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Institut d’été du CRISE
30 mai 2018
Seul on va plus vite, mais
ensemble on va plus loin
Impliquer les personnes utilisatri...
Activité brise-glace
Institut d’été du CRISE
30 mai 2018
Seul on va plus vite, mais
ensemble on va plus loin
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Plan de l’atelier
1. Pourquoi impliquer les personnes utilisatrices de services?
2. Comment impliquer les personnes utilis...
Pourquoi impliquer les personnes utilisatrices
de services dans la conception et la réalisation
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Avantages de l’implication des personnes
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INESTIMABLE!!!
1. Meilleures décisions méthodologiques
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Le rétablissement
 Processus actif
 Personnel et unique à chacun
 Cheminement graduel, non linéaire
 Multidimensionnel...
Les cinq dimensions du rétablissement
 Clinique (symptômes, médication, thérapie)
 Fonctionnelle (rôles sociaux, activit...
Les cinq étapes du rétablissement
Impact du trouble
mental: choc et déni
La vie est limitée:
renoncement et
désespoir
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Des obstacles possibles en fonction des
étapes du rétablissement
Impact du trouble
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Des interventions possibles en fonction de
l’étape du rétablissement
Impact du trouble
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La vie est lim...
Les indicateurs de rétablissement
 Reconnaître ou accepter mon trouble mental
 Gérer mes symptômes
 Renouveler l’espoir...
Les indicateurs de rétablissement (suite)
 Redéfinir ma vie
 Me responsabiliser
 Devenir un citoyen à part entière
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La stigmatisation
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Tiré de Luc Vigneault et Tania Lecomte. La
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La stigmatisation
 Marque de honte, de disgrâce, de désapprobation conduisant
un individu à être évité et rejeté par les ...
Certains préjugés centraux
1. Peur et exclusion
2. Autoritarisme
3. Bénévolence
(Rusch, Angermeyer & Corrigan, 2005)
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Quels en sont les effets?
3)
S’identifier
Tiré de Association québécoise pour la
réadaptation psychosociale. Partager
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Le processus de stigmatisation
Tiré de Association québécoise pour la
réadaptation psychosociale. Partager
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Comment diminuer la stigmatisation?
 Protestation (ex. BASTA en Allemagne)
 Éducation
 Contact (le plus efficace)
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En bref, l’implication des personnes
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«Quand vous vous apprêtez à partir en expédition, ne
consultez pas une personne qui n'a jamais quitté sa maison».
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Pourquoi les personnes qui utilisent les
services en prévention du suicide ne sont
quasiment jamais impliquées dans la
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Les obstacles liées à la participation
 Ralentir les travaux
 Obligation de se censurer
 Risque de rechute
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Comment impliquer les personnes utilisatrices
de services dans la conception et la réalisation
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Croisement des savoirs
• Échanges réguliers entre des:
1. Personnes utilisatrices de services (savoirs expérientiels)
2. I...
Croisement des savoirs
• Relation de confiance et de respect mutuel
• Prise de décision collégiale (partage du pouvoir)
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Passer de «personnes utilisatrices de services»
à «pairs chercheurs»
Le rôle du pair chercheur
 N’est pas un simple participant à la recherche
 Mobilise ses savoirs expérientiels issus de l...
Niveaux de participation citoyenne
Niveaux Description Objectifs Quand l’utiliser Mécanismes collectifs
Pairs chercheurs
1. Sélectionnés
2. Formés
3. Rémunérés
4. Accompagnés
Accompagnement des pairs chercheurs: rôle du coach
 Préparer la participation des pairs chercheurs: accompagner l’équipe ...
Sélection des pairs chercheurs
 Ouverture aux autres points de vue
 Disponibilité et désir de participer
 Capacité à tr...
Formation des pairs chercheurs
1. Connaître les différentes formes de savoirs et leur valeur
respective
2. Comprendre le r...
Préparation des intervenants
1. Connaître les différentes formes de savoirs et leur valeur
respective
2. Comprendre le rôl...
Pratiques à privilégier
1. Équité
 Nombre
 Rémunération
2. Mandat clair
 But commun constructif
 Durée et processus bi...
