION DU PROJET.
2.1 Contexte.
Le contexte de l’intervention du projet « réponse à l’Urgence Nutritionnelle Silencieuse dans les
RégionsduNord du Mali » par UNICEF esteffectivementmarqué parune « quadruple crise » comme
mentionné par les TdR au chapitre II. La crise nutritionnelle récurrente depuis plusieurs années
9
associée à une situation politique volatile à plusieurs facteurs surtout au Nord du Mali due à
l’insécurité existante. LesTdR mentionnentaussi l’existence d’une crise humanitaire etune crise liée
à l’érosion de la résilience des populations face aux chocs répétés, à l’insécurité alimentaire,
nutritionnelle et économique chroniques.
Le projetaété formulé dansunepériodeayantprécédél’occupationdestroisRégionsduNord duMali
(Tombouctou,Gao,Kidal) maisdéjàconsidérée comme une zone assezcomplexe donteffectivement
il existait une situation d’urgence nutritionnelle silencieuse. Pendant toute l’année 2012, les
opérations ont été extrêmement difficiles voire impossibles. Dans ce contexte, le projet n’a pu
démarrer qu’en 2013 après la libération des zones du nord par l’opération SERVAL appuyée par les
forces de l’armée Malienne et avant l’installation de la MINUSMA. La MINUSMA avait pour objectif
principal lastabilisationetle maintiend’ordre parlafacilitationduretourde l’administrationMalienne
dans les régions du nord du pays.
Le choix de l’UNICEFpar l’UnionEuropéenne aété motivé surtoutpar une raisonstratégique qui vise
à garantirlacohérence optimalede l’interventionsachantque l’UNICEFestune agencespécialiséedes
NationsUnies.CependantlaDUE entant que bailleurde fondsn’apas pu faire le suivi d’une manière
complète.
2.2 Description du Projet.
Le projetporte le nom « Réponse àl’urgence nutritionnellesilencieusedanslesrégionsnordduMali »
etétaitexécuté danslestroisrégions,Tombouctou,GaoetKidal surlapériode allantdu15 décembre
2011 au 14 décembre 2015. Le budget total prévu était de six millions d’Euros (6.000.000 €)1
soit
4.500.000 € provenant de l’UE et 1.500.000 € de l’UNICEF.
Objectif Général du projet2
.
L’objectif général de l’interventionviseàcontribueràl’atteinte desOMD3
1 & 4 au Mali enaméliorant
la survie etlasituationnutritionnelle desenfantsde moinsde 5ans danslesrégionsdunord du Mali.
Objectif Spécifique du projet.
L’objectif spécifique est de réduire les taux de malnutrition aiguë et chronique chez les enfants de
moinsde 5 ans dans les3 régionsdu nord(Gao, Kidal etTombouctou) endessousdesseuilscritiques
(10 % pour la malnutrition aiguë et 20 % pour la malnutrition chronique).
Les résultats Attendus étaient donc logiquement la réduction des taux de malnutrition aiguë et
chronique chez les enfants de moins 5 ans dans les 3 régions du Nord (Gao, Kidal et Tombouctou).
Les principaux résultats attendus du projet étaient les suivants :
Résultat 1 – La mise en œuvre d’unprogramme de prise encharge intégrée de la malnutrition aiguë
(sévère et modérée) dans les trois régions de façon cohérente et coordonnée selon le Protocol de la
Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA).
Résultat 2 – La mise enœuvre d’unpaquetd’interventionsintégréesàhautimpactde lutte contre les
carences en micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois
1 Le rapport finalfinancier indique un totalde dépensesde 5.896.651,49 € soit untaux d’exécutionbudgétaire de de 98,2%.
2 Ce projet, prévuaudémarrage pour une durée de 36
mois dans lesrégions de Gao, Kidal et Tombouctou, a été mis en œuvre pour la composante nutritiondu programme survie
et développement de l’enfant du bureauUNICEFauMaliencollaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène
Publique, le Système d’Alerte Précoce et d’autres partenaires tels que MDM-Belgique, ALIMA, ACF-Espagne, AVSF,
FENASCOMet le Groupe Pivot Santé population.
3 OMD 1 = éliminer l’extrême pauvreté et la faimet OMD 4 = réduire la mortalité infantile. OMD 1 = éliminer l’extrême
pauvreté et la faimet OMD 4 = réduire la mortalité infantile.
10
permettantd’assurerune supplémentationenVitamine A deuxfoisparanauprèsdesenfantsde 6-59
mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois.
Résultat 3 – Assurerlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeune
enfant de façon continue en tenant compte des spécificités des trois régions et des capacités de
réponse préexistantes en communication pour le développement.
Résultat 4 – Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les
domainesde lacoordination,de lamiseenœuvre desprogrammes,duplaidoyer,de lapromotiondes
interventionsde prise encharge etde préventionde lamalnutrition,de lacommunicationetdusuivi
et évaluation.
Résultat 5 – La mise en place d’un système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des
programmesdanslestroisrégions,enlienaveclesautressystèmesd’informationtelsque le Système
d’Information Sanitaire et le Système d’Alerte Précoce et utilisant notamment les nouvelles
technologies (cf. Rapid-SMS).
Rôle de l’UNICEF
La stratégie opérationnellede l’UNICEFétaitd’appuyerle gouvernementduMali envue de la mise en
œuvre des interventions en collaboration avec les ONG partenaires. Il nous faut mentionner que les
interventions prévues furent toutes mises en œuvre conformément aux règles indiquées dans le
protocole de laPCIMA.Ilestàremarquerquece programmefutdéjàconfrontédèsledébutauxgrands
changementspolitiquesetmilitaires.Dansce rapportnousmentionnonsceschangementssimplement
sous le vocable de « crise » qui est expliqué en note en bas de page (foot note) n°3 avec les dates
politiques les plus importantes.
Au débutde lacrise4
en 2012 l’UNICEFa intensifiésesactivitéshumanitaires,finançantdesONGpour
assurerla continuité desservicesen l’absence de servicespublics.Aprèsl’interventiondestroupesde
l’opération SERVAL au début de 2013 la situation sécuritaire s’est améliorée facilitant le retour
progressif desagentsde l’administrationmalienne danscertaineszonesfutpossible.L’UNICEFa ainsi
travaillé trèsétroitementaveclespartenairesétatiquesetcontractualiséaveclesONGpourfournirun
appui et renforcer les capacités du Gouvernement.
L’UNICEFconsidéraitsonrôle surtoutpourlagarantieprofessionnelleence qui concernelacohérence
de l’intervention.Cettecohérencedevraitêtre respectéenonseulementaupointde vueprofessionnel
mais aussi parce que l’UNICEF est une organisation Onusienne tenue à la neutralité. Dans le budget
initial il était prévule recrutement de ressources humaines qualifiéesdont 1 spécialiste en nutrition
(50%),1 spécialisteenM&Edeschargésde programmede nutrition(33%) etdesnutritionnistesàGao,
Tombouctouet Mopti5
. Ensuite le personnel d’appui àBamako età Gao a été proposé (Assistantsde
programmes 21 mois à 50%) et des chauffeurs à Gao et à Tombouctou (28 mois 100%).
2.3 Partenaires.
4 Au début de 2012 le MNLA occupe les troisRégions du nord. EnMars 2012 il yavait le coupd’état militaire auMali dirigé
par le capitaine Sanogo. En Janvier 2013 il yavait l’interventionServal de l’arméefrançaise qui libère lestrois Régions du
Nord successivement. En Avril 2012 le président de l’Assemblé Nationale prend l’intérim de la présidence de la république.
Les élections présidentiellessuivent en Aout et Septembre 2014.
5 Spécialiste ennutritionà Bamako (23 moisà 50%), spécialiste enM&E nutritionà Bamako (21 mois à 33%) et des
spécialistesennutritionà Gao, Tombouctoue Mopti (24 mois prévus et total 25 mois réalisés). En plus 1 assistant de
programme pour 21 mois à 50% et des chauffeurs à Gaoet à Tombouctou pour une période de 28 mois 100%. Un
responsable enlogistique pour Gao a été prévu maispas engagé.
11
2.1.1. Partenaires étatiques.
Lespartenairesétatiquesétaientàplusieursniveaux.Auniveaunationallepartenaireleplusimportant
étaitla Division Nutritionde laDirectionNationale de laSanté.Le partenaire au niveaurégional était
la DirectionRégionale de laSanté etplusprécisémentle PointFocal de Nutrition.AuniveauduCercle
les partenaires directs étaient les CSCOM, les CSRéf et les Hôpitaux régionaux. Les relais
communautaires étaient des personnes bénévoles choisies par les communautés et formées par les
autoritéssanitairesavecl’appuidespartenairesdel’UNICEFdanslaRégionetdansle DistrictSanitaire.
2.1.2. ONG Partenaires
Région Partenaire Activités
Kidal Médecin Du Monde
Belgique
N.B. fini en 2013
Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur
l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; appui à la
campagne de supplémentation de la vitamineA et
déparasitage.
Gao AVSF : Bourem Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;priseen
charge de la malnutrition.
MdM fini en 2013 Idem Kidal
ACF : Bourem et Gao. Priseen charge de la malnutrition
AAG : Gao et Ansongo. Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;Distribution
de PlumpiNutet autres pour les enfants de 6 à23 mois dans
le cadrede la prévention ; priseen chargede la
malnutrition ;
Tombouctou AVSF : Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;Priseen
charge de la malnutrition ;
ALIMA : Diré et Goundam Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur
l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; Appui à la
campagne de supplémentation de la vitamineA e
déparasitage;
Merlin UK (2012-2013) Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;priseen
charge de la malnutrition ;
IMC : Rharous Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur
l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; appui à la
campagne de supplémentation de la vitamineA e
déparasitage;
Pour le choix des partenaires UNICEF a préféré contacter directement un certain nombre d’ONG à
l’appel àproposition.CesONGont été choisiessurla base de laconfiance que l’UNICEFavaiten elles
en terme de compétences techniques et en expérience dans le cadre de la mise en œuvre de
programme dans le domaine de la prise encharge de la malnutritionaigüe selonle protocole PCIMA
dans le nord du Mali. Le choix était aussi raisonné et facilité par le fait que ces ONG (futures
partenaires) étaientpresque lesseulesdisponiblesetrépondaient àtousles critères6
exigés.L’UNICEF
a finalement porté le choix sur les ONG ALIMA, AAG, ACF, MDM, IMC et AVSF. L’ONG IEAD a été
contractée surtout pour la mise en œuvre de l’enquête SMART.
2.4 Indicateurs de suivi proposés dans le Cadre Logique.
Le Cadre Logique du projet UNICEF PASA a proposé un grand nombre d’indicateurs à suivre. Il a
mentionné aussi lessourcesetmoyensde vérificationetenplusleshypothèses.Ce Cadre Logique se
trouve dans l’annexe 6.4. Dans ce sous-chapitre un nombre d’indicateurs sera mentionné pour la
6 Avoir d’expérience avérée avec la mise enœuvre desprojets médicaux-nutritionnels conformément le PCIMA dans les
zones critiques sur le planécologique mais aussi sécuritaire.
12
simple raisond’indiquercommentleprojetaprévulesuivide l’objectif général,de l’objectifspécifique
et des 5 résultats attendus (voir 2.2.). Le cadre logique mentionne dans la première colonne les
objectifs et les résultats attendus. Dans la deuxième colonne il présente la logique de l’intervention
(voiraussi 2.2) et dansla troisièmecolonnelesindicateursde réussite objectivementvérifiables.Dans
la colonne « indicateurs de réussite objectivementvérifiables » il y a 40 indicateursdont25 sont des
indicateurs objectivement chiffrables et 15 indicateurs en forme de « activités réalisées».
Indicateurs chiffrables (1 - 25):
1. Prévalence de l’insuffisancepondéralechez les enfants de 6-59 mois < 25% quel que soitla saison dans les
3 régions couvertes par le projet en fin 2013.
2. Mortalité infanto-juvénile < 150 décès pour 1000 naissances vivantes.
3. Taux de malnutrition aiguë globale< 10% quel que soitla saison dans les 3 régions couvertes par le projet
en fin 2013.
4. Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet.
Indicateurs en forme de « activités réalisées » (26 - 40) :
1. # d’agents des différents secteurs formés sur la nutrition pour renforcer la synergie et la complémentarité
sur le terrain.
2. Les intrants nutritionnels sont inclus dans la liste des médicaments essentiels.
3. Méthode SMART reconnue officiellement comme standard national pour les enquêtes nutritionnelles.
4. Existence d’un système de suivi et évaluation basésur la compilation des rapports mensuels d’admission et
d’approvisionnement,agrégé sous supportinformatique(airedesantévers districts vers régionsvers niveau
pays).
Liste des indicateurs proposés par le Cadre Logique.
1. Prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de 6-59 mois < 25% quel que soit la saison dans les 3 régions
couvertes par le projet en fin 2013.
2. Mortalité infanto-juvénile < 150 décès pour 1000 naissances vivantes
3. Ratio de mortalité des moins de 5 ans < 2 décès/10 000 enfants/jour
4. Taux de malnutritionaiguë globale < 10% quel que soit la saisondans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013.
5. Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet.
6. # d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère qui ont été pris en charge pendant les 3 années ;
Cible : 14,818 Base : 2,550
7. # d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutritionaiguë modérée qui ont été pris encharge pendant l es 3 années ;
Cible : 19,167 Base : ND
8. % de programmes répondant aux normes internationales de performance pour la prise en charge intégrée de la
malnutrition aiguë sévère
9. Taux de guérison > 75 %, Taux de décès <10%, Taux d’abandons <15% Cible : 90% Base : 10%
10. # d’agents de santé formés sur la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë : Cible : 300 Base : ND
11. #d’agents communautaires formés sur le dépistage actif et lesPratiques Familiales Essentielles :Cible : 2.000 Base :ND
12. Existence d’une publication sur la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë modérée par des ASPE
13. # d’enfants de moins de 5 ans qui ont participes à des séances de dépistage actif intégré aux activitésde supplémentation
en vitamine A à la fin des 3 années ; Cible : 420.000 Base : ND
14. % d’enfants de 6-59 mois qui ont reçu la vitamine A au cours de chacundes deux passages(soit 711 323 enfants de 6-59
mois). Cible : 95% Base : 90%
15. % d’enfants de 12-59 mois qui ont reçu undéparasitant 2 fois dans l’année (soit 661 029 enfants de 12-59 mois);Cible :
95% Base : 85%
16. # d’enfants de 6-23 moisayant reçules poudres de micronutriments et dont le taux d’hémoglobine a été contrôlé. (Cercles
de gourma Rharous et Menaka). Cible : 5,308 Base : ND
17. % d’enfants de 6-59 mois fréquentant les services de santé pour diarrhée avec une prise en charge adéquate incluant le
zinc. Cible : 50% Base : ND
18. % des ménages consommant du sel iodé : Cible : 50% Base : 30%
19. % de nouveau-nés mis au sein dans l’heure qui suit la naissance Cible : 70% Base : 50%
20. % d’enfants de moins de six moisexclusivement allaités exclusif par région. Cible :30 (Gao) ;60 (Tombouctou);30 (Kidal)
Base : 11.8 (Gao) ; 38.9 (Tombouctou) ; 9.0 (Kidal)
21. Nombre de mères ayant des enfants de 0-6 mois ont reçu des messages adéquats de prévention sur l'alimentation du
nourrisson et du jeune enfant (communication interpersonnelle) Cible : 117,452 mères Base : ND
13
22. Nombre de mères concernées ayant des enfants de 6-23 mois ont reçu des messages adéquats de prévention sur
l'alimentation dunourrissonet dujeune enfant (communication interpersonnelle) Cible : 152,069 mères Base : ND
23. % d’enfants de 6-23 mois qui ont un régime alimentaire minimal acceptable Cible : 35% Base : ND
24. # d’enfants de 6-23 mois allaités et qui reçoivent une alimentationfortifié enpoudre de micronutriments pendant 4 mois.
Cible : 42,874 Base : ND
25. #d’enfants de 6-23 mois qui ont reçus durant les trois à quatre passage un supplément nutritionnelpendant la saisonde
soudure dans la zone ciblée (Cercles de gourma Rharous et Menaka). Cible : 10,615 enfants de 6-23 mois Base : 0
26. # de comptes –rendus de réunions de coordination auniveau national envoyés aux partenaires (tous lessix mois) Cible :6
Base : 3
27. # de comptes –rendus de réunions des 3 directions régionales de la Santé envoyés aux partenaires (tous les deux mois)
Cible : 54 Base : 18
28. Cadre national et régional de coordination et de concertation opérationnel
29. Protocole national de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë publié et diffusé.
30. Guide de mise enœuvre simplifié duprotocole de prise encharge intégrée de la malnutrition aiguë adaptée à chaque type
de structure sanitaire élaboré, publié et diffusé dans les trois régions du Nord.
31. Le module de nutrition est intégré dans le curricula de l’école des infirmiers de Gao.
32. # d’agents des différents secteurs formés sur la nutritionpour renforcer la synergie et la complémentarité sur le terrain
33. Les intrants nutritionnels sont inclus dans la liste des médicaments essentiels
34. Méthode SMART reconnue officiellement comme standard national pour les enquêtes nutritionnelles.
35. Existence d’un système de suivi et évaluation basé sur la compilation des rapports mensuels d’admission et
d’approvisionnement, agrégé sous support informatique (aire de santé vers districts vers régions vers niveau pays)
36. Existence projet rapid-SMS servant à collecter les données d’admission, de qualité et d’approvisionnement des programmes
de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë et de prévention de la malnutrition au travers de la distribution de
Suppléments Nutritionnels Prêts à l’Emploi.
37. # d’enquêtes nutritionnelles mises en œuvre Cible : 3 Base : 1
38. # d’enquêtes de couverture mises en œuvre Cible : 3 Base : 1
39. # de notes annuelles de synthèse intégrant la sécurité alimentaire et nutritionnelle produites par région. Cible : 9 Base :
0
40. # misesà jour de la base de données nutritionnelles dont la base de données du projet rapid -SMS Cible : 30 Base : 1
2.5 Suivi des données nutritionnelles (M&E).
L’objectif spécifique mentionne « la réduction des taux de malnutrition aigüe et chronique chez les
enfantsde moinsde 5 ans dansles3 régionsduNord (Gao,Kidal et Tombouctou) ». En même temps
le Cadre Logique indique 3indicateursàsuivre : le taux de malnutritionaigüe,le taux de malnutrition
chronique et la reconnaissance de la méthode SMART officiellement comme standard national pour
les enquêtes nutritionnelles (voir svp tableau suivant).
Indicateurs énumérés du Cadre Logique :
Indicateur 4 : Taux de malnutritionaiguë globale < 10% quelque soit la saison dans les 3 régions couvertes par le projet
en fin 2013.
Indicateur 5: Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet.
Indicateur 34 : Méthode SMART reconnue officiellement comme standard nationalpour lesenquêtes nutritionnelles.
L’UNICEF, qui a toujours en vue de garantir la « cohérence » du projet, ne donne pas seulement des
intrants – médicaments, aliments fortifiéspour la récupération nutritionnelle, matériel standardisé
pourlesactivitésnutritionnelles,expertiseprofessionnelleennutrition,maiss’occupeaussi dusuiviet
évaluation(M&E) parla mise àdispositionduprojetd’unexpertenM&Enutritionpendantlapériode
de 21 mois (33% de la durée du projet).
Dans le prochain chapitre 2.6. nous traitons le thème la méthodologie utilisée au Mali pour la
réalisationdesenquêtesMICS,SMART,EDS, etc. avec une attentionspécialepourl’enquête SMART.
2.6 Enquêtes Nutritionnelles existantes au Mali.
14
EDS Enquête Démographique etde Santé réalisée parINFO-STATavecla CPS/SSDSPFet l’INSTAT
(USAID, CIDA, INSTAT). C’est une enquête organisée tous les 5 ans pour la collecte des
indicateurs sanitaires et démographiques.
MICS « Multi IndicatorsClusterSurvey » ou« EnquêteparGrappe àIndicateursMultiples» (INSTAT,
PSI, UNPFA, UNICEF). C’est une enquête de longue durée organisée (tous les3-5 ans) et plus
complexe que la SMART. Elle fait la collecte de tous les indicateurs en santé, population,
WASH, anthropométrie, etc.
SMART « Standardized Monitoring and Assesment of Relief and Transition » ou « Enquête
Nutritionnelle Anthropométrique et de Mortalité Rétrospective » (INSTAT et DN/DNS et
UNICEF, OMS et PAM). C’est une enquête rapide et de courte durée,adaptée aux situations
d’urgence.Elle concerneenpriorité lacollectedesdonnéesanthropométriquesauxquelleson
associe lamortalité.Elle prendenréalitéla« photographie» d’unesituation.Laméthodologie
utilisée est la même que pour l’enquête MICS7
.
