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Rapport SCIC TERO elevage Congo : Résumé & Conclusion

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Rapport SCIC TERO elevage Congo : Résumé & Conclusion

  1. 1. Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo RAPPORT FINAL SCIC TERO Christophe Nivoix Juillet 2015
  2. 2. www.tero.coop Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo Rapport final TERO – Christophe Nivoix 2 Résumé L’étude, qui s’est déroulée sur le terrain en République du Congo du 13 juin au 8 juillet 2015, avait pour ambition de répondre à une demande spécifique de WCS et Aspinall Foundation, deux ONG anglo- saxonnes, luttant pour la conservation des espèces naturelles (faune et flore) depuis de nombreuses années. Partant du constat que la mise en place de règles de préservation de la faune des aires protégées s’accompagnent d’une pression braconnière, particulièrement importante dans la région du plateau Batéké, ces deux associations envisagent (même si Aspinall Foundation a déjà franchi le pas) de développer des projets d’élevage qui pourraient non seulement permettre de répondre à des enjeux de développement communautaire mais aussi proposer une réelle alternative en terme de ressources en protéines animales pour les habitants de la région autres que celles issues de la consommation de la viande de brousse. C’est donc dans ce contexte que TERO, un bureau d'études français, constitué en société coopérative d'intérêt collectif s’est vu sollicité pour entreprendre une étude consistant à faire une analyse des pratiques d’élevages dans deux zones distinctes en périphérie d’aires protégées du plateau Batéké afin d’identifier les différents freins auxquels peuvent être confrontés les éleveurs d’aujourd’hui et proposer des alternatives techniques, organisationnelles et économiques aux familles rurales et aux organismes d’accompagnement dans la mise en place et diffusion d’activités d’élevage plus structurées, compatibles avec des enjeux environnementaux forts. Pour ce faire, la mission de l’équipe dédiée à cette étude s’est déroulée sur trois temps distincts : - Une phase terrain dans la zone de Zanaga consistant à évaluer les pratiques d’élevage initiées de manière spontanée et à identifier le groupement qui pourrait être le plus à même de s’investir dans un projet de développement de l’élevage. Cette première étape a ainsi permis d’inviter l’ensemble du groupement en question à un atelier de travail de sensibilisation aux 5 piliers de l’élevage sur lesquels ils vont devoir travailler pour pouvoir prétendre à une conduite semi-moderne. - Une phase terrain dans la zone de la Lesio-Louna, consistant à évaluer les orientations prises par Aspinall Foundation dans son appui au développement de l’élevage afin de les comparer avec les initiatives individuelles déjà existantes. Suite à cette analyse, l’ensemble des bénéficiaires de ces projets ont été conviés à un atelier de travail pour identifier la nature du frein principal au développement de leur élevage et réfléchir sur les alternatives à mettre en place pour le contourner. - Une phase plus générale dédiée à la rencontre des différents acteurs impliqués dans le secteur du développement de l’élevage, du niveau local jusqu’au niveau national. Ces trois étapes complémentaires ont permis de généraliser un certain nombre de constats comme l’absence de réelle conduite d’élevage, de fortes lacunes techniques des éleveurs, la pratique quasi systématique de la divagation des animaux, les difficultés à pouvoir accéder aux soins vétérinaires ou encore le manque d’implication des éleveurs dans la gestion de leur outil de production. Dans un tel contexte, le développement de l'élevage des petits ruminants semble conditionné par un changement de la mentalité des propriétaires, une prise de conscience de la nécessité de s’investir dans l’application de nouvelles techniques d'élevage mais aussi par l’émergence d’un état d’esprit d'éleveur.
  3. 3. www.tero.coop Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo Rapport final TERO – Christophe Nivoix 3 Un constat qui ne doit pas freiner WCS et Aspinall Foundation dans leurs aspirations à vouloir développer l’élevage même si les orientations proposées dans cette étude sont forcément différenciées selon qu’elles s’adressent à WCS ou à Aspinall Foundation. En effet, WCS ne s’étant pas encore impliqué dans ce type de démarche, il semble pertinent de l’orienter vers la mise en œuvre d’un projet ambitieux et ciblé sur l’appui d’un seul et même groupement dans sa conversion de son statut d’élevage traditionnel à un élevage semi-moderne pour en faire un élevage école dans la zone qui puisse servir d’exemple et susciter des vocations auprès d’autres éleveurs. Alors que pour Aspinall Foundation, sachant qu’ils ont déjà pris des initiatives dans ce sens auprès de divers groupements d’éleveurs, il semble plus judicieux d’inviter l’organisation à accompagner les éleveurs qu’ils ont déjà présélectionnés dans l’amélioration de leurs pratiques d’élevage avant de démultiplier leurs projets. Améliorer l’existant pour augmenter les rendements des élevages engagés avec Aspinall Foundation est largement possible à faire en y accordant le temps et les techniques de formation nécessaires. Ces améliorations permettront non seulement aux éleveurs de disposer d’un outil de production plus rentable mais aussi à Aspinall Foundation d’identifier ceux qui semblent plus disposés à s’engager plus loin dans le processus pour devenir de vrais élevages semi-modernes.