Un exemple concret
Contexte
Les politiques ministérielles (MSSS, 2005; 2015) recommandent
◦ Que 70 % des besoins en santé mentale adulte soie...
Pairs chercheurs Professionnels et gestionnaires Chercheurs universitaires
Annie Beaudin Annie Arévian Simon Coulombe
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Sites et volets
Trois sites
1. CLSC des Patriotes à Beloeil
2. CLSC de Verdun
3. CLSC du Plateau Mont-Royal
Trois volets
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Volet A. Pairs chercheurs
1. Recrutement et formation de 12 personnes utilisatrices de services en santé
mentale
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Volet B. Modélisation des interventions
1. Création d’une équipe de recherche locale sur chacun des sites composée
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Volet C. Évaluation des effets
Étude longitudinale mixte
1. Recrutement d’une cohorte de 120 usagers (40 par sites) qui se...
Des effets rapportés après la phase de
modélisation
Effets rapportés par les pairs chercheurs
1. Diminuer la distance entre «eux» et «nous»
 «J’ai beaucoup aimé. Ça m’aide à...
Effets rapportés par les pairs chercheurs
3. Fierté de contribuer à l’amélioration des services
 «De notre côté c’était ç...
Effets rapportés par les pairs chercheurs
4. Impact positif sur le rétablissement
 «Et moi dans mon cheminement ça m’a fa...
Effets rapportés par les professionnels
1. Connaître ce qui est important pour les usagers
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Effets rapportés par les professionnels
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1. Le rapport de la phase de modélisation sera lancé officiellement
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Le croisement des savoirs est une méthode qui permet de produire
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Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin : Impliquer les personnes utilisatrices de services et les intervenants dans l’évaluation de programme

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1. Pourquoi impliquer les personnes utilisatrices de services?
2. Comment impliquer les personnes utilisatrices de services?
3. Un exemple concret
◦ Savoirs partagés

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Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin : Impliquer les personnes utilisatrices de services et les intervenants dans l’évaluation de programme

  1. 1. Institut d’été du CRISE 30 mai 2018 Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin Impliquer les personnes utilisatrices de services et les intervenants dans l’évaluation de programme Janie Houle, Ph.D. Psychologue communautaire Professeure, Département de psychologie de l’UQAM Chercheure, Centre de recherche de l’IUSMM
  2. 2. Activité brise-glace
  3. 3. Institut d’été du CRISE 30 mai 2018 Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin Impliquer les personnes utilisatrices de services et les intervenants dans l’évaluation de programme Julie Bordeleau Chargée de projets, Centre d'excellence sur le partenariat avec les patients et le public (CEPPP) Coach usagère, Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS) Janie Houle, Ph.D. Psychologue communautaire Professeure, Département de psychologie de l’UQAM Chercheure, Centre de recherche de l’IUSMM
  4. 4. Plan de l’atelier 1. Pourquoi impliquer les personnes utilisatrices de services? 2. Comment impliquer les personnes utilisatrices de services? 3. Un exemple concret ◦ Savoirs partagés
  5. 5. Pourquoi impliquer les personnes utilisatrices de services dans la conception et la réalisation d’une évaluation de programme?
