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Tableau de bord
de l’attractivité
de la France
ÉDITION
2018
Tableau de bord
de l’attractivité
de la France
Édition 2018
Sommaire
Les indicateurs de résultats
12
1.1 Investissements directs étrangers 14
1.2 Les investissements étrangers physiques 20
créateurs d’emploi
1.3 Contribution des filiales étrangères 26
1.4 Compétences étrangères 28
Éditorial
06
Introduction
10
Chapitre
01
4
Les déterminants de l’attractivité
30
2.1 Taille et dynamisme du marché 32
2.2 Éducation et capital humain 38
2.3 Recherche et innovation 44
2.4 Infrastructures 52
2.5 Environnement administratif 60
et réglementaire
2.6 Environnement financier 68
2.7 Coûts et fiscalité 74
2.8 Qualité de vie 84
2.9 Croissance verte 92
2.10 Perceptions des investisseurs 98
étrangers
Chapitre
02
5
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. SOMMAIRE
PASCAL CAGNI
Président du Conseil
d’administration de Business France
et Ambassadeur délégué
aux investissements internationaux
Une attractivité
comparée en forte
progression
6
ue valent l’économie et
l’attractivité de la France
comparées à celles de nos
principaux concurrents ? Quelles
en sont les forces ? Les faiblesses ?
Comment évoluent-elles ? C’est pour
s’y retrouver que Business France a
conçu ce Tableau de bord. Son objectif :
mettre en regard les performances de
la France avec celles de treize autres
grands pays de l’OCDE.
Pour ce qui concerne l’économie
française, le défi de l’attractivité se
situe, au vu de ces résultats, à un
double niveau : contribuer à maintenir
le rang de l’Europe vis-à-vis des autres
régions développées du globe ; au
sein de l’Union européenne et de la
zone euro, demeurer un espace
majeur de dynamisme économique
et de stabilité politique.
Les atouts et le dynamisme français
se traduisent logiquement par la
progression de notre attractivité.
Une France courtisée par les talents
et les investisseurs, résolument
tournée vers l’excellence.
Dans un contexte de montée du
populisme, de protectionnisme et
de repli des flux d’IDE mondiaux,
la France apparaît comme une
destination de référence pour les
capitaux et talents étrangers. Elle
enregistre une forte progression des
flux d’IDE entrants (+39 % des flux)
pour atteindre 44,2 Md d’euros et des
investissements étrangers créateurs
d’emploi (+16 %) recensés par
Business France en 2017. La France
continue d’occuper la première place
en Europe pour l’accueil des projets
industriels. L’excellence et la renommée
de notre système d’enseignement
supérieur, comme la langue française,
sont nos atouts pour attirer en France
les étudiants étrangers. Avec plus de
240 000 étudiants accueillis, la France
est le 4e
pays mondial d’accueil des
étudiants en mobilité internationale,
derrière les États-Unis et le Royaume-
Uni.
L’image économique de la France
s’améliore. L’attractivité perçue de la
France se renforce, les mesures prises
depuis quelques années par les
pouvoirs publics pour renforcer
l’attractivité semblant commencer à
porter leurs fruits. Ainsi, la satisfaction
des investisseurs étrangers augmente
significativement, qu’elle soit mesurée
par AmCham-Bain, EY ou par l’institut
de sondage Kantar Public. Les enquêtes
portant sur l’attractivité du site France
plébiscitent la taille du marché intérieur,
la qualité des infrastructures de
communication et de transport, celle
de la formation, la qualification des
salariés, ainsi que l’innovation et la
R&D, et la productivité du travail.
Une attractivité comparée en forte
progression. La France devient ainsi
le 2e
pays européen jugé le plus
attractif derrière l’Allemagne et devant
le Royaume-Uni. Les entreprises
allemandes, indiennes et chinoises
positionnent la France comme la
1re 
destination en Europe pour les
investissements étrangers. Pour
les investissements britanniques,
plus du tiers des entreprises perçoive
la France comme la destination
européenne la plus attractive,
en progression de +7 points.
La solidité structurelle de la France
mise en exergue dans cette dernière
édition s’accompagne d’un
dynamisme entrepreneurial et créatif,
encore trop souvent méconnu / nié par
les plus grands acteurs économiques
mondiaux. Les créations nettes
d’entreprise sont bien supérieures à la
moyenne européenne. La France est
devenue une place de choix pour lancer
sa startup, grâce à des formalités
de création d’entreprise simplifiées
et à un dense réseau d’incubateurs
et d’accélérateurs présents aux quatre
coins du territoire. Le plus grand campus
de startups au monde, Station F,
a ouvert ses portes à Paris cet été.
L’écosystème « tech » français jouit
désormais d’une forte reconnaissance
internationale.
Aujourd’hui, les atouts de notre pays
attestés par ses résultats concrets
en termes d’accueil d’investissements
directs étrangers, de dynamique
entrepreneurial bénéficient d’une
perception améliorée de la part des
investisseurs et les faiseurs d’opinion
étrangers. Il importe de faire évoluer
positivement la perception de notre
pays à l’étranger par une action
continue et de promouvoir les atouts
de notre économie.
C’est ce à quoi nous nous attachons
résolument avec les équipes de
Business France et dans mes fonctions
d’Ambassadeur aux investissements
internationaux avec le soutien complet
de l’excellent réseau diplomatique
français et de nombreux Français de
l’étranger qui bénéficient avec ce
rapport d’un vrai outil pour combattre
les idées reçues et faire évoluer encore
plus positivement l’image de la France.
Q
7
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. ÉDITORIAL
’attractivité des territoires et des
économies, dans un contexte de
beaucoup plus grande mobilité des
facteurs de production et tout particulièrement
des capitaux, est un enjeu toujours plus crucial.
Les gouvernements respectifs concentrent leurs
efforts pour créer un environnement favorable
au maintien ou à l’implantation d’établissements
et à l’attraction de talents étrangers.
L’attractivité des territoires est une notion relative
et les modalités d’internationalisation des firmes
sont multiples. Certaines entreprises vont privilégier
la qualité des infrastructures de transport et de
communication, un environnement favorable à
l’innovation technologique (personnel qualifié,
avantages fiscaux, activités d’innovation) ; d’autres
seront particulièrement sensibles au vivier de main-
d’œuvre très qualifiée disponible, à une forte demande
domestique ainsi qu’à un potentiel marchand élevé ;
alors que des entreprises vont privilégier des coûts
de production moindres ou l’accès à des ressources
naturelles spécifiques.
Il n’existe pas de critères absolus permettant de
définir un seuil à partir duquel un pays pourrait
être considéré comme étant attractif, c’est pourquoi
Business France réalise, depuis 9 ans, un diagnostic
comparé de l’attractivité de l’économie française en
comparant les performances de France avec celles
de treize autres grands pays de l’OCDE sur
123 indicateurs surveillés.
Les équipes de Business France focalisent leurs
travaux sur les déterminants essentiels de l’attractivité
et présentent de façon concise et claire leurs
principales données pour, d’une forêt de statistiques,
donner des clés de lecture et de compréhension
des avancées et de l’impact des réformes au bénéfice
des entreprises.
De cette 9e
édition, on retiendra trois grands
enseignements.
Le premier : les atouts structurels de la France
conservent, voire renforcent leur excellence.
La qualité de nos infrastructures reste incontestée ;
y contribue le taux élevé d’investissement public en
France, supérieur en 2016 à celui du Royaume-Uni
ou de l’Allemagne. Deux exemples : l’électricité est
l’une des moins chères d’Europe, et à très faible
intensité carbone ; l’aéroport Paris-Charles de Gaulle
est au premier rang européen pour le fret et au
2e
pour le nombre de passagers.
Le deuxième : l’écosystème s’améliore avec un
environnement réglementaire et administratif
qui se modernise. Selon l’étude E-Government
Survey 2018 des Nations unies, la France se
classe à la 9e
place mondiale de l’e-administration
(5e
place européenne), et à la 4e
place de notre
échantillon. La France est particulièrement efficace
dans la qualité et l’accessibilité des services en ligne,
dont elle occupe la 4e
place mondiale.
Le troisième : l’avènement de la France comme
nation favorisant l’accès au financement des
entreprises. Sur les 3 premiers trimestres de l’année
2018, la France se place au 3e
rang de l’échantillon
en termes de montants levés (RU 5,1 Md€, Allemagne
3,1Md€, France 2,8 Md€) et 2e
en termes de nombre
d’opérations (RU 588, France 431, Suède 246,
Allemagne 216). Au surplus, l’accès des PME et des
TPE aux crédits de trésorerie s’améliore. Les encours
de crédit aux entreprises sont globalement
dynamiques en France. Selon l’enquête trimestrielle
de la Banque de France auprès des entreprises sur
leur accès au crédit en France au 2e
trimestre 2018,
l’accès aux crédits de trésorerie se maintient à un
niveau élevé pour les PME (87 % obtiennent le crédit
demandé) et les TPE (73 %), soit le plus haut niveau
mesuré depuis fin 2014.
Pour autant, certains observateurs insistent
sur les nécessaires efforts à mener pour améliorer
le coût du travail et le poids de la fiscalité sur
les entreprises. Les réformes engagées depuis
un an comme celle du code du travail, adoptée
par ordonnances dès le 22 septembre 2017,
et celle de la fiscalité, portée par la loi de finances
pour 2018, ainsi que la loi PACTE visant en particulier
à accroître les performances des TPE et PME,
soulignent la dynamique de notre gouvernement.
Ces réformes devraient, à moyen terme, contribuer
à changer l’image de notre pays et à renforcer son
attractivité. Les premières enquêtes d’opinion laissent
penser que l’objectif est d’ores et déjà atteint.
Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine
pour le vérifier. Les résultats du Tableau de bord 2018
prouvent que nous sommes engagés sur la bonne
voie avec une progression de la France sur 22 des
indicateurs passés au crible. Bonne lecture !
8
CHRISTOPHE LECOURTIER
Directeur général
de Business France
Les réformes engagées depuis un an…
soulignent la dynamique de notre gouvernement.
Ces réformes devraient, à moyen terme,
contribuer à changer l’image de notre pays
et à renforcer son attractivité.
9
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. ÉDITORIAL
Introduction
L’attractivité économique est définie comme
la capacité à attirerles activités nouvelles
etles facteurs de production mobiles – capitaux,
travailleurs qualifiés – sur un territoire.
L’attractivité économique d’un site est, de fait,
étroitement liée à sa compétitivité.
Quelle que soit la dimension géographique,
un territoire qui n’est plus compétitif
s’expose à des pertes de populations,
à des phénomènes de désinvestissement,
à des délocalisations d’entreprises.
10
L’attractivité est devenue en quelques
années un facteur clé du dynamisme
des économies nationales et de leur
intégration dans l’économie globalisée.
L’enjeu est d’attirer les investissements
étrangers créateurs d’emploi, acteurs
majeurs de la dynamisation et de
l’industrialisation des territoires.
L’investissement direct étranger est
considéré comme l’un des moteurs
de la croissance économique qui, via
les transferts de savoir-faire technolo-
giques, renforcent la compétitivité et
l’innovation des pays d’accueil. Attirer
des talents étrangers (étudiants et
main-d’œuvre) est un moyen de puiser
dans le réservoir mondial de talents,
d’enrichir les capacités d’enseignement,
de favoriser le développement des
systèmes de recherche et de production
dans de nombreux pays.
C’est la raison pour laquelle de
nombreux gouvernements ont mis en
place des politiques destinées à attirer
les capitaux et talents étrangers.
L’attractivité économique renvoie à
une large gamme de déterminants
macroéconomiques. En rassemblant
un vaste ensemble de données
économiques sans postuler un système
d’agrégation, nous proposons un
diagnostic objectif de l’attractivité
du site France. Nous avons identifié
les indicateurs clés que sont la taille
des marchés, le capital humain, la
recherche et l’innovation, les infrastruc-
tures, l’environnement administratif
et financier, le coût du capital et du
travail (au sein desquels la fiscalité
joue un rôle important), sans oublier
la qualité de vie.
Chaque thème est illustré à partir
d’indicateurs spécifiques et compare
la France à 13 pays de l’OCDE :
Allemagne, Autriche, Belgique,
Espagne, Finlande, Irlande, Italie,
Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni,
Suède, États-Unis et Japon.
Ces pays ont un poids important dans
les marchés des investissements
internationaux et des compétences et/
ou des relations économiques impor-
tantes avec la France. La Pologne a
été choisie pour intégrer la grande
économie d’Europe centrale et
orientale. Les performances relatives
de ces 14 pays sont autant que possible
comparées à la moyenne européenne.
Pour certains indicateurs déterminants,
une comparaison mondiale est
proposée.
La 9e
édition du Tableau de bord de
l’attractivité économique de la France
confirme l’ouverture de notre économie
au monde : la France au carrefour des
investissements internationaux, l’une
des trois économies européennes les
plus attractives aux yeux des investis-
seurs étrangers créateurs d’emploi, 1re
 
destination européenne des investisse-
ments industriels étrangers depuis
15 ans, 4e
pays mondial d’accueil des
étudiants en mobilité internationale.
Le Tableau de bord révèle que la
France peut compter sur ses forces
que sont notamment la taille de son
marché, son positionnement géogra-
phique en Europe, la vitalité de sa
démographie, la qualité de l’enseigne-
ment supérieur, la productivité de
la main-d’œuvre, l’excellence des
infrastructures, un environnement
entrepreneurial dynamique, ou encore
la qualité du cadre de vie.
Enfin, il confirme également la nécessité
de regagner du terrain dans un
environnement concurrentiel en matière
de droit du travail et de fiscalité.
11
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. INTRODUCTION
Chapitre
01
Les indicateurs
de résultats
12
Investissements
directs étrangers
14
Investissements
étrangers physiques
créateurs d’emploi
20
Contribution
des filiales étrangères
26
Compétences
étrangères
28
13
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
1.1
Investissements
directs étrangers
Les flux mondiaux d’investissements directs
étrangers (IDE) enregistrent un recul de 23 % en
2017 pour atteindre 1 430 milliards de dollars (Md$).
Bien que les flux d’IDE à destination des pays
développés enregistrent une baisse de 59 %,
ils restent pour la 3e
année consécutive les
premiers pays récipiendaires des flux d’IDE
mondiaux.
Les investissements étrangers en France ont
sensiblement augmenté en 2017, plus fortement
que chez nos principaux partenaires commerciaux,
bénéficiant notamment du dynamisme des
investissements en provenance des États-Unis
et du Royaume-Uni. La France reste le pays
européen qui attire le plus grand volume
d’investissements industriels.
Selon les données présentées par la Conférence des
Nations unies sur le commerce et le développement
(Cnuced), les flux mondiaux d’IDE se sont élevés en 2017
à +1 430 Md$, contre +1 867 Md$ en 2016.
Les flux d’IDE dans le monde, en recul de 23 %, sont
principalement à destination des économies développées
(712 Md$, soit 59 % des flux mondiaux). Alors que l’Union
européenne a bénéficié de plus de 300 Md$ d’IDE entrants
en 2017, les États-Unis restent le principal pays d’accueil
pour les investissements étrangers, malgré un net recul par
rapport à l’année 2016 (275 Md$, contre 457 Md$). Les flux
d’IDE à destination des pays développés se sont nettement
contractés en 2017 (712 Md$, contre 1 133 Md$ en 2016)
en raison notamment de la chute des flux d’IDE entrants
au Royaume-Uni. Dans le contexte actuel de fortes
incertitudes liées au Brexit, le solde des flux entrants
sur l’année y est quasiment nul, alors qu’il s’élevait à près
de 200 Md$ en 2016.
Les flux à destination des pays en développement sont
restés stables en 2017, représentant un solde positif de
670 Md$. Alors que son solde s’est stabilisé aux alentours
de 135 Md$, la Chine est désormais le 2e
pays d’accueil
des IDE dans le monde (à la place du Royaume-Uni).
Les flux d’IDE à destination du Brésil se maintiennent
également à un niveau élevé (62 Md$), alors que l’Inde
fait face à une légère diminution de son flux d’IDE
entrants (39 Md$, contre 45 Md$ en 2016).
Les flux d’IDE entrants en France se sont élevés en 2017
à 49 Md$, soit une augmentation record depuis 10 ans.
La France est le 7e
pays ayant bénéficié du plus grand
volume de flux d’IDE en 2017 (alors qu’elle occupait
le 17e
rang en 2016), et le 2e
en Europe, juste derrière
les Pays-Bas et devant l’Autriche et l’Allemagne.
Le stock mondial d’IDE représente 31 500 Md$ en 2017,
en augmentation de 14 % par rapport à 2016. Il s’élève
à 20 000 Md$ dans les pays développés, dont 9 000 Md$
au sein de l’Union européenne et 7 800 Md$ aux
États-Unis. Le stock d’IDE dans les pays émergents
représente environ 10 000 Md$, en augmentation de 12 %
par rapport à l’année 2016. La Chine et Hong Kong
accueillent à eux deux près de 3,5 Md$ d’IDE entrants.
Le stock d’IDE entrants en France s’élève à 875 Md$ en
2017. Il a ainsi augmenté à un niveau nettement plus
dynamique que chez ses principaux pays partenaires
(+24 % en France contre +19 % aux États-Unis, +18 %
en Allemagne, +6 % au Royaume-Uni, etc.), et près de
deux fois plus vite que la moyenne des pays de l’Union
européenne. La France accueille le 11e
stock d’IDE dans
le monde, un rang stable depuis 2013, et le 5e
au sein
de l’Union européenne.
Les principaux pays pourvoyeurs de flux d’IDE en 2017
sont les États-Unis (342 Md$, contre 280 Md$ en 2016),
le Japon (16 Md$, contre 145 Md$ en 2016) et la Chine
(124 Md$, contre 196 Md$ en 2016 en raison de la mise
en place de politiques restrictives suite aux importantes
sorties de capitaux observées en 2015).
En termes de stock, les États-Unis (7 800 Md$), Hong Kong
(1 800 Md$) et l’Allemagne (1 600 Md$) sont les principaux
émetteurs d’IDE dans le monde.
Les flux d’IDE sortants de France se sont élevés à 58 Md$
en 2017, contre 63 Md$ en 2016. Le stock d’IDE français
à l’étranger s’élève lui à 1 450 Md$ en 2017, soit
une hausse de 13 % par rapport à 2016. La France est
ainsi le 9e
fournisseur d’IDE dans le monde sur l’année
2017, en termes de stock.