  4. 4. www.tero.coop Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo Rapport final TERO – Christophe Nivoix 4 CONCLUSIONS Les races présentes dans la zone comme dans l’ensemble du territoire congolais sont des races naines de type Djallonké pour les ovins et Guinéenne pour les caprins. Bien que peu conséquentes, il est à noter que les productions ovines et caprines sont présentes sur l'ensemble du territoire du pays et les estimations d'effectifs au niveau national se situent dans des fourchettes de 50 000 à 70 000 têtes pour les ovins et de 100 000 à 120 000 têtes pour les caprins. Les élevages sont pour la plupart basés sur le modèle de la divagation totale ou partielle, que ce soit en zones urbaines ou en zones rurales, où l'éloignement des villages entre eux, implique des densités géographiquement très faibles. Ce système de production très sommaire, basé sur divagation diurne et parcage nocturne en zone urbaine dans des conditions souvent peu salubres, est la cause de taux de mortalité élevé par abattage et blessures des animaux divagant dans les cultures ou sur les routes. De plus, la recherche par les animaux de leur base alimentaire, favorise les cas d'intoxication, de problèmes sanitaires mais aussi les empoisonnements par vengeance ou jalousie entre personnes. Enfin, la divagation va à l'encontre de tout planning de production et d'alimentation. Face à cette situation deux alternatives sont à privilégier selon le contexte géographique. Si la zone dispose de zones de pâturages, il est fortement conseillé d’alterner parcage des animaux la nuit et pratiques du pâturage la journée, surveillée par un berger formé à cet effet. Dans le cas contraire, la seule option possible est de maintenir les animaux parqués jour et nuit et de prévoir de leur apporter de la nourriture régulièrement dans l’enclos. En effet, à défaut de pouvoir disposer d’un enclos extensif, sans apport alimentaire quotidien, les troupeaux dépériront à court terme par manque de superficie et dégradation du pâturage de l’enclos. Les rares initiatives de certains éleveurs consistant à distribuer des déchets de cuisine ou du maïs grain aux animaux dans l’enclos devront dans ce cas se généraliser et se démultiplier avec la distribution régulière de fourrages. L'absence de conduite d'élevage rend le suivi de la reproduction très aléatoire, d'où de forts taux de consanguinité, malgré la présence de sujets bien développés. D’une manière générale, les adultes sont généralement en bonne condition physique en comparaison de celle des jeunes de moins d'un an, qui est très souvent à déplorer, plus pour des déficits alimentaires que de réels problèmes sanitaires. Il en effet étonnant de constater que malgré le peu de soin accordé aux animaux, ceux-ci jouissent d’une situation sanitaire plutôt bonne même si l'absence de structures fiables de la santé animale limite la connaissance réelle et quantifiable des affections possibles. Pour conclure, force est de constater que nous n’avons pas rencontré lors de nos visites d’élevage de véritable éleveurs mais plus des propriétaires d’animaux. Si la plupart d’entre eux se réfugient derrière le fait qu’il n’existerait pas au Congo, une réelle tradition de l’élevage comme l'on peut en rencontrer dans d’autres pays africains limitrophes, le troupeau est simplement considéré par son propriétaire comme est un capital qui doit s'auto suffire, trop occupé à s’investir dans les travaux aux champs. Le développement de l'élevage des petits ruminants ne passera donc que par un changement de la mentalité des propriétaires, une prise de conscience de la nécessité de s’investir dans l’application de nouvelles techniques d'élevage et l’émergence d’un état d’esprit d'éleveur.
