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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Champagne-Ardenne

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Champagne-Ardenne.
L’emploi cadre en Champagne-Ardenne apparaît fortement polarisé sur 2 des 7 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi de Reims et de Troyes concentrent en effet près de 60 % des cadres du privé. L’économie régionale repose sur un socle industriel fort. Dans certaines zones d’emploi, il est source d’attractivité. C’est notamment le cas de l’industrie agroalimentaire à Épernay et Reims. Le rapprochement de la Champagne-Ardenne avec l’Alsace et la Lorraine, deux régions également bien positionnées dans l’industrie, pourrait conforter cette dynamique. Le redécoupage territorial placera d’ailleurs la nouvelle région parmi les plus importants des 13 futurs espaces régionaux : au 6e rang
en termes de population et au 5e rang en termes d’emplois salariés. Elle figurera au 6e rang des régions métropolitaines pour l’emploi cadre, réunissant 6,7 % des cadres du privé.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Champagne-Ardenne

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-21 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Champagne-Ardenne apparaît fortement polarisé sur 2 des 7 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi de Reims et de Troyes concentrent en effet près de 60 % des cadres du privé. L’économie régionale repose sur un socle industriel fort. Dans certaines zones d’emploi, il est source d’attractivité. C’est notamment le cas de l’industrie agroalimentaire à Épernay et Reims. Le rapprochement de la Champagne-Ardenne avec l’Alsace et la Lorraine, deux régions également bien positionnées dans l’industrie, pourrait conforter cette dynamique. Le redécoupage territorial placera d’ailleurs la nouvelle région parmi les plus impor- tants des 13 futurs espaces régionaux : au 6e rang en termes de population et au 5e rang en termes d’emplois salariés. Elle figurera au 6e rang des régions métropolitaines pour l’emploi cadre, réunis- sant 6,7 % des cadres du privé. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE2 – UN FAIBLE DYNAMISME DÉMOGRAPHIQUE – La zone d’emploi de Reims est la plus peuplée de la région avec 351 000 habitants, soit plus d’un quart de la population régionale. Elle devance de peu celle de Troyes qui compte pour sa part 311 000 habitants, soit 23 % de la population champardennaise. Char- leville-Mézières arrive en 3e position avec 232 000 habitants. Les quatre autres zones d’emploi de la ré- gion (Vitry-le-François - Saint-Dizier, Chaumont - Langres, Épernay, Châlons-en-Champagne) comptent chacune entre 110 000 et 115 000 habitants. À l’instar de la Champagne-Ardenne, seul territoire régional à avoir connu une baisse de la population entre 2006 et 2011, les différentes zones d’emploi –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Champagne-Ardenne comporte 7 zones d’emploi. Les zones d’emploi sont définies par l’In- see comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établissements peuvent trouver l’essen- tiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. qui le composent ne se caractérisent pas par un fort dynamisme démographique. Seules trois zones (Troyes, Épernay et Châlons-en-Champagne) ont enre- gistré une croissance de leur population avoisinant 1 % sur la période. Les zones d’emploi de Charleville- Mézières (-2 %), de Chaumont - Langres (-2 %) et de Vitry-le-François - Saint-Dizier (-3 %) ont perdu des habitants. Quant à celle de Reims, sa population a très faiblement progressé (+0,4 %). La région compte, par ailleurs, une proportion d’habitants âgés de moins de 30 ans (36 %) proche de la moyenne hexa- gonale (37 %). La zone d’emploi de Reims se singu- larise avec une part de jeunes plus élevée (40 %). S’agissant de la part des habitants de plus de 60 ans, elle est particulièrement élevée sur les zones d’emploi de Chaumont-Langres (28 % contre 24 % en région) et de Vitry-le-François - Saint-Dizier (26 %). Troyes Chaumont - Langres Charleville- Mézières Reims Châlons-en- Champagne Épernay Vitry-le- François - Saint-Dizier Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi en Champagne-Ardenne
