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L’AQUITAINE À L’AUNE DE LA RÉFORME
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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Aquitaine

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Aquitaine.
L’emploi cadre en Aquitaine apparaît fortement polarisé sur 3 des 15 zones d’emploi qui la composent.
Les zones d’emploi de Bordeaux, Pau et Bayonne concentrent en effet les trois quarts des cadres du privé. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi renforcent leur attractivité. Bien implantées dans ces trois zones, la chimie durable, l’optique ou l’aéronautique figurent parmi les domaines stratégiques d’innovation de la région. Leur dynamisme pourrait se renforcer avec la réforme territoriale et le rapprochement entre l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes, également positionnées sur certaines de ces filières. Le
redécoupage territorial placera d’ailleurs la future région au 4e rang des 13 futurs espaces régionaux en termes de population et d’emplois salariés, au 7e pour les emplois cadres. La future région réunira 6,4 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Aquitaine

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-20 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Aquitaine apparaît fortement polarisé sur 3 des 15 zones d’emploi qui la com- posent. Les zones d’emploi de Bordeaux, Pau et Bayonne concentrent en effet les trois quarts des cadres du privé. De surcroît, les spécificités secto- rielles de ces zones d’emploi renforcent leur attrac- tivité. Bien implantées dans ces trois zones, la chimie durable, l’optique ou l’aéronautique figurent parmi les domaines stratégiques d’innovation de la région. Leur dynamisme pourrait se renforcer avec la réforme territoriale et le rapprochement entre l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes, égale- ment positionnées sur certaines de ces filières. Le redécoupage territorial placera d’ailleurs la future région au 4e rang des 13 futurs espaces régionaux en termes de population et d’emplois salariés, au 7e pour les emplois cadres. La future région réunira 6,4 % des cadres du privé de France métropoli- taine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE2 – DES ZONES D’EMPLOI PLUS OU MOINS DYNAMIQUES – L’Aquitaine se place au 6e rang des régions françaises par la croissance de sa population entre 2006 et 2011 (+4 %). Ce dynamisme démographique touche surtout les zones d’emploi de La Teste-de-Buch et de Dax (+7 %) qui gagnent entre 10 000 et 12 000 habitants (ce qui représente toutefois moins que Bor- deaux : + 55 000 habitants, soit une hausse de 5 %). En revanche, les populations d’Oloron-Sainte-Marie et de Villeneuve-sur-Lot stagnent. –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Aquitaine comporte 15 zones d’emploi, dont celle de Mont-de-Marsan s’étend sur la région Midi-Pyrénées. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établissements peuvent trouver l’essen- tiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. Malgré son dynamisme, la population aquitaine de- meure relativement âgée. 27 % des Aquitains ont plus de 60 ans, contre 23 % à l’échelle métropoli- taine. Seule la zone d’emploi de Bordeaux présente une proportion de plus de 60 ans inférieure à cette dernière (22 %). Dans les autres zones d’emploi, la proportion de personnes âgées de 60 ans ou plus oscille entre 26 % (Pau) et 33 % (Villeneuve-sur-Lot, Sarlat-la-Canéda). L’arrivée de retraités dans certains espaces littoraux et ruraux explique cette forte concentration. De leur côté, les jeunes de moins de 30 ans représentent 34 % de la population régio- nale, contre 37 % sur l’Hexagone. Attractif pour les jeunes, Bordeaux compte 38 % de moins de 30 ans. La zone d’emploi a d’ailleurs accru son poids relatif sur ces dernières années pour atteindre 1,2 million d’habitants en 2011, soit 37 % de la population ré- gionale. Avec 340 000 et 317 000 habitants, Pau et Bayonne sont les deux autres grandes zones d’emploi de la région. Périgueux se situe au 4e rang (239 000 habitants). Bordeaux Pauillac Libourne Périgueux Sarlat-la- CanédaBergerac Villeneuve- sur-LotMarmande La Teste-de-Buch Agen Mont-de-Marsan Pau Oloron- Sainte-Marie Dax Bayonne Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi en Aquitaine
