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Vendredi 1er juillet 2011




                            NOTE D’INFORMATION




Objet : Revue de presse sur le problème de la dépendance – Mois de mai 2011.




1.   LA TRIBUNE (03/05/2011) – DEPENDANCE : LA FACTURE EST DEJA LOURDE

Les personnes dépendantes ont sorti 10 milliards d'€ de leur poche l'an dernier, selon l'un des
quatre groupes de travail ministériels. Le Ministère des solidarités et des cohésions sociales -
dans son point d'étape du 14 avril- soulignait que, concernant l'hébergement, 70 % des dé-
penses étaient assurées par du financement privé, soit une moyenne de 1 500 € par mois et par
famille. Dans le même temps, 24 milliards d'€ ont été dépensés en 2010 par les pouvoirs pu-
blics.

Hypothèse haute : 34 milliards d'€
 9 milliards pour la perte d'autonomie,
 15 milliards pour les soins,
 10 milliards pour l'hébergement.

Le collectif d'associations de syndicats et de partis de gauche appelle à une prise en charge
intégrale "par la solidarité nationale et la Sécurité Sociale".

Le MEDEF défend l'idée d'un socle de couverture pour les plus démunis et d'une assurance
obligatoire individuelle pour les autres.

Sondage CSA : 57 % des Français sont opposés à l'instauration d'une assurance privée obliga-
toire.

Autre groupe de travail ministériel : absence de "transparence et de protection" par les assu-
rances. "Aucune garantie juridique", selon Pierre KHALFA du Syndicat Solidaires.

FFSA : 5,5 millions de Français sont couverts par des contrats d'assurance.




Direction Générale                                                                         1/23
UFC-QUE CHOISIR :
 montant des cotisations,
 délais de carence important,
 critères restrictifs d'évaluation de la dépendance.



2.   LA TRIBUNE (04/05/2011) – DEPENDANCE : ROSELYNE BACHELOT DEFEND LA "SOLIDARITE
     NATIONALE"

Roselyne BACHELOT : "Avant de savoir comment nous allons financer la dépendance, nous de-
vons déterminer ce que nous voulons financer". Mais comment financer la dépendance est une
"interrogation légitime". "Des consultations que j'ai menées, il ressort que le maintien d'un large
socle de solidarité nationale est une volonté partagée". "Ce socle s'élève à environ 25 milliards
d'€ et, je le redis avec force, il n'est pas question de le diminuer", ni "d'augmenter la dette", et
de "taxer davantage le travail". "Toutes les pistes sont sur la table, y compris la voie d'une assu-
rance complémentaire à une prise en charge solidaire". "En aucun cas, la réforme de la dépen-
dance ne vise à privatiser l'Assurance Maladie". Sur le recours "de manière obligatoire" aux
assurances privées, il n'y a pas de "consensus".



3.   AUJOURD'HUI (04/05/2011) – DEPENDANCE : PAS DE DEUXIEME JOURNEE DE SOLIDARITE

Pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, l'Elysée rejette l'idée d'une
nouvelle journée de solidarité. Nicolas SARKOZY ne veut pas entendre parler non plus d'un re-
cours accru aux assurances privées. Et il refuse toute hausse de la CSG des retraités ou un
recours sur succession.

L'Elysée planche sur deux pistes :
 Permettre la sortie des contrats d'assurance vie en "rente dépendance" (1 milliard d'€ par
    an),
 Supprimer des niches fiscales sur le capital et sur le patrimoine.

Pour le reste, l'idée est d'abord de pérenniser l'APA et d'aider les personnes âgées à rester
longtemps à domicile.



4.   LE MONDE (04/05/2011) – A L'ECOUTE D'ALZHEIMER PAR PETITES TOUCHES

    Présentation de l'établissement de LA SALETTE-BULLY (Rhône)

L'une des causes de dépendance chez les personnes âgées
   - 850 000 personnes touchées par la maladie d'Alzheimer,
   - 225 000 nouveaux cas chaque année,
   - 35 millions dans le monde.

 Le nombre pourrait doubler d'ici vingt ans :
   66 millions en 2030,
   115 millions en 2050.

Forme et couleur pour guider les petits pas
COUSTAL COLOR CONCEPT, association de deux sœurs artistes plasticiennes
= comment créer les conditions d'un lieu qui soit "plus hospitalier qu'hospitalier",



Direction Générale                                                                           2/23
= LES PETITS PAS à GUILERS (Finistère).

"Une circulation des formes et des couleurs comme autant de repères visuels et de signes mé-
moriels".



5.    WWW.CSA (04/05/2011) – PREVENTION DE LA PERTE D'AUTONOMIE           : LE CONSEIL DE LA CNSA
      FORMULE SES RECOMMANDATIONS

Le Conseil souhaite que le rôle que doivent jouer la prévention et les politiques de santé au
regard de la perte d'autonomie soit mieux défini. L'autonomie des personnes âgées et handica-
pées doit être un objectif à part entière des politiques de prévention et de promotion de la santé,
en privilégiant l'amélioration de l'état de santé tout au long de la vie et en ciblant les populations
vulnérables et fragiles. Les leviers de l'action doivent faire l'objet d'un pilotage stratégique ré-
gional renforcé et les missions de chacun des acteurs, dont la CNSA, doivent être précisées.

Une politique de prévention de la perte d'autonomie doit avoir pour cible l'ensemble des évé-
nements péjoratifs dont la survenue porte ou peut porter atteinte à l'autonomie. L'espérance de
vie sans incapacité est un enjeu majeur.

4 recommandations :
- approfondir la connaissance des déterminants de l'autonomie.
- améliorer l'état de santé tout au long de la vie.
- cibler les actions de prévention en direction des personnes fragiles, vulnérables, qui sont les
    plus éloignées des démarches de prévention et d'éducation pour la santé. Accompagner ces
    personnes fragiles dans le changement de leurs habitudes de vie constitue un axe majeur.
- reconnaître la nécessité d'un pilotage stratégique et régional renforcé.

Le Conseil de la CNSA affirme que l'amélioration de l'accompagnement de la personne, par une
politique de compensation efficace, a des conséquences en matière de préservation, de restau-
ration ou d'acquisition de l'autonomie. C'est, par exemple, l'adaptation du logement d'une per-
sonne en situation de handicap.



6.    LES ECHOS (05/05/2011) – DEPENDANCE : L'ELYSEE VEUT MOBILISER L'ASSURANCE VIE

L'exécutif souhaite que les Français puissent facilement convertir leur contrat d'assurance vie
en rente lorsqu'ils sont confrontés à la dépendance. La perspective du recours sur succession
s'éloigne, tout comme celle d'une seconde journée de solidarité.

Arnaud ROBINET et Valérie ROSSO-DEBORD (députés UMP) plaident pour un redéploiement des
ressources existantes, ce qui signifierait la réduction d'autres prestations sociales.


      LE FIGARO ECONOMIE (05/05/2011) – DEPENDANCE : LES RENTES D'ASSURANCE VIE POUR-
       RAIENT ETRE MOINS TAXEES.



      LE MONDE (05/05/2011) – DEPENDANCE : NICOLAS SARKOZY LORGNE SUR L'ASSURANCE
       VIE.

Une conversion plus large de cette épargne en rente dégagerait un milliard d'€ annuel.




Direction Générale                                                                             3/23
Une piste privilégiée serait de supprimer une niche fiscale sur le patrimoine ou le capital. Nico-
las SARKOZY exclut d'avoir recours à une assurance privée obligatoire. Il ne veut pas augmenter
la CSG des retraités. Il renâcle à consacrer un second jour férié. Il ne devrait pas y avoir de
création d'un cinquième risque de la Sécurité Sociale.


      20 MINUTES (05/05/2011) – DEPENDANCE : LES PREMIERS CHOIX DE SARKOZY



7.    LES ECHOS (05/05/2011) – LA TELEMEDECINE, REPONSE A LA DEPENDANCE ?

Technologies : un cadre légal est enfin posé pour le déploiement de solutions de communica-
tion innovantes, au service du maintien à domicile.

 Décret fin 2010 encadrant la pratique de la télémédecine.

Pierre TRAINEAU, Directeur général du CATEL (réseau français de compétence en télésanté :
"Pour la première fois, une gouvernance nationale et régionale se met en ordre de marche pour
faire de cette pratique médicale une réalité".

Pour alléger les dépenses de dépendance, les technologies pourraient permettre de favoriser le
maintien à domicile et, ainsi, reculer le placement en établissement médicalisé.

Pierre LABORDE (député) : "La technologie est au stade de la maturité".

Gilles DUTHIL, président de l'Institut SILVERLIFE : "On ne parviendra pas à rentabiliser la télésan-
té en se limitant aux usages médicaux. Il faut élargir l'utilisation aux personnes âgées valides,
en quête de bien-être".

Pierre LABORDE : "Les nouvelles technologies peuvent aussi être retenues lorsqu'elles favori-
sent l'interactivité entre patients et médecins, tout en améliorant la qualité de la prise en charge
du patient".
 Lutter contre la désertification médicale des zones rurales,
 Maintenir le lien social des personnes isolées,
 Surveiller à distance l'état de santé du patient.

Valérie AYACHE, directrice de l'Association pour le développement des biotechnologies (ADEBAG
à Grenoble) : "Tout le monde s'accorde à dire que l'interdisciplinarité est essentielle, mais c'est
très difficile de faire travailler les gens ensemble".

LIVING LAB : Ce label européen rassemble différents partenaires (collectivités locales, entre-
prises, associations, laboratoires de recherche) en vue d'orienter l'innovation par la demande et
d'impliquer ainsi les utilisateurs dès la conception.

 Premier à avoir obtenu ce label : le projet E-CARE LAB en Rhône-Alpes.

Valérie AYACHE : "Cette approche de concertation et de co-création est indispensable pour
mettre au point des solutions socialement utiles et économiquement viables".

Stéphane RENOUARD, chercheur au laboratoire HANDICOM à EVRY : "Trop souvent, le maintien à
domicile s'accompagne d'une coupure du monde et d'une dégradation physique et psycholo-
gique".




Direction Générale                                                                           4/23
 Systèmes d'alerte couplés à de la géolocalisation pour rassurer les personnes fragiles et
  leurs familles lors de leurs déplacements.

TELECOM SUD PARIS, en collaboration avec le CNRS : une chaire internationale Qualité de vie
pour étudier l'impact des nouvelles technologies sur l'autonomie, en réel sur 500 familles, en
collaboration avec différentes mutuelles.

Stéphane RENOUARD : "Ce déploiement en conditions réelles nous permettra aussi de confron-
ter nos solutions aux éventuelles dérives éthiques".

"La marge entre surveillance et espionnage est étroite".



8.    LES ECHOS (06/05/2011) – DEPENDANCE : LES MUTUELLES JUGENT QU'IL FAUT TAXER LES
      SUCCESSIONS

Etienne CANIARD : Pour financer un "socle public universel important" en matière de prise en
charge de la dépendance, la "piste la plus sérieuse" et qui "aurait du sens" serait de taxer da-
vantage les successions.

"Il faut veiller à une meilleure articulation des soins et de la prise en charge de la dépendance".


      LE PELERIN (05/05/2011) – DEPENDANCE : UNE REALITE POUR LES FAMILLES, UN DEFI POUR
       L'ETAT

Contrairement à d'autres pays européens où l'âge d'entrée en maison de retraite est plus pré-
coce, la France a fait le choix d'aider les personnes âgées à rester chez elles, le plus longtemps
possible.

Bernard ENNUYER : "Pour s'occuper d'une personne lourdement handicapée, il faut cinq à six
heures d'aide à domicile par jour".

Pascal CHAMPVERT (président de l'association des directeurs d'EHPA) : "Le montant, en maison
de retraite, est scandaleusement élevé". "Et, malgré ce coût exorbitant, la qualité des soins
n'est pas toujours au rendez-vous. Par manque de moyens, les établissements ne peuvent re-
cruter le personnel nécessaire. Concrètement, quand il faudrait passer une demi-heure à faire
manger une personne âgée, cela est expédié en un quart d'heure".

"Il n'est pas exagéré de parler de drame humain, de conjoints épuisés, d'enfants rencontrant
des difficultés professionnelles".

Claudine ATTIAS-DONFUT (sociologue) : "Ce sont les conjoints, les enfants, les beaux-enfants
qui s'occupent de leurs proches en perte d'autonomie. Ils assument l'essentiel de leur prise en
charge, soit par des heures de présence, soit en contribuant au financement d'un établissement
d'hébergement ou d'aides à domicile".

Doublement des personnes dépendantes d'ici à 2060.

Claudine ATTIAS-DONFUT : "Il faut développer davantage les structures de relais-accueils tempo-
raires, hôpitaux de jour- pour permettre aux aidants de prendre du répit. Prévoir pour eux un
soutien psychologique, des lieux de parole, ainsi que des formations pour les aider à avoir les
bons comportements vis-à-vis de leurs proches dépendants. Pourquoi pas aussi, des congés




Direction Générale                                                                           5/23
rémunérés, afin qu'ils puissent s'absenter de leur travail ? Et enfin, leur faciliter plus largement
l'accès à une aide professionnelle pour les épauler".

Bernard ENNUYER : "Cela suppose une vraie reconnaissance sociale de ces professions, par le
biais de meilleures formations, de salaires plus élevés et d'un encadrement plus performant".

Professeur Olivier SAINT-JEAN, chef de service de gériatrie à l'hôpital Georges Pompidou à PA-
RIS : "On pourrait favoriser des modes de cohabitation intergénérationnels au cœur de nos villes
(colocation, résidences partagées) avec des services rendus respectifs entre les jeunes et les
vieux. L'adaptation des logements en utilisant les dernières innovations technologiques, asso-
ciée à un suivi psychique et physique, peut également aider à prévenir les accidents et assurer
une surveillance efficace".

Claudine ATTIAS-DONFUT : "On ne peut laisser tomber ces personnes âgées qui se sont occu-
pées toute leur vie des autres. Il y a là une obligation morale de solidarité".



9.   FHP N° 11 MAI-JUIN 2011 – "LE SYSTEME DE SANTE FRANÇAIS AUJOURD'HUI ET DEMAIN"
     (CONFERENCE DE JACQUES ATTALI)

Le sujet de la dépendance est particulièrement révélateur de l'évolution des sociétés. Le dis-
cours général insiste en effet sur la nécessité de maîtriser les dépenses liées à la dépendance.
Cependant, les chiffres montrent que l'allongement de la durée de vie n'entraînera pas automa-
tiquement un allongement de la période de dépendance. En réalité, l'année de dépense de san-
té élevée se déplace. Elle est toujours réduite à un an correspondant à la dernière année de
vie.