14
Source : CNUCED, 2018
Source : CNUCED, 2018
Fig 2. FLUX ENTRANTS D’IDE, 2017
PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$
Fig4.FLUXD’IDESORTANTS,2017
PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$
2 000
1 600
1 200
800
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017)
Chap 1
Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015)
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
300
250
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010
Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
900
800
700
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807
Royaume-UniHongKong
Chine
Japon
Irlande
Thaïlande
Taïwan
Espagne
RussieCoréeduSud
Belgique
Singapour
SuèdePays-Bas
Allemagne
Luxembourg
France
Canada
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
300
250
200
150
100
50
0
États-Unis
Émirats
urabesunis
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010
Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017
Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017)
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
Royaume-UniAustralie
SuisseDanemark
Japon
Canada
Irlande
Espagne
SuèdeHongrieFinlandePortugal
Pays-BasAutricheBelgique
Pologne
Nouvelle-Zélande
Allemagne
France
États-Unis
Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Source : CNUCED, 2018
Fig 3. STOCK D’IDE ENTRANTS, 2017
PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL ( (TOP 20) - EN MD$
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807Royaume-UniHongKong
Chine
Japon
Irlande
Thaïlande
Taïwan
Espagne
RussieCoréeduSud
Belgique
Singapour
SuèdePays-Bas
Allemagne
Luxembourg
France
Canada
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
300
250
200
150
100
50
0
États-Unis
Émirats
urabesunis
6
5
4
3
2
Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017)
G
1
G
7
6
5
4
3
2
1
Source : CNUCED, 2018
Fig 5. STOCK D’IDE SORTANTS, 2017
PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$
50
40
30
Graph 6. Flux d'IDE entrants en France
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
0
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
ItalieAustralie
Brésil
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807
Royaume-UniHongKong
Chine
Japon
Irlande
Thaïlande
Taïwan
Espagne
RussieCoréeduSud
Belgique
Singapour
SuèdePays-Bas
Allemagne
Luxembourg
France
Canada
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
300
250
200
150
100
50
0
États-Unis
Émirats
urabesunis
Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
Royaume-Uni
HongKong
Suisse
Japon
Irlande
Espagne
Russie
CoréeduSud
Belgique
Singapour
Suède
Pays-Bas
Allemagne
France
Canada
Chine
États-Unis
4
7 799
Source : CNUCED, 2018
Fig 1. FLUX ENTRANTS D’IDE, ANNUEL,
1995-2017 - EN MD$
Paysdéveloppés Paysémergents Économiesentransition
2 000
1 600
1 200
800
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017)
Chap 1
Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015)
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010
Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
15
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
*Donnéesactualisées-Source : Banque de France, 2018
Fig 6. FLUX D’IDE ENTRANTS EN FRANCE - EN MD€
Capitalsocialycomprisimmobilier Bénéficesréinvestis
Prêtsintra-groupeetcréditscommerciaux Total
50
40
30
20
10
0
-10
-20
Graph 6. Flux d'IDE entrants en France
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
ItalieAustralie
Brésil
1 500
1 000
500
0
Royaume-Uni
HongKong
Suisse
Japon
Irlande
Espagne
Russie
CoréeduSud
Belgique
Singapour
Suède
Pays-Bas
Allemagne
France
Canada
Chine
États-Unis
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
OCDE
Finlande
UE-22
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
composant electroniques
chimie
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
agroalimentaire
production
Source : Banque de France, 2018
Fig 7. LES FLUX D’IDE ÉTRANGERS EN FRANCE - EN MD€
2015 2016 2017
Les flux d’IDE totaux 42,3 31,8 444,2,2
Capital social 28,6 27,2 28,9
Bénéfices réinvestis 6,8 7,9 6,5
Autres opérations
(prêts intra-groupe)
6,9 -3,3 8,7
Selon les données présentées par
la Banque de France, le solde des flux
d’investissements étrangers entrants
en France s’est élevé à +44,2 Md€ en
2017, contre +31,8 Md€ en 2016, soit
un niveau record depuis 10 ans. Les
flux d’IDE provenant du Royaume-Uni
se sont élevés à +17,8 Md€ (contre
seulement +1,9 Md€ en 2016), avec
une augmentation particulièrement
marquée dans les secteurs automobile,
immobilier et financier.
Les principaux pourvoyeurs de flux
d’investissements sont ensuite les
Pays-Bas (+7,3 Md€, avec notamment
le rachat du volailler Duc par Plukon
Food) et les États-Unis (+7,1 Md€,
avec notamment l’implantation d’un
site de production de pales d’éolienne
à Cherbourg par General Electric).
La Finlande, qui était le principal
investisseur en flux en France en
2016 en raison de l’acquisition
d’Alcatel-Lucent par Nokia, retrouve
un rang plus conforme à nos relations
bilatérales (3,4 Md€, contre 12,4 Md€
en 2016).
Par ailleurs, le montant des
investissements en capital social
(y compris les investissements
immobiliers) a progressé pour
atteindre +28,9 Md€ en 2017.
Ce montant s’explique par plusieurs
opérations majeures de fusions-
acquisitions comptabilisées en 2017
(ex : rachat par le groupe allemand
Boehringer Ingelheim de Merial, la
filiale santé animale du groupe Sanofi,
pour plus de 11 Md€). Les bénéfices
réinvestis s’élèvent en revanche à
+6,5 Md€, contre +7,9 Md€ en 2016.
Enfin, les prêts intra-groupes
(flux de prêts internes entre filiales
appartenant à la même maison mère)
présentent un solde positif en 2017
de +8,7 Md€, contre un solde négatif
de -3,3 Md€ en 2016.
Flux d’investissements directs
étrangers, Banque de France
16
Le stock d’IDE en France s’élève en 2017
à 729 Md€, en augmentation de 9 %
par rapport à l’année précédente
– et en accélération par rapport à une
moyenne annuelle d’environ 7 % sur les
5 dernières années. Au niveau sectoriel,
le stock d’IDE dans les industries
manufacturières a augmenté de 16 %
en 2017. Avec un total de 195 Md€
(27 % du stock entrant total), la France
est le pays qui attire le plus grand
volume d’investissements industriels
en Europe. Pour leur part, les activités
financières et immobilières, qui attirent
à elles deux plus de 50 % du stock d’IDE
en France, ont vu leurs investissements
s’accroître de 6 % sur l’année. Les stocks
d’IDE dans les activités scientifiques et
techniques et dans la construction ont
augmenté de 3 %, dans les activités
commerciales, de 10 %.
S’agissant des investissements directs
français à l’étranger, le stock est
estimé à près de 1 200 Md€ fin 2017,
un niveau stable par rapport à 2016.
La zone euro concentre 45 % du stock
français d’investissements à l’étranger
contre 20 % pour l’Amérique du Nord,
les États-Unis étant toujours le 1er
pays
destinataire des IDE français, avec
210 Md€. En termes de flux, le solde
des investissements français à
l’étranger s’est élevé à 51 Md€, contre
57 Md€ en 2016. Ce recul s’explique
notamment par le solde négatif
enregistré avec la Belgique (-10 Md€
alors qu’il était de +9 Md€ en 2016),
le Qatar (-1,5 Md€) et la Chine
(-0,9 Md€). Les États-Unis restent
le principal pays destinataire de flux
d’IDE français (14,3 Md€, après
15,4 Md€ en 2016), suivis du
Luxembourg (+10,1 Md€) et
de l’Allemagne (+8,6 Md€).
Méthodologie
DÉFINITION DES FLUX
D’INVESTISSEMENTS DIRECTS
ÉTRANGERS
Les statistiques de flux et de stocks d’investissements
directs au niveau mondial sont collectées par la
Cnuced, et par le Fonds monétaire international (FMI)
s’agissant des stocks, auprès des banques centrales,
des instituts statistiques ou des autorités nationales.
Au niveau méthodologique, la Cnuced s’appuie sur
les recommandations de la 6e
édition du Manuel
de la balance des paiements du FMI. Cependant,
on observe des écarts entre les données fournies
par les deux organismes, qui se justifient par des
différences dans les critères de présentation retenus
­– devise, année de base, etc.
L’investissement direct est établi dès lors qu’une
entreprise ou un particulier (l’investisseur) détient au
moins 10 % des droits de vote lors des assemblées
générales d’une entreprise (considérée alors comme
l’entreprise investie) ou, à défaut, 10 % du capital
social. L’ensemble des opérations financières
entre les deux entreprises est alors enregistré en
investissements directs et est présenté dans le compte
financier de la balance des paiements.
FIABILITÉ DES DONNÉES
- Les flux d’IDE regroupent des opérations de nature
très différentes, qui ne peuvent être interprétées
de manière satisfaisante au niveau agrégé
comme le fait la Cnuced : les créations d’entreprise
et acquisitions de capital, les investissements
immobiliers (fondus au sein du poste « capital
social ») et les prêts intra-groupes. Ainsi, la Banque
de France souligne que la hausse des flux d’IDE
observée ces dernières années résulte notamment
des prêts intra-groupes, rendant difficile l’interprétation
des statistiques d’investissements directs au niveau
agrégé.
- Les flux d’IDE sont fortement volatils et soumis
à des révisions. De très fortes révisions d’une
année sur l’autre peuvent conduire à modifier
substantiellement les évolutions et les classements
des pays.
Compte tenu de ces limites méthodologiques, il est
indispensable de coupler l’étude des flux et des stocks
d’IDE avec une approche plus micro, ou par firmes,
afin d’étudier la nature des différents projets
d’investissement observés. Le rapport annuel
de Business France essaye ainsi de dérouler
cette approche (étude d’impact en termes d’emploi,
de valeur ajoutée, de RD, etc.).
17
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
Une réforme du marché du travail permettant
aux entreprises de s’adapter plus rapidement aux mutations
économiques et aux plus fragiles, d’accéder à l’emploi
Réforme du dialogue social
et du code du travail.
Celle-ci comprend trois volets
principaux :
1 / Une nouvelle articulation de
l’accord d’entreprise et de l’accord
de branche est mise en œuvre pour
garantir un élargissement sécurisé
du champ de la négociation collective
et pour permettre des accords au
plus près du terrain.
2/ Le dialogue économique et social
est simplifié et renforcé, notamment
grâce à la fusion des différentes
instances représentatives du
personnel et à la restructuration
des branches professionnelles.
3/ Les règles régissant les relations de
travail sont désormais plus prévisibles
et plus sécurisantes avec, en particulier,
la mise en place d’un plancher et
d’un plafond pour les indemnités
prud’homales, le raccourcissement
des délais de recours aux prud’hommes,
l’encouragement du recours à la
conciliation employeur-employé, la
redéfinition du périmètre d’appréciation
de la cause de licenciement pour motif
économique et la facilitation des
restructurations d’entreprise par les
« ruptures conventionnelles collectives ».
Réforme de
l’assurance-chômage.
Celle-ci sera désormais étendue
aux salariés démissionnaires et
aux indépendants, en contrepartie
d’un meilleur contrôle de la recherche
d’emploi. En sécurisant les transitions
professionnelles d’un statut à l’autre,
cette réforme facilitera la mobilité
des actifs vers les emplois de qualité
et incitera à la prise de risque
inhérente à l’entrepreneuriat.
Réforme de la formation
professionnelle et de
l’apprentissage,
dont le projet de loi sera présenté
en 2018.
Baisse de l’impôt sur
les sociétés de 33,3 %
à 25 % en 2022,
avec une première baisse dès 2018.
L’impôt sur la fortune
immobilière (IFI)
remplace l’impôt de solidarité sur
la fortune (ISF), qui est supprimé.
Création d’un prélèvement
forfaitaire unique à 30 % sur
les revenus du capital.
Bascule cotisations
salariales/CSG
qui viendra stimuler l’emploi en
permettant une baisse de la taxation
agrégée du facteur travail.
Transformation
du crédit d’impôt
pour la compétitivité
et l’emploi (CICE)
en allègement pérenne de
cotisations patronales dès 2019 pour
inciter davantage à l’embauche.
Une réforme fiscale en faveur de la compétitivité,
de l’investissement et de l’emploi
18
Plan d’action en faveur
de la croissance et de
la transformation des
entreprises (PACTE).
Le projet de loi a été présenté en
conseil des ministres le 18 juin 2018.
Il vise à lever les freins à la croissance
des entreprises tout en repensant
le rôle de l’entreprise dans la société.
Il s’agit d’un enjeu majeur pour
renforcer le tissu productif et renforcer
l’attractivité du territoire.
Grand plan d’investissement
de 57 Md€
déployé sur 5 ans afin de rehausser
notre potentiel de croissance.
Il visera à accélérer la transition
écologique, édifier une société de
compétence, ancrer la compétitivité
sur l’innovation et construire l’État
de l’âge numérique.
Constitution d’un fonds de 10 Md€
en faveur de l’industrie et de
l’innovation. Il ciblera en particulier
l’innovation de rupture.
Une transformation de notre appareil
productif et un investissement
dans la croissance de demain
Instauration d’un droit
à l’erreur
pour les entrepreneurs de bonne
foi dans leurs relations avec
l’administration.
Simplification du cadre
réglementaire
grâce à la règle du « one in, two out »1
,
en proscrivant la transposition
de normes au-delà des exigences
minimales des directives européennes
correspondantes (circulaire du
26 juillet 2017).
Agenda d’attractivité de la
place financière parisienne
dans le cadre du Brexit pour rendre
notre écosystème de financement
encore plus performant : abrogation
du taux majoré à 20 % fixé sur la
4e 
tranche de la taxe sur les salaires ;
ouverture de nouveaux lycées
internationaux et de nouvelles
classes bilingues afin de faciliter
l’installation des cadres souhaitant
s’installer à Paris.
Une simplification accrue
de l’environnement des affaires
1
Toutenouvellenormeréglementairedoitêtrecompenséeparlasuppressionoulasimplificationd’aumoinsdeuxnormesexistantes danslemêmechampd’intervention.
19
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
L’attractivité d’une économie doit également
s’apprécier au travers des investissements
étrangers productifs créateurs d’emplois
(nouveaux sites de production ou de services)
et des extensions d’activité. Chaque année, selon
le Rapport sur l’internationalisation de l’économie
française 2017 produit par Business France, les
investissements étrangers en France permettraient
de créer ou de sauvegarder environ 30 000 emplois
en moyenne, ce qui positionne la France, avec
le Royaume-Uni et l’Allemagne, parmi les pays
européens les plus attractifs pour les
investissements étrangers créateurs d’emploi.
La dynamique des décisions d’implantation des firmes
multinationales en Europe s’est maintenue en 2017
et a progressé de 12 % par rapport à 2016.
Selon l’Observatoire Europe élaboré par Business France,
la France a accueilli 19 % des investissements étrangers
créateurs d’emploi qui ont été recensés en Europe. Viennent
ensuite respectivement le Royaume-Uni et l’Allemagne
avec 16 % et 13 % des investissements.
Les États-Unis sont le 1er
pays investisseur en Europe
avec 26 % des investissements recensés. Vient ensuite
l’Allemagne avec 12 % des projets. La France, avec 7 %
des projets, est le 4e
pays investisseur en Europe, après
le Royaume-Uni.
1.2
Investissements étrangers
physiques créateurs d’emploi
Source : Observatoire Europe,
Business France
19,2 %
16,1 %
4,6 %
0,6%
1 %
3,4 %
3,8 %
2,4 %
2,1 %
1,2 %
1,1 %
2,3% 7,8 %
2,1 %
5,1 %
13,3 %
ROYAUME-UNI
ESPAGNE
ITALIE
ALLEMAGNE
SUISSE
SUÈDE
0,6%
NORVÈGE
FINLANDE
HONGRIE
ROUMANIE
BULGARIE
SLOVAQUIE
REPUBLIQUE
TCHEQUE
LITUANIEDANEMARK
AUTRICHE
PORTUGAL
IRLANDE
FRANCE
POLOGNE
1,2 %
1,6%
2,3 %
4,7 %
0,6%
BELGIQUE
PAYS-BAS
LUXEMBOURG
1,3%
FIG 8. RÉPARTITION DES DÉCISIONS
D’IMPLANTATION EN EUROPE (2017)
20
2017, la meilleure année
depuis 10 ans, +16 %
des décisions d’investissement
Selon le bilan de l’investissement
étranger en France réalisé par
Business France, 1 298 décisions
d’investissement ont été recensées
en 2017, soit une hausse de 16 %
par rapport à 2016 (1 117 en 2016),
permettant la création ou le maintien
de 33 489 emplois. En moyenne,
25 décisions d’investissement ont été
recensées chaque semaine en France
l’année dernière. 412 nouvelles
entreprises ont décidé de choisir
la France pour y développer leurs
activités, soit 32 % des projets
enregistrés.
Les emplois créés et
maintenus ont connu une
augmentation de 11 % :
les emplois créés ont enregistré une
hausse de 6 % pour atteindre 26 399
emplois, et les emplois maintenus,
une hausse de 34 % pour atteindre
7 090 emplois.
Les entreprises étrangères
privilégient les activités de
production.
Le nombre des investissements
dans les activités industrielles s’établit
à 343 décisions en 2017, soit 26 %
de l’ensemble des investissements.
La fonction production est la
première contributrice en termes
de créations d’emploi avec 16 213
emplois en 2017, soit 48 % de l’emploi
total. Les emplois associés aux
investissements dans les activités
de production ont fortement
progressé (+44 %), ce qui se traduit
par une hausse de la taille moyenne
des projets (47 emplois par décision
d’investissement). À titre d’exemple,
mentionnons le groupe suédois Volvo
qui conforte ses sites de production
en France et a annoncé la création
de plus de 160 emplois dans la région
Auvergne-Rhône-Alpes en 2017 ;
le groupe pharmaceutique britannique
AstraZeneca qui investit 135 millions
d’euros à Dunkerque ;
General Electric (États-Unis) qui a
décidé d’investir 120 millions d’euros
afin d’implanter un site de
production de pales d’éoliennes
à Cherbourg, permettant la création
de plus de 500 emplois.
Lesdécisionsd’investissement
dans les fonctions de RD,
ingénierie et design,
ont augmenté de +9 % par rapport à
2016 : 125 décisions d’investissement
ont été recensées, soit 10 % de
l’ensemble des projets.
Peuvent être cités les projets de
l’entreprise américaine Zendesk,
parmi les leaders mondiaux dans le
développement de solutions logicielles,
qui double ses effectifs de RD à
Montpellier en prévoyant de recruter
50 ingénieurs RD supplémentaires
sur le site de Montpellier.
Sartorius, filiale allemande du groupe
Göttingen spécialisé dans la
production de consommables pour
l’industrie pharmaceutique, a décidé
d’accroître ses capacités de RD
avec l’embauche de 200 nouveaux
collaborateurs, dont 80 chercheurs,
sur son site des Bouches-du-Rhône.
21
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
L’implantation de centres de RD et de sièges
sociaux des groupes internationaux a des effets
d’entraînement sur le reste de l’économie en termes
de savoir-faire et de transferts technologiques.
En ce sens, ces opérations méritent d’être identifiées
comme stratégiques.
Ces activités contribuent fortement à l’attractivité
du site France et au potentiel de croissance de
l’économie. En 2017, la France est le pays qui attire
le plus grand volume d’investissements industriels
ainsi que le plus grand nombre d’implantations
étrangères de centres de RD en Europe.
En 2017, la France est le 1er
pays d’accueil des activités
de RD en Europe. Elle accueille 16 % de l’ensemble
des centres de RD recensés en Europe, contre 15 %
au Royaume-Uni et 12 % en Allemagne.
Le Royaume-Uni reste le principal pays d’accueil des
sièges sociaux : 25 % de ces implantations se localisent
au Royaume-Uni.
La France est également le 1er
pays d’accueil des
investissements industriels en Europe, avec environ
25 % des investissements du secteur destinés aux pays
européens. Elle bénéficie pour cela de nombreux atouts
dans le domaine (présence de filières et de grands donneurs
d’ordre, savoir-faire, infrastructures de transport). La France
accueille notamment 37 % des investissements dans le
secteur des machines et équipements mécaniques et 25 %
dans le secteur agroalimentaire.
La France est une terre d’accueil privilégiée pour les
investissements étrangers dans les secteurs de la chimie,
plasturgie (19 % des investissements étrangers destinés
à l’Europe).
La France accueille également 15 % des investissements
étrangersenEuropedanslesecteurdeslogicielsinformatiques,
devançantlégèrementl’Allemagne(14 %).