  6. 6. Avantages de l’implication des personnes utilisatrices de services INESTIMABLE!!! 1. Meilleures décisions méthodologiques 2. Résultats plus utiles et plus crédibles 3. Changements de pratique accélérés 4. Effets positifs sur leur rétablissement 5. Diminution de la stigmatisation
  7. 7. Le rétablissement  Processus actif  Personnel et unique à chacun  Cheminement graduel, non linéaire  Multidimensionnel (Leamy et al., 2011; Whitley et Drake, 2010) « Le but […] n’est pas de devenir normal. Le rétablissement est une façon de vivre, une attitude et une façon de relever les défis de la vie de tous les jours […] C’est l’aspiration à vivre, à travailler, à aimer, et ce, dans une communauté à laquelle il est possible de contribuer significativement, c’est un processus» Deegan (1996)
  8. 8. Les cinq dimensions du rétablissement  Clinique (symptômes, médication, thérapie)  Fonctionnelle (rôles sociaux, activités quotidiennes)  Physique (habitudes de vie, consommation)  Sociale (famille, amis, pairs, communauté)  Existentielle (estime de soi, spiritualité, empowerment) (Whitley et Drake, 2010)
  9. 9. Les cinq étapes du rétablissement Impact du trouble mental: choc et déni La vie est limitée: renoncement et désespoir Changement possible : espoir et remise en question Engagement à changer: volonté d’agir et courage Actions pour changer : responsabilisation et pouvoir d’agir LA PERSONNE… est anéantie par le pouvoir que la maladie a sur sa vie a cédé au trouble mental le pouvoir de contrôler sa vie remet en question le pouvoir que le trouble mental a sur sa vie défie le pouvoir qu’elle a donné au trouble mental de contrôler sa vie se réapproprie le pouvoir sur sa vie
  10. 10. Des obstacles possibles en fonction des étapes du rétablissement Impact du trouble mental: choc et déni La vie est limitée: renoncement et désespoir Changement possible : espoir et remise en question Engagement à changer: volonté d’agir et courage Actions pour changer : responsabilisation et pouvoir d’agir LA PERSONNE… croit que les symptômes contrôlent sa vie ou nie les symptômes ignore ses possibilités refuse de prendre des risques décide de ne pas prendre de risque si elle n’a pas de soutien Doute de ses capacités à prendre des décisions, à faire preuve d’autonomie et à assumer ses responsabilités
  11. 11. Des interventions possibles en fonction de l’étape du rétablissement Impact du trouble mental: choc et déni La vie est limitée: renoncement et désespoir Changement possible : espoir et remise en question Engagement à changer: volonté d’agir et courage Actions pour changer : responsabilisation et pouvoir d’agir L’INTERVENANT… Aide à diminuer la détresse émotionnelle de la personne Suscite l’espoir, laisse voir à la personne quelles sont ses possibilités et la revalorise Aide la personne à prendre des risques, à voir les possibilités qui s’offrent à elle et l’encourage à reprendre du pouvoir sur sa vie Guide la personne à identifier ses forces et ses besoins concernant ses habiletés, ses ressources et le soutien qu’elle peut obtenir Responsabilise quant à l’utilisation de ses forces, à l’amélioration de ses habiletés et à l’obtention du soutien et des ressources nécessaires à son rétablissement
  12. 12. Les indicateurs de rétablissement  Reconnaître ou accepter mon trouble mental  Gérer mes symptômes  Renouveler l’espoir et l’engagement  Avoir du soutien social (Adapté du Dr Larry Davidson de Yale University)
  13. 13. Les indicateurs de rétablissement (suite)  Redéfinir ma vie  Me responsabiliser  Devenir un citoyen à part entière  Surmonter la stigmatisation et l’auto-stigmatisation (Adapté du Dr Larry Davidson de Yale University)
  14. 14. La stigmatisation NOUS ≠ EUX Tiré de Luc Vigneault et Tania Lecomte. La stigmatisation – de la théorie au vécu. Journée scientifique du Regroupement stratégique santé mentale du RRSPQ. Mai 2018.
  15. 15. La stigmatisation  Marque de honte, de disgrâce, de désapprobation conduisant un individu à être évité et rejeté par les autres (Organisation mondiale de la santé, 2001) «La stigmatisation c’est être pénalisé, pas pour ce qu’on est, mais pour ce à quoi on est associé.» Laurence Caron Tiré de Association québécoise pour la réadaptation psychosociale. Partager l’espoir. Aborder ensemble la lutte contre la stigmatisation et le rétablissement en santé mentale. .
  16. 16. Certains préjugés centraux 1. Peur et exclusion 2. Autoritarisme 3. Bénévolence (Rusch, Angermeyer & Corrigan, 2005) Tiré de Luc Vigneault et Tania Lecomte. La stigmatisation – de la théorie au vécu. Journée scientifique du Regroupement stratégique santé mentale du RRSPQ. Mai 2018.
