Publi-supplément Édité et diffusé par le moniteurEn partenariat avec LE ministère de l’égalité desterritoires et du logeme...
Prébat : une réponseau défi climatiqueLa vocation première du Prébat (Plate-formede Recherche et d’Expérimentation surl’En...
Jean-Marc Michel,directeur général de l’aménagement,du logement et de la naureEmmanuel Raoul,secrétaire permanent du Plan ...
Résidence Les Falaises, àVal de Reuil (27)Restructurer en anticipantl’évolution des usagesDes modules de façades 3Dincluan...
Densifier en liaisonnant avec deux nou-veaux bâtiments ponts les barresexistantes, requalifier l’enveloppe enl’épaississan...
Une démarche globale d’industrialisation bois, dumodule mur jusqu’au mobilier intégréHabitat Jeunes Le Levain, à Bordeaux ...
Cheminée SolaireStructure boisToiture PartagéeSurélévationprivée - BeposRénovationplan climatReha - AutonomeRénovation« cl...
Une utopieurbaineJusqu’où pousser la réflexion sur la densifica-tion ? Ici, l’équipe propose une approche jusqu’àl’extrême...
Située en plein cœur du plan de renou-vellement urbain de Tourcoing, l’opéra-tion Vilogia de requalification du linéaireEu...
Eco quartier des Fontanelles, à Toulouse (31)Viser les standards de la construction neuveLes points forts du projet : créa...
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REHA Program 2nd Edition

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REHA Program 2nd Edition

  1. 1. Publi-supplément Édité et diffusé par le moniteurEn partenariat avec LE ministère de l’égalité desterritoires et du logement, le Ministère de l’Écologie,du Développement durable et de l’Énergie,et de l’union sociale pour l’habitatLauréatsdu programmeRehaRequalificationà haute performance énergétiquede l’habitat collectifDeuxième session
  2. 2. Prébat : une réponseau défi climatiqueLa vocation première du Prébat (Plate-formede Recherche et d’Expérimentation surl’Energie dans le Bâtiment) est de contribuerà la diminution des consommationsd’énergie fossile et d’émissions de gaz à effetde serre dans le secteur du bâtiment.Dans cet objectif, Le Prébat organisedes consultations de recherche etd’expérimentation selon deux axesprincipaux : développer des solutionsspécifiques en faveur d’une modernisationdurable des bâtiments existants ; concevoirdes méthodes, composants, matériauxet techniques pour la réalisation desbâtiments neufs de demain, dans l’optiquede généraliser la réalisation de bâtiments àénergie positive.Préparer l’avenirLe gouvernement a fait de la rénovation énergétique de l’habitat l’unedes grandes priorités de son mandat. 500 000 logements seront rénovéschaque année d’ici à 2017. Ils atteindront un niveau de performanceénergétique qui permettra de faire diminuer notre consommationd’énergie de 38 % d’ici à 2020, de donc réduire nos émissions de gaz àeffet de serre.La Conférence environnementale a fixé une feuille de route pouratteindre ces objectifs. Objectifs écologiques, mais pas seulement. Amé-liorer la performance énergétique des logements répond à une tripleambition : il s’agit d’une nécessité environnementale et sociale, dans sadimension de lutte contre la précarité énergétique, il s’agit aussi d’unformidable levier de sortie de crise.Plus largement, l’ambition du gouvernement est d’engager notre paysdans la voie de la transition écologique. Et le premier outil de cettetransition est la mutation de notre habitat et de notre cadre de vie : lelogement d’abord, puis le bâtiment en général, le quartier et enfin, laville et le territoire.C’est cette logique qui est déjà à l’oeuvre dans le programme Requalifi-cation à haute performance énergétique de l’habitat (REHA). Avec REHA,il ne s’agit pas simplement de réhabiliter, mais de restructurer dura-blement une partie du parc de logements pour faire du neuf à partir del’existant. Cette approche globale permet de faire entrer les bâtimentsrequalifiés dans un nouveau cycle de vie en apportant des réponsesopérationnelles : performance environnementale, excellence énergé-tique, qualités urbaine, architecturale et d’usage, viabilité économique etdimension sociale.Les huit propositions lauréates que vous retrouvez dans ces pagescherchent à répondre à ces ambitions. Elles viennent renforcer le vivierdes dix-sept solutions innovantes sélectionnées lors de la précédenteconsultation. D’ores et déjà, des opérations de requalification REHAsont en chantier, suscitant un intérêt grandissant auprès de la maîtrised’ouvrage. Je pense notamment à l’Union sociale pour l’habitat, quiest en pointe sur ce sujet. Il faut maintenant passer à la généralisa-tion. Plusieurs études visant à identifier les conditions contractuelles,réglementaires et socio-économiques les plus favorables à ce typed’opérations sont en cours. Elles viendront, à l’appui des réalisationsREHA, nourrir les réflexions que mes services mènent en concertationavec les professionnels.En lançant une deuxième consultationREHA, le Puca avait comme première viséed’enrichir le vivier des 17 solutions inno-vantes et opérationnelles constitué lors dela précédente session. L’objectif général - laremise à un niveau de performance équi-valent au neuf de bâtiments de logementsexistants - restait inchangé, mais entendaitélargir la réflexion à une échelle plus largeet à des patrimoines plus variés.A cet objectif général, la consultationajoutait trois axes d’approfondissementafin d’interroger la stratégie globale dela démarche de requalification : diversi-fication (architecturale, typologique, desstatuts, des fonctions…), mutualisation (deséquipements techniques, de l’énergie etdes services…), densification commelevier d’optimisation du projet(surélévations, extensions, constructionde nouveaux logements…).Dans cette optique, les équipes candidatesétaient invitées à formuler leurs proposi-tions parmi un panel de 16 opérations sup-port issues des patrimoines public et privé.Exigence supplémentaire, les solutionsproposées devaient être adaptables dansdes situations comparables.Placé sous la présidence de Jean-Paul Dal-laporta, président du comité « Améliorationénergétique du parc privé et social » duPrébat, le jury de la consultation a retenu 8propositions et en a mentionné 3 autres.Ces 8 propositions, dont certainesatteignent des performances énergétiquesallant jusqu’au Bépos, offrent des qualitésd’habitat équivalentes au neuf, présententdes solutions de restructuration urbainepérennes et proposent des scénarios d’in-tervention compatibles avec les possibilitésde financement des maîtres d’ouvrage.REHA 2 : privilégier une approche globaleLe programme REHA, porté par le PUCA,est mené en partenariat avecl’USH (Union sociale pour l’habitat)l’Anru (Agence nationale de la rénovation urbaine)l’Anah (Agence nationale de l’habitat)l’Unahj (Union nationale pour l’habitat des jeunes)le Cnous (Centre national des oeuvres universitaires et sociales)l’Arc (Association des responsables de copropriétés)Les partenairesrp.urbanisme.equipement.gouv.fr/pucawww.reha-puca.frwww.prebat.netPour plus d’infos Service interministériel rattaché à la directiongénérale de l’aménagement, du logement etde la nature, le Plan urbanisme constructionarchitecture (Puca) initie des programmes derecherche incitative et d’expérimentation ; il apporte son soutienà l’innovation et à la valorisation scientifique et technique dansles domaines de l’aménagement des territoires, de l’habitat, de laconception architecturale et urbaine, et de la construction.Le Plan urbanismeconstruction architecture03 Reha : privilégier une approche globale04 Contribuer à la transition écologique Par Jean-Marc