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Impact de la fiscalité sur le comportement des clients et évolution de l'offre de banque privée

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Impact de la fiscalité sur le comportement des clients et évolution de l'offre de banque privée

  1. 1. Impact de la fiscalité sur le comportement des clients et évolution de l’offre de banque privée Juin 2014 – Sophie BREUIL
  2. 2. I. Evolution du contexte fiscal français p. 3 A – Analyse de la pression fiscale domestique & comparatifs internationaux B – Focus fiscalité du patrimoine C – Croisade contre les actifs non déclarés II. Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients p. 13 A – Progression du nombre d’individus fortunés … B – Evolution des besoins & comportements des clients III. Influence de la fiscalité sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées p. 19 A – une approche plus segmentée de l’offre B – une proposition de valeur différenciante à graduer en fonction du segment C – une organisation commerciale adaptée D – une capacité des systèmes IT à absorber les développements nécessaires
  3. 3. I – Evolution du contexte fiscal français A – Analyse de la pression fiscale domestique & comparatifs internationaux B – Focus fiscalité du patrimoine C – Croisade contre les actifs non déclarés
  4. 4. 4 Projection 2013: un montant des prélèvements obligatoires français proche de 967 milliards d’euros, soit 46,3% du PIB, en progression de 5,8% par rapport à 2012 et 10,3% par rapport à 2011… Typologie et répartition des prélèvements obligatoires: Répartition des prélèvements obligatoires par bénéficiaire Etat et organismes divers d'administration centrale Administrations de sécurité sociale Administrations publiques locales Union européenne Répartition des prélèvements obligatoires français par nature TVA 15,93% Autres taxes indirectes (consommation, produit, accises) 19,22% IR 17,79% IS 5,16% Autres taxes directes 3,75% Cotisations employeurs 26,00% Cotisations employés 9,23% Cotisations non- salariés 2,92% chiffres année 2011 Total en mds d'euros Impôts directs Impôts indirects Cotisations sociales Total en % des prélèvements obligatoires nationaux Etat et organismes divers d'administration centrale 275,6 39,3% 57,9% 2,8% 31,4% Administrations de sécurité sociale 477,1 25,5% 6,2% 68,3% 54,4% Administrations publiques locales 118,7 68,1% 31,9% 0,0% 13,5% Union européenne 5 nd nd nd 0,6% total 876,4 35,6% 26,2% 38,3% 100% Année 2011Année 2011 Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013 et statistiques Eurostat du 29 avril 2013et statistiques Eurostat du 29 avril 2013 I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français A- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationauxA- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationaux
  5. 5. 5 46,3% en 2013 De façon analogue, la répartition des prélèvements obligatoires a évolué entre les différentes administrations publiques avec un recul de la part de l’Etat au profit: -des organismes de Sécurité Sociale (hausse des dépenses santé & vieillesse), - et des administrations locales (décentralisation). Au cours des dernières décennies, en parallèle de la croissance des dépenses publiques, les prélèvements obligatoires ont fortement progressé en France. Après une stabilisation & légère décélération entre 2000 et 2009, la charge fiscale est repartie à la hausse depuis 2010, portée par l’impact de mesures fiscales nouvelles (augmentation des taux, nouveaux impôts) avec un effet flat voire négatif de l’évolution spontanée. Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013 et statistiques Eurostat du 29 avril 2013et statistiques Eurostat du 29 avril 2013 I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français A- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationauxA- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationaux
  6. 6. 6 La France a connu une augmentation du taux des prélèvements obligatoires analogue à celle des autres pays de l’OCDE, avec une légère baisse à partir de 2008, dans le cadre d’un plan de relance par des baisses de la fiscalité pour juguler la crise financière internationale. Depuis 2010, en raison de la dégradation de l’environnement international et de l’attention des marchés financiers et des états sur leur endettement, les prélèvements obligatoires sont repartis à la hausse pour tenter de réduire les déficits publics, avec un positionnement de la France dans les plus fortes progressions au sein de l’Europe des 27 (3ème plus forte hausse en 2011 après le Portugal & la Roumanie). Niveau français des prélèvements obligatoires élevé en comparaison de ses partenaires européens ou des pays de l’OCDE:  Selon les statistiques internationales disponibles, en 2011, la France est le 4ème pays en terme de taux de prélèvement obligatoire sur PIB (43,9%) au sein de l’Europe des 27, après le Danemark (47,7%), la Suède (44,3%) et la Belgique (44,1%). Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013Source rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013 et statistiques Eurostat du 29 avril 2013et statistiques Eurostat du 29 avril 2013 I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français A- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationauxA- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationaux
  7. 7. 7 Source rapport PLF 2014 du ministèreSource rapport PLF 2014 du ministère des finances - septembre 2013des finances - septembre 2013 et statistiques Eurostat du 29 avril 2013et statistiques Eurostat du 29 avril 2013 Comparaison européenne des prélèvements obligatoires en % du PIB & évolution sur la période 2000-2011 2000 2010 2011 2000 2010 2011 2000 2010 2011 2000 2010 2011 Union européenne des 27 40,4 38,3 38,8 36,4 35,4 35,8 20,1 19,7 20,1 nd nd nd Zone européenne des 17 40,9 39 39,5 38,3 37,4 37,7 19,8 19,3 19,4 29,9 27,2 28,9 Belgique 45,1 43,8 44,1 43,6 42,7 42,8 21,8 21,2 21 29,5 28,7 30,3 Allemagne 41,3 37,9 38,7 39,1 36,8 37,1 19,2 19,7 20,1 27 19,7 22 Danemark 49,4 47,4 47,7 41 34,6 34,6 33,4 31,3 31,4 36 nd nd Luxembourg 39,2 37,5 37,2 29,9 31,5 3,8 23 27,1 27,2 nd nd nd Pays-Bas 39,9 38,8 38,4 35 37 37,5 23,8 26,9 26,3 20 13 12,9 Royaume Uni 36,8 35,4 36,1 25,9 25,8 26 19 18,3 19,5 44 35,7 34,9 Suède 51,5 45,4 44,3 46,8 39,1 39,4 26,3 27,9 27,3 42,7 29,2 27 Espagne 34,1 32,1 31,4 35 32,7 33,2 15,8 14,7 14 29,3 nd nd Italie 41,5 42,5 42,5 42 42,7 42,3 18,3 17,4 17,4 28,1 33 33,6 France 44,2 42,5 43,9 39,4 38,1 38,6 21,2 19,4 19,9 40,1 39,7 44,4 Recettes fiscales & sociales en % du PIB sur le travail sur la consommation sur le capital Taux d'imposition implicites (recettes fiscales + sociales/base d'imposition potentielle) I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français A- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationauxA- analyse de la pression fiscale nationale & comparatifs internationaux
  8. 8. I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français B – Focus fiscalité du patrimoine : instabilité et pression fiscaleB – Focus fiscalité du patrimoine : instabilité et pression fiscale Quelques exemples illustratifs: 1 – Imposition des plus-values sur titres / valeurs mobilières 2 – Imposition des revenus du patrimoine financier : revenus obligataires ou à taux fixes (CSL, CAT…) produits à taux fixes 2008 2009 2010 2011 2012 quote-part IR 18% ou option IR 18% ou option IR 18% ou option IR 19% ou option IR 24% ou option IR IR à TMI 45% - 5,8% CSG déductible des revenus de l'année prélèvements sociaux 11,0% 12,1% 12,1% de 12,3 à 13,5% de 13,5 à 15,5% 15,5% CEHR 4% 4% 4% Niveau imposition maximale 29,0% 30,1% 30,1% de 35,3% à 36,5% de 36,5 à 43,5% 62,0% en tenant compte de l'effet CSG déductible 2013 2007 2008 2009 2010 2011 2012 quote-part IR 16% 18% 18% 18% 19% 24% 45% abattement pour durée de détention max de 65% ou 85% selon les cas prélèvements sociaux 11,0% 11,0% 12,1% 12,1% 13,5% 15,5% 15,5% CEHR 4% 4% 4% total imposition 27,0% 29,0% 30,1% 30,1% 36,5% 43,5% 64,5% après abattement taux d'imposition réduit à 35% ou 26% au-delà de 8 ans 2013
  9. 9. I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français B – Focus fiscalité du patrimoine : instabilité et pression fiscaleB – Focus fiscalité du patrimoine : instabilité et pression fiscale 3 – Imposition des revenus du patrimoine financier : dividendes 4 – Imposition de la transmission de patrimoine 2008 2009 2010 2011 2012 2013 successions parents/enfants (TMI) 40% 40% 40% 40% 45% 45% abattements légaux 151 950 € 156 359 € 156 974 € 159 325 € 100 000 € 100 000 € délai de rapport des donations antérieures 6 ans 6 ans 6 ans 6 ans 10 ans 15 ans réduction de droits en cas de donation depuis juillet 2011 suppression des réductions de droits sauf pour les donations d'entreprise en pleine propriété sous régime Dutreilde 10 à 50% selon âge du donateur dividendes 2008 2009 2010 2011 2012 quote-part IR 18% ou option IR avec abattement 40% 18% ou option IR avec abattement 40% 18% ou option IR avec abattement 40% 19% ou option IR avec abattement 40% 21% ou option IR avec abattement 40% IR (TMI 45%) avec abattement 40% - 5,8% CSG déductible des revenus de l'année prélèvements sociaux 11,0% 12,1% 12,1% de 12,3 à 13,5% 15,5% 15,5% CEHR 4% 4% 4% Niveau imposition maximale 29,0% 30,1% 30,1% de 35,3% à 36,5% 40,5% 44,0% en tenant compte de l'effet CSG déductible 2013
