Noonan rédaction 1

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Noonan rédaction 1

  1. 1. Noonan Caroline Noonan Printemps 2014 Sujet: La psychologie et les psychanalystes sont-ils un obstacle à la libération des peuples opprimées, ou un outil? (Sujet qui porte sur Franz Fanon Peau Noire, Masques Blancs et Richard Keller Colonial Madness: Psychiatry in French North Africa) 1) Introduction La pratique de la psychologie et de la psychanalyse a été fondée sur l'intention d'aider ceux qui sont considérés comme des malades mentaux. Ces études ont été instituées assez récemment dans l'histoire avec l'objectif de trouver la source des troubles considérés nuisibles à l'individu et à la société. Pourtant, malgré la brièveté de leur existence et de leur fondement juste, ces pratiques ont été sapées autant de fois en particulier par ceux qui les pratiquent en Algérie. Tous les cas qui atténuent l’utilité de la psychologie et la pratique de la psychanalyse comme des outils en vue d'aider ceux qui souffrent des maladies mentales et des comportements déviants. On peut comprendre la psychologie et la psychanalyse comme des outils pour le malade, mais ils sont souvent plus que des obstacles pour l’aide, et ils sont même plus complexes et controversés dans le cas des malades mentaux algériens pendant la guerre d'Algérie. On pourrait dire que l'intention primaire de la psychologie et la psychanalyse est de fonctionner comme des outils pour aider les personnes, et que la circonstance d’une pratique injuste est simplement isolée et intolérable. Cependant, dans le cas de l'Algérie, est-ce que cette déclaration reste vraie, ou est-ce que ces pratiques sont un obstacle plutôt qu'un outil pour la libération des peuples algériens ? Nous viendrons à comprendre que la réponse à cette question est assez complexe dans sa nature. En outre, nous verrons que les instances où ces pratiques agissent comme des obstacles pour la libération des peuples ont généralement éclipsé leurs capacités à aider ; ceux qui ont pratiqué la psychologie et la psychanalyse dans l’Algérie vont souvent eu l'intention de ne pas aider les malades, mais plutôt de contrôler la population Algérienne dans son ensemble.
  2. 2. Noonan 2) Thèse Cette question, comme tous les dilemmes sans réponse simple de « oui » ou « non » peut être vue de plusieurs angles et selon plusieurs méthodologies de l’argumentation. Un de ces points de vue soutient l’idée que la psychologie et la psychanalyse ne sont pas d’outils, mais vraiment servent comme des obstacles à la libération des peuples opprimés. Cet argument est soutenu en particulier par Frantz Fanon. Il croyait que les psychologues et psychanalystes français ont perpétué l'oppression de la colonie de l’Algérie, parmi d'autres, et qu’ils ont fait plus de mal que de bon en traitant leurs patients. Dans son ouvrage Peau Noire, Masques Blancs, il va même jusqu'à dire que l'homme blanc raciste est la source de la souffrance de l'homme noir : « L’homme blanc m’impose une discrimination, fait de moi un colonisé, m’extorque toute valeur, toute originalité, me dit que je parasite le monde, que je mette le plus rapidement possible au pas du monde blanc, « que je suis une bête brute, que mon peuple et moi sommes comme un fumier ambulent hideusement prometteur de canne tendre et de coton soyeux, que je n’ai rien à faire au monde » (Fanon, p. 80). Cette ligne de pensée ne laisse aucun doute que certains des psychologues et des psychanalystes de la France étaient les blancs et en outre les racistes, ceux qui visaient à créer ce type de mentalité chez leurs patients algériens qui étaient de leur propre race métissée et non de la race blanche exclusivement. Les colonisés, les nord-africains opprimés que ces médecins étaient censés « aider » étaient en face d’une forme d’oppression plus déchirante que jamais auparavant. Le danger dans cette circonstance c’était que ceux qui ont eu la possibilité de les libérer avaient aussi le pouvoir d'opprimer davantage à travers la psychologie et la psychanalyse corrompue. En outre, un individu qui possède des arrière- pensées (dans ce cas, l’idée de prendre le contrôle de leur territoire colonial) n'est en aucun cas autorisé à être en mesure de traiter ou diagnostiquer l'administration psychiatrique à ceux qu'ils cherchent à dominer. 3) Antithèse L’autre facette de cette question supporte l’idée que la psychologie et la psychanalyse ont la possibilité d’être un outil à la libération des peuples opprimés. En vertu