Les statistiques officielles évaluent à un million le nombre de personnes en situation de dépen-
dance lourde en France. La durée de vie en dépendance est pour sa part évaluée à quatre ans.
La dépendance lourde représente 1 % du PIB et le taux de croissance des dépenses de dé-
pendance sera de 4 % par an. Or, ce taux de 4 % est couvert à hauteur de 2 % par la Sécurité
Sociale et de 1,5 % par la retraite.

Pourquoi le sujet de la dépendance prend-il donc actuellement une telle ampleur ? L'explication
réside certainement dans l'égoïsme absolu régnant dans les sociétés modernes. En effet, l'idée
que la famille pourrait être impliquée dans la prise en charge des personnes dépendantes
n'existe plus.

Le vrai sujet majeur des sociétés modernes est l'éducation. En choisissant de mettre en avant
le sujet de la dépendance, le pouvoir politique génère de la culpabilité vis-à-vis des dépenses
de santé. Il provoque également lui-même les conditions d'apparition de ce cinquième risque.
En effet, les jeunes générations refuseront de s'occuper des personnes dépendantes puis-
qu'aucune mesure n'aura été prise pour eux dans le domaine de l'éducation.



10. LA DEPECHE (11/05/2011) – ARS : LE DEFI DE LA DEPENDANCE

La PREFECTURE et l'ARS ont lancé, à TOULOUSE, un débat sur la dépendance des seniors.

Christine UNGERER : Pour "mettre en place un système de santé plus préventif que curatif".

Jean MANTOVANI (sociologue) : "On vieillit désormais de mieux en mieux. Pourtant, si vieillir
n'est pas une maladie, la vieillesse n'est pas égale… Certaines personnes âgées, par solitude



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et rupture de lien social, ont un sentiment négatif sur leur vie. Elles vieilliront moins bien que
celles qui ressentent un sentiment positif de leur existence. Il faut donc maintenir une relation
citoyenne des personnes âgées".

Professeur Yves ROLLAND (gérontologue) : "En France, 70 000 personnes sont en institution. A
leur arrivée, 70 % d'entre elles peuvent se déplacer d'une manière autonome. Au bout d'un cer-
tain temps, entre 30 et 60 % deviennent dépendantes et perdent leurs capacités à faire des
actes quotidiens seules".

 Dépendance iatrogène causée par les médicaments et la situation en milieu hospitalier.



11. LA TRIBUNE (12/05/2011) – ASSURANCE DEPENDANCE : LES CONTRATS PRIVES EPINGLES PAR
    L'UFC-QUE CHOISIR

Selon une étude de l'association des consommateurs, les garanties proposées par les contrats
dépendance, sont nettement insuffisantes :
 clauses illisibles pour le consommateur,
 coût,
 insuffisance de garanties prévues :
  - évolution du montant des cotisations,
  - pas d'indexation automatique des rentes versées.
 le GIR 4 ne figure pas dans les garanties.

L'UFC-QUE CHOISIR émet l'idée d'un "bouclier dépendance". L'assurance ne peut pas être la
solution au problème de financement de la dépendance. "Le marché de l'assurance doit rester
dans un rôle subsidiaire" selon Alain BAZOT, président de l'association.

Sur quatre ans (durée moyenne de perception de l'APA), le coût d'une personne dépendante
peut aller jusqu'à 140 000 €.

L'UFC-QUE CHOISIR préconise aussi un meilleur encadrement des contrats, ouverts à tous sans
sélection médicale, l'instauration d'un plafond d'augmentation des cotisations et une indexation
automatique des garanties sur l'inflation.


    LE FIGARO ECONOMIE (12/05/2011) – FINANCEMENT DE LA DEPENDANCE : BACHELOT FAIT
       UN PREMIER TRI

Assurance obligatoire et recours sur succession semblent hors jeu.


    LA CROIX (12/05/2011) – LES ASSURANCES DEPENDANCE JOUENT LES MAUVAIS ELEVES SE-
     LON L'UFC-QUE CHOISIR

L'association a promis de se "battre bec et ongles pour qu'on ne passe pas par-dessus bord le
principe de solidarité en faisant reposer la solution de la dépendance sur le système assurantiel
privé".


    20 MINUTES (12/05/2011) – L'UFC-QUE CHOISIR PRONE UN BOUCLIER

Le dispositif coûterait 2 milliards.




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 L'HUMANITE – DEPENDANCE, PAS D'ASSURANCE

Roselyne BACHELOT écarte la voie de l'assurance privée obligatoire. Une analyse des contrats
existants par l'association UFC-QUE CHOISIR montre leur inefficience.

Roselyne BACHELOT : "Nous resterons sur un socle massif de solidarité".
 "palettes de solutions possibles" :
- + 0,1 point de CSG,
- taxation du patrimoine,
- alignement de la CSG des retraités.


     ANNUAIRE SECU (13/05/2011) – BACHELOT FAIT UN PREMIER TRI DANS LES PISTES POS-
       SIBLES




12. LA TRIBUNE (13/05/2011) – DEPENDANCE : LA FACTURE EST LOURDE

Les personnes dépendantes et leurs familles ont déboursé, en 2010, dix milliards d'€ pour sa
prise en charge.



70 % des dépenses d'hébergement sont assurées par du financement privé, donnant lieu à une
dépense moyenne de 1 500 € par mois pour les familles.

24 milliards d'€ ont été dépensés en 2010 par les pouvoirs publics.

+ 8 à 9 milliards d'€ d'ici à 2030.



13. LE MONDE (13/05/2011)

     13-1. Les pistes pour financer la dépendance se précisent

-   Pas d'assurance privée obligatoire,
-   Pas de nouvelle journée solidarité,
-   Hausse de la CSG des retraités.


      13-2. Pas d'assurance privée obligatoire pour la dépendance

L'AD.PA (directeurs d'EHPA et services à domicile) s'est "réjouie" de l'intervention de Roselyne
BACHELOT. L'association a souligné qu'elle était "favorable à ce type de pistes basées sur la
solidarité nationale". "Comme la Ministre, l'AD.PA juge essentiel de baisser la part insupportable
payée par les personnes âgées et leurs familles en établissement, et est favorable au dévelop-
pement de structures intermédiaires entre domicile et établissements classiques".


      13-3. Ces gestes et ces mots qui soignent les personnes âgées

 EHPAD de MARINES dans le Val d'Oise.



Direction Générale                                                                         8/23
 Les bols sont posés sur des ventouses, les verres sont dotés d'un bec verseur, les assiettes
  ont de larges rebords.

Edith HUE, infirmière : "Souvent, c'est plus rapide et plus facile de faire les choses à leur place,
mais nous essayons, au contraire, de faire en sorte qu'ils fassent les gestes eux-mêmes pour
qu'ils conservent une certaine autonomie. Ici, nous accueillons des personnes âgées très dé-
pendantes. Les aider à boire ou à manger, c'est aussi important que de leur faire une piqûre".

Zaynab RIET, directrice : "La maltraitance, ce ne sont pas forcément des coups ou des gestes
volontairement brusques. Ce sont plutôt des négligences, des mauvaises habitudes, un
manque d'attention envers des personnes particulièrement vulnérables".



14. LIBERATION (16/05/2011)

55 % des Français, soit plus d'une personne sur deux, ne se sentent pas capables de prendre
en charge une personne dépendante.


    FRANCE SOIR (16/05/2011) – DEPENDANCE : LES FRANÇAIS SANS SOLUTION

Sondage : la moitié des Français ne se sent pas capable de prendre un proche et financer sa
dépendance.

En 2011, un Français sur trois a un proche concerné.

D'ici à 2060, le nombre de dépendants passera de 1,15 million à 2,3 millions.

30 % des personnes âgées sont contraintes de vendre leur patrimoine pour être pris en charge
en établissement spécialisé.

Jean LEONETTI, président de la FHF : Si la dépendance est forte, il est très difficile de trouver
une place, car la personne représente une charge pour la structure d'accueil. Autre obstacle :
l'accessibilité financière.

Si vous avez un lourd handicap, il faut attendre. C'est pire qu'une double peine. Votre pronostic
vital est de deux ans et on vous fait patienter six mois à un an.

A cela s'ajoutent des inégalités régionales quant au nombre de maisons de retraite.

Autre inquiétude : le risque de maltraitance.

Si on maintenait ces personnes à domicile six mois de plus, on économiserait 8 milliards sur
vingt ans, et ce serait bien plus humain. Investissons dans l'innovation et la recherche et ces-
sons de regarder le problème du vieillissement comme un handicap pour notre société.




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PLUS D'UN SUR DEUX A PEUR DE NE PAS FAIRE FACE



55 %                       42 %                                                 39 %
des Français déclarent
qu'ils ne se sentiraient
                           se disent incapables de
                           s'acquitter    du   coût
                                                     52 %                des Français ont une
                                                                         bonne opinion des mai-
                                                    des Français ont une sons de retraite.
pas capables de prendre    moyen       mensuel   de
                                                    mauvaise opinion des
en charge une personne     2 200 € pour un héber-
                                                    maisons de retraite.
âgée dépendante de leur    gement en maison de
entourage.                 retraite.                                            9% sans opinion


Plus d'un Français sur
trois
                                                  jugent qu'à l'heure actuelle la prise en charge des
       (36 %)
a dans son entourage
proche une personne
                           67 %                   personnes âgées par les pouvoirs publics en
                                                  France n'est pas satisfaisante.

âgée dépendante.



    LA CROIX (16/05/2011) – DEPENDANCE, LA PISTE ASSURANCE VIE


    LE MONDE (15/05/2011) – DEPENDANCE : LA REFORME PIEGEE PAR… 2012

Derrière ce dernier grand dossier du quinquennat de Nicolas SARKOZY, un choix de société se
profile selon la part d'engagement des pouvoirs publics. Le curseur oscille entre la répartition
solidaire et l'initiative individuelle. Il s'agit, pour l'Etat, de se préparer au vieillissement de la po-
pulation. Pour avoir trop attendu, le calendrier est peu propice à une telle réforme. Les déci-
sions seront influencées par l'entrée dans la campagne présidentielle. A l'hésitation politique,
s'ajoute un problème de taille : le manque d'argent public. Le traitement du problème global de
la dépendance pourrait donc être retardé. En lançant ce débat sur la dépendance, le gouver-
nement a suscité une attente de l'opinion.



15. CAHIER RÉGIONAL MGEN MIDI-PYRÉNÉES (MAI 2011)

Défi démographique, fragilité liée à l'âge, la dépendance : un coût grandissant pour la société,
un enjeu humain pour une meilleure qualité de vie.

 Vieillir en bonne santé : un enjeu majeur de santé publique.

 Signes précurseurs de l'entrée dans la dépendance : fatigue, diminution de la force muscu-
  laire, lenteur de la vitesse de marche, perte de poids, peur de tomber, ralentissement de
  l'activité physique, sédentarité…

 Principales maladies liées à l'âge : maladies cardiovasculaires, AVC, démence, Alzheimer,
  cancers, arthrose, ostéoporose, troubles sensoriels.

Prévenir la dépendance : le GERONTOPOLE de TOULOUSE créé le 5 février 2007 = trois plans
d'action :



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1. Permettre l'accès au diagnostic, à l'innovation thérapeutique et à la recherche clinique pour
   les personnes âgées fragiles.

2. Mettre en place un institut du vieillissement pour développer et valider des actions de pro-
   motion de la santé et de prévention chez les personnes âgées en bonne santé.

3. Prise en charge des personnes âgées dépendantes et recherche clinique en EHPAD.
   Un projet : l'IHU (Institut Hospitalo-Universitaire).

La MGEN intègre le risque dépendance dans son offre globale.



16. LA TRIBUNE (17/05/2011) – DEPENDANCE : LES FAMILLES DANS L'IMPASSE FINANCIERE

Seulement 14 % des personnes dépendantes peuvent se payer une maison de retraite.

Un coût trop élevé et le manque de place font que, pour 52 % des Français, les maisons de
retraite ont mauvaise presse.

L'IGAS évalue à 1 700 € le reste à charge dévolu aux familles pour l'hébergement.

Jean LEONETTI (président de la FHF) : les établissements sont amenés à changer. "Ils se rap-
prochent déjà des centres villes, ils vont développer l'hébergement temporaire, seront plus
souples, plus ouverts sur les aidants".

Roméo FONTAINE (économiste à l'Université Paris-Dauphine) : "La famille est le principal pro-
ducteur de l'aide. Il y a de 3,7 à 4,3 millions d'aidants en France et le volume de leur aide est
deux à cinq fois supérieure à l'aide professionnelle. La tentation est grande de tout faire reposer
sur les familles en raison d'une idée fausse qui est que leur aide est gratuite pour la collectivité.
Or, elle a un coût économique : en terme de retrait des aidants sur le marché du travail, en
terme de diminution de leur temps de travail. Elle a même un coût médical".

Faut-il souscrire aujourd'hui un contrat d'assurance dépendance ?

Cinq millions de personnes sont aujourd'hui couvertes ce qui, rapporté à la population, place la
France à l'avant garde des grands pays.

Le coût de ce type de couverture dépend de l'âge. Pour les plus de 50 ans, il est judicieux de ne
pas attendre pour acquérir un contrat à un coût raisonnable. Les assureurs ajusteront leurs con-
trats, une fois les mesures gouvernementales connues. Au-delà de 65 ans, la couverture de-
vient au mieux prohibitive, au pire impossible. Pour les moins de 50 ans, il convient d'attendre
l'évolution du cadre réglementaire.


    LES ECHOS (17/05/2011) – LES FRANÇAIS SE SENTENT DEMUNIS FACE QU RISQUE DEPEN-
       DANCE



    LA CROIX (17/05/2011) – DEVANT LE GRAND AGE, LES FRANÇAIS DEMUNIS

Jean LEONETTI : "Cette étude montre qu'il sera indispensable d'établir un socle de solidarité
nationale pour répondre à ce problème, qui ne pourra pas être réglé par de simples mesures
fiscales ni par des solutions déjà évoquées, comme l'assurance privée obligatoire".



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FHF et la quinzaine d'organisations du secteur de la dépendance (AD.PA, FEHAP, FNAR…)
demandent au gouvernement de tenir les engagements pris dans le plan solidarité de 2007 :
 garantir le financement solidaire de la dépendance,
 adapter l'hôpital et les maisons de retraite à la population vieillissante,
 encourager la recherche sur les maladies du grand âge.


         L'HUMANITE (17/05/2011) – FACE A LA DEPENDANCE, LES FRANÇAIS DEMUNIS

17 organisations de professionnels de la prise en charge des personnes âgées et des représen-
tants de ces personnes dénoncent "une situation inquiétante" liée notamment au "gel des cré-
dits de l'assurance maladie dans tous les établissements et services pour personnes âgées"
entraînant une diminution des soignants, alors que les besoins augmentent.


