Gestion financière

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  1. 1. 9 DECEMBRE 2015 GESTION FINANCIÈRE TRAVAIL DE GROUPE, BLOC 3 INGE-ECO INTERNATIONAL BUSINESSMACHINE CAMILLE PIREAU, CHARLOTTE ART, CATHERINE LEGRAND, PIERRE LEGRAIN
  2. 2. 2 Table des matières  Introduction : description de la société  Historique …............................…..........................................................p.3  Secteur d'activité …...............................................................................p.4  Position concurrentielle …....................................................................p.5  Impact de la crise financière …...................…......................................p.5  Analyse des ratios  Analyse de la croissance de la société et de la régularité de sa croissance………..p.6 Croissance des ventes (Sales Growth) …..................................................p.6 Croissance du bénéfice par action (Earnings Growth) …..........................p.6 Évolution de l’endettement …...................................................................p.7  Analyse de ratios …...............................................................................................p.8  Return on Equity …...............................................................................p.8  Price-to-Book …....................................................................................p.9  Return on Assets …...............................................................................p.9  Dividend Yield ….....…...............................................................p.10  Entreprise value/EBITDA …....….....…................................................p.10  Market Capitalization/EBITDA …........................................................p.11  Valorisation par modèle FCFF à deux périodes Étapes préliminaires …..................................................................................p.12 Valeur actuelle de l’entreprise par la méthode des FCFF …..........................p.14 Prix actuel d’une action …..............................................................................p.16  Bibliographie ……………………...........................................................................p.17  Annexe………………………………………………………………Voir autre dossier
  3. 3. 3 1. Introduction: Description de la société 1.1 Historique de l’entreprise La société IBM a vu le jour le 16 juin 1911 sous le nom de Computing-Tabulation- Recording Company (C-T-R) suite à la fusion de trois entreprises : Computing Scale Company, Tabulation Machine Company et International Time Recording Company. George Winthrop Fairchild fût le premier président. En 1914, l’entreprise employait 1346 personnes, son chiffre d’affaires s’élevait à 4 millions de dollars. Le 14 février 1924, Thomas Watson renomma la compagnie International Business Machine (IBM). En 1947, IBM adopte son nouveau logo de couleur bleu foncé dont elle tire encore aujourd’hui le surnom de « Big Blue ». 1921 1947 1972 Le logo n’a plus changé depuis 1972, lors de sa création par Paul Rand. En 1930, IBM s’est développé grâce aux brevets de mécanographie sur la carte perforée Hollerith et en 1944, IBM lance sur le marché Harvad Mark I (premier ordinateur numérique pouvant exécuter des opérations complexes). Aujourd’hui IBM est devenu une société anonyme multinationale siégeant à Armonk aux USA. Le CEO actuel est Virginia Rometty. En 2014, IBM employait 379.592 personnes. A noter également que depuis 2002 grâce à l'acquisition de la branche conseil de PricewaterhouseCoopers, IBM est devenu la première entité de conseil dans le monde.
