La détection des jeunes talents

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La détection des jeunes talents

  1. 1. DEFINITIONS, LIMITES, TENDANCES ET EXEMPLES LA DETECTION DES JEUNES TALENTS Georges CAZORLA DESS 2002-2003
  2. 2. LA DETECTION DES JEUNES TALENTS • QUELQUES DEFINITIONS ET REFLEXIONS PREALABLES... • D’UNE DEMARCHE COMMUNE... • ...A DES APPLICATIONS SPECIFIQUES. LE PROGRAMME TRI-EVAL (Fédération Française de Triathlon) LA FILIERE D’ACCES VERS LE HAUT NIVEAU (Fédération Française de Rugby)
  3. 3. 1.QUELLES DEFINITIONS PREALABLES ?... • « déceler l’existence de ce qui est caché », • afin de tenter de savoir si, parmi une grande population de jeunes pratiquants sportifs ou non • certains d’entre eux ont plus de chances d’acquérir à long terme... • les capacités requises par l’exercice d’un sport ou d’un groupe de disciplines sportives envisagées au plus haut niveau • au moment où ses capacités atteindront leur développement optimal.  DETECTER EST :
  4. 4. • la détection qui relève de procédures d’évaluation envisagées ici en milieu sportif, • de la formation du talent qui dépend de l’environnement : famille, école, club et structure d’entraînement dans lequel le jeune pourra évoluer. ...Bien que les deux actions soient interdépendantes il y a lieu de distinguer :
  5. 5. • un sujet qui présente des aptitudes généralement très supérieures à la moyenne, • ce qui nécessite un système normé de références dans la discipline considérée (observation, batterie de tests généraux et spécifiques)- • autorisant à pronostiquer de fortes probabilités d’atteindre, à plus ou moins long terme, une haute performance dans un domaine donné • ... si, bien entendu, ce jeune en a la volonté et s’il rencontre les conditions les plus favorables à son épanouissement sportif.  UN TALENT SPORTIF EST :
  6. 6. 2- QUELLES LIMITES ? Au niveau éthique et social • Atteindre un haut niveau futur de performance est-ce bien l’objectif de l ’enfant… ou bien celui de ses parents, de son entraîneur ou encore de sa fédération ? • Les connotations et les a priori négatifs du concept « détection » • Le rôle de la famille et son opinion sur le sport et les sportifs • La difficile harmonisation entre le sport et les études
  7. 7. • La difficulté d ’un pronostic à long terme avec des enfants en pleine transformation , • La difficulté de discriminer des rôles respectifs de l’hérédité et de l’environnement dans la réalisation d’une performance, • Les performances précoces et l’âge biologique du jeune, • L’absence de différenciation des capacités motrices chez l’enfant en bas-âge, Au niveau technique
  8. 8. • Les âges différents selon les sports auxquels la meilleure performance peut être atteinte. • Les importantes différences interindividuelles des stades de maturation psychomotrice au cours des périodes pubertaires et post pubertaires. • Les grandes turbulences psycho-sociales et morpho- fonctionnelles de ces mêmes périodes. Au niveau technique (suite)
  9. 9. • Chaque sportif de haut niveau a construit SA performance d’une façon singulière et difficilement reproductible, d ’où l ’aspect aléatoire d ’un pronostic précoce pour un cursus difficile à prévoir, • Suivant l ’étape de l ’apprentissage, la performance résulte de facteurs différents et leurs interactions peuvent évoluer en fonction du niveau de maturation et de pratique (expériences de Fleishman et Hempel), Au niveau technique (suite)
  10. 10. LES LIMITES ET LEURS CONSEQUENCES Plutôt que d’opérations «infaillibles» de détection des talents, il est plus opportun de tenir compte des tendances actuelles et des méthodes d’accompagnement susceptibles de former les jeunes talents et donc d’augmenter la probabilité d’atteindre l’excellence  La grande difficulté de valider des tests ou batteries de tests prédictifs à long terme.  « A ce jour il n’existe pas de méthodes connues qui permettent de prédire avec précision qui, parmi des enfants en bas-âge, peut devenir un musicien, un mathématicien, ou un athlète exceptionnel» (Montpetit et Klentrou, 1990)
  11. 11. Radiographies de la main de deux enfants âgés de 11 ans et 9 mois Âge osseux : 9 ans 10 mois Âge osseux : 13 ans 6 mois