         DIRECT MATIN (17/05/2011) – PAS D'ASSURANCE PRIVEE OBLIGATOIRE POUR FINANCER LA
             DEPENDANCE




17. LES ECHOS (18/05/2011) – DEPENDANCE : 10 MILLIARDS DE PLUS D'ICI A 2040

A législation inchangée, les dépenses publiques pour la dépendance passeront de 1,22 point de
PIB aujourd'hui à 1,67 en 2040 et 1,76 en cas d'indexation de l'APA sur les salaires. Soit
10 milliards de plus. Les besoins se feront surtout ressentir après 2025.


         LE FIGARO ECONOMIE (18/05/2011) – DEPENDANCE : UN COUT IMPORTANT MAIS SUPPOR-
          TABLE D'ICI A 30 ANS

Des projections réalisées par l'INSEE, la DIRECTION DU TRESOR et la DREES, la charge financière
anticipée paraît non négligeable mais absorbable.



18. GESTIONS HOSPITALIERES (AVRIL 2011) – PERSONNES AGEES

           18-1. Introduire à la vieillesse

La maladie d'Alzheimer est d'autant plus fréquente que la population avance en âge. Aujour-
d'hui, on estime à 850 000 le nombre de patients atteints de démence en France métropolitaine.
Le nombre de nouveaux cas annuels de démence est estimé à 225 000. Le nombre de per-
sonnes atteintes en 2020 serait de 1 300 000 et de 2 150 000 en 2040.


           18-2. Comment soutenir efficacement les aidants familiaux des personnes âgées
           dépendantes ?()

Cette note, parue en complément du rapport présenté ici, traite d'un sujet stratégique dans le
contexte hospitalier et du système de santé en général : la prise en charge de patients âgés
dépendants, comme de la grande majorité des malades chroniques, est domiciliaire.


()
      Conseil d'analyse stratégique, note de veille n° 187, juillet 2010.




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L'hôpital, en se recentrant sur les soins techniques, déverse sur la ville et sur l'environnement
familial les soins les plus basiques mais non moins vitaux. La coordination des intervenants
pour répondre aux besoins de ces patients déborde largement les compétences médicales.

Les politiques publiques de l'emploi ont insisté à juste titre sur le développement du secteur du
marché des services à la personne en référence au modèle de prise en charge des jeunes en-
fants. Le segment du marché des services à la personne malade est occulté.

Cette note est un préliminaire au vaste chantier gouvernemental qui devrait s'ouvrir prochaine-
ment sur la dépendance pour en renouveler le contour politique.

L'aide aux aidants devient un thème central dans la mesure où les études sur la valorisation
des participations familiales pour des parents dépendants montrent qu'elle est supérieure aux
aides publiques directes à ces mêmes personnes. Donc éviter un transfert de ces charges sur
la collectivité devient un enjeu. Quatre axes de travail à venir ont été identifiés :

   Reconnaître un statut juridique et accorder des droits sociaux aux aidants familiaux, les fai-
    sant ainsi sortir du silence de la domesticité familiale,
   Leur permettre de concilier vie professionnelle et rôle d'aidant familial,
   Alléger leurs tâches administratives et domestiques,
   Développer des structures de prise en charge temporaire des personnes dépendantes per-
    mettant aux aidants de bénéficier de temps de loisirs et de répit.

Souvent débattue, la question des droits aux aidants a trouvé un début de réponse avec la loi
de 2005 pour les handicapés qui reconnaît un statut spécifique aux aidants familiaux pour les
personnes désignées handicapées. Mais la segmentation, politiquement voulue en 2000, entre
personnes handicapées (jeunes) et personnes âgées "dépendantes" (les plus de 60 ans) crée
deux catégories d'aidants aux droits différents.

Cette reconnaissance de l'aidant existe dans plusieurs pays européens, où les associations
représentant les aidants familiaux auprès des personnes âgées constituent des lobbys puis-
sants (par exemple la CARERS UK, interlocuteur du gouvernement anglais), ce qui n'est pas le
cas en France.

Ces programmes de soutien aux aidants s'inscriraient dans une politique de bien-être des sala-
riés comme certains groupes industriels les ont développés aux USA en direction de ceux ayant
des parents âgés à leur charge. Les Corporate Elder Care Programms sont de deux types :

   La mise à disposition d'informations, de conseils juridiques, de groupes de soutien, de coa-
    ching,
   L'élaboration d'un programme personnalisé de soins gériatriques associé à un plan d'orga-
    nisation de la prise en charge.

En France, les centres locaux d'information et de coordination (CLIC) devraient en principe ré-
pondre pour partie. Mais l'idée directrice est de faire sortir les politiques de prise en charge des
personnes dépendantes du seul champ des politiques sociales publiques et d'y associer des
acteurs économiques intéressés par les questions de bien-être de leurs salariés.


      18-3. L'éthique de la vulnérabilité (Corinne PELUCHON)

La vieillesse est juste le temps avant la dépendance. La dépendance est une notion à affiner.
La personne est dans une situation de vulnérabilité. Les soignants et les aidants doivent écou-
ter la personne au lieu de se substituer à elle de manière systématique. Cette substitution est



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une violence terrible, car décider à la place de l'autre, c'est lui faire mal. Il s'agit d'orienter la
démarche thérapeutique vers les capacités restantes. L'identité de la personne malade est au
présent, elle ne se souvient pas de ce qu'elle a été. Lorsqu'on parle d'accompagnement, cela
veut dire aller chercher la personne là où elle est et non là où on voudrait qu'elle soit.


     18-4. Vivre plus longtemps (Rose-Marie VAN LERBERGHE)

Il n'est pas supportable de voir certains médias aborder cette part de notre vie uniquement sous
un angle catastrophique, la maltraitance, ou le tsunami que représenterait le financement de la
dépendance. Il est possible de continuer à goûter la vie lorsque la dépendance s'installe et de
mobiliser les personnels sur un projet de vie personnalisé, qui vise à maintenir et développer le
plus possible les capacités physiques et psychiques de chacun, et à préserver l'autonomie
même si on ne guérit pas.

Deux problèmes se superposent : l'inadaptation de l'organisation des hôpitaux à la prise en
charge des polypathologies des personnes âgées, le nécessaire décloisonnement des filières
de soins. Une meilleure allocation des moyens de l'Assurance Maladie entre court et long sé-
jour permettrait de réduire la charge d'hébergement laissée aux intéressés et à leur famille. En
France, la solution n'est pas de rapprocher dépendance et hébergement, mais bien dépen-
dance et soins, avec comme objectif la mise en place d'une nouvelle assurance collective pour
les prestations non médicales, selon un système forfaitaire strictement lié à l'état de dépen-
dance. Cet ensemble pourrait être complété par l'aide sociale pour les plus démunis, et par des
assurances complémentaires.

"La dépendance physique et/ou intellectuelle, nécessitant une surveillance médicale et des me-
sures sociales pour ralentir l'évolution des maladies et la détérioration de l'état général, n'affecte
que 7 % des personnes de plus de 60 ans et reste autour de 10 % pour les hommes comme
pour les femmes jusqu'à 80 ans. Ce n'est qu'après 95 ans qu'elle atteint 40 % pour les hommes
et 55 % pour les femmes".

L'enjeu entre le temps de l'autonomie et le temps de la dépendance est celui de la "fragilité".
Plus celle-ci est anticipée, diagnostiquée et plus les chances de réduire une entrée dans la dé-
pendance sont fortes.

"Rester chez soi, tel est le vœu de 92 % de personnes âgées… En effet, le domicile représente,
pour la personne âgée comme pour chacun d'entre nous, le cocon idéalement sécurisant, l'en-
veloppe physique et psychique où s'est sédimentée l'histoire familiale et conjugale, une mé-
moire matérielle dont la valeur augmente encore quand le compagnon est décédé. Rester chez
soi, c'est donc protéger son identité".

"86 % des personnes âgées subissant maltraitance et négligences vivent dans leur domicile".
C'est souvent la conséquence d'un épuisement physique et psychique de l'aidant. C'est pour-
quoi "en dehors de la présence d'une famille géographiquement très proche, le maintien à do-
micile est une solution beaucoup moins rassurante que la vie en établissement".


     18-5. Structures d'avenir (Gilles BERRUT)

Le professeur VELLAS du CHU de TOULOUSE affirme que la priorité doit être une politique pu-
blique centrée sur la fragilité. On ne devient pas dépendant parce qu'on est vieux, mais parce
qu'on est malade. Si on traite au bon moment, on va retarder l'arrivée à l'état de dépendance. Il
convient de sortir d'une conception sociale de la dépendance. Ce n'est pas un état brutal, c'est
un processus physiologique et neurologique progressif. L'enveloppe financière majeure, desti-




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née à la prise en charge de la dépendance, devrait être réorientée sur les actions de préven-
tion, dès 70 ans, pour diminuer le risque de dépendance.



19. LA TRIBUNE (19/05/2011) – DEPENDANCE : LA FRANCE PEUT MIEUX FAIRE, ESTIME L'OCDE

Le Japon se distingue par le haut niveau de formation des personnels travaillant dans le secteur
de la dépendance, ainsi que pour la qualité de ses mesures de prévention qui visent à encoura-
ger sa population à vieillir en bonne santé.

L'OCDE indique que les aidants familiaux ont 20 % de risques de plus de rencontrer des pro-
blèmes de santé mentale. Ils ont également 50 % de risques supplémentaires d'être au foyer et
de travailler deux heures de moins par semaine. Il faut donc opter pour le renforcement de la
professionnalisation.


    FIGARO ECONOMIE (19/05/2011) – DEPENDANCE : L'OCDE CITE LE JAPON ET LA FRANCE
       EN EXEMPLE

Les dépenses publiques vont doubler, voire tripler, d'ici à 2050.


    LIBERATION (19/05/2011) – LES COUTS DE LA PRISE EN CHARGE DES PERSONNES AGEES
       VONT GRIMPER

D'ici à 2050, les plus de 80 ans constitueront 10 % de la population contre 4 % aujourd'hui.


    LE POINT (17/05/2011)

Roselyne BACHELOT est favorable à une hausse de 0,1 point de CSG pour financer la dépen-
dance. Cela rapporterait 1,3 milliards d'€.


    LE FIGARO (19/05/2011) – DEPENDANCE : QUELLE PLACE POUR LES FAMILLES ?

Entre 3,7 et 4,3 millions de personnes s'occupent en France d'une personne dépendante. L'aide
apportée par la famille est deux à cinq fois plus importante que celle apportée par des profes-
sionnels. Même quand la personne dépendante bénéficie d'un ou de plusieurs professionnels,
dans 80 % des cas, la famille intervient toujours, ne serait-ce que pour assurer la coordination
ou remplir la "paperasse".

Coûts indirects = ceux qui consacrent du temps à leurs parents dépendants renoncent à des
loisirs (donc de la consommation) ou sont parfois contraints au temps partiel (moins de rentrée
de cotisations sociales). Allocation chômage ou retraite pour ceux qui renoncent à travailler.
Frais de santé pour ceux qui se fatiguent, physiquement et mentalement.

L'OCDE prône "un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée".




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20. LES ECHOS (20/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS MISENT SUR LA PREVENTION
     POUR TENIR LES COUTS

L'Assemblée des Département de France préconise 55 mesures pour relever le défi de la dé-
pendance. Maître-mot : anticiper, le plus tôt possible, les effets du vieillissement pour contenir
les frais de prise en charge.

Le besoin de financement d'ici à 2025 varie de 3,9 à 4,6 milliards d'€.


     LA TRIBUNE (20/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS ABATTENT LEURS CARTES

-   Alignement du taux de CSG des pensions retraites,
-   Elargissement de l'assiette de la CSA aux non salariés,
-   Rétablissement des droits de mutation,
-   Suppression du taux réduit de TVA dans la restauration.


     L'HUMANITE DIMANCHE (19/05/2011) – DEPENDANCE : GARE AU PRIVE

Trois rapports : CREDOC / OCDE / Fondation TERRA NOVA.

Le gouvernement "dramatise la situation pour justifier l'introduction des assurances privées
dans le dispositif" accuse la CGT.


     LA CROIX (20/05/2011) – IL FAUT FAVORISER LE MAINTIEN A DOMICILE

Près de 60 % des Français meurent à l'hôpital. Moins de 30 % des personnes âgées s'éteignent
à la maison.



21. LA DEPECHE – UN SOUTIEN POUR LES FAMILLES

Un collectif de professionnels et d'institutions (Vivre à domicile en Haut-Quercy, SSIAD du Haut-
Quercy, ADMR, MSA Midi-Pyrénées Nord, CARSAT Midi-Pyrénées, Conseil Général 46, EPA
Figeac Est Quercy, Institut Camille Miret, Association Segala Limargue), constitué il y a quatre
ans, met en place des actions d'accompagnement et de soutien à destination des aidants fami-
liaux du Ségala Limargue. Dans ce cadre, un groupe de parole se retrouve le vendredi après-
midi, une fois par mois, accompagné par JP. BERNARD, psychothérapeute.



22. ASH (20/05/2011) – DEPENDANCE : L'ADF DEVOILE SES PISTES

L'ADF rappelle que la question de la perte d'autonomie n'est pas un problème insurmontable.
Garantir une prise en charge juste et économiquement soutenable de nos aînés, suppose une
révision en profondeur des dispositifs d'accompagnement des personnes âgées. Les départe-
ments doivent être les chefs de file de la politique gérontologique et l'aide sociale doit s'adapter
aux nouvelles solidarités familiales.

"Une politique coordonnée de prévention". Instituer un volet "prévention des effets du vieillisse-
ment et de la perte d'autonomie, et coordination des acteurs" dans le schéma régional élaboré




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par l'ARS. Faire bénéficier les services d'aide à domicile autorisés par les départements des
crédits Sécurité Sociale (chutes à domicile, ARDH…). Maintenir le GIR 4 dans l'APA.

L'ADF propose la réforme de la tarification des services d'aide à domicile. Revaloriser le mon-
tant des plans d'aide de l'APA. Réviser le calcul du ticket modérateur de l'APA à domicile.


14 propositions sont consacrées à la réduction du "reste à charge" en établissement.

L'ADF propose de médicaliser les structures d'hébergement et d'accompagnement à la vie so-
ciale.

Rejet de tout recours à l'assurance privée. La récupération sur succession est à exclure. L'ADF
privilégie un système fondé sur un socle de financement public complété par un système assu-
rantiel privé pour la prise en charge de certains aspects de la perte d'autonomie.