  4. 4. 4 1.2 Secteur d’activté Très longtemps IBM était centrée sur la conception et la commercialisation de matériel informatique et plus particulièrement d'ordinateurs centraux, mainframes. La compagnie s'est cependant fortement transformée depuis une dizaine d'années. Ce sont aujourd'hui, les logiciels et services qui sont prépondérants (ils représentent plus de 80% du chiffre d’affaires). Viennent très loin ensuite les ventes de hardware et les activités de financement. Tout d'abord, en ce qui concerne les logiciels, IBM possède 21% des parts de marché. Ce secteur de l’entreprise, nommé IBM Software Group, possède 5 marques : Information Management, Lotus, Rational Rose, Tivoli et WebSphere. Ces dernières proposent une gamme complète de logiciels d’infrastructure ainsi que des solutions telles que CATA ou encore ENOVIA qui permettent de concevoir et gérer des produits de leur conception à leur retrait du marché. IBM Software Group représente 50.000 professionnels, possède 80 laboratoires de R&D et plus de 40 centres d'innovations. Il est présent dans plus de 170 pays et possède un écosystème de plus de 100 000 partenaires. Ceci a permis à IBM d'être le premier fournisseur de logiciels dans le monde. L’entreprise possède une division active dans les services, nommée IBM Global Services. Cette dernière couvre deux grands domaines d'activités. Premièrement, le conseil métier Global Business Services (GBS) qui permet aux entreprises d’avoir une meilleur organisation et un meilleur système d’information et ainsi d’augmenter leur efficacité opérationnelle. Deuxièmement, le service pour les infrastructures informatiques Global Technology Services (GTS) qui propose des services pour aider les entreprises à s’adapter continuellement aux besoins de leurs marchés. Pour ce secteur, IBM compte sur son image de marque et son positionnement de leader sur le marché pour s’implanter. Ensuite, IBM s’est établi dans le secteur du financement informatique, nommé IBM Global Financing (IGF). Celui-ci est numéro un mondial, présent dans 50 pays et compte plus de 125 000 clients. IGF propose une palette d'offres de financement adaptées aux besoins des entreprises ainsi que des services concernant la gestion du matériel en location. Finalement, l’entreprise couvre le secteur du matériel informatique. Il faut savoir que 47 % de la recherche et développement d’IBM est consacrée à ce secteur. Ce dernier concerne principalement la construction et la maintenance de mainframe, de gros serveurs et la recherche en nanotechnologie. IBM est le créateur du Roadrunner, l’ordinateur le plus rapide au monde.
  5. 5. 5 1.3 Positionconcurrentielle Cfr Tableau 1 et Tableau 2. Tout d'abord nous avons pu, grâce au tableau 1, identifier les principaux concurrents d'IBM pour son activité « Global Technology Services ». Comme l'indique clairement ce tableau, le concurrent le plus proche est HP, suivi de Fujitsu, CSC, Accenture et Capgemini. Ce tableau reprend plusieurs indicateurs permettant d'analyser la situation de l'entreprise et plus particulièrement le chiffre d'affaires annuel de sa division « Global Technology Services » (Services Revenue), la croissance de ce chiffre d’affaires en pourcentage, le chiffre d’affaires total ainsi que la part des services informatiques dans le chiffre d’affaires total. Le premier indicateur nous permet de facilement voir qu’IBM est bel et bien le leader mondial du segment « Global Technology Services ». Sur base du tableau 2, il nous semble également intéressant de souligner le fait qu'IBM soit également le leader mondial en ce qui concerne le nombre de brevets déposés dans son secteur d’activités. 1.4 Impact de la crise financière Cfr Tableau 3. L'activité d'IBM s'est étonnamment bien portée pendant la crise financière de 2008. Comme nous pouvons le constater, le profit après impôts a progressé de plus de 18% par rapport à 2007 atteignant $ 12.334 Millions. Dans le rapport annuel de 2008, le CEO de la compagnie Samuel J. Palmisano explique que la crise financière n’a pas eu d’impact négatif pour IBM et selon ses dires : « Dans cet environnement, le besoin immédiat des clients est très clair: économiser de l'argent, préserver leur capital et réduire les coûts. Nous les aidons à le faire et notre capacité à créer de la valeur pour le client est la raison pour laquelle ils continuent de choisir IBM ». IBM doit cette performance à un recentrage de ses activités où la part de l’activité hardware (« Systems and Technology ») diminue considérablement (-55% entre 2006 et 2014) pour laisser place aux activités de services et de conseils plus lucratives mais également à une gestion rigoureuse de ses coûts et une diminution de la charge fiscale. Nous en voulons pour preuve que, malgré une stagnation du chiffre d’affaires entre 2006 et 2014 (+1%), le profit après impôts progresse de 67%. IBM fait donc figure d’exception face à la crise financière, contrairement à bon nombre d’entreprises qui ont plongé.
