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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Lorraine

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Lorraine.
L’emploi cadre en Lorraine apparaît polarisé sur 2 des 15 zones d’emploi qui la composent : Nancy et Metz concentrent plus de 58 % des cadres du privé. L’ancrage industriel fort de la région se retrouve dans la quasi-totalité des zones d’emploi, en dehors de Nancy qui se singularise par une spécificité marquée en R&D. Il n’en demeure pas moins que les zones d’emploi régionales avec des spécificités sectorielles industrielles prononcées dans la métallurgie ou encore l’automobile doivent poursuivre leur mutation pour accroître leur attractivité. La réforme territoriale confortera le caractère industriel de la région lors du regroupement avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne.
Le redécoupage territorial placera la future région au 6e rang des 13 nouveaux espaces régionaux en termes de population et d’emplois cadres. La future région réunira 6,7 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Lorraine

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-18 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Lorraine apparaît polarisé sur 2 des 15 zones d’emploi qui la composent : Nancy et Metz concentrent plus de 58 % des cadres du privé. L’ancrage industriel fort de la région se retrouve dans la quasi-totalité des zones d’em- ploi, en dehors de Nancy qui se singularise par une spécificité marquée en R&D. Il n’en demeure pas moins que les zones d’emploi régionales avec des spécificités sectorielles industrielles pronon- cées dans la métallurgie ou encore l’automobile doivent poursuivre leur mutation pour accroître leur attractivité. La réforme territoriale confortera le caractère industriel de la région lors du regrou- pement avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne. Le redécoupage territorial placera la future région au 6e rang des 13 nouveaux espaces régionaux en termes de population et d’emplois cadres. La future région réunira 6,7 % des cadres du privé de France métropolitaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE2 – UN FAIBLE DYNAMISME DÉMOGRAPHIQUE – Plus d’un million de Lorrains résident dans les zones d’emploi de Nancy et de Metz qui polarisent chacune d’entre elles près d’un quart des habitants de la ré- gion. Derrière ces deux territoires, les plus densément peuplés de la région, on trouve les zones d’emploi de Forbach (220 000 habitants soit 9 %), de Thionville (219 000, 9 %) et d’Épinal (164 000, 7 %). À elles seules, ces cinq zones d’emploi concentrent près de 70 % de la population lorraine. Dans les dix autres zones d’emploi, le nombre d’habitants oscille de 34 000 sur Lunéville à 112 000 pour Sarreguemines. Si la population lorraine a faiblement progressé entre 2006 et 2011 (+0,6 %), cette tendance démogra- phique ne se retrouve pas sur l’ensemble des zones –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Lorraine comporte 15 zones d’emploi. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établisse- ments peuvent trouver l’essentiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fon- dées sur le critère des déplacements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’em- ploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes en- tières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’emploi, dont 304 en métropole. d’emploi. Certains territoires affichent, ainsi, une progression démographique oscillant entre +1 % (Metz, Nancy, Épinal, Sarrebourg) et +3 % (Lunéville, Longwy, Thionville). D’autres zones d’emploi, en re- vanche, ont connu sur la période soit une stabilité de leur population (Sarreguemines, Saint-Dié-des-Vosges, Commercy), soit une baisse pouvant s’échelonner de -1 % à -2 % (Neufchâteau, Verdun, Bar-le-Duc, Remi- remont, Forbach). La région compte, par