  12. 12. les facteurs liés à la performance évoluent en fonction de l’âge et probablement du niveau d’entraînement et d’apprentissage • EXEMPLE DE LA NATATION Régression multiple et performance au 400m crawl 9 ans +/- 0.3 (n:78) :Taille - VO2 max 12 ans +/- 0.2 (n:67) :(Poids / Taille),VAM, VO2 max 14 ans +/- 0.5 (n:81) :(Membres inf / taille), Long. Glisse, économie de nage 16 ans +/- 0.8 (n:98) :(Puiss. eau / puiss. à sec) Long. glisse (VO2max /poids eau) (périmètre thoracique / taille) économie de nage
  13. 13. Analyse des biographies de grands champions Réalisées à partir de questionnaires et d’anamnèses, les biographies de grands champions sont riches d’enseignements et font apparaître un certain nombre de constantes :  Les champions sont souvent issus de parents eux-mêmes anciens sportifs de bon niveau.  Leur milieu familial peut considérablement varier avec la discipline mais d’une façon générale offre de nombreuses analogies au sein d’un sport donné.  La nature du "climat" familial entretenu par les parents autour de la pratique sportive joue un très grand rôle surtout pendant les phases d'initiation et de développement de l'expertise.  En général tous les grands champions ont eu dans leur enfance une vie motrice très riche.
  14. 14. • A un certain âge, généralement proche de la puberté, il se sont souvent identifiés à un champion bien connu (d’où le rôle de “ locomotive ” joué par l’élite sportive) et ont trouvé là une motivation pour mieux accepter les contraintes d’un entraînement intensif. • Au moment de la période pubertaire, tous les champions ont pu bénéficier d’un gros volume d’entraînement. • C’est surtout à cet âge qu’ils relatent avoir rencontré un entraîneur de haute compétence et surtout très humain , très compréhensif, respectueux mais exigeant ( tableau suivant) • Leurs progrès les plus significatifs ont été enregistrés à des périodes variables selon les sports mais toujours à des âges très proches au sein d’une même discipline.
  15. 15. Initiation Développement Expertise Individus performants • joyeux, enjoués • curieux, • enthousiaste • particulier • accroché, motivé • dévoué • obsédé • responsable Intervenant (entraîneur) • gentil • enthousiaste • aimable • centré sur les apprentissages • ferme, intense • respectueux • habile • exigeant • couronné de succès • respecté • Affectivement attachant Parents • partagent l’excitation • offrent du soutien • recherchent des conseillés expérimentés • font des sacrifices • activités limitées Caractéristiques : d'individus talentueux, des intervenants et des parents aux différentes périodes de leur carrière ( d’après Bloom, 1985 . In : Salmela, et Durant-Bush, 1994 )
  16. 16. …ou comment se tromper le moins possible ! La détection des jeunes talents
  17. 17. • l’état de développement des capacités généralement très au dessus de la moyenne à un jeune âge biologique donné; • la vitesse de développement de ces capacités lorsqu’elles rencontrent les conditions les plus favorables; • et la motivation que manifeste d’une façon constante le jeune pour aller le plus loin possible dans la pratique sportive (pratique délibérée) 3. LES TENDANCES... TROIS CRITERES PERMETTENT DE JUGER S’IL S’AGIT REELLEMENT D’UN TALENT OU NON :
  18. 18. 4- LES CONSEQUENCES ... L’émergence du talent n’est jamais fortuite mais s’inscrit dans le cadre d’une politique sportive qui nécessite : • une démarche s’articulant autour d’un programme d’évaluation • démarche qui requiert elle-même des réponses claires aux deux questions suivantes : - pourquoi vouloir détecter ? - et comment détecter ?
  19. 19. • Constituer une forme de «garde-fou» initial au service du jeune lui-même, • Offrir aussi toutes les chances à ceux qui présentent les capacités et la motivation pour s’orienter vers la pratique du haut niveau, • Leur apprendre à mieux connaître et à mieux gérer leurs capacités, • Réduire la durée nécessaire pour atteindre une performance de haut niveau, • Augmenter le nombre et la compétitivité des sportifs visant des niveaux élevés de performance, 4.1- POURQUOI DETECTER ?