  6. 6. 6 2. Analyse des ratios 2.1 Analyse de la croissance de la société et la régularité de sa croissance 2.1.1 Croissance des ventes (Sales growth) Cfr Tableau 3. Formule : Sales growth rate = (Current Year's sales - Last Year's sales) / (Last Year's sales Globalement les ventes ne progressent pas durant la période 2006-2014 (+1%). Elles sont en diminution en 2012 (-2%), 2013 (-6%) et 2014 (-6%). Ceci est essentiellement dû à un choix stratégique d’IBM où l’activité hardware « historique » devenue la moins rentable (« Systems and Technology ») est en forte diminution avec respectivement (-7%),( -26%) et (-23%) entre 2012 et 2014. Ce segment d’activités ne représentant plus en 2014 que 10.8% du chiffre d’affaires, à comparer à 24% en 2006. 2.1.2 Croissance du bénéfice par action (Earnings Per Share Growth) Cfr tableau 4. Formule : EPS Growth = (Current Year's EPS - Last Year's EPS) / (Last Year's EPS) Le bénéfice par action progresse de manière significative et permanente durant les 10 dernières années (pratiquement +300%). Ceci est essentiellement dû d’une part à la progression permanente du bénéfice après impôts à l’exception des deux dernières années combinée au programme très important de rachat d’actions. Il y avait 990,5 millions d’actions en circulation fin 2014, à comparer à 1.163,2 millions fin 2011 et 1.506 millions fin 2006.
  7. 7. 7 2.1.3 Evolution de l’endettement Cfr Tableau 5. Formule : Ratio d'endettement = Total Liabilities / Total Assets Nous pouvons voir que le ratio d'endettement est en croissance relativement constante de 2005 à 2014. Cependant, nous relevons un premier pic en 2008 à 87,59%, résultant essentiellement d’une diminution de ses actifs de près de 10% par rapport à 2007. On remarque que l’entreprise parvient en 2009, à baisser son endettement de 11,23% par rapport à 2008. Nous notons également que depuis 2009, IBM a un ratio d'endettement en hausse avec surtout une augmentation flagrante de 2013 à 2014 pour atteindre à nouveau un pic à 89.79%. Comme nous le verrons plus tard lors de l’analyse du ROE, l’augmentation du ratio d’endettement est également fortement liée à l’important programme de rachat par IBM de ses propres actions résultant mécaniquement en une diminution des capitaux propres remplacés par de la dette. Il nous semble cependant intéressant de noter que lorsque l’on compare les dettes à court terme (current liabilities) et les actifs à court terme (current assets) à fin 2013, 2014 et au 30/06/2015 il est évident qu’IBM peut facilement faire face à ses engagements puisque la compagnie dégage un solde positif très stable de près de USD 10 milliards.
  8. 8. 8 2.2 Analyse de ratios 2.2.1 Rentabilité Financière (Return On Equity) Cfr Tableau 6. ROE (%) = Net profit (million$) / Stockholders' Equity (million$) Le ROE (return on equity) est un ratio qui mesure la capacité d'une entreprise à générer des profits à partir de ses seuls capitaux propres. Il reflète donc l’aptitude de la société́́ à rémunérer ses actionnaires. Ce ratio est également utile pour comparer la rentabilité des entreprises du même secteur. Il se situe généralement entre 10 et 20%. On voit que le ROE d'IBM est en constante augmentation de 2005 à 2014. On note un premier pic en 2008 à 91, 60% soit une augmentation de 55 % par rapport à 2007 mais qui ne résulte pas pour l’essentiel d’une augmentation du profit mais bien d’une diminution de la valeur des capitaux propres résultant (voir commentaire « Fiche Value) de l’enregistrement d’une perte de $ 15.2 milliards liée au déficit du plan de pension IBM. Si l’on normalise le montant des fonds propres le ROE retombe à 43%. A première vue, on pourrait conclure qu’IBM délivre un ROE exceptionnel à ses actionnaires en comparaison du marché. Cependant, il faut être très prudent car, selon nous, la performance est essentiellement liée non pas à une augmentation significative du bénéfice net mais bien à une réduction des capitaux propres, résultant du programme de rachat par IBM de ses propres actions avec par exemple pour 2014 un impact de réduction des fonds propres de plus de $ 13 milliards. Il s’agit donc quelque part d’une performance quelque peu artificielle. Dans les faits, ceci veut dire qu’IBM utilise une grande partie de son cash disponible non pas pour investir dans des projets d’avenir à long terme, gages de croissance et donc d’augmentation de la profitabilité mais bien dans le cours terme en « récompensant » ses actionnaires.