  10. 10. 10 I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français C- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarésC- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarés  Contexte international d’évolution des règles d’échange d’informations fiscales - forte mobilisation des G8 et G20 dans un contexte de dégradation des endettements nationaux & de hausse des prélèvements obligatoires domestiques - pays de l’OCDE: évolution des conventions fiscales bilatérales et agrément du principe de demandes d’informations groupées. Mise en place d’un socle juridique international, élaboration de formats techniques pour favoriser l’échange d’informations automatique. - Europe: directive Epargne sur les intérêts (Luxembourg à compter de 2015) – extension prévue en 2015 à d’autres catégories de revenus - USA: le dispositif FATCA va imposer dès juillet 2014 à l’ensemble du monde un échange d’informations automatique sur les données bancaires des clients américains à l’étranger. (France modèle IGA, communication inter-administrations)
  11. 11. 11  STDR: service de traitement des déclarations rectificatives Dans la cadre de la circulaire du 21 juin 2013, aménagement des sanctions fiscales et pénales pour les déclarations spontanées de comptes étrangers. Origine des avoirs Barème appliqué Taux de la majoration pour manquement délibéré ou défaut déclaratif ISF(1) Amende plafonnée chaque année et pour chaque manquement déclaratif Avoirs reçus dans le cadre d’une succession ou d’une donation 15 % à 1,5 % de la valeur des avoirs au 31 décembre de l’année concernée et à 3,75 % lorsque le taux de 12,5 % est applicable Avoirs constitués par le contribuable lorsqu’il ne résidait pas fiscalement en France Autres origines (ex: avoirs constitués par le contribuable lorsqu’il résidait fiscalement en France) 30 % à 3 % de la valeur des avoirs au 31 décembre de l’année concernée et à 7,5 % lorsque le taux de 12,5 % est applicable (1) pour les défauts déclaratifs au titre de l’ISF dû à compter de l’année 2014 I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français C- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarésC- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarés
  12. 12. 12  Contexte français sans précédent de renforcement des dispositifs d’accès à l’information et durcissement des sanctions fiscales et pénales (loi contre la fraude fiscale & la grande délinquance du 6 décembre 2013)  Création d’un délit de fraude fiscale aggravée applicable notamment dans les cas suivants - lorsque qu’il est commis en bande organisée, - en cas de recours à des comptes bancaires ou des contrats d’assurance-vie non déclarés détenus à l’étranger, - en cas d’interposition de personnes physiques ou morales ou de tout organisme, fiducie, ou institution comparable établis hors de France, - en cas de domiciliation fiscale fictive ou artificielle à l’étranger. - Sanction : amende jusqu’à 2 000 000 € et 7 ans d’emprisonnement. - En cas de fraude fiscale aggravée, les modalités de saisine de la BNRDF sont simplifiées et les techniques spéciales d’enquêtes visées par le code pénal sont applicables: surveillance, infiltrations, perquisitions de nuit, écoutes téléphoniques et fixations d’images, captation de données informatiques… - Le contribuable n’est pas informé de la plainte pénale déposée par l’administration à son encontre. - « Verrou de Bercy » (opportunité des poursuites) : n’existe pas en cas de blanchiment (BNRDF peut être saisie par l’autorité judiciaire)  multiplication des procédures pénales à venir.  Le délai de prescription du délit de fraude fiscale est porté de 3 à 6 ans.  Trusts Les obligations des administrateurs de trusts sont renforcées et le non respect de celles-ci est sanctionné par une amende maximale portée de 5% à 12,5% des actifs. I – Evolution du contexte fiscal françaisI – Evolution du contexte fiscal français C- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarésC- Croisade contre les actifs financiers étrangers non déclarés
  13. 13. II –Influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des comportements & besoins des clients « privés »
