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72 avocats assassinés au Brésil depuis 2016

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Rapport de l'IDHAE - 72 avocats assassinés au Brésil en moins de 3 ans. Plus de 40 pour des faits étroitement liés à l'exercice de leur profession

Publié dans : Droit
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72 avocats assassinés au Brésil depuis 2016

  1. 1. 2016-2019 72 meurtres d'avocats au Brésil. Selon un rapport établi en 2018 par l'Ordre des avocats du Brésil (OAB), qui n’a toujours pas été rendu public, depuis 2016, il y a eu 72 meurtres d'avocats au Brésil. Parmi ceux-ci, 45 ont été identifiés officiellement comme directement liés à l’exercice de leur profession. Cássio Telles, avocat du Paraná et président actuel de la Commission nationale pour la défense des prérogatives et la valorisation de la profession d’avocat, qui a été responsable du groupe de travail. "Ces chiffres sont absolument incroyables et alarmants", a-t-il averti…il y a une escalade perceptible de la violence à l'encontre des avocats. En 2018,19 avocats ont été tués au Brésil dont 4 au mois de juin et 6 au mois de juillet. Parmi eux les femmes ont payé un lourd tribut. BRÉSIL – 3 novembre 2018 Marleni Fantinel Ataíde Reis Assassinée, avec son mari, par un adversaire mécontent d'avoir perdu un procès à Peruíbe, sur la côte sud de São Paulo. Marleni Fantinel Ataíde Reis, âgée de 68 ans, et son mari, Marcio Ataíde Reis, ont été poignardés et poignardés alors qu’ils passaient le week-end à Peruíbe. Sur la côte sud de São Paulo. Selon la police civile, le suspect était mécontent d'avoir perdu un procès dans lequel Marleni Fantinel avait agi en tant qu'avocat de la partie adverse. Cette année, au moins cinq avocats ont été assassinés dans l'État, presque toujours à cause de l'exercice de la profession. Marleni Fantinel et son mari vivaient à Santos, mais passaient le week- end dans une ferme, sur la route Armando Cunha à Peruíbe. Le suspect armé d'un fusil de chasse, a pénétré dans la propriété et, a tiré sur le dos du mari. L’avocat a tenté de s’échapper, mais l’agresseur s’est dirigé vers elle et l’a frappée de plusieurs coups de couteau. Les voisins ont appelé la police. L'avocate a été emmenée vivante à l'unité de soins d'urgence de Peruíbe avant d’être transférée à l'hôpital régional d'Itanhaém, dans la même région, mais elle n'a pas survécu. Avant de mourir, elle a pu donner aux policiers l'identité de l'auteur. Le suspect est en fuite. Le motif de l’assassinat est un petit procès perdu. Marleni Fantinel avait été contrainte de poursuivre un homme qui avait acheté à sa fille, en 2011, une Volkswagen Beetle de 1983, mais qui n’avait jamais transféré le véhicule à son nom. La précédente propriétaire ne cessait donc de recevoir les contraventions et condamnations de l’acquéreur qu’elle était obligée d’acquitter sans jamais pouvoir en obtenir le remboursement. Dès lors, la venderesse, à défaut d’obtenir un quelconque accord, a dû intenter une action en justice, en ayant pour avocat sa propre mère. En juin 2018, un juge a l’acquéreur indélicat à régulariser les documents de la voiture, sous peine d'une astreinte de 100 R $ par et la condamnée à verser 2 000 R $ à titre de dommages-intérêts pour préjudice moral. L’acquéreur n’avait cessé depuis d’adresser des menaces tant à la mère qu’à la fille. Le Barreau brésilien (OAB) à Santos a qualifié l'assassinat d’affront à l'ensemble de la profession juridique. "Lorsque vous faites taire la voix de celui qui demande justice, dans le cadre de l'exercice de sa profession, une liberté individuelle est restreinte", a déclaré le président de la section de l’OAB, Luiz Fernando Afonso Rodrigues.
  2. 2. BRÉSIL – 26 juin 2018 Silvia da Silva Carvalho Kidnappée avec sa secrétaire, et assassinée à Feira de Santana, dans la municipalité de Bahia en raison du « mécontentement » de clients Silvia da Silva Carvalho, 56 ans, avocate pénaliste, a été kidnappée à Feira de Santana et retrouvée morte par balle dans la nuit du 27 juin 2018. Le véhicule de Silva Carvalho a été suivi par quatre agresseurs masqués dans une voiture lorsqu'elle a quitté son cabinet, à 19 heures, à Feira de Santana avec sa secrétaire. Après l’avoir contrainte à s’arrêter, deux des individus ont pris le volant de sa voiture sous la menace d’un revolver et forcé la secrétaire à s’asseoir sur le siège arrière. Parvenus à Estrada do Alecrim, ils ont demandé à la secrétaire de descendre du véhicule. Un peu plus loin, parvenus sur la petite route d'Alecrim, à Fazenda Jenipapo II, ils ont demandé à Silvia Carvalho de descendre et l’ont exécutée de cinq coups de feu. La secrétaire a été retrouvée à environ 500 mètres du lieu de l’exécution. Entendue, elle a déclaré que les agresseurs lui avaient placé une chemise sur la tête mais qu’elle avait un entendu distinctement les cinq coups de feu qui avaient tué Silvia Carvalho. Selon la police, la mort de Silvia da Silva Carvalho, est directement liée à son activité professionnelle Elle exerçait sa profession principalement dans le domaine pénal et avait défendu des trafiquants de drogue à Feira de Santana. Selon la relation de la secrétaire, les agresseurs lui auraient reproché d’avoir perçu des honoraires et de ne pas leur avoir procuré le résultat qu’ils attendaient. L'Ordre des avocats du Brésil, section de Bahia (OAB-BA) a envoyé à la presse une note de protestation en soulignant que l'assassinat d’un avocat dans l'exercice de sa profession est "une affaire très grave qui constitue une attaque non seulement contre tous les avocats, mais également contre la Justice elle-même, contre l'État de droit démocratique et contre toute la société bahianaise". L’OAB- BA section de Feira de Santana, a constitué une commission composée de 12 avocats pour suivre l’enquête. Silvia da Silva Carvalho exerçait également les fonctions de procureur de la mairie de Feira de Santana. Elle a également été la conseillère juridique du Secrétariat municipal à la prévention de la violence et à la promotion des droits de l'homme et au Secrétariat au développement social. Le maire et le procureur général de la ville ont déploré la mort de l'avocate, fonctionnaire et mère de famille qui, pendant de nombreuses années a défendu avec dévouement les intérêts de la municipalité. La police enquête sur un texte partagé sur les réseaux sociaux, qui laisse présumer de menaces contre d'autres avocats. La liste comporterait au moins 26 noms. Le premier d’entre eux était celui de Silvia da Silva Carvalho Vera Faber-Durant pour OBSAV

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