  9. 9. 9 2.2.2 Price to book Cfr tableau 7. Formule : Price to book = Share price /Book value per share Share price = EPS * P/E ratio Le Price to Book Ratio (PBR) représente le rapport entre la capitalisation boursière de l’entreprise, à savoir la valeur de marché de ses capitaux propres et la valeur comptable de ces derniers. Le PBR d'une action est supérieur à 1 lorsque la rentabilité comptable attendue des capitaux propres est supérieure à la rentabilité demandée par les actionnaires. Il est inférieur à 1 dans le cas inverse. Dans le cas d' IBM , nous pouvons constater que ce ratio est toujours nettement supérieur à 1 indiquant que le marché valorise toujours davantage les actifs de l’entreprise par rapport à leur valeur comptable. Au risque de nous répéter, l’augmentation permanente du PBR (de 4 en 2005 à plus de 15 en 2014) avec deux pics d’augmentation en 2008 et 2014 est fortement influencée par le programme de rachat d’actions. C’est particulièrement évident pour l’année 2014 puisque malgré un cours de bourse en baisse de 7% par rapport à 2013, le PBR progresse de 70%. 2.2.3 Rentabilité Economique (ROI) Cfr Tableau 8, Tableau 9 et Tableau 10. ROI = PM * AT (Profit Margin *Asset Turnover) Profit Margin (%) = Net Profit / Revenues Asset Turnover (average) Le ROI est un indicateur de la rentabilité de l'entreprise qui mesure en pourcentage le rapport entre le résultat net et le total des actifs. Ce ratio donne une idée de la façon dont l’entreprise gère de manière efficace ses actifs pour générer des revenus. Celui-ci est en constante augmentation de 2005 à 2012 passant de 8,06% à 13,93%. On note une légère détérioration en 2013 et 2014. Si on compare le ROI de IBM avec la concurrence (HP et Fujitsu) , on peut constater que le ROI de IBM est nettement supérieur et n’a contrairement à ces derniers jamais été négatif.
  10. 10. 11 2.2.4 Taux de paiement du dividende (Dividend Yield) Cfr Tableau 11. Formule : Dividend Yield = Dividend per share / share price « Dividend Yield » est le rendement du dividende, la rémunération que perçoit un détenteur de l’action. En d’autres termes, le « Dividend Yield » montre combien une entreprise verse en dividendes chaque année par rapport à son cours de bourse. De 2005 à 2009 le « Dividend Yield » était en légère constante augmentation (1,1% d'augmentation sur 5 ans). Ensuite il diminue progressivement pour ,en 2013, augmenter à nouveau avec un Dividend Yield le plus élevé relevé en 2014 à 2,3%. En fait IBM a là aussi une politique généreuse vis-à-vis de ses actionnaires puisque le montant du dividende payé par action est passé de $ 0,78 en 2005 à $ 4,25 en 2014. Il a donc été multiplié par plus de 5 durant cette période. On peut comparer également à ses concurrents, En 2014 le Dividend Yield d’HP se situe à 4% tandis que Fujitsu est proche de 0%. On peut donc dire qu'IBM se situe bien au milieu de ses concurrents directs. 