  14. 14. 14 II –II – Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients A- Progression du nombre d’individus fortunés ….à pondérerA- Progression du nombre d’individus fortunés ….à pondérer  En dépit de l’érosion fiscale pesant sur les flux et sur le patrimoine en France, progression du nombre d’individus fortunés depuis 2012 et projection 2018 favorable* - 2012/2013 : progression du nombre de millionnaires (en US$) de 14,9% en France versus 6% dans le monde pour s’établir à 2,2 millions d’individus. Présence de millionnaires en France supérieure à celle des autres pays européens mais nombre inférieur d’UHNI dont la fortune dépasse 50 mlns de US$ en comparaison avec l’Allemagne, la Suisse & le UK. - 2013/2018: progression attendue de 46% du nombre de millionnaires (US$) en France porté à 3,2 millions d’individus, sous le moteur d’une croissance des actifs financiers supérieure à celle des actifs immobiliers.  progression 2012 et 2013 à pondérer toutefois car liée principalement à un effet marché et marginalement à un apport de nouveaux capitaux. * Source : étude 2013 global Wealth report Crédit Suisse
  15. 15. 15 II –II – Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »  Climat anxiogène entourant la gestion du patrimoine: crise de confiance générale ou sinistrose ambiante depuis la crise de 2008 fondée sur différents facteurs, notamment: - doute sur la capacité de la gestion financière collective ou discrétionnaire à créer de la valeur, même à long terme - ulcération sur l’évolution de la fiscalité tant en termes de niveau d’imposition, que de variabilité incessante des règles, suscitant un doute sur la pertinence de l’élaboration de stratégies patrimoniales à long terme. Clients totalement perdus dans la dimension déclarative. - réserve (des clients) sur l’efficacité des directives européennes MIF & suivantes applicables aux établissements financiers sur la protection des épargnants et l’adéquation produits offerts / profil d’investissement jugées sources de lourdeur administrative, analysée comme un système de protection des banques avant tout et n’étant pas de nature à protéger l’épargnant des effets d’une nouvelle crise financière majeure…. - inquiétude sur la solidité des structures et recherche d’adossement à un établissement de qualité, jouissant d’une bonne réputation.
  16. 16. 16 II –II – Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »  Ralentissement des opérations de monétisation des actifs professionnels/immobiliers/artistiques, pour des motifs à la fois: - fiscaux: refus de subir les frottements fiscaux (IPV et incidence éventuelle ISF). Nombreux clients préfèrent différer la réalisation de leurs opérations notamment de cession d’entreprise à un futur plus clément, sans espoir toutefois d’une amélioration substantielle du niveau général de pression fiscale…mais d’une réallocation des priorités. L’évolution du régime des pv mobilières entre 2012 et 2013 leur a donné raison, idem sur pv immobilières… Fiscalité vécue comme un objectif et non plus une contrainte, à optimiser le cas échéant: danger sur la hiérarchie des priorités! - financiers: inquiétude sur la capacité à générer avec un patrimoine financier le même niveau de rendement/valorisation que leur entreprise…et à maintenir leur train de vie.  Moindre mobilité patrimoniale intergénérationnelle: - baisse des donations depuis 2011, liée au durcissement du régime des transmissions (réduction de l’abattement, suppression des réductions en fonction de l’âge du donateur, tranche marginale à 45%...)  frein pour les « purges de PV latentes » et arbitrages des portefeuilles titres vers assurance-vie  Focalisation sur la préservation générale du patrimoine versus croissance
  17. 17. 17 II –II – Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »  Internationalisation des problématiques patrimoniales, liée - à des expatriations des personnes pour des raisons fiscales et/ou économiques - dans le cadre du maintien d’une résidence fiscale française à des réflexions sur la diversification du risque pays ou au souhait d’optimiser sa fiscalité avec des enveloppes fiscales de détention hors de France (ex holding lux ou belges) ou enfin à une préparation progressive pour éventuelle délocalisation - à la mobilité/éclatement des familles, en particulier des « next generations ».  et parallèlement fin du offshore: - quête des clients de transparence et conformité de leur structuration patrimoniale sous l’effet de la double prise de conscience (i) de la détermination des pays industrialisés à favoriser les échanges d’information entre administrations et (ii) des sanctions associées au « off »; - renforcée par une action ciblée des banques étrangères pour pousser leurs clients résidents français à se mettre en conformité…ou à clôturer leurs comptes.