La CSA doit être affectée à titre principal à l'APA. Celle-ci, à hauteur de 50 %, doit être financée
par l'Etat. Alignement de la CSG des retraités.

"Repenser complètement le rôle de la CNSA et de sa gouvernance". Celle-ci doit, "pour s'affir-
mer définitivement dans le paysage institutionnel de notre pays, devenir une véritable maison
commune pour l'Etat, les départements, les partenaires sociaux".



23. ESE N° 581 (20/05/2011) – DEPENDANCE : QUE RESTE T-IL A DECIDER ?

Roselyne BACHELOT a commencé à préciser les grandes options à retenir pour le futur dispositif
dépendance. Ou plutôt, elle a écarté différentes hypothèses de travail :
- pas d'assurance complémentaire obligatoire,
- pour un socle massif de solidarité,
- pas de recours sur succession,
- grande prudence sur une seconde journée solidarité,
- hausse de la CSG de 0,1 point,
- alignement CSG retraité = idée défendue par la CFDT,
- la mobilisation de l'assurance vie, via une rénovation des dispositifs fiscaux, demeure d'ac-
   tualité,
- transformation des sorties d'assurance vie en rente dépendance.



24. SUD-OUEST GERS (21/05/2011)

Lundi, l'intersyndicale du Gers manifestera à TOULOUSE. Les syndicats proposent que le coût de
la dépendance soit assumé "par la solidarité nationale et non familiale" et que "la prise en
charge de la perte d'autonomie s'intègre dans les principes fondateurs de la Sécurité Sociale".



25. LES ECHOS (23/05/2011) – DEPENDANCE : LES PISTES D'AMELIORATION DE L'APA ET DES
    CONTRATS D'ASSURANCE

Le groupe de travail sur l'évolution de la prise en charge de la dépendance planche sur trois
scénarii de réforme. Celui préconisant une "consolidation" du système actuel, avec une couver-
ture publique améliorée et des assurances mieux régulées, a le plus d'avenir.



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Trois scénarii :
- élaborer un régime de Sécurité Sociale spécifique,
- passer à un système d'assurance universelle,
- consolidation du système actuel visant à le rendre à la fois plus juste et plus efficient.

Le troisième est le plus vraisemblable.

Financement :
- contribution additionnelle de 1 % sur les droits de succession,
- deuxième journée solidarité,
- hausse de la CSG des retraités imposables,
- imposition des majorations de retraite des familles nombreuses,
- réduction de l'abattement fiscal de 10 % des retraités,
- …

Une série de mesures est proposée pour améliorer l'APA :
- pour le domicile, relever de 50 % les plafonds d'aide actuels,
- moduler le barème APA pour les GIR 1 et 2 en redéployant le GIR 4,
- renforcement de l'aide publique pour le "reste à charge" en établissement = hausse de l'al-
  location logement,
- création d'un bouclier pour les longues dépendances en établissement,
- relèvement de la participation financière des couples bénéficiant de l'APA, plus un forfait
  fictif pour les propriétaires.

L'Etat devrait mieux réguler et promouvoir les assurances privées :
- définition d'une garantie-socle,
- meilleure revalorisation des rentes,
- transférabilité des garanties,
- mobilisation de l'assurance vie
- création d'une incitation fiscale pour la souscription d'un contrat dépendance.


    LE MONDE (22/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS SONT POUR LA "SOLIDARITE
     NATIONALE"

L'ADF, réunie vendredi lors d'assises sur l'autonomie, regrette les discours "alarmistes" du gou-
vernement.

"Le département a acquis une expérience et un savoir-faire inégalés dans les politiques so-
ciales".
"La perte d'autonomie de nos aînés est d'abord une question de société avant d'être un pro-
blème financier".


    AUJOURD'HUI EN FRANCE (21/05/2011) – LA DEPENDANCE MOINS CHERE QUE PREVU

Selon l'ADF, la facture de la dépendance tournerait autour de 4 milliards d'€, moitié moins que
les prévisions du gouvernement.


    LE PARISIEN (23/05/2011) – DE NOUVEAUX SERVICES A DOMICILE POUR LES PERSONNES
       AGEES

ADOMIA fête ses 50 ans en région parisienne.



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26. LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE (24/05/2011) – DEPENDANCE : DU TOUT PRIVE AU TOUT
    PUBLIC, LES PISTES DE REFORME PASSEES AU CRIBLE

Le groupe de travail sur les projections démographiques et financières estime à 10 milliards d'€
supplémentaires, d'ici 30 ans, pour financer la dépendance de nos aînés. En 2030, 1,55 million
de personnes de plus de 60 ans toucheraient l'APA.

Danièle KARNIEWICZ : "Il faut peut-être accepter l'idée qu'il faudra réformer en plusieurs étapes".


    LE FIGARO ECONOMIE (24/05/2011) – TROIS PISTES POUR PRENDRE EN CHARGE LE COUT DE
       LA DEPENDANCE

L'APA pourrait être revue pour plus de justice. Les scenarii tout public et tout privé ne sont pas
encore exclus.


    L'HUMANITE (24/05/2011) – DEPENDANCE : L'ASSURANCE PRIVEE N'ASSURE PAS

Alors que la droite veut lui confier une large place dans la couverture de la perte d'autonomie,
l'assurance n'offre aucune véritable garantie aux souscripteurs, montre une étude de l'UFC-QUE
CHOISIR.



27. DIRECT TOULOUSE.COM (25/05/2011) – TOULOUSE LUTTE CONTRE LA DEPENDANCE

La région Midi-Pyrénées est particulièrement concernée par ce problème : cinquième région la
plus âgée de France, 11,6 % de sa population a plus de 75 ans, alors que la moyenne nationale
est de 9,1 %. La dépendance atteint majoritairement les grands seniors : 18 % des plus de
85 ans et 30 % des personnes ayant dépassé 90 ans sont dépendantes.



28. FRANCE SOIR (25/05/2011) – DEPENDANCE : L'AVIS DES FRANÇAIS

80 % des Français estiment que la prise en charge de la dépendance des personnes âgées doit
s'appuyer sur le système existant de protection sociale.


    DIRECT MATIN (25/05/2011) – DEPENDANCE : UN ENJEU PUBLIC

Sondage LH2.


    L'HUMANITE (25/05/2011) – DEPENDANCE, UN SUJET DE SANTE COMME LES AUTRES

80 %     = Protection sociale
17 %     = Assurance
36 %     pour une assurance obligatoire




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 LA TRIBUNE (25/05/2011) – LES FINANCES PRECAIRES DE L'ACTION SOCIALE DES DEPARTE-
       MENTS

Les dépenses des départements au titre de l'action sociale ont atteint 30,26 milliards d'€ en
2010 ou 22,7 milliards d'€ si l'on retranche les reversements de l'Etat (+ 5,9 % par rapport à
2009).

   APA + PCH + RMI-RSA = 5,6 milliards d'€ (650 millions il y a 10 ans).
   RSA = le reste à charge pour les départements est de 1 milliard.
   Hébergement des personnes âgées et des personnes handicapées = 10 milliards (+ 66 %
    en 10 ans).
    Nombre de bénéficiaires = + 2 %
   Soutien de l'enfance = 6,1 milliards d'€.

Michel DINET (président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle) : L'action sociale connaît un
déséquilibre budgétaire devenu "structurel".


     LA TRIBUNE (25/05/2011) – JEAN-LOUIS SANCHEZ, DELEGUE GENERAL DE L'ODAS :
      "L'APA A UN BEL AVANTAGE, ELLE CREE DE L'EMPLOI"

ODAS : Observatoire national de l'action sociale décentralisée.

Jean-Louis SANCHEZ : Le RSA est une des dépenses qui nous inquiète le plus parce que les
départements n'ont pas prise sur elle. Si demain la précarité augmente, il y aura de plus en plus
de bénéficiaires du RSA.

APA = Nécessaire de rééquilibrer la charge entre l'Etat et les départements.

L'INSEE estime à 1 % par an, la progression moyenne des personnes dépendantes.

En revanche, le nombre d'aidants familiaux va diminuer et il faudra trouver de nouvelles formes
de solidarité pour compenser cette baisse.


     LE FIGARO ECONOMIE (25/05/2011) – LES DEPENSES SOCIALES EN HAUSSE DE 6 % EN 2010

Les allocations (RSA, APA…) expliquent les deux tiers de l'augmentation dans les départe-
ments.

Etablissement = + 66 % en dix ans.

Michel DINET : "Ce décalage est lié à la prolifération de normes européennes qui imposent des
investissements massifs". "Je ne suis pas certain que le supplément de confort généré soit à la
hauteur du surcoût engendré".

Les dépenses des maisons de retraite augmentent trois fois plus vite que le nombre de bénéfi-
ciaires.

L'ODAS met en cause "le vieillissement des pensionnaires, la diffusion de pathologies lourdes
et les limitations de prise en charge hospitalière".




Direction Générale                                                                       20/23
 LES ECHOS (25/05/2011) – DEPARTEMENTS : LES DEPENSES SOCIALES ENCORE EN FORTE
       HAUSSE

La hausse de 6 % des dépenses d'action sociale des Conseils Généraux en 2010 confirme la
tendance de 2009 et semble renouer avec la croissance forte observée jusqu'en 2006. A
30 milliards d'€, ces dépenses ont triplé en dix ans.



29. L'HUMANITE DIMANCHE (26/05/2011) – RETRAITE, DEPENDANCE, SORTIR D'UNE LOGIQUE QUI
     APPAUVRIT

Après les retraites, le gouvernement s'attaque à la dépendance en présentant toujours le racket
des salariés et des retraités et le chacun pour soi comme seul moyen de faire face aux défis
posés par l'allongement de la durée de vie. Des syndicats et des partis de gauche ont pourtant
des solutions pour sortir du cercle infernal de l'appauvrissement.

Catherine MILLS, économiste communiste : "La montée de la dépendance des personnes très
âgées risque de conduire à un traitement très inégal". Comme la CGT, elle refuse le principe
d'un "cinquième risque" dédié à la dépendance dans le cadre de la Sécurité Sociale qui "viserait
à imposer un financement complémentaire de nature privée, ce qui en éliminera les personnes
aux bas revenus".

Le PCF revendique donc l'idée de la couverture des besoins sociaux nouveaux par la Sécurité
Sociale, avec "un financement principalement assis sur des cotisations sociales".


     CAPITAL (01/06/2011) – SERVICE AUX SENIORS, DE NOMBREUX FILONS SOUS-EXPLOITES
       SUR CE MARCHE EN PLEIN BOOM

Toutes les 37 secondes, un Français passe la barre des 65 ans, soit déjà 10,7 millions de per-
sonnes.

Sophie SCHMIDT (Cabinet Seniosphère) : "Il existe de nombreux filons sous exploités. Dans la
distribution, les produits multimédias ciblés et surtout dans les services à domicile".

   Avec deux millions de plus de 85 ans attendus en 2015, l'aide à domicile a de l'avenir.
   Les seniors cherchent à sortir de leur isolement et ont du temps. Une cible idéale pour les
    réseaux sociaux.
   Répondre aux besoins des personnes souffrant de troubles de la mémoire.
   Faire des études marketing sur les attentes des retraités.
   Anticiper la forte demande de soins à domicile faute de place dans les hôpitaux.
   Proposer aux maisons de retraite des produits et des services innovants (gérontechnologie).
   Exploiter le temps libre des retraités pour leur vendre des loisirs et de la culture.



30. LES PETITS FRERES DES PAUVRES – LA LETTRE A NOS PARTENAIRES N° 15

Dépendance : le rôle décisif des bénévoles émerge dans le débat national lancé par le gouver-
nement. Le bénévolat doit s'inscrire dans le mouvement associatif, exigera du courage poli-
tique. Il n'y a pas d'opposition entre aide publique et maintien des solidarités privées. Ce sont
les aidants familiaux qui apportent le plus d'aide, ils sont indispensables et le seront encore
dans l'avenir. Mais l'importance du nombre de personnes âgées en situation d'isolement, le
risque d'épuisement des aidants familiaux et le nombre de personnes qui n'ont pas accès aux



Direction Générale                                                                       21/23
aides du fait de leur situation de précarité ou d'exclusion, invitent à identifier un acteur décisif de
l'aide pour l'avenir : le bénévolat associatif, qui ne doit pas être instrumentalisé, mais organisé
en associations indépendantes. Le rôle et la place de ce bénévolat associatif devraient être
légitimés par la future loi, à l'instar du bénévolat d'accompagnement dans le champ des soins
palliatifs.



31. LA TRIBUNE (27/05/2011) – DEPENDANCE : LA CNAV, LE RSI ET LA MSA S'ENGAGENT

Les trois principales caisses de retraite en France ont annoncé jeudi un plan d'action commun
de prévention de la dépendance. Au programme, l'information des personnes âgées, l'organisa-
tion d'actions collectives et l'accompagnement personnalisé des retraités les plus fragiles.


    LE MONDE (27/06/2011) – FINANCEMENT, SANTE, DEPENDANCE : LA RETRAITE FAIT PEUR

Une étude de HSBC, menée dans dix-sept pays, révèle les inquiétudes liées à cette période
(auprès de 17 849 personnes). La crainte des difficultés financières l'emporte, à égalité avec la
peur de se retrouver en mauvaise santé (un Français sur deux). 56 % des Français estiment
qu'ils percevront une retraite inférieure à celle de leurs parents.

OCDE : "Il importe d'inciter les actifs à investir davantage dans les pensions privées".


    LES ECHOS (27/05/2011) – ASSURANCE, L'ASSISTANCE POURSUIT SA PERCEE



32. ESE (27/05/2011) – DEPENDANCE

Selon une étude de la DREES, avec l'INSEE et le TRESOR, en adoptant le scénario central d'un
doublement du nombre de personnes dépendantes bénéficiaires de l'APA (2,3 millions), on éva-
lue les besoins à 10 milliards d'€ d'ici 2040, soit une hausse graduelle du financement collectif
de 300 millions d'€ par an.

Autre analyse, celle de l'OCDE qui juge la France un peu au-dessus de la moyenne (1,7 % du
PIB contre 1,2 % pour les 27 pays membres, mais lui suggère néanmoins un effort budgétaire
supplémentaire pour faire face à ses besoins futurs.



33. FRANCE SOIR (28/05/2011) – DEPENDANCE ET PREVENTION

Pour financer la dépendance, professionnels et pouvoirs publics soulignent la nécessité de ren-
forcer la prévention.

Roselyne BACHELOT : "La prévention est une question tout à fait fondamentale qui doit guider
notre politique publique".

 Une activité intellectuelle et physique.
 Un bon suivi médical.
 Un logement adapté où on peut rester longtemps.




