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Littérature au Moyen Age : le roman de chevalerie

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Classe de 5e : présentation de la littérature au Moyen Age : le roman de chevalerie, la littérature courtoise (mise à jour 18/01/2014)

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Littérature au Moyen Age : le roman de chevalerie

  1. 1. La littérature au Moyen Age Le roman de chevalerie
  2. 2. Le Moyen Age est une longue période qui dure presque 10 siècles, du V ème au XV ème siècle 2
  3. 3. La littérature est de tradition orale 3
  4. 4. Jongleurs, troubadours et trouvères parcourent les campagnes et les villes pour chanter, réciter, raconter des récits 4
  5. 5. Les troubadours s'expriment en langue d'oc, c'est-à-dire en dialecte du sud de la France 5
  6. 6. Les trouvères s'expriment en langue d'oil, qui est un dialecte du nord de la France 6
  7. 7. Trouvères Troubadours 7
  8. 8. Lire, écrire, posséder le savoir, sont réservés à une petite élite (les prêtres, les moines, les clercs.) 8
  9. 9. La langue écrite, officielle et littéraire, est le latin connu seulement par cette élite (prêtres, moines, clercs...) qui possède le savoir 9
  10. 10. e A partir du XII siècle, la bourgeoisie des villes veut accéder à la littérature. 10
  11. 11. Les auteurs deviennent plus nombreux et écrivent en langue romane ou roman (ancien français), langue commune à tous les laïcs 11
  12. 12. La littérature du Moyen Age est constituée de : * chansons de geste * poèmes * fabliaux * pièces de théâtre * chroniques historiques 12
  13. 13. et aussi, à partir du XII ème siècle de romans de chevalerie où sont racontés les exploits et les amours de chevaliers 13
  14. 14. Ces récits sont parmi les premiers à être appelés romans car ils sont écrits en langue romane (= ancien français) et non plus en latin. 14
  15. 15. Les chevaliers 15
  16. 16. Qu'est-ce qu'un chevalier dans la société du Moyen Age ? 16
  17. 17. e A partir du IX siècle apparaît une nouvelle catégorie de militaires : les chevaliers 17
  18. 18. Un chevalier se consacre à la guerre, au combat (tournois, joutes...), et à la chasse. 18
  19. 19. Les chevaliers sont au service d'un seigneur. 19
  20. 20. ● Ils protègent la population qui vit sur les terres du seigneur ● Ils aident le seigneur à faire régner la justice ● Ils font aussi la guerre pour ce seigneur 20
  21. 21. En échange, le seigneur confie au chevalier un fief (= une terre) qui va lui rapporter de l'argent et qui lui permettra d'entretenir ses chevaux, ses domestiques et son équipement 21
  22. 22. Le chevalier obéit à un code moral, un code de l'honneur très strict 22
  23. 23. Il doit être vaillant c'est-à-dire faire la preuve de son courage et de ses qualités physiques dans les combats 23
  24. 24. Il doit être loyal envers son seigneur, son roi, sa dame c'est-à-dire se montrer fidèle à la parole donnée et se refuser à toute trahison (= félonie) 24
  25. 25. Il doit faire preuve de largesse (prodigalité, générosité...) 25
  26. 26. Il doit faire preuve de mesure (être sans excès dans son comportement, son mode de vie, ses jugements...) 26
  27. 27. Il doit être courtois 27
  28. 28. e Au XII siècle, en temps de paix, on vit au domaine du seigneur : la cour 28
  29. 29. Dans ces cours seigneuriales les relations humaines sont fondées sur un certain art de vivre la courtoisie 29
  30. 30. Cet art de vivre se développe sous l'influence des femmes 30
  31. 31. La courtoisie (qui vient du mot cour) désigne la bonne manière d'être en société. 31
  32. 32. C'est un art de vivre qui développe : ● la politesse, ● la conversation, ● le respect d'autrui, ● la générosité... 32
  33. 33. Le roman de chevalerie 33
  34. 34. Le roman de chevalerie est une littérature de cour 34
  35. 35. Cette littérature de cour, ou littérature courtoise, est destinée aux seigneurs et aux grandes dames. 35