ailleurs, une proportion d’habitants âgés de moins de 30 ans (36 %) proche de celle observée à l’échelle métropo- litaine (37 %). La zone d’emploi de Nancy se singu- larise avec une part de jeunes de moins de 30 ans plus élevée (40 %). Enfin, la part des habitants de 60 ans et plus est particulièrement importante dans les zones d’emploi de Remiremont et de Neufchâteau (29 % contre 23 % en Lorraine). Thionville Longwy Verdun Bar-le-Duc Commercy Neufchâteau Épinal Remiremont Saint-Dié- des-Vosges Lunéville Sarrebourg Forbach Sarreguemines Metz Nancy Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi de la région Lorraine
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – PLUS DE LA MOITIÉ DES SALARIÉS SUR NANCY ET METZ – Au 2e trimestre 2014, on comptait en Lorraine 525 000 salariés dans le secteur privé (source Acoss). Les zones d’emploi de Nancy (134 000) et de Metz (131 000) concentrent, à elles seules, plus de la moi- tié des salariés régionaux. Si on y adjoint les zones d’emploi de Forbach (47 000 salariés soit 9 %), de Thionville (41 000, 8 %) et d’Épinal (36 000, 7 %) ce sont les trois quarts des salariés régionaux qui se concentrent sur 5 des 15 zones d’emplois que compte la région. – 46 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT PRÈS DE LA MOITIÉ À NANCY ET À METZ – En Lorraine, 46 % des établissements employeurs sont situés dans les zones d’emploi de Nancy et de Metz. Par ailleurs, 82 % des établissements lorrains comptent moins de 10 salariés soit une proportion proche de la moyenne nationale (83 %). Sur les 240 établissements de plus de 200 salariés répertoriés dans la région (hors administration), les deux tiers se polarisent sur quatre territoires : Nancy (53 soit 22 %), Metz (53, 22 %), Forbach (24, 10 %) et Épinal (21, 9 %). Enfin, dans les autres zones d’emploi, le nombre de grandes entités oscille d’une quinzaine de grands établissements à Thionville à deux établisse- ments à Lunéville. – RECUL SIGNIFICATIF DE L’EMPLOI SALARIÉ EN LORRAINE EN CINQ ANS – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié a reculé de 4,3 % en Lorraine (ta- bleau 1), contre une progression de 0,5 % à l’échelle nationale. Cette baisse est la plus forte enregistrée en France métropolitaine tant en proportion qu’en volume avec 24 000 emplois salariés détruits. Cette contraction de l’emploi a concerné l’ensemble des zones d’emploi de la région sauf sur le territoire de Sarrebourg qui fait figure d’exception avec 450 em- plois créés en cinq ans soit une hausse de 3 %. Les zones de d’emploi de Saint-Dié-des-Vosges (-12,3 %), de Neufchâteau (-12,2 %) et de Commercy (-9,5 %) affichent, en proportion, les baisses d’emploi les plus conséquentes. Toutefois en volume, ce sont celles de Nancy (-4 700 emplois salariés), de Metz (-3 500) et d’Épinal (-3 200) qui ont subi les destructions d’em- ploi les plus sévères. Ces pertes d’emploi ont été par- ticulièrement aiguës dans la sphère industrielle très présente en Lorraine. Les industries de la métallurgie, de la fabrication de matériel de transport, du bois- papier ou encore de l’agroalimentaire ont ainsi payé un lourd tribut à la crise économique. Les activités présentielles (commerce, construction) n’ont pas été épargnées, d’autant que les restructurations mili- taires et le départ de plusieurs régiments, notamment sur la zone d’emploi de Metz, ne sont pas sans im- pacts sur ce type d’activités. Au 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans la région atteignait 10,4 %, contre 9,7 % en moyenne nationale. La Lorraine se situe ainsi au 7e rang des régions métropolitaines les plus affectées par le chô- mage. Les situations peuvent cependant différer se- lon les territoires considérés. Ainsi, les zones d’emploi de Saint-Dié-des-Vosges et de Forbach affichent les taux de chômage les plus élevés de la région (respec- tivement 14,1 % et 13,4 %). Ces deux zones se classent au 18e et 22e rang des zones d’emploi les plus affectées par le chômage au plan national. Les zones d’emploi de Lunéville, Commercy, Verdun et Épinal se caractérisent, quant à elles, par un taux de chômage compris entre 11,2 % et 11,6 %. À l’inverse, la zone d’emploi de Sarrebourg a le taux de chômage le plus bas de Lorraine (7,8 %) devant les zones de Bar-le-Duc (8,5 %) et Nancy (9 %). Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Nancy 134 032 -3,4 % 9,0 % Metz 130 785 -2,6 % 10,1 % Forbach 46 921 -1,0 % 13,4 % Thionville 40 862 -3,7 % 10,3 % Épinal 35 785 -8,2 % 11,6 % Lorraine 524 589 -4,3 % 10,4 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Nancy 23 500 32,7 % 21 Metz 18 500 25,8 % 27 Thionville 5 100 7,1 % 91 Forbach 4 800 6,7 % 92 Épinal 4 700 6,5 % 95 Sarreguemines 2 800 3,9 % 133 Remiremont 2 200 3,1 % 168 Saint-Dié-des-Vosges 2 100 2,9 % 177 Sarrebourg 1 700 2,3 % 199 Bar-le-Duc 1 500 2,1 % 206 Verdun 1 300 1,8 % 217 Neufchâteau 1 200 1,7 % 221 Longwy 1 200 1,7 % 224 Commercy <1 000 <1 % 271 Lunéville <1 000 <1 % 284 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 71 900 CADRES DU PRIVÉ DONT 58 % SUR LES ZONES D’EMPLOI DE NANCY ET DE METZ RÉUNIES – Selon les estimations de l’Apec3 , 23 500 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi de Nancy et 18 500 dans celle de Metz. À elles seules, ces deux zones d’emploi (qui se situent respec- tivement au 21e et 27e rang des 304 zones d’emploi métropolitaines pour le nombre de cadres) ras- semblent près de six cadres du privé sur dix travaillant dans la région (42 000 sur 71 900). Les zones d’em- ploi de Thionville (5 100 cadres soit 7,1 %), de For- bach (4 800, 6,7 %) et d’Épinal (4 700, 6,5 %) arri- vent respectivement au 3e , 4e et 5e rang régional. Au global, près 80 % de l’emploi cadre lorrain se polarise sur ces cinq zones. Enfin, les zones d’emploi de Com- mercy et de Lunéville affichent les volumes de cadres les plus faibles de la région (moins de 1 000 cadres). Quant aux autres territoires, le nombre de cadres oscille de 2 800 cadres sur la zone d’emploi de Sar- reguemines à 1 200 sur celle de Longwy. – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS DES ZONES D’EMPLOI DE NANCY ET DE METZ – Les actifs travaillant dans la région lorraine sont glo- balement moins qualifiés qu’à l’échelle nationale : seulement 31 % d’entre eux ont obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur contre 36 % au niveau national. Les zones d’emploi de Nancy (38 %) et de Metz (33 %) se singularisent en affichant une pro- portion d’actifs diplômés supérieure à celle enregis- trée à l’échelle régionale. Nancy enregistre même une part d’actifs qualifiés supérieure au niveau national. Les taux de qualification enregistrés sur Nancy et Metz entrent en résonance avec, d’une part, les vo- lumes de cadres les plus élevés de la région et, d’autre part, la localisation de la quasi-totalité de la popula- tion estudiantine sur ces deux zones : 45 000 étu- diants dans la zone de Nancy et 21 000 dans celle de Metz, soit au total près de neuf étudiants lorrains sur dix. S’agissant des 13 autres zones d’emploi com- posant la Lorraine, leur part d’actifs diplômés de l’enseignement supérieur est systématiquement infé- rieure à la moyenne régionale, les territoires de Sar- rebourg (24 %), Neufchâteau (24 %) et Commercy (22 %) affichant les proportions les plus basses. – NANCY, ZONE D’EMPLOI ATTIRANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS – La zone d’emploi de Nancy arrive en tête des terri- toires lorrains qui attirent, proportionnellement au nombre d’emplois, le plus d’actifs qualifiés4 . Elle de- vance celles de Metz et d’Épinal. En revanche, les zones de Sarreguemines, de Longwy, de Verdun et surtout de Commercy se caractérisent par un fort déficit d’attractivité en matière d’actifs qualifiés. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – LA MAJORITÉ DES SALARIÉS DE LORRAINE TRAVAILLE DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – En Lorraine, 40 % des salariés travaillent dans le tertiaire marchand soit une proportion nettement inférieure à celle observée au niveau national (47 %). Cette sous-représentation sectorielle ne se retrouve pas lorsque l’on considère le tertiaire non-marchand qui occupe dans la région une place supérieure à celle enregistrée à l’échelle métropolitaine (37 % contre 32 %). La Lorraine demeure un bastion indus- triel avec des activités qui représentent 16 % des salariés régionaux contre 14 % dans l’Hexagone. Quant aux salariés présents dans l’agriculture et la construction, leurs proportions sont quasi-identiques à celles observées en France métropolitaine. S’il est moins bien représenté qu’au niveau national, le tertiaire marchand n’en demeure pas moins le pre- mier secteur économique de la région. Pour autant, son poids varie sensiblement d’une zone d’emploi à l’autre. Il est particulièrement élevé dans les zones d’emploi de Nancy (43 %), Metz (42 %), Lunéville (41 %) et Thionville (41 %) et bien moins dans celles de Bar-le-Duc (28 %) et Commercy (29 %). Le ter- tiaire non-marchand, quant à lui, est très fortement présent dans la zone d’emploi de Bar-le-Duc (49 % des salariés), en raison notamment du statut de pré- fecture de la Meuse pour la ville de Bar-le-Duc. Les activités industrielles occupent une place de choix dans le tissu économique de plusieurs territoires : notamment Neufchâteau (28 % des salariés), Saint- Dié-des-Vosges (28 %), Sarreguemines (28 %) ou Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Lorraine 1 % 16 % 6 % 40 % 37 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Commercy, Sarre- bourg (3 %). Neufchâteau, Saint- Dié-des Vosges, Sarreguemines (28 %). Commercy, Remiremont (9 %). Sarrebourg (8 %). Nancy (43 %). Metz (42 %). Lunéville, Thionville (41 %). Bar-le-Duc (49 %). Épinal, Lunéville (41 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec.–Tableau 3– Répartition des salariés de la région Lorraine par secteur d’activité encore Remiremont (27 %). Quant aux activités agri- coles, elles sont surreprésentées dans les zones d’em- ploi de Commercy et Sarrebourg (3 % des salariés). Enfin, la proportion de salariés travaillant dans le secteur de la construction est plus élevée qu’en moyenne régionale dans les zones de Commercy et Remiremont (9 %), ainsi qu’à Sarrebourg (8 %). – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Les zones d’emploi de Lorraine se caractérisent par des profils sectoriels marqués sur le plan régional. Ainsi la zone d’emploi de Nancy est constituée d’un tissu économique à forte dominante tertiaire. Elle présente une spécificité7 prononcée dans le domaine de la recherche – développement scientifique (indice de spécificité de 2,7) avec de nombreuses PME œuvrant dans des champs différenciés. On peut citer la société SEA Marconi France spécialisée dans la conversion thermochimique des matériaux ou l’entre- prise ETAP qui mène des travaux de recherche pré- clinique sur le développement de nouvelles molécules pour l’industrie pharmaceutique. De nombreuses structures de recherche sont implantées sur le tech- nopôle de Brabois qui accueille plus de 200 entre- prises couvrant des domaines variés : génie biomédi- cal, informatique, agro-bio-industrie… Des laboratoires de la recherche publique (CNRS, Inra, Inserm, Loria…) et des structures spécialisées dans le transfert de technologies (Promotech, Prabil) sont également pré- 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE6 sents. La zone d’emploi de Metz se caractérise par un profil nettement plus industriel en lien avec la pré- sence forte de l’industrie automobile (indice de spé- cificité de 2,5) et notamment de PSA Peugeot Citroën et Renault Sovab spécialisé dans les véhicules utili- taires. Cette spécificité industrielle se