  20. 20. • Réduire les investissements d’une fédération, le volume de travail et la dispersion de l’entraîneur, • Augmenter l’efficacité de l’entraînement envisagé de la façon la plus scientifique possible, • Augmenter le nombre de succès internationaux d’une nation sans nuire à la santé de ses jeunes sportifs. POURQUOI DETECTER ? (suite)
  21. 21. * Statistiques issues des jeux olympiques de Séoul - 1988 - I - PAYS POSSEDANT UN SYSTEME DE DETECTION PAYS DEBUT DE LA DETECTION NOMBRE D'HABITANTS NOMBRE DE MEDAILLES* NOMBRE D'HABITANTS PAR MEDAILLE 1 RDA 1962 17 M 102 1 166 666 2 BULGARIE 1980 8,5 M 35 1 242 857 3 HONGRIE 1978 10,5 M 23 1 456521 4 ROUMANIE ? 22 M 24 1 916 666 7 URSS 1970 255 M 132 1 1 931 818 TOTAL 313 M 316 1 990 506 EFFICACITE DES SYSTEMES DE DETECTION DU TALENT SPORTIF
  22. 22. II - PAYS NE POSSEDANT PAS UN SYSTEME DE DETECTION PAYS NOMBRE D'HABITANTS NOMBRE DE MEDAILLES* NOMBRE D'HABITANTS PAR MEDAILLE 5 COREE 38 M 33 1 1 151 515 6 RFA 62 M 40 1 1 550 000 8 USA 217 M 94 1 2 308 510 9 France 55 M 16 1 3 437 500 10 Italie 57 M 14 1 4 071 728 TOTAL 429 M 197 1 2 177 665 Rappel : AVEC SYSTEME DE DETECTION : 1 990 506
  23. 23. • OBTENIR UN CONSENSUS DE LA BASE AU SOMMET (famille, parents, école, éducateurs,club, entraîneurs, fédération, dirigeants, Ministère des Sports, Ministère de l’Education..) • UTILISER UN MODELE OPERATIONNEL EPROUVE • S’APPUYER SUR UNE ORGANISATION NATIONALE BIEN STRUCTUREE • POSSEDER LES STRUCTURES D’ACCUEIL, D’ETUDES, D’ENTRAINEMENT ET DE SUIVI A PROPOSER A CHAQUE JEUNE «DETECTE» 4.2- COMMENT DETECTER ? : La démarche... LA DEMARCHE DOIT REPONDRE A QUATRE CONDITIONS :
  24. 24. • Dépend essentiellement des niveaux : • d’information (des parents, éducateurs, entraîneurs, sportifs, cadres techniques, élus, administrateurs...) sur ce qu’est réellement la détection des talents • de formation des éducateurs sportifs et des entraîneurs aux techniques de l’évaluation et aux pédagogies de l’entraînement des jeunes sportifs débutants et en devenir A- LE CONSENSUS :
  25. 25. Doit comprendre les cinq ensembles suivants : 1- l’analyse des exigences de chacun des sports considérés 2- la mise en évidence des facteurs jouant un rôle dans l’expression du talent en regard de ces exigences 3- le choix ou la conception et la validation de batteries de mesures et de tests correspondant à l’évaluation de ces facteurs en fonction de l’âge et du niveau de pratique 4- l’organisation nationale des différentes opérations d’évaluation requises 5- le recueil et le traitement des résultats dans la perspective de la détection du talent B- LE MODELE OPERATIONNEL :
  26. 26. • Analyse des experts + étude de la bibliographie + analyse à partir de travaux expérimentaux. Exemples de la natation, du rugby , football et du triathlon L’ANALYSE DES EXIGENCES DE CHACUN DES SPORTS CONSIDERES
  27. 27. CAPACITES TECHNIQUES CAPACITES PHYSIOLOGIQUES CAPACITES PSYCHOLOGIQUES CAPACITES COGNITIVO-TACTIQUESMORPHOLOGIE CAPACITES PHYSIQUES NIVEAU PERFORMANCE FOOTBALL Interactions de différents facteurs susceptibles de déterminer le niveau de performance en football
  28. 28. - Taille - Alignement segmentaire - Poids spécifique - Formes corporelles - Qualité de l’épiderme - Surfaces propulsives - Rapports segmentaires - Puissance et endurance musculaires - Puissance propulsive totale / puissance utile - Amplitude des cycles locomoteurs - Cadence optimale du mouvement PERFORMANCE NATATION GLISSE PROPULSION - Aérobie - Anaérobie - alactique - lactique APPORT ENERGETIQUE - Motivation - Résistance au stress - «Affect» - Volonté... PSYCHOLOGIQUE
  29. 29. • Analyse des biographies des grands champions • construction d’un profil de référence du sportif de haut niveau dans chaque discipline considérée • observations longitudinales • analyse multifactorielle de la performance réalisée à différents âges biologiques D- LA MISE EN EVIDENCE DES FACTEURS A PRENDRE EN COMPTE :