Direction Générale                                                                            22/23
ADF = Un bon système de prévention de la dépendance permettrait d'économiser à terme
10 milliards d'€.


    LA CROIX (30/05/2011) – LA JUSTICE S'INTERROGE SUR LA LEGALITE DE LA JOURNEE DE
       SOLIDARITE

Le Conseil Constitutionnel a trois mois pour dire si la journée de solidarité, acquittée par les
seuls salariés pour financer la dépendance, est contraire au principe d'égalité des citoyens de-
vant l'impôt.


    LE POINT (31/05/2011) – DEPENDANCE

Les besoins de financement pour la dépendance sont estimés d'ici à 2025 entre 2,9 et 4,6 mil-
liards d'€ selon l'ADF.




                                                            Le Directeur,




                                                           F. DE BLOCK




Direction Générale                                                                      23/23

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Dépendance : revue de presse Mai 2011

  • 1. Vendredi 1er juillet 2011 NOTE D’INFORMATION Objet : Revue de presse sur le problème de la dépendance – Mois de mai 2011. 1. LA TRIBUNE (03/05/2011) – DEPENDANCE : LA FACTURE EST DEJA LOURDE Les personnes dépendantes ont sorti 10 milliards d'€ de leur poche l'an dernier, selon l'un des quatre groupes de travail ministériels. Le Ministère des solidarités et des cohésions sociales - dans son point d'étape du 14 avril- soulignait que, concernant l'hébergement, 70 % des dé- penses étaient assurées par du financement privé, soit une moyenne de 1 500 € par mois et par famille. Dans le même temps, 24 milliards d'€ ont été dépensés en 2010 par les pouvoirs pu- blics. Hypothèse haute : 34 milliards d'€  9 milliards pour la perte d'autonomie,  15 milliards pour les soins,  10 milliards pour l'hébergement. Le collectif d'associations de syndicats et de partis de gauche appelle à une prise en charge intégrale "par la solidarité nationale et la Sécurité Sociale". Le MEDEF défend l'idée d'un socle de couverture pour les plus démunis et d'une assurance obligatoire individuelle pour les autres. Sondage CSA : 57 % des Français sont opposés à l'instauration d'une assurance privée obliga- toire. Autre groupe de travail ministériel : absence de "transparence et de protection" par les assu- rances. "Aucune garantie juridique", selon Pierre KHALFA du Syndicat Solidaires. FFSA : 5,5 millions de Français sont couverts par des contrats d'assurance. Direction Générale 1/23
  • 2. UFC-QUE CHOISIR :  montant des cotisations,  délais de carence important,  critères restrictifs d'évaluation de la dépendance. 2. LA TRIBUNE (04/05/2011) – DEPENDANCE : ROSELYNE BACHELOT DEFEND LA "SOLIDARITE NATIONALE" Roselyne BACHELOT : "Avant de savoir comment nous allons financer la dépendance, nous de- vons déterminer ce que nous voulons financer". Mais comment financer la dépendance est une "interrogation légitime". "Des consultations que j'ai menées, il ressort que le maintien d'un large socle de solidarité nationale est une volonté partagée". "Ce socle s'élève à environ 25 milliards d'€ et, je le redis avec force, il n'est pas question de le diminuer", ni "d'augmenter la dette", et de "taxer davantage le travail". "Toutes les pistes sont sur la table, y compris la voie d'une assu- rance complémentaire à une prise en charge solidaire". "En aucun cas, la réforme de la dépen- dance ne vise à privatiser l'Assurance Maladie". Sur le recours "de manière obligatoire" aux assurances privées, il n'y a pas de "consensus". 3. AUJOURD'HUI (04/05/2011) – DEPENDANCE : PAS DE DEUXIEME JOURNEE DE SOLIDARITE Pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, l'Elysée rejette l'idée d'une nouvelle journée de solidarité. Nicolas SARKOZY ne veut pas entendre parler non plus d'un re- cours accru aux assurances privées. Et il refuse toute hausse de la CSG des retraités ou un recours sur succession. L'Elysée planche sur deux pistes :  Permettre la sortie des contrats d'assurance vie en "rente dépendance" (1 milliard d'€ par an),  Supprimer des niches fiscales sur le capital et sur le patrimoine. Pour le reste, l'idée est d'abord de pérenniser l'APA et d'aider les personnes âgées à rester longtemps à domicile. 4. LE MONDE (04/05/2011) – A L'ECOUTE D'ALZHEIMER PAR PETITES TOUCHES  Présentation de l'établissement de LA SALETTE-BULLY (Rhône) L'une des causes de dépendance chez les personnes âgées - 850 000 personnes touchées par la maladie d'Alzheimer, - 225 000 nouveaux cas chaque année, - 35 millions dans le monde.  Le nombre pourrait doubler d'ici vingt ans :  66 millions en 2030,  115 millions en 2050. Forme et couleur pour guider les petits pas COUSTAL COLOR CONCEPT, association de deux sœurs artistes plasticiennes = comment créer les conditions d'un lieu qui soit "plus hospitalier qu'hospitalier", Direction Générale 2/23
  • 3. = LES PETITS PAS à GUILERS (Finistère). "Une circulation des formes et des couleurs comme autant de repères visuels et de signes mé- moriels". 5. WWW.CSA (04/05/2011) – PREVENTION DE LA PERTE D'AUTONOMIE : LE CONSEIL DE LA CNSA FORMULE SES RECOMMANDATIONS Le Conseil souhaite que le rôle que doivent jouer la prévention et les politiques de santé au regard de la perte d'autonomie soit mieux défini. L'autonomie des personnes âgées et handica- pées doit être un objectif à part entière des politiques de prévention et de promotion de la santé, en privilégiant l'amélioration de l'état de santé tout au long de la vie et en ciblant les populations vulnérables et fragiles. Les leviers de l'action doivent faire l'objet d'un pilotage stratégique ré- gional renforcé et les missions de chacun des acteurs, dont la CNSA, doivent être précisées. Une politique de prévention de la perte d'autonomie doit avoir pour cible l'ensemble des évé- nements péjoratifs dont la survenue porte ou peut porter atteinte à l'autonomie. L'espérance de vie sans incapacité est un enjeu majeur. 4 recommandations : - approfondir la connaissance des déterminants de l'autonomie. - améliorer l'état de santé tout au long de la vie. - cibler les actions de prévention en direction des personnes fragiles, vulnérables, qui sont les plus éloignées des démarches de prévention et d'éducation pour la santé. Accompagner ces personnes fragiles dans le changement de leurs habitudes de vie constitue un axe majeur. - reconnaître la nécessité d'un pilotage stratégique et régional renforcé. Le Conseil de la CNSA affirme que l'amélioration de l'accompagnement de la personne, par une politique de compensation efficace, a des conséquences en matière de préservation, de restau- ration ou d'acquisition de l'autonomie. C'est, par exemple, l'adaptation du logement d'une per- sonne en situation de handicap. 6. LES ECHOS (05/05/2011) – DEPENDANCE : L'ELYSEE VEUT MOBILISER L'ASSURANCE VIE L'exécutif souhaite que les Français puissent facilement convertir leur contrat d'assurance vie en rente lorsqu'ils sont confrontés à la dépendance. La perspective du recours sur succession s'éloigne, tout comme celle d'une seconde journée de solidarité. Arnaud ROBINET et Valérie ROSSO-DEBORD (députés UMP) plaident pour un redéploiement des ressources existantes, ce qui signifierait la réduction d'autres prestations sociales.  LE FIGARO ECONOMIE (05/05/2011) – DEPENDANCE : LES RENTES D'ASSURANCE VIE POUR- RAIENT ETRE MOINS TAXEES.  LE MONDE (05/05/2011) – DEPENDANCE : NICOLAS SARKOZY LORGNE SUR L'ASSURANCE VIE. Une conversion plus large de cette épargne en rente dégagerait un milliard d'€ annuel. Direction Générale 3/23
  • 4. Une piste privilégiée serait de supprimer une niche fiscale sur le patrimoine ou le capital. Nico- las SARKOZY exclut d'avoir recours à une assurance privée obligatoire. Il ne veut pas augmenter la CSG des retraités. Il renâcle à consacrer un second jour férié. Il ne devrait pas y avoir de création d'un cinquième risque de la Sécurité Sociale.  20 MINUTES (05/05/2011) – DEPENDANCE : LES PREMIERS CHOIX DE SARKOZY 7. LES ECHOS (05/05/2011) – LA TELEMEDECINE, REPONSE A LA DEPENDANCE ? Technologies : un cadre légal est enfin posé pour le déploiement de solutions de communica- tion innovantes, au service du maintien à domicile.  Décret fin 2010 encadrant la pratique de la télémédecine. Pierre TRAINEAU, Directeur général du CATEL (réseau français de compétence en télésanté : "Pour la première fois, une gouvernance nationale et régionale se met en ordre de marche pour faire de cette pratique médicale une réalité". Pour alléger les dépenses de dépendance, les technologies pourraient permettre de favoriser le maintien à domicile et, ainsi, reculer le placement en établissement médicalisé. Pierre LABORDE (député) : "La technologie est au stade de la maturité". Gilles DUTHIL, président de l'Institut SILVERLIFE : "On ne parviendra pas à rentabiliser la télésan- té en se limitant aux usages médicaux. Il faut élargir l'utilisation aux personnes âgées valides, en quête de bien-être". Pierre LABORDE : "Les nouvelles technologies peuvent aussi être retenues lorsqu'elles favori- sent l'interactivité entre patients et médecins, tout en améliorant la qualité de la prise en charge du patient".  Lutter contre la désertification médicale des zones rurales,  Maintenir le lien social des personnes isolées,  Surveiller à distance l'état de santé du patient. Valérie AYACHE, directrice de l'Association pour le développement des biotechnologies (ADEBAG à Grenoble) : "Tout le monde s'accorde à dire que l'interdisciplinarité est essentielle, mais c'est très difficile de faire travailler les gens ensemble". LIVING LAB : Ce label européen rassemble différents partenaires (collectivités locales, entre- prises, associations, laboratoires de recherche) en vue d'orienter l'innovation par la demande et d'impliquer ainsi les utilisateurs dès la conception.  Premier à avoir obtenu ce label : le projet E-CARE LAB en Rhône-Alpes. Valérie AYACHE : "Cette approche de concertation et de co-création est indispensable pour mettre au point des solutions socialement utiles et économiquement viables". Stéphane RENOUARD, chercheur au laboratoire HANDICOM à EVRY : "Trop souvent, le maintien à domicile s'accompagne d'une coupure du monde et d'une dégradation physique et psycholo- gique". Direction Générale 4/23
  • 5.  Systèmes d'alerte couplés à de la géolocalisation pour rassurer les personnes fragiles et leurs familles lors de leurs déplacements. TELECOM SUD PARIS, en collaboration avec le CNRS : une chaire internationale Qualité de vie pour étudier l'impact des nouvelles technologies sur l'autonomie, en réel sur 500 familles, en collaboration avec différentes mutuelles. Stéphane RENOUARD : "Ce déploiement en conditions réelles nous permettra aussi de confron- ter nos solutions aux éventuelles dérives éthiques". "La marge entre surveillance et espionnage est étroite". 8. LES ECHOS (06/05/2011) – DEPENDANCE : LES MUTUELLES JUGENT QU'IL FAUT TAXER LES SUCCESSIONS Etienne CANIARD : Pour financer un "socle public universel important" en matière de prise en charge de la dépendance, la "piste la plus sérieuse" et qui "aurait du sens" serait de taxer da- vantage les successions. "Il faut veiller à une meilleure articulation des soins et de la prise en charge de la dépendance".  LE PELERIN (05/05/2011) – DEPENDANCE : UNE REALITE POUR LES FAMILLES, UN DEFI POUR L'ETAT Contrairement à d'autres pays européens où l'âge d'entrée en maison de retraite est plus pré- coce, la France a fait le choix d'aider les personnes âgées à rester chez elles, le plus longtemps possible. Bernard ENNUYER : "Pour s'occuper d'une personne lourdement handicapée, il faut cinq à six heures d'aide à domicile par jour". Pascal CHAMPVERT (président de l'association des directeurs d'EHPA) : "Le montant, en maison de retraite, est scandaleusement élevé". "Et, malgré ce coût exorbitant, la qualité des soins n'est pas toujours au rendez-vous. Par manque de moyens, les établissements ne peuvent re- cruter le personnel nécessaire. Concrètement, quand il faudrait passer une demi-heure à faire manger une personne âgée, cela est expédié en un quart d'heure". "Il n'est pas exagéré de parler de drame humain, de conjoints épuisés, d'enfants rencontrant des difficultés professionnelles". Claudine ATTIAS-DONFUT (sociologue) : "Ce sont les conjoints, les enfants, les beaux-enfants qui s'occupent de leurs proches en perte d'autonomie. Ils assument l'essentiel de leur prise en charge, soit par des heures de présence, soit en contribuant au financement d'un établissement d'hébergement ou d'aides à domicile". Doublement des personnes dépendantes d'ici à 2060. Claudine ATTIAS-DONFUT : "Il faut développer davantage les structures de relais-accueils tempo- raires, hôpitaux de jour- pour permettre aux aidants de prendre du répit. Prévoir pour eux un soutien psychologique, des lieux de parole, ainsi que des formations pour les aider à avoir les bons comportements vis-à-vis de leurs proches dépendants. Pourquoi pas aussi, des congés Direction Générale 5/23