N.B. Le MICS etle SMARTdevraitenprincipe donnerlesmêmesrésultatsd’anthropométriesi elles
respectentlaméthodologiede choixdesménageset si leséquipesprennentcorrectementles
mesures.Les différencessouventconstatéessontsoitliéesaux différencesde périodicitésoit
à la mauvaise qualité du travail exécuté par les enquêteurs.
Chiffres disponibles :
Région SMART 2015 SMART 2014 SMART 2013 EDS 2012 SMART 2011
Bamako
Kidal
Gao
Tbtou
Mopti
Segou
Sikasso
Koulikoro
Kayes
MAG %
10,3
-
11,5
17,5
10,0
11,2
12,5
11,2
13,3
MAG %
14,2
5,78
11,3
14,8
11,6
14,0
9,4
13,8
11,3
MAG%
13,5
MAG %
11,7
-
-
-
14,7
12,9
13,4
11,1
12,2
MAG%
4,9
14,1
15,4
Bamako
Kidal
Gao
Tbtou
Mopti
Segou
Sikasso
Koulikoro
Kayes
MCG %
18,5
-
15,6
24,7
24,8
19,2
35,5
20,3
24,1
MCG %
-
13,79
-
-
-
-
-
-
-
MCG%
13,5
MCG %
21,1
-
-
-
46,5
40,5
39,9
39,5
34,3
MCG%
12,8
21,1
27,9
N.B.Le rapport financierfinal indique untotal de dépensespourl’enquête SMARTde US$ 57,623 pour
l’ONGIEDA.Pour chaque CSCOMil existe deschiffres sur le nombre d’enfants dépistés, traités, etc.
LeschiffresparDistrictSanitairesurl’évolutionde lamalnutritionaigüeetchroniquen’ontpaspuêtre
collectées afin de les corréler aux activités du projet PASA-UNICEF. Les chiffres par Région sont
cependant disponibles grâce aux enquêtes SMART. Certes,1) les enquêtes SMART n’ont pas pu être
réalisées chaque année dans chaque région en raison de l’insécurité 2) les SMART ont une
représentativité auniveaurégionaletnondudistrictsanitaire carréaliserune enquête SMARTchaque
7La méthodologie utilisée est le sondage à grappesà 2 degrés:d’abordune échantillon aléatoire est prise des villages ou
sites et ensuite une échantillonaléatoire est prise auniveaudes ménages dans le village.
8 Chiffres de l’enquête SMART2014 IEDA
9 Chiffres de l’enquête SMART2014 IEDA
15
année avec représentativité au niveau du district représenterait un budget énorme qu’aucune
institution ne serait capable d’assurer.
La faisabilité d’un système de à petit échelle de ces chiffres par les ONG impliquées conjointement
avec les CSCOMet les CS-Réf devra être analysée comme une alternative.
2.7 Finances.
Le PASA UNICEF a reçu de la part de l’UE un budget total de 4.500.000 € comme prévu, sa propre
contribution a été budgété à un montant total de 1.500.000 €. Le budget de l’UNICEF proposé à l’UE
etapprouvé portaitsurlesrubriquessuivantes :1) Ressourceshumainesinternationalesetnationales,
2) voyages (déplacements et perdiems), 3) équipements et fournitures (voitures, ordinateurs,
imprimantes,camionsde transportetc.),4) locationde bureauxàMopti,GaoetTombouctou,3) autres
dépenses variées, 5) ONG partenaires ALIMA, ACF-Espagne, AAG et IMC, 6) recherche, formations,
enquêtes SMART et 7) administration à raison de 7%.
Le premierbudgetselonlapropositionaété accordé endécembre 2011.Le deuxièmebudgetmodifié
a été accordé en 2012. Le troisième après l’avenant du 11 Février 2015. Le rapport final est issu
officiellement le 5 Mai 2016.
Données financières 2011, 2012 et finale selon les différents rapports financiers de l’UNICEF.
Rubrique Budget initial 15-
12-2011
% Dépensesfaites
à Avril 2013
Dépensesfaites Avril
2013 -Déc. 2015
Dépensesfinales
14-12-2015
%
1. Ressources
Humaines10
1.319.618 € 22% 231.490 391.752 623.242 10%
2. Voyages11 123.448 € 2,1% 14.891 35.351 50.242 0,9%
3. Equipements/
Fournitures12
1.212.709 € 20,2% 702.634 1.140.802 1.843.436 31,1%
4. Location
bureaux13
10,262 € 0,2% 0 2.190 2.190 0,04%
5. Autres14 288.068 € 4,8% 0 20.326 20.326 0,3%
6. ONG
partenaires15
1.970.010 € 33% 575.964 1.868.151 2.444.115 41,4%
7. Recherche,
SMART
674.360 € 11,2% 0 536.265 536.265 9,0%
8. Administration 392.523 € 6,5% 106.748 270.083 376.831 6,4%
6.000.000 € 100% 1.631.727 4.264.924 5.896.651 98,2%
Il faut remarquer que l’UNICEF a sollicité deux fois un changement des dépenses sans coût
supplémentaireàtraversunavenant.Le premieravenanten2013qui avaitpourraisonle changement
politique etmilitaire aunord.Le deuxième avenantétaiten2015 pour demanderune extensionsans
coût. La DUE a approuvé les deux demandes.
La rubrique « équipements/fournitures » aété utiliséepourl’achatdesvéhiculespourunmontantde
33.994 Euro et aliments thérapeutiques – Plumpinut et F75/100 – pour un total de 1.809.446 Euro.
10 Nutritionofficers Mopti, Gao, Tombouctou;logisticienofficer Gao ;chauffeurs Gao, Tombouctou ;assistant programme
Bamako, nutritionspécialiste Bamako ;M&E spécialiste Bamako;frais de missiondans le pays et à l’extérieur ;
11 Perdiems et voyages ;
12 VéhiculesTR (2) ;camion(1) ;ordinateurs (4) ;pièces de rechange ;
13 Pour Gao et Tombouctou.
14 Autres :publications, études, audits, évaluations, traductions, formations etc.
15 AAG, ACF, AVSF, IMC;
16
Selon les tableaux16
suivant les contributions de l’UNICEF aux partenaires ONG étaient :
Partenaire Période Zone Montant Ordre d’importance
ALIMA 2014 – 2015 Diré, Goundam US$ 1,288,956 1
AAG 2013 – 2015 Ansongo US$ 508,826 2
IMC 2014 -2015 Rharous US$ 316,138 3
ACF 2014 – 2015 Bourem, Gao US$ 207,688 5
AVSF 2014 Bourem US$ 140,668 6
MDM 2012 Kidal US$ 73,087 7
IEDA 2014
2015
Enquête SMART17
Kidal
US$ 59,826
US$ 250,614 4
16 Source des tableaux UNICEF sectionnutrition.
17L’enquête SMART initiative UNICEF maisfaite par IEDA avec financement PASA.
17
18
2.8 Quelques dates historiques du projet.
 Période couverte du projet : 15 Décembre 2011 au 14 Décembre
2015.
 Démarrage effectif du projet dans les 3 Régions du Nord : mi-2013.
 Ouverture du bureau UNICEF à Gao : mi 2013
 Ouverture du bureau UNICEF à Tombouctou : début 2016
 Placement nutrition officer à Gao : mi 2014
 Avenant 1 de l’UNICEF à la DUE : 28 Février 2014.
 Avenant 2 de l’UNICEF à la DUE : Novembre 2014.
 Périodes des contrats signés avec :
AVSF Février 2014 -
MDM Aout 2012 – Mai 2013
ACF Mai 2012 – Juin 2013
Juin 2014 – Septembre 2015
IMC Juillet 2014 – Janvier 2015
Juin 2015 – Janvier 2016
IEDA Septembre 2014 Décembre 2014 Enquête SMART
Juin 2015 – Décembre 2015 co-financement pour Kidal
ALIMA Novembre 2014 – Mai 2015
Aout 2015 – Décembre 2015
AAG Aout 2013 – Février 2015
Juin 2015 – Novembre 2015
 Dates des paiements (tranches) :
- AVSF payement des tranches :2ème
tranche 14 Décembre 2012 ($ 27,377)
3ème
tranche 26 Février 2014 ($71,692)
4ème
tranche 8 Aout 2014 ($ 41,599)
- MDM payement des tranches :2ème
tranche 31 Octobre 2012 ($ 73,087)
- ACF payement des tranches : 2ème
tranche 31 Octobre 2012 ($ 5,710)
1ière
tranche 26 Aout 2014 ($72,904)
2ème
tranche 20 Mai 2015 ($ 42,550)
3ème
tranche 28 Aout 2015 ($ 34,719)
4ème
tranche 30 Septembre 2015 ($ 51,805)
- IMC payement des tranches : 1ère
tranche 11 Aout 2014 ($ 99,105)
2ème
tranche 31 Octobre 2014 ($ 94,140)
1ère
tranche 9 Juillet 2015 ($ 130,219)
- IEDA payement des tranches 1ère
tranche 18 Novembre 2014 ($ 8,975)
2ème
tranche 24 Novembre 2014 ($ 35,895)
3ème
tranche 27 Février 2015 ($ 14,956)
- ALIMA payement des tranches1ère
tranche 21 Décembre 2012 ($ 200,014)
2ème
tranche 7 Janvier 2013 ($ 437,953)
3ème
tranche 11 Février 2014 ($ 208,199)
1ère
tranche 28 Novembre 2014 ($ 274,518)
2ème
tranche 3 Septembre 2015 ($ 1,888)
1ère
tranche 9 Septembre 2015 ($ 166,384)
- AAG payement des tranches 1ère
tranche 15 Décembre 2014 ($ 51,186)
2ème
tranche 31 Janvier 2015 ($ 83,630)
3ème
tranche 29 Mai 2014 ($ 76,560)
4ème
tranche 11 Aout 2014 ($72,149)
Amendement 2ème
tranche 10 Novembre 2014 ($ 46,611)
19
1ère
tranche 1 Juillet 2015 ($ 95,114)
2ème
tranche Octobre-Décembre 2015 (4x) ($ 73,978)
 Signature avenant no. 1 : 10 Mars 2014
 Signature avenant no. 2 : 11 Février 2015
 Rapport final : Mai 2015
 Rapport final financier : 5 Mai 2016
 Evaluation finale externe : Mai 2016
 Rapport final : Juin 2016
3 Appréciation Critique et Constructive.
Le chapitre « AppréciationCritique etConstructive» apporte une informationsupplémentaire surles
questions d’évaluation, sur les questionsdes éléments attendus dans les TdR et sur les critères DAC
afin de formuler les conclusions au chapitre 4.
3.1 Les questions d’évaluation et éléments ajoutés.
Lesquestionsd’évaluationontété utiliséescomme unguidependantlesinterviewsdesorganismeset
personnes mentionnés dans l’annexe 6.2.
1. Est-ce que lesobjectifsduprogrammeUNICEF-PASAontété clairementetlogiquementformulés?
La réponse à cette question est simplement Oui ! Les objectifs : objectif général et objectifs
spécifiques sont très clairement et aussi très logiquement formulés. Ce sont des objectifs qui
pourront aussi être vérifiés d’une manière objective à travers des indicateurs. Cependant, il faut
remarquer que la réussite des tels objectifs nécessite un programme qui ne prend pas seulement
en charge des enfants qui souffrent de la malnutrition aigüe mais qui travaillent aussi
intensivement sur les causes de la malnutrition aigüe. Pour aboutir à ce but, il faut avoir
nécessairement un système de suivi professionnel de préférence basé sur une approche
« recherche- action ». Malheureusement cela n’était pas disponible au niveau des Districts
Sanitaires. Le projet mentionne aussi la lutte contre la malnutrition chronique mais il y avait des
activités spécifiques en ce qui concerne cette prévention (paquet intégré de lutte contre l’anémie
et activités ANJE) . Cependant il faut mentionner les activités ANJE mais malheureusement pas
exécutées à grande échelle.
2. Est-ce qu’ils ont été adaptés à la situation nutritionnelle en général au Nord du Mali et en
particulier pour le groupe cible ?
Oui, mais l’élément communautaire n’a pas été mentionné ! Selon le rapport final UNICEF PASA
l’accent a surtout été mis sur la prise en charge des enfants qui ont été dépistés par les relais
communautairesetayantla malnutrition aigüe. Il sera un grand défi d’inclureaussi uneapproche
communautaire spécialement pour lutter contre la malnutrition chronique. Cette approche
communautairedeluttecontrela malnutrition chroniqueesten coursd’élaboration a l’Unicef mais
effectivement n’existait pas au démarrage de ce projet.
3. Est-ce que l’implication des partenaires non étatiques a été fructueuse ?
Cette question a été difficile à répondre parce que les visites de terrain n’étaient pas possibles et
les rencontresavecles groupesdebénéficiairesn’ontalorspaseu lieu.En plusles représentantsde
la société civile au niveau national et régional n’ont pas été formés ni informés. L’implication des
partenairesnon étatiquesn’a pasété seulementnécessaireavecl’absencedes structuresdesanté
20
étatiques,cetteimplication a étéaussifructueuse.En 2012 peu d’activités ontétéréalisées à cause
de l’occupation des trois régions du Nord du Mali, les cadres de l’UNICEF n’avaient pas non plus
accès aux autres localités hors des villes de Gao, Tombouctou et Kidal à cause des raisons
d’insécurité. Les cadres des partenaires non-étatiques ont eu les moyens pour se rendre dans les
Districts Sanitaires couverts par le projet. Il faut cependant remarquer que 40% du budget a été
destiné aux partenairesnon-étatiquey inclus les travaux pourl’enquêteSMART(IEDA). Lescadres
des ONG locales n’ont pas été impliqués d’une manière systématique tandis que malgré leur
manque de compétences techniques ils/elles sont les seuls qui connaissent bien leur milieu, leur
langue,leurculture,et leurshabitudesalimentairesetc.Enfin,surleplan dedurabilitéils/ellessont
plus aptes pour ce travail.
4. Quelle a été le rôle des services étatiques ?
Le rôle desservices étatiquesdoit être analyséà différents niveaux.D’abord au niveau nationalle
rôle de la Division Nutrition doit être mentionné. Cette Division est responsable pour la mise en
œuvre de toute la politique nationale en ce qui concerne les actions de la nutrition au Mali. Elle
veille entre autres sur la mise en œuvre du Protocole de la Prise en Charge Intégrée de la
Malnutrition Aigüe(PCIMA).Dansce projet,l’UNICEFaussibien que les ONG partenairesont bien
respecté le protocole PCIMA. Toutes les activités, formations, supervisions sont menées avec
l’active collaboration des services étatiques. Tous les outils sont valides au niveau national et
ensuite utilises au niveau régional et du district. Même si l’on juge l’UNICEF comme le moteur du
programmeeten plusle rôle des services étatiques moinsactif, cela est principalementdû au fait
que le programme a été exécuté par l’UNICEF. Cependant ces PFNR ont clairement exprimé que
leur travail a été difficile à cause du manquedemoyens.Des visites de terrain n’étaient possibles
que grâceaux faveursdes ONGpartenaireset l’UNICEFquiont donnédesmoyensde transportet
ontpayéles perdiems. Dansunesituation idéale éventuellementc’est la DN et les DRS qui doivent
avoir en charge d’implanterun tel projetavecl’appuiinstitutionnel,techniqueet professionnelde
l’UNICEF et certaines ONG spécialisées.
5. Comment le programme s’est adapté au changement du contexte sécuritaire au nord ?
Grâce aux ONGquiétaient déjà surplacependant l’occupation,leprogrammea pu continuermais
en forme adaptée.
6. Commentlaprise en charge intégrée de lamalnutritionaigüe danslestroisrégionsdunorda été
mise en œuvre de façon cohérente et coordonnée ?
L’UNICEFa assuréune coordination grâce à son coordinateurnutrition d’abord à Moptietaprès à
Gao. Le bureau de l’UNICEF à Bamako a cependant joué son rôle de coordination mais selon
certainspartenaires pasde manièreexemplaire.la coordination a l’Unicef ne se faitpaspar projet
mais par programme. S’il est vrai que la coordination ne s’est pas faite par projet, selon l’UNICEF
la coordination detouslesacteursnutrition au Nord s’estfaitvia le clusternutrition. Surtoutlerôle
del’UNICEFdegarantirun suiviprofessionnel restediscutable.L’UNICEFditqueleSMARTn’estpas
destiné pour le suivi des projets comme le SMART. Cependant du point de vu « projet » il est
nécessaire d’avoir un suivi au moins pour mesurer l’impact. L’Impact mesuré devra au moins
mesurer si les objectifs ont été réalisés. Il est connu que le rôle des services étatiques a été
interrompu pendant la crise politique.
7. Comment un paquet d’interventions intégrées à haut impact de lutte contre les carences en
micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois a été mis en
21
œuvre dans lestrois régions,permettantd’assurerune supplémentationenvitamine A deux fois
par an auprès des enfants de 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois.
Selon les rapports des partenaires et ceux des services étatiques la mise en place du paquet
d’interventions intégrées à haut impact et le dépistage systématique des enfantsont été réalisés
avecun impactquantitatif trèspositif maisla qualitén’a pasétéévaluée. L’UNICEFdisposedetous
les chiffres bien détaillés pour chaque District Sanitaire.
8. Commentlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeuneenfant
estassurée de façoncontinue entenant compte desspécificitésdestroisrégionsetdescapacités
de réponse préexistantes en communication pour le développement ?
L’impact n’a pas été mesurable. Cependant le projet ANJE a été introduit. Afin d’avoir un impact
très positif il fautavoirnécessairementun partenariatservicesétatiquesdesanté – UNICEF– ONG
spécialisées – ONG locales.
9. Commentle programme aeffectivementrenforcé lescapacitésdesacteursde nutritionàtousles
niveaux danslesdomainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer,
de la promotion des interventions de prise en charge et de prévention de la malnutrition de la
communication et du suivi et évaluation ?
Malheureusementcevoleta été exécuté maisle suivi deson impact n’estpasconnu. Au total, 537
personnels de santé (263 pour la région de Gao et 274 pour la région de Tombouctou) ont été
formésen novembre2013 pourla région de Gao et en février 2014 pourla région deTombouctou.
Comment le système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des programmes a été
misenplace dans lestroisrégionsenlienaveclesautressystèmesd’informationtelsquele SISet
le SAP en utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. rapid-SMS).
Le SMARTa été faitles enquêtesnutritionnellesmaisun systèmedesuivi nutritionnelau niveau de
chaque District Sanitaire à travers les indicateurs anthropométriques n’a pas été exécuté
simplement à cause des raisons d’insécurité et des limites budgétaires. Le SIS existe et le rapide
SMSa été expérimentea Mopti. Afin debien mesurerl’impactdesactionsun tel systèmeauraitété
nécessairement mis en œuvre, éventuellement en forme adaptée conjointement avec les ONG
partenaires. Le rôle des ONG locales sera bien nécessaire. Les preuves ont déjà été données mais
malheureusement pas assez exploitées.
10. Est-ce que la stratégie opérationnellede l’UNICEFaappuyé le gouvernementduMali envue de la
mise en œuvre des interventions en collaboration avec les partenaires ONG.
En principe c’est au Gouvernement même de répondre à cette question. Cependant il faut
reconnaitre que l’UNICEF est le fonds des nations unies pour l’enfance spécialisé qui a les
compétences,lescadresprofessionnelsetsurtoutlesintrantscommeles médicaments,lematériel
anthropométrique etc. Il y avait un appui mais selon certaines informations reçues à Gao et à
Tombouctou,iln’était pasd’unegrandeimportanceau niveau institutionnel.L’appuiétaitsurtout
donnéen formedefacilitation pourqueles ONG partenairespuissentfairela prise en chargesur le
terrain. Le rapportfinal de l’UNICEF montrebien à quels niveau l’appuidansla mise en œuvre des
interventionsa été donnée:formation detoutle personnelde santéet équipes cadresde DS sur le
protocole PCIMA, supervisions PCIMA,formation des équipes cadres de district sur la gestion des
intrants, la gestion des données nutritionnelles.
11. Comment la valeur ajoutée de l’UNICEF dans ce programme selon les partenaires (ALIMA, ACF,
AVSF, ICM) et selon l’évaluateur peut être améliorée ?
22
La valeur ajoutée a été évaluée par les partenaires d’une manière différente. Le rôle de
« coordinateur » aurait pu être exécuté d’une façon plus professionnelle. L’UNICEF cependant
explique que la coordination a joué son rôle a été organisé pas selon le projet mais selon le
programme national PCIMA surtout à travers le cluster de nutrition. Le rôle comme « groupe de
référence » a été évalué positif selon quelques partenaires comme aussi le rôle d’organisme de
« lobbying ».Cependantily a aussidespartenairesquin’ontpassentiunevaleurajoutéedela part
de l’UNICEF.