Enfin, dans les services à forte intensité de connaissance tels
que le conseil et les services financiers, la France se positionne
au 2e
rang des pays d’accueil des investissements, derrière le
Royaume-Uni. La place de Paris paraît particulièrement bien
placée pour accroître son attractivité. Depuis l’annonce du
Brexit, environ 3 000 emplois seraient en cours de création
à Paris selon Paris Europlace, permettant de générer près
de 20 000 emplois indirects. Certaines banques ont d’ores
et déjà annoncé leur intention d’implanter directement des
branches entières de leurs activités à Paris.
Par ailleurs, le renforcement de l’attractivité de la place
de Paris s’est matérialisé notamment par le choix, en
septembre 2017, de Paris pour l’installation de l’Autorité
bancaire européenne (EBA).
Cette décision verra l’installation de 170 à 190 emplois et
permettra à plus long terme, avec la présence également
de l’Autorité européenne des marchés financiers, de
favoriser le choix de Paris pour l’installation de la tête
de pont européenne de grands acteurs internationaux
du secteur de la finance.
22
Fig 9, 10, 11, 12, 13, 14. DÉCISIONS D’IMPLANTATION DES FIRMES MULTINATIONALES (2017)
EN PART DU MARCHÉ EUROPÉEN
10
0
-10
-20
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
Flux de migration
90 000
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
composant electroniques
chimie
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
Chimie, plasturgie Médicaments et biotechnologies appliquées
30
20
10
0
-10
-20
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
Flux de migration
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
composant electroniques
chimie
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
Sièges sociaux RD, ingénierie
F
9
8
7
6
5
4
3
2
1
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
1
10
20
18
1
1
1
10
8
2
20
1
10
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
c
c
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Production Logistique
017
ésiloréeduSud
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
OCDE
Finlande
UE-22
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
riche
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
Finlande
composant electroniques
chimie
conseil ingenérie
Conseil, ingénierie Services financiers
-10
-20
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
Flux de migration
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
composant electroniques
chimie
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
60
50
40
Agroalimentaire Machines et équipements mécaniques
-10
-20
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
Flux de migration
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
composant electroniques
chimie
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
60
50
Composants électroniques Logiciels et prestations informatiques
Source : Observatoire Europe, Business France
23
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
Le contrôle
des investissements
Le marché français se
caractérise par son ouverture
aux investisseurs étrangers.
Cette ouverture trouve sa source dans
le cadre légal et réglementaire qui
énonce expressément le principe selon
lequel « les relations financières avec
l’étranger sont libres » (article 151-1
du code monétaire et financier).
Sur le fondement des
normes internationales
et européennes, la France
s’est dotée d’un dispositif de
contrôle strictement encadré
et limité dans sa mise en
œuvre à l’instar d’autres États.
En effet, de nombreux pays en Europe
(Allemagne, Royaume-Uni, Italie
notamment) et hors d’Europe
(États-Unis, Canada, Australie
notamment) disposent également
de législations qui permettent
de contrôler les investissements
étrangers réalisés dans les secteurs
stratégiques.
Le régime relatif aux
investissements étrangers
soumis à autorisation
préalable est encadré par
les articles L.151-3 et R.153-1
et suivants du code monétaire
et financier et s’articule
autour de deux axes :
- un contrôle des investissements
réalisés par des investisseurs
provenant d’États membres de
l’Union européenne ou de l’Espace
économique européen, et provenant
de pays tiers, dans le respect des
exigences des traités européens ;
- un contrôle qui s’effectue uniquement
lors de la réalisation d’un
investissement étranger dans des
secteurs limitativement énumérés
par voie réglementaire car considérés
comme sensibles, car susceptibles
de porter atteinte à l’ordre public,
la sécurité publique et la Défense
nationale.
Ledispositifdecontrôledes
investissementsétrangersfait
actuellementl’objetd’une
réformeprévoyantnotamment:
1 / l’amélioration du traitement des
opérations réalisées sans autorisation
préalable, par l’introduction d’une
possibilité, pour le ministre chargé de
l’Économie, d’enjoindre à l’investisseur
de déposer une demande postérieure-
ment à la réalisation de cette opération ;
2 / la possibilité, pour les sociétés cibles
des investissements étrangers, de saisir
l’administration aux fins de savoir si une
opération est soumise à autorisation.
Il est à noter qu’en l’état de droit, seul
l’investisseur peut procéder à une telle
demande ;
3 / l’extension de la liste limitative des
secteurs considérés comme sensibles
à des secteurs d’avenir ;
4 / le renforcement du pouvoir de police
et de sanction du ministre chargé de
l’Économie corrélé à une prise en compte
plus effective des garanties qui
s’attachent aux principes de proportion-
nalité et du contradictoire.
24
BILAN FRANCE,
Business France
Le Bilan de l’investissement étranger
en France élaboré par Business France
et ses partenaires régionaux recense
annuellement, depuis 1993, les
investissements créateurs d’emploi
en France décidés par des entreprises
étrangères. Ce bilan comptabilise le
nombre d’emplois générés durant
les trois premières années du projet.
Il fournit des statistiques détaillées
par secteur d’activité, type d’opération
et de fonction, pays d’origine et région
d’accueil.
Types d’investissements
productifs recensés :
- les créations, qui correspondent à
des emplois créés sur un nouveau
site ;
- les extensions, qui génèrent de
nouveaux emplois sur un site existant ;
- les reprises, qui intègrent les emplois
sauvegardés grâce à l’acquisition
d’une société en difficulté par un
investisseur étranger ;
- les reprises-extensions, pour
lesquelles sont comptabilisés
les emplois créés à la suite de
l’acquisition d’une entreprise
française, qui n’est pas en difficulté,
par un investisseur étranger ;
- les rachats-extensions, qui
correspondent à des emplois créés
à la suite d’acquisition d’entreprises
saines.
Le recueil des données
Les données du Bilan des
investissements étrangers en France
sont issues de trois sources :
- les projets identifiés et accompagnés
par Business France ;
- les projets suivis directement
par les partenaires territoriaux
(correspondants chefs de file en
région) de Business France en France ;
- l’Observatoire France de Business
France, qui détecte, au travers
d’un suivi de la presse économique
internationale, les entreprises
étrangères susceptibles de venir
s’implanter en France. Chaque
année, plus de 700 projets étrangers
sont intégrés à cet observatoire.
OBSERVATOIRE EUROPE,
Business France
L’Observatoire de Business France
recense les projets d’investissement
étrangers créateurs d’emploi en
Europe qui ont fait l’objet d’une
communication dans la presse (depuis
2007). Les sources comprennent les
communiqués de presse, les journaux et
la presse spécialisée, les publications
d’associations professionnelles, sites
web d’entreprises.
Chaque décision d’investissement
est rattachée à la maison mère de
l’entreprise qui investit. Deux types
d’investissements sont retenus :
les créations de sites et les extensions
de sites déjà existants. Sont exclues
les fusions-acquisitions, les prises de
participation ainsi que les alliances
stratégiques.
EUROPEAN INVESTMENT
MONITOR, EY
Sont pris en compte dans la base
de données EIM, les projets
d’investissement direct étrangers
créant des emplois dans le cadre
de créations ou d’extensions de sites,
tels que des unités de production,
plateformes logistiques, centres
de back office, centres de service
partagés, quartiers généraux,
centres de RD, bureaux de marketing
et vente.
CROSSBORDER INVESTMENT
MONITOR, fDi Markets
La base de données Crossborder
Investment Monitor, réalisée par
fDi Markets selon l’approche des
observatoires, rassemble des données
relatives aux projets d’implantation
des firmes étrangères dans le monde,
depuis 2003. Ne sont pris en compte
que les projets « greenfield » et les
extensions. Sont exclues les fusions-
acquisitions, les privatisations ainsi
que les alliances stratégiques.
Les observatoires ne détectent qu’une
partie des décisions d’investissement
vérifiées et comptabilisées par
Business France et ses partenaires
régionaux annuellement lors de la
construction du Bilan France. En dépit
de ces limites, les observatoires sont
utilisés pour évaluer les positions
relatives des pays européens.
Investissements
productifs
25
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
1.3
Contribution
des filiales étrangères
La contribution des entreprises sous contrôle
étranger est particulièrement marquée dans
l’industrie manufacturière.
L’économie française est très ouverte aux
capitaux étrangers. Les entreprises étrangères
ne représentent que 1 % du nombre d’entreprises
opérant en France mais génèrent près de 1 emploi
salarié sur 9 (1 sur 5 dans le secteur manufacturier).
La part des capitaux étrangers dans la capitalisation
boursière française témoigne également de
l’ouverture et de l’attractivité de l’économie française.
La contribution des entreprises sous contrôle étranger
(Foreign Affiliates Trade Statistics - FATS) aux différentes
économies est significative. Ces indicateurs illustrent
l’internationalisation de l’ensemble des économies.
En 2015, ces entreprises occupent une place importante
dans l’industrie manufacturière des principaux pays
développés. Elles assurent dans de nombreux pays de
l’Union européenne plus du quart de la valeur ajoutée
du secteur manufacturier. En France, la contribution
des filiales étrangères à la valeur ajoutée était de 17 %
en 2015 (27 % dans l’industrie manufacturière).
La contribution à l’emploi est variable selon les pays
et est également plus marquée dans l’industrie
manufacturière. En Irlande, Suède, Pologne et Belgique,
plus du tiers des emplois dans l’industrie manufacturière
est réalisé par les entreprises sous contrôle étranger.
En France, 22 % de l’emploi est réalisé par ces entreprises.
L’internationalisation des économies se mesure
également à la part des entreprises étrangères dans
la RD. En Europe, les filiales étrangères jouent un rôle
prédominant dans la réalisation des activités de RD
en Belgique, en Irlande, en Autriche et au Royaume-Uni.
Les filiales étrangères contribuent à 26 % des dépenses
de RD en France.
La part des capitaux étrangers dans la capitalisation
boursière française témoigne également de l’attrait
de l’économie française.
Selon la Banque de France (Bulletin de la Banque de
France n° 219, septembre-octobre 2018), la part de la
capitalisation boursière des sociétés françaises du CAC 40
détenue par les non-résidents s’élevait à 42,7 % (en baisse
de 2,4 points de pourcentage) au 31 décembre 2017,
pour un montant de 569 Md€.
Les investisseurs non résidents proviennent pour 44,6 %
de la zone euro, pour un tiers des États‑Unis et pour 7,7 %
du Royaume-Uni, tandis que les parts des pays d’Asie
et du Moyen‑Orient demeurent faibles.
Source : OCDE, activités des FMN 2018
Fig 15. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES
À LA VALEUR AJOUTÉE (2015) - EN % DU TOTAL
Flux d
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
compagroalimentaire
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Total Secteurmanufacturier Services
26
Source : OCDE, activités des FMN 2018
Fig 17. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES
À LA RD (2015) - EN % DU TOTAL
2016
2017
Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015)
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
réeduSud
e
e
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Total Secteurmanufacturier Services
OUVERTURE DE
L’ÉCONOMIE FRANÇAISE
Selon l’Institut national de la statistique et des études
économiques(Insee),lesfilialesdegroupesétrangers:
- emploient 1/5e
de l’effectif salarié de l’industrie
en France ;
- contribuent à hauteur de 27 % à la valeur
ajoutée de l’industrie française ;
- assurent 30 % des exportations de l’industrie
manufacturière ;
- assurent 21 % des dépenses totales de RD
des entreprises en France (MESR-SIES, 2017).
Parmi les 500 premières entreprises mondiales,
32 entreprises sont allemandes, 28 sont françaises
et 21 sont britanniques (Global Fortune 500, 2018).
Source : OCDE, activités des FMN 2018
Total Secteurmanufacturier Services
2 000
1 600
1 200
800
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017)
ap 1
Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015)
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
i
g
e
e
e
e
r
il
s
e
e
ie
e
e
e
e
ie
e
a
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
is
7 807
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Fig 16. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES
À L’EMPLOI (2015) - EN % DU TOTAL
2 000
1 600
1 200
800
400
0
1999
1998
1995
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
1996
1997
Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017)
ap 1
Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015)
Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015)
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
États-Unis
HongKong
Chine
Irlande
Espagne
Indonésie
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Israël
CoréeduSud
IndeAllemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017)
200
160
120
80
40
0
275
Royaume-Uni
HongKong
Chine
Irlande
EspagneBelgique
Singapour
Brésil
Pays-Bas
Mexique
Australie
Italie
Inde
Suède
Allemagne
Suisse
Russie
France
Canada
Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
États-Unis
7 807
Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017)
350
300
250
200
150
100
50
0
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010
Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
i
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Autriche
Pologne
Irlande
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
Stockdecapital Tauxdedétention
Fig18.TAUXDEDÉTENTION
PARLESNON-RÉSIDENTSDUCAC40
Source : Banque de France, 2018
27
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
1.4
Compétences
étrangères
La capacité à former des talents venus de l’étranger
traduit, autant qu’elle conditionne, le rayonnement
international et l’attractivité d’un pays. Avec plus de
245 000 étudiants en mobilité internationale inscrits
dans l’enseignement supérieur, la France figure,
en 2016, au 4e
rang mondial derrière les États-Unis,
le Royaume-Uni et l’Australie.
La France est un acteur important de
l’internationalisation, qui a des incidences positives
sur l’écosystème de l’enseignement supérieur.
Les étudiants étrangers sont fortement présents
dans les programmes de formation de haut niveau
en lien avec la recherche : ils représentent 40 % de
l’ensemble des doctorants.
En 2016, on dénombre 4,6 millions d’étudiants en mobilité
internationale dans le monde (dont 3,5 millions dans les pays
de l’Organisation de coopération et de développement
économiques, OCDE). Les effectifs et les flux de ces étudiants
sont toutefois très concentrés dans le monde, mais leur choix
de destination est fortement influencé par des tendances
historiques. Le nombre d’étudiants en mobilité internationale
ne cesse de progresser et pourrait atteindre 9 millions en
2025. Cette main-d’œuvre qualifiée contribue à améliorer
le potentiel d’innovation des pays.
Le nombre d’étudiants étrangers en France enregistre
une croissance de +2,5 % en 2016. Avec plus de 245 000
étudiants en mobilité internationale, la France maintient
sa 4e
place au niveau mondial comme pays d’accueil des
étudiants internationaux après les États-Unis, le Royaume-
Uni et l’Australie, mais avant l’Allemagne. Elle est donc
le 1er
pays d’accueil non anglophone.
À noter que la France accueille des étudiants de tous
les continents. La France est donc un acteur important
de l’internationalisation. Les facteurs de proximité, dont
la langue, les liens historiques, la distance géographique
et les accords politiques (comme l’espace européen de
l’enseignement supérieur), ont une influence significative
sur le choix des pays de destination des étudiants en mobilité
internationale. Une majorité des étudiants en mobilité
internationale en formation en France sont originaires
d’Afrique (42 %), l’Asie étant la 2e
région d’origine des
étudiants (21 %).
Les pays où les établissements d’enseignement sont en bonne
position dans les classements internationaux figurent parmi
les destinations les plus prisées par les étudiants en mobilité
internationale.
L’excellence et la renommée de notre système d’enseignement
supérieur, comme la langue française, sont nos atouts
pour attirer en France les étudiants étrangers. Avec
20 établissements dans le classement des 250 meilleures
universités de moins de 50 ans du Times Higher Education,
la France se place en 3e
position derrière le Royaume-Uni
(31 universités) et l’Australie (22).
La formation des élites dans l’enseignement supérieur est
également un enjeu d’influence, et la France est bien
positionnée de ce point de vue : 40 des « leaders mondiaux »
en activité en 2018 ont été formés en France, soit une
3e 
position derrière le Royaume-Uni (57) et les États-Unis (58).
En revanche, la mobilité dans les petits pays européens
est majoritairement intra-européenne. Plus de la moitié
des étudiants en formation en Autriche, aux Pays-Bas
et en Pologne sont originaires d’Europe.
Les étudiants étrangers représentent 10 % de l’ensemble
des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en
France en 2015. Cette part est de 18 % pour le Royaume-Uni
et de 8 % pour l’Allemagne.
La France se distingue par une très forte proportion
d’étudiants étrangers dans les programmes de formation de
haut niveau1
: 40 % des doctorants sont étrangers. À l’inverse,
en Allemagne, seuls 9 % des doctorants sont étrangers.
Les migrations de travail ont augmenté dans plus de la moitié
des pays de l’OCDE en 2015. En France, les migrations de
travail ont progressé de 8 % en 2015. Cette hausse a été
particulièrement marquée chez les chercheurs, avec un niveau
record de +14 %.
1
Diplôme équivalent au doctorat.
28
Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018
Fig 19. TOP 20. NOMBRE D’ÉTUDIANTS
EN MOBILITÉ INTERNATIONALE PAR PAYS D’ACCUEIL, 2016
Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40
Suède
Taïwan
s
600
500
400
300
200
100
0
48 %
46 %
44 %
42 %
40 %
38 %
36 %
Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010
Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017
duSud
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
Royaume-UniAustralie
SuisseDanemark
Japon
Canada
Irlande
Espagne
SuèdeHongrieFinlandePortugal
Pays-BasAutricheBelgique
Pologne
Nouvelle-Zélande
Allemagne
France
États-Unis
Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
OCDE
Finlande
UE-22
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
35
30
25
20
15
10
5
0
Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018
Fig 21. ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ INTERNATIONALE
DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, PAR MATIÈRE, 2016
17
Taïwan
niséeduSud
Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil
En milliers
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
Royaume-UniAustralie
SuisseDanemark
Japon
Canada
Irlande
Espagne
SuèdeHongrieFinlandePortugal
Pays-BasAutricheBelgique
Pologne
Nouvelle-Zélande
Allemagne
France
États-Unis
Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
OCDE
Finlande
UE-22
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
he
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
ume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
ays-Bas
lemagne
France
elgique
Autriche
Pologne
Irlande
conseil ingenérie
Sciences, mathématiques et sciences informatiques
Ingénierie, industrie et construction
Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018
Fig 20. PART DES ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ
INTERNATIONALE DANS L’ENSEIGNEMENT TERTIAIRE, 2016
50
40
30
20
10
0
-10
-20
Graph 6. Flux d'IDE entrants en France
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015*
ItalieAustralie
Brésil
Royaume-UniHongKong
Chine
Japon
Irlande
Thaïlande
Taïwan
Espagne
RussieCoréeduSud
Belgique
Singapour
SuèdePays-Bas
Allemagne
Luxembourg
France
Canada
350
300
250
200
150
100
50
0
États-Unis
Émirats
urabesunis
Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017)
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
Royaume-Uni
HongKong
Suisse
Japon
Irlande
Espagne
Russie
CoréeduSud
Belgique
Singapour
Suède
Pays-Bas
Allemagne
France
Canada
Chine
États-Unis
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
Royaume-UniAustralie
SuisseDanemark
Japon
Canada
Irlande
Espagne
SuèdeHongrieFinlandePortugal
Pays-BasAutricheBelgique
Pologne
Nouvelle-Zélande
Allemagne
France
États-Unis
Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0 Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
OCDE
Finlande
UE-22
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur
35
30
25
20
15
10
5
0
Royaume-Uni
Japon
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Pays-Bas
Autriche
Belgique
Pologne
Norvège
Allemagne
France
États-Unis
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017)
siege sociaux
7 799
Programme de recherche
Enseignement supérieur
Source : OCDE, Perspectives des migrations internationales, 2018
Fig 22. FLUX DE MIGRATION (TRAVAIL)
Flux de migration
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
Canada
Royaume-Uni
Mexique
Italie
Suisse
Danemark
Japon
Norvège
Irlande
Espagne
Suède
Finlande
Portugal
Pays-Bas
AutricheBelgique
Nouvelle-Zélande
Allemagne
France
Australie
États-Unis
20 %
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
28 %
24 %
20 %
16 %
12 %
8 %
4 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
40 %
35 %
30 %
25 %
20 %
15 %
10 %
5 %
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
Irlande
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
composant electroniques
chimie
agroalimentaire
production
Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015)
70
60
50
40
30
20
10
0
Royaume-Uni
Finlande
Suède
Espagne
Italie
États-Unis
Pays-Bas
Allemagne
France
Belgique
Autriche
Pologne
Irlande
29
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
Chapitre
02
Les déterminants
de l’attractivité
30
Taille et dynamisme du marché
32
Éducation et capital humain
38
Recherche et innovation
44
Infrastructures
Transports 52
Télécommunications 56
Réseau électrique et bureaux d’affaires 58
Environnement administratif
et réglementaire
60
Environnement financier
68
Coûts et fiscalité
Coûts d’exploitation et du travail 74
Fiscalité 81
Qualité de vie
84
Croissance verte
92
Perceptions
des investisseurs étrangers
98
31
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
La taille de marché du pays d’accueil (notamment
appréhendée par le PIB nominal et le PIB
par habitant), comme son dynamisme, sont
des facteurs déterminants dans les choix
de localisation des firmes multinationales.