  • 6. rémunérés, afin qu'ils puissent s'absenter de leur travail ? Et enfin, leur faciliter plus largement l'accès à une aide professionnelle pour les épauler". Bernard ENNUYER : "Cela suppose une vraie reconnaissance sociale de ces professions, par le biais de meilleures formations, de salaires plus élevés et d'un encadrement plus performant". Professeur Olivier SAINT-JEAN, chef de service de gériatrie à l'hôpital Georges Pompidou à PA- RIS : "On pourrait favoriser des modes de cohabitation intergénérationnels au cœur de nos villes (colocation, résidences partagées) avec des services rendus respectifs entre les jeunes et les vieux. L'adaptation des logements en utilisant les dernières innovations technologiques, asso- ciée à un suivi psychique et physique, peut également aider à prévenir les accidents et assurer une surveillance efficace". Claudine ATTIAS-DONFUT : "On ne peut laisser tomber ces personnes âgées qui se sont occu- pées toute leur vie des autres. Il y a là une obligation morale de solidarité". 9. FHP N° 11 MAI-JUIN 2011 – "LE SYSTEME DE SANTE FRANÇAIS AUJOURD'HUI ET DEMAIN" (CONFERENCE DE JACQUES ATTALI) Le sujet de la dépendance est particulièrement révélateur de l'évolution des sociétés. Le dis- cours général insiste en effet sur la nécessité de maîtriser les dépenses liées à la dépendance. Cependant, les chiffres montrent que l'allongement de la durée de vie n'entraînera pas automa- tiquement un allongement de la période de dépendance. En réalité, l'année de dépense de san- té élevée se déplace. Elle est toujours réduite à un an correspondant à la dernière année de vie. Les statistiques officielles évaluent à un million le nombre de personnes en situation de dépen- dance lourde en France. La durée de vie en dépendance est pour sa part évaluée à quatre ans. La dépendance lourde représente 1 % du PIB et le taux de croissance des dépenses de dé- pendance sera de 4 % par an. Or, ce taux de 4 % est couvert à hauteur de 2 % par la Sécurité Sociale et de 1,5 % par la retraite. Pourquoi le sujet de la dépendance prend-il donc actuellement une telle ampleur ? L'explication réside certainement dans l'égoïsme absolu régnant dans les sociétés modernes. En effet, l'idée que la famille pourrait être impliquée dans la prise en charge des personnes dépendantes n'existe plus. Le vrai sujet majeur des sociétés modernes est l'éducation. En choisissant de mettre en avant le sujet de la dépendance, le pouvoir politique génère de la culpabilité vis-à-vis des dépenses de santé. Il provoque également lui-même les conditions d'apparition de ce cinquième risque. En effet, les jeunes générations refuseront de s'occuper des personnes dépendantes puis- qu'aucune mesure n'aura été prise pour eux dans le domaine de l'éducation. 10. LA DEPECHE (11/05/2011) – ARS : LE DEFI DE LA DEPENDANCE La PREFECTURE et l'ARS ont lancé, à TOULOUSE, un débat sur la dépendance des seniors. Christine UNGERER : Pour "mettre en place un système de santé plus préventif que curatif". Jean MANTOVANI (sociologue) : "On vieillit désormais de mieux en mieux. Pourtant, si vieillir n'est pas une maladie, la vieillesse n'est pas égale… Certaines personnes âgées, par solitude Direction Générale 6/23
  • 7. et rupture de lien social, ont un sentiment négatif sur leur vie. Elles vieilliront moins bien que celles qui ressentent un sentiment positif de leur existence. Il faut donc maintenir une relation citoyenne des personnes âgées". Professeur Yves ROLLAND (gérontologue) : "En France, 70 000 personnes sont en institution. A leur arrivée, 70 % d'entre elles peuvent se déplacer d'une manière autonome. Au bout d'un cer- tain temps, entre 30 et 60 % deviennent dépendantes et perdent leurs capacités à faire des actes quotidiens seules".  Dépendance iatrogène causée par les médicaments et la situation en milieu hospitalier. 11. LA TRIBUNE (12/05/2011) – ASSURANCE DEPENDANCE : LES CONTRATS PRIVES EPINGLES PAR L'UFC-QUE CHOISIR Selon une étude de l'association des consommateurs, les garanties proposées par les contrats dépendance, sont nettement insuffisantes :  clauses illisibles pour le consommateur,  coût,  insuffisance de garanties prévues : - évolution du montant des cotisations, - pas d'indexation automatique des rentes versées.  le GIR 4 ne figure pas dans les garanties. L'UFC-QUE CHOISIR émet l'idée d'un "bouclier dépendance". L'assurance ne peut pas être la solution au problème de financement de la dépendance. "Le marché de l'assurance doit rester dans un rôle subsidiaire" selon Alain BAZOT, président de l'association. Sur quatre ans (durée moyenne de perception de l'APA), le coût d'une personne dépendante peut aller jusqu'à 140 000 €. L'UFC-QUE CHOISIR préconise aussi un meilleur encadrement des contrats, ouverts à tous sans sélection médicale, l'instauration d'un plafond d'augmentation des cotisations et une indexation automatique des garanties sur l'inflation.  LE FIGARO ECONOMIE (12/05/2011) – FINANCEMENT DE LA DEPENDANCE : BACHELOT FAIT UN PREMIER TRI Assurance obligatoire et recours sur succession semblent hors jeu.  LA CROIX (12/05/2011) – LES ASSURANCES DEPENDANCE JOUENT LES MAUVAIS ELEVES SE- LON L'UFC-QUE CHOISIR L'association a promis de se "battre bec et ongles pour qu'on ne passe pas par-dessus bord le principe de solidarité en faisant reposer la solution de la dépendance sur le système assurantiel privé".  20 MINUTES (12/05/2011) – L'UFC-QUE CHOISIR PRONE UN BOUCLIER Le dispositif coûterait 2 milliards. Direction Générale 7/23
  • 8.  L'HUMANITE – DEPENDANCE, PAS D'ASSURANCE Roselyne BACHELOT écarte la voie de l'assurance privée obligatoire. Une analyse des contrats existants par l'association UFC-QUE CHOISIR montre leur inefficience. Roselyne BACHELOT : "Nous resterons sur un socle massif de solidarité".  "palettes de solutions possibles" : - + 0,1 point de CSG, - taxation du patrimoine, - alignement de la CSG des retraités.  ANNUAIRE SECU (13/05/2011) – BACHELOT FAIT UN PREMIER TRI DANS LES PISTES POS- SIBLES 12. LA TRIBUNE (13/05/2011) – DEPENDANCE : LA FACTURE EST LOURDE Les personnes dépendantes et leurs familles ont déboursé, en 2010, dix milliards d'€ pour sa prise en charge. 70 % des dépenses d'hébergement sont assurées par du financement privé, donnant lieu à une dépense moyenne de 1 500 € par mois pour les familles. 24 milliards d'€ ont été dépensés en 2010 par les pouvoirs publics. + 8 à 9 milliards d'€ d'ici à 2030. 13. LE MONDE (13/05/2011) 13-1. Les pistes pour financer la dépendance se précisent - Pas d'assurance privée obligatoire, - Pas de nouvelle journée solidarité, - Hausse de la CSG des retraités. 13-2. Pas d'assurance privée obligatoire pour la dépendance L'AD.PA (directeurs d'EHPA et services à domicile) s'est "réjouie" de l'intervention de Roselyne BACHELOT. L'association a souligné qu'elle était "favorable à ce type de pistes basées sur la solidarité nationale". "Comme la Ministre, l'AD.PA juge essentiel de baisser la part insupportable payée par les personnes âgées et leurs familles en établissement, et est favorable au dévelop- pement de structures intermédiaires entre domicile et établissements classiques". 13-3. Ces gestes et ces mots qui soignent les personnes âgées  EHPAD de MARINES dans le Val d'Oise. Direction Générale 8/23
  • 9.  Les bols sont posés sur des ventouses, les verres sont dotés d'un bec verseur, les assiettes ont de larges rebords. Edith HUE, infirmière : "Souvent, c'est plus rapide et plus facile de faire les choses à leur place, mais nous essayons, au contraire, de faire en sorte qu'ils fassent les gestes eux-mêmes pour qu'ils conservent une certaine autonomie. Ici, nous accueillons des personnes âgées très dé- pendantes. Les aider à boire ou à manger, c'est aussi important que de leur faire une piqûre". Zaynab RIET, directrice : "La maltraitance, ce ne sont pas forcément des coups ou des gestes volontairement brusques. Ce sont plutôt des négligences, des mauvaises habitudes, un manque d'attention envers des personnes particulièrement vulnérables". 14. LIBERATION (16/05/2011) 55 % des Français, soit plus d'une personne sur deux, ne se sentent pas capables de prendre en charge une personne dépendante.  FRANCE SOIR (16/05/2011) – DEPENDANCE : LES FRANÇAIS SANS SOLUTION Sondage : la moitié des Français ne se sent pas capable de prendre un proche et financer sa dépendance. En 2011, un Français sur trois a un proche concerné. D'ici à 2060, le nombre de dépendants passera de 1,15 million à 2,3 millions. 30 % des personnes âgées sont contraintes de vendre leur patrimoine pour être pris en charge en établissement spécialisé. Jean LEONETTI, président de la FHF : Si la dépendance est forte, il est très difficile de trouver une place, car la personne représente une charge pour la structure d'accueil. Autre obstacle : l'accessibilité financière. Si vous avez un lourd handicap, il faut attendre. C'est pire qu'une double peine. Votre pronostic vital est de deux ans et on vous fait patienter six mois à un an. A cela s'ajoutent des inégalités régionales quant au nombre de maisons de retraite. Autre inquiétude : le risque de maltraitance. Si on maintenait ces personnes à domicile six mois de plus, on économiserait 8 milliards sur vingt ans, et ce serait bien plus humain. Investissons dans l'innovation et la recherche et ces- sons de regarder le problème du vieillissement comme un handicap pour notre société. Direction Générale 9/23
  • 10. PLUS D'UN SUR DEUX A PEUR DE NE PAS FAIRE FACE 55 % 42 % 39 % des Français déclarent qu'ils ne se sentiraient se disent incapables de s'acquitter du coût 52 % des Français ont une bonne opinion des mai- des Français ont une sons de retraite. pas capables de prendre moyen mensuel de mauvaise opinion des en charge une personne 2 200 € pour un héber- maisons de retraite. âgée dépendante de leur gement en maison de entourage. retraite. 9% sans opinion Plus d'un Français sur trois jugent qu'à l'heure actuelle la prise en charge des (36 %) a dans son entourage proche une personne 67 % personnes âgées par les pouvoirs publics en France n'est pas satisfaisante. âgée dépendante.  LA CROIX (16/05/2011) – DEPENDANCE, LA PISTE ASSURANCE VIE  LE MONDE (15/05/2011) – DEPENDANCE : LA REFORME PIEGEE PAR… 2012 Derrière ce dernier grand dossier du quinquennat de Nicolas SARKOZY, un choix de société se profile selon la part d'engagement des pouvoirs publics. Le curseur oscille entre la répartition solidaire et l'initiative individuelle. Il s'agit, pour l'Etat, de se préparer au vieillissement de la po- pulation. Pour avoir trop attendu, le calendrier est peu propice à une telle réforme. Les déci- sions seront influencées par l'entrée dans la campagne présidentielle. A l'hésitation politique, s'ajoute un problème de taille : le manque d'argent public. Le traitement du problème global de la dépendance pourrait donc être retardé. En lançant ce débat sur la dépendance, le gouver- nement a suscité une attente de l'opinion. 15. CAHIER RÉGIONAL MGEN MIDI-PYRÉNÉES (MAI 2011) Défi démographique, fragilité liée à l'âge, la dépendance : un coût grandissant pour la société, un enjeu humain pour une meilleure qualité de vie.  Vieillir en bonne santé : un enjeu majeur de santé publique.  Signes précurseurs de l'entrée dans la dépendance : fatigue, diminution de la force muscu- laire, lenteur de la vitesse de marche, perte de poids, peur de tomber, ralentissement de l'activité physique, sédentarité…  Principales maladies liées à l'âge : maladies cardiovasculaires, AVC, démence, Alzheimer, cancers, arthrose, ostéoporose, troubles sensoriels. Prévenir la dépendance : le GERONTOPOLE de TOULOUSE créé le 5 février 2007 = trois plans d'action : Direction Générale 10/23
  • 11. 1. Permettre l'accès au diagnostic, à l'innovation thérapeutique et à la recherche clinique pour les personnes âgées fragiles. 2. Mettre en place un institut du vieillissement pour développer et valider des actions de pro- motion de la santé et de prévention chez les personnes âgées en bonne santé. 3. Prise en charge des personnes âgées dépendantes et recherche clinique en EHPAD. Un projet : l'IHU (Institut Hospitalo-Universitaire). La MGEN intègre le risque dépendance dans son offre globale. 16. LA TRIBUNE (17/05/2011) – DEPENDANCE : LES FAMILLES DANS L'IMPASSE FINANCIERE Seulement 14 % des personnes dépendantes peuvent se payer une maison de retraite. Un coût trop élevé et le manque de place font que, pour 52 % des Français, les maisons de retraite ont mauvaise presse. L'IGAS évalue à 1 700 € le reste à charge dévolu aux familles pour l'hébergement. Jean LEONETTI (président de la FHF) : les établissements sont amenés à changer. "Ils se rap- prochent déjà des centres villes, ils vont développer l'hébergement temporaire, seront plus souples, plus ouverts sur les aidants". Roméo FONTAINE (économiste à l'Université Paris-Dauphine) : "La famille est le principal pro- ducteur de l'aide. Il y a de 3,7 à 4,3 millions d'aidants en France et le volume de leur aide est deux à cinq fois supérieure à l'aide professionnelle. La tentation est grande de tout faire reposer sur les familles en raison d'une idée fausse qui est que leur aide est gratuite pour la collectivité. Or, elle a un coût économique : en terme de retrait des aidants sur le marché du travail, en terme de diminution de leur temps de travail. Elle a même un coût médical". Faut-il souscrire aujourd'hui un contrat d'assurance dépendance ? Cinq millions de personnes sont aujourd'hui couvertes ce qui, rapporté à la population, place la France à l'avant garde des grands pays. Le coût de ce type de couverture dépend de l'âge. Pour les plus de 50 ans, il est judicieux de ne pas attendre pour acquérir un contrat à un coût raisonnable. Les assureurs ajusteront leurs con- trats, une fois les mesures gouvernementales connues. Au-delà de 65 ans, la couverture de- vient au mieux prohibitive, au pire impossible. Pour les moins de 50 ans, il convient d'attendre l'évolution du cadre réglementaire.  LES ECHOS (17/05/2011) – LES FRANÇAIS SE SENTENT DEMUNIS FACE QU RISQUE DEPEN- DANCE  LA CROIX (17/05/2011) – DEVANT LE GRAND AGE, LES FRANÇAIS DEMUNIS Jean LEONETTI : "Cette étude montre qu'il sera indispensable d'établir un socle de solidarité nationale pour répondre à ce problème, qui ne pourra pas être réglé par de simples mesures fiscales ni par des solutions déjà évoquées, comme l'assurance privée obligatoire". Direction Générale 11/23