3.2Réponses sur les éléments attendus selon les TdR de l’évaluation :
1. La pertinence desréponsesprévuesparle projetface auchangementde contextedansle norddu
Mali ?
La pertinencedesréponsesprévuesparleprojetestacceptablemaisilfautaussireconnaîtrequ’elle
est partielle. Pourquoi ? Les objectifs spécifiques indiquent clairement la réduction de la
malnutrition aigüe mais aussi chronique tandis que les réponses sont principalement médicales –
utilisant le protocole PCIMA – sans prendre en considération l’élément communautaire. Aussi le
fait que la malnutrition chronique, n’étantprincipalementpasun problème de santémais surtout
un problème multisectoriel et en particulier de pauvreté a été mentionné dans les objectifs
spécifiques mais dans les réponses elle était presque absente. Sur le plan professionnel et
scientifique un programme de lutte contre la malnutrition chronique devra être exécuté
parallèlement à celui d’un programme de lutte contre la malnutrition aigüe par les structures
sanitaires. Ce constat sera important en direction du bailleur de fonds.
2. La performance des mécanismes de mise en œuvre du projet en analysant
 La mise à disposition des fonds par rapport au budget du projet ; rien à signaler.
 La gestion des contraintes dans la mise en œuvre ; rien à signaler.
 L’adéquation du système de suivi et de ses outils ; contraintes financières pour la mise en
œuvre d’un système de suivi performant et adapté entre autre à la nouvelle situation
sécuritaire n’ont pas permis d’installer un système performant.
 La performance despartenairesdansl’atteinte desrésultatsdesprotocolesd’accord ; positif
selon les rapports de progrès.
 La participation et l’implication des autorités gouvernementales au niveau national et
régional ; surtout la responsabilisation des autorités gouvernementales.
 La qualité et la quantité de l’appui administratif et technique fourni par UNICEF par rapport
aux problématiques rencontrées ; il n’existe pas de plaintes de la part des partenaires
étatiques et non-étatiques.
3. Le rapport coût-efficacité des moyens prévus pour la mise en œuvre et ceux utilisés ;
Le budgettotalprévu a été complètementdépenséavec42% pourles actionsdesONG partenaires
et 58% pour l’UNICEF. Un calcul brut des coûts moyens de la prise en charge d’un enfant dépisté
estentre75 – 150 €. Cela faitun coûttotal–extrapolé–de180 - 350€18
incluantla partiedu budget
destinée pourl’UNICEF y inclus les coûtsd’achatdu PLUMPINUT, médicaments etautres matériel.
En général, on peutdire que le prix pourdépister un enfantsouffrantdela malnutrition aigüeest
en moyenne+250€. Sanscoordination etintrantsachetésparl’UNICEF,ilseraiten moyenne+125€.
Ces chiffres sont indicatifs et doivent être mieux calculés.
18 Calcul basésur les chiffres de 2ONG partenaires. Il faut remarquer que ces chiffres etaussilecalculne sont pas exact. Pourcette raison
il faut prendreles chiffres commeindicatif !
23
4. L’efficacité des activités en termes qualitatif et quantitatif ;
Cette question est difficile à répondre simplement parce que les visites de terrain n’étaient pas
possibles. Conjointement avec le responsable de l’UNICEF de Gao et Tombouctou, nous avons
donné une note de 7 sur 10 pour la qualité des activités de terrain dans les villes de Gao et de
Tombouctou et619
sur10 pourles Districts Sanitaireshorsdesvilles. Il fautcependant comprendre
que ce jugement est subjectif et basé sur nos propres observations ! Ce qui nous fait comprendre
qu’elle n’était pas excellente ni mauvaise mais raisonnable.
5. Le changement nutritionnel perçu par les bénéficiaires directs ;
Cette question nepeutpasêtre répondueparl’évaluation parcequela possibilité derencontrerles
bénéficiaires n’était pas là.
6. La qualité desservicesdélivrés,leuradéquationavecle protocole de priseen charge,lescapacités
de dépistage et de prise en charge adaptée dans les structures sanitaires ;
Lesrapportsdeprogrèsdespartenaires –quiontsurtoutdonnéun appuiinstitutionnelettechnique
- estiment la qualité en général « raisonnable ». Les indicateurs de performance des DS appuyés
par les ONG permettentausside donneruneréponsesur la qualité. Au débutelle était faible mais
deplus en pluselle a été améliorée.Cependantilfautobserverquecette« estimation » ne pourrait
pas être vérifiée d’une manière objective. Tous les indicateurs de performance sont bien connus
mais la question en ce qui concerne sa qualité ne peut malheureusement pas être répondue.
7. La participation des communautés dans l’exécution et la capitalisation du projet ;
L’évaluation n’a pas eu de moyens pour vérifier si la participation des communautés a été d’une
grande importance. Il n’existe pas d’enquêtes réalisées pour capitaliser cette expérience
proprementditecela aurait été unetachede la coordination pouranalysercettequestion. Pource
travail l’implication des ONG locale aurait été idéale !
8. L’impact du conflit dans le nord sur la mise en œuvre et les réalisations du projet ;
Le conflit dans le nord a eu un impact énorme sur la mise en œuvre et les réalisations du projet.
L’UNICEFn’a pu faire des visites de contrôle sur le terrain.Les partenairesontpu faire leur travail
mais avecdes risques. Le plus grand résultatde ce projetest qu’un programmedepriseen charge
intensive de la malnutrition aigüe a été mis en place !
9. L’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux
contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012 ;
En 2012 le projet a connu un grand retard dû au conflit militaire et au fait des changements
politiques sur le plan national. C’est grâce aux partenaires qu’ils ont pu donner l’appui aux
structures étatiques de santé. Cela a aussi été reconnu par les structures étatiques de santé.
10. Les perspectives de durabilité du projet, particulièrement en termesd’actionsliées à l’ANJE, aux
systèmesde suivi-évaluationetaux mécanismesde coordinationdesactionsde nutritiondansle
pays et les partenariats opérationnels et stratégiques ;
En décembre2015, le rôle del’UNICEFétait terminé.Les ONG partenairesontcontinuéleur travail
surle terrain utilisantd’autresbailleursdefonds.Cependant,leprojetn’apaspu ouvoulu travailler
19 Un chiffre subjectifsur une échelle de 10 dont 0 = très mauvais et 10 = excellent !
24
sur la responsabilisation effective des structures sanitaires20
. Aussi, aucun transfert de
compétences n’a été fait aux ONG ou d’autres structures locales.
11. La formulation des leçons apprises et l’identification des nouveaux axes d’intervention ;
Le rôle et la responsabilité des structures étatiques sont essentiels. Les ONG sont d’une grande
importancegrâce à leur professionnalisme.Lerôle de l’UNICEFest clair en tantque FondsdesNU
pourl’Enfancecommeorganisationd’appuiauxstructuresgouvernementales. Maiscequimanque
est le transfert des compétences aux groupements et aux ONG locales. Ces groupements et ONG
localesappartenantà la sociétécivilesurplacen’estpasseulementsouhaitablesurleplan politique
mais surtout souhaitable pour intensifier les structures locales de l’économie sociale. Un
programme qui s’adressera à prévenir et lutter contre la malnutrition chronique devra
nécessairement prendre cette conclusion en considération.
3.3 Evaluation des critères DAC.
 Pertinence.
La pertinence est reconnuemais de préférencedevra être élargie pourreconnaîtreune bonne
approche « communautaire » et en même temps d’inclure un volet plus déterminé de lutte
contre la malnutrition chronique.
 Efficacité.
L’efficacitépourraitêtre améliorée parunemeilleure implication maisaussiresponsabilisation
desstructures sanitaires étatiques.Aussiavecunemeilleurecoordination l’efficacitéauraitété
plus grande ; selon l’UNICEF la coordination a été faite par programme et non par projet. Le
PASA était un projet ! Voir svp 3.2.6. et remarque en bas de page 20.
 Efficience.
L’efficience des activités des ONG partenaires sur le terrain ne pouvait pas être contrôlée
simplement à cause du manque d’instruments de contrôle. Cependant, un prochain projet
devra identifier un system de suivi qui permettra de mesurer l’impact et surtout mettre en
œuvre un systèmede suivi qui pourra au moins répondreà la questionssi les objectifsontété
réalisés.
 Impact.
L’impacta étéreconnu parles partenairesétatiquesetnon-étatiques.En termesquantitatif,le
nombred’enfantsprisen chargeest bien connu mais l’impact sur le taux de malnutrition l’est
moins.
 Durabilité.
La durabilité se manifeste à travers les CSCOM et CSRéf opérationnels et pourra être plus
grande par une approche qui inclut fortement la société civile et ses structures alliées.
20 Selon l’UNICEFlaresponsabilisation des autorités sanitaires estchaquejour plus grandemais les autorités ne
prennent pas toujours leurs responsabilités:un exemple concret. L’Unicef a formé en 2015 les DS dans
l’estimation de leurs besoins en intrants thérapeutiques trimestriels.Malgréla formation et malgréles
multiples demandes, les DS n’envoient toujours pas leurs estimations debesoins,obligeantl’Unicef à évaluer
les besoins si on veut éviter les ruptures au niveau des DS.
25
 Visibilité.
La question de visibilité sur le terrain ne se pose pas simplement à cause de la présence des
pays membres de l’UE dans la MINUSMA. Pour cette raison la non-visibilité de l’UE était une
condition à cause desraisonssécuritaires. Cependantau niveau de la coordination la visibilité
est présente mais pourra être plus développée.
4 Conclusions.
Ce chapitre « conclusions » donne une appréciationendonnantdesréponsesgénéralessurles5
objectifsde cette évaluationmentionnésdanslesTdR.
1) Déterminer si les objectifs et résultats attendus ont été atteints et d’en comprendre les
raisons. Plus spécifiquement donner une réponse à la question si le projet « réponse à l’urgence
nutritionnelle silencieuse dans les régions du nord du Mali » par l’objectif général : améliorer la
survie et la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans dans les régions du nord du Mali
a pu aboutir à son objectif général et spécifique21
mais aussi ses résultats attendus?
 Objectif général : améliorer la survie et la situation nutritionnelle des enfantsde moins de 5 ans
dans les régions du nord du Mali.
Le projet a certainement pu contribuer à l’objectif général mentionné ci-dessus.
 Objectifspécifique :réduire lestaux de malnutritionaiguëetchroniquechezlesenfantsde moins
de 5 ans dans les 3 régions du nord.
 Le projet a certainement pu contribuer à la réduction du taux de malnutrition mais il n’a pas été
possible d’établir dans quelle mesure au niveau des Districts Sanitaires. La raison a été expliquée
au 2.6 notamment aux deux derniers paragraphes. Il faut remarquer que les indicateurs de
performance comme le nombre d’enfants dépistés et pris en charge ne sont pas de chiffres qui
indiquent le taux de la malnutrition aigüe. En ce qui concerne la réduction de la malnutrition
chronique, le projet ne prévoyait que des interventions de santé et nutrition de lutte contre la
malnutrition chronique (paquet intégré contre l’anémie) et l’ANJE.
 Résultat 1 – La mise en œuvre d’un programme de prise en charge intégrée de la malnutrition
aiguë (sévère et modérée) dans les trois régions de façon cohérente et coordonnée selon le
Protocol de la Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA).
Le projeta bien contribuéà la mise en œuvredela priseen chargeintégréedela malnutrition aigüe
parplusieursmoyensconformémentau protocolePCIMA.Surtout lesONGpartenaires –AAG,ACF,
ALIMA,AVSF,IMC - ont pu donnerun appuiimportantaux structuresofficiellesdu MSHPdansles
8 Districts Sanitaires22
. Avec la crise militaire et politique que les 3 régions du Nord ont vécu, la
présence de ces ONG a été essentielle à cause de plusieurs facteurs23
.
 Résultat2 – La mise enœuvre d’unpaquetd’interventionsintégréesàhautimpactde lutte contre
lescarencesenmicronutriments,incluantledépistagesystématiquechezlesenfantsde 6-59mois
permettantd’assurerune supplémentationenVitamine A deux foisparan auprèsdes enfantsde
6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois.
21 L’objectif spécifique était de réduire les taux de malnutritionaiguë et chronique chez les enfants de moins de 5 ans dans
les 3 régions dunord(Gao, Kidal et Tombouctou) endessous desseuilscritiques (10 % pour la malnutritionaiguë et 20 %
pour la malnutritionchronique).
22 Diré, Goundam, Tombouctou, Rarhous, Bourem, Gao, Ansongo, Ménaka.
23 1) absence des structures sanitaires étatiquesen2013 ;2) appui au rétablissement de ces structures ;3) expérience
professionnelle ensanté dans lessituations de crises ;4) compétence professionnelle ensurvie de l’enfant, nutrition
pendant d’urgence etc. AAG, ALIMA, ACF étaient déjà présentes dans les Régions dunordpendant l’occupation.
26
Les ONGpartenairesontpu appuyercettemiseen œuvre.L’UNICEFa largementcontribuéavecles
connaissances en la matière et surtout avec les intrants – vitamine A, médicaments, autres
micronutriments, aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. - qui ont été distribués dans les
différentes structures de santé. La couverture et l’efficacité de cette mise en œuvre de ce paquet
ont été contrôlées et supervisées par les DRS.
 Résultat 3 – Assurer la promotion des pratiques appropriéesd’alimentation du nourrissonet du
jeune enfantde façoncontinueentenantcompte desspécificitésdestroisrégionsetdescapacités
de réponse préexistantes en communication pour le développement.
Cette promotion a été exécutée par certaines ONG. Par exemple IMC a pu réaliser des activités
ANJE avec certain groupements des communautés dansle District Sanitaire de Gourma Rharous.
Pour des limites budgétaires l’approche ANJE n’a pu être développée d’une manière intensive. En
plus des raisons sécuritaires ont joué un rôle. Si ces pratiques ont été effectivement réalisées de
façon continueetacceptéeparlesmères,elles ne sontmalheureusementpasconnues.Afin debien
connaîtrel’acceptation de ce phénomène – pratiquesappropriéesd’alimentation du nourrisson et
du jeune enfant - il faut d’abord organiser une enquête24
professionnelle qui sera faite au niveau
des communautés concernées – villages, campements, villes, sites etc. L’évaluation ne demande
pas si la méthode mentionnée par le protocole PCIMA est la meilleure solution en prenant en
considération une méthodologie plus orientée vers une approche communautaire. Il faut
remarquer cependant qu’il existe beaucoup d’expériences dans les régions de Tombouctou et de
Gao en la matière25
.
 Résultat 4 – Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les
domainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer,de lapromotion
desinterventionsde prise encharge et de préventionde lamalnutrition,de lacommunicationet
du suivi et évaluation.
Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les domaines
mentionnés est vraiment d’une grande importance mais cette tâche était surtout attribuée à
l’UNICEF. A peu près 60% du budget était attribué à l’UNICEF et 40% pour les ONG partenaires.
Dansle budgetles rubriquesontété déjà bien mentionnées.Objectivementdit, l’UNICEFa faitson
mieux et a exécuté exactement ce qui a été proposé selon le budget. Le rapport final mentionne
l’ensembledesformationsappuyéestechniquementetfinancièrementparl’UnicefdanslesRégions
du Nord.Pourexécuterun programmequinécessiteun grand degréde cohérence,l’UNICEFaurait
pu jouer le rôle de coordinateur conjointement avec les ONG partenaires et les partenaires
étatiques pour trouver une solution au constat.Voir aussi les commentaires au 2.6 dans les deux
derniers paragraphes en ce qui concerne le suivi au niveau des Districts Sanitaires.
 Résultat 5 – La mise enplace d’unsystèmed’informationnutritionnelle,de suivietévaluationdes
programmes dans les trois régions, en lien avec les autres systèmes d’information tels que le
Système d’Information Sanitaire et le Système d’Alerte Précoce et utilisant notamment les
nouvelles technologies (cf. Rapid-SMS).
La miseen place d’un systèmed’informationnutritionnelle,desuiviet évaluation a étéuneactivité
d’unegrandeimportanceafin demesurerl’impactdu projet.A la fin de2.6, il a été expliquéquelles
limites et contraintes le projet a vécu. Les ONG partenaires et les DRS ont à travers la Division
Nutrition bien travaillé sur les indicateursde performance – (nb.d’enfantsdépistés,nb.d’enfants
traités, nb.d’enfantsavecMAG+/- complications etc.) – mais passurla corrélation entre l’impact
de ce programmeetles taux demalnutrition. En ce quiconcernela malnutrition chronique voirsvp
24Il ya une étude encours actuellement pour l’intégrationde la PECde la MAS dans les SEC. Les résultats de cette étude
seront une référence pour que le gouvernement du Mali puisse décider s’ilest viable que les ASCprennent en charge la
MAS.
25Publication de l’OMAES :La sécurité alimentaire et nutritionnelle auniveaucommunautaire :expériences d’un projet de
la prise encharge et de prévention communautaire de la malnutritionpériode 1995 – 2010. Historique d’unprojet.
27
plus haut le point 1) objectif spécifique. étant mentionnée dans les objectifs n’a pas du tout été
prise en charge.
2) Apprécier les points forts et faibles de l’action, avec une analyse plus particulièrement
approfondie des démarches des interventions, de leur pertinence et de leur pérennité.
 L’UNICEFa été choisi par la DUE comme intervenantprincipaldansles trois régions. Le choix a été
juste à cause du fait que l’UNICEF porte un statut de neutralité étant donné qu’elle est une
organisation onusienne. Ce choix a été acceptable et compréhensible. Un autre argument est le
statut professionnel de l’UNICEF ayant de connaissance en matière de nutrition et aussi d’être un
promoteurdu protocoledela PCIMA. Ceci peutaussiêtre considérécommeun pointfort. Un autre
avantage était que l’UNICEF avait les moyens et le système logistique de fournir les intrants
nécessaires. Lerôle de l’UNICEFd’êtreen mesuredefaire le plaidoyerpourla causedu bien-êtrede
l’enfant devra aussi être mentionné comme point fort.
 Le point le plus fortétait le fait que l’UNICEFpouvaitgarantirla « cohérence » nécessaire pourla
mise en œuvred’un tel programme.Bien quel’UNICEFait pu choisir des partenairessur le terrain
ayant l’expérience dans la mise en œuvre de programmes de santé-nutritionnels, tous ces
partenaires ont fait le constat que cette valeur ajouté a été suffisammentexploitée par l’UNICEF.
Parexemple en matièrede systèmede suivi professionneletpratiquel’UNICEFa collecté un grand
nombred’indicateursdeperformanced’unemanièresystématique maismalgré la bonnevolonté
n’a paspu organiserun systèmedesuividesindicateursanthropométriquesau niveau desDistricts
Sanitaires nécessaires pour suivre l’impact des actions (voire aussi 2.6). Ce rôle de garantir la
cohérence n’a pas été exprimé par une forte coordination en la matière de la part de l’UNICEF.
Aucuneréunion de coordination entrel’UNICEFet les partenairesétatiqueset non étatiques de ce
projetn’a étéorganiséesauf lesréunionsbilatérales purementtechniques.La raison selon l’UNICEF
était simplement parce que le financement de ces projets a été fait par d’autres fonds et avec
beaucoup d’autres acteurs26
. L’UNICEF organise la coordination des partenaires selon le
programmeetnon selon les budgetsoctroyésparlesbailleurs.La vision programmeestprivilégiée
sur la vision projet.
 L’UNICEFn’a pasdéveloppéde site internetpour mieux informerles personnesintéresséesparce
projet. Les réunions du cluster de nutrition dont l’UNICEF est le lead mais ces réunions sont trop
générales pour discuter les problèmes spécifiques etc. d’un programme EU-PASA.
 En ce qui concerne l’analyse des causes ou de l’étiologie de la malnutrition aigüe au nord l’UNICEF
bien que coordinateur pour garantir la cohérence, n’a pas fait un effort de bien capitaliser les
expériencesni faire desétudesapprofondiesdel’étiologie. Cela a été souhaitablemalgré quece ne
soit pas prévu dans le budget et malheureusement pas demandée par le bailleur de fonds.
26Pour l’Unicef, la coordinationse fait selonle programme Unicefavec le gouvernement du Mali et nonselonlesbudgets
obtenus pour mettre enœuvre ce programme.