En 2017, avec un PIB de 2 588 Md$ à prix courants,
la France est la 7e
économie mondiale après
les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne,
le Royaume-Uni et l’Inde.
L’Europe est le 2e
plus vaste marché au monde : le PIB
de l’UE 28 est estimé à 17 325 Md$ courants en 2017,
contre 19 485 Md$ pour les États-Unis et 12 015 Md$
pour la Chine.
En 2017, la France est la 7e
économie mondiale.
Depuis fin 2014, l’économie française connaît une
dynamique de nette reprise : selon les dernières estimations
du FMI1
, la croissance française a atteint +1,0 % en 2015
et +1,1 % en 2016 ; et le PIB français a progressé de
2,3 % en 2017. Les États-Unis connaissent également
une croissance soutenue depuis plusieurs années
(+1,6 % en 2016 et +2,2 % en 2017), tout comme
l’Allemagne (+2,2 % et +2,5 %) et le Royaume-Uni
(+1,8 % et +1,6 %).
Pour l’année 2018, le gouvernement français prévoit
une progression solide de l’économie française à +1,7 %,
à l’instar des organismes de prévision : +1,6 % d’après
l’Insee2
, la Banque de France3
, l’OCDE4
et le FMI5
.
Cependant, tous les organismes de prévision économique
se veulent prudents face aux multiples facteurs qui pèsent
sur la croissance mondiale, et plus particulièrement sur
la zone euro : tensions protectionnistes, ampleur des effets
du Brexit, hausse des prix du pétrole ou encore volatilité
financière.
En hausse de 3,9 % en 2017, le PIB par habitant atteint
44 081 $ en France, selon les données du FMI, derrière
l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni, mais devant
le Japon.
1
World Economic Outlook, octobre 2018.
2
Point de conjoncture d’octobre 2018.
3
Prévisions économiques de septembre 2018.
4
Perspectives économiques de septembre 2018.
5
World Economic Outlook, octobre 2018.
Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ; calculs Business France
à partir des séries en monnaie nationale à prix constants ; * estimation pour l’année 2017
Fig 23. TAUX DE CROISSANCE ANNUEL
MOYEN DU PIB EN VOLUME - EN %
Graph 1. Taux de croissance annuel moyen du PIB en volume
Chap 2.1
Graph 2. PIB par habitant en dollars et PPP courants
Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
États-Unis
Irlande
Autriche*Allemagne
Suède
Belgique*
Finlande
FranceRoyaume-Uni*
Japon
Italie*
Espagne
Pologne
Pays-Bas*
Irlande
Pays-Bas*
S
États-Unis
2012
200
Irlande
Espagne
Autriche*
Allemagne
Suède
États-Unis
Japon
Belgique*
Italie*
France
Finlande
Pays-Bas
Pologne
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
-2 %
Royaume-Uni
2013-2015 2015-2017 2017
2.1
Taille et dynamisme
du marché
32
FIG 24. RÉPARTITION DE LA RICHESSE MONDIALE EN 2017,
PIB - EN MILLIARDS DE DOLLARS COURANTS
Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018
AMÉRIQUE
DU NORD
AMÉRIQUE
CENTRALE
RUSSIE
EUROPE ASIE
CENTRALE
TURQUIE
GRANDE
CHINE
MOYEN-
ORIENT
AUSTRALIE + OCÉANIE
CORÉE
DU SUD
JAPON
AMÉRIQUE
DU SUD
AFRIQUE
SUB-SAHARIENNE
AFRIQUE
DU NORD
INDE
ASIE
DU SUD-EST
830 95
PIB COURANT (EN MD$)
18 700 13 000
4 900 2 800 850
21 140
AMÉRIQUE
DU NORD
AMÉRIQUE
CENTRALE
3 700 1 950 830 95
PIB
PIB COURANT (EN MD$)
EUROPE
33
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
Étant donné sa position géographique et la taille de son
marché, la France est une plateforme centrale de rebond
vers les marchés européens. Une société étrangère sera
incitée à se localiser dans un pays avec une demande
nationale élevée, bénéficiant d’un accès aisé aux autres
marchés européens. Selon ce critère de proximité appliqué
aux marchés de l’UE 28, la France est en 3e
position en 2017,
devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.
De plus, l’économie française est fortement soutenue par
les dépenses de consommation finale, qui représentent 78 %
du PIB en 2017. C’est un peu moins qu’au Royaume-Uni
(84 % du PIB) mais plus qu’en Allemagne (72 %).
LaFrancebénéficieégalementd’unedémographiedynamique:
la France est le pays européen au plus fort taux de natalité,
avec près de deux enfants par femme (1,92) en 2016.
Les projections démographiques à horizon 2080 (hors
migration) prévoient que ce dynamisme permettra à la France
de stabiliser le niveau de sa population, là où la plupart des
grands États européens le verraient reculer.
Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ; * estimation pour l’année 2017
Fig 24. PIB PAR HABITANT
EN DOLLARS COURANTS ET PARITÉ DE POUVOIR D’ACHAT
Graph 2. PIB par habitant en dollars et PPP courants
Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28
Graph 4. Dépense de consommation finale
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
États-Unis
Irlande
Autriche*Allemagne
Suède
Belgique*
Finlande
FranceRoyaume-Uni*
Japon
Italie*
Espagne
Pologne
Pays-Bas*
Irlande
Pays-Bas*
SuèdeAllemagne
Autriche*
Belgique*
FinlandeRoyaume-Uni*
France
Japon
Espagne
Italie*
Pologne
États-Unis
2012
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Belgique
France
AllemagneRoyaume-Uni
Autriche
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
90 %
80 %
70 %
2017
Irlande
Espagne
Autriche*
Allemagne
Suède
États-Unis
Japon
Belgique*
Italie*
France
Finlande
Pays-Bas
Pologne
18 %
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
-2 %
Royaume-Uni
Méthodologie
L’ACCÈS AUX
MARCHÉS EXTERNES
La variable d’accès aux marchés externes
s’appuie sur une notion plus large que celle du
PIB. Elle se rapproche du concept de potentiel
marchand, en prenant en compte la demande
externe adressée à un pays.
Cet indicateur est calculé pour le marché de
l’UE 28. Nous définissons le potentiel marchand
d’un pays comme la somme des PIB des pays
voisins pondérés par la distance géographique
qui les sépare.
34
Source : Eurostat
Fig 26. DÉPENSE DE CONSOMMATION
FINALE - EN % DU PIB
Graph 4. Dépense de consommation finale
Graph 6. exportation de marchandises 2017
Graph 5. Taux de fécondité 2016
États-Unis
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Belgique
France
AllemagneRoyaume-Uni
Autriche
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Belgique
France
Allemagne
Royaume-Uni
Autriche
Japon
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
0
Royaume-Uni
France
Finlande
Espagne
Pologne
Belgique
Allemagne
Autriche
Suède
Pays-Bas
Irlande
UE-28
UE-28
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
Italie
Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ;
Mayer, T.  Zignago, S. (2011), Notes on CEPII’s distances measures :
the GeoDist Database, CEPII Working Paper 2011-25 ; calculs Business France
Fig 25. ACCÈS AUX MARCHÉS DE L’UE 28 (2017)
NIVEAU COMPARATIF AVEC LA FRANCE - INDICE FRANCE = 100
Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28
Graph 4. Dépense de consommation finale
Graph 5. Taux de fécondité 2016
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
États-Unis
Irlande
Autriche*Allemagne
Suède
Belgique*
Finlande
FranceRoyaume-Uni*
Japon
Italie*
Espagne
Pologne
Pays-Bas*
Irlande
Pays-Bas*
SuèdeAllemagne
Autriche*
Belgique*
FinlandeRoyaume-Uni*
France
Japon
Espagne
Italie*
Pologne
États-Unis
2012
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Belgique
France
AllemagneRoyaume-Uni
Autriche
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
0
Royaume-Uni
France
Finlande
Espagne
Pologne
Belgique
Allemagne
Autriche
Suède
Pays-Bas
Irlande
UE-28
Italie
2017
Source : Eurostat (UE 28), Banque mondiale (États-Unis et Japon)
Fig 27. TAUX DE FÉCONDITÉ (2016)
EN NOMBRE D’ENFANTS PAR FEMME, TOUTES TRANCHES D’ÂGE
Graph 4. Dépense de consommation finale
Graph 6. exportation de marchandises 2017
Graph 5. Taux de fécondité 2016
États-Unis
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0Belgique
France
AllemagneRoyaume-Uni
Autriche
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Belgique
France
Allemagne
Royaume-Uni
Autriche
Japon
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
0
Royaume-Uni
France
Finlande
Espagne
Pologne
Belgique
Allemagne
Autriche
Suède
Pays-Bas
Irlande
UE-28
UE-28
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
Italie
Source : OMC ; calculs Business France
Fig 28. EXPORTATIONS DE MARCHANDISES (2017)
PART DE MARCHÉ DES 15 PREMIÈRES ÉCONOMIES
EN % DES EXPORTATIONS MONDIALES
Graph 7. exportation de services
Graph 6. exportation de marchandises 2017
Graph 5. Taux de fécondité 2016
États-Unis
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Belgique
France
Allemagne
Royaume-Uni
Autriche
Japon
Irlande
Pologne
Suède
Italie
Espagne
Finlande
Pays-Bas
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
0
Royaume-Uni
France
Finlande
Espagne
Pologne
Belgique
Allemagne
Autriche
Suède
Pays-Bas
Irlande
UE-28
UE-28
États-Unis
Chine
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Belgique
France
Allemagne
Royaume-Uni
Japon
Canada
Mexique
Singapour
Émirats
arabesunis
Italie
Pays-BasCoréeduSudHongKong
Italie
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
2011 2017
35
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
Les entreprises bénéficient de la croissance
et de la demande mondiale via l’exportation
de biens et services produits sur le marché
domestique ainsi que l’implantation de filiales
à l’étranger. Leurs performances en la matière
reposent sur la compétitivité économique des
pays. Elles influent, en retour, sur l’attractivité
des économies.
L’accélération du commerce international résulte
principalement de la forte augmentation de la
croissance en zone euro (zone intensive en commerce
du fait d’échanges intra-zone importants), de la reprise
de l’investissement, dont le contenu en importations
est élevé, de la reprise des importations en Asie et
du rebond des importations russes après 3 années
de contraction.
Fait notable, tous les pays de notre échantillon bénéficient
de cette reprise. Les plus fortes hausses sont enregistrées
en Pologne (+15,1 %), en Finlande (+13,2 %), aux Pays-Bas
(+12,9 %), en Espagne (+11 %) et en Irlande (+10,2 %).
Selon la Cnuced, les exportations de biens et services
progressent de 9,5 % en valeur dans l’UE 28 en 2017,
après une stabilisation en 2016 (+0,3 %)6
.
Dans ce contexte de reprise générale du commerce
mondial, selon les données de la Cnuced, les exportations
6
Les taux de croissance sont calculés à partir de données en dollars courants (données de la Cnuced) et incluent un effet taux de change par rapport aux variations
calculées à partir de données en euros courants. En 2017, le taux de croissance des exportations de marchandises françaises a progressé de 6,7 % en dollars
courants (Cnuced) et de 4,5 % en euros courants (Douanes françaises).
Source : OMC ; calculs Business France
Fig 29. EXPORTATIONS DE SERVICES (2017)
PART DE MARCHÉ DES 15 PREMIÈRES ÉCONOMIES
EN % DES EXPORTATIONS MONDIALES
Graph 7. exportation de services
Graph 8. Taux de croissance annuel moyen des exportations de biens et
services
États-Unis
Chine
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
Belgique
France
Allemagne
Royaume-Uni
Japon
Canada
Mexique
Singapour
Émirats
arabesunis
Italie
Pays-BasCoréeduSudHongKong
États-Unis
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
France
Allemagne
Royaume-Uni
Espagne
Suisse
Inde
Iralande
Pays-Bas
Chine
Belgique
Japon
Singapour
ItalieHongKong
20 %
15 %
10 %
5 %
0 %
-5 %
-10 %
-15 %
Irlande
Pays-Bas
Espagne
Finlande
AutricheAllemagne
Suède
États-Unis
UE-28
Royaume-Uni
Japon
Belgique
Italie
Pologne
France
Source : CNUCED, UNCTADstat ;
calculs Business France à partir de données en dollars courants
Fig 30. TAUX DE CROISSANCE ANNUEL MOYEN
DES EXPORTATIONS DE BIENS ET SERVICES - EN %
Graph 7. exportation de services
Graph 8. Taux de croissance annuel moyen des exportations de biens et
services
États-Unis
16 %
14 %
12 %
10 %
8 %
6 %
4 %
2 %
0
France
Allemagne
Royaume-Uni
Espagne
Suisse
Inde
Iralande
Pays-Bas
Chine
Belgique
Japon
Singapour
ItalieHongKong
20 %
15 %
10 %
5 %
0 %
-5 %
-10 %
-15 %
Irlande
Pays-Bas
Espagne
Finlande
AutricheAllemagne
Suède
États-Unis
UE-28
Royaume-Uni
Japon
Belgique
Italie
Pologne
France
2013-2015 2015-2017 2017
36
françaises de biens et services croissent de 7,5 % en
valeur en 2017, après 2 années de baisse (-12 % en
2015et-1,1 %en2016).Lesexportationsdemarchandises
de la France progressent de 6,7 % en valeur en 2017
pour atteindre 535,2 Md$, et les exportations de services
sont en hausse de 5,8 % pour atteindre 248,2 Md$.
En 2018, les exportations devraient progresser
sous l’effet du dynamisme de la demande mondiale
adressée à la France. Les exportations de biens et
services ont augmenté de 4,2 % au 1er
semestre 2018
(en glissement annuel).
La stabilisation de la part de marché en valeur de
la France dans le commerce mondial observée depuis
2012 s’est poursuivie en 2017 (dernière année
disponible). Les exportations françaises représentent
3,1 % des exportations mondiales de biens (selon le FMI)
et 3,4 % des exportations de biens et services
(selon l’OCDE).
En 2017, la compétitivité-prix7
de
la France s’améliore légèrement,
portée par des efforts de marge relatifs
plus importants réalisés par les
entreprises exportatrices françaises,
tandis que la compétitivité-coût
se dégrade, principalement en raison
de l’appréciation de l’euro.
La compétitivité-coût de la France
mesurée par rapport à ses partenaires
de l’OCDE, et en incluant l’effet
du CICE, recule en 2017 sous l’effet
de l’appréciation de l’euro : -2,2 %
en moyenne annuelle, après -0,6 %
en 2016. Entre 2007 et 2017, elle
progresse néanmoins de +5,8 %.
En revanche, après s’être dégradée
en 2016 (-1,1 %), la compétitivité-prix
de la France s’améliore légèrement
en 2017 (+0,4 %). Cette progression,
en contraste avec la détérioration
de la compétitivité-coût, témoigne
d’un plus grand effort de marge relatif
des entreprises exportatrices françaises
(+2,7 % en moyenne sur l’année).
Depuis 2007, la compétitivité-prix
progresse de +6,0 %.
Source : Rapport du commerce extérieur de la France -
Résultats de 2017 (7 février 2018).
La compétitivité
de l’économie française
7
Définition : la compétitivité-prix à l’exportation est définie comme le rapport entre le prix à l’exportation des biens et services étrangers et celui des biens
et services français. Le prix étranger est la moyenne d’un ensemble de pays, pondéré par la concurrence que chacun d’entre eux exerce sur les différents
marchés d’exportation de la France. Cette pondération repose sur l’importance du marché pour la France (poids dans les exportations françaises) et la part
détenue par le concurrent sur ce marché.
37
TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
La France dispose d’une main-d’œuvre bien
formée et très productive. Pour pérenniser ses
atouts et renforcer ses compétences scientifiques,
elle continue d’investir dans l’éducation et
l’enseignement supérieur.
La formation, l’enseignement supérieur et la
recherche sont en effet des leviers de compétitivité
et d’attractivité. Les formations de l’enseignement
supérieur aident les étudiants à acquérir un large
éventail de connaissances, compétences et
attitudes pour construire la société de demain.
La productivité de la main-d’œuvre en sort
renforcée, ainsi que l’économie tout entière.
Investir dans l’éducation et la formation des jeunes
générations détermine la productivité future d’une
économie.
Souhaitant consolider son rang de puissance économique
mondiale, la France investit fortement dans l’éducation :
5,2 % du PIB ont été consacrés à l’éducation en France
en 2015, dont 1,5 % du PIB pour l’enseignement supérieur.
Ces dépenses sont particulièrement soutenues par
les pouvoirs publics en France : 87,2 % des dépenses
d’éducation sont publiques en France (77,9 % pour
l’enseignement supérieur) ; ces niveaux sont supérieurs
à ceux de l’Allemagne (85,8 % pour le total des dépenses,
et 82,7 % pour l’enseignement supérieur), du
Royaume-Uni (68,2 % et 25 %) et des États-Unis
(67,6 % et 35,2 %).
Les dépenses annuelles par élève/étudiant, tous niveaux
d’enseignement confondus (du primaire au supérieur),
confirment cet engagement de la France : 11 106 $ (PPA1
)
ont été dépensés par élève/étudiant en France en 2015,
un niveau supérieur à la moyenne de l’OCDE (10 520 $)
et proche de celui de l’Allemagne (12 139 $).
L’engagement financier de la France se traduit dans
les statistiques de scolarisation, de participation
à l’éducation et de niveau d’éducation atteint.
En 2016, la France enregistre de très bons niveaux de
scolarisation. La catégorie d’âge 3-4 ans connaît un taux
de scolarisation de 100 % en 2016. Ce taux est à 99,1 %
pour les 5-14 ans et à 85,3 % pour les 15-19 ans. Ce dernier
niveau s’explique par une scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans
en France. Le gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer
un passage à 18 ans de la formation obligatoire.