  • 12. FHF et la quinzaine d'organisations du secteur de la dépendance (AD.PA, FEHAP, FNAR…) demandent au gouvernement de tenir les engagements pris dans le plan solidarité de 2007 :  garantir le financement solidaire de la dépendance,  adapter l'hôpital et les maisons de retraite à la population vieillissante,  encourager la recherche sur les maladies du grand âge.  L'HUMANITE (17/05/2011) – FACE A LA DEPENDANCE, LES FRANÇAIS DEMUNIS 17 organisations de professionnels de la prise en charge des personnes âgées et des représen- tants de ces personnes dénoncent "une situation inquiétante" liée notamment au "gel des cré- dits de l'assurance maladie dans tous les établissements et services pour personnes âgées" entraînant une diminution des soignants, alors que les besoins augmentent.  DIRECT MATIN (17/05/2011) – PAS D'ASSURANCE PRIVEE OBLIGATOIRE POUR FINANCER LA DEPENDANCE 17. LES ECHOS (18/05/2011) – DEPENDANCE : 10 MILLIARDS DE PLUS D'ICI A 2040 A législation inchangée, les dépenses publiques pour la dépendance passeront de 1,22 point de PIB aujourd'hui à 1,67 en 2040 et 1,76 en cas d'indexation de l'APA sur les salaires. Soit 10 milliards de plus. Les besoins se feront surtout ressentir après 2025.  LE FIGARO ECONOMIE (18/05/2011) – DEPENDANCE : UN COUT IMPORTANT MAIS SUPPOR- TABLE D'ICI A 30 ANS Des projections réalisées par l'INSEE, la DIRECTION DU TRESOR et la DREES, la charge financière anticipée paraît non négligeable mais absorbable. 18. GESTIONS HOSPITALIERES (AVRIL 2011) – PERSONNES AGEES 18-1. Introduire à la vieillesse La maladie d'Alzheimer est d'autant plus fréquente que la population avance en âge. Aujour- d'hui, on estime à 850 000 le nombre de patients atteints de démence en France métropolitaine. Le nombre de nouveaux cas annuels de démence est estimé à 225 000. Le nombre de per- sonnes atteintes en 2020 serait de 1 300 000 et de 2 150 000 en 2040. 18-2. Comment soutenir efficacement les aidants familiaux des personnes âgées dépendantes ?() Cette note, parue en complément du rapport présenté ici, traite d'un sujet stratégique dans le contexte hospitalier et du système de santé en général : la prise en charge de patients âgés dépendants, comme de la grande majorité des malades chroniques, est domiciliaire. () Conseil d'analyse stratégique, note de veille n° 187, juillet 2010. Direction Générale 12/23
  • 13. L'hôpital, en se recentrant sur les soins techniques, déverse sur la ville et sur l'environnement familial les soins les plus basiques mais non moins vitaux. La coordination des intervenants pour répondre aux besoins de ces patients déborde largement les compétences médicales. Les politiques publiques de l'emploi ont insisté à juste titre sur le développement du secteur du marché des services à la personne en référence au modèle de prise en charge des jeunes en- fants. Le segment du marché des services à la personne malade est occulté. Cette note est un préliminaire au vaste chantier gouvernemental qui devrait s'ouvrir prochaine- ment sur la dépendance pour en renouveler le contour politique. L'aide aux aidants devient un thème central dans la mesure où les études sur la valorisation des participations familiales pour des parents dépendants montrent qu'elle est supérieure aux aides publiques directes à ces mêmes personnes. Donc éviter un transfert de ces charges sur la collectivité devient un enjeu. Quatre axes de travail à venir ont été identifiés :  Reconnaître un statut juridique et accorder des droits sociaux aux aidants familiaux, les fai- sant ainsi sortir du silence de la domesticité familiale,  Leur permettre de concilier vie professionnelle et rôle d'aidant familial,  Alléger leurs tâches administratives et domestiques,  Développer des structures de prise en charge temporaire des personnes dépendantes per- mettant aux aidants de bénéficier de temps de loisirs et de répit. Souvent débattue, la question des droits aux aidants a trouvé un début de réponse avec la loi de 2005 pour les handicapés qui reconnaît un statut spécifique aux aidants familiaux pour les personnes désignées handicapées. Mais la segmentation, politiquement voulue en 2000, entre personnes handicapées (jeunes) et personnes âgées "dépendantes" (les plus de 60 ans) crée deux catégories d'aidants aux droits différents. Cette reconnaissance de l'aidant existe dans plusieurs pays européens, où les associations représentant les aidants familiaux auprès des personnes âgées constituent des lobbys puis- sants (par exemple la CARERS UK, interlocuteur du gouvernement anglais), ce qui n'est pas le cas en France. Ces programmes de soutien aux aidants s'inscriraient dans une politique de bien-être des sala- riés comme certains groupes industriels les ont développés aux USA en direction de ceux ayant des parents âgés à leur charge. Les Corporate Elder Care Programms sont de deux types :  La mise à disposition d'informations, de conseils juridiques, de groupes de soutien, de coa- ching,  L'élaboration d'un programme personnalisé de soins gériatriques associé à un plan d'orga- nisation de la prise en charge. En France, les centres locaux d'information et de coordination (CLIC) devraient en principe ré- pondre pour partie. Mais l'idée directrice est de faire sortir les politiques de prise en charge des personnes dépendantes du seul champ des politiques sociales publiques et d'y associer des acteurs économiques intéressés par les questions de bien-être de leurs salariés. 18-3. L'éthique de la vulnérabilité (Corinne PELUCHON) La vieillesse est juste le temps avant la dépendance. La dépendance est une notion à affiner. La personne est dans une situation de vulnérabilité. Les soignants et les aidants doivent écou- ter la personne au lieu de se substituer à elle de manière systématique. Cette substitution est Direction Générale 13/23
  • 14. une violence terrible, car décider à la place de l'autre, c'est lui faire mal. Il s'agit d'orienter la démarche thérapeutique vers les capacités restantes. L'identité de la personne malade est au présent, elle ne se souvient pas de ce qu'elle a été. Lorsqu'on parle d'accompagnement, cela veut dire aller chercher la personne là où elle est et non là où on voudrait qu'elle soit. 18-4. Vivre plus longtemps (Rose-Marie VAN LERBERGHE) Il n'est pas supportable de voir certains médias aborder cette part de notre vie uniquement sous un angle catastrophique, la maltraitance, ou le tsunami que représenterait le financement de la dépendance. Il est possible de continuer à goûter la vie lorsque la dépendance s'installe et de mobiliser les personnels sur un projet de vie personnalisé, qui vise à maintenir et développer le plus possible les capacités physiques et psychiques de chacun, et à préserver l'autonomie même si on ne guérit pas. Deux problèmes se superposent : l'inadaptation de l'organisation des hôpitaux à la prise en charge des polypathologies des personnes âgées, le nécessaire décloisonnement des filières de soins. Une meilleure allocation des moyens de l'Assurance Maladie entre court et long sé- jour permettrait de réduire la charge d'hébergement laissée aux intéressés et à leur famille. En France, la solution n'est pas de rapprocher dépendance et hébergement, mais bien dépen- dance et soins, avec comme objectif la mise en place d'une nouvelle assurance collective pour les prestations non médicales, selon un système forfaitaire strictement lié à l'état de dépen- dance. Cet ensemble pourrait être complété par l'aide sociale pour les plus démunis, et par des assurances complémentaires. "La dépendance physique et/ou intellectuelle, nécessitant une surveillance médicale et des me- sures sociales pour ralentir l'évolution des maladies et la détérioration de l'état général, n'affecte que 7 % des personnes de plus de 60 ans et reste autour de 10 % pour les hommes comme pour les femmes jusqu'à 80 ans. Ce n'est qu'après 95 ans qu'elle atteint 40 % pour les hommes et 55 % pour les femmes". L'enjeu entre le temps de l'autonomie et le temps de la dépendance est celui de la "fragilité". Plus celle-ci est anticipée, diagnostiquée et plus les chances de réduire une entrée dans la dé- pendance sont fortes. "Rester chez soi, tel est le vœu de 92 % de personnes âgées… En effet, le domicile représente, pour la personne âgée comme pour chacun d'entre nous, le cocon idéalement sécurisant, l'en- veloppe physique et psychique où s'est sédimentée l'histoire familiale et conjugale, une mé- moire matérielle dont la valeur augmente encore quand le compagnon est décédé. Rester chez soi, c'est donc protéger son identité". "86 % des personnes âgées subissant maltraitance et négligences vivent dans leur domicile". C'est souvent la conséquence d'un épuisement physique et psychique de l'aidant. C'est pour- quoi "en dehors de la présence d'une famille géographiquement très proche, le maintien à do- micile est une solution beaucoup moins rassurante que la vie en établissement". 18-5. Structures d'avenir (Gilles BERRUT) Le professeur VELLAS du CHU de TOULOUSE affirme que la priorité doit être une politique pu- blique centrée sur la fragilité. On ne devient pas dépendant parce qu'on est vieux, mais parce qu'on est malade. Si on traite au bon moment, on va retarder l'arrivée à l'état de dépendance. Il convient de sortir d'une conception sociale de la dépendance. Ce n'est pas un état brutal, c'est un processus physiologique et neurologique progressif. L'enveloppe financière majeure, desti- Direction Générale 14/23
  • 15. née à la prise en charge de la dépendance, devrait être réorientée sur les actions de préven- tion, dès 70 ans, pour diminuer le risque de dépendance. 19. LA TRIBUNE (19/05/2011) – DEPENDANCE : LA FRANCE PEUT MIEUX FAIRE, ESTIME L'OCDE Le Japon se distingue par le haut niveau de formation des personnels travaillant dans le secteur de la dépendance, ainsi que pour la qualité de ses mesures de prévention qui visent à encoura- ger sa population à vieillir en bonne santé. L'OCDE indique que les aidants familiaux ont 20 % de risques de plus de rencontrer des pro- blèmes de santé mentale. Ils ont également 50 % de risques supplémentaires d'être au foyer et de travailler deux heures de moins par semaine. Il faut donc opter pour le renforcement de la professionnalisation.  FIGARO ECONOMIE (19/05/2011) – DEPENDANCE : L'OCDE CITE LE JAPON ET LA FRANCE EN EXEMPLE Les dépenses publiques vont doubler, voire tripler, d'ici à 2050.  LIBERATION (19/05/2011) – LES COUTS DE LA PRISE EN CHARGE DES PERSONNES AGEES VONT GRIMPER D'ici à 2050, les plus de 80 ans constitueront 10 % de la population contre 4 % aujourd'hui.  LE POINT (17/05/2011) Roselyne BACHELOT est favorable à une hausse de 0,1 point de CSG pour financer la dépen- dance. Cela rapporterait 1,3 milliards d'€.  LE FIGARO (19/05/2011) – DEPENDANCE : QUELLE PLACE POUR LES FAMILLES ? Entre 3,7 et 4,3 millions de personnes s'occupent en France d'une personne dépendante. L'aide apportée par la famille est deux à cinq fois plus importante que celle apportée par des profes- sionnels. Même quand la personne dépendante bénéficie d'un ou de plusieurs professionnels, dans 80 % des cas, la famille intervient toujours, ne serait-ce que pour assurer la coordination ou remplir la "paperasse". Coûts indirects = ceux qui consacrent du temps à leurs parents dépendants renoncent à des loisirs (donc de la consommation) ou sont parfois contraints au temps partiel (moins de rentrée de cotisations sociales). Allocation chômage ou retraite pour ceux qui renoncent à travailler. Frais de santé pour ceux qui se fatiguent, physiquement et mentalement. L'OCDE prône "un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée". Direction Générale 15/23
  • 16. 20. LES ECHOS (20/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS MISENT SUR LA PREVENTION POUR TENIR LES COUTS L'Assemblée des Département de France préconise 55 mesures pour relever le défi de la dé- pendance. Maître-mot : anticiper, le plus tôt possible, les effets du vieillissement pour contenir les frais de prise en charge. Le besoin de financement d'ici à 2025 varie de 3,9 à 4,6 milliards d'€.  LA TRIBUNE (20/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS ABATTENT LEURS CARTES - Alignement du taux de CSG des pensions retraites, - Elargissement de l'assiette de la CSA aux non salariés, - Rétablissement des droits de mutation, - Suppression du taux réduit de TVA dans la restauration.  L'HUMANITE DIMANCHE (19/05/2011) – DEPENDANCE : GARE AU PRIVE Trois rapports : CREDOC / OCDE / Fondation TERRA NOVA. Le gouvernement "dramatise la situation pour justifier l'introduction des assurances privées dans le dispositif" accuse la CGT.  LA CROIX (20/05/2011) – IL FAUT FAVORISER LE MAINTIEN A DOMICILE Près de 60 % des Français meurent à l'hôpital. Moins de 30 % des personnes âgées s'éteignent à la maison. 21. LA DEPECHE – UN SOUTIEN POUR LES FAMILLES Un collectif de professionnels et d'institutions (Vivre à domicile en Haut-Quercy, SSIAD du Haut- Quercy, ADMR, MSA Midi-Pyrénées Nord, CARSAT Midi-Pyrénées, Conseil Général 46, EPA Figeac Est Quercy, Institut Camille Miret, Association Segala Limargue), constitué il y a quatre ans, met en place des actions d'accompagnement et de soutien à destination des aidants fami- liaux du Ségala Limargue. Dans ce cadre, un groupe de parole se retrouve le vendredi après- midi, une fois par mois, accompagné par JP. BERNARD, psychothérapeute. 22. ASH (20/05/2011) – DEPENDANCE : L'ADF DEVOILE SES PISTES L'ADF rappelle que la question de la perte d'autonomie n'est pas un problème insurmontable. Garantir une prise en charge juste et économiquement soutenable de nos aînés, suppose une révision en profondeur des dispositifs d'accompagnement des personnes âgées. Les départe- ments doivent être les chefs de file de la politique gérontologique et l'aide sociale doit s'adapter aux nouvelles solidarités familiales. "Une politique coordonnée de prévention". Instituer un volet "prévention des effets du vieillisse- ment et de la perte d'autonomie, et coordination des acteurs" dans le schéma régional élaboré Direction Générale 16/23