  30. 30. Facteurs susceptibles de jouer un rôle important dans l’expression du talent • Facteurs anthropométriques : Taille, poids, rapports segmentaires, rapports entre tissus musculaires et adipeux, centre de gravité du corps, harmonie des proportions... • Capacités physiques : Vitesse de réaction et d’action motrice, endurance-vitesse, endurance-force, force dynamique et statique, souplesse, coordinations • Capacités physiologiques : Puissance et endurance aérobie et anaérobie • Capacités neuro-motrices : Equilibre, spacio-temporelle, manipulation d’objets, de balle, expression rythmique, sens de la glisse
  31. 31. • Capacités cognitives Raisonnement, créativité, sens d’observation, d’analyse, d’apprentissage, d’adaptation et d’anticipation, capacité tactique,intelligence motrice • Capacités psychologiques Concentration, application et assiduité à l’entraînement, persévérance, accepter la frustration, endurance psychologique et motivation, stabilité psychique, maîtrise du stress • Conditions sociales Acceptation du rôle joué, organisation de l’équipe, rapports entraîneur-entraîné
  32. 32. E- LE CHOIX, LA CONCEPTION ET LA VALIDATION DE BATTERIES DE TESTS  pertinence (ou congruence), non redondance, accessibilité, validité, fidélité... les tests doivent répondre aussi au critère de prédictivité Outre les critères méthodologiques habituels pour valider des tests ou des batteries de tests :
  33. 33. • LA PREDICTIVITE. Un test est dit prédictif lorsque, quels que soient l'âge et le niveau d 'apprentissage ou d’entraînement du sujet, la corrélation entre deux ou plusieurs résultats demeure significative ,ce qui permet ,connaisant l'un , de pronostiquer l 'autre (exemple des tests des nageurs étudiés par Bulgakova 1977 )
  34. 34. EVALUATION DE LA STABILITE DES RESULTATS DE MESURES ET DE TESTS EN FONCTION DE L’AGE ( Corrélations entre 11 et 16 ans) INDICES 11:16 Taille 0.864 Poids 0.700 Capacité vitale 0.729 Mobilité de l'articulation de l'épaule 0.609 Force de traction 0.717 Longueur de glisse 0.602 Temps total au 4 x 50m 0.537 Résultat au 50m 0.444 100 m 0.642 200 m 0.522 400 m 0.653 800 m 0.851
  35. 35. • Nécessitent par fédération : • une bonne organisation nationale • un coordonnateur national • une batterie de tests validés accompagnés de protocoles clairs et d’une fiche de recueil des résultats • un centre de traitement spécialisé utilisant une logistique informatique et statistique éprouvée : - réalisation de barèmes - élaboration de profils individuels - techniques dites «de l’entonnoir» et des «points cumulés» - suivi et estimation de la vitesse des progrès F- LE RECUEIL ET LE TRAITEMENT DES RESULTATS
  36. 36. ITINERAIRE DES RESULTATS AVANT LEUR TRAITEMENT CLUB 1 SPORTIFSENTRAINEURENTRAINEURENTRAINEUR Responsable Régional Responsable Régional Responsable Régional REGION n... n / région n / nation 2 Responsable National DTN CENTRE NATIONAL DE TRAITEMENT DES RESULTATS (Université de Bordeaux 2) 4 Correction- saisie transmission- coordination BATTERIE DE TESTS + OBSERVATIONS BATTERIE DE TESTS + OBSERVATIONS 3
  37. 37. ITINERAIRE DES RESULTATS CENTRE NATIONAL DE TRAITEMENT DES RESULTATS (Université de Bordeaux 2) 5 Responsable National DTN Barèmes - Profils 6 REGION Responsable Régional 7 CLUB ENTRAINEUR ENTRAINEUR ENTRAINEUR 8 SPORTIFS Responsable Régional Responsable Régional
  38. 38. TRAITEMENT DES RESULTATS Exemple : technique dite «de l’entonnoir» appliquée au football 3700 niveau districtpopulation initiale 40% des meilleures notes «valeur football» 1480 40% des meilleures notes «technique en mouvement» parmi les 40 % meilleures notes «valeur football» 592 40% des meilleures notes «vitesse» parmi la dernière population 40% des joueurs les plus «puissants» parmi les joueurs précédents Enfin, 40% des joueurs précédents qui présentent la meilleure puissance aérobie maximale 236 94 37
  39. 39. TRAITEMENT DES RESULTATS Pour être efficace la technique de l’entonnoir doit : 1- inverser l’ordre du traitement, 2- être complétée par la technique des points cumulés. Cette technique requiert un système de référence normé en fonction des âges auxquels sont réalisées les premières étapes de la filière d ’accès vers le haut niveau. Par ce double traitement il est possible de vérifier si ce sont les mêmes jeunes qui passent les différents tamis de l’entonnoir et qui obtiennent le meilleur score cumulé.