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – DEUX TIERS DES SALARIÉS RÉPARTIS SUR BORDEAUX, PAU ET BAYONNE – En Aquitaine, on recense, au 2e trimestre 2014, 815 000 salariés dans le secteur privé (données Acoss). Avec près de 368 000 salariés, la zone d’em- ploi de Bordeaux concentre 45 % des salariés de la région. Viennent ensuite les zones d’emploi de Pau (87 000 salariés environ, soit 11 % des effectifs sala- riés régionaux) et de Bayonne (84 000 salariés, 10 %). Plus marginales, les zones d’emploi d’Agen, de Dax et de Périgueux accueillent chacune entre 4 % et 6 % des salariés de la région. Sarlat-la-Ca- néda, Pauillac et Oloron-Sainte-Marie apparaissent plus en retrait encore. – 89 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT 36 % SUR BORDEAUX – Plus du tiers des établissements employeurs2 de la région sont situés sur la zone d’emploi de Bordeaux (36 %). Bayonne et Pau en accueillent à elles deux 21 %. 85 % de ces établissements emploient moins de 10 salariés, contre 83 % pour l’Hexagone. Le poids des petits établissements est plus fort encore à La Teste-de-Buch, Villeneuve-sur-Lot, Oloron-Sainte- Marie et Sarlat-la-Canéda (90 %). 266 établisse- ments (hors administration) emploient plus de 200 salariés dans la région. Implantés en majorité dans la zone d’emploi de Bordeaux (qui concentre 55 % de ces établissements) et de Pau (10 %), ils sont présents de façon plus marginale sur les autres terri- toires. – EN 5 ANS, L’EMPLOI SALARIÉ A PROGRESSÉ EN AQUITAINE – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié régional a progressé de 2,7 % (ta- bleau 1) contre une hausse de 0,5 % seulement à l’échelle nationale. Cinq zones d’emploi ont connu une augmentation du nombre d’emplois salariés plus élevée qu’à l’échelle régionale : Pauillac (+ 2,8 %), Bayonne (+ 3,9 %), Libourne (+ 4,3 %), Bordeaux (+ 4,9 %) et La Teste-de-Buch (+ 8,8 %). En termes de volume, Bordeaux, Bayonne et La Teste-de-Buch ont été les zones d’emploi les plus dynamiques (res- pectivement 17 300, 3 100 et 2 100 emplois créés). À l’inverse, plusieurs territoires ont subi des destruc- tions d’emplois sur la même période comme Bergerac (-2,1 % d’emplois salariés), Périgueux (-2,6 %) et Villeneuve-sur-Lot (-6 %). Sur ces deux dernières zones d’emploi, le nombre d’emplois détruit dépasse le mil- lier. Les difficultés rencontrées sur ces territoires par des établissements positionnés sur le secteur du bois expliquent en partie ces pertes d’emploi salarié, même si d’autres secteurs ont été touchés par la crise à l’échelle de la région comme celui des télécommu- nications. Entre le 2e trimestre 2013 et le 2e trimestre 2014, le taux de chômage en Aquitaine a baissé de 0,2 point pour se fixer à 9,6 %. Relativement pénalisées par la conjoncture en termes d’emplois détruits, les zones d’emploi de Bergerac et de Villeneuve-sur-Lot enre- gistrent les taux de chômage les plus élevés (respec- tivement 11,5 % et 11,3 %). À Périgueux et Dax, deux autres zones d’emploi confrontées à des destructions d’emploi, le taux de chômage est aussi supérieur à la moyenne régionale (respectivement 9,9 % et 10,1 %). Malgré leur dynamisme, La Teste-de-Buch et Libourne font elles aussi face à des taux de chômage élevés (respectivement 11,1 % et 10,9 %). Par ailleurs, trois territoires se démarquent par des taux de chômage bas : Bayonne (8,6 %), Pau (8,2 %) et Mont-de-Mar- san (7,8 %). Nom de la zone d’emploi Nombre d’emplois salariés en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Bordeaux 367 744 + 4,9 % 9,8 % Pau 86 669 + 0,8 % 8,2 % Bayonne 84 249 + 3,9 % 8,6 % Périgueux 48 348 -2,6 % 9,9 % Dax 38 632 -1,2 % 10,1 % Agen 36 370 + 1,4 % 9,2 % Aquitaine 815 009 + 2,7 % 9,6 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d’emploi de France métropolitaine Bordeaux 63 700 55,5 % 7 Pau 13 400 11,7 % 43 Bayonne 9 500 8,3 % 54 Périgueux 4 700 4,1 % 94 Agen 4 200 3,6 % 102 Dax 3 700 3,3 % 109 Mont-de-Marsan (partie Aquitaine) 3 000 2,6 % 115* La Teste-de-Buch 2 500 2,2 % 146 Libourne 2 400 2,1 % 151 Bergerac 1 900 1,7 % 183 Villeneuve-sur-Lot 1 600 1,4 % 201 Marmande 1 600 1,4 % 203 Pauillac < 1 000 < 1% 251 Sarlat-la-Canéda < 1 000 < 1% 256 Oloron-Sainte-Marie < 1 000 < 1% 267 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 115 000 CADRES DANS LA RÉGION, ESSENTIELLEMENT À BORDEAUX, PAU ET BAYONNE – Selon les estimations de l’Apec3 , les zones d’emploi des trois grandes zones d’emploi aquitaines (Bor- deaux, Pau et Bayonne) concentrent les trois quarts des cadres de la