Michel, directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature et Emmanuel Raoul, secrétaire permanent du Plan urbanisme construction architecture05 progresser sur la prise en compte des contraintes sociaes Par Brigitte Brogat, conseiller technique, Union sociale pour l’habitat05 Davantage communiquer Par Dominique Sevray, Planère Surélévation06 les lauréats de la consultation REha 214 Trois mentions pour trois propositions singulières15 Le programme réha en actions Par Virginie Thomas, responsable du programme REHA, Plan urbanisme construction architecture16 Les chantiers en coursSommaireDossier réalisé par Stéphane MIGET. Conception : Jean-Yves Zagnoni. Réalisation : STRATEGICOM. Opération spéciale coordonnée par Isabelle MORILLE (01 40 13 33 18).Directeur commercial : Tony BONILLA. Editeur Délégué : Anton KEIL. Siège social : 17 rue d’UZES, 75108 PARIS cedex 02 –RCS Paris B 403 080 823. Impression : Imprimerie de Compiègne.Images et photos : tous droits réservés - En couverture : Tekhnê Architectes - En vignette, de gauche à droite : Svenn Architectures, Redcat Architecture, Svenn ArchitecturesPubli-supplément édité par le Groupe Moniteur S.A.S en partenariat avec leMinistère de l’Égalité des territoires et du Logement, le Ministère de l’Ecologie duDéveloppement durable et de l’Energie et l’Union Sociale pour l’HabitatDu projet auchantier :1èretranche del’opérationREHA Euclideà TourcoingCécile duflotMinistre de l’Égalité des territoires et du Logement02 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 03
  3. 3. Jean-Marc Michel,directeur général de l’aménagement,du logement et de la naureEmmanuel Raoul,secrétaire permanent du Plan urbanismeconstruction architectureDavantage communiquerQuelle est la motivation des copropriétésà s’inscrire dans Reha 2 ?Le programme REHA, à travers des solutions d’extensions, desurélévations ou de constructions neuves offre aux copropriétés lapossibilité d’envisager le financement des travaux de requalificationdes bâtiments existants via la création de valeur foncière. Ellesaugmentent également la valeur patrimoniale des biens par uneremise à neuf du bâti qui va bien au-delà d’une simple réhabilitationthermique. A ce titre, les copropriétés via Planète copropriété etPlanète Surélévation sont pleinement investis dans ce programme.Que retenez-vous des projets lauréats Reha 2 ?Des solutions intéressantes et transposables aux copropriétés, parexemple des façades à double-peau ou des procédés de surélévations.Mais, à l’instar de l’ensemble des Grandes Terres à Marly-le-Roi quifaisait partie des opérations support de cette consultation, le jury n’a pudégager de projet lauréat sur les copropriétés. Les équipes candidates,sans doute en raison de la complexité des processus décisionnels encopropriétés, n’ont pas osé pousser la réflexion sur les possibilités dedensification par extension ou par création de nouveaux bâtiments surdes sites qui s’y prêtaient pourtant. Ceci montre la nécessité de davan-tage communiquer auprès des copropriétés pour leur démontrer l’intérêtéconomique de telles approches, condition préalable au passage à l’acte.Dans quel contexte s’inscritREHA2 ?J-M.M - Cette consultation s’inscrit dans lapolitique globale que notre ministère s’estfixée depuis plusieurs années pour luttercontre le changement climatique et réduireles consommations d’énergie – facteur 4. LaConférence environnementale est venue enseptembre dernier confirmer ces objectifs,en faisant notamment de la rénovation éner-gétique de l’habitat l’une des orientationsstratégiques du quinquennat. J’ajouteraique REHA constitue un outil opérationnelprivilégié pour appuyer nos services dansl’élaboration de la réglementation thermiquedans l’existant.E.R - Avec REHA, il s’agit de contribuer àla transition écologique en proposant unnouveau type d’intervention qui permettede remettre au niveau du neuf des bâtimentsd’habitat collectif existants. Dans cet objec-tif, la performance énergétique ne constituepas une fin en soi ; elle se redouble d’uneamélioration significative des autres compo-santes de la qualité : urbaine, architecturale,environnementale, économique et d’usage.Cette approche globale permet de s’affran-chir du regard exclusivement thermique,au profit d’une vision plus pérenne et plusattractive de l’habitat.Quelles leçons tirez-vous de cettedeuxième consultation ?J-M.M - Les équipes ont particulièrementveillé au traitement des aspects urbanis-tiques des opérations à requalifier. Ellesont porté leurs efforts sur une recherched’intégration urbaine en regard d’une requa-lification de l’espace public, avec les aspectsd’implantation, de traitement des limites desespaces extérieurs. Elle se sont égalementattaché à la recherche d’une pérennité del’offre de logements, moins spécialisée etplus attractive, pour des publics identifiés.E.R - Au-delà de l’enrichissement, incon-testable, du vivier de solutions techniqueset opérationnelles, les équipes lauréatesont utilisé toutes les entrées possibles pourtraiter dans la globalité les opérations, enparticulier l’entrée économique. On note toutparticulièrement des approches proposantdes scénarios d’interventions à la carte éta-lées dans le temps, en fonction des capacitéset de l’économie générale du projet. De plus,les solutions sont toutes porteuses d’unpotentiel de mutation et de diversificationdans la durée.Quels sont les plus et les moinsque vous avez observés ?E.R - J’ai le sentiment d’avoir vu des solu-tions originales avec des idées astucieuses,comme un arbre énergétique qui favorisela permutation des réseaux, qui permet lagestion des flux et qui peut intégrer d’autreséléments comme la récupération d’éner-gies grises. Les modes d’intervention ensite occupé ont également fait l’objet deréflexions fines, sur la base de systèmespréfabriqués permettant de réduire les délaisde chantier.J-M.M - Nous n’avons pas de lauréats surles opérations support présentées par lescopropriétés. C’est dommage, car la remise àniveau de ce segment du parc de logementsexistants – mais c’est le plus difficile à traiter– constitue une priorité du gouvernementpour les années à venir.Quelles seront les suitesde Reha 2 ?E.R - Comme pour la première consultation,la suite logique, c’est l’expérimentation.Plusieurs opérations REHA1 représentantdes centaines de logements sont en cours.Avec REHA2, nous comptons amplifier lemouvement. Pour mémoire, 10 000 loge-ments requalifiés représentent 800M€ detravaux, 100GWh/an d’énergie économiséset la réduction de l’équivalent des émissionsannuelles de gaz à effet de serre de 3 000habitants.Progresser sur la prise encompte des contraintes socialesQuelles leçons tirez-vous de ce nouvelopus REHA ?En étudiant les résultats de cette deuxième consultation,j’ai la conviction que ce programme fait porter un nouveauregard sur le patrimoine HLM. Avec Reha 2, on franchit uneétape supplémentaire par rapport à Reha 1 en travaillantsur des ensembles de plus grande envergure, avec uneprise en compte globale qui cherche à bien articulerrequalification des logements, requalification du bâti etrequalification de l’espace public. On note également unélargissement des typologies de bâtiments, puisque leséquipes se sont intéressées à tous les types de patrimoine,comme les campus ou les ouvrages haussmanniens dontles caractéristiques, très particulières, nécessitent detrouver des solutions adaptées.Quels sont les points forts des projets ?Nous avons la confirmation que les solutions industriali-sées permettent une qualité organisationnelle de mise enœuvre très performante. Solutions réfléchies en fonctiondes