  40. 40. • ETAPE 1 : AVANT 10 ANS Apprentissage et développement psychomoteur optimal : pratique multiforme + pratique spécifique de deux ou trois sports DECOUVERTE SPORTIVE ET AIDE AU CHOIX DU PREMIER SPORT ECOLE + CLUB 4.3- LE PROGRAMME LE PROGRAMME DOIT ENVISAGER CHACUNE DES ETAPES QUI CONDUISENT VERS LE HAUT NIVEAU : «FILIERE HAUT NIVEAU»
  41. 41. • ETAPE 2 : 10 - 11 ANS DEBUT DE L’ENTRAINEMENT Développement moteur général + développement des capacités spécifiques d’un sport donné. AIDE AU CHOIX D’UN SPORT ET REPERAGE DES TALENTS ECOLE - COLLEGE - CLUB - FEDERATION • ETAPE 3 : 12 - 14 ANS AUGMENTATION DU VOLUME DE L’ENTRAINEMENT ET DEBUT DE L'ENTRAINEMENT SPECIALISE Développement spécifique des capacités requises par un sport donné FORMATION DES TALENTS CLUB - COLLEGE SPECIALISE (sport-études) - FEDERATION • ETAPE 4 : 15 - 17 ANS - INTENSIFICATION ET SPECIALISATION PLUS POUSSEES Développement optimal des capacités requises par un sport donné CONFIRMATION DU TALENT CLUB - COLLEGE ET LYCEE SPECIALISES - FEDERATION 4.3 LE PROGRAMME (suite 1)
  42. 42. • ETAPE 5 : 18 - 20 ans et plus - ENTRAINEMENT DE HAUT NIVEAU Individualisation, optimisation de l’entraînement et perfectionnement technique SELECTION ELITE CLUB - LYCEE - ARMEE OU AUTRES STRUCTURES SPECIALISEES - FEDERATION "SELECTIONNER" est choisir parmi une population de sportifs confirmés ceux qui seront les plus aptes à exceller immédiatement ou à court terme dans une spécialité ou à un poste donné.
  43. 43. • des objectifs spécifiques • une organisation respective • les collaborations avec les structures institutionnelles correspondantes : école, club, sport scolaire, université, sport universitaire, armée, sport militaire... • un programme d’évaluation d’accompagnement Pour chacune des étapes précédentes, définir :
  44. 44. • une formation des éducateurs sportifs et entraîneurs • les qualités que devraient posséder les sportifs débutants, en devenir ou confirmés et ce, sport par sport • les modalités pédagogiques d’entraînement à utiliser • les modes de préparation technique, physique et psychologique adaptés aux différents âges • les conditions matérielles de l’entraînement
  45. 45. Si la détection s’opère à un âge précoce l’école ne peut demeurer en dehors d ’une opération qui concerne les jeunes dont elle assume une partie de l’éducation physique. L’école et le milieu sportif peuvent-ils être complé- mentaires ?