  17. 17. Quels en sont les effets? 3) S’identifier Tiré de Association québécoise pour la réadaptation psychosociale. Partager l’espoir. Aborder ensemble la lutte contre la stigmatisation et le rétablissement en santé mentale. .
  18. 18. Le processus de stigmatisation Tiré de Association québécoise pour la réadaptation psychosociale. Partager l’espoir. Aborder ensemble la lutte contre la stigmatisation et le rétablissement en santé mentale. .
  19. 19. Comment diminuer la stigmatisation?  Protestation (ex. BASTA en Allemagne)  Éducation  Contact (le plus efficace)  Bibliothèque vivante  Intégration de personnes en rétablissement dans des comités avec des professionnels de la santé Tiré de Luc Vigneault et Tania Lecomte. La stigmatisation – de la théorie au vécu. Journée scientifique du Regroupement stratégique santé mentale du RRSPQ. Mai 2018.
  20. 20. En bref, l’implication des personnes utilisatrices de services en santé mentale dans la conception et l’évaluation des programmes qui leur sont destinés … c’est une pratique qui favorise le rétablissement et diminue la stigmatisation
  21. 21. «Quand vous vous apprêtez à partir en expédition, ne consultez pas une personne qui n'a jamais quitté sa maison». (Rumi) Tiré de Luc Vigneault et Tania Lecomte. La stigmatisation – de la théorie au vécu. Journée scientifique du Regroupement stratégique santé mentale du RRSPQ. Mai 2018.
  22. 22. Pourquoi les personnes qui utilisent les services en prévention du suicide ne sont quasiment jamais impliquées dans la conception des services et dans leur évaluation?
  23. 23. Les obstacles liées à la participation  Ralentir les travaux  Obligation de se censurer  Risque de rechute  Préparation inadéquate
  24. 24. Comment impliquer les personnes utilisatrices de services dans la conception et la réalisation d’une évaluation de programme?
  25. 25. Croisement des savoirs • Échanges réguliers entre des: 1. Personnes utilisatrices de services (savoirs expérientiels) 2. Intervenants/gestionnaires (savoirs professionnels) 3. Chercheurs (savoirs scientifiques) Savoirs expérientiels Savoirs scientifiques Croisement Savoirs professionnels
  26. 26. Croisement des savoirs • Relation de confiance et de respect mutuel • Prise de décision collégiale (partage du pouvoir) • Indicateurs d’efficacité • Instruments de mesure • Interprétation des résultats
  27. 27. Passer de «personnes utilisatrices de services» à «pairs chercheurs»
  28. 28. Le rôle du pair chercheur  N’est pas un simple participant à la recherche  Mobilise ses savoirs expérientiels issus de la vie avec la maladie, en particulier ceux relatifs à l’expérience des soins et services de santé ciblés au sein du projet.  Co-construit les connaissances avec les autres membres de l’équipe de recherche  Participe à toutes les décisions de la recherche  Participe à toutes les étapes de la recherche
  29. 29. Niveaux de participation citoyenne
  30. 30. Niveaux Description Objectifs Quand l’utiliser Mécanismes collectifs
  31. 31. Pairs chercheurs 1. Sélectionnés 2. Formés 3. Rémunérés 4. Accompagnés
  32. 32. Accompagnement des pairs chercheurs: rôle du coach  Préparer la participation des pairs chercheurs: accompagner l’équipe dans la sélection, le recrutement et la formation.  Contribuer au développement des compétences des pairs chercheurs.  Accompagner la participation des pairs chercheurs : les aider le à comprendre leur rôle et répondre à leurs interrogations; les soutenir dans leurs premières expériences.  Analyser et rétroagir vis-à-vis de leurs contributions : analyser la contribution, le comportement et les attitudes; donner de la rétroaction constructive qui bonifie leur contribution.  Accompagner la transformation organisationnelle : susciter la réflexion au sein de l’équipe; participer aux réflexions au niveau organisationnel.