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – PLUS DE LA MOITIÉ DES SALARIÉS SUR REIMS ET TROYES – Au 2e trimestre 2014, on compte dans la région Champagne-Ardenne 309 000 salariés dans le sec- teur privé (source Acoss). Les zones d’emploi de Reims (92 000) et de Troyes (73 000) concentrent, à elles seules, plus de la moitié des salariés régionaux. Char- leville-Mézières arrive en 3e position, sensiblement distancée avec 49 000 salariés. Enfin la zone d’em- ploi d’Épernay est celle qui accueille le moins de sala- riés sur son territoire (23 000). – 34 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT LA MOITIÉ À REIMS ET À TROYES – En Champagne-Ardenne, un établissement em- ployeur sur deux est situé dans les zones d’emploi de Reims et de Troyes. 84 % des établissements cham- pardennais comptent moins de 10 salariés, soit une proportion proche de la moyenne métropolitaine (83 %). Sur les 136 établissements de plus de 200 salariés répertoriés dans la région (hors administra- tion), les deux tiers sont situés sur les zones d’emploi de Reims (29 %), de Troyes (22 %) et de Charleville- Mézières (15 %). Les quatre autres zones d’emploi (Châlons-en-Champagne, Épernay, Chaumont - Langres, Vitry-le-François - Saint-Dizier) comptent chacune une dizaine de grands établissements sur leur territoire. – RECUL SIGNIFICATIF DE L’EMPLOI SALARIÉ EN CHAMPAGNE-ARDENNE – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié a reculé de 3,8 % en Champagne- Ardenne (tableau 1), contre une progression de 0,5 % à l’échelle nationale. Cette baisse a concerné l’ensemble des zones d’emploi de la région sans ex- ception. Elle a été particulièrement prégnante, en proportion, dans les zones de Charleville-Mézières (-4,6 %), de Châlons-en-Champagne (-5 %) mais sur- tout de Vitry-le-François - Saint-Dizier (-9,2 %). Toute- fois en volume, les destructions d’emplois les plus importantes ont été relevées sur la zone d’emploi de Troyes qui a perdu 3 200 salariés (-4,2 %). La zone d’emploi de Reims, quant à elle, est également concernée par des pertes d’emploi mais dans une moindre mesure (-1,5 % soit 1 400 emplois salariés détruits). Très présente en Champagne-Ardenne, la sphère industrielle a été particulièrement touchée par cette contraction de l’emploi salarié, notamment dans la métallurgie, la plasturgie ou encore le textile- habillement. Les activités présentielles (construction, commerce) n’ont pas non plus été épargnées par les destructions d’emplois. L’ensemble des composantes du tissu économique champardennais a payé un lourd tribut à la crise économique. Au 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans la région atteint 10,6 %, situant la Champagne-Ar- denne au 6e rang des régions métropolitaines les plus touchées par le chômage. Les situations sont contras- tées selon les zones d’emploi considérées. Ainsi, le territoire de Charleville-Mézières affiche le taux de chômage le plus élevé de la région (12,5 %), devant les zones d’emploi de Troyes (11,7 %), de Vitry-le- François - Saint-Dizier (11,1 %) et de Reims (10,9 %). Ces quatre territoires ont un taux de chômage supé- rieur à celui mesuré à l’échelle régionale. À l’inverse, les zones d’emploi de Chaumont - Langres et d’Éper- nay se caractérisent par des taux chômage bien infé- rieurs au niveau régional (respectivement 7,6 % et 7,5 %). Ces deux zones d’emploi, territoires les plus ruraux de Champagne-Ardenne, sont toutefois relati- vement peu peuplées et ne présentent pas un tissu économique fortement développé. Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Reims 91 613 -1,5 % 10,9 % Troyes 72 752 -4,2 % 11,7 % Charleville-Mézières 49 356 -4,6 % 12,5 % Chaumont - Langres 24 221 -3,8 % 7,6 % Vitry-le-François - Saint-Dizier 24 095 -9,2 % 11,1 % Châlons-en-Champagne 23 755 -5,0 % 8,7 % Épernay 22 878 -2,4 % 7,5 % Champagne-Ardenne 308 655 -3,8 % 10,6 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Reims 16 800 37,8% 30 Troyes 9 200 20,7% 55 Charleville-Mézières 5 900 13,2% 83 Épernay 3 400 7,7% 114 Châlons-en-Champagne 3 400 7,7% 116 Chaumont - Langres 2 900 6,5% 128 Vitry-le-François - Saint- Dizier 2 800 6,4% 131 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 44 400 CADRES DU PRIVÉ DONT 58 % SUR LES ZONES D’EMPLOI DE REIMS ET DE TROYES RÉUNIES – Selon les estimations de l’Apec3 , 16 800 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi de Reims et 9 200 dans celle de Troyes. À elles deux, ces deux zones d’emplois (qui se situent respective- ment au 30e et 55e rang des 304 zones d’emploi métropolitaines pour le nombre de cadres) ras- semblent 58 % des 44 400 cadres du privé tra- vaillant dans la région (tableau 2). La zone d’em- ploi de Charleville-Mézières arrive en 3e position avec 5 900 cadres du privé (soit 13 %). Au global, plus de 70 % de l’emploi cadre régional se polarise sur ces trois zones. Enfin, pour les zones d’emploi d’Épernay, de Châlons-en-Champagne, de Chaumont - Langres et de Vitry-le-François - Saint-Dizier, le volume de cadres oscille entre 2 800 et 3 400. – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS DE LA ZONE D’EMPLOI DE REIMS – Les actifs travaillant dans la région