  18. 18. 18 II –II – Banque privée: influence de la fiscalité sur l’évolution de la demande, des besoins & comportements des clients B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »B- Evolution des comportements & besoins de clients « privés »  Besoin croissant des clients d’un accompagnement conseil patrimonial à plusieurs niveaux: - pour comprendre les règles fiscales à la fois mouvantes & complexes - pour être en mesure de bien déclarer leurs revenus / gains et patrimoine: ex casse-tête déclaratif des plus-values mobilières - et optimiser l’organisation/ transmission de leur patrimoine avec une approche globale (patrimoine privé et professionnel), une pluridisciplinarité juridique & fiscale dans une dimension éventuellement internationale... Étude Scorpiopartnership sur un panel de clients privés mars 2014
  19. 19. III – Influence sur la structuration de l’offre et de l’organisation des banques privées
  20. 20. 20 III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées A- Une approche plus segmentée de l’offreA- Une approche plus segmentée de l’offre  en fonction du niveau de patrimoine existant du client - segmentation classique mass affluent, HNI & UHNI:  et du potentiel futur de développement - être en capacité de capter les chefs d’entreprise dans leur phase purement entrepreunariale (segmentation old money/new money)
  21. 21. 21 III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées B- une proposition de valeur différenciante à graduer/allouer en fonction duB- une proposition de valeur différenciante à graduer/allouer en fonction du segment de client ciblésegment de client ciblé  Offre conseil patrimonial Accompagnement sur la durée, avec une vision globale (patrimoine privé et professionnel), sur des sujets dépassant la gestion de l’épargne privée et sur une approche personnalisée (exit le bilan patrimonial fleuve) avec: - des compétences internes en droit civil et fiscalité privée + corporate, une bonne compréhension des mécanismes des conventions fiscales internationales et droit privé international - une capacité à solliciter un réseau d’experts extérieurs, notaires, avocats spécialisés dans différentes disciplines du droit en France + international - une bonne articulation avec le banquier privé (notion de client service team) - une capacité à travailler avec les conseils existants du client (expert-comptable, avocat, notaire…) ou à lui en proposer.  voire aller plus loin dans le cadre d’une approche family office: visant à accompagner le client sur la mise en œuvre des conseils formulés, proposer un pilotage patrimonial plus opérationnel et quotidien, prise en charge de la dimension déclarative, secrétariat juridique, comptable & fiscal des sociétés patrimoniales, gouvernance familiale, projets philanthropiques etc… .  un levier de prospection & fidélisation du client  un levier de connaissance client & d’introduction de services financiers et extra- financiers au bon moment.  Quid facturation & appréciation de la rentabilité: une opportunité de business complémentaire plus qu’un coût….