région, soit 86 600 individus sur un total de 115 000 cadres du privé employés en Aqui- taine. Plus d’un cadre sur deux (55 %) travaille dans la seule zone d’emploi de Bordeaux. Avec 63 700 cadres, Bordeaux occupe le 7e rang au classement national des zones d’emploi comptant le plus grand nombre de cadres du privé, juste derrière Lille (64 900 cadres) et devant Nantes (58 500). Avec moins de 1 000 cadres recensés, Pauillac, Sarlat-la- Canéda et Oloron-Sainte-Marie sont largement de- vancées au plan régional et national (tableau 2). – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS DE BORDEAUX ET PAU – Les actifs diplômés de l’enseignement supérieur sont proportionnellement moins nombreux dans la région Aquitaine qu’à l’échelle nationale (34 % contre 36 %). Leur proportion atteint 36 % à Pau et 39 % à Bordeaux mais chute sous les 25 % pour les zones d’emploi de Sarlat-la-Canéda, Pauillac et Marmande. Cette concentration des actifs diplômés dans cer- taines zones d’emploi s’inscrit dans le prolongement du maillage territorial des établissements d’enseigne- ment supérieur. Fortement dotée, la zone d’emploi de Bordeaux rassemble près de 84 000 étudiants, soit 75 % des étudiants de la région. Le dernier quart des étudiants de la région se répartit essentiellement entre Pau (12 000 étudiants, 11 %), Bayonne (6 000, 5 %) et, dans une moindre mesure, Périgueux (2 500, 2 %) et Agen (2 500, 2 %). – BORDEAUX ET PAU, FERS DE LANCE DE L’ATTRACTIVITÉ RÉGIONALE – De toutes les zones d’emploi d’Aquitaine, Pau et Bor- deaux s’avèrent, avec leur économie productive, les plus attractives pour les actifs qualifiés4 . À l’inverse, Bergerac, Périgueux et Marmande apparaissent comme moins attractives pour les cadres. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 Le rang de Mont-de-Marsan intègre le territoire de la zone d’emploi situé en Midi-Pyrénées : 3 400 cadres au total sur la zone. Source : Apec, 2014
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – LE TERTIAIRE MARCHAND, EMPLOYEUR DE 44 % DES SALARIÉS DE LA RÉGION – En Aquitaine, 44 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire marchand, ce qui dénote une légère sous-représentation de cette activité par rapport à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Elle reste ce- pendant le 1er secteur d’activité de la région (comme dans l’Hexagone), suivi par le tertiaire non-marchand (qui réunit 34 % des effectifs salariés régionaux). La prépondérance du tertiaire marchand se vérifie dans quasiment toutes les zones d’emploi, à l’exception d’Oloron-Sainte-Marie et de Mont-de-Marsan, où la sphère non-marchande prédomine. Cette dernière présente de très forts écarts selon les zones d’emploi (de 28 % à 46 %), du fait de la présence, ou non, d’établissements dédiés (armée, hôpitaux, adminis- trations…). Les activités industrielles rassemblent quant à elles 12 % des effectifs salariés de la région. Elles sont surreprésentées à Oloron-Sainte-Marie et à Dax. Avec respectivement 25 % et 17 % de salariés travaillant dans ce domaine d’activité, ces deux zones d’emploi sont donc les plus industrialisées de la ré- gion, à l’inverse de Bordeaux et de Pauillac qui ras- semblent respectivement 10 % et 6 % de salariés sur ce secteur. Le poids de l’agriculture dans l’emploi ré- gional varie fortement selon les zones d’emploi : il concerne moins de 1 % des salariés dans les zones de Pau et Bayonne mais atteint respectivement 12 % et 26 % dans les zones à spécialisation viticole de Libourne et Pauillac. Quant au domaine de la Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Aquitaine 3 % 12 % 7 % 44 % 34 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Pauillac (26 %). Libourne (12 %) Oloron-Sainte-Marie (25 %). Dax (17 %) Sarlat-la-Canéda (10 %). Marmande (9 %) Bordeaux (49 %). Bayonne (47 %) Mont-de-Marsan (46 %). Oloron-Sainte-Marie (41 %) France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Aquitaine par secteur d’activité construction, il admet aussi des variations selon les zones d’emploi, concernant 10 % des salariés à Sar- lat-la-Canéda mais 5 % seulement à Mont-de-Marsan, Libourne et Agen. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Principaux territoires régionaux pour l’emploi salarié, Bordeaux, Pau, Bayonne, Périgueux, Dax et Agen, présentent chacun, au regard de la structure secto- rielle régionale, des spécificités fortes (tableau 4). Les activités informatiques ainsi que les télécommu- nications ressortent comme étant les deux premières spécificités de la zone bordelaise (indices de spécifi- cité7 respectifs de 1,9 et 1,8) tandis qu’Agen, de son côté, démontre une forte spécialisation dans le do- maine pharmaceutique (indice de 7,1). L’implantation dans ces zones d’emploi d’importants sites, tels que CGI et Atos à Bordeaux ou Bristol Myers Squibb (dé- dié à la fabrication de préparations pharmaceu- tiques) à Agen, explique en partie ces démarcations. Pau, Bayonne, Périgueux et Dax, ont aussi leurs spé- cificités sectorielles. Cela concerne entre autres l’in- dustrie chimique pour Pau (avec la présence notam- ment de Total ou d’Arkema sur le bassin industriel de Lacq), la fabrication de matériels de transport autres qu’automobiles pour Bayonne (avec une forte pré- sence de l’industrie aéronautique), l’industrie du pa- pier et du carton pour Périgueux, ou encore le travail du bois pour Dax. 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE6 Dans les zones d’emploi de plus petite importance, des spécificités fortes sont également relevées. En lien avec leur situation géographique, les zones d’em- ploi de Pauillac et Libourne se positionnent par exemple de façon privilégiée dans l’agriculture-viti- culture (avec respectivement des indices de spécifi- cité de 9,9 et 4,8). L’industrie agroalimentaire consti- tue par ailleurs une spécificité des zones d’emploi de Mont-de-Marsan (indice de 2,6) et de Villeneuve-sur- Lot (indice de 2,4). À Oloron-Sainte-Marie, on peut noter une spécialisation dans l’industrie aéronau- tique (« fabrication d’autres matériels de transport », avec un indice de 6,4). Du point de vue régional, l’Aquitaine se caractérise par une forte spécificité par rapport à la moyenne nationale, en matière d’agriculture et viticulture (« culture et production animale »), avec un indice de spécificité de 2,8. Les activités liées à la fabrication de matériels de transport autres qu’automobiles constituent également des segments spécifiques de l’emploi salarié régional (indice de 2,1), que l’on re- trouve de manière aussi forte au plan national dans les seules régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Ces deux régions sont toutes deux associées dans le cadre du pôle de compétitivité Aerospace Valley, premier bassin d’emplois européen dans le domaine de l’aéro- nautique et des systèmes embarqués. On peut noter enfin une forte spécificité régionale dans les secteurs de la sylviculture et du travail du bois (indices de spécificité respectifs de 2,1 et de 2,7), même si la proportion de salariés régionaux tra- vaillant sur ces domaines reste faible (1 % en tout). Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Bordeaux 1 Programmation, conseil et autres activités informatiques 1,9 1,6 % 2 Télécommunications 1,8 1,1 % Pau 1 Recherche-développement scientifique 3,1 2,3 % 2 Industrie chimique 2,3 1,4 % Bayonne 1 Hébergement 2,6 2,9 % 2 Fabrication d’autres matériels de transport 2,1 2,7 % Périgueux 1 Industrie du papier et du carton 2,6 1,0 % 2 Industries alimentaires 1,6 4,1 % Dax 1 Travail du bois et fabrication d’articles en bois 3,9 3,2 % 2 Industrie chimique 3,7 2,3 % Agen 1 Industrie pharmaceutique 7,1 2,6 % 2 Assurance 1,7 1,0 % Aquitaine 1 Culture et production animale 2,8 2,5 % 2 Fabrication d’autres matériels de transports 1,3 2,1 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 6 zones d’emploi d’Aquitaine comptant le plus de salariés La part des salariés dans la « programmation, du conseil et autres activités informatiques » est 1,9 fois plus importante dans la zone d’emploi de Bordeaux qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans la « culture et production animale » est 2,8 fois plus importante dans la région Aquitaine qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN AQUITAINE 7 –PERSPECTIVES POUR L’AQUITAINE– – L’AQUITAINE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Adopté par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2014, le projet de loi relatif à la délimitation des ré- gions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral redéfinit le périmètre des régions. Dans ce contexte, l’Aquitaine fusionne avec les régions Limousin et Poitou-Charentes. La future région ainsi constituée regroupera 5,8 millions d’habi- tants, devenant la 4e région de France pour sa popula- tion, derrière la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie (6 