  36. 36. Les romans de chevalerie ont pour héros des chevaliers dotés de nombreuses qualités 36
  37. 37. Il met aussi en scène un univers raffiné où les femmes tiennent une place importante. 37
  38. 38. L'amour devient un sujet important du roman 38
  39. 39. C'est un amour parfait (= La fin'amor), délicat, qui unit un chevalier complètement dévoué et soumis à sa dame 39
  40. 40. On l'appelle amour courtois parce qu'il apparaît dans les cours seigneuriales 40
  41. 41. La source d'inspiration des romans de chevalerie 41
  42. 42. Les sujets des romans de chevalerie sont empruntés à la matière de Bretagne, nom donné à l'ensemble des textes écrits au Moyen Age autour des légendes celtiques et irlandaises 42
  43. 43. Chrétien de Troyes, e auteur du XII siècle, s'est inspiré dans ses romans de chevalerie, de récits sur Arthur, un roi celtique légendaire. 43
  44. 44. Le cycle de la Table ronde de Chrétien de Troyes met en scène le roi Arthur, qui rassemble dans sa cour, autour d’une table ronde, les meilleurs chevaliers de son royaume. 44
  45. 45. Ce roman de chevalerie raconte les exploits ou les aventures amoureuses des chevaliers de la Table ronde, et leur quête sans fin pour trouver le Graal. 45
  46. 46. Qu'est-ce que c'est le Graal ? Insérer ou projeter la vidéo Kaamelott : en forme de Graal http://www.m6.fr/serie-kaamelott/videos/5514-en_forme_de_graal.html ou http://www.wideo.fr/video/iLyROoafteL0.html 46
  47. 47. Les caractéristiques du roman de chevalerie 47
  48. 48. Les romans de chevalerie sont des récits * Écrits en octosyllabiques syllabes) vers (huit * Ecrits en continu sans chapitres * Lus à haute voix devant un public de seigneurs (les chevaliers et les gens de cour ne savent pas lire) 48
  49. 49. Dans ces romans, le chevalier doit chercher l'aventure : il part en quête et devient alors un chevalier errant 49
  50. 50. Sa quête (= recherche) peut être : - un objet (le Graal) - délivrer une femme - venger un compagnon etc. 50
  51. 51. Il doit alors affronter des épreuves. En triomphant de chaque épreuve, il devient un héros 51
  52. 52. Le chevalier est au service de sa dame et doit lui être fidèle, la défendre, accomplir pour elle des exploits 52
  53. 53. Le roman de chevalerie est un roman d'aventure où le merveilleux et le vraisemblable se côtoient . 53
  54. 54. Le merveilleux c'est le surnaturel, le monde de la magie, de la féérie. 54
  55. 55. Le merveilleux se présente sous diverses formes 55
  56. 56. Des personnages : l'enchanteur Merlin, des fées (Viviane, Mélusine, Morgane...), des géants, des nains, etc. 56
  57. 57. Des animaux et des personnages monstrueux : des dragons, des femmes-serpents, des lions, des monstres de toutes sortes, des animaux fabuleux (comme la licorne) 57
  58. 58. Des lieux enchantés : des forêts mystérieuses, des fontaines, des sources, des rivières, des lacs... magiques, des ponts, des châteaux surgis de nulle part, etc. 58
  59. 59. Des objets : Excalibur l'épée du roi Arthur, la Table ronde, le Graal, des anneaux d'invisibilité, d'invincibilité, etc. 59
  60. 60. Des produits : des philtres, des onguents... 60
  61. 61. Illu s t r a t io n s r e c u e illie s s u r le s it e d e la B N F ( h t t p : / / w w w .b n f.f r / ) e t s u r le s it e E n lu m in u r e s ( h t t p : / / w w w .e n lu m in u r e s .c u lt u r e .f r ) A r le t t e P a s q u ie r D o c u m e n t a lis t e A c a d é m ie d e L y o n Mise à jour 01/2014 61

Remarques

  • Les troubadours (ou les trouvères) sont des poètes qui inventent des récits qu'ils mettent en musique. Ils les récitent eux-mêmes dans les châteaux devant le seigneur et sa cour
    Les jongleurs récitent et chantent les textes inventés par les troubadours. Ils vont dans les châteaux, les foires, sur les places publiques ou dans les rues, Ils manipulent aussi des objets, font des acrobaties ou montrent des animaux dressés.