contraintes d’exécution du chantier en milieu urbain.Je remarque aussi qu’il y a eu des idées novatrices enmatière d’accessibilité et de prise en compte du confortacoustique. Autre point fort : certaines propositions fontétat d’une approche environnementale basée sur l’analyseen cycle de vie en réhabilitation. Ces approches permet-tant d’envisager dès le départ différents scénarios et deprendre en compte d’autres considérations que la simpleperformance énergétique pour arbitrer entre ces différentsscénarios.Y a-t-il une marge de progrès ?Je pense que l’on peut encore progresser sur la prise encompte des contraintes sociales. Notamment celles liéesà l’augmentation des loyers après travaux. Plus générale-ment, je pense qu’il y a un savoir-faire à développer pource type d’interventions. C’est dans cette optique que nousdéveloppons avec le Puca une boîte à outils afin de per-mettre aux bailleurs d’appréhender ce type de démarchede projet selon une approche multicritères.Contribuer à la transition écologiqueBrigitte Brogat,conseiller technique,Union sociale pour l’habitatDominique Sevray,syndic direct, président de Planète surélévationRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 05pointsdevueConjuguer qualité d’usageet haute performance énergétiqueRéf image : Tekhnê Architectes page 0704 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat CollectifDiversifier lestypologieset rendreaccessibles leslogementsRéf image : ArmelPellerin page 09
  4. 4. Résidence Les Falaises, àVal de Reuil (27)Restructurer en anticipantl’évolution des usagesDes modules de façades 3Dincluant le passage des gainesLes atouts du systèmepréfabriqué en Ductal :reproductibilité, mise en oeuvreaisée, coût optimiséTrois bâtiments en quinconce, 170 cham-bres de 9 m2, une structure béton debonne facture non isolée : la Résidencedes Falaises n’est plus adaptée à la demande delogements étudiants d’aujourd’hui. La réponsede l’équipe lauréate est radicale : requalifica-tion complète des bâtiments et des abords avecagrandissement, création de puits de jour dansl’épaisseur des bâtiments, refonte et mutuali-sation des parties communes, accessibilité etdiversification des unités de vie pour les étu-diants. Une approche globale qui prévoit déjàl’éventualité d’une reconversion de l’immeublesur rue en logements sociaux ou en hôtel !Au plan de la conception, cela se traduit par lavolonté de marquer les esprits. Soit la substi-tution de la façade existante par une nouvelle,qui modifie l’image du bâtiment, prolonge l’es-pace sur 1,30 m de profondeur et permet d’in-tégrer les fluides. Techniquement, l’équipe achoisi la préfabrication béton avec béton fibré àultra hautes performances : structure porteuse,plancher, panneau et cadre – un modèle repro-ductible. Lequel est choisi pour ses propriétésintrinsèques : résistance, légèreté, étanchéité àl’air et à l’eau…Visuellement, la peau de bétonest colorée et structurée. A noter encore l’agran-dissement des baies, la création de balcons jar-dins d’hiver, l’intégration de kitchenettes, detoilettes et salles d’eau dans chaque chambre etune réflexion poussée sur l’accessibilité.Laurent Machet, architecte AD LIB« Réfléchir en économiede matériaux »« Nous menons uneréflexion de longuedate avec les maîtresd’ouvrage sur laquestion de la réha-bilitation des grandsensembles. L’idée :être en harmonie avec ce qui se fait del’autre côté de la rue, ancrer l’ensembledans son environnement immédiat.Parallèlement, nous réfléchissonsaux options techniques qu’offrent lesbétons fibrés à ultra hautes perfor-mances (Bfup). Ils sont plus chers,mais si on raisonne en économie dematériaux, nous arrivons, comme ici,à proposer à un coût raisonnable dessolutions simples, efficaces, reproduc-tibles et, surtout esthétiques ».APRèSavantQuartier Bourg-Vieux, àVoreppe (38)Une éco-requalification à court,moyen et long termeÉQUIPEénergie environnementTekhnê Architectes, SDCC, Steico, Atelier LD, Denizou,Tribu Environnement, Cycleco, AdequationAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anE C248 92Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE B36 8ÉQUIPEénergie environnementArchitecture AD LIB, Lafarge Ductal®, LamoureuxQuille, Ginnov, C&E Ingénierie, VPEAS, GecobAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anF A350 50Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anF A65 2Offrir la possibilité de transformer l’habi-tat au long cours, c’est l’une des carac-téristiques fortes du projet de requa-lification du quartier Bourg-Vieux. Ici, l’équipea travaillé la dimension sociale, ne souhaitantrien imposer aux occupants. Elle a prévu destransformations progressives des logementsavec une rénovation « à la carte », allant de l’in-tervention minimale en site occupé à la réfec-tion complète avec création d’extensions deloggias ou balcons en façade. L’objectif : éviterque les plus démunis ne fassent les frais d’unemutation brutale en ne pouvant assumer l’aug-mentation des loyers.Decepartiprisadécouléunesolutiontechniqueoriginale, qui consiste à mettre en place devantla façade existante une structure primaire tridi-mensionnelle (bois, métal) désolidarisée, danslaquelle il est possible de venir, à la demande,« plugger » des balcons. Avant la pose de cettestructure, l’enveloppe des bâtiments est habil-lée d’une vêture préfabriquée avec une laine debois et des lames de bardage bois thermorétifié.Autre originalité : la réponse environnemen-tale et l’approche énergétique. Pour l’équipe, leprojet a été l’occasion de se réinterroger sur lapratique d’éco-rénovation, en mettant en placeune méthodologie transversale à même de défi-nir les options les plus aptes pour répondreaux enjeux environnementaux. Résultat : uneapproche sur trente ans, prenant en comptel’ensemble du cycle de vie du bâtiment. D’oùl’utilisation de matériaux biosourcés produitslocalement et le choix du bois comme énergie :approvisionnement aisé, énergie renouvelableet bilan carbone quasi nul.Christian Charignon, Fabienne Marcoux,Tekhnê Architectes« Raccorder pour désenclaver »« Ce qui nous a intéressés avec le Quartier du Bourg-Vieux,c’est la possibilité de travailler à l’échelle globale. Nous avonsabordé le projet dans toutes ses dimensions, avec un travaild’urbaniste et d’architecte. Au plan urbain, nous avons prévutrois aménagement forts : une bande de maisons de ville quiancre l’ensemble à la rue et le raccorde à la ville, un habitatcollinaire qui installe l’ensemble dans la topographie et lacréation d’une place de marché qui ranime le coeur du Bourg-Vieux, lui confère une attractivitéet en fait un quartier connecté. Au plan architectural, nous avons opéré un changement radicalpour retourner l’image des anciens bâtiments grâce à une vêture d’un matériau environnementalnouveau à haute teneur en fibres de bois, qui assimile l’ensemble à son milieu naturel ».Une approche globaleen ACV qui inclue unsystème de préfabricationpermettant uneintervention initiale surl’enveloppe, puis desinterventions ponctuellesau fil du tempsavantAPRèS06 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 07Les lauréats