  46. 46. 5- QUELLES COMPLEMENTARITE ENTRE MILIEU SPORTIF ET MILIEU SCOLAIRE ? • Education Physique Scolaire : un des objectifs principaux de l’EPS est de développer chacune des qualités qui permettent à la motricité de l’enfant et de l’adolescent de s’exprimer pleinement quelle que soit la situation rencontrée. • Pour le sport de compétition, le développement de l’ensemble de ces qualités, ou bien uniquement de celui de quelques unes d’entre elles, est subordonné à la réalisation de la meilleure performance possible. DIFFERENCE DANS LEURS OBJECTIFS RESPECTIFS
  47. 47. LES LIMITES...  Milieu sportif : le jeune choisit-il sa première pratique sportive en toute liberté ? (enquête France-Eval)  Le milieu scolaire a-t-il les moyens de ses ambitions pour développer efficacement la motricité du jeune ?
  48. 48. POURCENTAGES REPRESENTES PAR LE NOMBRE D’HEURES D’EPS ET LA DUREE EFFECTIVE D’ACTIVITE MOTRICE D’UN COLLEGIEN DANS UNE ANNEE CIVILE ET SCOLAIRE Nombre d’heures dans une année civile 365 x 24 = 8736 Nombre d’heures dans une année scolaire 69.2 % Nombre total d’heures de cours effectifs (26h/semaine) Nombre total d’heures d’EPS (3h/semaine) 6048 h 936 h Référence 100% 10.7 % 108 h 1.23 % Durée totale d’activité motrice effective (11 min / h) 19 h 48 min 0.22 %
  49. 49. • Enseignants EPS et entraîneurs : - s’adressent souvent aux mêmes publics - utilisent les mêmes activités sportives - se fondent sur les mêmes lois de l’apprentissage, du développement moteur, voire de l’entraînement - font souvent appel aux mêmes outils d’évaluation afin : . d’identifier et apprécier les qualités motrices . de relativiser leur importance dans la réalisation d’une action . et de mesurer leur niveau de développement • Ils ont donc besoin des mêmes outils, qu’ensemble ils doivent développer. RAPPROCHEMENT AU NIVEAU DE LEURS MOYENS
  50. 50. EN CONSEQUENCE :  L’école n’a pas les moyens de développer de façon optimale l’ensemble des qualités motrices de l’enfant et de l’adolescent  une complémentarité : milieu scolaire - milieu sportif s’avère indispensable afin de : - développer la santé du jeune - améliorer leurs capacités, physiques, physiologiques et psychosociales - enrichir la palette de leurs gammes motrices - aider le jeune à mieux choisir le sport ou les familles de sport les plus conformes à son goût et à ses aptitudes (étape 1 du programme détection)
  51. 51. 2% 2,60% 14% 26,50% 2,80% 6% 2,10% 8,50% 1% 1,70% 13,50% 2,30% 17% 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% Atlhé Gym Judo Foot Hand Bask Rug. Nata Danse Patin Tennis Mult Autres OPERATION NATIONALE : FRANCE EVAL 1988 Pratique des APS au plan national : Garçons 7-11 ans
  52. 52. 2,80% 13,20% 4,30% 1,70% 1,90% 6,90% 14,30% 28,20% 1,80% 11% 0,70% 16% 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% Atlhé Gym Judo Foot Hand Basket Nata Danse Patin Tennis Mult Autres OPERATION NATIONALE : FRANCE EVAL 1988 Pratique des APS au plan national : Filles 7-11 ans
  53. 53. Sur ce dernier point l’éducateur physique n’est-il pas le meilleur guide ? En incitant l’enfant dont l’observation et l’évaluation ont préalablement permis d’objectiver les potentialités et les goûts à pratiquer en club l’activité sportive découverte à l’école, l’éducateur scolaire est le mieux placé pour l’aider à choisir le sport dans lequel il pourra trouver toutes les satisfactions liées à la réussite.
  54. 54. MOTIVATION POUR PRATIQUER UN SPORT Capacités insuffisantes ou non adaptées= ECHEC = Perte de motivation = abandon Adéquation des qualités personelles et de celles requises par la pratique considérée = REUSSITE = Renforcement de la motivation = poursuite de la pratique
  55. 55. Ainsi, sans fusion ni confusion de leurs objectifs respectifs, les activités éducatives sportives de l’école et celles du sport de compétition peuvent sur ce terrain trouver leur indispensable complémentarité En tout état de cause, enfants et parents demeurent libres de leur choix final.
  56. 56. Merci pour votre attention .

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