    Méprisés, ils sont remplacés au XIIe siècle par les ménestrels qui ne font plus que chanter ou réciter chansons de gestes, romans ou poésies.
  • Les prêtres, les moines, les clercs sont des gens d'église.
    Les clercs sont des gens instruits qui ont appris à lire et à écrire. A la fin de leurs études la plupart des clercs se consacre à la vie religieuse.
  • Avec le développement des villes le commerce, l'artisanat se sont développés et l'on voit apparaître de nouveaux riches : les bourgeois
  • Chansons de geste : récits rapportant les exploits d'un héros (ex. : La chanson de Roland)
  • Au cours du XIe siècle, dans tout l’Occident chrétien, se développe une nouvelle classe sociale, celle des chevaliers. Ils sont d’abord et avant tout des spécialistes de la guerre, rassemblés autour des maîtres du pouvoir, les aidant à défendre le territoire et à maintenir la paix.
  • En temps de paix, les chevaliers s’adonnent à la chasse, sport noble, et au tournoi.
    Pour conserver intacte leur ardeur guerrière, les chevaliers se battent « amicalement » entre eux. En fait, ce sont des exercices très sérieux et très violents, véritable école de guerre. Ils aiment aussi, bien sûr, les fêtes...
  • Entre le XVème et le XVIème siècle, la chevalerie décline, puis disparaît.
    Les archers, les soldats à pied et les canons deviennent de + en + performants et finissent par surpasser les chevaliers.
    L'invention des canons et des boulets qui emportent tout, chevaux, chevaliers, armures, met un terme à l'époque des chevaliers.
  • Par le mot « prouesse », on désignait l’ensemble des qualités morales et physiques qui font la vaillance d’un guerrier. Le chevalier doit donc être fort physiquement et psychologiquement. Il doit être fort, agile, rapide et courageux. Devant le danger, un chevalier ne recule pas. Il ne craint pas pour sa vie, puisqu’il la voue à protéger les faibles
  • Le premier devoir du chevalier est de tenir parole. S’il rompt la foi qu’il a jurée, c’en est fait de sa réputation. Il faut savoir que la chevalerie est une fraternité dont tous les membres s’entraident. D’ailleurs, il est important que les chevaliers puissent se faire confiance, puisqu’ils vont combattre ensemble : ils doivent être assurés que leurs camarades ne les laisseront pas tomber.
    Il doit être loyal et fidèle au seigneur dont il dépend
  • Il doit mépriser le profit, il ne doit pas s'attacher aux richesses mais les distribuer autour de lui
  • c’est-à-dire qu’il sait réprimer les excès de sa colère, de son envie, de sa haine, de sa cupidité, qu’il est capable de rester maître de lui-même dans le feu de l’action.
  • La courtoisie est un idéal de conduite à tenir à l’égard des dames et des demoiselles.
  • La courtoisie désigne une façon d’être, l’ensemble des attitudes, des mœurs de la cour seigneuriale dans laquelle les valeurs chevaleresques sont modifiées par la présence des dames.
  • Au Moyen Âge, l'attitude générale à l'égard des femmes est marquée par les enseignements de l'Église. Cette dernière tient la femme pour responsable du péché originel et de l'expulsion du Paradis. La femme est donc une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l'humiliation et à l'assujettissement de la femme, que l'on regarde comme inférieure à l'homme dans presque tous les domaines.