Champagne-Ar- denne sont globalement moins qualifiés qu’à l’échelle nationale : seulement 28 % d’entre eux ont obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur contre 36 % au niveau national. Ce constat prévaut sur l’ensemble des zones d’emploi de la région, aucune d’elles n’affi- chant un taux de qualification supérieur à celui me- suré au niveau national. Seule la zone d’emploi de Reims se singularise, avec 35 % d’actifs diplômés du supérieur. Le taux de qualification caractérisant le territoire rémois entre en résonnance avec, d’une part, le volume de cadres le plus élevé de la région et, d’autre part, une concentration d’étudiants à nulle autre pareille en Champagne-Ardenne. En effet, la zone d’emploi de Reims accueille les deux tiers de la population estudiantine champardennaise (soit 27 000 étudiants sur les 40 000 que comptent la région). Cinq zones d’emploi sur sept affichent une part d’actifs qualifiés inférieure à la moyenne régio- nale : de 27 % sur celle de Troyes à 24 % sur celles d’Épernay et de Vitry-le-François - Saint-Dizier. Enfin, avec 29 % de diplômés du supérieur parmi ses actifs, Châlons-en-Champagne dépasse légèrement la moyenne régionale. – REIMS, ZONE D’EMPLOI ATTIRANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS – La zone d’emploi de Reims arrive en tête des terri- toires champardennais qui attire, proportionnelle- ment au nombre d’emplois, le plus d’actifs qualifiés4 . Elle devance celles de Troyes et de Châlons-en-Cham- pagne. En revanche, les zones de Chaumont - Langres et surtout de Vitry-le-François - Saint-Dizier se carac- térisent par un fort déficit d’attractivité en matière d’actifs qualifiés. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – LA MAJORITÉ DES SALARIÉS DE CHAMPAGNE-ARDENNE TRAVAILLE DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – En Champagne-Ardenne, 39 % des salariés tra- vaillent dans le tertiaire marchand (tableau 3), soit une proportion nettement inférieure à celle observée au niveau national (47 %). Cette sous-représentation sectorielle ne se retrouve pas lorsque l’on considère le tertiaire non-marchand qui occupe dans la région une place supérieure à celle enregistrée à l’échelle métropolitaine (34 % contre 32 %). La Champagne- Ardenne reste un bastion industriel avec des activités qui représentent 18 % des salariés régionaux contre 14 % dans l’Hexagone. Enfin, la région est également une terre d’agriculture qui concerne 3 % des salariés (1 % en France métropolitaine). S’il est moins bien représenté qu’au niveau national, le tertiaire marchand n’en demeure pas moins le pre- mier secteur économique de la région. Pour autant, son poids varie fortement d’une zone d’emploi à l’autre. Il est plus élevé sur les zones d’emploi de Reims (47 %) et de Troyes (40 %) qu’il ne l’est dans les zones d’emploi d’Épernay (34 %) et surtout de Charleville-Mézières (32 %). Le tertiaire non-mar- chand, quant à lui, occupe une place de choix sur la zone d’emploi de Châlons-en-Champagne (50 % des salariés), capitale administrative régionale qui ac- cueille également sur son territoire la préfecture de la Marne. Les activités industrielles occupent une place prégnante dans le tissu économique de plu- sieurs zones d’emploi : Charleville-Mézières (25 % des salariés), Épernay (24 %), Vitry-le-François - Saint-Di- Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Champagne- Ardenne 3 % 18 % 6 % 39 % 34 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Épernay (11 %). Charleville-Mézières (25 %). Épernay (24 %). Reims (7 %). Troyes (7%). Reims (47 %). Troyes (40 %). Châlons-en-Cham- pagne (50 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Champagne-Ardenne par secteur d’activité zier (23 %) ou encore Chaumont - Langres (20 %). Quant aux activités agricoles et viticoles, elles sont particulièrement bien représentées dans la zone d’Épernay (11 % des effectifs salariés). Enfin, le sec- teur de la construction en région présente des constantes identiques à celles relevées à l’échelle nationale (6 % des salariés). Il est très légèrement surreprésenté sur les zones d’emploi de Reims (7 %) et de Troyes (7%). – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Les zones d’emploi de Champagne-Ardenne se carac- térisent par des spécificités sectorielles bien pronon- cées par rapport à la répartition régionale des sala- riés (tableau 4). Ainsi la zone d’emploi de Reims présente un tissu économique à forte dominante tertiaire. Elle affiche des spécificités marquées dans les activités de ser- vices, notamment ceux relatifs aux bâtiments (indice de spécificité7 de 1,7) avec une dizaine de structures spécialisées dans le nettoyage (bureaux, usines, ma- chines