La part des jeunes ayant quitté prématurément
l’éducation et la formation est en net recul en France :
après avoir connu des taux supérieurs à 11 % jusqu’à 2012,
la France connaît un taux de 8,9 % en 2017. Ce taux est
inférieur à celui de l’Allemagne (10,1 %), du Royaume-Uni
(10,6 %) et de la moyenne de l’UE 28 (10,6 %).
L’évaluation du niveau de performance des élèves de
15 ans (enquête PISA) place la France dans une position
moyenne, à un niveau similaire à celui du Royaume-Uni
ou de la Suède. On notera la bonne performance des élèves
français en lecture.
En termes de culture scientifique des élèves de 15 ans, 8 %
des élèves atteignent les deux niveaux les plus élevés en
2015. Ce niveau est similaire à celui de l’Autriche (7,7 %),
de la Suède (8,5 %) et des États-Unis (8,5 %) ; mais inférieur
à celui de l’Allemagne (10,6 %), du Royaume-Uni (10,9 %)
ou encore de la Finlande (14,3 %) et du Japon (15,3 %).
En 2017, les diplômés du supérieur représentent 35,2 %
de la catégorie des 25-64 ans en France. Cette part est
inférieure à celle observée aux États-Unis (46,4 %) et au
Royaume-Uni (45,7 %), mais elle est supérieure au niveau
de l’Allemagne (28,6 %). Cet écart provient d’une
démocratisation plus tardive de l’accès à l’enseignement
supérieur en France, qui a désormais rattrapé son retard.
En effet, la population des 25-34 ans est particulièrement
qualifiée en France : 44,3 % d’entre eux ont atteint un
diplôme de l’enseignement supérieur en 2017. Ce niveau
est proche de celui observé en Belgique (45,7 %) et aux
Pays-Bas (46,6 %) ; mais il est aussi inférieur à celui
du Royaume-Uni (51,6 %) et des États-Unis (47,8 %),
et supérieur à celui de l’Allemagne (31,3 %) (cf. Fig.38).
1
Parité pouvoir d’achat.
2.2
Éducation
et capital humain
38
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
Tableau de bord attractivité de l'économie française
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Tableau de bord attractivité de l'économie française
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Tableau de bord attractivité de l'économie française

  • 1. WWW.BUSINESSFRANCE.FR Tableau de bord de l’attractivité de la France ÉDITION 2018
  • 2.
  • 3. Tableau de bord de l’attractivité de la France Édition 2018
  • 4. Sommaire Les indicateurs de résultats 12 1.1 Investissements directs étrangers 14 1.2 Les investissements étrangers physiques 20 créateurs d’emploi 1.3 Contribution des filiales étrangères 26 1.4 Compétences étrangères 28 Éditorial 06 Introduction 10 Chapitre 01 4
  • 5. Les déterminants de l’attractivité 30 2.1 Taille et dynamisme du marché 32 2.2 Éducation et capital humain 38 2.3 Recherche et innovation 44 2.4 Infrastructures 52 2.5 Environnement administratif 60 et réglementaire 2.6 Environnement financier 68 2.7 Coûts et fiscalité 74 2.8 Qualité de vie 84 2.9 Croissance verte 92 2.10 Perceptions des investisseurs 98 étrangers Chapitre 02 5 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. SOMMAIRE
  • 6. PASCAL CAGNI Président du Conseil d’administration de Business France et Ambassadeur délégué aux investissements internationaux Une attractivité comparée en forte progression 6
  • 7. ue valent l’économie et l’attractivité de la France comparées à celles de nos principaux concurrents ? Quelles en sont les forces ? Les faiblesses ? Comment évoluent-elles ? C’est pour s’y retrouver que Business France a conçu ce Tableau de bord. Son objectif : mettre en regard les performances de la France avec celles de treize autres grands pays de l’OCDE. Pour ce qui concerne l’économie française, le défi de l’attractivité se situe, au vu de ces résultats, à un double niveau : contribuer à maintenir le rang de l’Europe vis-à-vis des autres régions développées du globe ; au sein de l’Union européenne et de la zone euro, demeurer un espace majeur de dynamisme économique et de stabilité politique. Les atouts et le dynamisme français se traduisent logiquement par la progression de notre attractivité. Une France courtisée par les talents et les investisseurs, résolument tournée vers l’excellence. Dans un contexte de montée du populisme, de protectionnisme et de repli des flux d’IDE mondiaux, la France apparaît comme une destination de référence pour les capitaux et talents étrangers. Elle enregistre une forte progression des flux d’IDE entrants (+39 % des flux) pour atteindre 44,2 Md d’euros et des investissements étrangers créateurs d’emploi (+16 %) recensés par Business France en 2017. La France continue d’occuper la première place en Europe pour l’accueil des projets industriels. L’excellence et la renommée de notre système d’enseignement supérieur, comme la langue française, sont nos atouts pour attirer en France les étudiants étrangers. Avec plus de 240 000 étudiants accueillis, la France est le 4e pays mondial d’accueil des étudiants en mobilité internationale, derrière les États-Unis et le Royaume- Uni. L’image économique de la France s’améliore. L’attractivité perçue de la France se renforce, les mesures prises depuis quelques années par les pouvoirs publics pour renforcer l’attractivité semblant commencer à porter leurs fruits. Ainsi, la satisfaction des investisseurs étrangers augmente significativement, qu’elle soit mesurée par AmCham-Bain, EY ou par l’institut de sondage Kantar Public. Les enquêtes portant sur l’attractivité du site France plébiscitent la taille du marché intérieur, la qualité des infrastructures de communication et de transport, celle de la formation, la qualification des salariés, ainsi que l’innovation et la R&D, et la productivité du travail. Une attractivité comparée en forte progression. La France devient ainsi le 2e pays européen jugé le plus attractif derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni. Les entreprises allemandes, indiennes et chinoises positionnent la France comme la 1re  destination en Europe pour les investissements étrangers. Pour les investissements britanniques, plus du tiers des entreprises perçoive la France comme la destination européenne la plus attractive, en progression de +7 points. La solidité structurelle de la France mise en exergue dans cette dernière édition s’accompagne d’un dynamisme entrepreneurial et créatif, encore trop souvent méconnu / nié par les plus grands acteurs économiques mondiaux. Les créations nettes d’entreprise sont bien supérieures à la moyenne européenne. La France est devenue une place de choix pour lancer sa startup, grâce à des formalités de création d’entreprise simplifiées et à un dense réseau d’incubateurs et d’accélérateurs présents aux quatre coins du territoire. Le plus grand campus de startups au monde, Station F, a ouvert ses portes à Paris cet été. L’écosystème « tech » français jouit désormais d’une forte reconnaissance internationale. Aujourd’hui, les atouts de notre pays attestés par ses résultats concrets en termes d’accueil d’investissements directs étrangers, de dynamique entrepreneurial bénéficient d’une perception améliorée de la part des investisseurs et les faiseurs d’opinion étrangers. Il importe de faire évoluer positivement la perception de notre pays à l’étranger par une action continue et de promouvoir les atouts de notre économie. C’est ce à quoi nous nous attachons résolument avec les équipes de Business France et dans mes fonctions d’Ambassadeur aux investissements internationaux avec le soutien complet de l’excellent réseau diplomatique français et de nombreux Français de l’étranger qui bénéficient avec ce rapport d’un vrai outil pour combattre les idées reçues et faire évoluer encore plus positivement l’image de la France. Q 7 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. ÉDITORIAL
  • 8. ’attractivité des territoires et des économies, dans un contexte de beaucoup plus grande mobilité des facteurs de production et tout particulièrement des capitaux, est un enjeu toujours plus crucial. Les gouvernements respectifs concentrent leurs efforts pour créer un environnement favorable au maintien ou à l’implantation d’établissements et à l’attraction de talents étrangers. L’attractivité des territoires est une notion relative et les modalités d’internationalisation des firmes sont multiples. Certaines entreprises vont privilégier la qualité des infrastructures de transport et de communication, un environnement favorable à l’innovation technologique (personnel qualifié, avantages fiscaux, activités d’innovation) ; d’autres seront particulièrement sensibles au vivier de main- d’œuvre très qualifiée disponible, à une forte demande domestique ainsi qu’à un potentiel marchand élevé ; alors que des entreprises vont privilégier des coûts de production moindres ou l’accès à des ressources naturelles spécifiques. Il n’existe pas de critères absolus permettant de définir un seuil à partir duquel un pays pourrait être considéré comme étant attractif, c’est pourquoi Business France réalise, depuis 9 ans, un diagnostic comparé de l’attractivité de l’économie française en comparant les performances de France avec celles de treize autres grands pays de l’OCDE sur 123 indicateurs surveillés. Les équipes de Business France focalisent leurs travaux sur les déterminants essentiels de l’attractivité et présentent de façon concise et claire leurs principales données pour, d’une forêt de statistiques, donner des clés de lecture et de compréhension des avancées et de l’impact des réformes au bénéfice des entreprises. De cette 9e édition, on retiendra trois grands enseignements. Le premier : les atouts structurels de la France conservent, voire renforcent leur excellence. La qualité de nos infrastructures reste incontestée ; y contribue le taux élevé d’investissement public en France, supérieur en 2016 à celui du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. Deux exemples : l’électricité est l’une des moins chères d’Europe, et à très faible intensité carbone ; l’aéroport Paris-Charles de Gaulle est au premier rang européen pour le fret et au 2e pour le nombre de passagers. Le deuxième : l’écosystème s’améliore avec un environnement réglementaire et administratif qui se modernise. Selon l’étude E-Government Survey 2018 des Nations unies, la France se classe à la 9e place mondiale de l’e-administration (5e place européenne), et à la 4e place de notre échantillon. La France est particulièrement efficace dans la qualité et l’accessibilité des services en ligne, dont elle occupe la 4e place mondiale. Le troisième : l’avènement de la France comme nation favorisant l’accès au financement des entreprises. Sur les 3 premiers trimestres de l’année 2018, la France se place au 3e rang de l’échantillon en termes de montants levés (RU 5,1 Md€, Allemagne 3,1Md€, France 2,8 Md€) et 2e en termes de nombre d’opérations (RU 588, France 431, Suède 246, Allemagne 216). Au surplus, l’accès des PME et des TPE aux crédits de trésorerie s’améliore. Les encours de crédit aux entreprises sont globalement dynamiques en France. Selon l’enquête trimestrielle de la Banque de France auprès des entreprises sur leur accès au crédit en France au 2e trimestre 2018, l’accès aux crédits de trésorerie se maintient à un niveau élevé pour les PME (87 % obtiennent le crédit demandé) et les TPE (73 %), soit le plus haut niveau mesuré depuis fin 2014. Pour autant, certains observateurs insistent sur les nécessaires efforts à mener pour améliorer le coût du travail et le poids de la fiscalité sur les entreprises. Les réformes engagées depuis un an comme celle du code du travail, adoptée par ordonnances dès le 22 septembre 2017, et celle de la fiscalité, portée par la loi de finances pour 2018, ainsi que la loi PACTE visant en particulier à accroître les performances des TPE et PME, soulignent la dynamique de notre gouvernement. Ces réformes devraient, à moyen terme, contribuer à changer l’image de notre pays et à renforcer son attractivité. Les premières enquêtes d’opinion laissent penser que l’objectif est d’ores et déjà atteint. Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour le vérifier. Les résultats du Tableau de bord 2018 prouvent que nous sommes engagés sur la bonne voie avec une progression de la France sur 22 des indicateurs passés au crible. Bonne lecture ! 8
  • 9. CHRISTOPHE LECOURTIER Directeur général de Business France Les réformes engagées depuis un an… soulignent la dynamique de notre gouvernement. Ces réformes devraient, à moyen terme, contribuer à changer l’image de notre pays et à renforcer son attractivité. 9 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. ÉDITORIAL
  • 10. Introduction L’attractivité économique est définie comme la capacité à attirerles activités nouvelles etles facteurs de production mobiles – capitaux, travailleurs qualifiés – sur un territoire. L’attractivité économique d’un site est, de fait, étroitement liée à sa compétitivité. Quelle que soit la dimension géographique, un territoire qui n’est plus compétitif s’expose à des pertes de populations, à des phénomènes de désinvestissement, à des délocalisations d’entreprises. 10
  • 11. L’attractivité est devenue en quelques années un facteur clé du dynamisme des économies nationales et de leur intégration dans l’économie globalisée. L’enjeu est d’attirer les investissements étrangers créateurs d’emploi, acteurs majeurs de la dynamisation et de l’industrialisation des territoires. L’investissement direct étranger est considéré comme l’un des moteurs de la croissance économique qui, via les transferts de savoir-faire technolo- giques, renforcent la compétitivité et l’innovation des pays d’accueil. Attirer des talents étrangers (étudiants et main-d’œuvre) est un moyen de puiser dans le réservoir mondial de talents, d’enrichir les capacités d’enseignement, de favoriser le développement des systèmes de recherche et de production dans de nombreux pays. C’est la raison pour laquelle de nombreux gouvernements ont mis en place des politiques destinées à attirer les capitaux et talents étrangers. L’attractivité économique renvoie à une large gamme de déterminants macroéconomiques. En rassemblant un vaste ensemble de données économiques sans postuler un système d’agrégation, nous proposons un diagnostic objectif de l’attractivité du site France. Nous avons identifié les indicateurs clés que sont la taille des marchés, le capital humain, la recherche et l’innovation, les infrastruc- tures, l’environnement administratif et financier, le coût du capital et du travail (au sein desquels la fiscalité joue un rôle important), sans oublier la qualité de vie. Chaque thème est illustré à partir d’indicateurs spécifiques et compare la France à 13 pays de l’OCDE : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède, États-Unis et Japon. Ces pays ont un poids important dans les marchés des investissements internationaux et des compétences et/ ou des relations économiques impor- tantes avec la France. La Pologne a été choisie pour intégrer la grande économie d’Europe centrale et orientale. Les performances relatives de ces 14 pays sont autant que possible comparées à la moyenne européenne. Pour certains indicateurs déterminants, une comparaison mondiale est proposée. La 9e édition du Tableau de bord de l’attractivité économique de la France confirme l’ouverture de notre économie au monde : la France au carrefour des investissements internationaux, l’une des trois économies européennes les plus attractives aux yeux des investis- seurs étrangers créateurs d’emploi, 1re   destination européenne des investisse- ments industriels étrangers depuis 15 ans, 4e pays mondial d’accueil des étudiants en mobilité internationale. Le Tableau de bord révèle que la France peut compter sur ses forces que sont notamment la taille de son marché, son positionnement géogra- phique en Europe, la vitalité de sa démographie, la qualité de l’enseigne- ment supérieur, la productivité de la main-d’œuvre, l’excellence des infrastructures, un environnement entrepreneurial dynamique, ou encore la qualité du cadre de vie. Enfin, il confirme également la nécessité de regagner du terrain dans un environnement concurrentiel en matière de droit du travail et de fiscalité. 11 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. INTRODUCTION
  • 13. Investissements directs étrangers 14 Investissements étrangers physiques créateurs d’emploi 20 Contribution des filiales étrangères 26 Compétences étrangères 28 13 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 14. 1.1 Investissements directs étrangers Les flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE) enregistrent un recul de 23 % en 2017 pour atteindre 1 430 milliards de dollars (Md$). Bien que les flux d’IDE à destination des pays développés enregistrent une baisse de 59 %, ils restent pour la 3e année consécutive les premiers pays récipiendaires des flux d’IDE mondiaux. Les investissements étrangers en France ont sensiblement augmenté en 2017, plus fortement que chez nos principaux partenaires commerciaux, bénéficiant notamment du dynamisme des investissements en provenance des États-Unis et du Royaume-Uni. La France reste le pays européen qui attire le plus grand volume d’investissements industriels. Selon les données présentées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les flux mondiaux d’IDE se sont élevés en 2017 à +1 430 Md$, contre +1 867 Md$ en 2016. Les flux d’IDE dans le monde, en recul de 23 %, sont principalement à destination des économies développées (712 Md$, soit 59 % des flux mondiaux). Alors que l’Union européenne a bénéficié de plus de 300 Md$ d’IDE entrants en 2017, les États-Unis restent le principal pays d’accueil pour les investissements étrangers, malgré un net recul par rapport à l’année 2016 (275 Md$, contre 457 Md$). Les flux d’IDE à destination des pays développés se sont nettement contractés en 2017 (712 Md$, contre 1 133 Md$ en 2016) en raison notamment de la chute des flux d’IDE entrants au Royaume-Uni. Dans le contexte actuel de fortes incertitudes liées au Brexit, le solde des flux entrants sur l’année y est quasiment nul, alors qu’il s’élevait à près de 200 Md$ en 2016. Les flux à destination des pays en développement sont restés stables en 2017, représentant un solde positif de 670 Md$. Alors que son solde s’est stabilisé aux alentours de 135 Md$, la Chine est désormais le 2e pays d’accueil des IDE dans le monde (à la place du Royaume-Uni). Les flux d’IDE à destination du Brésil se maintiennent également à un niveau élevé (62 Md$), alors que l’Inde fait face à une légère diminution de son flux d’IDE entrants (39 Md$, contre 45 Md$ en 2016). Les flux d’IDE entrants en France se sont élevés en 2017 à 49 Md$, soit une augmentation record depuis 10 ans. La France est le 7e pays ayant bénéficié du plus grand volume de flux d’IDE en 2017 (alors qu’elle occupait le 17e rang en 2016), et le 2e en Europe, juste derrière les Pays-Bas et devant l’Autriche et l’Allemagne. Le stock mondial d’IDE représente 31 500 Md$ en 2017, en augmentation de 14 % par rapport à 2016. Il s’élève à 20 000 Md$ dans les pays développés, dont 9 000 Md$ au sein de l’Union européenne et 7 800 Md$ aux États-Unis. Le stock d’IDE dans les pays émergents représente environ 10 000 Md$, en augmentation de 12 % par rapport à l’année 2016. La Chine et Hong Kong accueillent à eux deux près de 3,5 Md$ d’IDE entrants. Le stock d’IDE entrants en France s’élève à 875 Md$ en 2017. Il a ainsi augmenté à un niveau nettement plus dynamique que chez ses principaux pays partenaires (+24 % en France contre +19 % aux États-Unis, +18 % en Allemagne, +6 % au Royaume-Uni, etc.), et près de deux fois plus vite que la moyenne des pays de l’Union européenne. La France accueille le 11e stock d’IDE dans le monde, un rang stable depuis 2013, et le 5e au sein de l’Union européenne. Les principaux pays pourvoyeurs de flux d’IDE en 2017 sont les États-Unis (342 Md$, contre 280 Md$ en 2016), le Japon (16 Md$, contre 145 Md$ en 2016) et la Chine (124 Md$, contre 196 Md$ en 2016 en raison de la mise en place de politiques restrictives suite aux importantes sorties de capitaux observées en 2015). En termes de stock, les États-Unis (7 800 Md$), Hong Kong (1 800 Md$) et l’Allemagne (1 600 Md$) sont les principaux émetteurs d’IDE dans le monde. Les flux d’IDE sortants de France se sont élevés à 58 Md$ en 2017, contre 63 Md$ en 2016. Le stock d’IDE français à l’étranger s’élève lui à 1 450 Md$ en 2017, soit une hausse de 13 % par rapport à 2016. La France est ainsi le 9e fournisseur d’IDE dans le monde sur l’année 2017, en termes de stock. 14