  33. 33. Sélection des pairs chercheurs  Ouverture aux autres points de vue  Disponibilité et désir de participer  Capacité à travailler en groupe  Recul sur son expérience, solidité affective par rapport à l’épisode vécu  Pas de lien passé comme thérapeute-client
  34. 34. Formation des pairs chercheurs 1. Connaître les différentes formes de savoirs et leur valeur respective 2. Comprendre le rôle de pairs chercheurs 3. Comprendre le mandat et la nature de la contribution attendue 4. Raconter son expérience de rétablissement et la mettre en relation avec celle des autres 5. Verbaliser ses craintes et les conditions à mettre en place pour assurer une expérience positive
  35. 35. Préparation des intervenants 1. Connaître les différentes formes de savoirs et leur valeur respective 2. Comprendre le rôle de pairs chercheurs 3. Comprendre le mandat et la nature de la contribution attendue 4. Verbaliser ses craintes et les conditions à mettre en place pour assurer une expérience positive
  36. 36. Pratiques à privilégier 1. Équité  Nombre  Rémunération 2. Mandat clair  But commun constructif  Durée et processus bien délimité 3. Animation  Équitable (climat de respect, d’écoute, l’expérience de chacun est considérée sur un même pied d’égalité)  Bien structurée (avec synthèses détaillées)
  37. 37. Un exemple concret
  38. 38. Contexte Les politiques ministérielles (MSSS, 2005; 2015) recommandent ◦ Que 70 % des besoins en santé mentale adulte soient répondus en 1re ligne ◦ De centrer les interventions sur son rétablissement, sur les forces de la personne et sur les pratiques de soins de collaboration. Modification dans les pratiques des CISSS et CIUSSS ◦ Réduction du délai d’attente pour obtenir des services psychologiques ◦ Adoption de balises sur le nombre de rencontres offertes par les équipes santé mentale adulte (SMA) en CLSC (10 à 15 rencontres) Centre national d’excellence en santé mentale ◦ Prône ces changements de pratique et souhaite obtenir des données sur leurs effets sur les personnes utilisatrices de services en s’associant au milieu de la recherche
  39. 39. Pairs chercheurs Professionnels et gestionnaires Chercheurs universitaires Annie Beaudin Annie Arévian Simon Coulombe Julie Bordeleau Marie Josée Boileau Pasquale Roberge Michelle Audette Lyn Desrochers Catherine Hudon Johane Bergeron Fabienne Espaignol Hélène Provencher Pierre Cardinal Louise Gallant Martin D. Provencher Sarah Chbihi Richard Krans Jean-François Pelletier Françoise Clavette André Martin Utilisateur de connaissances principal Lyse Cousineau Céline Michel Michel Gilbert, CNESM Alain Delisle Valérie Paradis Coordonnateur et assistant de recherche Claude Pascal Duquette Julie Smart François Lauzier-Jobin Abdelhafid Elmakdouni Christine Vaillancourt Stéphanie Radziszewski Véronique Pelletier Responsable Julie Tansey Janie Houle Équipe de Savoirs partagés
  40. 40. Sites et volets Trois sites 1. CLSC des Patriotes à Beloeil 2. CLSC de Verdun 3. CLSC du Plateau Mont-Royal Trois volets A. Pairs chercheurs B. Modélisation des interventions C. Évaluation des effets
  41. 41. Volet A. Pairs chercheurs 1. Recrutement et formation de 12 personnes utilisatrices de services en santé mentale o Entrevues de sélection en face à face (en collaboration avec Julie Bordeleau) o Une journée de formation (en collaboration avec Annie Beaudin) 2. Participation des pairs chercheurs à une équipe de recherche locale o Modélisation, choix des instruments de mesure, interprétation et diffusion des résultats 3. Description de leur expérience comme pairs chercheurs (aspects positifs/négatifs, retombées, etc.)