28
 La malnutrition chronique pourtant mentionnée dans les objectifs, n’a cependant pas été un point
de grande importance. L’UNICEF a exécuté exactement ce qui été prévu dans le projet sur la
malnutrition chronique. Ilfautcependantreconnaitrequ’unetelleattentionn’auraitpasétépossible
simplementparlefait quela malnutrition chroniquen’estpasun problèmesanitairemaisen réalité
un problème de pauvreté et d’ignorance.
 Les actionsdesONGpartenairesontseulementpu êtreévaluéesà travers leursrapportsdeprogrès
et rapportsfinaux. Leurscontraintessurleterrain ontétépluriformes. Cependantleursactivitésont
été suffisamment appréciées par les DRS et plus spécifiquement par les PF nutrition de la DRS.
L’impact de leurs actions n’a cependant pas été mesurable par un système de suivi qui ne mesure
pas seulement les indicateurs de performance mais aussi ceux d’impact. L’UNICEF avait mis
l’enquête SMART en œuvre mais pas un système qui permettait un système de suivi pour mesurer
l’impactdu projet. L’UNICEFsejustifie que cela n’a pasété prévu dansle budget. Pourcetteraison
la question devra aussi être posée au bailleur de fonds.
 Avec l’appuidel’UNICEFun système intensifdela prise en chargedela malnutrition aigüea étémis
en place malgrétoutesces contraintesmultiplesdéjà mentionnéescommel’insécurité, lesretards
et les limites budgétaires.
3) Apprécier dans quelle mesure les fonds EU PASA ont contribué avec succèsà donner les moyensau
Pays de mettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutritiondans les régions du
Nord, comme prévupar le nouveau Protocole National de Prise en Charge de la Malnutrition Aigüe
élaboré en 2012 et dans la Politique Nationale de Nut rition adoptée en 2013.
Les fondsEU PASA ontcertainementcontribuéavecsuccès à donnerlesmoyensau paysdemettre
en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutrition. Le choix de l’ UNICEF comme
organisation pilotea étécompréhensibleet logique. Le choix de l’UNICEFpourcontractualiseravec
desONGcommepartenairespourappuyera aussiétélogiqueetproductif. Cependantleprojeta pu
dépenser 40% du budget pour l’appui aux ONG selon la prévision du budget. Il faut alors faire la
remarquedesavoirsi ce pourcentagen’auraitpas pu êtreplusélevé simplementpourla raison que
ce sont les ONG qui ont fait le travail du terrain. Un autre constat est que le programme pouvait
donner plus d’appui aux structures nationales au moins pour garantir une durabilité des
interventions.
4) Apprécier l’efficacité du modèle d’interventionpour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux
contraintes sécuritaires que lesintervenantsontrencontré suite à la crise politique de 2012.
Le modèled’intervention «UNICEF- ONGpartenaires – structuresétatiques »étaitacceptablepour
la miseen œuvredece programmependantleschangementspolitiquesetsécuritairesassez grands.
Dansla situation idéalele projetpouvaitété confié pourunegrandepartieauxstructuresétatiques
avec l’appui professionnelle et logistique de l’UNICEF et les ONG partenaires. L’UNICEF qui pouvait
bien jouer son rôle de contrôleur de « cohérence » a joué ce rôle mais pas avec une grande
exemplarité. Le manque de coordination a déjà été mentionné. Par exemple son rôle comme
institution qui pourrait garantir un système de M&E professionnel surtout pour bien contrôler la
qualitéde collecte des résultatsdecertainsindicateursanthropométriqueseten mêmetempspour
garantirquele systèmedesuivi donnaitassezd’information pouradapterle programmeen cas de
nécessité. L’UNICEFexpliqueen détaillepourquoi :raisonsdesécuritémaisaussilimitesbudgétaires.
Mêmeun bon exercice « leçons apprises » entre les trois partenaires – UNICEFMSHP ONG– aurait
pu signaler ce manque et indiquer comme leçon apprise à éviter.
29
5) Apprécier la manière dont l’UNICEF et ses partenaires pour la mise en œuvre se sont acquittés de
l’obligation contractuelle de visibilité de l’Union européenne.
Il n’y a pas d’information disponible en ce qui concerne l’aspect visibilité de l’Union Européenne.
Même une « visibilité » trop concrète pendant une période sur le terrain n’était pas possible étant
donnéla situation sécuritaireau moment où quelquespaysmembres27
étaientactivementimpliqués
dans les opérations militaires. A cause de cette présence, une visibilité sur le terrain n’était pas du
tout recommandable. Cependant il faut faire le constat que le programme PASA n’était pasconnu
parquelquespartenaires.Leprojetétaitconnu surtoutsouslenomde"projetUNICEFnutrition".Un
site web de forme active avec toute l’information disponible aurait été d’une grande valeur pas
seulementpourmontrerl’originedesfondsmaisaussipourmontrerle progrèsetles contraintes. Il
faut aussi remarquer que quelques partenaires n’ont pasconnu ce programme sousle nom PASA.
D’autres partenaires n’ont pas su que le PASA était un programme de l’UE.
5. RECOMMENDATIONS.
Les recommandationsformuléesne sontpas faitesde façonstandard mais sontune réactionlogique
en lien avec les points mentionnés dans les conclusions. Elles sont directement liées aux objectifs et
résultats attendus du programme « Réponse à l’Urgence Nutritionnelle Silencieuse dans les Régions
du Nord du Mali ».
En ce qui concerne la problématique :
La problématique « malnutrition silencieuse » est pertinente.
1) Il estfortementrecommandé de capitaliserlesexpériencesdéjàacquisesdanslestroisrégionsen
la matière et en même temps de mieux capitaliser les leçons apprises.
2) Bienque lesdonnéesexistantessurlaprévalence de lamalnutritionauniveaude chaque District
Sanitaire ne soientpas disponibles,il fautfaire le constat que tant que le bailleurde fonds(DUE)
que l’UNICEF comme Fonds spécialisé, la recherche pour trouver une méthodologie faisable
devrait être obligatoire. Cependant une méthodologie qui est fondée sur des preuves (evidence
based) - quantitatives et qualitatives – sera toujours nécessaire.
En ce qui concerne les objectifs et résultats attendus :
L’objectif spécifique de réduire la malnutritionaigüe et chronique est en général un objectif réaliste
mais étant donné la situation complexe au nord du Mali sans avoir fait une analyse approfondie du
problème et sans avoir utilisé les leçons apprises des programmes antérieurement exécutés dans les
trois régions du nord, la seule conclusion acceptée est celle que le programme proposé est très
prétentieux. Pour cette raison il faut :
3) Bien analyser et capitaliser lesprogrammesen la matière déjà exécutésdans les trois régions et
en même temps capitaliser les leçons apprises.
4) Elaborerdesprogrammesmoinsprétentieux etplusréalistesqui se limitentàcertainsvoletsbien
précisés. Par exemple se limiter uniquement à la mise en œuvre du protocole PCIMA ou plus
27 La France et les Pays Bas comme aussi les forces policières suédoises et allemandes étaient tous opérationnels dans les
Régions du nord.
30
concrètementdonnerunappui professionnel,technique,matériel oufinancieraux DRSengénéral
ou le travail desPointFocaux de Nutrition.Le choix pourunappui technique desONGspécialisées
devraêtre secondaire. LesenquêtesauNordduMali ont été partiellementfinancéesparle projet
UNICEF-PASA
5) En ce qui concerne le suivi du programme, trouver une alternative pour une SMART adaptée au
niveauduDistrictSanitaire conjointementaveclespartenairesafinde garantirunsystème desuivi
directement lié aux activités de l’ONG partenaire.
En ce qui concerne le mode de mise en œuvre du programme :
Etant donné que le programme a démarré au momentdes grands changementspolitiquesetsurtout
militairesaunorddu Mali,il fautque l’UNICEFcomme agence desNationsUniesrenforce ouprendsa
tâche plus au sérieux concernant :
6) Son rôle de coordinateur du programme avec des réunions inter-partenaires régulières.
7) De la mise enœuvre d’unsystème de M&E central donttous lespartenairesontaccèset alorsen
profitent. Cela nécessite aussi un système de suivi par District.
8) Pourmieux servircomme pointd’informationsurlesproblèmesde nutritionauNordetenmême
temps fournir une cartographie (mapping) totale un tel projet sous coordination de l’UNICEF
pourradonnerplusde poidsauclusterde nutrition.Bienquelesinformationssoientbienconnues
aussi par District Sanitaire - les prévalences, les activités, qui fait quoi,avancements,etc. - il faut
les aussi mieux disséminer dehors le cluster de nutrition.
En ce qui concerne le rôle de l’UNICEF dans un tel programme :
9) Bien que l’UNICEF étant une organisation onusienne soit neutre et dispose des spécialistes en
matière de nutrition,M&E,survie de l’enfant,protectionde l’enfant,fournisseurdesintrantsetc.,
il faut que l’UNICEF montre plus clairement sa valeur ajoutée pour coordonner et surtout servir
comme un organisme d’appui àtouslesniveauxtantlespartenairesétatiquesque non-étatiques.
L’UNICEF devramettre tousleseffortsenœuvre pouraboutirà ce défi.Il fautque lespartenaires
disentqu’une telle tâche pourraêtre seulementconfiée àl’UNICEFenmême temps qu’eux pour
que l’UNICEF soit un organisme qui est fort à cause de son pouvoir de lobbying.
10) Le budgetoctroyé àl’UNICEFestbienidentifiéparleslignesbudgétaires.Il estdoncfacile d’évaluer
commentcetargentaété utilisé.Cependantl’UNICEFdevradonnerlapreuvecommentcetargent
a surtout servi pour justifier la valeur ajoutée que l’UNICEF a pu donner à ce projet.
En ce qui concerne le protocole PCIMA :
11) Bienque lesTdR ne demandentpasde se prononcersur la qualité duprotocole PCIMA il me faut
cependant faire la remarque qu’une approche communautaire de la prise en charge de la
malnutritionaigüe auniveaude la communauté esttrès souhaitable.Heureusementl’ACFa déjà
faitune étude enlamatière dontlesrésultatssontanalysésauniveaunational pourlapotentielle
intégrationde la PEC de la MAS dans lesSEC. Lesexpériencesengénéral existentdéjàau Mali et
dans le nord du Mali en particulier. L’UNICEF comme agence multilatérale pourra bien se
prononcersur la nécessité etenplus prendre l’initiative conjointementaveccertainssecteursde
la société civile.
31
12) Etant donné que la malnutrition chronique n’est pas un problème de santé mais surtout un
problème socio-économique l’UNICEF pourra aussi prendre cette tâche en main.
En ce qui concerne le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique
13) Il n’estpasseulementsouhaitablemaisaussi préférablequelaDivisionNutritionde laDNSprenne
beaucoupplusle « lead» ou la coordinationenmainpourla mise enœuvre d’untel programme.
Ce souhait n’est pas seulement basé sur les questions de durabilité mais en même tempssur les
questionsprofessionnelles.C’estàelle de choisirl’appuietlanécessité de certainesorganisations
professionnelles.
En ce qui concerne la société civile.
14) Bienqu’elle aitété absenteoupasvisibledansce projetmaispourunprojetqui aurapourobjectif
lalutte contre lamalnutritionchronique28
sonimplicationseratrèsnécessaire.Il s’agitentre autre
de mieux impliquerlesONGlocalesqui ontdéjàdonnélespreuves avantlacrise d’être nécessaires
dans le développementde leurspropresRégions.Untel projetcrée d’emploi etcontribue ainsià
la stabilité économique etpolitique.Le manque de compétence technique ne devrapasêtre une
contrainte.
28 La malnutritionchronique n’est pas une maladie mais une cause de la pauvreté et l’ignorance qui nécessite une approche
communautaire !
32
6. Annexes

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RAPPORT FINAL UNICEF PASA

  • 1. 1 RAPPORT FINAL Evaluation Externe du Projet Réponse à l’urgence nutritionnellesilencieuse danslesrégions du nord du Mali Financée dans le cadre du Programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire de l’Union Européenne EU PASA Soumis par l’Unité Nutrition de la Section Survie de l’Enfant UNICEF Mali RAPPORT FINAL par Aart van der Heide Evaluateur indépendant externe Juin 2016
  • 2. 2 TABLE DES MATIERES I INTRODUCTION. .................................................................................................................... 5 1.1 Avant-propos................................................................................................................. 5 1.2 Les objectifs de l’évaluation............................................................................................ 5 1.3 Les questions d’évaluation.............................................................................................. 6 1.4 Déroulement de la mission d’évaluation.......................................................................... 7 1.5 La méthodologie utilisée................................................................................................. 8 1.6 Les contraintes rencontrées............................................................................................ 8 2 CONTEXTE de l’INTERVENTATION et DESCRIPTION DU PROJET. ................................................ 8 2.1 Contexte........................................................................................................................ 8 2.2 Description du Projet...................................................................................................... 9 2.3 Partenaires. ..................................................................................................................10 2.4 Indicateurs de suivi proposés dans le Cadre Logique.......................................................11 2.5 Suivi des données nutritionnelles (M&E).........................................................................13 2.6 EnquêtesNutritionnelles existantes au Mali....................................................................13 2.7 Finances. ......................................................................................................................15 2.8 Quelques dates historiques du projet. ............................................................................18 3 Appréciation Critique et Constructive.....................................................................................19 3.1 Les questions d’évaluation et éléments ajoutés...............................................................19 3.2 Réponses sur leséléments attendus selon les TdR de l’évaluation :..................................22 3.3 Evaluation des critères DAC............................................................................................24 3.3.1 Pertinence.............................................................................................................24 3.3.2 Efficacité................................................................................................................24 3.3.3 Efficience...............................................................................................................24 3.3.4 Impact...................................................................................................................24 3.3.5 Durabilité..............................................................................................................24 3.3.6 Visibilité. ...............................................................................................................25 4 Conclusions..........................................................................................................................25 5 RECOMMENDATIONS............................................................................................................29 6. Annexes...............................................................................................................................32
  • 3. 3 Sigles et Abréviations. AAG Actiond ’Aide àGao ACF ActionContre laFaim ALIMA Alliance International Medical Action ANJE AlimentationdesNourrissonsetJeune Enfants AVSF AgronomesetVétérinairesSansFrontières CSCOM Centre de Santé Communautaire CS Réf Centre de Santé de Référence DN Directionde Nutrition DRS DirectionRégionale de laSanté DUE Délégationde l’UNIONEuropéenne EDS Enquête Démographique etSanitaire IEDA International EmergencyandDevelopmentAid EU UnionEuropéenne IMC International Medical Corps MAM MalnutritionAigüe Modérée MAG MalnutritionAigüe Globale MAS MalnutritionAigüe Sévère MC MalnutritionChronique MCG MalnutritionChroniqueGlobale MCS MalnutritionChroniqueSévère M&E Monitoring& Evaluation MICS Multi ClusterIndicatorSurvey MINUSMA Multidimensional Integrated StabilizationMissioninMali MNLA MouvementNational de Libérationde l’Azawad MSPH Ministère de laSanté Publique etde l’Hygiène MUAC Mid Upper ArmCircumference PFN PointFocal Nutrition PFNM PointFocal NutritionauMinistère PFNR PointFocal NutritionRégionale PFND PointFocal NutritionduDistrict PCIMA Prise enCharge Intensive de laMalnutritionAigue PASA Programme d’Appui àlaSécurité OMD ObjectivesduMillénairepourle Développement ONG OrganisationNonGouvernemental SAP Système d’Alerte Précoce SIS Système d’InformationSanitaire SMART StandardizedMonitoringAssessmentof Relief andTransition SMS Short Message Service TdR Termesde Référence
  • 4. 4 RESUMÉ des leçons apprises les plus importantes pour chaque partie prenante. Les leçons apprises sont d’une grande importance pour chaque partenaire et partie prenante. Ce programme aété exécutédanslesconditionslesplusdifficilesetaussi durantdesgrandschangements surle planpolitique,militaire etsécuritaire.Pourcette raison,rienn’aétéprévisible.Maisquellessont les meilleures leçons apprises ? 1. Dans une situationidéale le « lead» d’untel programme devranormalementêtre auniveaude la DN et DRSconjointementavecl’UNICEFcomme organisme neutre surtoutpour garantirlaqualité, appui technique etprofessionnel,de fourniture de médicamentsetmatériel d’appui (Plumpinut, F75, F100 et matériel anthropométrique).Pour le cluster de nutrition il y aura une tache surtout d’information et publicitaire aux partenaires mais aussi au niveau de toutes les organisations et bailleurs de fond. 2. Les ONG etsurtoutle conseil national de lasociété civile représenté parleursdéléguésdansles3 régions, il y aura la tâche et veiller sur l’intégration des ONG locales dans les activités. 3. Cependant l’approche de l’UNICEF de distinguer le concept « programme » et « projet » est une approche interne. Un programme ou projet comme le PASA-UNICEF au nord est un programme étant donné les objectifs et surtout les résultats attendus. 4. Pourle bailleurde fondsilserad’une grandeimportance deveillersurtouscesaspectsetsouligner la grande importance d’un bon système de suivi qui mesure l’impact anthropométrique d’une façon faisable. Il pourra aussi exiger les aspects de durabilité d’une manière que la DN et DRS seront optimales, responsabilisées et en même temps la société civile impliqué d’une façon optimale.
  • 5. 5 I INTRODUCTION. 1.1 Avant-propos. L’évaluationexterneduprojetRéponseàl’UrgenceNutritionnelleSilencieusedanslesrégions duNord du Mali a été une évaluation complexe due au fait qu’après la signature du contrat de financement entre laDUE et l’UNICEFenOctobre 2011 la situationdanslestroisrégionsconcernées (Tombouctou, Gao et Kidal) a substantiellementchangé tantsur le plansécuritaire que politique.Audémarrage du projet le Nord du Mali a connu une occupation par les groupes rebelles narco trafiquants et de Djihadistes. Face à cette situation, ni l’UNICEF ni les partenaires gouvernementaux encore moins les OrganisationsNon-Gouvernementales(ONG) n’ontpu exécuterleursprogrammes.Aveclalibération des régions du nord par l’opération SERVAL et les forces de l’armée Malienne au début de l’année 2013, le projeta été en mesure d’exécuterlespremièresopérations.Audébutde l’année 2013 il n’y avaitpasde structuresgouvernementalescomme lesDirectionsRégionalesde laSanté(DRS) enplace. Les partenaires de l’UNICEF se sont implantés dans les districts sanitaires comme des opérations d’urgence sans une coordination de la part de la DRS. Avec la réinstallation des DRS dans les trois régionsune formede coordinationapucommencer.Auniveaudechaque DRSunPointFocal Nutrition a été nommé avec pour principale tâche de garantir la coordination conformément au Protocole de Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA). A partir du mi-2014 l’UNICEF a nommé un coordinateurpour lesprogrammesde Nutritionà Gao avec pour tâche de coordonnerle travail pourlestroisrégionsduNord(Tombouctou,Gaoet Kidal).Le bureaude l’UNICEFaété rouvert au début de 2014 et celui de Tombouctou en Janvier 2016. Etant donné que la réinstallation des servicestechniquesdugouvernementadémarré fin2013 etque l’UNICEFa pu faire une coordination de qualité,il fauttirerlaconclusionque le programmeapueffectivementdémarreren fin2013 voire début2014. Les partenairesontpu démarrer leursprogrammesà des périodesdifférentesmais tous étaient opérationnels depuis début 2014. Celaveutdire que le projetacouvertla période allantdu15 Décembre 2011 au 14 Décembre 2015 dontl’intervalle 2012-2013 a surtout été marquée parbeaucoupde contraintes,celle de 2014-2015 asseznormale.L’interventionaprisfinendécembre 2015. 1.2 Les objectifs de l’évaluation. Les Termes de Références pour cette évaluation finale mentionnent que les objectifs sont : 1) Déterminer si les objectifs et résultats attendus ont été atteints et d’en comprendre les raisons. 2) Apprécier les points forts et faibles de l’action, avec une analyse plus particulièrement approfondie des démarches d’interventions, de leur pertinence et de leur pérennité. 3) Apprécier dans quelle mesure les fonds EU PASA ont contribué avec succès à donner les moyens au Pays de mettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutrition dans les régions du Nord, comme prévu par le nouveau Protocole National de Prise en Charge de la Malnutrition Aigüe élaboré en 2012 et dans la Politique Nationale de Nutrition adoptée en 2013. 4) Apprécier l’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012. 5) Apprécier la manière dont l’UNICEF et ses partenaires de mise en œuvre se sont acquittés de l’obligation contractuelle de visibilité de l’Union Européenne.