  22. 22. 22  offre crédits privés - pour financer des acquisitions d’actifs - pour financer le train de vie et accompagner les stratégies de plafonnement ISF, différé volontaire de perception de revenus ou arbitrages d’actifs  offre d’accompagnement sur des réflexions haut de bilan (pour sourcer très en amont les chefs d’entreprise) - corporate finance - financements structurés - placements privés  approche à 360° du patrimoine du client - offre cœur de gestion financière discrétionnaire socle principal actuel du PNB des banques privées - offre structurée de conseil en investissement - capacité à accompagner sur les composantes immobilières, private equity, patrimoine artistique….  source de PNB moins corrélé à l’évolution des marchés III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées B- une proposition de valeur différenciante à graduer/allouer en fonction duB- une proposition de valeur différenciante à graduer/allouer en fonction du segment de client ciblésegment de client ciblé A coordonner avec une structuration patrimoniale (fiscale & juridique) adaptée
  23. 23. 23 III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées C- une organisation commerciale adaptéeC- une organisation commerciale adaptée  philosophie « client service team » - capacité du banquier privé à se positionner en chef d’orchestre (versus homme orchestre) mobilisateur des expertises (en gestion d’actifs, conseil patrimonial, corporate finance…) qui ont vocation à être également des interlocuteurs commerciaux du client sur la durée. Changement culturel de définition du métier de banquier privé. - niveau de personnalisation gradué en fonction du segment de client  pilotage commercial de nature à accompagner le banquier: - sur son déploiement adapté en fonction du segment d’une offre plus complexe auprès des clients sur la base d’outils de CRM et data-mining, - sur sa discipline de facturation des produits/services  recrutement & formation d’équipes commerciales en capacité de parler de sujets privés & professionnels au client et de « vendre » des expertises au bon moment (i.e. en anticipant les besoins)
  24. 24. 24  capacité à accompagner le client sur ses projets internationaux - via stratégies cross border dans des groupes bancaires internationaux - via partenariats sur des banques sans réseau international (notamment plateforme luxembourgeoise)  capacité, le cas échéant, à dépasser les silos organisationnels, corporate/ privé, France/Etranger, banquier/experts, (…) pour développer les synergies et une offre de valeur intégrée au client, notamment chef d’entreprise, source principale du développement futur des banques privées. III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées C- une organisation commerciale adaptéeC- une organisation commerciale adaptée
  25. 25. 25 III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées D- une capacité des systèmes IT à absorber les développements nécessairesD- une capacité des systèmes IT à absorber les développements nécessaires  pour absorber les évolutions fiscales & réglementaires - banques devenues agents percepteurs et informateurs des autorités fiscales françaises et étrangères (élément clé dans les accords d’échanges d’informations automatiques internationaux cf FATCA) - prélèvement à la source, élaboration d’IFU, calcul des PV mobilières, etc… - évolutions qui s’ajoutent aux autres contraintes croissantes à gérer par les systèmes IT bancaires en matière de KYC, reportings, documentation & traçabilité des contrôles….  pour accompagner le développement digital incontournable de la profession - requis pour réduire le coût de traitement de certaines opérations clients - nécessaires pour développer des canaux de communication complémentaires avec des clients en recherche d’une autonomie pour une typologie d’opérations y compris dans l’offre de banque privée: traitement d’opérations basiques, partage d’information, plateformes collaboratives, communication à distance…..  un avantage compétitif certain des banques universelles qui peuvent amortir sur la clientèle mass affluent le coût de cette pression réglementaire ou des investissements requis pour accompagner les nouvelles habitudes de « consommation » des clients, et aller chercher un renouvellement du fonds de commerce.
  26. 26. 26 III – Influence sur la structuration de l’offre et l’organisation des banques privées BilanBilan  évolution plus heurtée de l’industrie de la banque privée depuis 2008 - baisse des marges sur la gestion financière dans un environnement compétitif, de taux bas et repli des clients de la gestion action (risk-adverse), fin des rétrocessions annoncée sur OPC… - de hausse des coûts d’exploitation en particulier sous la pression des contraintes réglementaires (inflation des corps de contrôles, développement IT sans compensation business…)  nécessaire adaptation à plusieurs niveaux - amélioration de l’efficacité opérationnelle (réduction des coûts / économies d’échelles) - développement de relais de PNB via une offre différenciante conseil, produits & services, un coverage private/corporate, avec une corrélation moins directe à l’évolution des marchés boursiers - segmentation clients - renouvellement du fonds de commerce et développement des AUM  poursuite du mouvement de consolidation du secteur - besoin de masse critique dont le seuil augmente

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