2.2.5 Enterprise Value/EBITDA Cfr. Tableau 13, Tableau 14, Tableau 17, Tableau 18 et Tableau 19. Formule : EV (enterprise value) = fonds de roulement (working capital) + dettes long terme + capitaux propres (shareholders equity) Le ratio EV/EBITDA est utilisé pour déterminer la valeur d’une société. Il est intéressant pour les acquéreurs potentiels car il prend en compte la dette de la société. Ce ratio varie fortement en fonction du secteur. Le ratio d’IBM oscille de 1,5 à 3. On remarque qu'il n’a pas particulièrement varié durant la crise financière de 2008-2009. Certes une diminution de 0,76% en 2008 et une augmentation de 0,54% entre 2008 et 2009 mais rien de significatif. Il faut savoir que HP, le concurrent direct d'IBM, a un EV/EBITDA en 2014 de 6,93 ( IBM se situe à 2,12). Fujitsu quant à lui a un EV/EBITDA de 4,31 en 2014. En annexe (cfr tableau 19) se trouvent les valeurs pour les dernières années de EV/EBITDA des deux concurrents et on s'aperçoit que la valeur du ratio de IBM est relativement inférieure à la moyenne de son secteur d’activité .Ceci signifie que par rapport à son secteur d’activité, l’entreprise IBM est sous-évaluée.
  11. 11. 11 2.2.6 Market capitalization/EBITDA : Cfr. Tableau 12, Tableau 15 et Tableau 16. Formule : Market capitalization = share price * nombre d’actions EBITDA = EBIT + Amortissement EBIT : Operating Margin * Revenues On peut observer que le ratio Market Capitalization/EBITDA dégage une tendance générale entre 2005 et 2014 oscillant entre 5,27 et 7,12. Notons également qu'il est en diminution légère de 2005 à 2009 puis en légère augmentation jusque 2013. En 2014 il a diminué. Avec son ratio « Market capitalization »/EBITDA IBM, dépasse fortement son concurrent HP (cfr tableau 16).
  12. 12. 12 3. Valorisation par modèle FCFF à deux périodes 3.1 Etapes préliminaires Cfr Tableau 16. 3.1.1 Calcul du Ke (le coût des fonds propre) Tout d'abord, nous supposons un taux à long terme sur 10 ans. Le site de Bloomberg nous indique un taux sans risque (Rf) de 2,22% par an (date du 7/11/2015 – US governments bonds). La fiche de ValueLine nous donne un beta d'une valeur de 0,85. Cependant, nous avons pris l'initiative de le calculer également à partir des returns mensuels de la firme et ceux du S&P 500. Grâce à l'ensemble de nos calculs, nous avons pu trouver une covariance de 0,000343253 et une variance de 0,00097052. Finalement, ceci nous a donné un beta de 0,35. La valeur du Beta de 0,85 signifie que lorsque l'index varie de 1% l'action varie de 0,85%. Nous pouvons également faire une comparaison entre le beta que nous avons obtenu soit 0,35 et celui fourni par la fiche value 0,85. On voit que celui calculé par nos soins est bien plus bas, ce qui signifie que l’action est moins agressive que celui calculé par ValueLine. Cependant nous l'avons calculé sur 2 ans, alors qu’il est en général calculé sur une période de 10 ans, ce qui justifie également sans doute la différence. On peut conclure en disant qu’IBM est plutôt une valeur défensive puisque le Beta est proche de 1, l'action variera en suivant l'index de près. Ensuite, nous savons que le calcul des fonds propre s'obtient en additionnant le taux sans risque et le produit de la prime de risque par le beta (Rf+ (PMR * Béta)). Pour ce faire, il nous a donc fallu calculer la prime de risque. Celle-ci est obtenue en soustrayant le taux sans risque indiqué ci-dessus au rendement moyen du marché (calculé grâce aux returns mensuels de S&P 500), ce qui donne : ((k(m)-rf) = 9,4% - 2,22% = 7,18%. Ayant toutes les données nécessaires à la réalisation du calcul du Ke, nous l'avons effectué soit 2, 22% + (0,0718* 0,85), et nous avons obtenu 0,08323 (8,32%). Le facteur d'actualisation est donc de 8,32 %. Le Ke étant plutôt faible (dû à un Beta faible) nous pouvons en déduire que l'entreprise comporte peu de risques.