industrielles…) ou dans les activités de contrôle ou d’analyse technique (indice de 1,5) avec notam- ment Pingat Ingénierie. Bastion historique du textile, la zone de Troyes présente une forte spécialisation dans l’industrie de l’habillement (indice de 3,9), avec notamment Petit Bateau et le groupe Devanlay qui détient la licence de fabrication des produits Lacoste. La zone d’emploi de Charleville-Mézières présente également un profil industriel lié pour sa part à l’in- dustrie automobile, avec notamment PSA Peugeot Citroën, et à la métallurgie, avec par exemple KME 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE6 France SAS (transformation du cuivre). Constat iden- tique pour Chaumont - Langres avec un tissu indus- triel qui affiche une spécificité dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique liée notam- ment à la présence de Plastic Omnium. À Vitry-le- François - Saint-Dizier, c’est la métallurgie qui s’avère surreprésentée (indice de 5). La zone de Châlons-en- Champagne présente, pour sa part, un profil atypique avec une spécificité sectorielle (2,7) dans les activités de poste et de courrier (avec la présence du Centre financier régional de la poste et du Centre de tris du département de la Marne). Les activités liées à l’admi- nistration comptent également deux fois plus de sala- riés dans la zone par rapport à l’échelle régionale, en lien avec le double statut de préfecture et de capitale régionale de Châlons-en-Champagne. Enfin, la fabri- cation de boissons tout comme l’agriculture-viticul- ture sont davantage développées dans la zone d’em- ploi d’Épernay (indices de spécificité de respectivement 6,6 et 4,7). Cette spécialisation est liée à la présence de plusieurs Maisons de Cham- pagne dont celles appartenant au groupe LVMH Moët Hennessy - Louis Vuitton : Moët et Chandon, Mercier, Ruinart, Veuve Clicquot… Plus globalement, le tissu économique régional pré- sente deux axes de spécialisations marquées : la fa- brication de boissons, qui compte en proportion 7,4 fois plus de salariés qu’au niveau national, et la mé- tallurgie (4,4 fois plus de salariés). Dans le premier cas, la présence d’un vignoble exceptionnel et presti- gieux constitue la source d’un puissant secteur viti- cole et de l’implantation de Maisons de Champagne qui emploient environ 5 000 salariés en Champagne- Ardenne. Quant aux activités liées à la métallurgie, en dépit de fortes diminutions d’emploi notamment lors de la récession de 2009, elles restent présentes essentiellement sur deux zones d’emploi de la région : Vitry-le-François - Saint-Dizier et Charleville-Mézières. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Reims 1 Services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager 1,7 3,3 % 2 Activités d’architecture et d’ingénierie ; activités de contrôle et analyses techniques 1,5 1,4 % Troyes 1 Industrie de l’habillement 3,9 2,5 % 2 Fabrication de meubles 3,4 1,3 % Charleville- Mézières 1 Métallurgie 3,5 6,3 % 2 Industrie automobile 2,5 1,7 % Chaumont - Langres 1 Fabrication de produits en caoutchouc et plastiques 3,0 4,4 % 2 Fabrication de produits métalliques 2,9 8,3 % Vitry-le-François - Saint-Dizier 1 Métallurgie 5,0 9,1 % 2 Industrie automobile 3,1 2,1 % Châlons-en- Champagne 1 Activités de poste et de courrier 2,7 3,0 % 2 Administration publique et défense 2,1 21,2 % Épernay 1 Fabrication de boissons 6,6 8,5 % 2 Culture et production animale 4,7 12,8 % Région Champagne- Ardenne 1 Fabrication de boissons 7,4 1,3 % 2 Métallurgie 4,4 1,8 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 7 zones d’emploi de Champagne-Ardenne La part des salariés dans les « services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager » est 1,7 fois plus importante dans la zone d’emploi de Reims qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans la « fabrication de boissons » est 7,4 fois plus importante en Champagne-Ardenne qu’à l’échelle nationale Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN CHAMPAGNE-ARDENNE 7 –PERSPECTIVES POUR LA CHAMPAGNE-ARDENNE– – LA CHAMPAGNE-ARDENNE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modifiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce cadre, la Champagne-Ardenne, l’Alsace et la Lorraine ne feront qu’une. La future région ainsi constituée regroupera 5,5 mil- lions d’habitants, devenant le 6e territoire régional de France pour sa population. En matière d’emploi, le rapprochement de la Champagne-Ardenne, de l’Alsace et de la Lorraine permettra de rassembler 1,4 million d’emplois salariés, dont 23 % en Champagne-Ar- denne. La région se situera ainsi au 5e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, derrière Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes et devant Lan- guedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées. Enfin, la future ré- gion rassemblera 6,7 % des cadres métropolitains (soit 196 000), ce qui la situera au 6e rang des régions hexagonales pour le volume de cadres du privé, der- rière la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées (205 000), mais devant Aquitaine/Limousin/Poitou- Charentes (186 000). Au sein de cet ensemble régional, la zone d’emploi de Reims perdra sa position de chef de file au profit de celle de Strasbourg. Elle se classera, désormais, au 4e rang des zones d’emploi de la future région pour le nombre de cadres (16 800 soit 8,6 %), derrière Stras- bourg (39 200 cadres), Nancy (23 500) et Metz (18 500). Troyes se situera au 6e rang (9 200 cadres) derrière Mulhouse (15 000). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Secteur industriel majeur de la région, l’industrie agroalimentaire est destinée à jouer un rôle clef dans un des trois domaines prioritaires de la stratégie d’in- novation en Champagne-Ardenne : la « bio-économie ancrée sur une bio-raffinerie territorialisée ». Pour ce faire, la Champagne-Ardenne dispose de nombreuses entreprises spécialisées dans la première transforma- tion de produits de grandes cultures (céréales, bette- raves, luzerne…) et dans la valorisation alimentaire et non-alimentaire des agro-ressources. Elle peut surtout s’appuyer sur le pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources (IAR) fondée conjointement avec la Picardie. Le pôle IAR valorise l’innovation végétale pour la conception de produits et matériaux biosour- cés. Plusieurs agro-industriels d’envergure internatio- nale sont adossés à ce cluster : Cristal Union, Vivescia, Soufflet… La région bénéficie d’ailleurs de l’Institut Européen de la Bioraffinerie, à proximité de Reims, qui concentre sites industriels, centres de recherche et ins- tituts de formation autour de la chimie du végétal. Par ailleurs, des complémentarités avec l’Alsace et la Lor- raine pourraient se développer sur ce point, les deux régions étant également positionnées sur les bio-res- sources notamment via le pôle de compétitivité Fibres- Énergivie. Ces complémentarités existent également pour le 2e domaine d’innovation stratégique porté par la Cham- pagne-Ardenne et qui concerne « l’optimisation des performances de la transformation et l’utilisation des matériaux » (en lien avec un secteur de la métallurgie très présent dans la région). Dans cette optique, la région peut s’appuyer sur le pôle de compétitivité Materalia, qui dispose d’implantations à Charleville- Mézières et Metz. Materalia vise à promouvoir la conception des matériaux de demain, qui devront être plus légers, plus fonctionnels, bénéficiant de perfor- mances accrues, le tout dans une perspective de déve- loppement durable. La recherche sur les matériaux et les procédés intéresseront les secteurs de l’énergie, de l’aéronautique, de l’automobile ou encore du médical. Enfin, le 3e axe stratégique de Champagne-Ardenne concerne « la création d’offres de soins et de services destinés aux personnes fragiles ou dépendantes pour mieux vieillir dans les territoires ». La Champagne-Ar- denne est confrontée à une stagnation démogra- phique couplée à un vieillissement de sa population. Les instances régionales pourraient répondre à cette problématique en stimulant l’innovation sociale, en favorisant la mise en réseaux de différents acteurs ter- ritoriaux ou encore en mettant en place un nouveau modèle économique. Cette stratégie pourrait entrer en synergie avec celle déployée en Alsace autour de la « Santé et le bien-être ».
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0802-9 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Christophe Lenzi. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spéci- fiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en particu- lier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du sec- teur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil produc- tif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les don- nées les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’ensei- gnement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseignement supé- rieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques sui- vantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • L’évolution de l’emploi en Champagne-Ardenne. Insee Flash n°148, Champagne- Ardenne, juillet 2012. • La S3 de Champagne-Ardenne, Commission Permanente du 20 janvier 2014, Ré- gion Champagne-Ardenne. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Champagne-Ardenne. Apec, sep- tembre 2013.

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