millions), mais devant Languedoc-Roussillon/Midi-Py- rénées (5,6 millions). En matière d’emploi, la fusion de l’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes permet- tra de rassembler près d’1,4 million d’emplois salariés, dont 59 % en Aquitaine. La région se situera ainsi au 4e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, derrière Nord-Pas-de-Calais/Picardie, mais de- vant l’Alsace/Champagne-Ardenne/Lorraine. Par ail- leurs, elle rassemblera 6,4 % des cadres métropolitains (soit 186 000), ce qui la situera au 7e rang des régions hexagonales, devant les Pays de la Loire (132 000 cadres), mais derrière l’Alsace/Champagne-Ardenne/ Lorraine (196 000 cadres). Au sein de ce nouvel ensemble régional, la zone d’em- ploi de Bordeaux affirmera sa position de chef de file, en regroupant 21 % de la population régionale, 27 % des emplois salariés et 34 % des cadres. Elle devan- cera ainsi, au sein du nouvel espace territorial, les zones d’emploi de Pau (7,2 % des cadres), de Limoges (6,2 %), de Poitiers et de Niort (5,9 % chacune) et de Bayonne (5,1 %). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Au regard de leurs activités économiques et de leurs filières de spécialisation, le rattachement à l’Aquitaine des régions Poitou-Charentes et Limousin pourrait conforter la position de l’ensemble régional dans plu- sieurs domaines d’activité, comme la chimie ou les nouveaux matériaux. Ainsi, la chimie constitue une des filières d’excellence de la région Aquitaine, et plus particulièrement des Pyrénées-Atlantiques. De grands noms de cette indus- trie, tous engagés dans une démarche de développe- ment durable, sont réunis sur le complexe du Lacq, près de Pau : Air Liquide, Arkema, Total… Le pôle de compé- titivité Avenia, implanté à Pau, permet d’ailleurs à l’Aquitaine de développer une forte expertise dans le domaine des géosciences et des problématiques du stockage énergétique. La chimie constitue aussi le cœur d’un projet poitevin, initié en 2012 : l’Institut de Chimie des Milieux et Matériaux de Poitiers qui entend fédérer des compétences locales en matière de re- cherche (fondamentale, industrielle…) sur des problé- matiques dédiées : chimie et recyclage, écoconception en chimie, matières premières renouvelables, maté- riaux avancés… Sur le domaine des matériaux, la ré- gion Aquitaine possède également une expertise forte, via les plateformes Canoe (zone d’emploi de Bordeaux) et Compositadour (zone d’emploi de Bayonne) qui accompagnent toutes deux des entreprises dans des projets de développement technologiques ciblés, en particulier sur les matériaux composites. Le nouvel ensemble régional pourrait également ren- forcer un positionnement déjà engagé dans le do- maine des systèmes laser, photonique et imagerie, avec le Laser Mégajoule (zone d’emploi de Bordeaux) et les pôles de compétitivité Alpha Route des Lasers en Aquitaine et Elopsys en région Limousin. Les logiciels embarqués et objets connectés pourraient aussi repré- senter un segment d’activité stratégique dans la ré- gion, autour du cluster Digital Aquitaine. Enfin, l’éco- construction à base de bois et l’efficacité énergétique du bâtiment devraient apparaître comme un potentiel de marché et d’emplois, renforcé par la présence du pôle de compétitivité Xylofutur en Aquitaine, des clus- ters Eco-habitat et Futurobois en Poitou-Charentes, de la plateforme Bâtiment durable à La Rochelle et du Pôle Ecoconstruction dans le Limousin. Au-delà de ces collaborations qui pourraient se renfor- cer du fait de la réforme territoriale, d’autres synergies d’importance stratégique ont été développées par la région, comme dans le domaine aéronautique. L’Aqui- taine est ainsi engagée, au côté de la région Midi-Py- rénées, dans le pôle de compétitivité Aerospace Valley. La région accueille sur son territoire plusieurs grands noms de l’aéronautique comme Dassault Aviation et Thales dans la zone d’emploi de Bordeaux ou Messier- Bugatti-Dowty (groupe Safran) dans celle d’Oloron- Sainte-Marie.
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0796-1 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand, Delphine Libaros. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Stratégie de spécialisation intelligente en Aquitaine. Conseil régional d’Aqui- taine, octobre 2013. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Aquitaine. Apec, septembre 2013.

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