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24/1/2016 Bernard Sananes, homme d’influence, Médias
http://www.lesechos.fr/tech­medias/medias/021639462613­bernard­sanane...
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Portrait de Bernard SANANES dans Les Echos

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Le quotidien Les Echos a publié le 22 Janvier 2016 ,un portrait de Bernard SANANES, Président d'ELABE

Publié dans : Données & analyses
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Portrait de Bernard SANANES dans Les Echos

  1. 1. 24/1/2016 Bernard Sananes, homme d’influence, Médias http://www.lesechos.fr/tech­medias/medias/021639462613­bernard­sananes­homme­dinfluence­1194196.php 1/2 Bernard Sananes, homme d’influence LAURANCE N'KAOUA / JOURNALISTE | LE 21/01 À 21:23 Communication : du latin « communicare », action de mettre en commun, de faire part de, de partager, d’après le dictionnaire. Pour Bernard Sananes, c’est aussi l’art de l’analyse, du choix des mots, de l’influence, et presque un « sixième sens », affirment ses proches. « Mon père m’a appris le sens du client », résume ce fils d’un représentant de commerce qui l’emmenait, enfant, sillonner les routes de France dans sa Renault. Sans doute n’est­ce pas un hasard si Bernard Sananes est si attaché aux territoires français, devenant, au passage, un spécialiste de la carte électorale. Il y a quelques mois, ce dirigeant, qui présidait l’Institut de sondages CSA, démissionnait pour créer son propre cabinet d’études et de conseil Elabe. Et il y a quelques jours, ce Niçois de cinquante­deux ans s’élançait déjà dans une opération de croissance externe : Elabe annoncera lundi le rachat de Médiascopie, la société de Denis Muzet, qui mesure l’adhésion d’un public à un contenu audiovisuel. Né en juin le groupe, basé à Levallois, compte déjà 20 salariés. Avec ses open spaces, ses bureaux vitrés, son yucca et une vue sur la tour Eiffel, Elabe a l’allure d’une start­up. Et pourtant, de Vincent Bolloré à Stéphane Fouks en passant par Xavier Bertrand ou Manuel Valls, son président connaît le Tout­Paris depuis de longues, très longues années. Sur un coin de table, des piles de cartes de vœux attendent un mot de sa main. « Il creuse un sillon sur le long terme, raconte son ami d’enfance Olivier Pardo, ténor du barreau et avocat, entre autres, d’Eric Zemmour. Il est très fidèle, jamais arrogant et souvent inquiet. » "Immense travailleur" Attachant, intuitif et perfectionniste, aussi. Mais Bernard Sananes, qui se couche tôt, se lève aux aurores, déteste l’avion, revendique son « côté provincial » et fuit les mondanités, est d’abord, dit­on, un « immense travailleur ». Ses débuts en 1984, au service des premières radios libres, en attestent : « Il fallait que je me réveille à cinq heures du matin pour l’écouter sur Radio Ile­de­France et lui dire ce qu’il pouvait améliorer », raconte Olivier Pardo. La communication fut donc une discipline scrutée, peaufinée sur les bancs de Sciences po ou à l’Institut professionnel du journalisme, puis du « Quotidien de Paris » seance portrait chez elabe le 1er octobre 2015 a levallois. photos by emeric fohlen - efohlen@gmail.com - Emeric Fohlen
  2. 2. 24/1/2016 Bernard Sananes, homme d’influence, Médias http://www.lesechos.fr/tech­medias/medias/021639462613­bernard­sananes­homme­dinfluence­1194196.php 2/2 @LauranceNKaoua à l’Assemblée nationale où, après avoir rejoint comme chargé de mission le Centre des démocrates sociaux, il fut responsable de la com’ du groupe de l’Union du centre. Dès 1993, cet entrepreneur qui a longtemps hésité entre journalisme et politique, a dirigé les relations avec la presse au cabinet de Bernard Bosson, alors ministre de l’Equipement, des Transports et du Tourisme. Croisé sous les ors de la République, Stéphane Fouks l’invite, dès 1991, à rejoindre son agence RSCG sur des missions. Il devient alors un des premiers lobbyistes, sollicité (déjà !) par l’Association le dimanche, qui milite pour l’ouverture des magasins le week­end. Dans l’après­ perestroïka, il se retrouve aussi face à un certain Vladimir Poutine lorsque l’agence est consultée pour renommer Leningrad. Réputé « fair play », Bernard Sananes, qui se dit «  fier, dès la publication de sondages, d’être aussi insulté sur Twitter par des gens de gauche que de droite », est souvent parti en croisade contre « l’aspect sulfureux de la communication d’influence ». « Je crois en la transparence », dit ce dernier qui, en 1995, réintègre l’agence dont il gravit les échelons. Variétés et Tour de France Dès lors, il restera en entreprise, quittant Euro RSCG pour EDF – d’où il démissionnera après quelques mois en accord avec Henri Proglio –, avant d’être appelé en 2010 par Vincent Bolloré pour redresser l’Institut CSA. Et Bernard Sananes de faire sienne cette phrase de François Roussely, dont il fut le conseil : « Les calculs froids, les projections économiques, les ratios financiers ne suffisent pas à l’amélioration du sort des hommes. » « Il a un petit côté Shiva », capable, dit­on, à la fois, d’orchestrer une campagne de pub, d’organiser une rencontre avec la presse, de monter des événements et de faire du lobbying, « avec une grande compréhension des rapports de force. Son analyse intéresse. » Mais depuis le CSA, il a tourné la page du conseil politique. «  Dès que j’ai eu des activités de sondeur, j’ai cessé toute mission de consultant politique. Je ne suis plus qu’observateur et analyste pour éviter tout conflit d’intérêts », dit ce fan de radio, du Tour de France et de variétés françaises, qui aurait, sans doute, adoré être chanteur. « J’ai des goûts de midinette », confie encore ce père de deux filles qui a grandi à La Seyne­sur­Mer. Aujourd’hui, il souhaite installer, avec Elabe, un modèle inédit d’études et de conseil : «  plus qu’un institut et différent d’une agence », lance ce patron, qui décidément a le sens de la formule.

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