  • 6. 6 6) En plus les résultats de cette évaluation « permettront la capitalisation des apprentissages et faciliterontla prise de décisionspouraméliorerlescapacitésd’intervention etderéponseauxcrises nutritionnelles dans le Nord du pays ». 1.3 Les questions d’évaluation. Pour harmoniser et aussi faciliter le processus d’évaluation une liste de questionsd’évaluationa été préparée. L’objectif de cette liste est d’abord d’indiquer au responsable d’évaluationde l’UNICEF les thèmes et objets qui seront analysés pendant l’évaluation mais aussi pour avoir un guide de suivi pendant l’évaluation. Dans le rapport préparatoire les questions d’évaluation ci-dessous ont été présentées. 1. Est-ce que lesobjectifsduprogrammeUNICEF-PASAontété clairementetlogiquementformulés? 2. Est-ce qu’ils ont été adaptés à la situation nutritionnelle en général au Nord du Mali et en particulier pour le groupe cible ? 3. Est-ce que l’implication des partenaires non étatiques a été fructueuse ? 4. Quelle a été le rôle des services étatiques ? 5. Comment le programme c’est adapté au changement du contexte sécuritaire au nord ? 6. Commentlaprise en charge intégrée de lamalnutritionaigüe danslestroisrégionsdunorda été mise en œuvre de façon cohérente et coordonnée ? 7. Comment un paquet d’interventions intégrées à haut impact de lutte contre les carences en micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois a été mis en œuvre dans lestrois régions,permettantd’assurerune supplémentationenvitamine A deux fois par an auprès des enfants de 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois. 8. Commentlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeuneenfant estassurée de façoncontenue entenantcomptedesspécificitésdestroisrégionsetdescapacités de réponse préexistantes en communication pour le développement ? 9. Commente programme a effectivementrenforcé lescapacitésdesacteursde nutritionàtous les niveaux danslesdomainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer, de la promotion des interventions de prise en charge et de prévention de la malnutrition de la communication et du suivi et évaluation ? 10. Comment le système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des programmes a été misenplace dans lestroisrégionsenlienaveclesautressystèmes d’informationtelsquele SISet le SAP et utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. rapid-SMS). 11. Est-ce que lastratégie opérationnellede l’UNICEF aappuyé le gouvernementduMali envue de la mise en œuvre des interventions en collaboration avec les partenaires ONG. 12. Comment la valeur ajoutée de l’UNICEF dans ce programme peut être améliorée selon les partenaires (ALIMA, ACF, AVSF, ICM) et selon l’évaluateur ? En particulier les éléments attendus selon les TdR de l’évaluation sont : 1. La pertinence desréponsesprévuesparle projetface auchangementde contextedansle norddu Mali ? 2. La performance des mécanismes de mise en œuvre du projet en analysant  La mise à disposition des fonds par rapport au budget du projet ;  La gestion des contraintes dans la mise en œuvre ;  L’adéquation du système de suivi et de ses outils ;  La performance des partenaires dans l’atteinte des résultats des protocoles d’accord ;  La participation et l’implication des autorités gouvernementales au niveau national et régional ;
  • 7. 7  La qualité de la quantité de l’appui administratif et technique fourni par UNICEF par rapport aux problématiques rencontrés ; 3. Le rapport coût-efficacité des moyens prévus pour la mise en œuvre et ceux utilisés ; 4. L’efficacité des activités en termes qualitatifs et quantitatifs ; 5. Le changement nutritionnel perçu par les bénéficiaires directs ; 6. La qualité desservicesdélivrés,leuradéquationavecle protocole de priseencharge,lescapacités de dépistage et de prise en charge adaptée dans les structures sanitaires ; 7. La participation des communautés dans l’exécution et la capitalisation du projet ; 8. L’impact du conflit dans le nord sur la mise en œuvre et les réalisations du projet ; 9. L’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012 ; 10. Les perspectives de durabilité du projet, particulièrement en termesd’actionsliées à l’ANJE, aux systèmesde suivi-évaluationetaux mécanismesde coordinationdesactionsde nutritiondansle pays et les partenariats opérationnels et stratégiques ; 11. La formulation des leçons apprises et l’identification des nouveaux axes d’intervention ; 1.4 Déroulement de la mission d’évaluation. Le déroulement de cette mission d’évaluation externe du programme UNICEF PASA a connu différentesphases.Lapremière phase du4au 14 Mai 2016 s’estdéroulée surtoutàBamako.Il y avait plusieursrencontresd’abordavecl’équipe de lasectionde Nutritionde l’UNICEFmaiségalementavec les partenaires gouvernementaux, les 4 partenaires – ALIMA, AVSF, ACF-Espagne, IMC - et avec les points focaux nutrition de l’UNICEF, MSPH (DN) et celui de la société civile (OMAES). Avec tous les partenairesetpartiesprenantesàBamakoontété discutéessurtoutdesquestionsde lapertinencede ce projetet le partenariatavecUNICEF. Les partenairesonteul’occasiond’informerleurséquipesde terrain à Gao et Tombouctou avant la phase terrain de l’évaluation. Une session de travail a été organisée avecle chargé de projetsde laDélégationde l’UnionEuropéenne (DUE) pendantlaquellele PASA en général et le PASA-5 en particulier ont été discutés. Les questions relatives à l’appui au Gouvernementde lamise enœuvre de la PCIMA dans le nord du Mali par l’intermédiairede l’UNICEF ont été expliquées. Une attention particulière a été réservée à la question « Quelle a été la valeur ajoutée de l’UNICEF ? ». Cette question sera répondue conjointement avec la question de l’UNICEF « Comment l’UNICEF, malgré l’insécurité existante au nord, a pu améliorer sa valeur ajoutée à ce programme ? ». Cette question ne pourra pas être répondue sans donner une réponse à la question de la DUE en ce qui concerne la valeur ajoutée par l’UNICEF. A la fin de cette période préparatoire et de prise de contact avec les partenaires et certaines parties prenantesunrapportpréparatoireaété élaboré pourleManagerNutritionquiestle chefde lasection de nutrition en coordination avec le chef de la section de l’unité Survie de l’Enfant qui sont les responsablesde cette évaluation.Le rapportpréparatoireaété soumisaprèscettepériode etavantle départ pour la mission du terrain. Le rapport préparatoire se trouve dans l’annexe. Deux missions de terrain ont été effectuées dont la première du 16 au 20 Mai 2016 à Gao et la deuxième du23 au 27 de Mai à Tombouctou.Pour des raisonsde sécurité dessortieshorsde la ville de Gao et de Tombouctoun’ontpas pu être effectuées. Cependantplusieursrencontresetsessions de travail avec le PointFocal de Nutritionde la DRS et avec lespartenairesALIMA,ACF, AAG et AVSF ont été réalisées.Laquestionimportanteaété commentlesONGpartenairesonteffectué leurtravail de contrôle de la performance du personnel des CSCOMet CSRéf dans les Districts Sanitaires. Aussi
  • 8. 8 des rencontres avec d’autres ONG tant nationales qu’internationales ont été organisées pour mieux comprendre la réalité dans les régions de Gao et de Tombouctou. A Gao le chargé de nutrition d’UNICEFa facilité touteslesrencontresetaégalementétédisponiblepourtoute informationrequise à cette évaluation.A Tombouctoulamissionaété facilitée parl’antennelocaledel’UNICEFavecl’appui à distance du chargé de nutrition de l’UNICEF à Gao. Ici aussi les rencontres avec le PF de la DRS et avec lespartenairesont eulieu.Aucune sortiesurle terrainà Goundam, Diré etGourma Rharous n’a été possible à cause de l’insécurité. Des rencontres avec d’autres ONG internationales et nationales ont été possibles. Il reste entendu que l’équipe de ACF à Gao n’était pas sur place, ils étaient en déplacement à Bourem. Une rencontre au bureau national a cependant eu lieu pour discuter sur certaines impressions. Au retour à Bamako l’analyse des données des visites de terrain a été faite. Une restitution aux partenaires et à l’UNICEF a été organisée le 8 Juin 2016. 1.5 La méthodologie utilisée. La méthodologie utiliséepourcette évaluationaété celle proposéedanslestermesde référence.Voir svple chapitre IXdesTdR dont en1. Le briefingaété expliquéeten2. La méthodologie enix.pointsa été précisée. Il faut remarquer qu’une analyse des statistiques présentes a été faite pour mieux répondre àla questiond’unimpactréel duprogramme.Il fautaussi ajouterqu’une analyse aété faite des contraintes du programme due à l’insécurité et son impact sur une réussite du programme. Malheureusementles visites dans les districts sanitaires n’ont pas été rendues possibles. Alors, les contrôles des activités de terrain dans les CSCOMet les CSRéf et celles des ONG étaient seulement possiblesàdistances.Ou, il a été possible l’utilisationdesindicateurs – d’impactet de performance - de proximité ont été utilisés.Cela veut dire que les estimationsdes impacts du travail de terrain ont été seulementpossiblesparintermédiaire desperformancesetdesrapportsdesONG partenairesmais aussi par le PF nutrition de la DRS et le chargé en nutrition de l’UNICEF à Gao. Pour cette raison la méthodologie de contrôleappliquée parlespartenairesaété analyséeendétail.Il reste àlafinde cet exercice l’optionde contrôler les données des enquêtesSMART et autres sans avoir une preuve que l’impact de ce projet est démontré par les données des enquêtes. 1.6 Les contraintes rencontrées. Il n’yavaitpas de contraintesadministratives.L’équipe de nutritionde l’UNICEFàBamako, à Gao et à Tombouctou ont donné tout l’appui nécessaire. Aussi les partenaires tant à Bamako qu’à Gao et Tombouctou ont donné un plein appui. La seule contrainte fortement vécue fut l’impossibilité de visiter les Districts Sanitaires,les CSCOMdans les cercles et les visites de terraindans un nombre de sitesou villagessélectionnéspourmieux comprendre le travail quotidienque lesONGpartenaireset leurscollèguesdesCSCOMet CSRéf ontpu faire.Cette limite (manque de contrôle etanalyse) a été fortementrécompensée parlescadresde l’UNICEFetlescadresdespartenairesgrâce aux sessionsde travail intensifs.Lamissionaau moinspu faire le constatque lescadres de l’UNICEFn’ont pas été en mesure de contrôler directement la performance professionnelle de tous les partenaires sur place. Pour cette raison l’appréciation finale des résultats de l’évaluation de ce projet n’était que partiellementpossible àtraversl’utilisationd’unnombred’indicateursetméthodologiesdeproximité. 2 CONTEXTE de l’INTERVENTATION et DESCRIPTION DU PROJET. 2.1 Contexte. Le contexte de l’intervention du projet « réponse à l’Urgence Nutritionnelle Silencieuse dans les RégionsduNord du Mali » par UNICEF esteffectivementmarqué parune « quadruple crise » comme mentionné par les TdR au chapitre II. La crise nutritionnelle récurrente depuis plusieurs années
  • 9. 9 associée à une situation politique volatile à plusieurs facteurs surtout au Nord du Mali due à l’insécurité existante. LesTdR mentionnentaussi l’existence d’une crise humanitaire etune crise liée à l’érosion de la résilience des populations face aux chocs répétés, à l’insécurité alimentaire, nutritionnelle et économique chroniques. Le projetaété formulé dansunepériodeayantprécédél’occupationdestroisRégionsduNord duMali (Tombouctou,Gao,Kidal) maisdéjàconsidérée comme une zone assezcomplexe donteffectivement il existait une situation d’urgence nutritionnelle silencieuse. Pendant toute l’année 2012, les opérations ont été extrêmement difficiles voire impossibles. Dans ce contexte, le projet n’a pu démarrer qu’en 2013 après la libération des zones du nord par l’opération SERVAL appuyée par les forces de l’armée Malienne et avant l’installation de la MINUSMA. La MINUSMA avait pour objectif principal lastabilisationetle maintiend’ordre parlafacilitationduretourde l’administrationMalienne dans les régions du nord du pays. Le choix de l’UNICEFpar l’UnionEuropéenne aété motivé surtoutpar une raisonstratégique qui vise à garantirlacohérence optimalede l’interventionsachantque l’UNICEFestune agencespécialiséedes NationsUnies.CependantlaDUE entant que bailleurde fondsn’apas pu faire le suivi d’une manière complète. 2.2 Description du Projet. Le projetporte le nom « Réponse àl’urgence nutritionnellesilencieusedanslesrégionsnordduMali » etétaitexécuté danslestroisrégions,Tombouctou,GaoetKidal surlapériode allantdu15 décembre 2011 au 14 décembre 2015. Le budget total prévu était de six millions d’Euros (6.000.000 €)1 soit 4.500.000 € provenant de l’UE et 1.500.000 € de l’UNICEF. Objectif Général du projet2 . L’objectif général de l’interventionviseàcontribueràl’atteinte desOMD3 1 & 4 au Mali enaméliorant la survie etlasituationnutritionnelle desenfantsde moinsde 5ans danslesrégionsdunord du Mali. Objectif Spécifique du projet. L’objectif spécifique est de réduire les taux de malnutrition aiguë et chronique chez les enfants de moinsde 5 ans dans les3 régionsdu nord(Gao, Kidal etTombouctou) endessousdesseuilscritiques (10 % pour la malnutrition aiguë et 20 % pour la malnutrition chronique). Les résultats Attendus étaient donc logiquement la réduction des taux de malnutrition aiguë et chronique chez les enfants de moins 5 ans dans les 3 régions du Nord (Gao, Kidal et Tombouctou). Les principaux résultats attendus du projet étaient les suivants : Résultat 1 – La mise en œuvre d’unprogramme de prise encharge intégrée de la malnutrition aiguë (sévère et modérée) dans les trois régions de façon cohérente et coordonnée selon le Protocol de la Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA). Résultat 2 – La mise enœuvre d’unpaquetd’interventionsintégréesàhautimpactde lutte contre les carences en micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois 1 Le rapport finalfinancier indique un totalde dépensesde 5.896.651,49 € soit untaux d’exécutionbudgétaire de de 98,2%. 2 Ce projet, prévuaudémarrage pour une durée de 36 mois dans lesrégions de Gao, Kidal et Tombouctou, a été mis en œuvre pour la composante nutritiondu programme survie et développement de l’enfant du bureauUNICEFauMaliencollaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Système d’Alerte Précoce et d’autres partenaires tels que MDM-Belgique, ALIMA, ACF-Espagne, AVSF, FENASCOMet le Groupe Pivot Santé population. 3 OMD 1 = éliminer l’extrême pauvreté et la faimet OMD 4 = réduire la mortalité infantile. OMD 1 = éliminer l’extrême pauvreté et la faimet OMD 4 = réduire la mortalité infantile.
  • 10. 10 permettantd’assurerune supplémentationenVitamine A deuxfoisparanauprèsdesenfantsde 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois. Résultat 3 – Assurerlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeune enfant de façon continue en tenant compte des spécificités des trois régions et des capacités de réponse préexistantes en communication pour le développement. Résultat 4 – Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les domainesde lacoordination,de lamiseenœuvre desprogrammes,duplaidoyer,de lapromotiondes interventionsde prise encharge etde préventionde lamalnutrition,de lacommunicationetdusuivi et évaluation. Résultat 5 – La mise en place d’un système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des programmesdanslestroisrégions,enlienaveclesautressystèmesd’informationtelsque le Système d’Information Sanitaire et le Système d’Alerte Précoce et utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. Rapid-SMS). Rôle de l’UNICEF La stratégie opérationnellede l’UNICEFétaitd’appuyerle gouvernementduMali envue de la mise en œuvre des interventions en collaboration avec les ONG partenaires. Il nous faut mentionner que les interventions prévues furent toutes mises en œuvre conformément aux règles indiquées dans le protocole de laPCIMA.Ilestàremarquerquece programmefutdéjàconfrontédèsledébutauxgrands changementspolitiquesetmilitaires.Dansce rapportnousmentionnonsceschangementssimplement sous le vocable de « crise » qui est expliqué en note en bas de page (foot note) n°3 avec les dates politiques les plus importantes. Au débutde lacrise4 en 2012 l’UNICEFa intensifiésesactivitéshumanitaires,finançantdesONGpour assurerla continuité desservicesen l’absence de servicespublics.Aprèsl’interventiondestroupesde l’opération SERVAL au début de 2013 la situation sécuritaire s’est améliorée facilitant le retour progressif desagentsde l’administrationmalienne danscertaineszonesfutpossible.L’UNICEFa ainsi travaillé trèsétroitementaveclespartenairesétatiquesetcontractualiséaveclesONGpourfournirun appui et renforcer les capacités du Gouvernement. L’UNICEFconsidéraitsonrôle surtoutpourlagarantieprofessionnelleence qui concernelacohérence de l’intervention.Cettecohérencedevraitêtre respectéenonseulementaupointde vueprofessionnel mais aussi parce que l’UNICEF est une organisation Onusienne tenue à la neutralité. Dans le budget initial il était prévule recrutement de ressources humaines qualifiéesdont 1 spécialiste en nutrition (50%),1 spécialisteenM&Edeschargésde programmede nutrition(33%) etdesnutritionnistesàGao, Tombouctouet Mopti5 . Ensuite le personnel d’appui àBamako età Gao a été proposé (Assistantsde programmes 21 mois à 50%) et des chauffeurs à Gao et à Tombouctou (28 mois 100%). 2.3 Partenaires. 4 Au début de 2012 le MNLA occupe les troisRégions du nord. EnMars 2012 il yavait le coupd’état militaire auMali dirigé par le capitaine Sanogo. En Janvier 2013 il yavait l’interventionServal de l’arméefrançaise qui libère lestrois Régions du Nord successivement. En Avril 2012 le président de l’Assemblé Nationale prend l’intérim de la présidence de la république. Les élections présidentiellessuivent en Aout et Septembre 2014. 5 Spécialiste ennutritionà Bamako (23 moisà 50%), spécialiste enM&E nutritionà Bamako (21 mois à 33%) et des spécialistesennutritionà Gao, Tombouctoue Mopti (24 mois prévus et total 25 mois réalisés). En plus 1 assistant de programme pour 21 mois à 50% et des chauffeurs à Gaoet à Tombouctou pour une période de 28 mois 100%. Un responsable enlogistique pour Gao a été prévu maispas engagé.
  • 11. 11 2.1.1. Partenaires étatiques. Lespartenairesétatiquesétaientàplusieursniveaux.Auniveaunationallepartenaireleplusimportant étaitla Division Nutritionde laDirectionNationale de laSanté.Le partenaire au niveaurégional était la DirectionRégionale de laSanté etplusprécisémentle PointFocal de Nutrition.AuniveauduCercle les partenaires directs étaient les CSCOM, les CSRéf et les Hôpitaux régionaux. Les relais communautaires étaient des personnes bénévoles choisies par les communautés et formées par les autoritéssanitairesavecl’appuidespartenairesdel’UNICEFdanslaRégionetdansle DistrictSanitaire. 2.1.2. ONG Partenaires Région Partenaire Activités Kidal Médecin Du Monde Belgique N.B. fini en 2013 Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; appui à la campagne de supplémentation de la vitamineA et déparasitage. Gao AVSF : Bourem Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;priseen charge de la malnutrition. MdM fini en 2013 Idem Kidal ACF : Bourem et Gao. Priseen charge de la malnutrition AAG : Gao et Ansongo. Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;Distribution de PlumpiNutet autres pour les enfants de 6 à23 mois dans le cadrede la prévention ; priseen chargede la malnutrition ; Tombouctou AVSF : Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;Priseen charge de la malnutrition ; ALIMA : Diré et Goundam Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; Appui à la campagne de supplémentation de la vitamineA e déparasitage; Merlin UK (2012-2013) Sensibilisation sur les pratiques alimentaires ;priseen charge de la malnutrition ; IMC : Rharous Priseen charge de la malnutrition ;sensibilisation sur l’alimentation du nourrisson etdu jeune enfant ; appui à la campagne de supplémentation de la vitamineA e déparasitage; Pour le choix des partenaires UNICEF a préféré contacter directement un certain nombre d’ONG à l’appel àproposition.CesONGont été choisiessurla base de laconfiance que l’UNICEFavaiten elles en terme de compétences techniques et en expérience dans le cadre de la mise en œuvre de programme dans le domaine de la prise encharge de la malnutritionaigüe selonle protocole PCIMA dans le nord du Mali. Le choix était aussi raisonné et facilité par le fait que ces ONG (futures partenaires) étaientpresque lesseulesdisponiblesetrépondaient àtousles critères6 exigés.L’UNICEF a finalement porté le choix sur les ONG ALIMA, AAG, ACF, MDM, IMC et AVSF. L’ONG IEAD a été contractée surtout pour la mise en œuvre de l’enquête SMART. 2.4 Indicateurs de suivi proposés dans le Cadre Logique. Le Cadre Logique du projet UNICEF PASA a proposé un grand nombre d’indicateurs à suivre. Il a mentionné aussi lessourcesetmoyensde vérificationetenplusleshypothèses.Ce Cadre Logique se trouve dans l’annexe 6.4. Dans ce sous-chapitre un nombre d’indicateurs sera mentionné pour la 6 Avoir d’expérience avérée avec la mise enœuvre desprojets médicaux-nutritionnels conformément le PCIMA dans les zones critiques sur le planécologique mais aussi sécuritaire.