retrouve égale- ment dans les autres zones d’emploi régionales. Ainsi, le territoire de Thionville affiche une spécialisation prononcée dans la métallurgie symbolisée par la pré- sence de l’Indien Tata, spécialisé dans la fabrication de rails à forte valeur ajoutée. La zone d’emploi de Forbach est, quant à elle, tournée vers l’industrie chimique, avec notamment la présence d’une impor- tante unité du groupe Arkema à Carling/Saint-Avold mais aussi de PME comme Élysée Cosmétiques (aéro- sols) ou encore Pickling Systems spécialisé dans les produits de traitements (décapage, dérochage, dé- graissage…). Les industries de l’habillement (Bragard) et du papier-carton (Norske Skog Golbey) sont davan- tage l’apanage de la zone d’emploi d’Épinal. Ces spécificités industrielles se retrouvent dans les zones d’emploi lorraines de moindre importance, que ce soit la plasturgie et l’automobile à Sarreguemines, le textile à Remiremont ou encore l’industrie du papier- carton à Saint-Dié-des-Vosges. D’un point de vue plus global, la métallurgie, en dépit de coupes claires dans les effectifs salariés su- bies depuis plusieurs années, reste fortement asso- ciée à la région Lorraine, avec notamment la pré- sence du leader mondial ArcelorMittal sur plusieurs sites régionaux et d’un de ses principaux concur- rents : Tata. Cette industrie compte en proportion trois fois plus de salariés en Lorraine qu’à l’échelle métropolitaine. L’industrie automobile est également un maillon important du système productif lorrain : la part des salariés dédiés à cette activité est deux fois plus importante en Lorraine qu’au niveau natio- nal. Les deux unités de production du groupe PSA Peugeot Citroën, celle de Renault-Sovab et celle de Smart France figurent au palmarès des 100 premiers sites industriels de l’Hexagone. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Nancy 1 Recherche-développement scientifique 2,7 1,4 % 2 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 1,5 1,2 % Metz 1 Industrie automobile 2,5 5,3 % 2 Services relatifs aux bâtiments et aux aména- gements paysagers 1,6 2,8 % Thionville 1 Métallurgie 4,9 6,8 % 2 Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné 3,3 3,5 % Forbach 1 Industrie chimique 5,5 2,8 % 2 Fabrication d’équipements électriques 3,2 2,1 % Épinal 1 Industrie de l’habillement 6,6 1,1 % 2 Industrie du papier et du carton 4,5 2,9 % Région Lorraine 1 Métallurgie 3,3 1,4 % 2 Industrie automobile 2,1 2,1 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 5 zones d’emploi de Lorraine comptant le plus de salariés La part des salariés dans la « Recherche-développement scientifique » est 2,7 fois plus importante dans la zone d’emploi de Nancy qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans la « Métallurgie » est 3,3 fois plus importante en Lorraine qu’à l’échelle nationale Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LORRAINE 7 –PERSPECTIVES POUR LA LORRAINE– – LA LORRAINE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modifiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce cadre, la Lorraine, l’Alsace et la Champagne-Ardenne ne feront qu’une. La future région ainsi constituée regroupera 5,5 mil- lions d’habitants, devenant le 6e territoire régional de France pour sa population. En matière d’emploi, le rapprochement de la Lorraine, de l’Alsace et de la Champagne-Ardenne permettra de rassembler 1,4 mil- lion d’emplois salariés, dont 38 % en Lorraine. La ré- gion se situera ainsi au 5e rang des régions métropoli- taines pour le nombre de salariés, derrière Aquitaine/ Limousin/Poitou-Charentes, mais devant Languedoc- Roussillon/Midi-Pyrénées. Par ailleurs, la nouvelle ré- gion rassemblera 6,7 % des cadres métropolitains (soit 196 000), ce qui la situera au 6e rang des régions hexagonales, derrière la région Languedoc-Roussillon/ Midi-Pyrénées (205 000 cadres), mais devant Aqui- taine/Limousin/Poitou-Charentes (186 000 cadres). Au sein de ce futur ensemble régional, la zone d’em- ploi de Nancy perdra sa position de chef de file au profit de celle de Strasbourg. Elle se classera, désor- mais, au 2e rang des zones d’emploi de la future région pour le nombre de cadres (23 500 soit 12 %), derrière Strasbourg (39 200 cadres), et devant Metz (18 500) et Reims (16 800). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – La Lorraine est d’un point de vue économique à la croisée des chemins. Son tissu économique empreint d’une forte dimension industrielle est en mutation et ses principales filières sont confrontées à un environ- nement concurrentiel exacerbé. Dans ce contexte, les instances régionales associées à l’État ont défini trois grands types d’actions stratégiques qui visent à déve- lopper le tissu productif lorrain (le Pacte Lorraine). Pour ce faire, la région dispose de plusieurs filières d’excel- lence symbolisées notamment par la présence de trois pôles de compétitivité : Materalia (matériaux et procé- dés) en partenariat avec la Champagne-Ardenne, Fibres-Énergivie (issu de la fusion du pôle lorrain Fibres et du pôle Alsacien Énergivie) et Hydreos, également en partenariat avec l’Alsace et centré sur la gestion durable de l’eau : infrastructures, gestion intelligente de l’eau, écosystèmes humides. Le 1er axe stratégique consiste à faire de la Lorraine « la vallée européenne des matériaux et de l’énergie ». Cet objectif ambitieux implique une coordination et une mobilisation de plusieurs acteurs : laboratoires, clusters, entreprises, spécialistes du financement. La première pierre à l’édifice passe par une structuration aboutie de la R&D en région. L’installation de la pla- teforme CEA Tech, la mise en place de l’Institut de re- cherche technologique (IRT) dans le domaine des matériaux ou encore le développement de la plate- forme Metafensch devraient y contribuer. Le 2e axe stratégique vise à « dynamiser les filières d’excellence et d’avenir ». La région souhaite notam- ment développer l’industrie de la santé et devenir un territoire de référence de l’e-santé et de la Silver Eco- nomy afin de répondre aux problématiques du vieillis- sement et de vide médical de certains territoires. Un domaine sur lequel misent également l’Alsace et la Champagne-Ardenne. La dynamisation de la filière automobile est un autre enjeu fort. Disposant de la présence de grands constructeurs (PSA, Renault, Smart) et d’équipemen- tiers, la Lorraine ambitionne de devenir un acteur clef de l’industrie automobile au sein de la Grande Région (espace transfrontalier comprenant la Lorraine, la Sarre, le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat et la Wal- lonie) et du Grand Est. Le renforcement d’autres filières est également planifié : la filière bois-forêt, l’agroali- mentaire ou encore l’aéronautique qui doit profiter de la récente implantation de Safran Aéro Composite sur Commercy pour se consolider. Le 3e axe stratégique consiste à « promouvoir les dé- marches d’attractivité et d’aménagements du terri- toire ». Trois grands trains de mesures sont envisagés : construire des territoires pilotes de valorisation des ressources (éco-construction, chimie du végétal, traite- ment des sols et de l’eau…) ; affirmer la vocation cultu- relle et touristique de la région ; tisser des réseaux pour promouvoir l’égalité des territoires (déploiement du numérique, réseaux de santé de proximité…).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0808-1 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Christophe Lenzi. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Le pacte Lorraine Contrat particulier Etat-Lorraine 2014 – 2016. • Programme opérationnel FEDER-FSE 2014-2020 Lorraine et Massif des Vosges, novembre 2014. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Lorraine. Apec, septembre 2013.

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