  • 15. Source : CNUCED, 2018 Source : CNUCED, 2018 Fig 2. FLUX ENTRANTS D’IDE, 2017 PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$ Fig4.FLUXD’IDESORTANTS,2017 PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$ 2 000 1 600 1 200 800 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017) Chap 1 Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015) Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807 Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 300 250 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010 Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017 Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 900 800 700 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807 Royaume-UniHongKong Chine Japon Irlande Thaïlande Taïwan Espagne RussieCoréeduSud Belgique Singapour SuèdePays-Bas Allemagne Luxembourg France Canada Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 300 250 200 150 100 50 0 États-Unis Émirats urabesunis 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010 Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017 Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017) Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 Royaume-UniAustralie SuisseDanemark Japon Canada Irlande Espagne SuèdeHongrieFinlandePortugal Pays-BasAutricheBelgique Pologne Nouvelle-Zélande Allemagne France États-Unis Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Source : CNUCED, 2018 Fig 3. STOCK D’IDE ENTRANTS, 2017 PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL ( (TOP 20) - EN MD$ 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807Royaume-UniHongKong Chine Japon Irlande Thaïlande Taïwan Espagne RussieCoréeduSud Belgique Singapour SuèdePays-Bas Allemagne Luxembourg France Canada Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 300 250 200 150 100 50 0 États-Unis Émirats urabesunis 6 5 4 3 2 Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017) G 1 G 7 6 5 4 3 2 1 Source : CNUCED, 2018 Fig 5. STOCK D’IDE SORTANTS, 2017 PRINCIPAUX PAYS D’ACCUEIL (TOP 20) - EN MD$ 50 40 30 Graph 6. Flux d'IDE entrants en France États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada 0 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie ItalieAustralie Brésil Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807 Royaume-UniHongKong Chine Japon Irlande Thaïlande Taïwan Espagne RussieCoréeduSud Belgique Singapour SuèdePays-Bas Allemagne Luxembourg France Canada Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 300 250 200 150 100 50 0 États-Unis Émirats urabesunis Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 Royaume-Uni HongKong Suisse Japon Irlande Espagne Russie CoréeduSud Belgique Singapour Suède Pays-Bas Allemagne France Canada Chine États-Unis 4 7 799 Source : CNUCED, 2018 Fig 1. FLUX ENTRANTS D’IDE, ANNUEL, 1995-2017 - EN MD$ Paysdéveloppés Paysémergents Économiesentransition 2 000 1 600 1 200 800 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017) Chap 1 Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015) Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la R&D (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807 Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010 Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017 Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 15 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 16. *Donnéesactualisées-Source : Banque de France, 2018 Fig 6. FLUX D’IDE ENTRANTS EN FRANCE - EN MD€ Capitalsocialycomprisimmobilier Bénéficesréinvestis Prêtsintra-groupeetcréditscommerciaux Total 50 40 30 20 10 0 -10 -20 Graph 6. Flux d'IDE entrants en France 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* ItalieAustralie Brésil 1 500 1 000 500 0 Royaume-Uni HongKong Suisse Japon Irlande Espagne Russie CoréeduSud Belgique Singapour Suède Pays-Bas Allemagne France Canada Chine États-Unis 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède OCDE Finlande UE-22 Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % composant electroniques chimie conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux agroalimentaire production Source : Banque de France, 2018 Fig 7. LES FLUX D’IDE ÉTRANGERS EN FRANCE - EN MD€ 2015 2016 2017 Les flux d’IDE totaux 42,3 31,8 444,2,2 Capital social 28,6 27,2 28,9 Bénéfices réinvestis 6,8 7,9 6,5 Autres opérations (prêts intra-groupe) 6,9 -3,3 8,7 Selon les données présentées par la Banque de France, le solde des flux d’investissements étrangers entrants en France s’est élevé à +44,2 Md€ en 2017, contre +31,8 Md€ en 2016, soit un niveau record depuis 10 ans. Les flux d’IDE provenant du Royaume-Uni se sont élevés à +17,8 Md€ (contre seulement +1,9 Md€ en 2016), avec une augmentation particulièrement marquée dans les secteurs automobile, immobilier et financier. Les principaux pourvoyeurs de flux d’investissements sont ensuite les Pays-Bas (+7,3 Md€, avec notamment le rachat du volailler Duc par Plukon Food) et les États-Unis (+7,1 Md€, avec notamment l’implantation d’un site de production de pales d’éolienne à Cherbourg par General Electric). La Finlande, qui était le principal investisseur en flux en France en 2016 en raison de l’acquisition d’Alcatel-Lucent par Nokia, retrouve un rang plus conforme à nos relations bilatérales (3,4 Md€, contre 12,4 Md€ en 2016). Par ailleurs, le montant des investissements en capital social (y compris les investissements immobiliers) a progressé pour atteindre +28,9 Md€ en 2017. Ce montant s’explique par plusieurs opérations majeures de fusions- acquisitions comptabilisées en 2017 (ex : rachat par le groupe allemand Boehringer Ingelheim de Merial, la filiale santé animale du groupe Sanofi, pour plus de 11 Md€). Les bénéfices réinvestis s’élèvent en revanche à +6,5 Md€, contre +7,9 Md€ en 2016. Enfin, les prêts intra-groupes (flux de prêts internes entre filiales appartenant à la même maison mère) présentent un solde positif en 2017 de +8,7 Md€, contre un solde négatif de -3,3 Md€ en 2016. Flux d’investissements directs étrangers, Banque de France 16
  • 17. Le stock d’IDE en France s’élève en 2017 à 729 Md€, en augmentation de 9 % par rapport à l’année précédente – et en accélération par rapport à une moyenne annuelle d’environ 7 % sur les 5 dernières années. Au niveau sectoriel, le stock d’IDE dans les industries manufacturières a augmenté de 16 % en 2017. Avec un total de 195 Md€ (27 % du stock entrant total), la France est le pays qui attire le plus grand volume d’investissements industriels en Europe. Pour leur part, les activités financières et immobilières, qui attirent à elles deux plus de 50 % du stock d’IDE en France, ont vu leurs investissements s’accroître de 6 % sur l’année. Les stocks d’IDE dans les activités scientifiques et techniques et dans la construction ont augmenté de 3 %, dans les activités commerciales, de 10 %. S’agissant des investissements directs français à l’étranger, le stock est estimé à près de 1 200 Md€ fin 2017, un niveau stable par rapport à 2016. La zone euro concentre 45 % du stock français d’investissements à l’étranger contre 20 % pour l’Amérique du Nord, les États-Unis étant toujours le 1er pays destinataire des IDE français, avec 210 Md€. En termes de flux, le solde des investissements français à l’étranger s’est élevé à 51 Md€, contre 57 Md€ en 2016. Ce recul s’explique notamment par le solde négatif enregistré avec la Belgique (-10 Md€ alors qu’il était de +9 Md€ en 2016), le Qatar (-1,5 Md€) et la Chine (-0,9 Md€). Les États-Unis restent le principal pays destinataire de flux d’IDE français (14,3 Md€, après 15,4 Md€ en 2016), suivis du Luxembourg (+10,1 Md€) et de l’Allemagne (+8,6 Md€). Méthodologie DÉFINITION DES FLUX D’INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS Les statistiques de flux et de stocks d’investissements directs au niveau mondial sont collectées par la Cnuced, et par le Fonds monétaire international (FMI) s’agissant des stocks, auprès des banques centrales, des instituts statistiques ou des autorités nationales. Au niveau méthodologique, la Cnuced s’appuie sur les recommandations de la 6e édition du Manuel de la balance des paiements du FMI. Cependant, on observe des écarts entre les données fournies par les deux organismes, qui se justifient par des différences dans les critères de présentation retenus ­– devise, année de base, etc. L’investissement direct est établi dès lors qu’une entreprise ou un particulier (l’investisseur) détient au moins 10 % des droits de vote lors des assemblées générales d’une entreprise (considérée alors comme l’entreprise investie) ou, à défaut, 10 % du capital social. L’ensemble des opérations financières entre les deux entreprises est alors enregistré en investissements directs et est présenté dans le compte financier de la balance des paiements. FIABILITÉ DES DONNÉES - Les flux d’IDE regroupent des opérations de nature très différentes, qui ne peuvent être interprétées de manière satisfaisante au niveau agrégé comme le fait la Cnuced : les créations d’entreprise et acquisitions de capital, les investissements immobiliers (fondus au sein du poste « capital social ») et les prêts intra-groupes. Ainsi, la Banque de France souligne que la hausse des flux d’IDE observée ces dernières années résulte notamment des prêts intra-groupes, rendant difficile l’interprétation des statistiques d’investissements directs au niveau agrégé. - Les flux d’IDE sont fortement volatils et soumis à des révisions. De très fortes révisions d’une année sur l’autre peuvent conduire à modifier substantiellement les évolutions et les classements des pays. Compte tenu de ces limites méthodologiques, il est indispensable de coupler l’étude des flux et des stocks d’IDE avec une approche plus micro, ou par firmes, afin d’étudier la nature des différents projets d’investissement observés. Le rapport annuel de Business France essaye ainsi de dérouler cette approche (étude d’impact en termes d’emploi, de valeur ajoutée, de RD, etc.). 17 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 18. Une réforme du marché du travail permettant aux entreprises de s’adapter plus rapidement aux mutations économiques et aux plus fragiles, d’accéder à l’emploi Réforme du dialogue social et du code du travail. Celle-ci comprend trois volets principaux : 1 / Une nouvelle articulation de l’accord d’entreprise et de l’accord de branche est mise en œuvre pour garantir un élargissement sécurisé du champ de la négociation collective et pour permettre des accords au plus près du terrain. 2/ Le dialogue économique et social est simplifié et renforcé, notamment grâce à la fusion des différentes instances représentatives du personnel et à la restructuration des branches professionnelles. 3/ Les règles régissant les relations de travail sont désormais plus prévisibles et plus sécurisantes avec, en particulier, la mise en place d’un plancher et d’un plafond pour les indemnités prud’homales, le raccourcissement des délais de recours aux prud’hommes, l’encouragement du recours à la conciliation employeur-employé, la redéfinition du périmètre d’appréciation de la cause de licenciement pour motif économique et la facilitation des restructurations d’entreprise par les « ruptures conventionnelles collectives ». Réforme de l’assurance-chômage. Celle-ci sera désormais étendue aux salariés démissionnaires et aux indépendants, en contrepartie d’un meilleur contrôle de la recherche d’emploi. En sécurisant les transitions professionnelles d’un statut à l’autre, cette réforme facilitera la mobilité des actifs vers les emplois de qualité et incitera à la prise de risque inhérente à l’entrepreneuriat. Réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage, dont le projet de loi sera présenté en 2018. Baisse de l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % en 2022, avec une première baisse dès 2018. L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplace l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui est supprimé. Création d’un prélèvement forfaitaire unique à 30 % sur les revenus du capital. Bascule cotisations salariales/CSG qui viendra stimuler l’emploi en permettant une baisse de la taxation agrégée du facteur travail. Transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allègement pérenne de cotisations patronales dès 2019 pour inciter davantage à l’embauche. Une réforme fiscale en faveur de la compétitivité, de l’investissement et de l’emploi 18
  • 19. Plan d’action en faveur de la croissance et de la transformation des entreprises (PACTE). Le projet de loi a été présenté en conseil des ministres le 18 juin 2018. Il vise à lever les freins à la croissance des entreprises tout en repensant le rôle de l’entreprise dans la société. Il s’agit d’un enjeu majeur pour renforcer le tissu productif et renforcer l’attractivité du territoire. Grand plan d’investissement de 57 Md€ déployé sur 5 ans afin de rehausser notre potentiel de croissance. Il visera à accélérer la transition écologique, édifier une société de compétence, ancrer la compétitivité sur l’innovation et construire l’État de l’âge numérique. Constitution d’un fonds de 10 Md€ en faveur de l’industrie et de l’innovation. Il ciblera en particulier l’innovation de rupture. Une transformation de notre appareil productif et un investissement dans la croissance de demain Instauration d’un droit à l’erreur pour les entrepreneurs de bonne foi dans leurs relations avec l’administration. Simplification du cadre réglementaire grâce à la règle du « one in, two out »1 , en proscrivant la transposition de normes au-delà des exigences minimales des directives européennes correspondantes (circulaire du 26 juillet 2017). Agenda d’attractivité de la place financière parisienne dans le cadre du Brexit pour rendre notre écosystème de financement encore plus performant : abrogation du taux majoré à 20 % fixé sur la 4e  tranche de la taxe sur les salaires ; ouverture de nouveaux lycées internationaux et de nouvelles classes bilingues afin de faciliter l’installation des cadres souhaitant s’installer à Paris. Une simplification accrue de l’environnement des affaires 1 Toutenouvellenormeréglementairedoitêtrecompenséeparlasuppressionoulasimplificationd’aumoinsdeuxnormesexistantes danslemêmechampd’intervention. 19 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 20. L’attractivité d’une économie doit également s’apprécier au travers des investissements étrangers productifs créateurs d’emplois (nouveaux sites de production ou de services) et des extensions d’activité. Chaque année, selon le Rapport sur l’internationalisation de l’économie française 2017 produit par Business France, les investissements étrangers en France permettraient de créer ou de sauvegarder environ 30 000 emplois en moyenne, ce qui positionne la France, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, parmi les pays européens les plus attractifs pour les investissements étrangers créateurs d’emploi. La dynamique des décisions d’implantation des firmes multinationales en Europe s’est maintenue en 2017 et a progressé de 12 % par rapport à 2016. Selon l’Observatoire Europe élaboré par Business France, la France a accueilli 19 % des investissements étrangers créateurs d’emploi qui ont été recensés en Europe. Viennent ensuite respectivement le Royaume-Uni et l’Allemagne avec 16 % et 13 % des investissements. Les États-Unis sont le 1er pays investisseur en Europe avec 26 % des investissements recensés. Vient ensuite l’Allemagne avec 12 % des projets. La France, avec 7 % des projets, est le 4e pays investisseur en Europe, après le Royaume-Uni. 1.2 Investissements étrangers physiques créateurs d’emploi Source : Observatoire Europe, Business France 19,2 % 16,1 % 4,6 % 0,6% 1 % 3,4 % 3,8 % 2,4 % 2,1 % 1,2 % 1,1 % 2,3% 7,8 % 2,1 % 5,1 % 13,3 % ROYAUME-UNI ESPAGNE ITALIE ALLEMAGNE SUISSE SUÈDE 0,6% NORVÈGE FINLANDE HONGRIE ROUMANIE BULGARIE SLOVAQUIE REPUBLIQUE TCHEQUE LITUANIEDANEMARK AUTRICHE PORTUGAL IRLANDE FRANCE POLOGNE 1,2 % 1,6% 2,3 % 4,7 % 0,6% BELGIQUE PAYS-BAS LUXEMBOURG 1,3% FIG 8. RÉPARTITION DES DÉCISIONS D’IMPLANTATION EN EUROPE (2017) 20
  • 21. 2017, la meilleure année depuis 10 ans, +16 % des décisions d’investissement Selon le bilan de l’investissement étranger en France réalisé par Business France, 1 298 décisions d’investissement ont été recensées en 2017, soit une hausse de 16 % par rapport à 2016 (1 117 en 2016), permettant la création ou le maintien de 33 489 emplois. En moyenne, 25 décisions d’investissement ont été recensées chaque semaine en France l’année dernière. 412 nouvelles entreprises ont décidé de choisir la France pour y développer leurs activités, soit 32 % des projets enregistrés. Les emplois créés et maintenus ont connu une augmentation de 11 % : les emplois créés ont enregistré une hausse de 6 % pour atteindre 26 399 emplois, et les emplois maintenus, une hausse de 34 % pour atteindre 7 090 emplois. Les entreprises étrangères privilégient les activités de production. Le nombre des investissements dans les activités industrielles s’établit à 343 décisions en 2017, soit 26 % de l’ensemble des investissements. La fonction production est la première contributrice en termes de créations d’emploi avec 16 213 emplois en 2017, soit 48 % de l’emploi total. Les emplois associés aux investissements dans les activités de production ont fortement progressé (+44 %), ce qui se traduit par une hausse de la taille moyenne des projets (47 emplois par décision d’investissement). À titre d’exemple, mentionnons le groupe suédois Volvo qui conforte ses sites de production en France et a annoncé la création de plus de 160 emplois dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2017 ; le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca qui investit 135 millions d’euros à Dunkerque ; General Electric (États-Unis) qui a décidé d’investir 120 millions d’euros afin d’implanter un site de production de pales d’éoliennes à Cherbourg, permettant la création de plus de 500 emplois. Lesdécisionsd’investissement dans les fonctions de RD, ingénierie et design, ont augmenté de +9 % par rapport à 2016 : 125 décisions d’investissement ont été recensées, soit 10 % de l’ensemble des projets. Peuvent être cités les projets de l’entreprise américaine Zendesk, parmi les leaders mondiaux dans le développement de solutions logicielles, qui double ses effectifs de RD à Montpellier en prévoyant de recruter 50 ingénieurs RD supplémentaires sur le site de Montpellier. Sartorius, filiale allemande du groupe Göttingen spécialisé dans la production de consommables pour l’industrie pharmaceutique, a décidé d’accroître ses capacités de RD avec l’embauche de 200 nouveaux collaborateurs, dont 80 chercheurs, sur son site des Bouches-du-Rhône. 21 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 22. L’implantation de centres de RD et de sièges sociaux des groupes internationaux a des effets d’entraînement sur le reste de l’économie en termes de savoir-faire et de transferts technologiques. En ce sens, ces opérations méritent d’être identifiées comme stratégiques. Ces activités contribuent fortement à l’attractivité du site France et au potentiel de croissance de l’économie. En 2017, la France est le pays qui attire le plus grand volume d’investissements industriels ainsi que le plus grand nombre d’implantations étrangères de centres de RD en Europe. En 2017, la France est le 1er pays d’accueil des activités de RD en Europe. Elle accueille 16 % de l’ensemble des centres de RD recensés en Europe, contre 15 % au Royaume-Uni et 12 % en Allemagne. Le Royaume-Uni reste le principal pays d’accueil des sièges sociaux : 25 % de ces implantations se localisent au Royaume-Uni. La France est également le 1er pays d’accueil des investissements industriels en Europe, avec environ 25 % des investissements du secteur destinés aux pays européens. Elle bénéficie pour cela de nombreux atouts dans le domaine (présence de filières et de grands donneurs d’ordre, savoir-faire, infrastructures de transport). La France accueille notamment 37 % des investissements dans le secteur des machines et équipements mécaniques et 25 % dans le secteur agroalimentaire. La France est une terre d’accueil privilégiée pour les investissements étrangers dans les secteurs de la chimie, plasturgie (19 % des investissements étrangers destinés à l’Europe). La France accueille également 15 % des investissements étrangersenEuropedanslesecteurdeslogicielsinformatiques, devançantlégèrementl’Allemagne(14 %). Enfin, dans les services à forte intensité de connaissance tels que le conseil et les services financiers, la France se positionne au 2e rang des pays d’accueil des investissements, derrière le Royaume-Uni. La place de Paris paraît particulièrement bien placée pour accroître son attractivité. Depuis l’annonce du Brexit, environ 3 000 emplois seraient en cours de création à Paris selon Paris Europlace, permettant de générer près de 20 000 emplois indirects. Certaines banques ont d’ores et déjà annoncé leur intention d’implanter directement des branches entières de leurs activités à Paris. Par ailleurs, le renforcement de l’attractivité de la place de Paris s’est matérialisé notamment par le choix, en septembre 2017, de Paris pour l’installation de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Cette décision verra l’installation de 170 à 190 emplois et permettra à plus long terme, avec la présence également de l’Autorité européenne des marchés financiers, de favoriser le choix de Paris pour l’installation de la tête de pont européenne de grands acteurs internationaux du secteur de la finance. 22