  13. 13. 13 3.1.2 Calcul du Kd (le coût des fonds propres) Nous avons calculé le coût de la dette brut et net grâce aux données fournies par la fiche value. Premièrement le Kd brut qui vaut charge d'intérêt long terme / montant de la dette long terme => Kd brut = 945 / 33 339 = 0,02835 soit 2,83 % Ensuite le Kd net qui vaut Kd brut * (1 – taux d'imposition (=+ /- 33 %)) => 0,028 * (1 – 0,33) = 0,019 soit 1,9% Avec une valeur de 1,9% pour le Kd net c'est-à-dire le coût de la dette, nous pouvons ainsi confirmer que l'entreprise est peu endettée étant donné que les charges dues aux dettes ne représentent que 1,9%. 3.1.3 Calcul des poids Grâce à l'ensemble des informations précédentes, nous avons pu effectuer le calcul des poids. Le poids de la dette (Wd) : Wd = Total de la dette / (Total de l’équity + Total de la dette) valeur total de la dette = Total debt = 38 688 million valeur de l'équity = Market Cap = 141 billion => Wd = 38 688 000 000 / (141 000 000 000 + 38 688 000 000) =38 688 000 000/ 179 688 000 000 = 0,215 soit 21,5% Nous savons qu'une entreprise ayant un Wd proche de 1 est très endettée ; or le poids de la dette d’IBM est de 0,215. Nous pouvons conclure en parallèle avec ce que nous avons déclaré précédemment que l'entreprise est peu endettée. Le poids de l’équity (We) : We = 1- Wd => We = 1 – 0,215 = 0,785 soit 78,5% Nous concluons que l'entreprise est financée en majeure partie par les fonds propres.
  14. 14. 14 3.1.4 Calcul du Ka On peut donc calculer le Ka grâce aux données trouvées ci-dessus. Ka = (Kd*Wd) + (Ke*We) => Ka = (0,019 * 0,215) + (0,083* 0,785) = 0, 0692 Le coût moyen du capital Ka, est donc de 6,924% ce qui représente le coût moyen du financement actuel et aussi le coût moyen du passif d’IBM. Comme vu précédemment, la société se finance assez peu via la dette, et Ka est donc assez proche du Ke. L'entreprise ne compte donc que très peu sur la dette pour se financer mais possède de grands apports financiers par les fonds propres ce qui lui permet donc d’avoir très peu de risques. Puisque l’entreprise utilise beaucoup de fonds propres, nous pouvons supposer que c’est pour financer des projets. Pour que ces projets soient faisables, il faudra qu’ils fournissent un rendement supérieur à 6,92%. Ce Ka sera utilisé comme taux d’actualisation dans la méthode FCFF car il représente le mieux le coût moyen du capital des actionnaires et des prêteurs. 3.2 La valeur actuelle de l’entreprise par la méthode des FCFF Ce modèle va utiliser les cash-flows libres, les FCFF, et le Ka que l'on vient de calculer et va nous permettre de prédire les valeurs futures de l'entreprise. Pour cela, nous considérons que le taux de croissance des résultats, des amortissements, des dépenses en capital et des besoins en fonds de roulement sont égaux. Notre modèle est composé de deux périodes. La première période, caractérisée par une forte croissance, débute en 2014 et se termine en 2023. La seconde période, de croissance plus faible, commence en 2024 pour une durée infinie. Concernant la première période, nous voulions obtenir la valeur de la somme des « Free Cash- Flow to the Firm » (FCFF) afin de l’utiliser pour calculer la valeur actualisée de l’entreprise en seconde période. A cette fin, nous avons réalisé toute une série d’étapes intermédiaires : -T = Taux de taxation = 33% -EBIT= Operating margin * Revenue Année Operating Margin (%) Revenue EBIT (million $) 2014 24 92 793 22 270,32 -CAPEX= Common Shs outst * Capital Spending Per Share = 990.52 * 4.22 = 4180 -Les valeurs de l’amortissement (depreciation) et du BFR (working capital) ont été