  42. 42. Volet B. Modélisation des interventions 1. Création d’une équipe de recherche locale sur chacun des sites composée de dix personnes:  4 pairs-chercheurs,  4 professionnels/gestionnaire,  2 chercheurs universitaires. 2. Rencontres de croisement des savoirs  3 rencontres sur chaque sites (9 au total)  Identification des effets visés par les interventions de courte durée, des ingrédients-clés permettant de produire ces effets, et des facteurs contextuels pouvant affecter la qualité ou l’efficacité de l’intervention
  43. 43. Volet C. Évaluation des effets Étude longitudinale mixte 1. Recrutement d’une cohorte de 120 usagers (40 par sites) qui seront évalués  avant de débuter l’intervention de courte durée  puis quatre mois, huit mois et douze mois plus tard 2. Utilisation des questionnaires standardisés pour mesurer l’évolution des indicateurs dans le temps 3. Utilisation de questions ouvertes pour documenter certains aspects de l’expérience de soins
  44. 44. Des effets rapportés après la phase de modélisation
  45. 45. Effets rapportés par les pairs chercheurs 1. Diminuer la distance entre «eux» et «nous»  «J’ai beaucoup aimé. Ça m’aide à me réconcilier avec l’autre côté. Qu’ils sont souffrant aussi, dans le sens que nous on est souffrant de vouloir être aidé et eux sont souffrant de vouloir nous aider. Des fois, on peut mettre ça dans la machine. Dans le sens qu’eux autres ils ont leur job, ils sont payés, ce sont des fonctionnaires. C’est de voir au-delà de la machine, de voir qu’il y a une personne, comme moi. Il y a plus un côté humain. »  «Le premier commentaire que j’ai envie de dire c’est à quel point c’est judicieux de réunir des pairs et des professionnels. Parce qu’on début j’avais l’impression qu’on ne parlait pas le même langage tout à fait, mais pour découvrir à force de se parler qu’on dit la même chose, mais pas de la même façon.» 2. Connaître la réalité des professionnels  «J’ai aimé ça parce que c’était bon de savoir un peu le côté à vous autres, ce que vous vivez, vos réalités, vos limites, que vous avez des questionnements vous autres aussi, des frustrations. Qu’il y a des affaires que vous ne pouvez pas nécessairement changer, mais que vous avez quand même des idéaux pis que vous vous battez pour essayer de changer les affaires. Si nous autres on peut participer un peu à ça en apportant notre éclairage… tant mieux.»
  46. 46. Effets rapportés par les pairs chercheurs 3. Fierté de contribuer à l’amélioration des services  «De notre côté c’était ça qui était le plus motivant, c’est de savoir qu’on apporte quelque chose. C’est- à-dire que ce n’était pas une question de venir remplir un formulaire pis vous partez. Ce qui a été douloureux pour nous comme expérience, on le raconte d’une autre manière, afin d’être utile pour les autres et les organisations.»  «Moi aussi je suis très content, et en cette période de cynisme, ça m’a donné l’occasion d’agir. Pis d’avoir le sentiment de pouvoir avoir un impact, de prendre les choses en mains. Je ne m’y attendais pas vraiment avant, j’avais comme juste envie de me rendre utile. Mais là j’ai vraiment la conviction que j’ai passé à l’action. »  «Moi je me trouve super chanceuse d’avoir été choisie pour pouvoir faire partie de la démarche. Je trouve ça valorisant parce que ça me permet d’être partie prise de faire une action qui avoir des portées dans la société.»
  47. 47. Effets rapportés par les pairs chercheurs 4. Impact positif sur le rétablissement  «Et moi dans mon cheminement ça m’a fait avancer aussi. C’est de sortir un peu plus le nez en-dehors de la coquille… pis de pas se faire taper sur le nez. Comme première expérience… On va sortir le cou, prochaine étape! Ça me donne le goût d’agir, de me renseigner où je peux être encore plus utile. C’est un engagement que je pensais pas. Ça me motive, je regarde plus.»  «Moi mon expérience je la trouve vraiment très, très intéressante et utile à la condition que je vis actuellement. Le plus intéressant, je dirais même thérapeutique, c’est de pouvoir parler de ma maladie. Ça s’inscrit dans ma démarche d’acceptation avec tout ce qui vient avec. C’est comme si notre maladie nous a qualifié pour quelque chose de positif. C’était vraiment très libérateur de parler de sa maladie tout en étant conscient que c’est important pour améliorer les services pour que d’autres personnes reçoivent des services de meilleure qualité. Pour moi c’était comme ma mission de citoyen.»