  • 23. Fig 9, 10, 11, 12, 13, 14. DÉCISIONS D’IMPLANTATION DES FIRMES MULTINATIONALES (2017) EN PART DU MARCHÉ EUROPÉEN 10 0 -10 -20 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* Flux de migration 90 000 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne composant electroniques chimie conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 Chimie, plasturgie Médicaments et biotechnologies appliquées 30 20 10 0 -10 -20 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* Flux de migration 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne composant electroniques chimie conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) Sièges sociaux RD, ingénierie F 9 8 7 6 5 4 3 2 1 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 1 10 20 18 1 1 1 10 8 2 20 1 10 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne c c agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Production Logistique 017 ésiloréeduSud 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède OCDE Finlande UE-22 Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis riche 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % Finlande composant electroniques chimie conseil ingenérie Conseil, ingénierie Services financiers -10 -20 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* Flux de migration 90 000 80 000 70 000 60 000 50 000 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne composant electroniques chimie conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 60 50 40 Agroalimentaire Machines et équipements mécaniques -10 -20 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* Flux de migration 90 000 80 000 70 000 60 000 50 000 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne composant electroniques chimie conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 60 50 Composants électroniques Logiciels et prestations informatiques Source : Observatoire Europe, Business France 23 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 24. Le contrôle des investissements Le marché français se caractérise par son ouverture aux investisseurs étrangers. Cette ouverture trouve sa source dans le cadre légal et réglementaire qui énonce expressément le principe selon lequel « les relations financières avec l’étranger sont libres » (article 151-1 du code monétaire et financier). Sur le fondement des normes internationales et européennes, la France s’est dotée d’un dispositif de contrôle strictement encadré et limité dans sa mise en œuvre à l’instar d’autres États. En effet, de nombreux pays en Europe (Allemagne, Royaume-Uni, Italie notamment) et hors d’Europe (États-Unis, Canada, Australie notamment) disposent également de législations qui permettent de contrôler les investissements étrangers réalisés dans les secteurs stratégiques. Le régime relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable est encadré par les articles L.151-3 et R.153-1 et suivants du code monétaire et financier et s’articule autour de deux axes : - un contrôle des investissements réalisés par des investisseurs provenant d’États membres de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, et provenant de pays tiers, dans le respect des exigences des traités européens ; - un contrôle qui s’effectue uniquement lors de la réalisation d’un investissement étranger dans des secteurs limitativement énumérés par voie réglementaire car considérés comme sensibles, car susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, la sécurité publique et la Défense nationale. Ledispositifdecontrôledes investissementsétrangersfait actuellementl’objetd’une réformeprévoyantnotamment: 1 / l’amélioration du traitement des opérations réalisées sans autorisation préalable, par l’introduction d’une possibilité, pour le ministre chargé de l’Économie, d’enjoindre à l’investisseur de déposer une demande postérieure- ment à la réalisation de cette opération ; 2 / la possibilité, pour les sociétés cibles des investissements étrangers, de saisir l’administration aux fins de savoir si une opération est soumise à autorisation. Il est à noter qu’en l’état de droit, seul l’investisseur peut procéder à une telle demande ; 3 / l’extension de la liste limitative des secteurs considérés comme sensibles à des secteurs d’avenir ; 4 / le renforcement du pouvoir de police et de sanction du ministre chargé de l’Économie corrélé à une prise en compte plus effective des garanties qui s’attachent aux principes de proportion- nalité et du contradictoire. 24
  • 25. BILAN FRANCE, Business France Le Bilan de l’investissement étranger en France élaboré par Business France et ses partenaires régionaux recense annuellement, depuis 1993, les investissements créateurs d’emploi en France décidés par des entreprises étrangères. Ce bilan comptabilise le nombre d’emplois générés durant les trois premières années du projet. Il fournit des statistiques détaillées par secteur d’activité, type d’opération et de fonction, pays d’origine et région d’accueil. Types d’investissements productifs recensés : - les créations, qui correspondent à des emplois créés sur un nouveau site ; - les extensions, qui génèrent de nouveaux emplois sur un site existant ; - les reprises, qui intègrent les emplois sauvegardés grâce à l’acquisition d’une société en difficulté par un investisseur étranger ; - les reprises-extensions, pour lesquelles sont comptabilisés les emplois créés à la suite de l’acquisition d’une entreprise française, qui n’est pas en difficulté, par un investisseur étranger ; - les rachats-extensions, qui correspondent à des emplois créés à la suite d’acquisition d’entreprises saines. Le recueil des données Les données du Bilan des investissements étrangers en France sont issues de trois sources : - les projets identifiés et accompagnés par Business France ; - les projets suivis directement par les partenaires territoriaux (correspondants chefs de file en région) de Business France en France ; - l’Observatoire France de Business France, qui détecte, au travers d’un suivi de la presse économique internationale, les entreprises étrangères susceptibles de venir s’implanter en France. Chaque année, plus de 700 projets étrangers sont intégrés à cet observatoire. OBSERVATOIRE EUROPE, Business France L’Observatoire de Business France recense les projets d’investissement étrangers créateurs d’emploi en Europe qui ont fait l’objet d’une communication dans la presse (depuis 2007). Les sources comprennent les communiqués de presse, les journaux et la presse spécialisée, les publications d’associations professionnelles, sites web d’entreprises. Chaque décision d’investissement est rattachée à la maison mère de l’entreprise qui investit. Deux types d’investissements sont retenus : les créations de sites et les extensions de sites déjà existants. Sont exclues les fusions-acquisitions, les prises de participation ainsi que les alliances stratégiques. EUROPEAN INVESTMENT MONITOR, EY Sont pris en compte dans la base de données EIM, les projets d’investissement direct étrangers créant des emplois dans le cadre de créations ou d’extensions de sites, tels que des unités de production, plateformes logistiques, centres de back office, centres de service partagés, quartiers généraux, centres de RD, bureaux de marketing et vente. CROSSBORDER INVESTMENT MONITOR, fDi Markets La base de données Crossborder Investment Monitor, réalisée par fDi Markets selon l’approche des observatoires, rassemble des données relatives aux projets d’implantation des firmes étrangères dans le monde, depuis 2003. Ne sont pris en compte que les projets « greenfield » et les extensions. Sont exclues les fusions- acquisitions, les privatisations ainsi que les alliances stratégiques. Les observatoires ne détectent qu’une partie des décisions d’investissement vérifiées et comptabilisées par Business France et ses partenaires régionaux annuellement lors de la construction du Bilan France. En dépit de ces limites, les observatoires sont utilisés pour évaluer les positions relatives des pays européens. Investissements productifs 25 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 26. 1.3 Contribution des filiales étrangères La contribution des entreprises sous contrôle étranger est particulièrement marquée dans l’industrie manufacturière. L’économie française est très ouverte aux capitaux étrangers. Les entreprises étrangères ne représentent que 1 % du nombre d’entreprises opérant en France mais génèrent près de 1 emploi salarié sur 9 (1 sur 5 dans le secteur manufacturier). La part des capitaux étrangers dans la capitalisation boursière française témoigne également de l’ouverture et de l’attractivité de l’économie française. La contribution des entreprises sous contrôle étranger (Foreign Affiliates Trade Statistics - FATS) aux différentes économies est significative. Ces indicateurs illustrent l’internationalisation de l’ensemble des économies. En 2015, ces entreprises occupent une place importante dans l’industrie manufacturière des principaux pays développés. Elles assurent dans de nombreux pays de l’Union européenne plus du quart de la valeur ajoutée du secteur manufacturier. En France, la contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée était de 17 % en 2015 (27 % dans l’industrie manufacturière). La contribution à l’emploi est variable selon les pays et est également plus marquée dans l’industrie manufacturière. En Irlande, Suède, Pologne et Belgique, plus du tiers des emplois dans l’industrie manufacturière est réalisé par les entreprises sous contrôle étranger. En France, 22 % de l’emploi est réalisé par ces entreprises. L’internationalisation des économies se mesure également à la part des entreprises étrangères dans la RD. En Europe, les filiales étrangères jouent un rôle prédominant dans la réalisation des activités de RD en Belgique, en Irlande, en Autriche et au Royaume-Uni. Les filiales étrangères contribuent à 26 % des dépenses de RD en France. La part des capitaux étrangers dans la capitalisation boursière française témoigne également de l’attrait de l’économie française. Selon la Banque de France (Bulletin de la Banque de France n° 219, septembre-octobre 2018), la part de la capitalisation boursière des sociétés françaises du CAC 40 détenue par les non-résidents s’élevait à 42,7 % (en baisse de 2,4 points de pourcentage) au 31 décembre 2017, pour un montant de 569 Md€. Les investisseurs non résidents proviennent pour 44,6 % de la zone euro, pour un tiers des États‑Unis et pour 7,7 % du Royaume-Uni, tandis que les parts des pays d’Asie et du Moyen‑Orient demeurent faibles. Source : OCDE, activités des FMN 2018 Fig 15. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES À LA VALEUR AJOUTÉE (2015) - EN % DU TOTAL Flux d 90 000 80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne compagroalimentaire Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Total Secteurmanufacturier Services 26
  • 27. Source : OCDE, activités des FMN 2018 Fig 17. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES À LA RD (2015) - EN % DU TOTAL 2016 2017 Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015) Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 réeduSud e e 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Total Secteurmanufacturier Services OUVERTURE DE L’ÉCONOMIE FRANÇAISE Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques(Insee),lesfilialesdegroupesétrangers: - emploient 1/5e de l’effectif salarié de l’industrie en France ; - contribuent à hauteur de 27 % à la valeur ajoutée de l’industrie française ; - assurent 30 % des exportations de l’industrie manufacturière ; - assurent 21 % des dépenses totales de RD des entreprises en France (MESR-SIES, 2017). Parmi les 500 premières entreprises mondiales, 32 entreprises sont allemandes, 28 sont françaises et 21 sont britanniques (Global Fortune 500, 2018). Source : OCDE, activités des FMN 2018 Total Secteurmanufacturier Services 2 000 1 600 1 200 800 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017) ap 1 Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015) Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 i g e e e e r il s e e ie e e e e ie e a Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 is 7 807 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Fig 16. CONTRIBUTION DES FILIALES ÉTRANGÈRES À L’EMPLOI (2015) - EN % DU TOTAL 2 000 1 600 1 200 800 400 0 1999 1998 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 1996 1997 Graph1. Flux d'investissements directs étrangers entrants (1995-2017) ap 1 Graph 9. Contribution des filiales étrangères à l'emploi (2015) Graph 10 Contribution des filiales étrangères à la RD (2015) Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 États-Unis HongKong Chine Irlande Espagne Indonésie Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Israël CoréeduSud IndeAllemagne Suisse Russie France Canada Graph 2. Flux entrants d'investissements étrangers directs (2017) 200 160 120 80 40 0 275 Royaume-Uni HongKong Chine Irlande EspagneBelgique Singapour Brésil Pays-Bas Mexique Australie Italie Inde Suède Allemagne Suisse Russie France Canada Graph 3. Stock d'IDE entrants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 États-Unis 7 807 Graph 4. Flux d'IDE sortants (2017) 350 300 250 200 150 100 50 0 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010 Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017 Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 i 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Autriche Pologne Irlande 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande Stockdecapital Tauxdedétention Fig18.TAUXDEDÉTENTION PARLESNON-RÉSIDENTSDUCAC40 Source : Banque de France, 2018 27 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 28. 1.4 Compétences étrangères La capacité à former des talents venus de l’étranger traduit, autant qu’elle conditionne, le rayonnement international et l’attractivité d’un pays. Avec plus de 245 000 étudiants en mobilité internationale inscrits dans l’enseignement supérieur, la France figure, en 2016, au 4e rang mondial derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. La France est un acteur important de l’internationalisation, qui a des incidences positives sur l’écosystème de l’enseignement supérieur. Les étudiants étrangers sont fortement présents dans les programmes de formation de haut niveau en lien avec la recherche : ils représentent 40 % de l’ensemble des doctorants. En 2016, on dénombre 4,6 millions d’étudiants en mobilité internationale dans le monde (dont 3,5 millions dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, OCDE). Les effectifs et les flux de ces étudiants sont toutefois très concentrés dans le monde, mais leur choix de destination est fortement influencé par des tendances historiques. Le nombre d’étudiants en mobilité internationale ne cesse de progresser et pourrait atteindre 9 millions en 2025. Cette main-d’œuvre qualifiée contribue à améliorer le potentiel d’innovation des pays. Le nombre d’étudiants étrangers en France enregistre une croissance de +2,5 % en 2016. Avec plus de 245 000 étudiants en mobilité internationale, la France maintient sa 4e place au niveau mondial comme pays d’accueil des étudiants internationaux après les États-Unis, le Royaume- Uni et l’Australie, mais avant l’Allemagne. Elle est donc le 1er pays d’accueil non anglophone. À noter que la France accueille des étudiants de tous les continents. La France est donc un acteur important de l’internationalisation. Les facteurs de proximité, dont la langue, les liens historiques, la distance géographique et les accords politiques (comme l’espace européen de l’enseignement supérieur), ont une influence significative sur le choix des pays de destination des étudiants en mobilité internationale. Une majorité des étudiants en mobilité internationale en formation en France sont originaires d’Afrique (42 %), l’Asie étant la 2e région d’origine des étudiants (21 %). Les pays où les établissements d’enseignement sont en bonne position dans les classements internationaux figurent parmi les destinations les plus prisées par les étudiants en mobilité internationale. L’excellence et la renommée de notre système d’enseignement supérieur, comme la langue française, sont nos atouts pour attirer en France les étudiants étrangers. Avec 20 établissements dans le classement des 250 meilleures universités de moins de 50 ans du Times Higher Education, la France se place en 3e position derrière le Royaume-Uni (31 universités) et l’Australie (22). La formation des élites dans l’enseignement supérieur est également un enjeu d’influence, et la France est bien positionnée de ce point de vue : 40 des « leaders mondiaux » en activité en 2018 ont été formés en France, soit une 3e  position derrière le Royaume-Uni (57) et les États-Unis (58). En revanche, la mobilité dans les petits pays européens est majoritairement intra-européenne. Plus de la moitié des étudiants en formation en Autriche, aux Pays-Bas et en Pologne sont originaires d’Europe. Les étudiants étrangers représentent 10 % de l’ensemble des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en France en 2015. Cette part est de 18 % pour le Royaume-Uni et de 8 % pour l’Allemagne. La France se distingue par une très forte proportion d’étudiants étrangers dans les programmes de formation de haut niveau1 : 40 % des doctorants sont étrangers. À l’inverse, en Allemagne, seuls 9 % des doctorants sont étrangers. Les migrations de travail ont augmenté dans plus de la moitié des pays de l’OCDE en 2015. En France, les migrations de travail ont progressé de 8 % en 2015. Cette hausse a été particulièrement marquée chez les chercheurs, avec un niveau record de +14 %. 1 Diplôme équivalent au doctorat. 28
  • 29. Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018 Fig 19. TOP 20. NOMBRE D’ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ INTERNATIONALE PAR PAYS D’ACCUEIL, 2016 Graph 11 Taux de détention par les non-résidents du CAC 40 Suède Taïwan s 600 500 400 300 200 100 0 48 % 46 % 44 % 42 % 40 % 38 % 36 % Déc.2002Déc.2003Déc.2004Déc.2005Déc.2006Déc.2007Déc.2008Déc.2009Déc.2010 Déc.2011Déc.2012Déc.2013Déc.2014Déc.2015Déc.2016Déc.2017 duSud Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 Royaume-UniAustralie SuisseDanemark Japon Canada Irlande Espagne SuèdeHongrieFinlandePortugal Pays-BasAutricheBelgique Pologne Nouvelle-Zélande Allemagne France États-Unis Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède OCDE Finlande UE-22 Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 35 30 25 20 15 10 5 0 Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018 Fig 21. ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ INTERNATIONALE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, PAR MATIÈRE, 2016 17 Taïwan niséeduSud Graph 12. Top 20. Nombre d'étudiants en mobilité internationale par pays d'accueil En milliers 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 Royaume-UniAustralie SuisseDanemark Japon Canada Irlande Espagne SuèdeHongrieFinlandePortugal Pays-BasAutricheBelgique Pologne Nouvelle-Zélande Allemagne France États-Unis Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède OCDE Finlande UE-22 Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis he 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 ume-Uni Finlande Suède Espagne Italie ays-Bas lemagne France elgique Autriche Pologne Irlande conseil ingenérie Sciences, mathématiques et sciences informatiques Ingénierie, industrie et construction Source : OCDE, Regards sur l’Éducation 2018 Fig 20. PART DES ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ INTERNATIONALE DANS L’ENSEIGNEMENT TERTIAIRE, 2016 50 40 30 20 10 0 -10 -20 Graph 6. Flux d'IDE entrants en France 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 20172015* ItalieAustralie Brésil Royaume-UniHongKong Chine Japon Irlande Thaïlande Taïwan Espagne RussieCoréeduSud Belgique Singapour SuèdePays-Bas Allemagne Luxembourg France Canada 350 300 250 200 150 100 50 0 États-Unis Émirats urabesunis Graph 5. Stock d'IDE sortants (2017) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 Royaume-Uni HongKong Suisse Japon Irlande Espagne Russie CoréeduSud Belgique Singapour Suède Pays-Bas Allemagne France Canada Chine États-Unis 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 Royaume-UniAustralie SuisseDanemark Japon Canada Irlande Espagne SuèdeHongrieFinlandePortugal Pays-BasAutricheBelgique Pologne Nouvelle-Zélande Allemagne France États-Unis Graph 13. Part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède OCDE Finlande UE-22 Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis Graph 14. part des etudiant en mobolité internationnale ds l’enseignement superieur 35 30 25 20 15 10 5 0 Royaume-Uni Japon Irlande Espagne Suède Finlande Pays-Bas Autriche Belgique Pologne Norvège Allemagne France États-Unis 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande conseil ingenérieGraph 7. Décisions d'implantation des firmes multinationales (2017) siege sociaux 7 799 Programme de recherche Enseignement supérieur Source : OCDE, Perspectives des migrations internationales, 2018 Fig 22. FLUX DE MIGRATION (TRAVAIL) Flux de migration 90 000 80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Canada Royaume-Uni Mexique Italie Suisse Danemark Japon Norvège Irlande Espagne Suède Finlande Portugal Pays-Bas AutricheBelgique Nouvelle-Zélande Allemagne France Australie États-Unis 20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 28 % 24 % 20 % 16 % 12 % 8 % 4 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie Irlande Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne composant electroniques chimie agroalimentaire production Graph 8. Contribution des filiales étrangères à la valeur ajoutée (2015) 70 60 50 40 30 20 10 0 Royaume-Uni Finlande Suède Espagne Italie États-Unis Pays-Bas Allemagne France Belgique Autriche Pologne Irlande 29 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES INDICATEURS DE RÉSULTATS