  • 12. 12 simple raisond’indiquercommentleprojetaprévulesuivide l’objectif général,de l’objectifspécifique et des 5 résultats attendus (voir 2.2.). Le cadre logique mentionne dans la première colonne les objectifs et les résultats attendus. Dans la deuxième colonne il présente la logique de l’intervention (voiraussi 2.2) et dansla troisièmecolonnelesindicateursde réussite objectivementvérifiables.Dans la colonne « indicateurs de réussite objectivementvérifiables » il y a 40 indicateursdont25 sont des indicateurs objectivement chiffrables et 15 indicateurs en forme de « activités réalisées». Indicateurs chiffrables (1 - 25): 1. Prévalence de l’insuffisancepondéralechez les enfants de 6-59 mois < 25% quel que soitla saison dans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013. 2. Mortalité infanto-juvénile < 150 décès pour 1000 naissances vivantes. 3. Taux de malnutrition aiguë globale< 10% quel que soitla saison dans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013. 4. Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet. Indicateurs en forme de « activités réalisées » (26 - 40) : 1. # d’agents des différents secteurs formés sur la nutrition pour renforcer la synergie et la complémentarité sur le terrain. 2. Les intrants nutritionnels sont inclus dans la liste des médicaments essentiels. 3. Méthode SMART reconnue officiellement comme standard national pour les enquêtes nutritionnelles. 4. Existence d’un système de suivi et évaluation basésur la compilation des rapports mensuels d’admission et d’approvisionnement,agrégé sous supportinformatique(airedesantévers districts vers régionsvers niveau pays). Liste des indicateurs proposés par le Cadre Logique. 1. Prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de 6-59 mois < 25% quel que soit la saison dans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013. 2. Mortalité infanto-juvénile < 150 décès pour 1000 naissances vivantes 3. Ratio de mortalité des moins de 5 ans < 2 décès/10 000 enfants/jour 4. Taux de malnutritionaiguë globale < 10% quel que soit la saisondans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013. 5. Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet. 6. # d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère qui ont été pris en charge pendant les 3 années ; Cible : 14,818 Base : 2,550 7. # d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutritionaiguë modérée qui ont été pris encharge pendant l es 3 années ; Cible : 19,167 Base : ND 8. % de programmes répondant aux normes internationales de performance pour la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë sévère 9. Taux de guérison > 75 %, Taux de décès <10%, Taux d’abandons <15% Cible : 90% Base : 10% 10. # d’agents de santé formés sur la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë : Cible : 300 Base : ND 11. #d’agents communautaires formés sur le dépistage actif et lesPratiques Familiales Essentielles :Cible : 2.000 Base :ND 12. Existence d’une publication sur la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë modérée par des ASPE 13. # d’enfants de moins de 5 ans qui ont participes à des séances de dépistage actif intégré aux activitésde supplémentation en vitamine A à la fin des 3 années ; Cible : 420.000 Base : ND 14. % d’enfants de 6-59 mois qui ont reçu la vitamine A au cours de chacundes deux passages(soit 711 323 enfants de 6-59 mois). Cible : 95% Base : 90% 15. % d’enfants de 12-59 mois qui ont reçu undéparasitant 2 fois dans l’année (soit 661 029 enfants de 12-59 mois);Cible : 95% Base : 85% 16. # d’enfants de 6-23 moisayant reçules poudres de micronutriments et dont le taux d’hémoglobine a été contrôlé. (Cercles de gourma Rharous et Menaka). Cible : 5,308 Base : ND 17. % d’enfants de 6-59 mois fréquentant les services de santé pour diarrhée avec une prise en charge adéquate incluant le zinc. Cible : 50% Base : ND 18. % des ménages consommant du sel iodé : Cible : 50% Base : 30% 19. % de nouveau-nés mis au sein dans l’heure qui suit la naissance Cible : 70% Base : 50% 20. % d’enfants de moins de six moisexclusivement allaités exclusif par région. Cible :30 (Gao) ;60 (Tombouctou);30 (Kidal) Base : 11.8 (Gao) ; 38.9 (Tombouctou) ; 9.0 (Kidal) 21. Nombre de mères ayant des enfants de 0-6 mois ont reçu des messages adéquats de prévention sur l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant (communication interpersonnelle) Cible : 117,452 mères Base : ND
  • 13. 13 22. Nombre de mères concernées ayant des enfants de 6-23 mois ont reçu des messages adéquats de prévention sur l'alimentation dunourrissonet dujeune enfant (communication interpersonnelle) Cible : 152,069 mères Base : ND 23. % d’enfants de 6-23 mois qui ont un régime alimentaire minimal acceptable Cible : 35% Base : ND 24. # d’enfants de 6-23 mois allaités et qui reçoivent une alimentationfortifié enpoudre de micronutriments pendant 4 mois. Cible : 42,874 Base : ND 25. #d’enfants de 6-23 mois qui ont reçus durant les trois à quatre passage un supplément nutritionnelpendant la saisonde soudure dans la zone ciblée (Cercles de gourma Rharous et Menaka). Cible : 10,615 enfants de 6-23 mois Base : 0 26. # de comptes –rendus de réunions de coordination auniveau national envoyés aux partenaires (tous lessix mois) Cible :6 Base : 3 27. # de comptes –rendus de réunions des 3 directions régionales de la Santé envoyés aux partenaires (tous les deux mois) Cible : 54 Base : 18 28. Cadre national et régional de coordination et de concertation opérationnel 29. Protocole national de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë publié et diffusé. 30. Guide de mise enœuvre simplifié duprotocole de prise encharge intégrée de la malnutrition aiguë adaptée à chaque type de structure sanitaire élaboré, publié et diffusé dans les trois régions du Nord. 31. Le module de nutrition est intégré dans le curricula de l’école des infirmiers de Gao. 32. # d’agents des différents secteurs formés sur la nutritionpour renforcer la synergie et la complémentarité sur le terrain 33. Les intrants nutritionnels sont inclus dans la liste des médicaments essentiels 34. Méthode SMART reconnue officiellement comme standard national pour les enquêtes nutritionnelles. 35. Existence d’un système de suivi et évaluation basé sur la compilation des rapports mensuels d’admission et d’approvisionnement, agrégé sous support informatique (aire de santé vers districts vers régions vers niveau pays) 36. Existence projet rapid-SMS servant à collecter les données d’admission, de qualité et d’approvisionnement des programmes de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë et de prévention de la malnutrition au travers de la distribution de Suppléments Nutritionnels Prêts à l’Emploi. 37. # d’enquêtes nutritionnelles mises en œuvre Cible : 3 Base : 1 38. # d’enquêtes de couverture mises en œuvre Cible : 3 Base : 1 39. # de notes annuelles de synthèse intégrant la sécurité alimentaire et nutritionnelle produites par région. Cible : 9 Base : 0 40. # misesà jour de la base de données nutritionnelles dont la base de données du projet rapid -SMS Cible : 30 Base : 1 2.5 Suivi des données nutritionnelles (M&E). L’objectif spécifique mentionne « la réduction des taux de malnutrition aigüe et chronique chez les enfantsde moinsde 5 ans dansles3 régionsduNord (Gao,Kidal et Tombouctou) ». En même temps le Cadre Logique indique 3indicateursàsuivre : le taux de malnutritionaigüe,le taux de malnutrition chronique et la reconnaissance de la méthode SMART officiellement comme standard national pour les enquêtes nutritionnelles (voir svp tableau suivant). Indicateurs énumérés du Cadre Logique : Indicateur 4 : Taux de malnutritionaiguë globale < 10% quelque soit la saison dans les 3 régions couvertes par le projet en fin 2013. Indicateur 5: Taux de malnutrition chronique globale < 25% à Tombouctou, Gao et Kidal en fin de projet. Indicateur 34 : Méthode SMART reconnue officiellement comme standard nationalpour lesenquêtes nutritionnelles. L’UNICEF, qui a toujours en vue de garantir la « cohérence » du projet, ne donne pas seulement des intrants – médicaments, aliments fortifiéspour la récupération nutritionnelle, matériel standardisé pourlesactivitésnutritionnelles,expertiseprofessionnelleennutrition,maiss’occupeaussi dusuiviet évaluation(M&E) parla mise àdispositionduprojetd’unexpertenM&Enutritionpendantlapériode de 21 mois (33% de la durée du projet). Dans le prochain chapitre 2.6. nous traitons le thème la méthodologie utilisée au Mali pour la réalisationdesenquêtesMICS,SMART,EDS, etc. avec une attentionspécialepourl’enquête SMART. 2.6 Enquêtes Nutritionnelles existantes au Mali.
  • 14. 14 EDS Enquête Démographique etde Santé réalisée parINFO-STATavecla CPS/SSDSPFet l’INSTAT (USAID, CIDA, INSTAT). C’est une enquête organisée tous les 5 ans pour la collecte des indicateurs sanitaires et démographiques. MICS « Multi IndicatorsClusterSurvey » ou« EnquêteparGrappe àIndicateursMultiples» (INSTAT, PSI, UNPFA, UNICEF). C’est une enquête de longue durée organisée (tous les3-5 ans) et plus complexe que la SMART. Elle fait la collecte de tous les indicateurs en santé, population, WASH, anthropométrie, etc. SMART « Standardized Monitoring and Assesment of Relief and Transition » ou « Enquête Nutritionnelle Anthropométrique et de Mortalité Rétrospective » (INSTAT et DN/DNS et UNICEF, OMS et PAM). C’est une enquête rapide et de courte durée,adaptée aux situations d’urgence.Elle concerneenpriorité lacollectedesdonnéesanthropométriquesauxquelleson associe lamortalité.Elle prendenréalitéla« photographie» d’unesituation.Laméthodologie utilisée est la même que pour l’enquête MICS7 . N.B. Le MICS etle SMARTdevraitenprincipe donnerlesmêmesrésultatsd’anthropométriesi elles respectentlaméthodologiede choixdesménageset si leséquipesprennentcorrectementles mesures.Les différencessouventconstatéessontsoitliéesaux différencesde périodicitésoit à la mauvaise qualité du travail exécuté par les enquêteurs. Chiffres disponibles : Région SMART 2015 SMART 2014 SMART 2013 EDS 2012 SMART 2011 Bamako Kidal Gao Tbtou Mopti Segou Sikasso Koulikoro Kayes MAG % 10,3 - 11,5 17,5 10,0 11,2 12,5 11,2 13,3 MAG % 14,2 5,78 11,3 14,8 11,6 14,0 9,4 13,8 11,3 MAG% 13,5 MAG % 11,7 - - - 14,7 12,9 13,4 11,1 12,2 MAG% 4,9 14,1 15,4 Bamako Kidal Gao Tbtou Mopti Segou Sikasso Koulikoro Kayes MCG % 18,5 - 15,6 24,7 24,8 19,2 35,5 20,3 24,1 MCG % - 13,79 - - - - - - - MCG% 13,5 MCG % 21,1 - - - 46,5 40,5 39,9 39,5 34,3 MCG% 12,8 21,1 27,9 N.B.Le rapport financierfinal indique untotal de dépensespourl’enquête SMARTde US$ 57,623 pour l’ONGIEDA.Pour chaque CSCOMil existe deschiffres sur le nombre d’enfants dépistés, traités, etc. LeschiffresparDistrictSanitairesurl’évolutionde lamalnutritionaigüeetchroniquen’ontpaspuêtre collectées afin de les corréler aux activités du projet PASA-UNICEF. Les chiffres par Région sont cependant disponibles grâce aux enquêtes SMART. Certes,1) les enquêtes SMART n’ont pas pu être réalisées chaque année dans chaque région en raison de l’insécurité 2) les SMART ont une représentativité auniveaurégionaletnondudistrictsanitaire carréaliserune enquête SMARTchaque 7La méthodologie utilisée est le sondage à grappesà 2 degrés:d’abordune échantillon aléatoire est prise des villages ou sites et ensuite une échantillonaléatoire est prise auniveaudes ménages dans le village. 8 Chiffres de l’enquête SMART2014 IEDA 9 Chiffres de l’enquête SMART2014 IEDA
  • 15. 15 année avec représentativité au niveau du district représenterait un budget énorme qu’aucune institution ne serait capable d’assurer. La faisabilité d’un système de à petit échelle de ces chiffres par les ONG impliquées conjointement avec les CSCOMet les CS-Réf devra être analysée comme une alternative. 2.7 Finances. Le PASA UNICEF a reçu de la part de l’UE un budget total de 4.500.000 € comme prévu, sa propre contribution a été budgété à un montant total de 1.500.000 €. Le budget de l’UNICEF proposé à l’UE etapprouvé portaitsurlesrubriquessuivantes :1) Ressourceshumainesinternationalesetnationales, 2) voyages (déplacements et perdiems), 3) équipements et fournitures (voitures, ordinateurs, imprimantes,camionsde transportetc.),4) locationde bureauxàMopti,GaoetTombouctou,3) autres dépenses variées, 5) ONG partenaires ALIMA, ACF-Espagne, AAG et IMC, 6) recherche, formations, enquêtes SMART et 7) administration à raison de 7%. Le premierbudgetselonlapropositionaété accordé endécembre 2011.Le deuxièmebudgetmodifié a été accordé en 2012. Le troisième après l’avenant du 11 Février 2015. Le rapport final est issu officiellement le 5 Mai 2016. Données financières 2011, 2012 et finale selon les différents rapports financiers de l’UNICEF. Rubrique Budget initial 15- 12-2011 % Dépensesfaites à Avril 2013 Dépensesfaites Avril 2013 -Déc. 2015 Dépensesfinales 14-12-2015 % 1. Ressources Humaines10 1.319.618 € 22% 231.490 391.752 623.242 10% 2. Voyages11 123.448 € 2,1% 14.891 35.351 50.242 0,9% 3. Equipements/ Fournitures12 1.212.709 € 20,2% 702.634 1.140.802 1.843.436 31,1% 4. Location bureaux13 10,262 € 0,2% 0 2.190 2.190 0,04% 5. Autres14 288.068 € 4,8% 0 20.326 20.326 0,3% 6. ONG partenaires15 1.970.010 € 33% 575.964 1.868.151 2.444.115 41,4% 7. Recherche, SMART 674.360 € 11,2% 0 536.265 536.265 9,0% 8. Administration 392.523 € 6,5% 106.748 270.083 376.831 6,4% 6.000.000 € 100% 1.631.727 4.264.924 5.896.651 98,2% Il faut remarquer que l’UNICEF a sollicité deux fois un changement des dépenses sans coût supplémentaireàtraversunavenant.Le premieravenanten2013qui avaitpourraisonle changement politique etmilitaire aunord.Le deuxième avenantétaiten2015 pour demanderune extensionsans coût. La DUE a approuvé les deux demandes. La rubrique « équipements/fournitures » aété utiliséepourl’achatdesvéhiculespourunmontantde 33.994 Euro et aliments thérapeutiques – Plumpinut et F75/100 – pour un total de 1.809.446 Euro. 10 Nutritionofficers Mopti, Gao, Tombouctou;logisticienofficer Gao ;chauffeurs Gao, Tombouctou ;assistant programme Bamako, nutritionspécialiste Bamako ;M&E spécialiste Bamako;frais de missiondans le pays et à l’extérieur ; 11 Perdiems et voyages ; 12 VéhiculesTR (2) ;camion(1) ;ordinateurs (4) ;pièces de rechange ; 13 Pour Gao et Tombouctou. 14 Autres :publications, études, audits, évaluations, traductions, formations etc. 15 AAG, ACF, AVSF, IMC;
  • 16. 16 Selon les tableaux16 suivant les contributions de l’UNICEF aux partenaires ONG étaient : Partenaire Période Zone Montant Ordre d’importance ALIMA 2014 – 2015 Diré, Goundam US$ 1,288,956 1 AAG 2013 – 2015 Ansongo US$ 508,826 2 IMC 2014 -2015 Rharous US$ 316,138 3 ACF 2014 – 2015 Bourem, Gao US$ 207,688 5 AVSF 2014 Bourem US$ 140,668 6 MDM 2012 Kidal US$ 73,087 7 IEDA 2014 2015 Enquête SMART17 Kidal US$ 59,826 US$ 250,614 4 16 Source des tableaux UNICEF sectionnutrition. 17L’enquête SMART initiative UNICEF maisfaite par IEDA avec financement PASA.