  5. 5. Densifier en liaisonnant avec deux nou-veaux bâtiments ponts les barresexistantes, requalifier l’enveloppe enl’épaississant avec des « cocons » de bois rap-portés en façade, surélever d’un niveau enossature bois, diversifier les logements avec denouvelles typologies – six contre une actuel-lement –, la transformation de la Résidenceétudiante Bachelard est totale. Ici, l’équipe achangé à la fois l’image du bâti existant, sa per-formance et son fonctionnement.De barres impersonnelles, elle en a fait unensemble cohérent et protecteur. L’épaissis-sement en façade, outre l’aspect architectural,s’avère des plus techniques. Le procédé multi-composant des cocons rapportés en extensionde la trame béton existante traite à la fois lathermique et l’acoustique.Et ce par le biais d’une conception spécifiquequi prévoit une contre-cloison et un faux-pla-fond s’emboîtant contre le mur de refend et ladalle séparative. Résultat ? Des performancessimilaires à la construction neuve et l’oppor-tunité de proposer plusieurs options en termesde typologie et de surfaces, avec des logementsallant de 9 à 28m².Autre élément innovant, le renouvellementd’air dans les logements. Celui-ci est assuré parle couplage de menuiseries spécifiques, ditespariétodynamiques – air entrant réchauffé parune circulation entre trois vitrages – et par uneventilation naturelle assisté sur conduit shunt.Résidence Bachelard, àVilleneuve d’Ascq (59)Une métamorphosearchitecturale et urbainebéton, éléments structurels qui prennent appuisur les façades. Les modules 3D sont équipés enatelier avec une peau thermiquement perfor-mante. Laquelle est habillée selon l’expressionarchitecturale retenue. Les salles de bains etkitchenettes sont également préfabriquées. Unsystème de récupération de chaleur sur eauxgrises réchauffe l’eau chaude sanitaire.Cité universitaire Heinlex, à St-Nazaire (44)Apporter de l’unité et du confortà un ensemble hétérocliteLe système de modules préfabriqués est adaptableà toutes les constructions à façade non porteuseSitués dans le pôle universitaire de la villede Saint-Nazaire (44), construits à la findes années 1960, rénovés vingt ans après,ces deux bâtiments aux volumes contrastés –R+4 et R+11 – ont été entretenus par le Crous.Difficiles à chauffer, les logements s’avèrent desurcroît inadaptés aux besoins des étudiants.L’équipe a donc choisi de restructurer lesespaces collectifs, de redistribuer les chambressur la base de la trame structurelle existante, dediversifier l’offre de logements jusqu’à proposerdes appartements en colocation.La construction d’un Crous hôtelier à éner-gie positive permettra de proposer une offreadaptée à des courts séjours tout en densifiantl’opération. L’ensemble est rééquilibré de troisfaçons : avec un socle commun qui unifie lesbâtiments, par la surélévation sur deux étagesdes volumes les plus bas et par l’épaississe-ment ponctuel des façades. La logique de l’in-dustrialisation a été poussée loin en créant desmodules préfabriqués en acier, de type « bunga-low ». Ceux-ci sont insérés dans des « racks » enavantArmel Pellerin, architecte dplg« Instaurer un lien »« Saint-Nazaires’est engagée dansune recompositiond’un axe fort entre lecentre ville reconstruitaprès-guerre, et laville ouest des années70 accueillant la nouvelle cité hospita-lière. La requalification architecturalede la cité universitaire Heinlex estl’occasion d’instaurer un lien tangibleentre ces entités et le cœur de ce pôle.Des extensions et volumes additionnelscomposeront un socle de bâtiments de4 à 5 étages, mettant en valeur la tourexistante au centre du pôle universi-taire. Outre la requalification thermiqueet fonctionnelle, nous avons retenul’industrialisation, la mise en place demodules par l’extérieur et une interven-tion en 5 phases pour ne pas perdre lescapacités d’accueil durant les travaux ».ÉQUIPEénergie environnementArmel Pellerin, Altor, Sycomo, Denis IndustriePouget consultants, Quille ConstructionHager, Bouygues TélécomAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anE B309 77Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE B46,8 7ÉQUIPEénergie environnementRedcat Architecture, Edwood, Rabot DutilleulRidoret, EnergelioPaziaud innovations, Jean-Luc ColletAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anF B436 62Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anG C93 12APRèSAPRèSAvantRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 09Edouard Robic,architecte dplg, et Dong Nguyen, directrice du pôle réhabilitation Rabot Dutilleuil« Une réinterprétation du cloître »« Les quatre barres linéaires des années 1970 de la résidence manquent d’ac-croche avec le quartier. Nous avons choisi de recomposer l’ensemble afin d’opé-rer une métamorphose qui ancre la résidence dans son environnement urbain.Le projet permet une nouvelle séquence d’entrée, un nouveau fonctionnement dela résidence et crée de nouveaux espaces de rencontres et d’activités communes.Cette réinterprétation du cloître, que nous avons d’ailleurs baptisé « cloîtreurbain », vise à faciliter le dialogue entre les étudiants dans un espace protégé ».Les extensions en façadeet les surélévationsen ossature boisparticipent de laperformance thermiquede l’enveloppe08 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif
  6. 6. Une démarche globale d’industrialisation bois, dumodule mur jusqu’au mobilier intégréHabitat Jeunes Le Levain, à Bordeaux (33)Requalifier le patrimoinehistorique par le second œuvreIntervenir en centre-ville, requalifier unhôtel particulier du XVIIIesiècle, revoir enprofondeur l’offre de logements pour jeunestravailleurs qui y résident, tendre vers le BBC…Voilà quelques-uns des challenges relevés parcette équipe bordelaise. Seule une extensionpourra être construite dans une « dent creuse »à l’arrière du bâtiment. Réalisée dans le respectde l’existant, elle permet de maintenir la capa-cité d’accueil après agrandissement des loge-ments du bâtiment ancien.Ici, pas question d’épaissir, l’intervention parl’extérieur étant impossible sur l’existant. Cettecontrainte a conduit l’équipe à requalifier lebâtiment par le second œuvre. Le principe s’ap-puie sur le mécanisme classique de la peau :plusieurs couches qui régulent (derme thermo-régulateur et épiderme protecteur) et isolent.D’où l’utilisation d’un système industrialiséde panneaux-sandwichs en bois avec âme iso-lante. Eléments avec lesquels sont créées descellules d’habitation avec mobilier intégré.Thèmes métaphores, les composants de la villeque sont le quartier, la place, la rue, la mai-son sont utilisés pour l’organisation fonction-nelle du foyer. Les espaces communs, davan-tage sociabilisants, sont repensés. En outre, lamise en place d’un ascenseur, une interven-tion sur les planchers existants pour minimi-ser les différences de niveau et la création denouveaux parcours intérieurs facilitent l’ac-cessibilité PMR.ExistantProjetParis, 10earrondissement, un bâtimenthaussmannien typique. Une belle façadesur rue en maçonnerie de pierre de taille,une façade sur cour dégradée, une couvertureardoise zinc fatiguée. Quant à l’accessibilité età la performance thermique…Tirer partie de laconfiguration de l’édifice pour lui inventer unenouvelle organisation tournée vers la ville etcompatible avec les modes de vie contempo-rains, c’est le challenge relevé ici.Tirer partie, c’est d’abord revoir entièrementla distribution et la typologie des apparte-ments pour davantage de mixité et de densité.Les chambres de bonnes, utilisées par des étu-diants, sont transformées en petits duplex toutconfort. La surélévation de la toiture dans legabarit haussmannien le permet. Les grandsappartements avec entrées principale et deservice sont, au besoin, divisés et réorganisésde façon radicale, puisque les séjours passentsur cour, tandis que les chambres donnent surrue. La privatisation des escaliers de serviceautorise la création de duplex. Cette organisa-tion plus fonctionnelle et diversifiée est com-plétée par l’installation sur cour, après isola-tion thermique par l’extérieur de la façade, debalcons autoportés qui agrandissent les