  5. 5. www.tero.coop Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo Rapport final TERO – Christophe Nivoix 5 Cette démarche va donc nécessiter du temps mais devrait pouvoir s’accélérer en commençant à promouvoir l'application de méthodes élémentaires d'élevage telles que la lutte antiparasitaire interne et externe, la contention nocturne dans un enclos salubre, la distribution de minéraux et d'eau propre. Seule, la visualisation des effets positifs de telles actions, amènera l'éleveur à modifier son comportement. L'aspect financier, auparavant occulté par les taux de mortalité élevé, devient une raison suffisante, pour que l'éleveur accepte les contraintes temporelles et financières, vectrices d'un développement quantitatif et qualitatif des petits ruminants en République du Congo. En parallèle, il sera nécessaire d'améliorer les structures des services vétérinaires, pour assurer la recherche et le diagnostic de diverses affections que le développement numérique du cheptel national pourrait inciter. Dans ce contexte, même si l’ambition suprême serait de changer les mentalités des propriétaires de petits ruminants en véritable éleveurs, la seule manière de pouvoir les accompagner dans cette mutation de l’esprit et de leur permettre de réaliser par eux-mêmes des bienfaits que peuvent leur apporter certaines techniques de base dans la gestion de leur élevage. Sans prétendre en faire pour autant des éleveurs modernes du jour au lendemain, c’est bien en favorisant la prise de conscience et les réactions des éleveurs quant aux plus-values que peuvent leur apporter ces changements de méthodes simples, que l’on obtiendra les conditions nécessaires au développement de techniques plus élaborées. A partir de ces constats, l’approche spécifique d’Aspinall Foundation et de WCS dans le développement de leurs projets risque de différer. En effet, si Aspinall Foundation a déjà entrepris depuis quelques années d’appuyer un certain nombre de groupements dans le développement de leur élevage, ce n’est pas encore le cas de WCS. Dans ce contexte, les recommandations issues de ce rapport sont forcément différenciées selon qu’elles s’adressent à WCS ou à Aspinall Foundation. § Autant il semble pertinent d’orienter WCS vers la mise en œuvre d’un projet ambitieux et ciblé sur l’appui d’un seul et même groupement dans sa conversion, étape par étape, de son statut d’élevage traditionnel à un élevage semi-moderne, pour en faire un élevage école dans la zone qui puisse servir d’exemple et susciter des vocations auprès d’autres éleveurs de la zone. Ce projet, qui pourrait être mené en partenariat avec Initiative et Développement ou avec d’autres opérateurs compétents dans le développement agricole et de l’élevage, devra alors être conçu de manière à optimiser parallèlement la mise en œuvre : Ø Des activités d’accompagnement du groupement dans la gestion de leur élevage et la mise en œuvre de nouvelles techniques d’élevage ; Ø Des activités liées à la création d’une unité de transformation alimentaire locale ; Ø Des activités liées à la création d’une petite officine vétérinaire. Le tout, en accordant beaucoup d’importance à la stratégie de sortie de projet, pour accompagner, pas à pas, chacune de ces structures vers leur autonomie avant de se retirer. Et ce, quitte à les accompagner dans un deuxième temps pour les associer au sein d’un Groupement d’Intérêt Economique Commun qui pourrait également fédérer les autres éleveurs ou groupements de la zone qui voudraient suivre l’exemple des éleveurs de Zanaga.
  6. 6. www.tero.coop Etude sur l’amélioration des pratiques d’élevage dans le plateau Batéké, République du Congo Rapport final TERO – Christophe Nivoix 6 § Autant pour Aspinall Foundation, compte tenu de leur approche projet déjà initiée, il semble plus pertinent d’inviter l’organisation à accompagner les éleveurs qu’ils ont déjà présélectionnés dans l’amélioration de leurs pratiques d’élevage avant de se disperser sur de nouveaux projets. Vouloir prétendre développer des élevages semi-modernes dans le contexte actuel ne paraît pas envisageable sans un changement des mentalités sur lequel doit travailler Aspinall Foundation. En revanche, améliorer l’existant pour augmenter les rendements des élevages engagés avec Aspinall Foundation est largement possible à faire en y accordant le temps et les techniques de formation nécessaires. Ces améliorations permettront non seulement aux éleveurs de disposer d’un outil de production plus rentable mais aussi à Aspinall Foundation d’identifier ceux qui semblent plus disposés à s’engager plus loin dans le processus pour devenir de vrais élevages semi-modernes. Quoi qu’il en soit, dans les deux cas, TERO et son équipe de consultants internationaux resteront à la disposition de WCS et Aspinall Foundation en fonction des besoins qu’ils pourront identifier dans la mise en œuvre de leurs projets respectifs.

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