  3. 3. Noonan de cette croyance, on en vient à distinguer deux pratiques d’ethnopsychiatrie : celle qui est pratiquée avant la décolonisation et celle qui est pratiquée après. Dans son œuvre Colonial Madness, Richard Keller discernait que l'ethnopsychiatrie pratiquée et théorisée dans la période postcoloniale par les médecins musulmans assimilés servit comme un outil non de marginalisation, mais de réintégration (p. 209). En contraste avec la psychiatrie coloniale qui cherchait à objectiver les patients Algériens, le but de l'ethnopsychiatrie contemporaine est de rendre les patients plus d'une intervention médicale. Cela a mené à la croyance dominante détenue par les analystes d'Afrique du Nord psychologues que : « it [the mental illness found in Algerien patients] was a mental sequel of emotional trauma rather than the particular product of a pathological brain structure or culture » (Keller, p. 213). Pour bien comprendre les maladies mentales chez les patients algériens provoquées par des facteurs externes, notamment ceux qui sont créés par l'oppression et l’exploitation coloniale de la France, c’est aussi comprendre les effets du colonialisme comme la source de leurs maladies et de permettre la possibilité pour leur libération. En ce sens, la psychiatrie propose une nouvelle langue pour les patients de communiquer leurs expériences : « the patient’s voice, incompletely silenced during the colonial era, returns […] to its full volume, with its capacity to speak the truth about the madness of violence and trauma, of memory and loss […]” (Keller, p. 226). La libération ici n'est pas tant physique mais issue de l'émotion et du physique solidaire : c'est de la possibilité d'être considéré comme un homme et d'avoir vos expériences entendues et appréciées. 4) Synthèse Il semble bien sûr que ce n’est pas possible que tous les psychologues visent à perpétuer l'oppression du public algérien dans leurs pratiques, ni que la pratique de l’ethnopsychologie semble efficace comme un outil à la libération des peuples opprimés. Dans les deux cas cependant, nous avons vu que la population algérienne continue à connaître les défis de l'oppression, à la fois par les psychologues coloniaux et par la société postcoloniale. Ce contexte présente une possibilité que peut-être la perpétuation de
  4. 4. Noonan l'oppression des Nord-Africains s'explique par la continuation de la philosophie décrite par Fanon qui a été pratiquée initialement à l'École d'Alger pendant la période coloniale. Le groupe d’individus en ce cas peut être compris comme le gouvernement français avec un programme militaire, qui a tenu en effet l'intention que Fanon décrit. Sous tel programme militaire, le but de vaincre la population algérienne a été promulgué par l'action psychologique qui visait à rendre le peuple de l'Algérie à être considéré comme barbare. Keller pose que malgré la fausseté de cette déclaration, elle a réussi à rester comme préjugé tenu contre la population de l'Algérie et malheureusement, elle existe toujours souvent dans la philosophie des psychologues et des citoyens français d’aujourd’hui. Cette continuation du racisme et du préjugé est ce qui est un obstacle à la pleine libération des peuples opprimés, plutôt que la psychologie et les psychologues eux-mêmes. On doit noter que les psychologues n’étaient pas entièrement innocents de la perpétuation de cette oppression. Ils étaient personnellement responsables de tenir leur serment d’Hippocrate comme une norme pour la pratique, celui que les psychologues ignoraient et bafouaient sans cesse dans la période coloniale et encore de temps en temps dans la période postcoloniale. Mais ce n’est pas eux uniquement qui a servi comme un obstacle à la libération. C’est aussi les circonstances dans lesquelles les institutions psychiatriques ont été institués en Algérie — contenant des connotations de la domination politique et sociale, ainsi que des règlements du colonialisme — qui sapaient et continuent à limiter la capacité de la psychologie et les psychologues d'agir comme un outil à la libération des peuples opprimés.

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