séjours.Pour la façade sur rue, changement de menui-series, ravalement et isolation par l’intérieurpermettent de conserver l’esthétique hauss-mannienne. L’équipe a porté une attention par-ticulière à la mutualisation des espaces com-muns : la cour est transformée en un jardin depleine terre, une toiture partagée en terrasseest créée et le rez-de-chaussée propose deslocaux d’activité et de services.Saint-Vincent de Paul, à Paris (75)Redéfinir l’immeuble haussmannienLes logements surcour sont rendusaccessibles et ceuxsur rue sont adaptés.Leur accès est facilitépar l’implantationd’un ascenseur dansla courAPRèSRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 11ÉQUIPEénergie environnementCuadra, Isover, Dumez IDF , Neufville-GayetAB EnvironnementAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anF B365 80Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anF NC69 NCÉQUIPEénergie environnementB Architectures, Unilin, RenoticsRui REN, Aurore Wasner, David LebretonPernelle PoyetAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anE B247 111Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE B36 10Hugues Bosom, Cuadra - Erwann Gayet, Neufville Gayet Architectes« Trois niveaux d’organisation et d’usage »« En nous intéressant à ce bâtiment haussmannien, nousavons cherché à trouver un nouveau mode d’emploi, unnouveau cycle de vie du bâtiment qui tienne compte ducontexte économique et social du XXIesiècle. En regardant cequi a évolué, nous n’avons pas trouvé une solution, mais dessolutions pour le réorganiser.Ainsi, nous avons identifié trois niveaux d’organisation etd’usage : verticale – mixité et diversité des logements – horizontale – récupération des escaliersde services pour de nouvelles entrées et inversion des pièces de jour de la rue vers le jardin– et environnementale avec des espaces tampons sur cour pour les balcons et jardins, et l’instal-lation d’un ascenseur mutualisable avec le bâtiment voisin.. »Aurore Wasner, Rui Ren, Térence Barbié, B Architectures« Trouver des solutions intégrées par l’intérieur »« Ce que nous souhaitions : apporter une réponse architec-turale à la question de la performance énergétique dans unbâtiment classé qui a de réelles qualités. Ne pouvant interve-nir par l’extérieur, tout notre travail a consisté à trouver dessolutions par l’intérieur. En plus, nous voulions une alternativetechnique à la plaque de plâtre. La solution panneaux sand-wichs avec isolation et finition intégrée s’est imposée.Elle nous a permis d’optimiser l’intervention et de proposer une nouvelle offre de logementstotalement indépendants, isolés au niveau thermique et phonique, plus grands et diversifiés ».10 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat CollectifLe projet exploite les potentielsde densification en milieu urbainavant
  7. 7. Cheminée SolaireStructure boisToiture PartagéeSurélévationprivée - BeposRénovationplan climatReha - AutonomeRénovation« classique »Mutualisationdes cours202020202020201320132020Saint-Vincent de Paul, à Paris 10e(75)Exploration contemporaine de l’îlot haussmannienIntervenir en plein cœur Paris, sur un bâti-ment haussmannien relève du défi.Les difficultés ? Concevoir un projetqui respecte le patrimoine existant et lescontraintes imposées par la ville, tout en den-sifiant et en apportant un nouveau mode defonctionnement.Pour y répondre, l’équipe a fait une propositionaudacieuse qui se déroule en trois phases. Toutd’abord, une réponse aux besoins immédiatspar une intervention sur le patrimoine hauss-mannien, avec un objectif BBC, sans impactsur la façade patrimoniale : isolation par l’inté-rieur côté rue, par l’extérieur côté cour, laquelleest transformée en « cheminée thermique » etassure la ventilation naturelle, double fenêtrecôté rue pour l’acoustique et la performancethermique …Les logements, quant à eux, sont totalementréaménagés, modernisés et rendus accessibles.Pour répondre à une demande de plus en plusdiversifiée, de nouvelles typologies sont créées.La seconde étape anticipe une modification descontraintes d’urbanisme avec la création d’unesurélévation qui permet d’ajouter des loge-ments privés passifs. Surélévation en struc-Résidence Bachelard, àVilleneuve d’Ascq (59)Le Bepos en ligne de mireLa transformation de la résidence étu-diante Bachelard, avec ses bâtimentstypiques de leur époque, est radicale.Tout a été repensé de manière à les enracinerdans le tissu urbain : des extensions en pignonsqui réintègrent les bâtiments dans le quartier,des rez-de-chaussée restructurés de façon àcréer un front urbain, ou encore la création devéritables entrées qui montre la volonté de rési-dentialisation.De même la typologie des logements, à l’originedes chambres de 9 m2, est complètement trans-formée avec une offre diversifiée : de la chambrede 15 m2à des logements, plus grands, pour lesétudiants qui souhaitent vivre en colocation.La densification du site est envisagée commelevier économique : bureaux, logementsfamiliaux et nouvelle offre de type hôte-lière - le grand stade de Lille n’est pas loin.A ces choix urbanistiques et d’usage, s’ajou-te une réponse technique qui assure le niveauBBC rénovation pour l’existant, passif pour lesextensions en façade et surélévation en toi-ture, Bepos avec la mise en place d’une façadeactive. Une réponse accompagnée également,d’une réflexion poussée sur l’industrialisationet la préfabrication, qui autorisent une grandemodularité et une nouvelle volumétrie. Concrè-tement, la barre est transformée selon troisaxes : création « d’un arbre énergétique évolu-tif » à la fois gaine technique verticale, palièreet descente de charge, façade active qui aug-mente la surface utile depuis l’extérieur, paroiactive menuisée intégrant une salle de bains,une kitchenette, une penderie et un plan detravail en un seul bloc. La dimension environ-nementale n’a pas été oubliée : gestion de l’eau,bassins de phyto-épuration, potager universi-taire pour le restaurant bio et installation d’unrucher figurent au menu du projet.Alberto Rochat,Philippe Martin, Svenn Architectures« Accompagnerles résidents et legestionnaire dansl’utilisation du bâtiment »« Nous avons abordé ce projet en ayanten tête cette citation de Saint-Exu-péry : « Ce n’est pas dans l’objet queréside le sens des choses, mais dansla démarche ». Ce qui nous a conduitsà réfléchir sur la mixité d’usage et àdévelopper des dispositifs d’accompa-gnement des résidents et du gestion-naire dans l’utilisation du bâtiment. Lebut : qu’ils s’approprient les lieux et latechnique à travers des thématiques,comme la biodiversité – installationd’un rûcher – le traitement de l’eau etles échanges interuniversitaires. Cetteréflexion, nous l’avons eue à l’échelledu campus en y associant des asso-ciations locales qui développent unedémarche participative ».AprèsLa possibilitéd’intervenirpar phasesindépendantespermet deconcilier niveauxde performanceet équilibreéconomiqueavantAprèsÉQUIPEénergie environnementSvenn Architectures, Aldes, Altor, Ferrari, Tecco,Diagamter, Spie Batignolles, AI Environnement,Yves Attanasio, Les Saprophytes, Plus Nature,L’Abeille RustiqueAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anE B243 63Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE C45 12Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 13avantLa diversité et la créativitédes solutions offrent lapossibilité de composer uneprogrammation à la carteÉQUIPEénergie environnementSvenn Architectures , Aldes, Brezillon,AI Environnement, Tecco, DiagamterAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anD B214 82Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE C48 17Alberto Rochat, Philippe Martin, Svenn Architectures« Apporter l’équilibre financier nécessaire à l’opération »« Avec ce projet, nous avons aussi réfléchi à la logiqueéconomique. Dans un premier temps, nous nous ancronsdans la réalité économique du projet en proposant au maîtred’ouvrage un programme qui correspond à son budget. Ce quin’empêche pas d’innover. Pour l’étape suivante de la suré-lévation, la création de deux étages est financée par le biaisd’un partenariat public privé, ce qui apporte l’équilibre finan-cier nécessaire à l’opération. Cela représente un nouveau mode de financement, tout en favori-sant la mixité sociale avec des espaces mutualisés, y compris avec les immeubles du voisinage ».ture légère qui, tout en respectant les codeshaussmanniens, les réinterprètent à traversune succession de portiques qui viennent ryth-mer, telles d’immenses mansardes, la façadedans sa partie haute.Troisième étape : l’aménagement d’un espacepartagé en toiture sous la forme d’une serreurbaine intégrant des dispositifs de produc-tion d’énergie renouvelable. Pistes ouvertespar cette approche prospective : densification,mixité et possibilité de mutualisation avec lesimmeubles voisins.12 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif
  8. 8. Une utopieurbaineJusqu’où pousser la réflexion sur la densifica-tion ? Ici, l’équipe propose une approche jusqu’àl’extrême en prévoyant une réorganisationcomplète et fonctionnelle d’un l’îlot. Refonteexploratoire plus qu’opérationnelle puisques’affranchissant des contraintes juridiques etréglementaires.La proposition s’articule autour de deux axes :réhabilitation des logements et densification àtravers l’investissement du socle de l’îlot – créa-tion de caves individuelles et d’équipement – etdes constructions en surélévation.Au plan technique, apposition d’une supers-tructure indépendante de quatre niveaux au-dessus de l’existant avec jardin suspendu etEnR, création de circulations verticales et struc-ture support d’extension de logements.ÉQUIPE - Atelier Bastille, Acthys, PeintecoQuand la densitérencontre la qualitéComment diversifier et unifier un ilot de loge-ments parisien ? Pour ces bâtiments indépen-dants les uns des autres et sans connexiondirecte avec leur environnement, l’équipe a euune double approche : travail sur un système deliaison de façon à redonner un langage archi-tectural cohérent entre anciens et nouveauxbâtiments, et aussi diversification de l’offre delogements. Lesquels, imbriqués les uns dans lesautres et regroupés autour d’un noyau centralrassemblant les pièces humides, présentent,par un jeu de composition cubique, de deux(minimum) à quatre orientations de façon àprofiter au mieux de l’ensoleillement.Diversité d’habitats qui rime avec diversité desespaces extérieurs – loggias, balcons, terrasses,jardins – tous accolés aux logements.ÉQUIPE - Atelier Simon Morville, Objectif bois, Switch,Ions + Architectes, Ryosuke MotohashiLe jury, par une mention, a salué le travail de trois équipespour des projets présentant une réflexionintéressante sur un point particulier de la requalification.Réinventer une barreen toute légèretéComment conserver, actualiser et permettreaux habitants de se réapproprier une barrecolossale à l’image dégradée ? Ici, c’est la perti-nence du travail architectural qui est mise enavant. La barre est entièrement repensée avecune valorisation de sa silhouette.Elle est à la fois allégée et transformée, avecl’installation d’une structure ondoyante en por-tique, protégeant terrasses et loggias.Une double peau efficace visuellement maisaussi thermiquement puisque cette dernièreagit comme un tampon thermique. Les loge-ments sont aussi transformés avec une diversi-fication de l’offre et un nouvel agencement per-mis par la création d’extensions en façade viades modules rapportés.En toiture, une serre dans la continuité des por-tiques crée de nouveaux espaces collectifs.ÉQUIPE - Homdo Architectes, Mathelon,Notus architectes urbanistes,Euclide Ingénierie, Cetis Bâtimentcycle de vie. Bien évidemment, il reste encore à travaillersur plusieurs points – notamment les leviers de financementsur lesquels nous avons déjà avancé - mais je pense que larequalification est en train de faire naître une nouvelle èred’interventions sur le parc existant.Comment accompagner les maîtres d’ouvragedans ce « changement culturel » ?V.T. - Par plusieurs actions dont l’objectif est de fournir auxmaîtres d’ouvrage des clés opérationnelles pour se lancerdans des opérations de requalification. Dans ce but, nousmettons au point avec l’Union socialepour l’Habitat, une boîte à outils quise compose de plusieurs éléments :une méthode d’analyse multicritères- urbaine, architecturale, techniqueet sociale - de l’opération permettantd’estimer ses potentiels puis de bâtir lesorientations d’un programme d’interven-tion ; une base de données des solutionsREHA couplée à un tableur qui permetd’identifier, en fonction des caractéristiques de l’opération, lesmeilleures options ; les différentes possibilités de montagecontractuel qui s’offrent au maître d’ouvrage. Le volet sur l’in-génierie sociale prendra la forme d’un guide méthodologique.Il s’attachera à identifier, avant, pendant et après les travaux,les méthodes innovantes de participation des habitants.D’autres études vont être lancées.Quels sont leurs objectifs ?V.T. - REHA est un programme laboratoire qui a vocation àaccompagner les réflexions que mènent nos ministères et lesprofessionnels sur le patrimoine existant. L’une des étudesportera donc sur l’analyse des stratégies proposées par leséquipes REHA pour permettre la mise en accessibilité desbâtiments tout en valorisant la qualité d’usage. Une autre,qui s’appuiera notamment sur un panel de requalificationsde logements en Europe, mènera une analyse comparativedes arbitrages énergétiques et environnementaux opérés auregard de l’économie des projets. Enfin la troisième, étudierales conditions contractuelles les plus favorables au montagedes opérations de requalification. Les enseignements de cesétudes et des opérations expérimentales seront présentéslors d’un colloque national en décembre 2013.La requalification est-elle une tendancede fond ou un phénomènecirconscrit à l’expérimentation ?V.T. - D’abord une précision : tout le patrimoine existantn’est pas destiné à être requalifié. La localisation, le marché,l’adéquation entre l’offre urbaine et l’offre patrimoniale sontdes éléments déterminants pour juger de l’intérêt d’une telledémarche. Les opérations Anru ont été riches d’enseigne-ments, notamment en montrant que les exigences s’étaientdéplacées vers l’urbain et la qualité résidentielle. Elles ontégalement mis en lumière l’importance d’une dynamiqueglobale qui s’attache à valoriser l’usage, l’image, la perfor-mance et la gestion. Dans l’existant, c’est justement cettedynamique qui est à l’oeuvre avec la requalification. Celle-cireprésente un véritable changement culturel pour les maîtresd’ouvrage qui, par cette démarche, valorisent les potentielsde leur patrimoine en amenant leurs bâtiments à un nouveauRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 1514 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat CollectifLESMentionsLe programme REHA en actionsTrois mentions pour troispropositions singulièresConsultations auprès des professionnels, opérations expérimentales,développement d’une boîte à outils,études opérationnelles, REHA se décline en un éventail d’actions.126équipespluridisciplinaires :700 architectes,BET, entreprisesou industrielsmobilisés.Travailler à une échelleplus largeque celle du bâtimentRéf image : Svenn Architectures page 13Virginie Thomas,responsable du programme REHAau Plan urbanisme construction architecture