  15. 15. 15 directement tirées de la fiche et valent respectivement $4492 millions et $9822 millions (2014) -Afin de calculer la variation du BFR, nous avons soustrait le BFR t-1 du BFR t -Nous avons également calculé ‘t’, afin d’obtenir le ‘EBIT-t’ en prenant l’Income Taxe Rate fourni dans la fiche pour les années disponibles (à savoir de 2005 à 2014). R emarque : L'ensemble des calcul est repris au tableau 20 -Le taux de croissance g1 g1 = moyenne des Revenus Per Share (période 10 ans) 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 57,9 60,69 71,31 73,36 77,39 81,33 91,92 93,53 94,61 93,68 g1 = (( X t+n / Xt) ^1/n ) -1 Xt+n = 93,68 (revenue per share en 2014) Xt= 57,90 (revenue per share en 2005) n=10 => ((93,68 / 57,9) ^(1/9))-1 = 0,04929 soit 4,93% Lors de la première période, la croissance va décroitre jusqu’à arriver à 3% en 2024 , taux qui restera constant dans la période infinie. Il y a donc une décroissance linéaire de (g1-0.03)/9= 0,00214 par an soit 0,214% Nous avons ensuite valorisé les valeurs de l’EBIT, du CAPEX, des amortissements et de la variation de BFR de 2014 à l’aide de ce taux de croissance g1 décroissant jusqu’en 2022. Finalement nous avons pu calculer le FCFF comme suit : FCFF = EBIT (1-t) + depreciation - capital expenditures - change in working capital (cfr tableau 20) Application (calcul Cfr Tableau 20) En ce qui concerne la deuxième période 2024-infini, elle représente une croissance faible. De plus, l’entreprise souhaite diminuer le poids de la dette sur la structure de son capital et décide donc de ne plus contracter d’emprunt additionnel à partir du début de la deuxième période . En conséquence, le Beta de cette entreprise diminuera de 15% c'est-à-dire, que l'on obtient ainsi un nouveau beta. Bo – (Bo*0,15) : 0,85 --(0,85*0,15) = 0,7225, ce qui entraine une modification de Ke ainsi que de Ka. En supposant que rf est inchangé ( 2,22%), Ke' sera de 7,4 % (Ke' = rf + β*(rp) => 2,22% + 0,7225 * 0,0718 =0, 0747). Nous pouvons, dès à présent, enlever les dettes à court terme du total des dettes. On obtient Ainsi un total dettes de 66 669 million$ (=38 668 000 000 - 31 999 000 000) et un nouveau Wd, Wd' qui vaut We' / We'+Market Cap = 66 669 000 000 / (66 669 000 000 + 141 000 000 000) =0,32103 mais également un nouveau We, We’ valant 1 - Wd' = 1-0,32103 = 0,67897 =
  16. 16. 16 67, 897% Finalement nous trouvons le nouveau Ka, Ka' = Wd'*Kd + We'*Ke' = (0,32103* 0,215) + (0,074* 0,67897) =0,1193 soit 11,93%. Enfin, nous avons estimé les FCFF actualisés grâce à la formule : FCFF/(1+Ka)^n. Ka résultant de notre calcul du Béta comme expliqué précédemment. Notons que n varie de 1 à 10 en fonction de l’année en cours. Nous obtenons ainsi une valeur de $ 180425.74 millions pour la période finie. La valeur de la firme IBM est égale à la somme de tous les FCFF actualisés pour les deux périodes, ce qui donne : 