  • 17. par l'ARS. Faire bénéficier les services d'aide à domicile autorisés par les départements des crédits Sécurité Sociale (chutes à domicile, ARDH…). Maintenir le GIR 4 dans l'APA. L'ADF propose la réforme de la tarification des services d'aide à domicile. Revaloriser le mon- tant des plans d'aide de l'APA. Réviser le calcul du ticket modérateur de l'APA à domicile. 14 propositions sont consacrées à la réduction du "reste à charge" en établissement. L'ADF propose de médicaliser les structures d'hébergement et d'accompagnement à la vie so- ciale. Rejet de tout recours à l'assurance privée. La récupération sur succession est à exclure. L'ADF privilégie un système fondé sur un socle de financement public complété par un système assu- rantiel privé pour la prise en charge de certains aspects de la perte d'autonomie. La CSA doit être affectée à titre principal à l'APA. Celle-ci, à hauteur de 50 %, doit être financée par l'Etat. Alignement de la CSG des retraités. "Repenser complètement le rôle de la CNSA et de sa gouvernance". Celle-ci doit, "pour s'affir- mer définitivement dans le paysage institutionnel de notre pays, devenir une véritable maison commune pour l'Etat, les départements, les partenaires sociaux". 23. ESE N° 581 (20/05/2011) – DEPENDANCE : QUE RESTE T-IL A DECIDER ? Roselyne BACHELOT a commencé à préciser les grandes options à retenir pour le futur dispositif dépendance. Ou plutôt, elle a écarté différentes hypothèses de travail : - pas d'assurance complémentaire obligatoire, - pour un socle massif de solidarité, - pas de recours sur succession, - grande prudence sur une seconde journée solidarité, - hausse de la CSG de 0,1 point, - alignement CSG retraité = idée défendue par la CFDT, - la mobilisation de l'assurance vie, via une rénovation des dispositifs fiscaux, demeure d'ac- tualité, - transformation des sorties d'assurance vie en rente dépendance. 24. SUD-OUEST GERS (21/05/2011) Lundi, l'intersyndicale du Gers manifestera à TOULOUSE. Les syndicats proposent que le coût de la dépendance soit assumé "par la solidarité nationale et non familiale" et que "la prise en charge de la perte d'autonomie s'intègre dans les principes fondateurs de la Sécurité Sociale". 25. LES ECHOS (23/05/2011) – DEPENDANCE : LES PISTES D'AMELIORATION DE L'APA ET DES CONTRATS D'ASSURANCE Le groupe de travail sur l'évolution de la prise en charge de la dépendance planche sur trois scénarii de réforme. Celui préconisant une "consolidation" du système actuel, avec une couver- ture publique améliorée et des assurances mieux régulées, a le plus d'avenir. Direction Générale 17/23
  • 18. Trois scénarii : - élaborer un régime de Sécurité Sociale spécifique, - passer à un système d'assurance universelle, - consolidation du système actuel visant à le rendre à la fois plus juste et plus efficient. Le troisième est le plus vraisemblable. Financement : - contribution additionnelle de 1 % sur les droits de succession, - deuxième journée solidarité, - hausse de la CSG des retraités imposables, - imposition des majorations de retraite des familles nombreuses, - réduction de l'abattement fiscal de 10 % des retraités, - … Une série de mesures est proposée pour améliorer l'APA : - pour le domicile, relever de 50 % les plafonds d'aide actuels, - moduler le barème APA pour les GIR 1 et 2 en redéployant le GIR 4, - renforcement de l'aide publique pour le "reste à charge" en établissement = hausse de l'al- location logement, - création d'un bouclier pour les longues dépendances en établissement, - relèvement de la participation financière des couples bénéficiant de l'APA, plus un forfait fictif pour les propriétaires. L'Etat devrait mieux réguler et promouvoir les assurances privées : - définition d'une garantie-socle, - meilleure revalorisation des rentes, - transférabilité des garanties, - mobilisation de l'assurance vie - création d'une incitation fiscale pour la souscription d'un contrat dépendance.  LE MONDE (22/05/2011) – DEPENDANCE : LES DEPARTEMENTS SONT POUR LA "SOLIDARITE NATIONALE" L'ADF, réunie vendredi lors d'assises sur l'autonomie, regrette les discours "alarmistes" du gou- vernement. "Le département a acquis une expérience et un savoir-faire inégalés dans les politiques so- ciales". "La perte d'autonomie de nos aînés est d'abord une question de société avant d'être un pro- blème financier".  AUJOURD'HUI EN FRANCE (21/05/2011) – LA DEPENDANCE MOINS CHERE QUE PREVU Selon l'ADF, la facture de la dépendance tournerait autour de 4 milliards d'€, moitié moins que les prévisions du gouvernement.  LE PARISIEN (23/05/2011) – DE NOUVEAUX SERVICES A DOMICILE POUR LES PERSONNES AGEES ADOMIA fête ses 50 ans en région parisienne. Direction Générale 18/23
  • 19. 26. LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE (24/05/2011) – DEPENDANCE : DU TOUT PRIVE AU TOUT PUBLIC, LES PISTES DE REFORME PASSEES AU CRIBLE Le groupe de travail sur les projections démographiques et financières estime à 10 milliards d'€ supplémentaires, d'ici 30 ans, pour financer la dépendance de nos aînés. En 2030, 1,55 million de personnes de plus de 60 ans toucheraient l'APA. Danièle KARNIEWICZ : "Il faut peut-être accepter l'idée qu'il faudra réformer en plusieurs étapes".  LE FIGARO ECONOMIE (24/05/2011) – TROIS PISTES POUR PRENDRE EN CHARGE LE COUT DE LA DEPENDANCE L'APA pourrait être revue pour plus de justice. Les scenarii tout public et tout privé ne sont pas encore exclus.  L'HUMANITE (24/05/2011) – DEPENDANCE : L'ASSURANCE PRIVEE N'ASSURE PAS Alors que la droite veut lui confier une large place dans la couverture de la perte d'autonomie, l'assurance n'offre aucune véritable garantie aux souscripteurs, montre une étude de l'UFC-QUE CHOISIR. 27. DIRECT TOULOUSE.COM (25/05/2011) – TOULOUSE LUTTE CONTRE LA DEPENDANCE La région Midi-Pyrénées est particulièrement concernée par ce problème : cinquième région la plus âgée de France, 11,6 % de sa population a plus de 75 ans, alors que la moyenne nationale est de 9,1 %. La dépendance atteint majoritairement les grands seniors : 18 % des plus de 85 ans et 30 % des personnes ayant dépassé 90 ans sont dépendantes. 28. FRANCE SOIR (25/05/2011) – DEPENDANCE : L'AVIS DES FRANÇAIS 80 % des Français estiment que la prise en charge de la dépendance des personnes âgées doit s'appuyer sur le système existant de protection sociale.  DIRECT MATIN (25/05/2011) – DEPENDANCE : UN ENJEU PUBLIC Sondage LH2.  L'HUMANITE (25/05/2011) – DEPENDANCE, UN SUJET DE SANTE COMME LES AUTRES 80 % = Protection sociale 17 % = Assurance 36 % pour une assurance obligatoire Direction Générale 19/23
  • 20.  LA TRIBUNE (25/05/2011) – LES FINANCES PRECAIRES DE L'ACTION SOCIALE DES DEPARTE- MENTS Les dépenses des départements au titre de l'action sociale ont atteint 30,26 milliards d'€ en 2010 ou 22,7 milliards d'€ si l'on retranche les reversements de l'Etat (+ 5,9 % par rapport à 2009).  APA + PCH + RMI-RSA = 5,6 milliards d'€ (650 millions il y a 10 ans).  RSA = le reste à charge pour les départements est de 1 milliard.  Hébergement des personnes âgées et des personnes handicapées = 10 milliards (+ 66 % en 10 ans). Nombre de bénéficiaires = + 2 %  Soutien de l'enfance = 6,1 milliards d'€. Michel DINET (président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle) : L'action sociale connaît un déséquilibre budgétaire devenu "structurel".  LA TRIBUNE (25/05/2011) – JEAN-LOUIS SANCHEZ, DELEGUE GENERAL DE L'ODAS : "L'APA A UN BEL AVANTAGE, ELLE CREE DE L'EMPLOI" ODAS : Observatoire national de l'action sociale décentralisée. Jean-Louis SANCHEZ : Le RSA est une des dépenses qui nous inquiète le plus parce que les départements n'ont pas prise sur elle. Si demain la précarité augmente, il y aura de plus en plus de bénéficiaires du RSA. APA = Nécessaire de rééquilibrer la charge entre l'Etat et les départements. L'INSEE estime à 1 % par an, la progression moyenne des personnes dépendantes. En revanche, le nombre d'aidants familiaux va diminuer et il faudra trouver de nouvelles formes de solidarité pour compenser cette baisse.  LE FIGARO ECONOMIE (25/05/2011) – LES DEPENSES SOCIALES EN HAUSSE DE 6 % EN 2010 Les allocations (RSA, APA…) expliquent les deux tiers de l'augmentation dans les départe- ments. Etablissement = + 66 % en dix ans. Michel DINET : "Ce décalage est lié à la prolifération de normes européennes qui imposent des investissements massifs". "Je ne suis pas certain que le supplément de confort généré soit à la hauteur du surcoût engendré". Les dépenses des maisons de retraite augmentent trois fois plus vite que le nombre de bénéfi- ciaires. L'ODAS met en cause "le vieillissement des pensionnaires, la diffusion de pathologies lourdes et les limitations de prise en charge hospitalière". Direction Générale 20/23
  • 21.  LES ECHOS (25/05/2011) – DEPARTEMENTS : LES DEPENSES SOCIALES ENCORE EN FORTE HAUSSE La hausse de 6 % des dépenses d'action sociale des Conseils Généraux en 2010 confirme la tendance de 2009 et semble renouer avec la croissance forte observée jusqu'en 2006. A 30 milliards d'€, ces dépenses ont triplé en dix ans. 29. L'HUMANITE DIMANCHE (26/05/2011) – RETRAITE, DEPENDANCE, SORTIR D'UNE LOGIQUE QUI APPAUVRIT Après les retraites, le gouvernement s'attaque à la dépendance en présentant toujours le racket des salariés et des retraités et le chacun pour soi comme seul moyen de faire face aux défis posés par l'allongement de la durée de vie. Des syndicats et des partis de gauche ont pourtant des solutions pour sortir du cercle infernal de l'appauvrissement. Catherine MILLS, économiste communiste : "La montée de la dépendance des personnes très âgées risque de conduire à un traitement très inégal". Comme la CGT, elle refuse le principe d'un "cinquième risque" dédié à la dépendance dans le cadre de la Sécurité Sociale qui "viserait à imposer un financement complémentaire de nature privée, ce qui en éliminera les personnes aux bas revenus". Le PCF revendique donc l'idée de la couverture des besoins sociaux nouveaux par la Sécurité Sociale, avec "un financement principalement assis sur des cotisations sociales".  CAPITAL (01/06/2011) – SERVICE AUX SENIORS, DE NOMBREUX FILONS SOUS-EXPLOITES SUR CE MARCHE EN PLEIN BOOM Toutes les 37 secondes, un Français passe la barre des 65 ans, soit déjà 10,7 millions de per- sonnes. Sophie SCHMIDT (Cabinet Seniosphère) : "Il existe de nombreux filons sous exploités. Dans la distribution, les produits multimédias ciblés et surtout dans les services à domicile".  Avec deux millions de plus de 85 ans attendus en 2015, l'aide à domicile a de l'avenir.  Les seniors cherchent à sortir de leur isolement et ont du temps. Une cible idéale pour les réseaux sociaux.  Répondre aux besoins des personnes souffrant de troubles de la mémoire.  Faire des études marketing sur les attentes des retraités.  Anticiper la forte demande de soins à domicile faute de place dans les hôpitaux.  Proposer aux maisons de retraite des produits et des services innovants (gérontechnologie).  Exploiter le temps libre des retraités pour leur vendre des loisirs et de la culture. 30. LES PETITS FRERES DES PAUVRES – LA LETTRE A NOS PARTENAIRES N° 15 Dépendance : le rôle décisif des bénévoles émerge dans le débat national lancé par le gouver- nement. Le bénévolat doit s'inscrire dans le mouvement associatif, exigera du courage poli- tique. Il n'y a pas d'opposition entre aide publique et maintien des solidarités privées. Ce sont les aidants familiaux qui apportent le plus d'aide, ils sont indispensables et le seront encore dans l'avenir. Mais l'importance du nombre de personnes âgées en situation d'isolement, le risque d'épuisement des aidants familiaux et le nombre de personnes qui n'ont pas accès aux Direction Générale 21/23
  • 22. aides du fait de leur situation de précarité ou d'exclusion, invitent à identifier un acteur décisif de l'aide pour l'avenir : le bénévolat associatif, qui ne doit pas être instrumentalisé, mais organisé en associations indépendantes. Le rôle et la place de ce bénévolat associatif devraient être légitimés par la future loi, à l'instar du bénévolat d'accompagnement dans le champ des soins palliatifs. 31. LA TRIBUNE (27/05/2011) – DEPENDANCE : LA CNAV, LE RSI ET LA MSA S'ENGAGENT Les trois principales caisses de retraite en France ont annoncé jeudi un plan d'action commun de prévention de la dépendance. Au programme, l'information des personnes âgées, l'organisa- tion d'actions collectives et l'accompagnement personnalisé des retraités les plus fragiles.  LE MONDE (27/06/2011) – FINANCEMENT, SANTE, DEPENDANCE : LA RETRAITE FAIT PEUR Une étude de HSBC, menée dans dix-sept pays, révèle les inquiétudes liées à cette période (auprès de 17 849 personnes). La crainte des difficultés financières l'emporte, à égalité avec la peur de se retrouver en mauvaise santé (un Français sur deux). 56 % des Français estiment qu'ils percevront une retraite inférieure à celle de leurs parents. OCDE : "Il importe d'inciter les actifs à investir davantage dans les pensions privées".  LES ECHOS (27/05/2011) – ASSURANCE, L'ASSISTANCE POURSUIT SA PERCEE 32. ESE (27/05/2011) – DEPENDANCE Selon une étude de la DREES, avec l'INSEE et le TRESOR, en adoptant le scénario central d'un doublement du nombre de personnes dépendantes bénéficiaires de l'APA (2,3 millions), on éva- lue les besoins à 10 milliards d'€ d'ici 2040, soit une hausse graduelle du financement collectif de 300 millions d'€ par an. Autre analyse, celle de l'OCDE qui juge la France un peu au-dessus de la moyenne (1,7 % du PIB contre 1,2 % pour les 27 pays membres, mais lui suggère néanmoins un effort budgétaire supplémentaire pour faire face à ses besoins futurs. 33. FRANCE SOIR (28/05/2011) – DEPENDANCE ET PREVENTION Pour financer la dépendance, professionnels et pouvoirs publics soulignent la nécessité de ren- forcer la prévention. Roselyne BACHELOT : "La prévention est une question tout à fait fondamentale qui doit guider notre politique publique".  Une activité intellectuelle et physique.  Un bon suivi médical.  Un logement adapté où on peut rester longtemps. Direction Générale 22/23
  • 23. ADF = Un bon système de prévention de la dépendance permettrait d'économiser à terme 10 milliards d'€.  LA CROIX (30/05/2011) – LA JUSTICE S'INTERROGE SUR LA LEGALITE DE LA JOURNEE DE SOLIDARITE Le Conseil Constitutionnel a trois mois pour dire si la journée de solidarité, acquittée par les seuls salariés pour financer la dépendance, est contraire au principe d'égalité des citoyens de- vant l'impôt.  LE POINT (31/05/2011) – DEPENDANCE Les besoins de financement pour la dépendance sont estimés d'ici à 2025 entre 2,9 et 4,6 mil- liards d'€ selon l'ADF. Le Directeur, F. DE BLOCK Direction Générale 23/23