  48. 48. Effets rapportés par les professionnels 1. Connaître ce qui est important pour les usagers  «Moi je trouve ça vraiment intéressant. J’ai pris plein de notes sur vos besoins, sur les choses qui ont marqué votre expérience pour que moi je puisse m’adapter éventuellement et devenir une meilleure intervenante avec les témoignages que vous faites, parce qu’on n’a pas beaucoup accès à ça.[..] Ces rencontres-là m’auront permis de me « regrounder » et de vous entendre aussi ça va changer quelques-unes de mes pratiques avec ce que vous nous avez partagé.» 2. Opportunité de se remettre en question et de réfléchir à ses pratiques.  «Ça nous remet en question, et c’est une bonne remise en question je trouve de se positionner dans notre travail à ce moment-ci, alors qu’on est un peu dans le tourbillon et qu’on n’a pas tant de temps ni d’espaces de réflexion. Et de le faire avec vous, je trouve que ça a apporté beaucoup d’eau au moulin, ça apporté beaucoup de sens à mon travail de vous entendre. Et ça j’ai beaucoup apprécié ces rencontres-là pour vraiment le contact humain.»
  49. 49. Effets rapportés par les professionnels 3. Possibilité d’être entendu et d’influencer les décisions  «Au moins ça permet d’être entendu. Impact ou pas, au moins on l’a dit, ça va être écrit, il y a des gens qui vont le lire. C’est mieux que de chialer en réunion. Peu importe la portée, on a eu une place pour s’exprimer, c’est précieux quand même.» 4. Crédibilité accrue des résultats  «Ça m’apporte beaucoup d’avoir le son de cloche des utilisateurs de services… Notre offre de services doit être adaptée aux besoins et on doit être à l’écoute pour ajuster nos services aux besoins. Donc ça m’alimente, je suis à l’écoute pour qu’on puisse s’ajuster après… Si ça vient des usagers ça me donne de la crédibilité.»
  50. 50. Un rapide survol des résultats de la phase de modélisation
  51. 51. Contexte Contexte Modélisation préliminaire des interventions de courte durée Relation Personnaliser Expliquer Outiller Référer À la fin de l’intervention, la personne devrait… • Avoir été accueillie et reçue • S’être sentie comprise, entendue et reconnue dans son état • Être rassurée : « c’est correct de passer par ça » • Comprendre et accepter • Avoir le sentiment d’avoir accompli quelque chose • Avoir vécu une expérience de soins positive Symptômes Fonctionnement Confiance en soi Activation Espoir Usager Inter- venant Réseautage L’analogie du gâteau est une illustration qui sert à décortiquer les différents types de composantes d’un programme d’intervention (Gardner, 2010). Contexte Processus Extrants Effets Court-terme • Expliquer la logique «clinique» et non pas «budgétaire» • Flexibilité (nombre et rythme des séances, possibilité de revenir) • Rassurer sur les suites, dès le départ • Rétablissement, un processus à long terme
  52. 52. Les suites… 1. Le rapport de la phase de modélisation sera lancé officiellement en septembre prochain 2. Le recrutement des 120 usagers est en cours 3. Des rencontres de croisement des savoirs seront organisés après chacun des temps de mesure pour interpréter les résultats et planifier les suites. 4. Plusieurs autres possibilités d’implication pour les pairs chercheurs.
  53. 53. Et vous? Croyez-vous êtes en mesure d’impliquer des personnes utilisatrices de services dans l’évaluation de vos interventions? Quelles seraient les barrières? Les facteurs facilitants?
  54. 54. Conclusion Le croisement des savoirs est une méthode qui permet de produire des connaissances riches et nuancées En lui-même, le processus est porteur de changement Certaines conditions doivent être mises en place pour un croisement réussi…
  55. 55. Merci de votre attention! UN GRAND MERCI AUSSI À TOUS LES MEMBRES DE L’ÉQUIPE ET À NOS PARTENAIRES!

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