  • 17. 17
  • 18. 18 2.8 Quelques dates historiques du projet.  Période couverte du projet : 15 Décembre 2011 au 14 Décembre 2015.  Démarrage effectif du projet dans les 3 Régions du Nord : mi-2013.  Ouverture du bureau UNICEF à Gao : mi 2013  Ouverture du bureau UNICEF à Tombouctou : début 2016  Placement nutrition officer à Gao : mi 2014  Avenant 1 de l’UNICEF à la DUE : 28 Février 2014.  Avenant 2 de l’UNICEF à la DUE : Novembre 2014.  Périodes des contrats signés avec : AVSF Février 2014 - MDM Aout 2012 – Mai 2013 ACF Mai 2012 – Juin 2013 Juin 2014 – Septembre 2015 IMC Juillet 2014 – Janvier 2015 Juin 2015 – Janvier 2016 IEDA Septembre 2014 Décembre 2014 Enquête SMART Juin 2015 – Décembre 2015 co-financement pour Kidal ALIMA Novembre 2014 – Mai 2015 Aout 2015 – Décembre 2015 AAG Aout 2013 – Février 2015 Juin 2015 – Novembre 2015  Dates des paiements (tranches) : - AVSF payement des tranches :2ème tranche 14 Décembre 2012 ($ 27,377) 3ème tranche 26 Février 2014 ($71,692) 4ème tranche 8 Aout 2014 ($ 41,599) - MDM payement des tranches :2ème tranche 31 Octobre 2012 ($ 73,087) - ACF payement des tranches : 2ème tranche 31 Octobre 2012 ($ 5,710) 1ière tranche 26 Aout 2014 ($72,904) 2ème tranche 20 Mai 2015 ($ 42,550) 3ème tranche 28 Aout 2015 ($ 34,719) 4ème tranche 30 Septembre 2015 ($ 51,805) - IMC payement des tranches : 1ère tranche 11 Aout 2014 ($ 99,105) 2ème tranche 31 Octobre 2014 ($ 94,140) 1ère tranche 9 Juillet 2015 ($ 130,219) - IEDA payement des tranches 1ère tranche 18 Novembre 2014 ($ 8,975) 2ème tranche 24 Novembre 2014 ($ 35,895) 3ème tranche 27 Février 2015 ($ 14,956) - ALIMA payement des tranches1ère tranche 21 Décembre 2012 ($ 200,014) 2ème tranche 7 Janvier 2013 ($ 437,953) 3ème tranche 11 Février 2014 ($ 208,199) 1ère tranche 28 Novembre 2014 ($ 274,518) 2ème tranche 3 Septembre 2015 ($ 1,888) 1ère tranche 9 Septembre 2015 ($ 166,384) - AAG payement des tranches 1ère tranche 15 Décembre 2014 ($ 51,186) 2ème tranche 31 Janvier 2015 ($ 83,630) 3ème tranche 29 Mai 2014 ($ 76,560) 4ème tranche 11 Aout 2014 ($72,149) Amendement 2ème tranche 10 Novembre 2014 ($ 46,611)
  • 19. 19 1ère tranche 1 Juillet 2015 ($ 95,114) 2ème tranche Octobre-Décembre 2015 (4x) ($ 73,978)  Signature avenant no. 1 : 10 Mars 2014  Signature avenant no. 2 : 11 Février 2015  Rapport final : Mai 2015  Rapport final financier : 5 Mai 2016  Evaluation finale externe : Mai 2016  Rapport final : Juin 2016 3 Appréciation Critique et Constructive. Le chapitre « AppréciationCritique etConstructive» apporte une informationsupplémentaire surles questions d’évaluation, sur les questionsdes éléments attendus dans les TdR et sur les critères DAC afin de formuler les conclusions au chapitre 4. 3.1 Les questions d’évaluation et éléments ajoutés. Lesquestionsd’évaluationontété utiliséescomme unguidependantlesinterviewsdesorganismeset personnes mentionnés dans l’annexe 6.2. 1. Est-ce que lesobjectifsduprogrammeUNICEF-PASAontété clairementetlogiquementformulés? La réponse à cette question est simplement Oui ! Les objectifs : objectif général et objectifs spécifiques sont très clairement et aussi très logiquement formulés. Ce sont des objectifs qui pourront aussi être vérifiés d’une manière objective à travers des indicateurs. Cependant, il faut remarquer que la réussite des tels objectifs nécessite un programme qui ne prend pas seulement en charge des enfants qui souffrent de la malnutrition aigüe mais qui travaillent aussi intensivement sur les causes de la malnutrition aigüe. Pour aboutir à ce but, il faut avoir nécessairement un système de suivi professionnel de préférence basé sur une approche « recherche- action ». Malheureusement cela n’était pas disponible au niveau des Districts Sanitaires. Le projet mentionne aussi la lutte contre la malnutrition chronique mais il y avait des activités spécifiques en ce qui concerne cette prévention (paquet intégré de lutte contre l’anémie et activités ANJE) . Cependant il faut mentionner les activités ANJE mais malheureusement pas exécutées à grande échelle. 2. Est-ce qu’ils ont été adaptés à la situation nutritionnelle en général au Nord du Mali et en particulier pour le groupe cible ? Oui, mais l’élément communautaire n’a pas été mentionné ! Selon le rapport final UNICEF PASA l’accent a surtout été mis sur la prise en charge des enfants qui ont été dépistés par les relais communautairesetayantla malnutrition aigüe. Il sera un grand défi d’inclureaussi uneapproche communautaire spécialement pour lutter contre la malnutrition chronique. Cette approche communautairedeluttecontrela malnutrition chroniqueesten coursd’élaboration a l’Unicef mais effectivement n’existait pas au démarrage de ce projet. 3. Est-ce que l’implication des partenaires non étatiques a été fructueuse ? Cette question a été difficile à répondre parce que les visites de terrain n’étaient pas possibles et les rencontresavecles groupesdebénéficiairesn’ontalorspaseu lieu.En plusles représentantsde la société civile au niveau national et régional n’ont pas été formés ni informés. L’implication des partenairesnon étatiquesn’a pasété seulementnécessaireavecl’absencedes structuresdesanté
  • 20. 20 étatiques,cetteimplication a étéaussifructueuse.En 2012 peu d’activités ontétéréalisées à cause de l’occupation des trois régions du Nord du Mali, les cadres de l’UNICEF n’avaient pas non plus accès aux autres localités hors des villes de Gao, Tombouctou et Kidal à cause des raisons d’insécurité. Les cadres des partenaires non-étatiques ont eu les moyens pour se rendre dans les Districts Sanitaires couverts par le projet. Il faut cependant remarquer que 40% du budget a été destiné aux partenairesnon-étatiquey inclus les travaux pourl’enquêteSMART(IEDA). Lescadres des ONG locales n’ont pas été impliqués d’une manière systématique tandis que malgré leur manque de compétences techniques ils/elles sont les seuls qui connaissent bien leur milieu, leur langue,leurculture,et leurshabitudesalimentairesetc.Enfin,surleplan dedurabilitéils/ellessont plus aptes pour ce travail. 4. Quelle a été le rôle des services étatiques ? Le rôle desservices étatiquesdoit être analyséà différents niveaux.D’abord au niveau nationalle rôle de la Division Nutrition doit être mentionné. Cette Division est responsable pour la mise en œuvre de toute la politique nationale en ce qui concerne les actions de la nutrition au Mali. Elle veille entre autres sur la mise en œuvre du Protocole de la Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe(PCIMA).Dansce projet,l’UNICEFaussibien que les ONG partenairesont bien respecté le protocole PCIMA. Toutes les activités, formations, supervisions sont menées avec l’active collaboration des services étatiques. Tous les outils sont valides au niveau national et ensuite utilises au niveau régional et du district. Même si l’on juge l’UNICEF comme le moteur du programmeeten plusle rôle des services étatiques moinsactif, cela est principalementdû au fait que le programme a été exécuté par l’UNICEF. Cependant ces PFNR ont clairement exprimé que leur travail a été difficile à cause du manquedemoyens.Des visites de terrain n’étaient possibles que grâceaux faveursdes ONGpartenaireset l’UNICEFquiont donnédesmoyensde transportet ontpayéles perdiems. Dansunesituation idéale éventuellementc’est la DN et les DRS qui doivent avoir en charge d’implanterun tel projetavecl’appuiinstitutionnel,techniqueet professionnelde l’UNICEF et certaines ONG spécialisées. 5. Comment le programme s’est adapté au changement du contexte sécuritaire au nord ? Grâce aux ONGquiétaient déjà surplacependant l’occupation,leprogrammea pu continuermais en forme adaptée. 6. Commentlaprise en charge intégrée de lamalnutritionaigüe danslestroisrégionsdunorda été mise en œuvre de façon cohérente et coordonnée ? L’UNICEFa assuréune coordination grâce à son coordinateurnutrition d’abord à Moptietaprès à Gao. Le bureau de l’UNICEF à Bamako a cependant joué son rôle de coordination mais selon certainspartenaires pasde manièreexemplaire.la coordination a l’Unicef ne se faitpaspar projet mais par programme. S’il est vrai que la coordination ne s’est pas faite par projet, selon l’UNICEF la coordination detouslesacteursnutrition au Nord s’estfaitvia le clusternutrition. Surtoutlerôle del’UNICEFdegarantirun suiviprofessionnel restediscutable.L’UNICEFditqueleSMARTn’estpas destiné pour le suivi des projets comme le SMART. Cependant du point de vu « projet » il est nécessaire d’avoir un suivi au moins pour mesurer l’impact. L’Impact mesuré devra au moins mesurer si les objectifs ont été réalisés. Il est connu que le rôle des services étatiques a été interrompu pendant la crise politique. 7. Comment un paquet d’interventions intégrées à haut impact de lutte contre les carences en micronutriments, incluant le dépistage systématique chez les enfants de 6-59 mois a été mis en
  • 21. 21 œuvre dans lestrois régions,permettantd’assurerune supplémentationenvitamine A deux fois par an auprès des enfants de 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois. Selon les rapports des partenaires et ceux des services étatiques la mise en place du paquet d’interventions intégrées à haut impact et le dépistage systématique des enfantsont été réalisés avecun impactquantitatif trèspositif maisla qualitén’a pasétéévaluée. L’UNICEFdisposedetous les chiffres bien détaillés pour chaque District Sanitaire. 8. Commentlapromotiondespratiquesappropriéesd’alimentationdunourrissonetdujeuneenfant estassurée de façoncontinue entenant compte desspécificitésdestroisrégionsetdescapacités de réponse préexistantes en communication pour le développement ? L’impact n’a pas été mesurable. Cependant le projet ANJE a été introduit. Afin d’avoir un impact très positif il fautavoirnécessairementun partenariatservicesétatiquesdesanté – UNICEF– ONG spécialisées – ONG locales. 9. Commentle programme aeffectivementrenforcé lescapacitésdesacteursde nutritionàtousles niveaux danslesdomainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer, de la promotion des interventions de prise en charge et de prévention de la malnutrition de la communication et du suivi et évaluation ? Malheureusementcevoleta été exécuté maisle suivi deson impact n’estpasconnu. Au total, 537 personnels de santé (263 pour la région de Gao et 274 pour la région de Tombouctou) ont été formésen novembre2013 pourla région de Gao et en février 2014 pourla région deTombouctou. Comment le système d’information nutritionnelle, de suivi et évaluation des programmes a été misenplace dans lestroisrégionsenlienaveclesautressystèmesd’informationtelsquele SISet le SAP en utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. rapid-SMS). Le SMARTa été faitles enquêtesnutritionnellesmaisun systèmedesuivi nutritionnelau niveau de chaque District Sanitaire à travers les indicateurs anthropométriques n’a pas été exécuté simplement à cause des raisons d’insécurité et des limites budgétaires. Le SIS existe et le rapide SMSa été expérimentea Mopti. Afin debien mesurerl’impactdesactionsun tel systèmeauraitété nécessairement mis en œuvre, éventuellement en forme adaptée conjointement avec les ONG partenaires. Le rôle des ONG locales sera bien nécessaire. Les preuves ont déjà été données mais malheureusement pas assez exploitées. 10. Est-ce que la stratégie opérationnellede l’UNICEFaappuyé le gouvernementduMali envue de la mise en œuvre des interventions en collaboration avec les partenaires ONG. En principe c’est au Gouvernement même de répondre à cette question. Cependant il faut reconnaitre que l’UNICEF est le fonds des nations unies pour l’enfance spécialisé qui a les compétences,lescadresprofessionnelsetsurtoutlesintrantscommeles médicaments,lematériel anthropométrique etc. Il y avait un appui mais selon certaines informations reçues à Gao et à Tombouctou,iln’était pasd’unegrandeimportanceau niveau institutionnel.L’appuiétaitsurtout donnéen formedefacilitation pourqueles ONG partenairespuissentfairela prise en chargesur le terrain. Le rapportfinal de l’UNICEF montrebien à quels niveau l’appuidansla mise en œuvre des interventionsa été donnée:formation detoutle personnelde santéet équipes cadresde DS sur le protocole PCIMA, supervisions PCIMA,formation des équipes cadres de district sur la gestion des intrants, la gestion des données nutritionnelles. 11. Comment la valeur ajoutée de l’UNICEF dans ce programme selon les partenaires (ALIMA, ACF, AVSF, ICM) et selon l’évaluateur peut être améliorée ?
  • 22. 22 La valeur ajoutée a été évaluée par les partenaires d’une manière différente. Le rôle de « coordinateur » aurait pu être exécuté d’une façon plus professionnelle. L’UNICEF cependant explique que la coordination a joué son rôle a été organisé pas selon le projet mais selon le programme national PCIMA surtout à travers le cluster de nutrition. Le rôle comme « groupe de référence » a été évalué positif selon quelques partenaires comme aussi le rôle d’organisme de « lobbying ».Cependantily a aussidespartenairesquin’ontpassentiunevaleurajoutéedela part de l’UNICEF. 3.2Réponses sur les éléments attendus selon les TdR de l’évaluation : 1. La pertinence desréponsesprévuesparle projetface auchangementde contextedansle norddu Mali ? La pertinencedesréponsesprévuesparleprojetestacceptablemaisilfautaussireconnaîtrequ’elle est partielle. Pourquoi ? Les objectifs spécifiques indiquent clairement la réduction de la malnutrition aigüe mais aussi chronique tandis que les réponses sont principalement médicales – utilisant le protocole PCIMA – sans prendre en considération l’élément communautaire. Aussi le fait que la malnutrition chronique, n’étantprincipalementpasun problème de santémais surtout un problème multisectoriel et en particulier de pauvreté a été mentionné dans les objectifs spécifiques mais dans les réponses elle était presque absente. Sur le plan professionnel et scientifique un programme de lutte contre la malnutrition chronique devra être exécuté parallèlement à celui d’un programme de lutte contre la malnutrition aigüe par les structures sanitaires. Ce constat sera important en direction du bailleur de fonds. 2. La performance des mécanismes de mise en œuvre du projet en analysant  La mise à disposition des fonds par rapport au budget du projet ; rien à signaler.  La gestion des contraintes dans la mise en œuvre ; rien à signaler.  L’adéquation du système de suivi et de ses outils ; contraintes financières pour la mise en œuvre d’un système de suivi performant et adapté entre autre à la nouvelle situation sécuritaire n’ont pas permis d’installer un système performant.  La performance despartenairesdansl’atteinte desrésultatsdesprotocolesd’accord ; positif selon les rapports de progrès.  La participation et l’implication des autorités gouvernementales au niveau national et régional ; surtout la responsabilisation des autorités gouvernementales.  La qualité et la quantité de l’appui administratif et technique fourni par UNICEF par rapport aux problématiques rencontrées ; il n’existe pas de plaintes de la part des partenaires étatiques et non-étatiques. 3. Le rapport coût-efficacité des moyens prévus pour la mise en œuvre et ceux utilisés ; Le budgettotalprévu a été complètementdépenséavec42% pourles actionsdesONG partenaires et 58% pour l’UNICEF. Un calcul brut des coûts moyens de la prise en charge d’un enfant dépisté estentre75 – 150 €. Cela faitun coûttotal–extrapolé–de180 - 350€18 incluantla partiedu budget destinée pourl’UNICEF y inclus les coûtsd’achatdu PLUMPINUT, médicaments etautres matériel. En général, on peutdire que le prix pourdépister un enfantsouffrantdela malnutrition aigüeest en moyenne+250€. Sanscoordination etintrantsachetésparl’UNICEF,ilseraiten moyenne+125€. Ces chiffres sont indicatifs et doivent être mieux calculés. 18 Calcul basésur les chiffres de 2ONG partenaires. Il faut remarquer que ces chiffres etaussilecalculne sont pas exact. Pourcette raison il faut prendreles chiffres commeindicatif !
  • 23. 23 4. L’efficacité des activités en termes qualitatif et quantitatif ; Cette question est difficile à répondre simplement parce que les visites de terrain n’étaient pas possibles. Conjointement avec le responsable de l’UNICEF de Gao et Tombouctou, nous avons donné une note de 7 sur 10 pour la qualité des activités de terrain dans les villes de Gao et de Tombouctou et619 sur10 pourles Districts Sanitaireshorsdesvilles. Il fautcependant comprendre que ce jugement est subjectif et basé sur nos propres observations ! Ce qui nous fait comprendre qu’elle n’était pas excellente ni mauvaise mais raisonnable. 5. Le changement nutritionnel perçu par les bénéficiaires directs ; Cette question nepeutpasêtre répondueparl’évaluation parcequela possibilité derencontrerles bénéficiaires n’était pas là. 6. La qualité desservicesdélivrés,leuradéquationavecle protocole de priseen charge,lescapacités de dépistage et de prise en charge adaptée dans les structures sanitaires ; Lesrapportsdeprogrèsdespartenaires –quiontsurtoutdonnéun appuiinstitutionnelettechnique - estiment la qualité en général « raisonnable ». Les indicateurs de performance des DS appuyés par les ONG permettentausside donneruneréponsesur la qualité. Au débutelle était faible mais deplus en pluselle a été améliorée.Cependantilfautobserverquecette« estimation » ne pourrait pas être vérifiée d’une manière objective. Tous les indicateurs de performance sont bien connus mais la question en ce qui concerne sa qualité ne peut malheureusement pas être répondue. 7. La participation des communautés dans l’exécution et la capitalisation du projet ; L’évaluation n’a pas eu de moyens pour vérifier si la participation des communautés a été d’une grande importance. Il n’existe pas d’enquêtes réalisées pour capitaliser cette expérience proprementditecela aurait été unetachede la coordination pouranalysercettequestion. Pource travail l’implication des ONG locale aurait été idéale ! 8. L’impact du conflit dans le nord sur la mise en œuvre et les réalisations du projet ; Le conflit dans le nord a eu un impact énorme sur la mise en œuvre et les réalisations du projet. L’UNICEFn’a pu faire des visites de contrôle sur le terrain.Les partenairesontpu faire leur travail mais avecdes risques. Le plus grand résultatde ce projetest qu’un programmedepriseen charge intensive de la malnutrition aigüe a été mis en place ! 9. L’efficacité du modèle d’intervention pour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux contraintes sécuritaires que les intervenants ont rencontré suite à la crise politique de 2012 ; En 2012 le projet a connu un grand retard dû au conflit militaire et au fait des changements politiques sur le plan national. C’est grâce aux partenaires qu’ils ont pu donner l’appui aux structures étatiques de santé. Cela a aussi été reconnu par les structures étatiques de santé. 10. Les perspectives de durabilité du projet, particulièrement en termesd’actionsliées à l’ANJE, aux systèmesde suivi-évaluationetaux mécanismesde coordinationdesactionsde nutritiondansle pays et les partenariats opérationnels et stratégiques ; En décembre2015, le rôle del’UNICEFétait terminé.Les ONG partenairesontcontinuéleur travail surle terrain utilisantd’autresbailleursdefonds.Cependant,leprojetn’apaspu ouvoulu travailler 19 Un chiffre subjectifsur une échelle de 10 dont 0 = très mauvais et 10 = excellent !
  • 24. 24 sur la responsabilisation effective des structures sanitaires20 . Aussi, aucun transfert de compétences n’a été fait aux ONG ou d’autres structures locales. 11. La formulation des leçons apprises et l’identification des nouveaux axes d’intervention ; Le rôle et la responsabilité des structures étatiques sont essentiels. Les ONG sont d’une grande importancegrâce à leur professionnalisme.Lerôle de l’UNICEFest clair en tantque FondsdesNU pourl’Enfancecommeorganisationd’appuiauxstructuresgouvernementales. Maiscequimanque est le transfert des compétences aux groupements et aux ONG locales. Ces groupements et ONG localesappartenantà la sociétécivilesurplacen’estpasseulementsouhaitablesurleplan politique mais surtout souhaitable pour intensifier les structures locales de l’économie sociale. Un programme qui s’adressera à prévenir et lutter contre la malnutrition chronique devra nécessairement prendre cette conclusion en considération. 3.3 Evaluation des critères DAC.  Pertinence. La pertinence est reconnuemais de préférencedevra être élargie pourreconnaîtreune bonne approche « communautaire » et en même temps d’inclure un volet plus déterminé de lutte contre la malnutrition chronique.  Efficacité. L’efficacitépourraitêtre améliorée parunemeilleure implication maisaussiresponsabilisation desstructures sanitaires étatiques.Aussiavecunemeilleurecoordination l’efficacitéauraitété plus grande ; selon l’UNICEF la coordination a été faite par programme et non par projet. Le PASA était un projet ! Voir svp 3.2.6. et remarque en bas de page 20.  Efficience. L’efficience des activités des ONG partenaires sur le terrain ne pouvait pas être contrôlée simplement à cause du manque d’instruments de contrôle. Cependant, un prochain projet devra identifier un system de suivi qui permettra de mesurer l’impact et surtout mettre en œuvre un systèmede suivi qui pourra au moins répondreà la questionssi les objectifsontété réalisés.  Impact. L’impacta étéreconnu parles partenairesétatiquesetnon-étatiques.En termesquantitatif,le nombred’enfantsprisen chargeest bien connu mais l’impact sur le taux de malnutrition l’est moins.  Durabilité. La durabilité se manifeste à travers les CSCOM et CSRéf opérationnels et pourra être plus grande par une approche qui inclut fortement la société civile et ses structures alliées. 20 Selon l’UNICEFlaresponsabilisation des autorités sanitaires estchaquejour plus grandemais les autorités ne prennent pas toujours leurs responsabilités:un exemple concret. L’Unicef a formé en 2015 les DS dans l’estimation de leurs besoins en intrants thérapeutiques trimestriels.Malgréla formation et malgréles multiples demandes, les DS n’envoient toujours pas leurs estimations debesoins,obligeantl’Unicef à évaluer les besoins si on veut éviter les ruptures au niveau des DS.
  • 25. 25  Visibilité. La question de visibilité sur le terrain ne se pose pas simplement à cause de la présence des pays membres de l’UE dans la MINUSMA. Pour cette raison la non-visibilité de l’UE était une condition à cause desraisonssécuritaires. Cependantau niveau de la coordination la visibilité est présente mais pourra être plus développée. 4 Conclusions. Ce chapitre « conclusions » donne une appréciationendonnantdesréponsesgénéralessurles5 objectifsde cette évaluationmentionnésdanslesTdR. 1) Déterminer si les objectifs et résultats attendus ont été atteints et d’en comprendre les raisons. Plus spécifiquement donner une réponse à la question si le projet « réponse à l’urgence nutritionnelle silencieuse dans les régions du nord du Mali » par l’objectif général : améliorer la survie et la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans dans les régions du nord du Mali a pu aboutir à son objectif général et spécifique21 mais aussi ses résultats attendus?  Objectif général : améliorer la survie et la situation nutritionnelle des enfantsde moins de 5 ans dans les régions du nord du Mali. Le projet a certainement pu contribuer à l’objectif général mentionné ci-dessus.  Objectifspécifique :réduire lestaux de malnutritionaiguëetchroniquechezlesenfantsde moins de 5 ans dans les 3 régions du nord.  Le projet a certainement pu contribuer à la réduction du taux de malnutrition mais il n’a pas été possible d’établir dans quelle mesure au niveau des Districts Sanitaires. La raison a été expliquée au 2.6 notamment aux deux derniers paragraphes. Il faut remarquer que les indicateurs de performance comme le nombre d’enfants dépistés et pris en charge ne sont pas de chiffres qui indiquent le taux de la malnutrition aigüe. En ce qui concerne la réduction de la malnutrition chronique, le projet ne prévoyait que des interventions de santé et nutrition de lutte contre la malnutrition chronique (paquet intégré contre l’anémie) et l’ANJE.  Résultat 1 – La mise en œuvre d’un programme de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (sévère et modérée) dans les trois régions de façon cohérente et coordonnée selon le Protocol de la Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigüe au Mali (PCIMA). Le projeta bien contribuéà la mise en œuvredela priseen chargeintégréedela malnutrition aigüe parplusieursmoyensconformémentau protocolePCIMA.Surtout lesONGpartenaires –AAG,ACF, ALIMA,AVSF,IMC - ont pu donnerun appuiimportantaux structuresofficiellesdu MSHPdansles 8 Districts Sanitaires22 . Avec la crise militaire et politique que les 3 régions du Nord ont vécu, la présence de ces ONG a été essentielle à cause de plusieurs facteurs23 .  Résultat2 – La mise enœuvre d’unpaquetd’interventionsintégréesàhautimpactde lutte contre lescarencesenmicronutriments,incluantledépistagesystématiquechezlesenfantsde 6-59mois permettantd’assurerune supplémentationenVitamine A deux foisparan auprèsdes enfantsde 6-59 mois et de déparasiter les enfants de 12-59 mois. 21 L’objectif spécifique était de réduire les taux de malnutritionaiguë et chronique chez les enfants de moins de 5 ans dans les 3 régions dunord(Gao, Kidal et Tombouctou) endessous desseuilscritiques (10 % pour la malnutritionaiguë et 20 % pour la malnutritionchronique). 22 Diré, Goundam, Tombouctou, Rarhous, Bourem, Gao, Ansongo, Ménaka. 23 1) absence des structures sanitaires étatiquesen2013 ;2) appui au rétablissement de ces structures ;3) expérience professionnelle ensanté dans lessituations de crises ;4) compétence professionnelle ensurvie de l’enfant, nutrition pendant d’urgence etc. AAG, ALIMA, ACF étaient déjà présentes dans les Régions dunordpendant l’occupation.