    Jusqu'au début du XIIe siècle, les textes déclamés dans les salles des châteaux (les cours) évoquent les hauts faits de guerre et la bravoure des chevaliers, Les femmes n'y jouent pas un grand rôle. Sous l'influence de Guillaume IX d'Aquitaine apparaît une poésie qui fait place à l'amour ; elle invente de nouvelles relations entre les hommes et les femmes ; sous l'influence des troubadours, les mentalités vont donc commencer à évoluer. Cette nouvelle attitude prendra le nom d'amour courtois parce qu'elle apparaît uniquement dans les cours seigneuriales et ne concerne que la société noble ; ni bourgeois, ni paysan ne figurent parmi les héros de ces récits. La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d'honneur et de respect ; elle en fait l'incarnation de la noblesse et de la vertu.
  • Le chevalier amoureux devient un personnage important. L'amour est considéré comme un sentiment élevé qui l'aide à s'améliorer, à développer ses qualités de fidélité, d'honneur et de discrétion. L’amant courtois est totalement soumis et dévoué à sa dame : abnégation, obéissance et discrétion sont ses mots d’ordre. Pour mériter l’amour de sa dame (qui fait preuve de froideur et de caprices), afin de prouver l’intensité et la constance de son amour, le chevalier devra se plier au « service d’amour », c’est-à-dire qu’il devra se soumettre aux coutumes de l’attente et sortir vainqueur d’une série d’épreuves souvent fixées par sa maîtresse. Mais cela lui importe peu : lorsque le cœur noble est épris, plus rien ne compte. Les exploits accomplis, la souffrance, le grandiront moralement. Rudement mis à l’épreuve, le chevalier amoureux doit même trouver de la joie dans la souffrance et la séparation. Les épreuves, preuve de sa perfection morale, lui permettront de conquérir sa bien-aimée et d’obtenir une récompense.
    Quand il aime, le chevalier courtois rend hommage à sa dame, elle devient la suzeraine de son cœur : il s’y soumet aveuglément. La loyauté à la dame passe avant celle au suzerain : il doit faire preuve d’une obéissance totale, d’une fidélité indéfectible. Cette soumission amène ainsi, pour le chevalier, le conflit qui oppose son amour à son honneur. Renoncer à l’honneur pour l’amour représente le sacrifice le plus grand qu’il puisse faire.
    Les joies d’amour
    Après la discipline, l’attente, les épreuves, le sacrifice de son honneur, le chevalier peut enfin s’abandonner au plaisir sensuel. En effet, les troubadours, idéalistes mais aussi réalistes, voyaient l’acte sexuel – mérité de la sorte – comme le sacrement de l’amour.
    Toutefois, il se peut que cet acte d’amour ne se produise jamais, et que les faveurs de la dame, jamais accordées, aient entretenu de beaux rêves, suscité d’ardents espoirs, inspiré des actes généreux. Ce complexe état d’âme créé par cette attente et cet effort est ce qu’on appelle la « joie d’amour ».
  • C'est un code social qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami.
    En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret.
  • C'est un code que doit suivre le chevalier.
    * Cet amour doit être mutuel
    * La dame dont est amoureux le chevalier courtois est très souvent mariée
    * La dame est idéalisée : c'est la plus belle, la plus noble et la plus généreuse...
    * Le chevalier se met au service de sa dame.
    * Le chevalier l'aime à en perdre la raison, il pense à elle en permanence
    * Il sert sa dame en toutes circonstances avec patience et loyauté
    * Il défend l' honneur de sa dame
    * Il accomplit des exploits pour la protéger
    * Il doit se montrer digne en toutes occasions, parfois au péril de sa vie
    * Le chevalier et sa dame sont fidèles l'un à l'autre
    * Ils veillent à tenir leur amour secret (Une passion sans frein, qui ne recule pas devant le scandale, est choquante. Les conséquences sont désastreuses pour les amants : la dame perd son honneur, élément essentiel à sa perfection et... à son titre, alors que le chevalier voit ignorer sa valeur, qui n’est ni reconnue ni publiée.)
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