  • 31. Taille et dynamisme du marché 32 Éducation et capital humain 38 Recherche et innovation 44 Infrastructures Transports 52 Télécommunications 56 Réseau électrique et bureaux d’affaires 58 Environnement administratif et réglementaire 60 Environnement financier 68 Coûts et fiscalité Coûts d’exploitation et du travail 74 Fiscalité 81 Qualité de vie 84 Croissance verte 92 Perceptions des investisseurs étrangers 98 31 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
  • 32. La taille de marché du pays d’accueil (notamment appréhendée par le PIB nominal et le PIB par habitant), comme son dynamisme, sont des facteurs déterminants dans les choix de localisation des firmes multinationales. En 2017, avec un PIB de 2 588 Md$ à prix courants, la France est la 7e économie mondiale après les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Inde. L’Europe est le 2e plus vaste marché au monde : le PIB de l’UE 28 est estimé à 17 325 Md$ courants en 2017, contre 19 485 Md$ pour les États-Unis et 12 015 Md$ pour la Chine. En 2017, la France est la 7e économie mondiale. Depuis fin 2014, l’économie française connaît une dynamique de nette reprise : selon les dernières estimations du FMI1 , la croissance française a atteint +1,0 % en 2015 et +1,1 % en 2016 ; et le PIB français a progressé de 2,3 % en 2017. Les États-Unis connaissent également une croissance soutenue depuis plusieurs années (+1,6 % en 2016 et +2,2 % en 2017), tout comme l’Allemagne (+2,2 % et +2,5 %) et le Royaume-Uni (+1,8 % et +1,6 %). Pour l’année 2018, le gouvernement français prévoit une progression solide de l’économie française à +1,7 %, à l’instar des organismes de prévision : +1,6 % d’après l’Insee2 , la Banque de France3 , l’OCDE4 et le FMI5 . Cependant, tous les organismes de prévision économique se veulent prudents face aux multiples facteurs qui pèsent sur la croissance mondiale, et plus particulièrement sur la zone euro : tensions protectionnistes, ampleur des effets du Brexit, hausse des prix du pétrole ou encore volatilité financière. En hausse de 3,9 % en 2017, le PIB par habitant atteint 44 081 $ en France, selon les données du FMI, derrière l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni, mais devant le Japon. 1 World Economic Outlook, octobre 2018. 2 Point de conjoncture d’octobre 2018. 3 Prévisions économiques de septembre 2018. 4 Perspectives économiques de septembre 2018. 5 World Economic Outlook, octobre 2018. Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ; calculs Business France à partir des séries en monnaie nationale à prix constants ; * estimation pour l’année 2017 Fig 23. TAUX DE CROISSANCE ANNUEL MOYEN DU PIB EN VOLUME - EN % Graph 1. Taux de croissance annuel moyen du PIB en volume Chap 2.1 Graph 2. PIB par habitant en dollars et PPP courants Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28 80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 États-Unis Irlande Autriche*Allemagne Suède Belgique* Finlande FranceRoyaume-Uni* Japon Italie* Espagne Pologne Pays-Bas* Irlande Pays-Bas* S États-Unis 2012 200 Irlande Espagne Autriche* Allemagne Suède États-Unis Japon Belgique* Italie* France Finlande Pays-Bas Pologne 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 -2 % Royaume-Uni 2013-2015 2015-2017 2017 2.1 Taille et dynamisme du marché 32
  • 33. FIG 24. RÉPARTITION DE LA RICHESSE MONDIALE EN 2017, PIB - EN MILLIARDS DE DOLLARS COURANTS Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 AMÉRIQUE DU NORD AMÉRIQUE CENTRALE RUSSIE EUROPE ASIE CENTRALE TURQUIE GRANDE CHINE MOYEN- ORIENT AUSTRALIE + OCÉANIE CORÉE DU SUD JAPON AMÉRIQUE DU SUD AFRIQUE SUB-SAHARIENNE AFRIQUE DU NORD INDE ASIE DU SUD-EST 830 95 PIB COURANT (EN MD$) 18 700 13 000 4 900 2 800 850 21 140 AMÉRIQUE DU NORD AMÉRIQUE CENTRALE 3 700 1 950 830 95 PIB PIB COURANT (EN MD$) EUROPE 33 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
  • 34. Étant donné sa position géographique et la taille de son marché, la France est une plateforme centrale de rebond vers les marchés européens. Une société étrangère sera incitée à se localiser dans un pays avec une demande nationale élevée, bénéficiant d’un accès aisé aux autres marchés européens. Selon ce critère de proximité appliqué aux marchés de l’UE 28, la France est en 3e position en 2017, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. De plus, l’économie française est fortement soutenue par les dépenses de consommation finale, qui représentent 78 % du PIB en 2017. C’est un peu moins qu’au Royaume-Uni (84 % du PIB) mais plus qu’en Allemagne (72 %). LaFrancebénéficieégalementd’unedémographiedynamique: la France est le pays européen au plus fort taux de natalité, avec près de deux enfants par femme (1,92) en 2016. Les projections démographiques à horizon 2080 (hors migration) prévoient que ce dynamisme permettra à la France de stabiliser le niveau de sa population, là où la plupart des grands États européens le verraient reculer. Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ; * estimation pour l’année 2017 Fig 24. PIB PAR HABITANT EN DOLLARS COURANTS ET PARITÉ DE POUVOIR D’ACHAT Graph 2. PIB par habitant en dollars et PPP courants Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28 Graph 4. Dépense de consommation finale 80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 États-Unis Irlande Autriche*Allemagne Suède Belgique* Finlande FranceRoyaume-Uni* Japon Italie* Espagne Pologne Pays-Bas* Irlande Pays-Bas* SuèdeAllemagne Autriche* Belgique* FinlandeRoyaume-Uni* France Japon Espagne Italie* Pologne États-Unis 2012 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 Belgique France AllemagneRoyaume-Uni Autriche Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 90 % 80 % 70 % 2017 Irlande Espagne Autriche* Allemagne Suède États-Unis Japon Belgique* Italie* France Finlande Pays-Bas Pologne 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 -2 % Royaume-Uni Méthodologie L’ACCÈS AUX MARCHÉS EXTERNES La variable d’accès aux marchés externes s’appuie sur une notion plus large que celle du PIB. Elle se rapproche du concept de potentiel marchand, en prenant en compte la demande externe adressée à un pays. Cet indicateur est calculé pour le marché de l’UE 28. Nous définissons le potentiel marchand d’un pays comme la somme des PIB des pays voisins pondérés par la distance géographique qui les sépare. 34
  • 35. Source : Eurostat Fig 26. DÉPENSE DE CONSOMMATION FINALE - EN % DU PIB Graph 4. Dépense de consommation finale Graph 6. exportation de marchandises 2017 Graph 5. Taux de fécondité 2016 États-Unis 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 Belgique France AllemagneRoyaume-Uni Autriche Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 2,0 1,8 1,6 1,4 1,2 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0 Belgique France Allemagne Royaume-Uni Autriche Japon Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 Royaume-Uni France Finlande Espagne Pologne Belgique Allemagne Autriche Suède Pays-Bas Irlande UE-28 UE-28 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % Italie Source : FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2018 ; Mayer, T. Zignago, S. (2011), Notes on CEPII’s distances measures : the GeoDist Database, CEPII Working Paper 2011-25 ; calculs Business France Fig 25. ACCÈS AUX MARCHÉS DE L’UE 28 (2017) NIVEAU COMPARATIF AVEC LA FRANCE - INDICE FRANCE = 100 Graph 3. Accès aux marchés de l'UE 28 Graph 4. Dépense de consommation finale Graph 5. Taux de fécondité 2016 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 États-Unis Irlande Autriche*Allemagne Suède Belgique* Finlande FranceRoyaume-Uni* Japon Italie* Espagne Pologne Pays-Bas* Irlande Pays-Bas* SuèdeAllemagne Autriche* Belgique* FinlandeRoyaume-Uni* France Japon Espagne Italie* Pologne États-Unis 2012 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 Belgique France AllemagneRoyaume-Uni Autriche Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 2,0 1,8 1,6 1,4 1,2 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 Royaume-Uni France Finlande Espagne Pologne Belgique Allemagne Autriche Suède Pays-Bas Irlande UE-28 Italie 2017 Source : Eurostat (UE 28), Banque mondiale (États-Unis et Japon) Fig 27. TAUX DE FÉCONDITÉ (2016) EN NOMBRE D’ENFANTS PAR FEMME, TOUTES TRANCHES D’ÂGE Graph 4. Dépense de consommation finale Graph 6. exportation de marchandises 2017 Graph 5. Taux de fécondité 2016 États-Unis 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0Belgique France AllemagneRoyaume-Uni Autriche Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 2,0 1,8 1,6 1,4 1,2 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0 Belgique France Allemagne Royaume-Uni Autriche Japon Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 Royaume-Uni France Finlande Espagne Pologne Belgique Allemagne Autriche Suède Pays-Bas Irlande UE-28 UE-28 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % Italie Source : OMC ; calculs Business France Fig 28. EXPORTATIONS DE MARCHANDISES (2017) PART DE MARCHÉ DES 15 PREMIÈRES ÉCONOMIES EN % DES EXPORTATIONS MONDIALES Graph 7. exportation de services Graph 6. exportation de marchandises 2017 Graph 5. Taux de fécondité 2016 États-Unis 2,0 1,8 1,6 1,4 1,2 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0 Belgique France Allemagne Royaume-Uni Autriche Japon Irlande Pologne Suède Italie Espagne Finlande Pays-Bas 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 Royaume-Uni France Finlande Espagne Pologne Belgique Allemagne Autriche Suède Pays-Bas Irlande UE-28 UE-28 États-Unis Chine 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Belgique France Allemagne Royaume-Uni Japon Canada Mexique Singapour Émirats arabesunis Italie Pays-BasCoréeduSudHongKong Italie 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 2011 2017 35 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
  • 36. Les entreprises bénéficient de la croissance et de la demande mondiale via l’exportation de biens et services produits sur le marché domestique ainsi que l’implantation de filiales à l’étranger. Leurs performances en la matière reposent sur la compétitivité économique des pays. Elles influent, en retour, sur l’attractivité des économies. L’accélération du commerce international résulte principalement de la forte augmentation de la croissance en zone euro (zone intensive en commerce du fait d’échanges intra-zone importants), de la reprise de l’investissement, dont le contenu en importations est élevé, de la reprise des importations en Asie et du rebond des importations russes après 3 années de contraction. Fait notable, tous les pays de notre échantillon bénéficient de cette reprise. Les plus fortes hausses sont enregistrées en Pologne (+15,1 %), en Finlande (+13,2 %), aux Pays-Bas (+12,9 %), en Espagne (+11 %) et en Irlande (+10,2 %). Selon la Cnuced, les exportations de biens et services progressent de 9,5 % en valeur dans l’UE 28 en 2017, après une stabilisation en 2016 (+0,3 %)6 . Dans ce contexte de reprise générale du commerce mondial, selon les données de la Cnuced, les exportations 6 Les taux de croissance sont calculés à partir de données en dollars courants (données de la Cnuced) et incluent un effet taux de change par rapport aux variations calculées à partir de données en euros courants. En 2017, le taux de croissance des exportations de marchandises françaises a progressé de 6,7 % en dollars courants (Cnuced) et de 4,5 % en euros courants (Douanes françaises). Source : OMC ; calculs Business France Fig 29. EXPORTATIONS DE SERVICES (2017) PART DE MARCHÉ DES 15 PREMIÈRES ÉCONOMIES EN % DES EXPORTATIONS MONDIALES Graph 7. exportation de services Graph 8. Taux de croissance annuel moyen des exportations de biens et services États-Unis Chine 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 Belgique France Allemagne Royaume-Uni Japon Canada Mexique Singapour Émirats arabesunis Italie Pays-BasCoréeduSudHongKong États-Unis 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 France Allemagne Royaume-Uni Espagne Suisse Inde Iralande Pays-Bas Chine Belgique Japon Singapour ItalieHongKong 20 % 15 % 10 % 5 % 0 % -5 % -10 % -15 % Irlande Pays-Bas Espagne Finlande AutricheAllemagne Suède États-Unis UE-28 Royaume-Uni Japon Belgique Italie Pologne France Source : CNUCED, UNCTADstat ; calculs Business France à partir de données en dollars courants Fig 30. TAUX DE CROISSANCE ANNUEL MOYEN DES EXPORTATIONS DE BIENS ET SERVICES - EN % Graph 7. exportation de services Graph 8. Taux de croissance annuel moyen des exportations de biens et services États-Unis 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 France Allemagne Royaume-Uni Espagne Suisse Inde Iralande Pays-Bas Chine Belgique Japon Singapour ItalieHongKong 20 % 15 % 10 % 5 % 0 % -5 % -10 % -15 % Irlande Pays-Bas Espagne Finlande AutricheAllemagne Suède États-Unis UE-28 Royaume-Uni Japon Belgique Italie Pologne France 2013-2015 2015-2017 2017 36
  • 37. françaises de biens et services croissent de 7,5 % en valeur en 2017, après 2 années de baisse (-12 % en 2015et-1,1 %en2016).Lesexportationsdemarchandises de la France progressent de 6,7 % en valeur en 2017 pour atteindre 535,2 Md$, et les exportations de services sont en hausse de 5,8 % pour atteindre 248,2 Md$. En 2018, les exportations devraient progresser sous l’effet du dynamisme de la demande mondiale adressée à la France. Les exportations de biens et services ont augmenté de 4,2 % au 1er semestre 2018 (en glissement annuel). La stabilisation de la part de marché en valeur de la France dans le commerce mondial observée depuis 2012 s’est poursuivie en 2017 (dernière année disponible). Les exportations françaises représentent 3,1 % des exportations mondiales de biens (selon le FMI) et 3,4 % des exportations de biens et services (selon l’OCDE). En 2017, la compétitivité-prix7 de la France s’améliore légèrement, portée par des efforts de marge relatifs plus importants réalisés par les entreprises exportatrices françaises, tandis que la compétitivité-coût se dégrade, principalement en raison de l’appréciation de l’euro. La compétitivité-coût de la France mesurée par rapport à ses partenaires de l’OCDE, et en incluant l’effet du CICE, recule en 2017 sous l’effet de l’appréciation de l’euro : -2,2 % en moyenne annuelle, après -0,6 % en 2016. Entre 2007 et 2017, elle progresse néanmoins de +5,8 %. En revanche, après s’être dégradée en 2016 (-1,1 %), la compétitivité-prix de la France s’améliore légèrement en 2017 (+0,4 %). Cette progression, en contraste avec la détérioration de la compétitivité-coût, témoigne d’un plus grand effort de marge relatif des entreprises exportatrices françaises (+2,7 % en moyenne sur l’année). Depuis 2007, la compétitivité-prix progresse de +6,0 %. Source : Rapport du commerce extérieur de la France - Résultats de 2017 (7 février 2018). La compétitivité de l’économie française 7 Définition : la compétitivité-prix à l’exportation est définie comme le rapport entre le prix à l’exportation des biens et services étrangers et celui des biens et services français. Le prix étranger est la moyenne d’un ensemble de pays, pondéré par la concurrence que chacun d’entre eux exerce sur les différents marchés d’exportation de la France. Cette pondération repose sur l’importance du marché pour la France (poids dans les exportations françaises) et la part détenue par le concurrent sur ce marché. 37 TABLEAU DE BORD DE L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE. LES DÉTERMINANTS DE L’ATTRACTIVITÉ
  • 38. La France dispose d’une main-d’œuvre bien formée et très productive. Pour pérenniser ses atouts et renforcer ses compétences scientifiques, elle continue d’investir dans l’éducation et l’enseignement supérieur. La formation, l’enseignement supérieur et la recherche sont en effet des leviers de compétitivité et d’attractivité. Les formations de l’enseignement supérieur aident les étudiants à acquérir un large éventail de connaissances, compétences et attitudes pour construire la société de demain. La productivité de la main-d’œuvre en sort renforcée, ainsi que l’économie tout entière. Investir dans l’éducation et la formation des jeunes générations détermine la productivité future d’une économie. Souhaitant consolider son rang de puissance économique mondiale, la France investit fortement dans l’éducation : 5,2 % du PIB ont été consacrés à l’éducation en France en 2015, dont 1,5 % du PIB pour l’enseignement supérieur. Ces dépenses sont particulièrement soutenues par les pouvoirs publics en France : 87,2 % des dépenses d’éducation sont publiques en France (77,9 % pour l’enseignement supérieur) ; ces niveaux sont supérieurs à ceux de l’Allemagne (85,8 % pour le total des dépenses, et 82,7 % pour l’enseignement supérieur), du Royaume-Uni (68,2 % et 25 %) et des États-Unis (67,6 % et 35,2 %). Les dépenses annuelles par élève/étudiant, tous niveaux d’enseignement confondus (du primaire au supérieur), confirment cet engagement de la France : 11 106 $ (PPA1 ) ont été dépensés par élève/étudiant en France en 2015, un niveau supérieur à la moyenne de l’OCDE (10 520 $) et proche de celui de l’Allemagne (12 139 $). L’engagement financier de la France se traduit dans les statistiques de scolarisation, de participation à l’éducation et de niveau d’éducation atteint. En 2016, la France enregistre de très bons niveaux de scolarisation. La catégorie d’âge 3-4 ans connaît un taux de scolarisation de 100 % en 2016. Ce taux est à 99,1 % pour les 5-14 ans et à 85,3 % pour les 15-19 ans. Ce dernier niveau s’explique par une scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans en France. Le gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer un passage à 18 ans de la formation obligatoire. La part des jeunes ayant quitté prématurément l’éducation et la formation est en net recul en France : après avoir connu des taux supérieurs à 11 % jusqu’à 2012, la France connaît un taux de 8,9 % en 2017. Ce taux est inférieur à celui de l’Allemagne (10,1 %), du Royaume-Uni (10,6 %) et de la moyenne de l’UE 28 (10,6 %). L’évaluation du niveau de performance des élèves de 15 ans (enquête PISA) place la France dans une position moyenne, à un niveau similaire à celui du Royaume-Uni ou de la Suède. On notera la bonne performance des élèves français en lecture. En termes de culture scientifique des élèves de 15 ans, 8 % des élèves atteignent les deux niveaux les plus élevés en 2015. Ce niveau est similaire à celui de l’Autriche (7,7 %), de la Suède (8,5 %) et des États-Unis (8,5 %) ; mais inférieur à celui de l’Allemagne (10,6 %), du Royaume-Uni (10,9 %) ou encore de la Finlande (14,3 %) et du Japon (15,3 %). En 2017, les diplômés du supérieur représentent 35,2 % de la catégorie des 25-64 ans en France. Cette part est inférieure à celle observée aux États-Unis (46,4 %) et au Royaume-Uni (45,7 %), mais elle est supérieure au niveau de l’Allemagne (28,6 %). Cet écart provient d’une démocratisation plus tardive de l’accès à l’enseignement supérieur en France, qui a désormais rattrapé son retard. En effet, la population des 25-34 ans est particulièrement qualifiée en France : 44,3 % d’entre eux ont atteint un diplôme de l’enseignement supérieur en 2017. Ce niveau est proche de celui observé en Belgique (45,7 %) et aux Pays-Bas (46,6 %) ; mais il est aussi inférieur à celui du Royaume-Uni (51,6 %) et des États-Unis (47,8 %), et supérieur à celui de l’Allemagne (31,3 %) (cf. Fig.38). 1 Parité pouvoir d’achat. 2.2 Éducation et capital humain 38