  • 26. 26 Les ONGpartenairesontpu appuyercettemiseen œuvre.L’UNICEFa largementcontribuéavecles connaissances en la matière et surtout avec les intrants – vitamine A, médicaments, autres micronutriments, aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. - qui ont été distribués dans les différentes structures de santé. La couverture et l’efficacité de cette mise en œuvre de ce paquet ont été contrôlées et supervisées par les DRS.  Résultat 3 – Assurer la promotion des pratiques appropriéesd’alimentation du nourrissonet du jeune enfantde façoncontinueentenantcompte desspécificitésdestroisrégionsetdescapacités de réponse préexistantes en communication pour le développement. Cette promotion a été exécutée par certaines ONG. Par exemple IMC a pu réaliser des activités ANJE avec certain groupements des communautés dansle District Sanitaire de Gourma Rharous. Pour des limites budgétaires l’approche ANJE n’a pu être développée d’une manière intensive. En plus des raisons sécuritaires ont joué un rôle. Si ces pratiques ont été effectivement réalisées de façon continueetacceptéeparlesmères,elles ne sontmalheureusementpasconnues.Afin debien connaîtrel’acceptation de ce phénomène – pratiquesappropriéesd’alimentation du nourrisson et du jeune enfant - il faut d’abord organiser une enquête24 professionnelle qui sera faite au niveau des communautés concernées – villages, campements, villes, sites etc. L’évaluation ne demande pas si la méthode mentionnée par le protocole PCIMA est la meilleure solution en prenant en considération une méthodologie plus orientée vers une approche communautaire. Il faut remarquer cependant qu’il existe beaucoup d’expériences dans les régions de Tombouctou et de Gao en la matière25 .  Résultat 4 – Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les domainesde lacoordination,de lamiseenœuvredesprogrammes,duplaidoyer,de lapromotion desinterventionsde prise encharge et de préventionde lamalnutrition,de lacommunicationet du suivi et évaluation. Le renforcement des capacités des acteurs de nutrition à tous les niveaux dans les domaines mentionnés est vraiment d’une grande importance mais cette tâche était surtout attribuée à l’UNICEF. A peu près 60% du budget était attribué à l’UNICEF et 40% pour les ONG partenaires. Dansle budgetles rubriquesontété déjà bien mentionnées.Objectivementdit, l’UNICEFa faitson mieux et a exécuté exactement ce qui a été proposé selon le budget. Le rapport final mentionne l’ensembledesformationsappuyéestechniquementetfinancièrementparl’UnicefdanslesRégions du Nord.Pourexécuterun programmequinécessiteun grand degréde cohérence,l’UNICEFaurait pu jouer le rôle de coordinateur conjointement avec les ONG partenaires et les partenaires étatiques pour trouver une solution au constat.Voir aussi les commentaires au 2.6 dans les deux derniers paragraphes en ce qui concerne le suivi au niveau des Districts Sanitaires.  Résultat 5 – La mise enplace d’unsystèmed’informationnutritionnelle,de suivietévaluationdes programmes dans les trois régions, en lien avec les autres systèmes d’information tels que le Système d’Information Sanitaire et le Système d’Alerte Précoce et utilisant notamment les nouvelles technologies (cf. Rapid-SMS). La miseen place d’un systèmed’informationnutritionnelle,desuiviet évaluation a étéuneactivité d’unegrandeimportanceafin demesurerl’impactdu projet.A la fin de2.6, il a été expliquéquelles limites et contraintes le projet a vécu. Les ONG partenaires et les DRS ont à travers la Division Nutrition bien travaillé sur les indicateursde performance – (nb.d’enfantsdépistés,nb.d’enfants traités, nb.d’enfantsavecMAG+/- complications etc.) – mais passurla corrélation entre l’impact de ce programmeetles taux demalnutrition. En ce quiconcernela malnutrition chronique voirsvp 24Il ya une étude encours actuellement pour l’intégrationde la PECde la MAS dans les SEC. Les résultats de cette étude seront une référence pour que le gouvernement du Mali puisse décider s’ilest viable que les ASCprennent en charge la MAS. 25Publication de l’OMAES :La sécurité alimentaire et nutritionnelle auniveaucommunautaire :expériences d’un projet de la prise encharge et de prévention communautaire de la malnutritionpériode 1995 – 2010. Historique d’unprojet.
  • 27. 27 plus haut le point 1) objectif spécifique. étant mentionnée dans les objectifs n’a pas du tout été prise en charge. 2) Apprécier les points forts et faibles de l’action, avec une analyse plus particulièrement approfondie des démarches des interventions, de leur pertinence et de leur pérennité.  L’UNICEFa été choisi par la DUE comme intervenantprincipaldansles trois régions. Le choix a été juste à cause du fait que l’UNICEF porte un statut de neutralité étant donné qu’elle est une organisation onusienne. Ce choix a été acceptable et compréhensible. Un autre argument est le statut professionnel de l’UNICEF ayant de connaissance en matière de nutrition et aussi d’être un promoteurdu protocoledela PCIMA. Ceci peutaussiêtre considérécommeun pointfort. Un autre avantage était que l’UNICEF avait les moyens et le système logistique de fournir les intrants nécessaires. Lerôle de l’UNICEFd’êtreen mesuredefaire le plaidoyerpourla causedu bien-êtrede l’enfant devra aussi être mentionné comme point fort.  Le point le plus fortétait le fait que l’UNICEFpouvaitgarantirla « cohérence » nécessaire pourla mise en œuvred’un tel programme.Bien quel’UNICEFait pu choisir des partenairessur le terrain ayant l’expérience dans la mise en œuvre de programmes de santé-nutritionnels, tous ces partenaires ont fait le constat que cette valeur ajouté a été suffisammentexploitée par l’UNICEF. Parexemple en matièrede systèmede suivi professionneletpratiquel’UNICEFa collecté un grand nombred’indicateursdeperformanced’unemanièresystématique maismalgré la bonnevolonté n’a paspu organiserun systèmedesuividesindicateursanthropométriquesau niveau desDistricts Sanitaires nécessaires pour suivre l’impact des actions (voire aussi 2.6). Ce rôle de garantir la cohérence n’a pas été exprimé par une forte coordination en la matière de la part de l’UNICEF. Aucuneréunion de coordination entrel’UNICEFet les partenairesétatiqueset non étatiques de ce projetn’a étéorganiséesauf lesréunionsbilatérales purementtechniques.La raison selon l’UNICEF était simplement parce que le financement de ces projets a été fait par d’autres fonds et avec beaucoup d’autres acteurs26 . L’UNICEF organise la coordination des partenaires selon le programmeetnon selon les budgetsoctroyésparlesbailleurs.La vision programmeestprivilégiée sur la vision projet.  L’UNICEFn’a pasdéveloppéde site internetpour mieux informerles personnesintéresséesparce projet. Les réunions du cluster de nutrition dont l’UNICEF est le lead mais ces réunions sont trop générales pour discuter les problèmes spécifiques etc. d’un programme EU-PASA.  En ce qui concerne l’analyse des causes ou de l’étiologie de la malnutrition aigüe au nord l’UNICEF bien que coordinateur pour garantir la cohérence, n’a pas fait un effort de bien capitaliser les expériencesni faire desétudesapprofondiesdel’étiologie. Cela a été souhaitablemalgré quece ne soit pas prévu dans le budget et malheureusement pas demandée par le bailleur de fonds. 26Pour l’Unicef, la coordinationse fait selonle programme Unicefavec le gouvernement du Mali et nonselonlesbudgets obtenus pour mettre enœuvre ce programme.
  • 28. 28  La malnutrition chronique pourtant mentionnée dans les objectifs, n’a cependant pas été un point de grande importance. L’UNICEF a exécuté exactement ce qui été prévu dans le projet sur la malnutrition chronique. Ilfautcependantreconnaitrequ’unetelleattentionn’auraitpasétépossible simplementparlefait quela malnutrition chroniquen’estpasun problèmesanitairemaisen réalité un problème de pauvreté et d’ignorance.  Les actionsdesONGpartenairesontseulementpu êtreévaluéesà travers leursrapportsdeprogrès et rapportsfinaux. Leurscontraintessurleterrain ontétépluriformes. Cependantleursactivitésont été suffisamment appréciées par les DRS et plus spécifiquement par les PF nutrition de la DRS. L’impact de leurs actions n’a cependant pas été mesurable par un système de suivi qui ne mesure pas seulement les indicateurs de performance mais aussi ceux d’impact. L’UNICEF avait mis l’enquête SMART en œuvre mais pas un système qui permettait un système de suivi pour mesurer l’impactdu projet. L’UNICEFsejustifie que cela n’a pasété prévu dansle budget. Pourcetteraison la question devra aussi être posée au bailleur de fonds.  Avec l’appuidel’UNICEFun système intensifdela prise en chargedela malnutrition aigüea étémis en place malgrétoutesces contraintesmultiplesdéjà mentionnéescommel’insécurité, lesretards et les limites budgétaires. 3) Apprécier dans quelle mesure les fonds EU PASA ont contribué avec succèsà donner les moyensau Pays de mettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutritiondans les régions du Nord, comme prévupar le nouveau Protocole National de Prise en Charge de la Malnutrition Aigüe élaboré en 2012 et dans la Politique Nationale de Nut rition adoptée en 2013. Les fondsEU PASA ontcertainementcontribuéavecsuccès à donnerlesmoyensau paysdemettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre la malnutrition. Le choix de l’ UNICEF comme organisation pilotea étécompréhensibleet logique. Le choix de l’UNICEFpourcontractualiseravec desONGcommepartenairespourappuyera aussiétélogiqueetproductif. Cependantleprojeta pu dépenser 40% du budget pour l’appui aux ONG selon la prévision du budget. Il faut alors faire la remarquedesavoirsi ce pourcentagen’auraitpas pu êtreplusélevé simplementpourla raison que ce sont les ONG qui ont fait le travail du terrain. Un autre constat est que le programme pouvait donner plus d’appui aux structures nationales au moins pour garantir une durabilité des interventions. 4) Apprécier l’efficacité du modèle d’interventionpour la mise en œuvre de la PCIMA par rapport aux contraintes sécuritaires que lesintervenantsontrencontré suite à la crise politique de 2012. Le modèled’intervention «UNICEF- ONGpartenaires – structuresétatiques »étaitacceptablepour la miseen œuvredece programmependantleschangementspolitiquesetsécuritairesassez grands. Dansla situation idéalele projetpouvaitété confié pourunegrandepartieauxstructuresétatiques avec l’appui professionnelle et logistique de l’UNICEF et les ONG partenaires. L’UNICEF qui pouvait bien jouer son rôle de contrôleur de « cohérence » a joué ce rôle mais pas avec une grande exemplarité. Le manque de coordination a déjà été mentionné. Par exemple son rôle comme institution qui pourrait garantir un système de M&E professionnel surtout pour bien contrôler la qualitéde collecte des résultatsdecertainsindicateursanthropométriqueseten mêmetempspour garantirquele systèmedesuivi donnaitassezd’information pouradapterle programmeen cas de nécessité. L’UNICEFexpliqueen détaillepourquoi :raisonsdesécuritémaisaussilimitesbudgétaires. Mêmeun bon exercice « leçons apprises » entre les trois partenaires – UNICEFMSHP ONG– aurait pu signaler ce manque et indiquer comme leçon apprise à éviter.
  • 29. 29 5) Apprécier la manière dont l’UNICEF et ses partenaires pour la mise en œuvre se sont acquittés de l’obligation contractuelle de visibilité de l’Union européenne. Il n’y a pas d’information disponible en ce qui concerne l’aspect visibilité de l’Union Européenne. Même une « visibilité » trop concrète pendant une période sur le terrain n’était pas possible étant donnéla situation sécuritaireau moment où quelquespaysmembres27 étaientactivementimpliqués dans les opérations militaires. A cause de cette présence, une visibilité sur le terrain n’était pas du tout recommandable. Cependant il faut faire le constat que le programme PASA n’était pasconnu parquelquespartenaires.Leprojetétaitconnu surtoutsouslenomde"projetUNICEFnutrition".Un site web de forme active avec toute l’information disponible aurait été d’une grande valeur pas seulementpourmontrerl’originedesfondsmaisaussipourmontrerle progrèsetles contraintes. Il faut aussi remarquer que quelques partenaires n’ont pasconnu ce programme sousle nom PASA. D’autres partenaires n’ont pas su que le PASA était un programme de l’UE. 5. RECOMMENDATIONS. Les recommandationsformuléesne sontpas faitesde façonstandard mais sontune réactionlogique en lien avec les points mentionnés dans les conclusions. Elles sont directement liées aux objectifs et résultats attendus du programme « Réponse à l’Urgence Nutritionnelle Silencieuse dans les Régions du Nord du Mali ». En ce qui concerne la problématique : La problématique « malnutrition silencieuse » est pertinente. 1) Il estfortementrecommandé de capitaliserlesexpériencesdéjàacquisesdanslestroisrégionsen la matière et en même temps de mieux capitaliser les leçons apprises. 2) Bienque lesdonnéesexistantessurlaprévalence de lamalnutritionauniveaude chaque District Sanitaire ne soientpas disponibles,il fautfaire le constat que tant que le bailleurde fonds(DUE) que l’UNICEF comme Fonds spécialisé, la recherche pour trouver une méthodologie faisable devrait être obligatoire. Cependant une méthodologie qui est fondée sur des preuves (evidence based) - quantitatives et qualitatives – sera toujours nécessaire. En ce qui concerne les objectifs et résultats attendus : L’objectif spécifique de réduire la malnutritionaigüe et chronique est en général un objectif réaliste mais étant donné la situation complexe au nord du Mali sans avoir fait une analyse approfondie du problème et sans avoir utilisé les leçons apprises des programmes antérieurement exécutés dans les trois régions du nord, la seule conclusion acceptée est celle que le programme proposé est très prétentieux. Pour cette raison il faut : 3) Bien analyser et capitaliser lesprogrammesen la matière déjà exécutésdans les trois régions et en même temps capitaliser les leçons apprises. 4) Elaborerdesprogrammesmoinsprétentieux etplusréalistesqui se limitentàcertainsvoletsbien précisés. Par exemple se limiter uniquement à la mise en œuvre du protocole PCIMA ou plus 27 La France et les Pays Bas comme aussi les forces policières suédoises et allemandes étaient tous opérationnels dans les Régions du nord.
  • 30. 30 concrètementdonnerunappui professionnel,technique,matériel oufinancieraux DRSengénéral ou le travail desPointFocaux de Nutrition.Le choix pourunappui technique desONGspécialisées devraêtre secondaire. LesenquêtesauNordduMali ont été partiellementfinancéesparle projet UNICEF-PASA 5) En ce qui concerne le suivi du programme, trouver une alternative pour une SMART adaptée au niveauduDistrictSanitaire conjointementaveclespartenairesafinde garantirunsystème desuivi directement lié aux activités de l’ONG partenaire. En ce qui concerne le mode de mise en œuvre du programme : Etant donné que le programme a démarré au momentdes grands changementspolitiquesetsurtout militairesaunorddu Mali,il fautque l’UNICEFcomme agence desNationsUniesrenforce ouprendsa tâche plus au sérieux concernant : 6) Son rôle de coordinateur du programme avec des réunions inter-partenaires régulières. 7) De la mise enœuvre d’unsystème de M&E central donttous lespartenairesontaccèset alorsen profitent. Cela nécessite aussi un système de suivi par District. 8) Pourmieux servircomme pointd’informationsurlesproblèmesde nutritionauNordetenmême temps fournir une cartographie (mapping) totale un tel projet sous coordination de l’UNICEF pourradonnerplusde poidsauclusterde nutrition.Bienquelesinformationssoientbienconnues aussi par District Sanitaire - les prévalences, les activités, qui fait quoi,avancements,etc. - il faut les aussi mieux disséminer dehors le cluster de nutrition. En ce qui concerne le rôle de l’UNICEF dans un tel programme : 9) Bien que l’UNICEF étant une organisation onusienne soit neutre et dispose des spécialistes en matière de nutrition,M&E,survie de l’enfant,protectionde l’enfant,fournisseurdesintrantsetc., il faut que l’UNICEF montre plus clairement sa valeur ajoutée pour coordonner et surtout servir comme un organisme d’appui àtouslesniveauxtantlespartenairesétatiquesque non-étatiques. L’UNICEF devramettre tousleseffortsenœuvre pouraboutirà ce défi.Il fautque lespartenaires disentqu’une telle tâche pourraêtre seulementconfiée àl’UNICEFenmême temps qu’eux pour que l’UNICEF soit un organisme qui est fort à cause de son pouvoir de lobbying. 10) Le budgetoctroyé àl’UNICEFestbienidentifiéparleslignesbudgétaires.Il estdoncfacile d’évaluer commentcetargentaété utilisé.Cependantl’UNICEFdevradonnerlapreuvecommentcetargent a surtout servi pour justifier la valeur ajoutée que l’UNICEF a pu donner à ce projet. En ce qui concerne le protocole PCIMA : 11) Bienque lesTdR ne demandentpasde se prononcersur la qualité duprotocole PCIMA il me faut cependant faire la remarque qu’une approche communautaire de la prise en charge de la malnutritionaigüe auniveaude la communauté esttrès souhaitable.Heureusementl’ACFa déjà faitune étude enlamatière dontlesrésultatssontanalysésauniveaunational pourlapotentielle intégrationde la PEC de la MAS dans lesSEC. Lesexpériencesengénéral existentdéjàau Mali et dans le nord du Mali en particulier. L’UNICEF comme agence multilatérale pourra bien se prononcersur la nécessité etenplus prendre l’initiative conjointementaveccertainssecteursde la société civile.
  • 31. 31 12) Etant donné que la malnutrition chronique n’est pas un problème de santé mais surtout un problème socio-économique l’UNICEF pourra aussi prendre cette tâche en main. En ce qui concerne le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique 13) Il n’estpasseulementsouhaitablemaisaussi préférablequelaDivisionNutritionde laDNSprenne beaucoupplusle « lead» ou la coordinationenmainpourla mise enœuvre d’untel programme. Ce souhait n’est pas seulement basé sur les questions de durabilité mais en même tempssur les questionsprofessionnelles.C’estàelle de choisirl’appuietlanécessité de certainesorganisations professionnelles. En ce qui concerne la société civile. 14) Bienqu’elle aitété absenteoupasvisibledansce projetmaispourunprojetqui aurapourobjectif lalutte contre lamalnutritionchronique28 sonimplicationseratrèsnécessaire.Il s’agitentre autre de mieux impliquerlesONGlocalesqui ontdéjàdonnélespreuves avantlacrise d’être nécessaires dans le développementde leurspropresRégions.Untel projetcrée d’emploi etcontribue ainsià la stabilité économique etpolitique.Le manque de compétence technique ne devrapasêtre une contrainte. 28 La malnutritionchronique n’est pas une maladie mais une cause de la pauvreté et l’ignorance qui nécessite une approche communautaire !