195 513.38 million$ (FCFFA période 2 : 15087.64 million + somme FCFFA période 1 : 180425.74 million) 3.3 Le prix actuel d’une action de cette entreprise Pour calculer le prix d'une action nous avons utilisé la formule : ( Valeur de l'entreprise (VE) – total des dettes ) / nombre total d'actions Le VE étant le nombre obtenu ci-dessus alors que l’endettement et le nombre d’actions sont issus de la fiche ValueLine (soit total des dettes = 38 668 million$ et nombre total d'actions = 979, 529 828) On obtient ainsi : Prix de l'action (195 513.38 -38 668)/ 979 529 828 = 160,123$ On peut observer que cette valeur obtenue suite à nos calculs est supérieure à celle située dans la fiche value line (144,43$)
  17. 17. 17 Bibliographie : http://www.wikinvest.com/stock/International_Business_Machines_(IBM)/Data/EBIT?ref=chart https://www-03.ibm.com/press/us/en/pressrelease/40070.wss http://www.servicestop100.org/it-services-companies-top-100-of-2010.php http://www.ibm.com/us-en/ http://www.informatiquenews.fr/ibm-arrive-t-il-au-bout-de-son-modele-13693 http://financials.morningstar.com/ratios/r.html?t=IBM http://www.nasdaq.com/symbol/ibm/revenue-eps http://seekingalpha.com/article/2112103-wall-street-loves-ibm-again http://dividendmonk.com/international-business-machines-ibm-solid-value/ https://www.ibm.com/annualreport/2009/ http://www.ibm.com/annualreport/ https://ycharts.com/companies/IBM/assets https://finance.yahoo.com/q/bs?s=IBM+Balance+Sheet&annual https://www.stock-analysis-on.net/NYSE/Company/International-Business-Machines-Corp/Analysis/Operating- Leases http://www.dividendgrowthinvestor.com/2013/03/ibm-ibm-dividend-stock-analysis.html http://financials.morningstar.com/ratios/r.html?t=IBM http://www.gurufocus.com/term/ROE/IBM/Return%252Bon%252BEquity/International%2BBusiness%2BMach ines%2BCorp https://ycharts.com/companies/IBM/return_on_equity http://fr.advfn.com/bourses/NYSE/IBM/bilan-comptable http://financials.morningstar.com/ratios/r.html?t=IBM https://finance.yahoo.com/q/ks?s=IBM+Key+Statistics http://www.fool.com/investing/general/2014/01/13/emc-vs-ibm-which-stocks-dividend-dominates.aspx http://dividendmonk.com/international-business-machines-ibm-dividend-stock-analysis/ http://www.fool.com/investing/general/2014/10/28/why-i-bought-ibm-stock-after-its-massive-collapse.aspx http://www.investopedia.com/ask/answers/122214/what-difference-between-revenue-and-income.asp http://www.investopedia.com/ask/answers/102714/whats-difference-between-profit-margin-and-operating- margin.asp https://ycharts.com/companies/HPQ/assets https://www.stock-analysis-on.net/NYSE/Company/HP-Inc/Ratios/Long-term-Debt-and-Solvency http://www.wikinvest.com/stock/International_Business_Machines_(IBM)/Data/EBIT?ref=chart https://www.forrester.com/Forrester+The+Global+Tech+Market+Will+Grow+53+In+2015+59+In+2016/-/E- PRE7545)) http://www.nasdaq.com/symbol/ibm/earnings-growth http://www.nasdaq.com/symbol/hpq/earnings-growth http://www.fujitsu.com/jp/group/fri/en/column/message/2014/2014-04-23.html https://finance.yahoo.com/q/ks?s=HPQ+Key+Statistics https://www.stock-analysis-on.net/NYSE/Company/HP-Inc/Valuation/EV-to-EBITDA#Ratio-Historical
  18. 18. 18
  19. 19. 19
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