  9. 9. Située en plein cœur du plan de renou-vellement urbain de Tourcoing, l’opéra-tion Vilogia de requalification du linéaireEuclide, la première du programme REHA, estentrée en chantier en septembre 2012. Un projetambitieux, d’une rare complexité, notammentpar son ampleur puisque le bâtiment, à l’originede 260 mètres de long, s’effacera petit à petit auprofit de deux bâtiments différenciés. Sur les168 logements que comptait la barre, 66 serontdémolis et 102 seront requalifiés au niveau BBCneuf. La première des trois tranches, qui vientd’être livrée, compte désormais 30 logements.Elle offre des appartements plus grands grâceà un système industrialisé greffé en façade quia permis de dégager 200 mètres carrés de sur-face habitable complémentaire. Son pignon, àl’origine aveugle, a été doté d’ouvertures et debalcons pour l’ouvrir sur la ville. Les surfaceshabitables du second bâtiment ne seront pas, enrevanche, augmentées ; seules des extensionsseront réalisées dans les parties communespour l’intégration des circulations verticales.Dans les deux cas, l’ensemble des composantstechniques est remplacé (électricité, sanitaires,réseaux de chauffage, de ECS, de EFS, d’assai-nissement). Chaque cage d’escaliers disposed’ascenseurs afin de rendre accessibles les par-ties communes aux PMR. A noter qu’unerue sera créée entre les deux nouveaux bâti-ments, de manière à mieux relier le site auquartier environnant.Le principe constructif repose sur des élé-ments préfabriqués en béton dans lesquelssont intégrés des planchers. Tout loisir estlaissé ensuite d’y appliquer des panneauxen façade de bois isolés ou de créer des log-gias. Le traitement de l’enveloppe fait l’ob-jet de tous les soins, afin de réduire l’indicede perméabilité à l’air.De là, une attention particulière portée auraccordement entre les panneaux bois et leséléments rapportés de façade, à la pose desmenuiseries et au calfeutrement des traver-sées de dalles. Compte tenu du désamian-tage total à effectuer et des restructurationsd’espaces, cette opération exige une organi-sation sans faille de type « tiroir ». En colla-boration avec le Centre social de Belencontre– le pilote social du projet –, l’entreprise Nor-pac, retenue aux côtés de Nortec Ingénierie,de l’architecte Charles Renard et du cabinetSymoe pour mener cette opération, inter-vient auprès des locataires pour procéder àdes relogements provisoires.Opération délicate qui consiste, en fonc-tion de l’avancée des travaux, à reloger lesfamilles dans le même bâtiment, en veillantà les placer sur des paliers identiques avecles mêmes voisins.Résidence Euclide, àTourcoing (59)Mutation d’un linéaire en deux immeubles BBC neufsS’intégrant dans un projet plus vaste d’ur-banisme et de requalification urbaine, larestructuration de l’ancien bâtiment desdouanes de Jeumont (59) a démarré le 1er avril2013. Ici, les choix techniques, outre l’aspectéconomique, résultent d’un arbitrage entre lanécessité de requalifier l’ensemble – thermique,espaces extérieurs ou encore nouvelle distribu-tion des pièces en rez-de-chaussée pour res-pect de la réglementation PMR –, la volonté deconserver une trace historique pour ce bâti-ment construit en 1969 par l’architecte SergeMenil, premier grand prix de Rome, et l’impé-ratif de prévoir des interventions compatiblesQuartier des Douanes Jeumont (59)Conjuguer passé et présentAgrandissement des logements et performance énergétique :102 logements requalifiés au niveau BBC neufRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 1716 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat CollectifLESChantiersavec les modes constructifs d’origine. Du faitdes grandes baies vitrées, les logements serontisolés par l’intérieur. Cela permet de conser-ver le rythme existant de la façade et de res-pecter le zonage de la nouvelle réglementationsismique. En effet, la structure composée deparpaings creux n’est pas compatible avec unbardage. Autres éléments forts du projet : ara-sement de l’acrotère pour davantage de légè-reté, création d’un espace tampon devant l’im-meuble et jeux de couleurs en façade pourdynamiser l’ensemble.FICHE TECHNIQUE- Maître d’ouvrage : Promocil avec Maning (AMO)- Partenaires financiers : Anru, DDTM, Région Nord Pas de Calais, Agglomération de Maubeuge Val de Sambre, Ville de Jeumont, Caisse des dépôts.- 24 logements- Coût total de l’opération : 3 500 000 € TTC- Shon projet : 2181 m2- Shon RT : 2287 m2- Requalification dans le respect de l’architecture d’origine- Adaptation de logements aux PMR- Procédure d’accompagnement des futurs locataires- Calendrier / démarrage chantier : deuxième trimestre 2013FICHE TECHNIQUE- Maître d’ouvrage : Vilogia- 102 logements - 2 bâtiments- Coût total opération : 10 300 000 € TTC- Surface habitable : 10 696 m²- Réseau de chaleur, test de perméabilité à l’air, instrumentation de 10 logements pour le comptage des consommations- Création de 200 m² de surface complémentaire pour l’agrandissement des logements- Dispositif de pilotage et d’accompagnement social, réalisation d’un logement témoin, chantier avec insertion sociale : embauche d’une personne en CDI en bureau d’ingénierie- Calendrier / livraison de la première tranche : avril 2013énergie environnementAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anF B422 78Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anG C127 19ÉQUIPEAtelier Charles Renard, Nortec, Symoé, Norpacénergie environnementAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anF A260 64Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anE C38 13ÉQUIPEAtelier Charles Renard, Vilogia, NorpacNortec Ingénierie, Symoé, Tourcoing la créativePierre-Marie Duvette, monteur d’opération service développement Promocil l’Avesnoise«Un rapport qualité-coût optimis黫 Le positif dans une démarche de conception-réalisation :le choix des solutions, la possibilité de les adapter, le suivi de la viedu bâtiment, la connaissance plus rapide des budgets, le gainde temps compris entre six mois et un an par rapport à une procédureclassique et une définition plus précise en vue d’un rapportqualité/coût optimisé ».Yann Leclerc, responsable de programme Vilogia - Benoît Petit, gérant Nortec Ingénierie« La philosophie du projet,sa qualité et ses délais sont respectés »« Nous avons mis en place une démarche de concertation etd’accompagnement avec le centre social au coeur du quar-tier. Les locataires ont voté à 99% pour cette requalification.Ils sont suivis pendant toute la durée de l’opération. Pour lemoment, les choses se passent bien, les travaux sont bienperçus et la philosophie du projet est respectée. Le pro-chain test sera dans le réaménagement des locataires de lapremière tranche. A travers cette expérience, nous voyons également qu’il y a un réel intérêtà travailler en conception-réalisation. Cela ne nuit pas à la qualité des interventions de chacundes intervenants de la maîtrise d’oeuvre et permet de réduire considérablement les délais.L’économie de temps engendrée lors des études nous permet de respecter l’objectif de délaiglobal de l’opération : 30 mois pour les études, les démolitions de 2 fois 3 entrées, les déména-gements / réaménagements et la restructuration « énergétique » de 102 logements ».avantavantAPRèSAPRèS
  10. 10. Eco quartier des Fontanelles, à Toulouse (31)Viser les standards de la construction neuveLes points forts du projet : création de grandesterrasses, agrandissement des séjours,nouveaux logements en surélévation, excellenceenvironnementaleLa résidence Les Fontanelles à Toulouse,ce sont sept bâtiments (180 logements)construits au début des années 1960. Ici,le diagnostic est sévère : bâti dépourvu d’isola-tion thermique, logements exigus, stationne-ments mal coordonnés entre espaces public etprivé, accessibilité aux personnes âgées ou àmobilité réduite inexistante. La requalificationcoulait de source.Au vu du niveau d’exigence requis, le maîtred’ouvrage, Patrimoine SA Languedocienne, alancé une consultation de type « conceptionréalisation », ouverte aux équipes lauréates dela première session REHA.L’équipe retenue – A&B architectes, SECA Ingé-nierie, Atelier Charles Renard, Nortec Ingénie-rie et DV Construction – a fait une propositionqui transforme radicalement l’image de la rési-dence et – plus important encore – la qualitéde vie de ses occupants. Outre une enveloppeRequalification à haute performance énergétique de l’Habitat Collectif 1918 Requalification à haute performance énergétique de l’Habitat CollectifCréer une nouvelle offre pour rendreattractif un ensemble patrimonial dequalité devenu obsolète, c’est l’objec-tif poursuivi par Habitat 29 pour le quartierde Woas Glaz à Landerneau. Une opération derequalification prévue dans le cadre du PlanStratégique de Patrimoine du bailleur, plutôtQuartier de Woas Glaz, à Landerneau (29)Adapter l’offre à une population familialeEn premier lieu, ITE, changement des menui-series, passage d’un chauffage individuel gaz àun chauffage collectif et mise en place de sys-tèmes économiseurs d’eau pour l’ensemblede la résidence (objectif BBC Effinergie réno-vation).Le bâtiment le plus important fera, quant àlui, l’objet d’une intervention beaucoup pluslourde, qui prévoit des extensions en façade –colonnes préfabriquées en bois ou bois bétonmises en place contre l’existant – pour agran-dir significativement les logements (~15 m2).Cette approche permet de revoir complètementla typologie des logements, avec accès PMR pardes cages d’ascenseur nouvellement créées.Dernier élément, la requalification urbaine dusite par une refonte du système viaire et parun traitement paysager des espaces extérieurs.qu’une démolition reconstruction jugée nonrentable au plan économique. Cette résidence,qui compte 136 logements répartis dans 9 bâti-ments collectifs de 4 à 5 niveaux, possède, eneffet de sérieux atouts.Située dans un quartier calme – mélange d’ha-bitats individuel et collectif – à proximité immé-diate du centre-ville et d’une zone d’activités (ZIde Lanrinou), elle est également bien desserviepar les transports en commun et proche d’équi-pements collectifs de qualité.En revanche, la résidence n’est pas ouverte versl’extérieur, il n’y a pas de véritable accrocheurbaine du bâti environnant. L’organisationprioritaire de la cité tourne autour de la voi-ture – stationnement, voirie – au détrimentdu piéton et de l’aménagement paysager. Leslogements, quant à eux, ne répondent plus auxbesoins : trop petits pour y loger des familles,peu fonctionnels et peu performants sur lesplans énergétique et acoustique. L’équipe lau-réate a prévu une intervention de deux ordres.avantavantUne amélioration globalede la qualité résidentielle :urbaine et architecturaleHervé Couplet, directeur du patrimoine, Habitat 29« Les familles ne restaient pas car l’offre n’était pas adaptée »« Au départ, nous nous engagions vers une opération classique de rénovation depatrimoine avec une dimension énergétique. Après diagnostic, nous avons revunotre copie, et ce pour deux raisons : La Ville de Landerneau a lancé une étude deréaménagement urbain de ce quartier et le diagnostic avait montré que la rési-dence, bien qu’à vocation familiale, n’accueillait que très peu de familles. Celles-ci ne restaient pas car l’offre n’était plus adaptée : petites cuisines, petits séjours,pièces difficiles à meubler… En parallèle, deux autres phénomènes nous étaientapparus : vieillissement de la population et augmentation de la précarité. Décision a donc été prised’aller plus loin : une conservation du patrimoine par sa requalification. Cela va nous permettred’attirer les jeunes couples, de maintenir en place les personnes âgées en rendant les parties com-munes et les logements accessibles et de continuer à loger des personnes à faibles ressources ».DidierPlouchard, directeur du patrimoine et du développement durable« Il faut prendre beaucoup de temps pour expliquer »« La question de la démolition-reconstruction s’est bien sûr posée, mais cetteoption a très vite été abandonnée. La requalification présente plus d’avan-tages, cela nous permet : de maintenir les habitants dans les lieux et d’éviterle traumatisme généré par le relogement, de conserver des loyers attractifs –pas de répercussions sur les loyers sauf pour la surface créée –,d’intervenir plus rapidement et de rejeter neuf fois moins de C02par rapportà une démolition reconstruction.Tous les choix techniques ne sont pas encore arrêtés, mais ce n’est pas le plus difficile.Sur une opération comme celle-ci, il faut prendre beaucoup de temps pour expliquer et expli-quer individuellement. La réussite passe par là. »FICHE TECHNIQUE- Maître d’ouvrage : Habitat 29- Partenaires financiers : Conseil général du Finistère, Conseil Régional de Bretagne, ville de Landerneau, Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, Ademe- Opération retenue au titre de l’appel à projets « Bâtiment basse consommation » 2012 du Prébat- 136 logements, 9 bâtiments- Coût total opération : 9 000 000 € TTC- SHON : 11 000 m²- Chaufferie collective : gaz- Création de surface habitable complémentaire pour l’agrandissement des logements, requalification urbaine du site (modification des voiries, création d’espaces paysagers en relation avec la transformation du centre-ville)- Calendrier / démarrage chantier : Fin 2013FICHE TECHNIQUE- Maître d’ouvrage : SA Patrimoine Languedocienne- 180 logements - 6 bâtiments- Coût total opération : 15 500 000 € TTC- SHON : 15 600 m²- Chaufferie : biomasse, ECS solaire- Construction de 6 nouveaux logements, création de 15% de surface habitable complémentaire pour l’agrandissement des logements (8m²) et création de terrasses (7m²) avec plugs préfabriqués, intégration de la réglementation Accessibilité- Calendrier / démarrage chantier : deuxième semestre 2013énergie environnementAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anD A176 38Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anD A41 1APRèSAPRèSparfaitement isolante, tous les séjours serontagrandis de 8m² en greffant en façade des plan-chers sur une structure extérieure. Un moyende les rapprocher des standards de surface dela construction neuve.Tous donneront sur une nouvelle terrasse de7 m² véritable pièce de vie extérieure. Vingt etun logements seront accessibles aux personnesà mobilité réduite avec, pour chaque immeuble,l’installation d’un ascenseur.Au plan technique, une chaufferie biomasse, unsystème solaire thermique collectif pour l’eauchaude sanitaire, une ventilation simple fluxhygro B permettront des économies de chargesimportantes. Un projet qui vise l’obtention dulabel BBC Effinergie Réhabilitation avec des Cepau niveau BBC neuf.énergie environnementAvant AprèsConsommationd’énergiekWhEP/m2.anD B215 80Gaz à effet deserre (GES)Kg éqCO2/m2.anD C32 16ÉQUIPECap architecture, Vladimir Doray, ICM structure,ECS ingénierie, Construction Millet bois,MAB construction, Botrel GuingampÉQUIPEA&B Architectes, SECA Ingénierie,Atelier Charles Renard, Nortec Ingénierie,DV Construction

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